Prier simplement suffit - Job 15.1-14

Mardi 17 Mai 2016 

- LIRE : Job 14 : 1-14 (PdV)

Job se plaint à Dieu : Laisse donc les humains tranquilles !

1« L'être humain, né d'une femme, 

vit peu de temps et connaît beaucoup de soucis.

2Comme la fleur, il grandit puis se fane. 

Il fuit comme l'ombre et ne dure pas.

3Et c'est lui, mon Dieu, que tu surveilles ! 

C'est moi que tu traînes devant ton tribunal ! 

4« Qui peut faire sortir quelque chose de pur 

de ce qui est impur ? Personne ! 

5Tu as fixé une limite à l'être humain, 

tu as compté le nombre de ses mois, et il ne peut les dépasser.

6Alors regarde ailleurs ! Laisse-le tranquille, 

pour qu'il finisse sa vie en paix, comme un ouvrier finit sa journée.

7« Il y a toujours de l'espoir pour un arbre : 

quand on le coupe, il peut encore repousser et donner des bourgeons.

8Même s'il a de vieilles racines dans la terre, 

et si sa souche semble morte dans le sol, 

9il peut renaître avec un peu d'eau. 

Il produit alors des branches comme un arbre tout jeune.

10« Mais quand un être humain meurt, il reste sans vie. 

Qu'est-ce qu'il devient quand il a rendu son souffle ? 

11L'eau des mers pourra disparaître, 

les fleuves pourront être secs et sans eau : 

12ceux qui sont couchés dans la tombe ne se relèveront pas. 

Ils ne se réveilleront pas de leur sommeil tant que le ciel existera.

13« Je voudrais que tu me caches dans le monde des morts, 

que tu me mettes à l'abri jusqu'à la fin de ta colère.

Tu me dirais alors à quel moment tu voudras bien te souvenir de moi ! 

14Mais l'homme qui est mort, est-ce qu'il peut revivre ? 

Si c'était le cas, je garderais l'espoir pendant le temps de mon dur service, 

jusqu'à ce que d'autres me remplacent.

Si ses jours sont fixés, si tu as compté ses mois,
si tu en as marqué le terme qu'il ne saurait franchir.
- Job 14:5 


Mon neveu est maintenant en bonne santé et débordant d’énergie, mais cela n'a pas toujours été le cas. A sa naissance, le personnel de l'hôpital l'a rapidement emmené à l'unité néonatale de soins intensifs pour résoudre certaines complications que le médecin tenaient pour mineures (selon ses dires à mon frère et ma belle-sœur). Cela n'empêchait néanmoins pas notre famille d’être envahie par l’anxiété et le doute. Je me sentais impuissant et inquiet  de voir  mon neveu âgé de quelques minutes, atteindre ses "jours déterminés" avant même qu'ils ne commencent. 

Pensée du jour

Lorsque prier est tout ce que nous pouvons faire, cela suffit.

J’ai interrogé ma mère, une infirmière expérimentée, et papa - un pasteur - si nous pouvions faire quelque chose pour aider. Je me demandais aussi si Dieu était là et comment une telle chose pouvait arriver. Maman a dit : « Je ne peux pas faire grand-chose, mais je prie simplement que Dieu soit avec lui ainsi que les médecins ». Papa a répondu, avec des larmes aux yeux : « Parfois, prier est tout ce que nous pouvons faire ». Je me sentais impuissant et vide, mais à cet instant, je ne me sentais pas seul. 

Je pense que ma solitude initiale ce jour-là était semblable à la grande peur et à l'isolement que les chrétiens ont vécus le samedi saint. La résurrection à venir offre de l'espoir, mais l’espoir à venir, souvent, ne change pas le chagrin présent. Dieu était présent les jours entre la mort et la résurrection de Jésus, de même que Dieu continue d'être avec nous tous durant les moments difficiles. Bien que les paroles de Job 14 me hantent, je peux toujours me réfugier dans le Dieu qui est toujours présent. 

(M.) Jonathan Redding (Tennessee) 

Prière : Tendre Père, tu es toujours avec nous. Aide-nous à vivre d'une manière qui reflète ta présence éternelle. Amen.

SUJET DE PRIERE : Personnel des unités de soins intensifs.