Une ligne de démarcation - Psaume 73.23-28

Dimanche 24 septembre 2017

LIRE : Psaume 73 : 23-28

Le psalmiste écrivait : « Ma chair et mon cœur peuvent se consumer : Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et de mon partage ».
- Psaume 73 : 26


J’ai vu ma mère perdre progressivement son autonomie, à mesure qu’elle prenait de l’âge. Au fur et à mesure que son audition se détériorait, elle perdait la capacité d’écouter la radio et de suivre la télévision. Après un AVC, sa vision en prit un coup, et elle perdit le plaisir qu’elle avait toujours éprouvé à faire de la couture. Elle a cessé de lire et d’écrire. Avec une hanche cassée, l’insuffisance respiratoire, l’insuffisance cardiaque, son autonomie s’est dégradée de jour en jour. J’essayais sincèrement de régler tous les problèmes, de la ménager, de tout améliorer autour d’elle, d’acheter ceci ou cela afin de l’aider. C’était pour moi, une lutte sans issue. Et à la fin, cela n’avait que peu d’effet.

Pensée du jour

Dieu me fera parvenir à bon port.

J’avais besoin de l’aide de Dieu pour percevoir la ligne de démarcation entre les tentatives de soins et la fin inéluctable. Au fil du temps, j’ai reconnu en ces pertes que subissait ma mère l’aboutissement inévitable de son voyage sur terre. À mon corps défendant, je me rendis compte que je devais renoncer à vouloir prendre le contrôle de sa situation et admettre que son attachement à Dieu la conduirait à bon port. Et c’est ce qui marcha.

Le psalmiste dit : « Ne m’abandonne pas, ô Dieu ! Même dans la blanche vieillesse » (Psaume 71 : 18). Ma mère fit confiance en Dieu dans chacune de ses pertes dévastatrices. Pour ma part, j’ai essayé, tant bien que mal, d’admettre toutes ses pertes et de faire confiance à Dieu.

(Mme) Beverly Taylor (Colorado)

Prière : Seigneur Dieu, donne-nous la sagesse de savoir laisser s’en aller et confier à tes soins ceux que nous aimons. Amen.

SUJET DE PRIÈRE : les aides-soignants.