Un Noël non-sentimental - Matthieu 2.1-18

Mercredi 14 Décembre 2016 

LIRE : Matthieu 2 : 1-18 (La Colombe)

Les mages à Bethléhem. Hérode

1Jésus était né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode. Des mages d'Orient arrivèrent à Jérusalem 2et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer. 3A cette nouvelle le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. 4Il assembla tous les principaux sacrificateurs et les scribes du peuple, pour leur demander où devait naître le Christ. 5Ils lui dirent : A Bethléhem en Judée, car voici ce qui a été écrit par le prophète : 6Et toi, Bethléhem, terre de Juda Tu n'es certes pas la moindre Parmi les principales villes de Juda ; Car de toi sortira un prince, Qui fera paître Israël, mon peuple. 7Alors Hérode fit appeler en secret les mages, et se fit préciser par eux l'époque de l'apparition de l'étoile. 8Puis il les envoya à Bethléhem, en disant : Allez, et prenez des informations précises sur le petit enfant ; quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'aille moi aussi l'adorer. 9Après avoir entendu le roi, ils partirent. Et voici : l'étoile qu'ils avaient vue en Orient les précédait ; arrivée au-dessus (du lieu) où était le petit enfant, elle s'arrêta. 10A la vue de l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. 11Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent ; ils ouvrirent ensuite leurs trésors, et lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. 12Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner vers Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.

Rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement... ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

- Hébreux 12 : 1-2 


Si je pouvais omettre une partie du Nouveau Testament, ce serait l’histoire de Matthieu 2 : 16-18. Je me demande pourquoi Matthieu l’y a incluse, alors que Marc, Luc et Jean étaient en mesure de faire le récit de la Bonne Nouvelle sans inclure ce compte- rendu horrible. Peut-être que Matthieu ne voulait pas que nous confondions débordement sentimental et espérance. Peut-être que Dieu a inspiré Matthieu pour inclure cette histoire, sachant que les lecteurs, plus tard, allaient vivre dans un monde où l’Holocauste, les champs de la mort du Cambodge, le génocide rwandais et la guerre sans relâche en Syrie sont des réalités. Une naissance qui ne donne pas de l’espérance même face à de tels événements horribles ne serait pas assez puissante pour racheter ce monde. 

Pensée du jour

Plutôt que d’ignorer les plaies du monde, je puis regarder au Christ pour espérer.

Matthieu nous donne la version non sentimentale de Noël. Ce n’est pas un Noël qui prétend que le mal n’existe pas ou qui promet une petite vacance du mal dans ce monde. La naissance du Christ nous montre que bien que le mal soit enraciné dans ce monde, il ne le contrôle pas. Finalement, de quelque manière qu’elle perturbe mon point de vue sentimental de Noël, je suis vraiment heureux que cette histoire soit dans la Bible. Elle me montre que même au moment le plus sombre, Dieu a donné naissance à l’espérance en Jésus-Christ. 

(M.) Michael A. Macdonald (Caroline du Nord) 

Prière : Viens, Seigneur Jésus, dans nos cœurs et dans le monde avec l’espoir que toi seul peux offrir. Amen. 

SUJET DE PRIÈRE : Le peuple de Syrie.