2016

CA16 La migration à la lumière de la justice, prise de position de l’Église évangélique méthodiste

Les défis que représentent les migrations actuelles, ont conduit l’Église évangélique méthodiste, réunie en Conférence annuelle à Münsingen du 16 au 19 juillet 2016, à faire une déclaration publique. Dans cette déclaration, l’EEM appelle à faire face aux phénomènes de migration avec équité, honnêteté et sincérité.

Fr 0282

le surintendant Jörg Niederer en tant que membre de la commission Église et Société à la Conférence annuelle 2016 à Münsingen (CH)


Après une brève discussion, la Conférence annuelle a adopté, à la demande de la commission "Église et Société », la déclaration sur la situation des réfugiés et le phénomène migratoire. Les délégués ont souligné dans leurs votes que l’EEM donnait dans cet avis des orientations théoriques et pratiques sur les questions migratoire et la question des réfugiés pour inciter les autorités, le gouvernement, les médias et la société à prendre les mesures appropriées.

Dans un esprit d’auto-critique, un membre de la Conférence a posé les questions suivantes : «les membres de l’EEM dans nos communautés respectives, adoptent-ils les termes mêmes de cette déclaration ? Où prédominent les craintes ? Quelles sont les peurs fondées, les craintes infondées? Qu’est-ce à dire, prendre les craintes au sérieux ? Et comment être libéré de ses craintes ? »

La déclaration met en lumière la position de l’EEM, pour qui la foi chrétienne supporte par définition les phénomènes migratoires, déclare Joerg Niederer, qui a présenté à la Conférence annuelle cette déclaration en tant que membre de la commission « Église et Société ». La Bible ne cesse de parler de personnes qui ont émigré et été au bénéfice de l'hospitalité et de la protection de Dieu. Ce témoignage biblique nous conduit aujourd'hui à être très attentifs aux migrants. La migration prend bien des formes : Il y a des réfugiés et des demandeurs d'asile, il y a la migration résultant de la traite des êtres humains, la migration de survie, les travailleurs saisonniers, les migrants économiques, les migrants par amour, les expatriés, les fraudeurs fiscaux, etc … La déclaration constate qu’à l’origine du phénomène migratoire il y a de nombreuses causes. Aux défis d’aujourd’hui, on donnera donc des réponses différentes, selon qu’il s’agit d’un type de migration ou d’un autre.

La communauté des croyants est mis au défi de répondre au phénomène migratoire en fonction des valeurs qu’elle porte, les valeurs de justice, de compassion et de vérité - par opposition à l’injustice, à la cruauté, aux demi-vérités et aux mensonges.


Prise de position sur la situation des réfugiés et la migration


Notre foi est enracinée dans un contexte migratoire

Perspectives bibliques

La foi chrétienne est enracinée dans un contexte migratoire. Dieu appelle Abraham et Sarah à quitter leur foyer et à migrer à travers le Proche-Orient. Par la suite, Dieu leur apparaît sous les traits d’un nomade étranger, pour confirmer la promesse de la naissance d’un fils. Durant trois générations, les descendants d’Abraham vivent comme des migrants, avant d’aller se réfugier en Égypte en raison de la famine. Là, les Israélites immigrés sont exploités et opprimés jusqu’à ce que Dieu les fasse partir et les accompagne dans un pays déjà habité. David, le célèbre roi d’Israël, est le descendant de Ruth, la migrante moabite. Il trouve en partie asile auprès des Philistins. Plusieurs siècles plus tard, les Israélites sont vaincus. Beaucoup sont déportés, d’autres fuient dans des pays voisins. Bien que certains Israélites finissent par revenir au pays, la majorité de ceux qui ont émigré restent à l’étranger.

Dans le nouveau testament, Matthieu cite quatre femmes de l’arbre généalogique de Jésus : deux Canaanéennes, une Moabite et la femme d’un Hittite. L’enfant Jésus et ses parents doivent fuir devant le roi despote. Ils survivent en tant que réfugiés en Égypte. Jésus grandit et devient un prédicateur itinérant, sans domicile fixe. Il termine sa vie rejeté par les dirigeants de son propre peuple. Il est livré à la force d’occupation étrangère. Crucifié en dehors de la ville, il meurt en étant littéralement et symboliquement exclu d’Israël. La résurrection atteste que cet être exclu et méprisé personnifie la révélation définitive de Dieu dans l’histoire. À travers son incarnation, Dieu migre dans le monde des humains pour les sauver et les délivrer. Le fils de Dieu quitte la présence de Dieu pour se rendre dans un pays lointain, où il dresse sa tente parmi les humains.

Des prédicateurs itinérants ont diffusé le message de l’évangile dans le monde. Des personnes de différentes cultures, nations et milieux religieux ont réagi à cette nouvelle. Par leur foi en Christ, elles sont devenues membres du peuple de Dieu, formant une communauté où les anciennes divisions n’existaient plus. Se considérant elles-mêmes comme étrangères et migrantes, elles manifestaient leur loyauté au Christ crucifié avant tout, au mépris des autorités romaines du royaume ou de leur propre tradition d’origine.

Ce contexte migratoire se retrouve encore dans les lois de l’ancien testament. Contrairement aux lois des pays voisins d’alors, celles-ci mettent en exergue les droits des migrantes et des migrants. Les Israélites sont tenus de prendre soin des « étrangers ». Dans le message de certains prophètes, le traitement réservé aux migrantes et aux migrants sert de mesure pour évaluer la fidélité d’Israël envers Dieu.

Le nouveau testament encourage l’Église à faire preuve d’hospitalité. En tant que communauté de Dieu, elle doit montrer à tout le monde que chacune et à chacun est bienvenu auprès de Dieu.

Dans le contexte des migrations actuelles, les chrétiennes et les chrétiens sont invités à témoigner du passé migratoire de leur propre foi en adoptant une attitude particulièrement bienveillante à l’égard des migrantes et des migrants.

Contexte actuel

Le début du 21e siècle est caractérisé par la migration de masse et les déplacements de population. Plus de 232 millions de personnes dans le monde ne vivent pas dans leur patrie. Environ 73 millions se trouvent en Europe dont beaucoup viennent d’autres pays européens. Les gens émigrent pour diverses raisons. Bien que nous devions accueillir tous les étrangers avec bienveillance, notre comportement est influencé par les raisons qui poussent les gens à migrer. Voici sept catégories de personnes migrant pour des motifs différents :

  1. Les réfugiés et les requérants d’asile fuient leur pays car ils craignent avec raison d’être persécutés du fait de leur race, de leur religion, de leur nationalité, de leur appartenance à un certain groupe social ou de leurs opinions politiques (Nations Unies, Convention relative au statut des réfugiés). Le droit international garantit à ces personnes une protection particulière, comme le droit à l’asile et le droit de ne pas être renvoyées dans leur pays d’origine tant que la menace perdure. La loi suisse sur l’asile dispose en outre que : « La Suisse peut accorder la protection provisoire à des personnes à protéger aussi longtemps qu’elles sont exposées à un danger général grave, notamment pendant une guerre ou une guerre civile ou lors de situations de violence généralisée. » Les lois de l’Union européenne contiennent des dispositions similaires.
  2. Les migrantes et migrants livrés au trafic d’êtres humains sont emmenés loin de leur pays d’origine sous de faux prétextes ou contraints de migrer sous la menace ou l’usage de la force. Ces personnes sont sous le joug de tiers. Elles sont exploitées dans le cadre de leur travail. Lorsque leur situation est révélée au grand jour, les victimes de la traite humaine bénéficient généralement d’un statut particulier. Les individus responsables de ces agissements peuvent être poursuivis au pénal. En Suisse, la traite d’êtres humains touche principalement le milieu de la prostitution.
  3. Les migrants et migrants « de survie » quittent leur pays d’origine car l’existence même de leur famille est menacée. La menace en question, qui résulte d’une très mauvaise gestion du pays ou d’une catastrophe naturelle, se traduit par un taux de chômage élevé, une raréfaction des aliments, des troubles ou des circonstances similaires. Ces migrants partent en quête des ressources financières nécessaires pour subvenir aux besoins de leur famille, qui reste souvent à la maison. En vertu du droit international, ces personnes n’ont actuellement droit à aucune attention particulière. Elles sont souvent classées dans la catégorie des migrants économiques.
  4. Les travailleuses et travailleurs saisonniers quittent leur foyer pour une période déterminée, dans le but de trouver un emploi dans un autre pays. Cette catégorie comprend les employés de maison, les ouvriers sur les chantiers et les ouvriers agricoles. Il existe parfois des contrats avec certaines entreprises ou agences de placement. Ces travailleurs sont vulnérables et faciles à exploiter, car ils ne jouissent pas de la protection offerte aux employés locaux.
  5. Les « migrantes et migrants de l’amour » sont principalement des femmes, mais parfois aussi des hommes, qui, par amour ou sur la base d’un mariage arrangé, vivent leur relation de couple à l’étranger. Ces relations de couple comportent souvent un rapport de dépendance, qui est encore accru par la législation sur les étrangers en vigueur dans le pays d’accueil.
  6. Les migrantes et migrants économiques sont des personnes qui partent dans un autre pays en vue d’améliorer leur situation économique. Cette catégorie couvre un large éventail de contextes et de situations économiques différents. D’un côté, il y a des gens qui quittent leur patrie alors qu’ils pourraient y survivre car ils ont à cœur de mieux répondre à leurs besoins et à ceux de leur famille. De l’autre côté, il y a des gens qui pourraient mener une vie assez agréable, mais trouvent des conditions de travail nettement meilleures dans le pays où ils immigrent.
  7. Les expats sont des personnes dotées d’une excellente formation, qui sont engagées pour des postes bien payés dans des grandes multinationales. Elles immigrent généralement dans le pays étranger pour une période déterminée.
  8. Les réfugiés fiscaux sont des gens riches qui s’installent à l’étranger pour éviter de payer des impôts élevés dans leur pays d’origine. 

Il en résulte les réflexions suivantes :

  • Les réponses apportées dans le domaine de la migration doivent être adaptées en fonction des différentes raisons qui poussent les gens à migrer.
  • La situation juridique des migrantes et des migrants ne détermine pas uniquement la manière dont ils sont traités par les autorités, mais aussi leur vulnérabilité face à l’exploitation. 
  • Les migrantes et migrants dans l’UE et l’AELE sont traités différemment de ceux qui viennent de l’extérieur. 
  • La migration est souvent présentée comme un problème sans que l’on tienne compte des importantes contributions sociales, culturelles et économiques qu’apportent les personnes concernées.

Directives éthiques

Du contexte migratoire de la foi chrétienne doit découler une réponse éthique au problème de la migration. Notre tradition méthodiste y ajoute des aspects particuliers. John Wesley était en effet convaincu que les humains étaient créés pour refléter la nature juste de Dieu et se devaient donc d’adopter une attitude fondamentalement bienveillante à l’égard de leurs concitoyens. Cette attitude se traduit par une vie juste, remplie de compassion et sincère. Il croyait également que les humains étaient les « intendants de Dieu ». Tout ce que nous sommes et avons vient de Dieu. Nous en sommes responsables et devons l’utiliser dans le but voulu par Dieu, autrement dit dans un esprit de justice, de miséricorde et de vérité. Nous devons rendre compte de nos actions devant Dieu. 

L’injustice, la cruauté et le mensonge sont des expressions du péché humain. Par la grâce prévenante, Dieu habilite cependant les humains à être et à agir de manière juste, compatissante et vraie. L’habilitation et la transformation par l’esprit de Dieu sont des éléments fondamentaux de la théologie de Wesley. Les croyants sont transformés de sorte que leur vie exprime mieux la justice, la miséricorde et la vérité. Ce processus de transformation comprend aussi bien l’action de l’esprit que notre réponse en tant qu’action bienveillante envers les autres. Les croyants et la communauté de foi sont appelés à apporter à la migration une réponse caractérisée par la justice, la miséricorde et la vérité. 

Vérité

Le défi de la migration ne peut être relevé que par une action résolument tournée vers la vérité. De nos jours, les rapports sur la migration contiennent trop souvent des demi-vérités, des informations lacunaires, des analyses superficielles, de la propagande, voire des informations délibérément erronées :

  • aussi appelons-nous les médias à rapporter les faits avec la plus grande exactitude possible et à présenter des analyses approfondies sur les causes et les conséquences de la migration ;
  • aussi appelons-nous les médias, les personnalités politiques, les autorités et toutes autres personnes influentes à rejeter les clichés concernant les migrantes et les migrants ;
  • aussi appelons-nous les personnalités politiques à n’approuver aucune propagande ni utiliser aucune information fallacieuse sur la migration à des fins politiques ;
  • aussi appelons-nous les gouvernements et autorités à fonder les stratégies et les textes de loi sur des analyses fouillées des causes et des conséquences de la migration ;
  • aussi appelons-nous les gouvernements et autorités à tenir compte du bien des migrantes et des migrants, de leurs pays d’origine et de leurs pays de destination dans le travail mené au niveau politique ;
  • aussi appelons-nous l’Église et ses médias à s’appuyer sur ses relations internationales et œcuméniques pour brosser un tableau réaliste et aussi précis que possible de la migration. L’Église est une communauté qui s’étend au-delà des frontières nationales et doit être reconnue comme telle. C’est ainsi qu’elle assume sa responsabilité d’intendante fidèle des dons fructueux que Dieu a placés dans le monde ;
  • aussi appelons-nous l’Église à assumer son mandat prophétique en révélant et en dénonçant la participation de gouvernements, de grands groupes internationaux et d’établissements financiers qui fertilisent la migration. À titre d’exemples, citons le commerce des armes, les investissements dans des activités d’exploitation et les processus économiques qui privilégient le profit au détriment de l’homme et de l’environnement, le soutien à des régimes totalitaires, la production industrielle et les produits polluants qui contribuent aux changements climatiques ;
  • aussi appelons-nous l’Église à tout mettre en œuvre pour éliminer la xénophobie qui règne dans l’Église et dans l’État.

Justice

La justice exige que tous les êtres humains soient traités avec dignité et respect, indépendamment de leur nationalité d’origine ou de leur statut juridique. Dans la Bible, la justice se mesure à la manière dont les faibles, les nécessiteux, les personnes défavorisées et les marginaux sont traités. Les migrantes et les migrants sont cités dans la Bible comme des exemples de groupes démographiques particulièrement défavorisés et vulnérables. L’esprit de justice d’Israël est mesuré à l’aune de son attitude envers les personnes migrantes :

  • aussi appelons-nous les États et les autorités à traiter les migrantes et les migrants avec justice. Nous sommes conscients que les gouvernements ont une responsabilité particulière envers le bien-être de leur pays et de leurs citoyennes et citoyens. Cette responsabilité ne doit toutefois pas entraîner un comportement injuste à l’égard d’une autre partie de la population (p. ex. les migrantes et les migrants). Aussi attendons-nous l’abrogation de toutes lois et la suppression de toutes mesures politiques qui
  • discriminent des personnes en raison de leur origine,
  • accordent un traitement différent aux auteurs d’infractions en fonction de leur nationalité,
  • privilégient délibérément les migrantes et migrants riches et les réfugiés fiscaux,
  • discriminent et excluent des personnes en raison de leur nationalité ou de leur culture ;
  • aussi appelons-nous les États à promouvoir des conditions-cadres et des mesures politiques favorisant l’intégration des migrantes et des migrants dans la société. Ces mesures doivent
  • tenir compte des différences de culture et de religion,
  • soutenir l’acquisition des compétences nécessaires pour participer à la vie sociale,
  • supprimer les obstacles inutiles à la naturalisation, en particulier pour les personnes qui sont nées dans le pays ;
  • aussi appelons-nous tous les États à partager de manière solidaire les charges liées à l’accueil et à l’hébergement des personnes réfugiées ;
  • aussi appelons-nous les États à exiger des grands groupes internationaux et établissements financiers qu’ils respectent à l’étranger les mêmes règles juridiques que celles en vigueur dans leur propre pays et contribuent ainsi à éliminer les causes de la migration dans les pays d’origine ;
  • aussi appelons-nous les États à renoncer aux interventions militaires pour ne pas engendrer de nouveaux motifs de fuite ;
  • aussi appelons-nous les États à empêcher toute forme de traite humaine et à appliquer des stratégies de protection des victimes du trafic d’êtres humains ;
  • aussi appelons-nous les États à édicter des lois et des directives pour lutter contre  l’exploitation économique des migrantes et des migrants ;
  • aussi appelons-nous l’Église, les chrétiennes et les chrétiens à manifester leur appartenance au royaume de Dieu. Le royaume de Dieu englobe les humains de toutes les nations. C’est pourquoi la justice dans l’Église implique le rejet de toute discrimination basée sur la nationalité ou l’origine. En conséquence, l’Église doit aussi être prête à s’opposer à la société et à l’État et à donner l’exemple en matière de justice ;
  • aussi appelons-nous l’Église à s’engager pour les droits des migrantes et migrants exclus et défavorisés ;
  • aussi appelons-nous l’Église à proposer des programmes favorisant l’intégration sociale des migrantes et des migrants dans le pays d’accueil ;
  • aussi appelons-nous l’Église et ses membres à soutenir les stratégies politiques promouvant la justice à l’égard des migrantes et des migrants.

Miséricorde

La miséricorde prime la justice en ce sens qu’elle atténue la détresse des personnes défavorisées, exclues et vulnérables sans aucune distinction. Dans le domaine de la migration, la miséricorde vise à atténuer la souffrance des enfants, des femmes et des hommes qui sont en fuite, des personnes concernées par le trafic d’êtres humains, des migrantes et migrants de survie, des travailleurs saisonniers et des migrantes et migrants économiques paupérisés :

  • aussi appelons-nous tous les États à assumer leurs obligations envers les personnes réfugiées et les demandeurs d’asile conformément au droit international et à élargir les mesures de protection spéciales aux migrantes et migrantes de survie ;
  • aussi appelons-nous tous les États à ne pas ériger de murs et de barrières, mais à supprimer les frontières ;
  • aussi appelons-nous tous les États à développer des stratégies et des processus permettant aux personnes réfugiées, aux requérants d’asile et aux migrantes et migrants de survie de déposer une demande d’asile dans leur pays d’origine ou dans un pays proche, afin de pouvoir bénéficier d’un voyage sûr vers le pays d’accueil ;
  • aussi appelons-nous tous les États, organisations, Églises et individus à développer des stratégies visant à protéger tous les migrantes et migrants exploités, en particulier les victimes de la traite humaine ;
  • aussi appelons-nous l’Église à développer des programmes permettant de faire preuve d’hospitalité à l’égard des personnes migrantes défavorisées, exclues et vulnérables. En font partie, p. ex. les activités suivantes :
  • entretien de relations avec des personnes migrantes
  • cours de langue,
  • traitement des traumatismes et autre aide psychologique,
  • appui dans l’intégration dans le marché du travail,
  • aide d’urgence sous forme de nourriture, d’hébergement et de moyens financiers.

Lien avec d’autres Églises et œuvres

À nos yeux, le présent texte vient compléter et consolider d’autres déclarations importantes. Aussi recommandons-nous la lecture et la prise en compte des documents suivants :

  • The European Methodist Council : « Die Nächsten kennenlernen » (Qui sont nos prochains ?). Message du Conseil européen des Églises Méthodistes sur les défis actuels en lien avec les réfugiés. Bulgarie, 15 septembre 2015

http://www.methodist.eu

  • « Mitbürger und Hausgenossen… » (Concitoyens et colocataires) Réflexion du Comité directeur de l’Église Évangélique Méthodiste en Allemagne sur les réfugiés et l’asile dans l’Église. Stuttgart, 15 novembre 2014

http://www.emk.de/fileadmin/meldungen-2014/141119-Fluechtlinge-und-Kirchenasyl.pdf

  • Charte de la migration. Liberté d’établissement pour tous : Bienvenue dans une société solidaire ! Principes fondamentaux d’une nouvelle politique migratoire d’un point de vue biblique et théologique.

http://neuemigrationspolitik.ch/?page_id=93

  • Fédération des Églises protestantes de Suisse : Recherchez la justice ! publié à l’occasion de la journée internationale des droits humains, le 10 décembre 2015. 

http://www.kirchenbund.ch/fr/communiques-fr/2015/appel-des-eglises-l-occasion-de-la-journ-e-des-droits-humains-les-droits-humains

Rédigé par le groupe de travail Église et société

Adopté lors de la session de la Conférence annuelle Suisse-France-Afrique du Nord, 

Münsingen, 16-19 juin 2016

Document complet en pdf

eemni

COE: le peuple du Soudan du Sud a besoin d’aide et de paix juste


Des réfugiés du Soudan du Sud dans le camp de réfugiés de Leitchuor, en Éthiopie, 2014. © ACT/Christof Krackhardt/Diakonie K

Entretien avec le père James Oyet-Latansio, secrétaire général du Conseil chrétien du Soudan du Sud et M. Ferdinand von Habsburg-Lothringen, conseiller en matière de réconciliation, Conseil des Églises du Soudan du Sud.

Par Robert Bartram*

Q: Quelle est la situation en ce moment à Juba?
Ferdinand von Habsburg-Lothringen: Le cessez-le-feu est dans l’ensemble respecté. Il ne s’est pas désintégré pour laisser place à un affrontement militaire [...] Les tensions militaires s’intensifient et on signale des mobilisations.

Q: Avez-vous constaté une augmentation du nombre de personnes déplacées?

FHL: À Juba, le nombre de personnes vivant dans des sites de la Protection civile a plus que doublé, passant de 20 000 à 45 000, ce qui est considérable. Ailleurs, les chiffres demeurent stables. En d’autres termes, la situation n’est pas encore assez bonne pour que les gens puissent quitter les sites de la Protection civile.

Q: Quel a été le rôle de l’Église? Comment a-t-il évolué depuis le début de la crise?

FHL: L’année dernière, les responsables des Églises se sont réunis à Kigali pour définir une vision de la consolidation de la paix et pour assurer un réconciliation à long terme. Un plan d’action pour la paix y a été élaboré, reposant sur trois piliers. Le premier est le plaidoyer. Il consiste en un plaidoyer régional auprès des pays limitrophes du Soudan du Sud. Cet aspect recouvre en outre la communication entre le peuple et les dirigeants et entre les dirigeants et le peuple. Le fossé qui les sépare est énorme, ce qui laisse le champ libre à la manipulation. Nous devons permettre aux sans-voix de se faire entendre afin de faire connaître les souffrances du peuple. Par ailleurs, la Commission de suivi et d’évaluation compte parmi ses membres un représentant du Conseil des Églises du Soudan du Sud, l’évêque Enock Tombe.

Le deuxième pilier est constitué de ce que nous appelons les «forums neutres». Les gens ont encore beaucoup de respect pour l’Église, qui jouit d’une crédibilité sans commune mesure parmi les institutions du pays. Les forums rassemblent des Sud-Soudanais provenant de toutes les strates de la société: du peuple mais aussi des instances dirigeantes – armée, monde politique, société civile – en tentant de mélanger tous ces éléments. À Wau, le Conseil des Églises aide le comité inter-Églises à rassembler toutes les parties, étudiant toute les personnalités pour entamer le dialogue. Ce processus est déjà en marche. Ici, à Juba, nous essayons de faire en sorte que les femmes aient davantage confiance en elles, au niveau politique comme dans d’autres domaines, pour parler de ce qui se passe à Juba et au Soudan du Sud en général.

Le dernier pilier est la réconciliation. Pour y parvenir, il faut tout d’abord la paix. Cependant, l’objectif à long terme est de déterminer comment toutes les parties peuvent cohabiter.

Q: Que fait l’Église à l’heure actuelle?

FHL: Il existe un programme dont le but est de nouer le dialogue avec les pays de l’Autorité intergouvernementale pour le développement pour leur expliquer la position des Églises en ce qui concerne la paix. L’idée est de faire connaître le point de vue du peuple sud-soudanais pour que les dirigeants de la région comprennent les enjeux humains concrets. Ce n’est pas seulement un enjeu politique, mais un enjeu humain. La souffrance est terrible. À Juba et Wau, des gens vivent dehors, ils n’ont nulle part où s’abriter et pas grand-chose à manger, le choléra se propage et des entrepôts du Programme alimentaire mondial ont été pillés. On oublie facilement ces problèmes parce que les gens parlent du partage du pouvoir.

Q: Que fait l’Église pour soulager les souffrances immédiates et sur le plan de l’aide humanitaire?

James Oyet-Latansio: Quand la guerre a éclaté, la plupart des gens sont allés vivre dans des églises. Mais celles-ci n’étaient pas prêtes. Le Comité international de la Croix-Rouge a immédiatement répondu à notre appel en fournissant des denrées de base – sucre, farine de blé, haricots, lentilles – pouvant répondre aux besoins des gens pour quelques jours. Ces denrées ont été distribuées à 4 500 personnes dans l’enceinte de l’église catholique Saint-Joseph, à 1 500 personnes dans la cathédrale de la Toussaint et à 6 500 personnes dans la cathédrale catholique de Juba.

Q: Que peuvent encore faire les États et l’ONU?

FHL: Ce qui est important, c’est que l’Église mette en avant ses partenaires humanitaires auprès des Sud-Soudanais afin de trouver des solutions aux problèmes ici même au lieu de se tourner vers la communauté internationale. Le plaidoyer a pour objectif de d’inciter les pays de la région à s’engager davantage. L’Église est en contact avec tout un éventail d’acteurs par l’intermédiaire de réseaux en Europe, aux États-Unis et ailleurs.

Q: Pour finir, quel message souhaiteriez-vous transmettre?

JOL: Je tiens à remercier nos partenaires au Conseil œcuménique des Églises (COE) pour avoir soulevé la question du Soudan du Sud. Par l’intermédiaire du COE, j’appelle la communauté internationale à apporter son soutien au Soudan du Sud. Le peuple sud-soudanais ne mérite pas une telle souffrance.

FHL: Les gens cherchent à mettre fin au conflit dans les plus brefs délais. L’aspect sécuritaire est important, mais à bien plus long terme, il faut dès maintenant s’attaquer aux causes fondamentales du conflit afin d’établir une paix véritable. Il va falloir y travailler d’arrache-pied pendant des années.

Églises membres du COE au Soudan du Sud

Communiqué de presse du COE du 15 juillet (en anglais) – COE: Les responsables d’Église du Soudan du Sud demandent des denrées alimentaires et la paix juste de toute urgence

Communiqué de presse du COE du 15 juillet (en anglais) – Le Soudan du Sud au seuil d’une crise humanitaire de grande ampleur, affirment des responsables d’Église

Faire un don, aide humanitaire:

Fédération luthérienne mondiale – les Sud-Soudanais s’enfuient en Ouganda (en anglais)

Fédération luthérienne mondiale – Quarante et une personne réfugiée par minute(en anglais)

Alliance ACT – Afflux de réfugiés sud-soudanais en Ouganda (en anglais)

Conférence des Églises de toute l’Afrique – Message de solidarité adressé aux responsables d’Église du Soudan du Sud concernant la crise actuelle (en anglais)

*Robert Bartram est un spécialiste de la communication qui a plus de vingt ans d’expérience dans diverses organisations gouvernementales, intergouvernementales et médiatiques. Il est basé à Genève.

27 juillet 2016

COE


 juillet 2016

Pour le COE, après l’attaque qui s’est déroulée au Japon, il est indispensable de réaffirmer l’importance de toutes les vies humaines

Le COE a condamné l’attaque meurtrière contre des personnes handicapées au Japon, et a présenté ses condoléances. D’après de nouvelles informations sur les meurtres de 19 personnes souffrant de handicap mental, âgées de 18 à 70 ans, au centre Tsukui Yamayure-en de Sagamihara le 26 juillet, l’assaillant a été identifié comme un ancien employé de 26 ans.


Le COE présente ses condoléances à la communauté française après la prise d’otages

Aujourd’hui, à Saint-Étienne-du-Rouvray, un prêtre âgé célébrant la messe a été pris en otage, avec deux religieuses et plusieurs laïcs , et assassiné avant que les deux preneurs d’otages ne soient eux-mêmes tués dans la confrontation avec la police, a déclaré le ministre français de l’Intérieur.


La passion de contribuer à la paix

Contribuer à la paix suppose de la conviction, une indépendance politique, de l’endurance. Ajoutons-y une bonne dose de passion, et Salpy Eskidjian, originaire de Chypre, correspond parfaitement à la description du poste. Depuis 2011, elle est coordinatrice exécutive de l’organisation Religious Track of the Cyprus Peace Process (RTCYPP, Suivi religieux du processus de paix à Chypre), qui travaille sous les auspices de l’ambassade de Suède à Nicosie. Elle a inlassablement – et avec succès – cherché à impliquer les responsables religieux dans le dialogue en faveur de la paix.


Les célébrités donnent un coup de projecteur sur l’épidémie de sida

Le prince Harry, Elton John, Charlize Theron, l’archevêque Thabo Makgoba, Bill Gates – des princes, des célébrités, des responsables religieux et des philanthropes se sont joints aux chercheurs, aux personnalités politiques, aux professionnels de la santé et aux militants – dont certains sont religieux – lors de la 21e Conférence internationale sur le sida à Durban.


La communication joue un rôle essentiel dans la construction d’une paix juste

Des étudiants en communication et en théologie vont aborder des questions concernant les médias et la mondialisation, puis ils examineront le lien entre ces questions et le sujet de la religion dans les médias. Tel sera le thème d’une université d’été internationale qui se déroule du 23 au 31 juillet à la Jamaïque.

«Il faut en finir!» – Les communautés confessionnelles réaffirment leur volonté d'éradiquer le VIH et le sida

Lors de la session de clôture de la pré-conférence confessionnelle sur le VIH et le sida, les communautés confessionnelles se sont réengagées à venir à bout de la maladie et à ne pas relâcher la pression face à la lassitude qui pourrait gagner tous les intervenants.

AIDS 2016: «L’ostracisme tue plus de monde que le VIH»

Plus de 150 personnes ont assisté à la pré-conférence interconfessionnelle, qui s’est ouverte le 16 juillet à Durban. Elles ont ainsi pu s’informer sur les défis urgents que sont la réduction de l’ostracisme et de la discrimination, l’amélioration de l’accès aux services afférents au VIH et la défense des droits de l’homme, élément essentiel pour éradiquer le sida avant 2030. La maladie est une véritable menace pour la santé publique.

Agenda du COE

Formation CAS en études interreligieuses

25 juillet - 12 août 2016Bossey, Suisse

«Que pouvons-nous faire, nous, gens de convictions, pour surmonter les enjeux les plus pressants de notre temps, comme la violence et les conflits, et édifier ensemble des sociétés mutuellement redevables, fondées sur le respect et la coopération?» C'est sur cette question qu'une trentaine de jeunes chrétiens, musulmans et juifs du monde entier se pencheront à l'occasion d'un séminaire d'été organisé à l'Institut œcuménique du Conseil œcuménique des Églises, à Bossey (Suisse).


École œcuménique de gouvernance, d’économie et de gestion

22 août - 02 septembre 2016Hong Kong (RAS de Chine)

Afin de donner plus de voix aux Églises sur le thème de l’économie mondiale, un petit groupe de responsables actuels et futurs représentant les Églises auront la possibilité de participer à la première École œcuménique de gouvernance, d’économie et de gestion pour une économie de la vie, à Hong Kong en 2016.


Un temps pour la Création

01 septembre - 04 octobre 2016
Dans le monde entier

Du 1er septembre – premier jour de l'année liturgique orthodoxe – au 4 octobre – fête de François d'Assise, saint patron des animaux et de l'environnement dans la tradition catholique –, les Églises sont appelées à participer activement à un Temps pour la création.


Semaine mondiale pour la paix en Palestine Israël

18 - 24 septembre 2016

Pendant toute la semaine de sensibilisation et d'action en faveur d'une paix équitable en Palestine et en Israël, les Eglises membres du COE et les organisations qui leur sont liées témoigneront ensemble pour la paix.


Journée internationale de prière pour la paix

21 septembre 2016
Dans le monde entier

Le Conseil œcuménique des Églises appelle les Églises et paroisses du monde entier à observer la Journée internationale de prière pour la paix le 21 septembre. Cette journée coïncide avec la Journée internationale de la paix, mise en place sous l'égide des Nations Unies.


Lancement du parcours de la Réforme 2017 en Europe

03 - 04 novembre 2016
Genève, Suisse

L’année 2017 marque le cinq-centième anniversaire de la Réforme. Une chaîne de commémorations reliera des villes des Pays-Bas, d’Italie, de Hongrie, de Suisse, de Slovénie, d’Irlande et d’Allemagne. Chaque étape durera 36 heures: des partenaires régionaux et œcuméniques inviteront les gens à des temps festifs comportant de multiples activités afin de découvrir des traces locales de l’histoire de la Réforme.

Le FREE COLLEGE publie du matériel d’animation biblique

logofree


Groupes de maison : 4 séries d’animations bibliques disponibles avec vidéos et fiches

Les groupes de maison ont toujours besoin de matériel pour des temps d’étude de la Bible. Le FREE COLLEGE groupes de maison vous propose quatre parcours finalisés et gratuits. Grâce à des vidéos et des fiches d’animation, ils vous permettront de réfléchir à des textes aussi centraux pour la foi chrétienne que le Sermon sur la montagne de Jésus, les 10 commandements, l’épître de Jacques et le thème « Dieu et l’argent ».

Le FREE COLLEGE groupes de maison propose aux différents groupes qui se retrouvent pour lire la Bible ensemble un matériel fait d’émissions TV, de fiches d’animation et de livres.

18 fiches pour méditer le Sermon sur la montagne

La dernière de ces séries complètement achevées est le Sermon sur la montagne médité par le pasteur et théologien Claude Baecher. 18 émissions Vitamine B, 18 fiches d’animation, un livre et des powerpoints sont mis à disposition des animateurs de groupe et des participants. Une occasion unique de parcourir, séquence par séquence, le plus célèbre des discours de Jésus. Non au travers d’un survol, mais au travers d’une écoute attentive du texte, dans la perspective de se laisser changer par le propos de Jésus.

Trois autres séries à disposition

Pour la rentrée prochaine, les responsables de groupes de maison peuvent aussi découvrir sur la page du FREE COLLEGE groupes de maison des animations autour des 10 commandements avec le journaliste Philippe Malidor et son livre 10 paroles pour tous, de l’épître de Jacques avec le pasteur et professeur de théologie Marc Lüthi et le thème « Dieu et l’argent » avec Daniel Marguerat, professeur honoraire de l’Université de Lausanne.

Le principe de cette série de formation FREE COLLEGE groupes de maison est simple. Une émission d’une quinzaine de minutes lance la rencontre ; une fiche avec le texte biblique à méditer et des questions sert de support à l’animation et un livre permet à chacun personnellement de se préparer et d’approfondir le sens du texte.

Cette série d’animations bibliques a été coproduite par DieuTV, lafree.ch et le FREE COLLEGE, la formation d’adultes de la FREE.

Les quatre séries d’animations bibliques à disposition

  • - « Le Sermon sur la montagne » avec Claude Baecher : 18 émissions, 18 fiches d’animation, 18 powerpoints et le livre : John W. Miller, Heureux ! Le Sermon sur la montagne pour aujourd’hui (Saint-Prex, Dossier Vivre, 112 pages). http://lafree.ch/free-college/groupes-de-maison/le-sermon-sur-la-montagne
  • - « L’épître de Jacques en 6 études » avec Marc Lüthi : 6 émissions, 6 fiches d’animation et les commentaires de Marc Lüthi. http://lafree.ch/free-college/groupes-de-maison/epitre-jacques
  • - « 10 paroles pour tous » avec Philippe Malidor, 10 émissions, 10 fiches d’animation et le livre 10 paroles pour tous. Origine et actualité des 10 commandements. http://lafree.ch/free-college/groupes-de-maison/10-paroles-pour-tous
  • - « Dieu et l’argent. Une parole à oser » avec Daniel Marguerat. 1 émission, 2 fiches d’animation et un livre : Dieu et l’argent. Une parole à oser. http://lafree.ch/free-college/groupes-de-maison/dieu-et-l-argent-une-parole-a-oser 

LA FREE

L’Alliance évangélique européenne et Portes Ouvertes se disent préoccupées après l’adoption par la Russie d'une nouvelle loi anti-terroriste

Nous répercutons ici lappel à la prière lancé depuis peu par lAlliance évangélique européenne et Portes Ouvertes après ladoption le 6 juillet 2016 dune nouvelle loi anti-terroriste en Russie. Cette loi aura pour effet immédiat de restreindre considérablement la liberté dexpression pour les croyants, déplorent à la fois lAlliance évangélique européenne et lorganisation de défense des croyants persécutés, Portes Ouvertes.

AEEurope


Appel à la prière pour la Russie, juillet 2016

L’Alliance évangélique européenne est extrêmement préoccupée, car la Russie a adopté le 6 juillet une nouvelle loi anti-terroriste limitant de manière considérable la liberté religieuse. Cette loi, qui doit entrer en vigueur le 20 juillet, dispose que :

  • Désormais, seuls les membres inscrits d’une organisation enregistrée auprès des autorités seront en mesure de partager leur foi.
  • Des discussions au sujet de la foi ne pourront avoir lieu que dans des bâtiments religieux enregistrés auprès des autorités.
  • Il sera désormais interdit de partager sa foi dans les foyers. Témoigner de manière informelle de sa foi entre individus ne sera plus autorisé.
  • Le témoignage via les réseaux sociaux sera également soumis à des restrictions.
  • De fortes amendes devront être payées en cas d’infraction à la loi.

Voir le Forum news report http://forum18.org/archive.php?article_id=2197 pour toute information complémentaire.

Nous demandons aux chrétiens européens de se tenir dans la prière avec leurs frères et soeurs russes.

  • Prions pour que Dieu nous donne la sagesse, le courage et l’espérance.
  • Prions pour que cette loi unisse les chrétiens de façon nouvelle, et que cette unité

puisse se manifester dans un amour mutuel.

Prions pour que les autorités russes réalisent que cette nouvelle loi limite

inutilement la liberté du peuple.

Prions enfin pour que ce temps d’épreuve soit utilisé par le Seigneur pour renforcer et faire grandir Son Église.

Jérémie 32.27 « Moi, le Seigneur, je suis le Dieu de tout ce qui vit. Est-ce qu'il y a quelque chose de trop difficile pour moi ? » 


Portes Ouvertes

Russie : une loi réduit la liberté des protestants

Le président russe Vladimir Poutine a ratifié une loi pour lutter contre le terrorisme. Les chrétiens protestants et évangéliques la qualifient de « loi anti-missionnaire ».

C’est le 20 juillet que le nouveau dispositif légal entre en vigueur pour permettre au gouvernement de contrer les groupes extrémistes. Si la loi affecte peu l’Église Russe Orthodoxe, elle menace directement les églises et les groupes de maison non officiellement déclarés. Des centaines de milliers de personnes sont concernées.

Selon la nouvelle loi, quiconque partage sa foi, distribue de la littérature ou joue d’un instrument de musique en dehors d’un lieu de culte officiel peut être accusé d’activité missionnaire illégale et risque une forte amende ou la prison.

Désormais, toute personne qui s’exprime au nom d’une organisation religieuse devra pouvoir présenter à tout moment une déclaration d’enregistrement.

Réactions unanimes

Parmi les dénominations protestantes et évangéliques, les réactions sont unanimes.

Sergei Rvakhovsky, des Églises Protestantes de Russie s’insurge : « Ce sont les mesures anti religieuses les plus draconiennes depuis l’époque où Kroutchev avait promis d’éliminer le christianisme en U.R.S.S. L’histoire nous rappelle comment tant de chrétiens ont été persécutés pour avoir répandu la Parole de Dieu. Ces lois nous ramènent à un passé honteux ! »

Sergei Rakhtuba, de la Mission Eurasia, tire la sonnette d’alarme : « Depuis des années nous assistons au renforcement du pouvoir dictatorial, et aujourd’hui le peu de missions chrétiennes présentes en Russie sont mises à la porte ! »

« Nous avons déjà connu la persécution et nous survivrons. Ce n’est pas cela qui nous empêchera d’annoncer l’Évangile », affirme Jake Roudkovski, professeur de théologie au Séminaire Baptiste.

Dans d’autres pays aussi, comme au Kazakhstan, les mesures anti-terroristes font des chrétiens des victimes collatérales en portant atteinte à leur liberté déjà fragilisée.

Légende photo : Le président russe Vladimir Poutine a signé la loi qualifiée d’« anti-missionnaire ». (source : CC / Wikimedia)

Alliance évangélique européenne / Portes Ouvertes

Conférence annuelle 2016 à Münsingen du 16 au 19 juin 2016 « Bien envoyé »




Sous le thème« Bien envoyé », la Conférence annuelle 2016 de l'Église évangélique méthodiste (EEM) Suisse-France-Afrique du Nord a ouvert ses travaux le 16 juin à Münsingen (Suisse) pour les conclure le dimanche 19 sur l’Aire de Jeux d’Interlaken.

Do 0018


La CA’16 se sent pousser des ailes… d’aigle (Es 40.31)

D’emblée, la Conférence et sa centaine de délégués pasteurs et laïques venus de France, Suisse et d’Afrique du Nord ont commencé sur les chapeaux de roue avec le témoignage fort émouvant de l’Australien Nick Vujicic né en 1982 sans bras et sans jambe - par video -  et qui ne cesse de témoigner de par le monde de sa relation avec Jésus-Christ qui lui a donné les raisons de vivre et d’espérer. Avec Jésus, l’espoir est entré en effet dans sa vie pour ne plus jamais le quitter. Avec lui, la Conférence s’est senti pousser des ailes : « ceux qui comptent sur le Seigneur reçoivent des forces nouvelles ; comme des aigles ils s’élancent. » (Es 40.31). - En juillet 2016, le public européen était invité à suivre en direct sur Youtube l’intervention de ce frère australien à l’invitation de Top Chrétien et de la Maison de la Bible-.


Le zèle à annoncer le salut de Dieu (Ep 6.15)

Outre l'ordre du jour habituel d'une Conférence annuelle, les délégués ont déployé du zèle pour définir l’annonce du salut (en suivant la recommandation apostolique d’Ép 6.15: mettez comme chaussures le zèle à annoncer la Bonne Nouvelle de la paix) sous plusieurs angles et sans condescendance :. « Être sauvé ! Comment le dire ? Quel langage utiliser pour annoncer fidèlement l’Évangile ?

Le Shalom autour de la table

Do 0155

Pendant l’apéro, les participants au repas sous la tente échangent sur leurs points forts et faibles dans la réalisation du Shalopm


Les délégués se sont attablés jeudi soir non seulement pour partager le repas, mais aussi pour un temps d’échanges: une discussion sur le Shalom de Dieu. La CA vit alors un moment privilégié de Shalom sous la tente à défaut de le vivre sous la vigne et le figuier comme aux temps bibliques (vivre sous la vigne et sous le figuier » (1R 5.5 ; Za 3.10), ce qui était un indice de paix et de bien-être = shalom). Le Shalom biblique, selon le professeur Jörg Barthel, ne se limite pas seulement au bien-être personnel mais est plus largement la marque distinctive d’une société pacifiée. 

Le point culminant de la soirée a sûrement été la célébration de la Sainte Cène en illustration du Shalom que Dieu nous acquiert par son Fils bien-aimé, le Shalom dans toutes ses dimensions: « C’est lui, le Christ, qui est notre paix : des deux, le Juif et le païen, il a fait une seule réalité ; par sa chair crucifiée, il a détruit ce qui les séparait, le mur de la haine » (Ep 2.13)

Do 0231

Le repas qui s’achève en Sainte Cène comme illustration du salut...

Schalom

Pensées bibliques concernant le salut
extraits

J. Barthel (2016)

d) La dimension religieuse: Dieu, source du schalom

Et comment Dieu entre-t-il en jeu? Dieu est la source du shalom dans toutes ses dimensions. Comme la bénédiction (berakah), le shalom est une force qui émane de Dieu et qui pénètre à la fois la sphère sociale et le domaine naturel.

Par conséquent, le shalom est  la quintessence de la bénédiction que Dieu accorde à un individu ou à son peuple, "Dans ton territoire, il assure ton bien-être, il te donne en suffisance le meilleur blé.Il crée la paix dans tes frontières  (salut /shalom) et vous remplit avec le meilleur blé» (Psaume 147.14). La bénédiction d'Aaron dans Nombres 6,24 à 26, dont nous parlons aujourd'hui lors de nos  cultes, se terminent avec le voeu ». 24“Que le Seigneur vous bénisse et vous protège ! 25Que le Seigneur vous regarde avec bonté et vous accueille favorablement ! 26Que le Seigneur vous manifeste sa bienveillance et vous accorde la paix ! ”

Qu’il  te donne la paix (shalom)! ». Dans les deux cas, il est question d’un bien-être global dans toutes les dimensions de la vie. Voilà pourquoi les prophètes décrivent la bonne nouvelle de la nouvelle attention de Dieu à l’égard de son peuple comme un message de shalom: « Qu'ils sont beaux sur les montagnes, les pieds de ceux qui prêchent la paix (shalom), apportent de bonnes nouvelles, annoncent le salut (jeschuah) et disent à Sion: « ton Dieu est Roi » (Esaïe 52,7).

Nous voyons que shalom n’est pas dans  l'Ancien Testament un concept spécial théologique ou religieux, mais une expression de la plénitude d'une manière globale, dans un sens holistique. Il n'est pas une distinction stricte entre la dimension divine et la dimension humaine. C’est également la raison pour laquelle que la paix entre Dieu et l'homme n’est mentionné que très rarement (comme dans Esaïe 27,5).

Dans le Nouveau Testament, la dimension théologique de shalom est soulignée: "Ainsi, nous avons été rendus justes devant Dieu à cause de notre foi et nous sommes maintenant en paix avec lui par notre Seigneur Jésus-Christ. », écrit Paul (Romains 5.1). Mais même ici, on ne peut pas détacher la relation avec Dieu des autres relations. La paix avec Dieu influera sur les relations humaines à l'intérieur et à l'extérieur de l'Église (Romains 12,18; 14,19). Celui qui ne reconnaît pas le Christ dans le visage du prisonnier et du réfugié ne va pas le reconnaître également comme son Sauveur personnel.

3. Remarques finales

Je termine avec trois courtes  thèses pour encourager une réflexion plus approfondie:

1. Le salut dont la Bible parle est une approche globale, holistique: il ne couvre pas seulement la relation avec Dieu, mais aussi nos relations avec les autres, la création non humaine et nous-mêmes. La personne qui vit en conformité avec Dieu, avec. les autres, avec lui-même et le monde, vit dans le domaine du shalom, dont la source est Dieu.

2. Nous parlons du salut dans un monde perdu. Tant que nous vivons dans un monde déchiré par la violence, l'injustice et le manque d'amour, les forces de shalom sont en contradiction avec les forces de la discorde. Par conséquent, le salut ne peut jamais être un état définitif, mais seulement un processus. Le salut pour nous ne peut pas être une autre figure que celle de la guérison de l’être brisé, déchiré et blessé.

3. Nous vivons dans cette tension entre l'expérience du salut dans ce monde et l'attente du monde à venir où tout ce qui est perdu sera guéri. Par conséquent, chaque expérience du salut véritable porte en elle le désir de la rédemption définitive, que nous attendons avec l’ensemble de la création.

La totalité de l’étude biblique du professeur J. Barthel

„La réconciliation est au prix d’un combat“

Après la thématique du Shalom comme table de communion, la Conférence a abordé le lendemain celui de la réconciliation comme moyen de mettre un terme au cycle de la violence.

Sa 0177

Pasteur Stefan Pfister initie des exercices de Taekwondo et établit des liens entre arts martiaux et réconciliation

Stefan Pfister, pasteur EEM à Davos, aguerri aux techniques du taekwondo, a fait montre de son talent en la matière. A ses yeux, le taekwondo aide à comprendre le processus de la réconciliation, car il ne fait pas seulement appel au corps, mais aussi à des vertus telles que l'humilité, la persévérance, l'autodiscipline et l’invincibilité. La victoire est au prix d’un combat. Au sens propre et figuré, nous rappelle Stefan Pfister : l’humain a eu à se battre parfois avec Dieu. Pensons à la lutte qu’il a engagée avec Jacob au Torrent de Jabbok, mais même là la seule chose que Dieu avait en vue c’était la réconciliation. Quand Dieu se met en travers du chemin des hommes, c’est toujours pour qu’à l’arrivée ils en sortent plus forts et porteurs de sa bénédiction.

L’arbre, modèle de croissance

Après avoir développé la thématique du salut sur le mode du Shalom autour de la table, ensuite le salut sur le mode de la réconciliation, la Conférence en est venue à évoquer le salut sous les traits de la sanctification comme un processus de croissance, dont le symbole est l’arbre.

Sa 0076


Ralph Kunz, professeur de théologie pratique à l'Université de Zurich, a placé les Psaumes au centre de sa présentation « Grandir comme un arbre - processus de maturation tout au long de sa vie ». Il a notamment expliqué ce que murir dans la foi signifie au fil de sa vie.

Une spiritualité radicale n’est pas une recette secrète, elle n’est pas une crème anti-rides. Dans les Psaumes, il est souvent question d’injustice. « C’est comme si l'orientation était perturbée par la désorientation ». Mais les fidèles ne sont pas restés dans le chaos, l’heure du revirement allait sonner : « Tu as transformé mon deuil en une danse ». Les arbres et les montagnes, tout ce qui a un souffle de vie, ont entonné un Alleluia.

« Les changements à apporter vont au-delà de l’élaboration de nouveaux programmes »

Do 0009

Surintendante Claudia Haslebacher présente le rapport des surintendants


Dans leur rapport annuel, Claudia Haslebacher (district bernois), Jörg Niederer (Suisse orientale), Etienne Rudolph (district francophone) et Stefan Zürcher (Nord-Ouest Suisse) ont déclaré que l’EEM s’était transformée au fil du temps, passant d'un mouvement missionnaire dynamique à une organisation s’occupant principalement de ceux qui viennent à elle. Sans vouloir dévaluer le travail des communautés de base, ils insistent sur la nécessité pour chaque croyant, comme chaque communauté locale de s’ouvrir à l’action de Dieu pour discerner la façon de vivre le mandat missionnaire hic et nunc : « nous sommes choisis par Dieu et devenons de nouvelles créatures pour vivre une vie avec lui. Nous sommes chargés et habilités, en tant que partenaires du Christ, à façonner le monde et à le transformer ». À partir de leurs expériences, des membres de quatre communautés différentes ont témoigné de leur engagement sur le terrain.

10 Rapport de la surintendante et des surintendants

Extraits

Faire partie de la mission de Dieu

… Au fond, être église, avoir la foi, vivre avec le Christ, ça veut dire quoi ? Est-ce une activité comme une autre sur laquelle j’ai jeté mon dévolu ? L’image qu’en donne la Bible est bien différente : elle ne dit pas que je choisis l’une des nombreuses possibilités offertes, mais que quelqu’un m’a appelé, que j’ai été saisi par le Christ et que je vis dans une autre réalité. Du fait que j’aie été saisi et que je me sois laisser saisir, je vis dans une autre dimension, à l’horizon de Dieu. Il s’agit donc ici d’abord de mon être profond, de mon identité, de la question de mon appartenance. La réponse à cette question affecte ma vie et mes actes dans leur intégralité. Toute ma personne est alors placée dans la réalité de Dieu, même si ma vie dans le monde est celle d’une personne vulnérable et faillible. Cela n’a donc rien à voir avec des activités que je recherche, un hobby que je choisis, mais correspond bien plutôt à une attitude, une vision qui influencent et transforment ma vie et mon être tous les jours et partout. La Bible part du principe que Dieu renouvelle les humains et agit en eux de telle sorte qu’ils soient prêts à devenir de nouvelles créatures et à se transformer peu à peu à son image au fil de leur cheminement avec lui. Cette action aura un impact sur toute la vie de la personne, dans son intégralité. Éphésiens 2.10 décrit cette pensée avec ces mots : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. » (NEG4)
Nous avons fait l’expérience de la grâce de Dieu et avons été appelés par lui à vivre avec lui. Comme le laissent régulièrement entendre les textes bibliques, cette vie n’est ni une sinécure ni une oasis de bien-être, mais une aventure pleine de défis qui vaut la peine d’être vécue. Être en chemin avec le Christ est une grâce et un appel. Nous sommes des nouvelles créatures, des personnes aimées par Dieu, appartenant à son peuple et vivant à son horizon, et cette réalité a des conséquences : enrichissantes, car nous faisons l’expérience du salut et de la guérison, nous sommes portés par une communion solide qui nous unit les uns aux autres, nous tissons et vivons des relations qui font tout simplement du bien. …

Être appelé par Dieu à vivre avec lui n’a pas pour but de nous permettre de nous sentir bien et de nous installer confortablement dans notre jolie maison individuelle, Dieu appelle des personnes pour qu’elles participent à son œuvre créatrice et contribuent activement à bâtir le nouveau monde dont Jésus à jeté les bases. Ce monde qui est déjà tangible aujourd’hui et sera un jour achevé. Être chrétien n’est pas un hobby. Être marqué par l’Évangile me transforme, influe sur ma vie, mes actions, mon comportement, la manière dont je gère mes relations et dont j’accomplis mon travail, dont je vote et dont je choisis quand dire non. « À la promesse inconditionnelle de la vie libératrice de Dieu, correspond l'exigence inconditionnelle de Dieu d’un don total et entier de la vie de ceux qui lui appartiennent. Ceux-ci sont appelés à vivre comme des nouvelles créatures, à témoigner de leur transformation et à participer à la nouvelle création cosmique en tant que partenaires de Dieu. » (SZ, p. 20) Cet appel est donc à la fois un cadeau de Dieu et un défi à se soumettre à lui et à aménager notre vie à partir de la vie avec lui. Sommes-nous encore disposés, es-tu encore disposé à relever le défi de vivre comme Dieu se l’imagine ? Ou sommes-nous satisfaits de la situation actuelle tant qu’elle nous est favorable ? …

1.4 Et maintenant ? 

En tant qu’humains, qui ne sommes pas de ce monde mais vivons dans le monde, nous sommes appelés à supporter et à surmonter la tension entre ces deux réalités, celle de notre monde et celle de Dieu. Toi, en tant que lectrice ou lecteur de ce rapport, vis dans la réalité de Dieu : Tu es élu, saisi par Dieu et donc déjà une nouvelle créature. Mais tu es aussi une personne avec des faiblesses, confrontée aux défis du quotidien, parfois dépassée par les événements, tentée par l’envie de te reposer, d’avoir la paix, d’être bien. Tu vis enraciné en Dieu, mais aussi dans ce monde et donc tiraillé entre la réalité de Dieu et notre réalité. Et tu fais partie d'une communauté, d'une Église, qui vit elle aussi cette tension entre les deux réalités, humaine et divine. 

Comment ressens-tu dans ta vie personnelle le défi consistant à te laisser transformer par Dieu et à travailler à la nouvelle création de ton environnement ? Quel regard portes-tu sur la manière dont tu vis ta vie et ta foi au vu des réflexions exposées ci- avant ? 

Comment vis-tu cette tension dans l’église dans laquelle tu te sens chez toi ? Ta communauté est-elle avant tout un hobby pour les personnes qui la fréquentent ? Ou est-elle ouverte à l’esprit et à l’action de Dieu, même si cela implique des changements importants ? 

Comment perçois-tu l’Église évangélique méthodiste ? Dans quelle mesure ton Église est-elle surtout une institution humaine ? Et dans quelle mesure est-elle prête à s’abandonner à l’action de Dieu dans le monde ? Est-elle présente « en abondance » pour toute l’humanité et toute la création ? Où perçois-tu le besoin de laisser Dieu transformer encore davantage ta personne, ton église locale ou l’EEM pour changer le monde à la gloire de Dieu ? 

Où vois-tu des traces de Dieu dans ta vie, ton église locale et ton Église ? Est-ce que tu en parles, de manière à encourager et motiver d’autres personnes ?

La totalité du rapport des surintendants


La migration à la lumière de la justice

Fr 0282

Surintendant Jörg Niederer membre de la commission Église et Société


Parmi les jubilaires

Le pasteur Daniel Nussbaumer  et son épouse ont fait valoir leur droit de partir à la retraite. Chapeau au couple partant  et retraite bénie !

Les défis que représente les migrations actuelles, ont conduit l’Église évangélique méthodiste réunie en Conférence annuelle à Münsingen à faire une déclaration publique. Dans cette déclaration produite par la commission Église et Société, l’EEM appelle à faire face aux phénomènes de migration avec équité, honnêteté et sincérité. (Voir la page consacrée à cette déclaration). Dans le contexte actuel, la prise de position est très courageuse. Pourvu qu’elle soit courageusement relayée sur le terrain dans les différentes communautés locales.

Pour sa part, Connexio a aussi abordé cette année le thème de la migration. Avec les slogans «Déracinés - Enracinés »,Connexio a cherché à confronter les églises locales à la question migratoire et à les encourager à agir, documents à l’appui. Le 29 octobre se tiendra une conférence Connexio à Berne sur ce sujet avec l’évêque Pedro Correa du Chili et Paul Mori, émissaire spécial de l'Armée du Salut, pour conférenciers invités.

Quant au concours de projet, c’est l’Église d’Alger qui a obtenu le 1er Prix et le Prix du Public pour son projet « Bountyful Supply Ministries », qui vise à venir en aide aux étudiants étrangers en situation précaire.

Sa 0020

L’Église d’Alger, lauréate du projet  de concours Connexio 2016 - 1er Prix et Prix du Public


L’initiative pour des multinationales responsables: protégeons les droits humains et l’environnement

Les entreprises suisses à l’étranger contreviennent régulièrement aux normes environnementales et aux droits de l'homme. Connexio s’engage pour que les choses changent en soutenant l’initiative pour des multinationales. Déjà plus de 140.000 signatures ont été recueillies au bas d’une pétition en ligne, rapporte Jörg Niederer. Le fait que les conditions de travail des employés des entreprises suisses s’est améliorée à l'étranger, a un effet positif sur la situation des réfugiés.


Le dimanche de Conférence avec Guillaume Tell et sous la pluie

So 0003

Culte d’ordination sur l’Aire des Jeux à Interlaken


La Conférence annuelle d’Église évangélique méthodiste (EEM) Suisse-France-Afrique du Nord 2016 s’est achevée dimanche le 19 juin à Interlaken sur le site des jeux Tell à Interlaken. Une fin de conférence plutôt inhabituelle.

Était-il déjà arrivé que des vaches défilent au cours d’une Conférence, qu’on y assiste à une chevauchée sauvage, et que de nombreux hommes, femmes et enfants fassent revivre sous leurs yeux l'histoire de l’émancipation citoyenne d’un peuple ?

Le public a réservé aux acteurs amateurs une standing ovation à la fin du spectacle dédié à Guillaume Tell et à la naissance de la nation helvétique.

So 0175

Spectacle des Jeux de Guillaume Tell  Interlaken


Culte d’Ordination

So 0070

Envoi des membres probatoires de la Conférence


Cette année, l'évêque Patrick Streiff a installé comme pasteurs locaux de l'Église évangélique méthodiste de Suisse, France et Afrique du Nord Wilson Rehmat (Zurich-Altstetten), Abraham Boudjadja (Constantine, Algérie) et Alain Puglia (Codognan, France). Malheureusement, ce dernier n'a pas pu assister à ce culte.

Daniel Jaberg (Chur et Ennenda), Judith Trüssel-Mäder (Gerlafingen), Christoph Schluep (Zurich 4) et Sébastien Schöpperlé (Bischwiller, France) ont été reçus officiellement comme membres probatoires de la Conférence annuelle. Et Christine Forster (Basel Kleinbasel) a reçu son ordination comme ancien par l'imposition des mains debout - et non pas comme d'habitude à genoux - en raison des intempéries.

Prédication de l’évêque

So 0057

l’évêque Patrick Streiff apporte son message (Ga 5.6)


Dans sa prédication, l’évêque Patrick Streiff a proposé une méditation sur«la foi opérant par la charité» (Ga 5.6). Cette foi entend franchir consciemment les limites des zones de confort, pour vivre sur le terrain l’exigence d’amour. Cela suppose le sens de l’écoute : « il  faut d’abord une écoute, une discussion empreinte de respect mutuel, plutôt qu’un échange à coup de convictions personnelles. » Surtout quand on bute à la base sur des conflits. L’exemple du palabre africain vient à point nommé comme moyen subtil mais efficace pour régler les conflits : « tout comme les Africains se rencontrent sous l'arbre à palabre pour écouter, comprendre avant de prendre ensemble des décisions, nous devons, nous aussi, d'abord nous asseoir et nous écouter les uns les autres dans l’Église. Nous réussirons ensuite à nous découvrir dans notre diversité, et à comprendre l’expérience et le vécu même des autres. Notre diversité et nos différences nous inciteront à plus de miséricorde. Il pourra alors se produire que la diversité et les différences ne soient plus ressenties comme des menaces, mais comme une incitation à plus de miséricorde et à un être- ensemble empreint d’amour ». La prédication de l’évêque s’achève par le voeu apostolique: « Puisse votre foi devenir active par l'amour, de plus en plus … » « Nous avons besoin d’ «arbres à palabre»  dans l’EEM ! C’est là que nous pouvons apprendre à vivre une foi agissant par l’amour ».

La totalité de la prédication de l’évêque Patrick Streiff (Ga 5.6)

L’ensemble des articles consacrés à la Conférence annuelle 2016 sur le site de l'UEEMF

CA16 Prédication de l’évêque: la foi agissante par l’amour (Gal 5.6)

CA16 le dimanche de Conférence avec Guillaume Tell et… sous la pluie

La Conférence annuelle 2016 en photos

CA16 Connexio, l’engagement missionnaire et diaconal de l'EEM

CA16 Le chant, les arts martiaux et les arbres comme symboles du salut

CA16 Ça bouge du côté du comité directeur EEM

CA16 Conférence générale: les évêques défendent l’unité de l'Église

CA16 Conférence centrale, sauvegarde de la création et révision des Principes Sociaux

CA16 Commission Église et Société - le phénomène migratoire, prise de position

CA16 Leçons de communication pour les délégués laïques

CA16 Reutlingen: la fin de l'attente

CA16 Le directeur du Diaconat Béthesda (Bâle) annonce son départ

CA16 Changements de statuts chez Takano le département jeunesse de l'EEM

CA16 Méditation: « aujourd’hui, dire l’Évangile par une vie sanctifiée! »

CA16 Surintendants: « les changements à apporter vont au-delà de l’élaboration de nouveaux programmes »

CA16 Le salut, affaire de communion

CA16 Aperçu du travail en commissions et des ministères

CA16 La première d’un film à la Conférence annuelle

CA16 Conférence annuelle 2016 à Münsingen du 16 au 19 juin 2016

Photos © Sigmar Friedrich / Kirche und Welt

EEMNI à partir des dépêches d’EMKNI et des documents officiels EEM

Saint-Etienne-du-Rouvray: réactions à l’odieux attentat (FPF, CNEF, Portes Ouvertes, EPUdF, COE, UFA)


Mardi 9h43, l’église catholique de Saint-Etienne-du-Rouvray, petite ville de Seine-Maritime de 29 000 habitants, est le théâtre d'une attaque terroriste:  deux hommes munis d'armes blanches pénètrent dans l’édifice, égorgent le prêtre en train de célébrer la messe et blessent un fidèle. Cet assassinat soulève l’émotion du plus grand nombre. Les responsables protestants / évangéliques ont fait immédiatement part de leurs réactions.

La Fédération protestante de France

La Federation protestante de France tient à témoigner son soutien et sa solidarité à la Conférence des Évêques de France (CEF) et à l’ensemble de la communauté catholique face à l'horreur de l'attaque perpétrée aujourd'hui à Saint-Etienne-du-Rouvray. 

Avec ce geste de barbarie, c'est la communauté chrétienne toute entière qui est touchée au coeur. La FPF invite ses membres et les protestants de France à se tenir aux cotés de leurs frères chrétiens dans la prière et l’accompagnement. 

Face à ce nouvel attentat, la Fédération protestante de France tient à réaffirmer plus que jamais sa conviction que résister au fanatisme, résister aux tentatives de division par la terreur, c’est se tenir unis et déterminés, toutes confessions confondues.

Saint-Étienne du Rouvray : un attentat révoltant et inquiétant selon le CNEF

Le CNEF lance un appel pressant à la prière

Nous voudrions insister pour trois raisons :

• en signe de solidarité chrétienne avec les catholiques qui ont été terriblement touchés par cet attentat et qui consacrent ce vendredi 29 juillet au jeûne et à la prière ;
• car ce que nous pouvons faire de plus utile pour notre pays, c'est bien d'intercéder auprès de Dieu pour qu'il réduise à néant les desseins de ceux qui veulent prendre des vies dans le but de semer la terreur. Nous prions que Dieu répande sa paix parmi nos concitoyens, paix que le monde ne connaît pas, fruit de la réconciliation entre Dieu et les hommes appelés à la repentance et au salut en Jésus.

• parce que nous avons besoin de toute sa grâce et de toute la force de son Esprit pour rester des témoins fidèles en n'usurpant pas le beau nom de chrétiens que nous portons : aimer même nos ennemis et bénir ceux qui nous haïssent, en continuant de proclamer l'Évangile à tous ceux que Dieu place sur notre route.

Concrètement, nous vous encourageons à saisir toutes les occasions individuelles et communautaires pour intercéder ce vendredi 29 juillet et lors des prochains cultes dominicaux en faveur :

• de notre pays, pour que Dieu accorde la paix nécessaire pour le témoignage évangélique auprès de nos contemporains ;
• des autorités, pour que Dieu leur donne sagesse et discernement pour gouverner et protéger notre nation ;

• de la population, pour qu'elle soit touchée à salut en ces temps troublés ;
• des chrétiens, afin qu'ils soient de fidèles témoins qui ne cèdent ni à la peur ni au désir de vengeance. 

Le Conseil national des évangéliques de France est profondément horrifié par l’assassinat d’un prêtre et la prise d’otages survenus ce matin et revendiqués par Daesh.

Cet attentat islamiste contre le prêtre et les fidèles d’une église chrétienne est particulièrement révoltant et inquiétant, après ceux déjà perpétrés en d’autres lieux ces derniers jours.

Le CNEF exprime sa compassion aux familles et amis des victimes, ainsi qu’à tous les catholiques de France qui se sentent profondément touchés par cette violence.

De nombreuses voix se sont élevées pour encourager le recours à la prière.

Le CNEF s’associe pleinement à cet élan, et invite à prier pour les blessés et les proches des victimes, pour la paix et la sécurité dans notre pays, ainsi que, selon l’invitation de la Bible, pour les autorités françaises qui doivent gérer ces évènements tragiques et faire face à d’autres menaces.

Face aux attentats tragiques qui se multiplient en France, en Allemagne et ailleurs dans le monde, le CNEF rappelle que l’Évangile invite à ne céder ni à la haine, ni à la violence, ni au désir de vengeance, mais à faire preuve de compassion et même à aimer ceux qui nous haïssent. Par conséquent, il encourage les croyants à s’en inspirer et à témoigner ainsi de l’amour du Christ dans un monde en déroute.

L’Eglise protestante unie de France exprime sa profonde et fraternelle solidarité avec ses frères et sœurs catholiques

L’attaque barbare menée ce matin à Saint‐Etienne‐du‐Rouvray a visé, au‐delà du prêtre assassiné et des personnes blessées, l’Eglise catholique. Tous les Français, et notamment les chrétiens de toute Eglise, se sentent particulièrement concernés. 

L’Eglise protestante unie de France exprime son horreur et sa douleur devant cet acte, quelles qu’en soient les motivations. Elle exprime plus encore sa profonde et fraternelle solidarité avec ses frères et sœurs catholiques. 

Un rassemblement protestant de plus de 1000 jeunes – « le Grand Kiff » – a lieu en ce moment même à Saint‐Malo, dans un site mis à disposition par le diocèse catholique de Rennes. Dans ce cadre, un grand « flashmob » (chorégraphie festive et chantée) devait avoir lieu ce soir sur l’une des plages voisines. Mais, dans un tel contexte, les jeunes et leurs responsables n’ont pas le cœur à la fête. 

Ce « flashmob » est donc transformé. Il aura lieu sur le site du rassemblement. D’une manifestation joyeuse et publique tournée vers les passants et les estivants, il devient une protestation contre le malheur, la peur, et toute forme de violence, en solidarité avec les frères et sœurs catholiques. Des représentants du diocèse ont été invités. 

Le chant du « flashmob » s’inspire du Psaume 137, qui évoque la douleur du peuple de Dieu et la fidélité du Seigneur vivant. En Jésus‐Christ, Dieu se tient aux côtés de celles et ceux qui souffrent. Il marche aux côtés de ceux qui crient vers lui leur peur et leur colère. Il est le Dieu de l’espérance, de la vie et de la paix. 

Attentat de Rouen : Un triste rappel de ce que vivent les chrétiens persécutés selon Portes Ouvertes

Portes Ouvertes, organisme qui agit pour défendre et soutenir les chrétiens persécutés autour du monde, exprime sa solidarité et sa profonde sympathie pour les victimes et leurs familles, ainsi que les membres de la paroisse de l’attentat contre l’Eglise de Saint-Etienne du Rouvray près de Rouen.

Venant dans la suite d’une longue série d’attentats terroristes sur le sol français, dont les victimes ont été à la fois chrétiennes, musulmanes et athées, cette fois-ci, après des tentatives ratées l’an dernier à Villejuif, un attentat planifié contre une église a abouti.

2 400 églises ciblées en 2015

Portes Ouvertes rappelle que plus de 2 400 églises ont été ciblées autour du monde en 2015, soit de façon violente, par des agressions terroristes, soit par la pression exercée par les autorités du pays qui imposent leur fermeture (cas enregistrés par ses équipes et publiés dans l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens). Dans des pays comme le Nigéria ou le Pakistan, il est normal que la police protège le lieu du culte pendant l’office.

Attaques contre les chrétiens en Inde, Nigéria, Égypte…

Depuis le début de l’année 2016, des attaques ont visé les chrétiens en Inde, au Nigéria, en Égypte... Dans ce dernier pays, le 17 juillet dernier, un chrétien a été tué et trois autres blessés quand des extrémistes islamiques ont attaqué la maison d’un prêtre dans le village de Tahna al Gabal à Minya. Ils pensaient que celui-ci voulait ouvrir une église sans l’accord du gouvernement. Pensons aussi à ce qui arrive aux chrétiens d’Irak et de Syrie…

Réagir avec pardon et amour

Dans les pays où ils sont persécutés, les chrétiens réagissent avec pardon et amour face à ceux qui les attaquent. Les chrétiens expriment une solidarité entre eux, surtout avec le soutien des églises dans d’autres pays. C’est dans cet esprit d’amour chrétien, dont l’exemple est Jésus-Christ lui-même, que nous devons répondre à ceux qui sèment la haine.

Le COE présente ses condoléances à la communauté française après la prise d’otages

© Albin Hillert/COE

Aujourd’hui, à Saint-Étienne-du-Rouvray, un prêtre âgé célébrant la messe a été pris en otage, avec deux religieuses et plusieurs laïcs , et assassiné avant que les deux preneurs d’otages ne soient eux-mêmes tués dans la confrontation avec la police, a déclaré le ministre français de l’Intérieur.

Le père Jacques Hamel avait, d’après les informations, 84 ans, et les terroristes se seraient réclamés de Daech, l’organisation qui se fait appeler l’«État islamique» en Irak et en Syrie.

S’exprimant sur ce drame, le pasteur Hielke Wolters, secrétaire général par intérim du Conseil œcuménique des Églises, a déclaré: «Nous présentons toutes nos condoléances au peuple français et particulièrement à la communauté de Saint-Étienne-du-Rouvray pour cette dernière éruption de violence. Nous nous associons à leur peine. Il est particulièrement insupportable de voir que des fidèles et des religieux sont ciblés, car ils mettent leur vie au service de tous. Toutefois, face à de tels événements, nous sommes encore plus déterminés à endiguer la violence à sa racine en tendant toujours plus la main à tous avec un message universel de paix, de justice et de non-violence.»

Communiqué de l’Église adventiste du septième jour de France 

« Face à la barbarie qui s’est exprimée dans un lieu de culte Catholique, l’Église adventiste du septième jour, à travers son administration de l’Union, exprime son indignation, sa solidarité et sa compassion.

Lorsque l’Église catholique de Saint-Etienne-du Rouvray est frappée, ce sont les croyants qui sont atteints. Au delà de leurs différentes étiquettes et de leurs dénominations, les croyants ont toujours considéré les lieux de culte comme des espaces de paix, de prière, de partage et de sécurité.

Cette escalade de brutalité et de crimes odieux commis par des humains sur d’autres humains reste injustifiable. Malgré tous les sentiments légitimes de tristesse et de révolte, il faut toujours continuer de combattre le mal par le bien, agir pour la paix et prier Dieu pour le changement des cœurs et des mentalités.

L’Église adventiste invite ses membres à respecter tous les hommes dans un comportement digne de l’Evangile de Jésus-Christ. »

Ruben de Abreu, président de l'UFA (Union des Fédérations adventistes),

Gabriel Golea, président de la FFN (Fédération des Eglises adventistes du Nord de la France),

Daniel Monachini, président de la FFS (Fédération des Eglises adventistes du Sud de la France),

Jeroen Tuinstra, président de la FBL (Fédération des Eglises adventistes de Belgique et du Luxembourg).

Les tweets de circonstance


Communiqués FPF, CNEF, EPUdF, Portes Ouvertes, COE, UFA

Évêque Franz W. Schäfer (1921-2016) - un bâtisseur de passerelles entre plusieurs mondes


In Memoriam

À la date du 14 juillet 2016, l’évêque Franz W. Schäfer, doyen des évêques méthodistes est décédé dans sa 97e année. L’évêque Patrick Streiff, à la tête de la Conférence centrale de l’Europe du Centre et du Sud, rappelle son parcours et lui rend hommage.


Dans son enfance, personne ne devinait ce qu’il adviendrait un jour de Franz Werner Schäfer né le 10 mars 1921 près de Bâle. Il a grandi dans un milieu ouvrier ; ses parents se mobilisaient en faveur de personnes en difficulté et d’un monde plus juste. Mais du côté paternel, la famille gardait une certaine distance vis-à-vis de l'Église. À ses douze ans seulement, Franz Schaefer a accepté non sans hésitation l'invitation de suivre l'École du dimanche méthodiste à Birsfelden où vivait alors sa famille.

Franz Schäfer aurait aimé fréquenter le lycée, mais, en raison des difficultés économiques de l’heure, a commencé un apprentissage de fourreur à l’âge de quatorze ans. Au cours de ses années de formation, des membres de l'Église méthodiste l'ont encouragé à devenir enseignant ou pasteur.

C’est ainsi que Franz Schäfer a entamé en 1939 une année de stage au sein de l'Église méthodiste de Bülach. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, il n’a pas pu étudier au Séminaire théologique du méthodisme germanophone en Allemagne. Aussi a-t-il effectué ses études théologiques de 1940 à 1945 au Séminaire de la Mission de Bâle.

Ses études ont été suivies par de courtes périodes de service à Berne, Signau-Grosshöchstetten et Baden, ainsi que par son ordination comme diacre (1947) et comme ancien (1949) par l'évêque Garber. À Baden, il a épousé sa première femme, Lydia, qui décédera malheureusement l'année suivante. En 1951, il sera affecté au district germanophone de Lausanne qui connaîtra un nouvel élan durant son mandat là-bas. Il épousera sa seconde femme Heidi, et durant les années intenses, mais heureuses qui suivront, le couple a eu la bénédiction de mettre au monde cinq enfants. Heidi Schäfer décédera en 1987.

En 1959, l’évêque Ferdinand Sigg nommera Franz Schäfer surintendant de l'Église méthodiste en Suisse. Au décès accidentel de l’évêque en 1965, il a fallu élire un nouvel évêque ; le choix est tombé le 2 septembre 1966 à Lausanne (Suisse) sur Franz Schäfer, initialement pour une durée de six ans. C’est aussi à cette même époque que se profilait déjà l’union entre l'Église méthodiste et l’Église évangélique (Evangelische Gemeinschaft / the Evangelical United Brethren Church) pour former l'Église méthodiste unie (The United Methodist Church) actuelle.

Au niveau du diocèse épiscopal d’une grande étendue, l’unification a eu de fortes répercussions sur la Suisse et la France. Franz Schäfer se vit d'abord comme «évêque de transition» dans le cadre du regroupement des deux Églises. Mais il a réussi à renforcer la confiance auprès des représentants de l’Église évangélique (The Evangelical United Brethren Church/die evangelische Gemeinschaft) plus faible numériquement dans le processus d’unification de l’Église méthodiste unie. En 1973, il a été réélu évêque à vie.

Le diocèse épiscopal de l'Europe du Centre et du Sud est composé depuis 1954 de pays très différents : quatre se situent en Europe occidentale, deux en Afrique du Nord et cinq en Europe centrale orientale communiste. Au cours de son ministère, l’évêque Franz Schäfer a été un passeur de frontières entre différents systèmes sociaux et idéologiques. Sa charge épiscopale impliquait un grand nombre de voyages. Il lui a été souvent difficile de se déplacer dans les pays d'Afrique du Nord ou dans le «bloc de l’Est » communiste, quand il n’a pas essuyé d’interdiction (d’entrée dans le territoire) parfois. Mais partout où il a été autorisé à voyager, il a eu pour souci majeur de ne pas voir les structures, les systèmes ou les idéologies, mais les gens. Il est allé à la rencontre de ces gens avec authenticité, respect et estime, de ce fait, on l’a traité comme un interlocuteur crédible et digne de confiance, malgré les nombreuses différences linguistiques, sociales, idéologiques et religieuses.

En homme intègre, il a instauré durablement des relations de confiance. En homme dont les paroles et les actions étaient fondées sur une base stable, il a jeté des ponts qui se sont avérés solides et pérennes. En pasteur et évêque profondément attaché au Christ et à son Évangile, il a œuvré à l’édification de l'Église. Pour ces raisons, il a été apprécié et respecté. Dès avant la fin du communisme, en 1985, il a reçu de la part de la Faculté Comenius de l'Université de Prague (République tchèque) un doctorat « honoris causa » en théologie.

Au cours de ses 23 années de ministère actif, l’évêque Franz Schäfer s’est engagé également dans la coopération entre les différentes Églises méthodistes et dans le mouvement œcuménique.

Il a encouragé la coopération aussi bien entre responsables de départements missionnaires qu’entre dirigeants d’Églises méthodistes en Europe.

À l'échelle mondiale, il a occupé plusieurs postes au sein du Conseil méthodiste mondial (CMM). Au niveau des relations interéglises en Suisse, il a été actif au sein de la Fédération des Églises protestante de suisse (FEPS), et a participé à la formation de la Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse.

Il a encouragé la participation accrue de Méthodistes laïcs à la Conférence des Églises européennes (CEC/KEK). Il a défendu le travail du Conseil œcuménique des Églises (COE), quand son programme de lutte contre le racisme a fait l’objet de critiques. Franz Schäfer considérait ses activités extérieures à sa propre Église comme l’occasion de représenter honnêtement sa propre Église.

L’évêque Franz Schäfer a pris sa retraite au printemps 1989, peu de temps avant le changement politique en Europe et remis la responsabilité de la Conférence centrale de l'Europe du Centre et du Centre, - région ô combien diversifiée et difficile -, à l'évêque nouvellement élu, Heinrich Bolleter. Mais il est resté connecté dans son cœur et dans son esprit à la ‘famille' méthodiste transfrontalière.

Même dans la vieillesse, avec une mobilité physique toujours plus réduite, il a pris part avec intérêt et attention à l’évolution de son Église comme évêque le plus âgé de l’Église méthodiste unie (The United Methodist Church).

Il a continué à rencontrer des gens avec la bonté et la gentillesse qui le caractérisaient.

Il a ainsi influencé d'innombrables personnes vivant dans des situations et des pays complètement différents, jeté des ponts entre eux, et transformé un petit bout du monde.

À la date du 14 juillet 2016, l’évêque Franz Schäfer a été paisiblement rappelé à Dieu en son 97e année entouré de sa famille. Un culte d'action de grâces en mémoire de l’évêque Franz Schäfer a eu lieu le 8 août 2016 à 14 h 00 à la Fraumünster à Zurich.


Traduction eemni

EEMNI

Une lettre pastorale du COE appelle à un nouvel engagement dans la lutte contre le VIH /Sida


Conversation entre membres du Comité central à Trondheim. © Susanne Erlecke/EKD/COE

Bien que de grands progrès aient été réalisés depuis la découverte du virus du sida il y a 35 ans, la maladie menace toujours une grande partie du monde. Actuellement, 21 millions de personnes n’ont pas d’accès à un traitement, et les maladies liées au sida sont maintenant la première cause de décès chez les adolescents en Afrique. Plus de deux millions de personnes supplémentaires sont infectées chaque année. Le monde est confronté à une catastrophe: six millions d'enfants devenus orphelins en raison du sida, et ce chiffre augmente.

Ces chiffres alarmants sont l’une des raisons pour lesquelles lors de la séance de son Comité central, à Trondheim (Norvège), fin juin, le Conseil œcuménique des Églises (COE) a réaffirmé son engagement pour l’élimination du sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030.

Nyambura Njoroge, pasteure presbytérienne et directrice du programme «Initiative et plaidoyer œcuméniques pour la lutte contre le VIH et le sida» du COE, explique que cette réaffirmation est essentielle, car les Églises «continuent à enterrer des paroissiens. Nous devons nous assurer que les fidèles ont accès à cette lettre pastorale afin qu’ils sentent qu’ils font partie de la communauté chrétienne. Nous continuons à nous engager pour soutenir les personnes atteintes du VIH.»

En effet, depuis 1984, le COE est pionnier dans la réponse au VIH, en termes de soins bienveillants et de lutte contre les causes profondes de vulnérabilité à l’infection. Entre autres initiatives novatrices, le COE a notamment rappelé aux Églises de reconnaître le lien entre sida et pauvreté en 1996. Il a incité les communautés d’inspiration religieuse à militer pour que les traitements antirétroviraux soient accessibles à tous. Il a forcé ceux qui participent à la lutte contre la maladie à agir contre la stigmatisation et la discrimination, tout en encourageant la responsabilisation des gouvernements et des Églises. Le COE défend l’accès universel au traitement et aide à surmonter les obstacles politiques et juridiques qui nient les droits des personnes vivant avec le VIH, tout en promouvant des ressources suffisantes et durables.

Mme Njoroge estime donc que les progrès constatés sont encourageants. Elle invite «tous les chrétiens à se souvenir qu’ils ont beaucoup prié. Parfois, nous oublions le chemin parcouru, et à quel point nombre de nos prières ont déjà été entendues.»

Grâce au militantisme important à l’échelle mondiale, dans tous les secteurs, près de 16 millions de personnes suivent aujourd’hui un traitement. Mais il reste encore beaucoup à faire.

«La situation est très grave à présent, car les nouvelles infections touchent les adolescents. Beaucoup de personnes séronégatives sont vulnérables, rappelle-t-elle. Certaines femmes transmettent involontairement le virus à leurs nouveau-nés. Pour une mère, il est particulièrement difficile de se réveiller et d’apprendre que l’on a transmis le VIH. Cela entraîne de la culpabilité, de la honte, voire un traumatisme.»

La lettre pastorale appelle les responsables d’Églises à montrer l’exemple, à aider les personnes dans le besoin et à utiliser la voix prophétique des Églises. Comme l’affirme Mme Njoroge: «Lorsque l’on est responsable d’une Église, les épreuves sont une bonne chose, car les figures religieuses sont toujours très respectées dans de nombreuses communautés. Quand un responsable religieux parle du VIH, la paroisse se sent autorisée à aborder des sujets tabous. Une partie de la communauté chrétienne croit encore que le VIH est une punition de Dieu pour immoralité sexuelle. Les personnes enlisées dans le passé voient encore cette maladie comme une question morale.»

Elle incite également chacun à «établir le lien entre un environnement violent, notamment si la violence est sexuelle ou sexiste, et le VIH. Les contextes violents constituent l’un des principaux facteurs de la pandémie, car ils empêchent le traitement.»

Ces propos font écho à ceux de M. Manoj Kurian, coordinateur de l’Alliance œcuménique «agir ensemble» du COE, dont la campagne «Tenir sa promesse» coordonne la lutte internationale des Églises contre le VIH.  «Le VIH et le sida, explique-t-il, nous alertent sur une situation précise qui va au-delà d’un problème médical. Il s’agit également d’une situation sociale qui révèle les vulnérabilités dont nous souffrons en tant qu’êtres humains et que sociétés. C’est le symptôme de nombreux problèmes plus graves que nous devons continuer à traiter, quel que soit le contexte.»

En outre, bien que cela soit discutable, il estime que le contexte économique actuel constitue moins un obstacle qu’un défi. «Ce sont les périodes de crise qui nous rassemblent pour collaborer et faire beaucoup mieux. Le problème des ressources est un défi, et rien d’autre. Le fait que nous ayons moins de ressources à notre disposition n’est pas une excuse. C’est l’occasion de nous poser des questions difficiles, et de continuer à investir dans nos sociétés pour être sûrs de venir à bout du VIH.»

«Ces problèmes de pauvreté et ces maladies nous rappellent pourquoi nous sommes là et pourquoi nous faisons tout cela. Cela nous rappelle que nous devons être aux côtés de ceux qui sont aux marges de la société. Aujourd’hui, Jésus nous met à l’épreuve.»

* Robert Bartram est spécialiste en communication. Il a plus de 20 ans d’expérience auprès de diverses organisations gouvernementales, non gouvernementales, et de médias. Il vit à Genève.

Plus d'informations:

Lettre pastorale du Comité central du COE: Les Églises se réengagent à accélérer la lutte contre le VIH

Participation des organisations religieuses à la 21e Conférence internationale sur le SIDA (du 16 au 22 juillet 2016)

Initiatives et plaidoyer œcuméniques du COE pour la lutte contre le VIH et le sida

Campagne «Tenir sa promesse» de l’Alliance œcuménique «agir ensemble» du COE

8 juillet 2016


juillet 2016

Une lueur d’espoir pour la justice et la paix en Terre Sainte

Tous les matins, un homme posé et enjoué arrive à son bureau de Jérusalem-Est avec une lueur d’espoir. Bernard Sabella a consacré toute sa vie aux droits du peuple palestinien. À son poste de directeur exécutif du département des services aux réfugiés palestiniens (DSPR), il est quotidiennement confronté à des questions concernant la relation entre Israël et la Palestine. Pourtant, il aimerait juste être un citoyen ordinaire dans le pays où lui et sa famille ont leurs racines, sans être constamment associé au conflit israélo-palestinien qui parfois, d’après lui, ne rend pas justice à son identité de Palestinien.


Le Comité central adopte des décisions en lien avec le Pèlerinage de justice et de paix

L’espérance en un Pèlerinage de justice et de paix constituait le fil conducteur des travaux du Comité central du Conseil œcuménique des Églises (COE), qui s’est réuni à Trondheim, en Norvège.


La religion: chemin de la guerre ou voie de la paix?

De Paris au Pakistan ou d’Orlando au Myanmar, en passant par l’Irak et le Nigeria, chaque jour apporte son lot de conflits et d’actes de violence commis au nom de la religion ou infligés à des personnes en raison de leur identité religieuse.


Le COE approuve la tenue d'une Conférence mondiale sur la mission en 2018, en Tanzanie

La prochaine Conférence mondiale sur la mission se tiendra à Arusha, en Tanzanie, du 8 au 13 mars 2018. La proposition d'organiser cette conférence a été approuvée aujourd'hui par le Comité central du COE, réuni à Trondheim, en Norvège.


Georges Lemopoulos revient sur 30 années avec le Conseil œcuménique des Églises

Georges «Yorgo» Lemopoulos a expliqué que sa découverte de l'œcuménisme mondial, alors qu'il était étudiant en théologie à Istanbul, en Turquie, a transformé sa vie. Le membre du Patriarcat œcuménique de Constantinople attribue la naissance de son intérêt pour le mouvement mondial de l'Église aux professeurs de théologie qui s'impliquaient dans le travail œcuménique.

Le Comité central du COE appelle à une autocritique introspective sur la religion et la violence

Dans une déclaration publique adoptée le 28 juin, le Comité central du COE a annoncé que «la consolidation de la paix dans le contexte de la religion et de la violence» constituerait la visée thématique de 2017.

Le COE s’exprime au nom des personnes déplacées de force

Dans une «Déclaration sur la crise des déplacements forcés», le Comité central du COE appelle les nations du monde entier à «honorer la lettre et l’esprit de leurs obligations en vertu du droit international, notamment en ce qui concerne les droits humains et le droit des réfugiés, et plus particulièrement le droit d’asile».

Les nouveaux membres du Comité exécutif élus à Trondheim

Lors de sa session à Trondheim (Norvège), le Comité central du COE a élu un nouveau Comité exécutif comprenant 11 nouveaux membres.

Une plénière sur les enfants au comité central du COE

Une séance plénière sur le soutien des communautés religieuses aux droits des enfants, et un premier projet de déclaration à propos des «principes à l’intention des Églises respectueuses des enfants» ont mobilisé l’attention du comité central du COE le 27 juin. Ce document sera encore révisé et soumis à nouveau à la prochaine réunion du comité exécutif du COE.

Agenda du COE


Pré-conférence interreligieuse à AIDS 2016

16 - 17 juillet 2016
Durban, Afrique du Sud

Tous les deux ans, la Conférence internationale sur le sida réunit plus de 20'000 chercheurs, responsables politiques, militants et personnes atteintes du VIH, entre autres, qui partagent les dernières avancées, tentent d’identifier les obstacles à l’éradication de la pandémie, et de s’y attaquer.


Un temps pour la Création

01 septembre - 04 octobre 2016
Dans le monde entier

Du 1er septembre – premier jour de l'année liturgique orthodoxe – au 4 octobre – fête de François d'Assise, saint patron des animaux et de l'environnement dans la tradition catholique –, les Églises sont appelées à participer activement à un Temps pour la création.


Semaine mondiale pour la paix en Palestine Israël

18 - 24 septembre 2016

Pendant toute la semaine de sensibilisation et d'action en faveur d'une paix équitable en Palestine et en Israël, les Eglises membres du COE et les organisations qui leur sont liées témoigneront ensemble pour la paix.


Journée internationale de prière pour la paix

21 septembre 2016
Dans le monde entier

Le Conseil œcuménique des Églises appelle les Églises et paroisses du monde entier à observer la Journée internationale de prière pour la paix le 21 septembre. Cette journée coïncide avec la Journée internationale de la paix, mise en place sous l'égide des Nations Unies.


Lancement du parcours de la Réforme 2017 en Europe

03 - 04 novembre 2016
Genève, Suisse

L’année 2017 marque le cinq-centième anniversaire de la Réforme. Une chaîne de commémorations reliera des villes des Pays-Bas, d’Italie, de Hongrie, de Suisse, de Slovénie, d’Irlande et d’Allemagne. Chaque étape durera 36 heures: des partenaires régionaux et œcuméniques inviteront les gens à des temps festifs comportant de multiples activités afin de découvrir des traces locales de l’histoire de la Réforme.

COE

L’incendie de l’ADD de Calais probablement d’origine criminelle

eglise-des-deux-caps_300.jpg

Après l’Église Assemblée de Dieu (ADD) de Manosque, c’est au tour de l'église Assemblée de Dieu (ADD) de Calais (Pas-de-Calais) d’être dévastée par un incendie mardi le 12 juillet dernier. Selon toute vraissemblance, l’incendie serait d’origine criminel, mais à ce jour aucun auteur n’a été identifié.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a adressé dans un communiqué «aux responsables religieux et aux fidèles qui la fréquentaient», un « message de sympathie et de soutien ». « Si la piste d’une origine criminelle devait être retenue, tout sera mis en œuvre afin que les auteurs d’un tel acte soient rapidement interpellés afin d’être traduits en justice et punis », a-t-il ajouté.

Nous publions les communiqués de presse du Conseil National des Évangéliques de France (CNEF) et des Assemblées de Dieu.

Communiqué du CNEF

Calais : lieu de culte de l’Église évangélique ravagé par les flammes

Le Conseil national des évangéliques de France tient à assurer la communauté de l'Église évangélique des Deux Caps de Calais (Assemblées de Dieu) et son pasteur de sa compassion et de ses prières, à la suite de l'incendie qui a ravagé leur lieu de culte à l’aube du 12 juillet 2016.

Après l’Église évangélique de Manosque en mai dernier, c’est la deuxième communauté des Assemblées de Dieu qui est ainsi détruite par les flammes. L’enquête en cours devra déterminer l’origine exacte de l’incendie, mais la piste criminelle n’est pour l’instant pas écartée. Si elle était retenue, il faudra encore établir si les auteurs du délit sont animés par des motifs anti- religieux. Ce qui est certain, c’est que l’Église a été le théâtre d’incivilités régulières ces derniers mois qui ont conduit le pasteur à déposer une main courante à la police.

Le Cnef est particulièrement attentif aux atteintes de tous ordres à la liberté de culte et d’expression, parfois mises en cause dans notre pays.

À cet effet, il identifie les actes de discrimination visant le protestantisme dans toutes ses composantes et y consacre un fil Twitter @ProLaique (ProTestLaïque).

Pour l'heure, la communauté de l'Église évangélique des Deux Caps de Calais se retrouve dépourvue de lieu de rassemblement. Les services municipaux de la ville ont été sollicités afin de trouver rapidement des locaux provisoires qui permettront le maintien du culte dominical et des activités régulières de l’Église.

Le Conseil national des évangéliques de France, ainsi que ses services et les Églises protestantes évangéliques de la région, se tiennent à la disposition de la communauté de Calais pour leur témoigner leur solidarité. 

Communiqué du bureau national des Assemblées de Dieu de France

Ne soyez pas surpris

Les chrétiens, auxquels s’adressait l’apôtre Pierre, regardaient les évènements comme une chose étrange, anormale. Que leur aurions nous dit ? Il leur écrit que cela ne doit pas être surprenant.

Il y a quelques jours, les locaux de l’Assemblée de Dieu de Calais ont été détruits par les flammes. Accident ou acte criminel ? L’enquête est en cours. Pourtant cette région est le théâtre d’une action remarquable menée par les chrétiens évangéliques auprès des migrants en souffrance. Que faut-il en penser ? Nous restons attentifs aux réponses des enquêteurs. Nous réaffirmons ici toute notre compassion et notre soutien spirituel auprès des chrétiens de Calais et de leur pasteur.

Il y a quelques semaines, les locaux de l’Assemblée de Manosque étaient dévastés par un incendie. Pourquoi Manosque ? Y a-t-il un rapport ?

Y a-t-il un rapport avec ces horribles attentats dont nous sommes encore malheureusement les témoins ? Nous exprimons toute notre affection à ceux qui sont frappés par la douleur et la cruauté. Nous adressons sincèrement toutes nos condoléances aux familles des victimes et les assurons du soutien de nos prières.

Certes, nous ne pouvons pas nous aventurer sur un terrain qui consisterait à établir des liens entre tous ces évènements. Cependant, nous pouvons nous rappeler qu’il n’y a rien de surprenant.

Nous savons en quels temps nous sommes, une période de l’histoire que la Bible appelle « les temps de la fin ». L’apôtre Paul annonçait à son ami Timothée des temps difficiles où les gens seraient « cruels, traitres, emportés, ennemis des gens de bien, égoïstes, amis de l’argent, insensibles, ayant l’apparence de la piété mais reniant ce qui en fait la force, aimant le plaisir plus que Dieu… » (2 Timothée 3 : 1-5). Visant cette même époque, Jésus encourageait ses disciples non pas à baisser leurs têtes mais bien plutôt à les lever car la manifestation de leur espérance est proche. Les textes du Nouveau Testament décrivent cette période de l’histoire humaine comme une époque de moisson, et paradoxalement, de progrès dans l’endurcissement et d’adversité. Mais tous ces évènements ne feraient que nous affaiblir si nous les regardions de manière passive.

Paul, à l’instar de Pierre nous rappelle que nous ne sommes pas sans ressources pour réagir, équipés des armes de la lumière : l’amour, la compassion, la foi, l’espérance, la vérité et la justice. Ne soyons pas surpris de toutes ces choses, mais réagissons, inspirés des valeurs que le Christ nous a laissées en tant que modèle. Et luttons…

Si nous réaffirmons notre soutien et notre compassion pour tous ceux qui sont frappés par ces horreurs et une férocité humaine injustifiable, nous pouvons aussi faire davantage.

En effet, le moment n’est-il pas venu de retrouver les vraies priorités ? N’est-il pas temps de nous débarrasser de tout ce qui nous encombre et de donner à Jésus Christ la place qui doit être la sienne ? N’est-il pas urgent de reprendre le chemin de la prière ? Ne devons-nous pas réapprendre à marquer notre différence ?

Nous avons tous observé que la luminosité des étoiles grandit au fur et à mesure que la nuit s’obscurcit ! Jésus-Christ est appelé l’étoile du matin qui annonce un jour nouveau pour tous ceux qui regardent vers lui avec foi et espérance. Paul insistait dans une de ses lettres, il y a bientôt 2000 ans : « Prenez cela d’autant plus au sérieux que vous savez en quel temps nous sommes : le moment est venu de nous réveiller de notre sommeil. En effet, le salut est plus près de nous maintenant qu’au moment où nous avons commencé à croire. La nuit est avancée, le jour approche… » (Romains 13 : 11-12).

Ne soyons donc pas surpris : Nous avons, d’une part, un devoir de resplendir comme la lumière du monde et, d’autre part, une lutte spirituelle à mener jusqu’à l’avènement de celui qui a payé le prix jusqu’au bout.

Et quand Christ paraîtra, vous paraîtrez aussi avec Lui dans la gloire !
(Colossiens 3 : 4).

Christian Blanc
René Delattre.
15 juillet 2016

CNEF / ADD

Attentat de Nice : réactions de différentes instances (CNEF, FPF, EPUdF, COE, CEC/KEK, FEEB, UEPAL, FEPS, Portes Ouvertes, FEA)

Nous avons collecté sur cette page diverses réactions d’instances chrétiennes à l’attentat terroriste du 14 juilllet 2016 qui a causé la mort à 84 personnes jeudi 14 juillet 2016 à Nice:  le Conseil national des évangéliques de France (Cnef), la Fédération protestante de France (FPF), l'Église protestante unie de France (ÉPUdF), le Conseil oecuménique des Églises et la Conférence des Églises européennes (CEC/KEK), la Fédération des Églises évangéliques baptistes (FEEBF), l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL), la Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS), Portes Ouvertes et l’Union des Fédérations Adventistes (UFA) ont réagi à l’attentat par les communiqués qui suivent:

Le Conseil national des évangéliques de France réagit (CNEF)

Au moment où la ville de Nice pleure ses morts et panse ses blessés au lendemain de l’ignoble attentat perpétré sur la promenade des Anglais, le Conseil national des évangéliques de France tient à exprimer toute sa compassion et sa solidarité aux blessés et aux familles des victimes.

Il propose que, lors des cultes dominicaux du 17 juillet, un temps de prière en faveur des familles endeuillées, des nombreux blessés, des forces de l’ordre et des autorités de notre pays soit organisé dans toutes les Églises protestantes évangéliques. Et il compte sur les nombreuses communautés présentes à Nice et sur la Côte d’Azur pour manifester concrètement la solidarité des protestants évangéliques.

En à peine plus de dix-huit mois, la France a été touchée par trois épisodes terroristes d’une violence inouïe qui nous laissent abasourdis. Face à ces attaques dont tous s’accordent à dire qu’elles sont difficilement prévisibles et qu’aucun niveau de sécurité ne pourra totalement les éviter, le Conseil national des évangéliques de France invite tous nos concitoyens à se tourner vers Dieu, le Dieu de Jésus- Christ, seul capable de transformer le cœur humain et d'offrir la véritable paix.

En attendant, refusons de céder à la panique comme à la haine. Resserrons les liens de la solidarité nationale en ces temps troublés. Et n’oublions pas qu’en ce moment même des millions de chrétiens à travers le monde prient pour la France.

À cause même de l'Évangile, le CNEF se tiendra toujours aux côtés de tous ceux, quelles que soient leur origine, leur nationalité ou leur religion, qui voudront défendre la vie et la liberté, biens précieux d'une humanité aujourd'hui bafouée.


Le communiqué de la FPF :

Au moment où la France est touchée par un acte meurtrier d'une horreur insupportable, au moment où les valeurs mêmes de la République sont visées, la Fédération protestante de France veut en premier lieu, se tenir dans la prière et la solidarité aux côtés des personnes et des familles victimes de cet attentat.

Devant les défis si grands de la violence et du terrorisme, elle rappelle par ce message son soutien aux autorités du pays et notamment aux personnes qui ont en charge la responsabilité de veiller inlassablement à la paix, à la sécurité, au soin et à l’accompagnement des personnes.

Enfin, elle veut plus que jamais, témoigner d'une espérance imprenable en Christ et appeler à la fraternité qui unit chacun des citoyens de ce pays.

Dans l’épreuve nous sommes amenés à nous tenir ensemble.

François Clavairoly

Président de la Fédération protestante de France

Le communiqué de l'ÉPUdF

L’effroi, l’horreur, l’absurde nous assaillent, après l’épouvantable attentat du 14 juillet à Nice. Ils nous assaillent à nouveau hélas, dans une sorte de tragique répétition qui rappelle d’autres attaques et d’autres morts violentes en France et dans le monde. Le sentiment de sidération, renforcé par le contexte d’union et de fête populaire, ressurgit et nous laisse désemparés.

Nous prions pour les victimes, leurs familles et leurs proches, pour les personnes choquées d’avoir été témoins de ce massacre, pour les services de sécurité et les équipes de secours qui sont à l’oeuvre.

Nous prions également pour les responsables locaux et nationaux, qui ont la lourde tâche de réagir de manière juste, de prévenir d’autres attaques possibles, de veiller à la protection de chacun dans un État de droit. Dimanche, à l’occasion des cultes qui nous rassembleront, nous prierons et intercéderons encore.

La violence terroriste cherche à provoquer l’affolement en chacune et chacun, la suspicion généralisée, la surenchère des "y a qu’à" nourrie du sentiment d’impuissance, la division et la désignation des boucs émissaires.

Venu d’un tout autre contexte, cet appel porté par le prophète Ésaïe nous rejoint pourtant, ici et maintenant, et nous mobilise : "votre force est dans le calme et la confiance" (Esaïe 30.15).

  • Pasteurs Thibaut Delaruelle et Paolo Morlacchetti, pasteurs de l’Église protestante unie de Nice
  • Pasteure Sibylle Klumpp, présidente du Conseil régional Provence‐Alpes‐Corse‐Côte d’Azur de l’Église protestante unie de France
  • Pasteur Jean‐Frédéric Patrzynski, inspecteur ecclésiastique luthérien régional
  • Pasteur Laurent Schlumberger, président du Conseil national de l’Église protestante unie de France


Le COE condamne la violence et appelle à la prière et à l’action après les atrocités de Nice

Le Saint-Esprit représenté sous la forme d’une colombe : détail d’une tapisserie tissée à Aubusson, en France, pour le COE.


Georges Lemopoulos, le Secrétaire général suppléant du Conseil œcuménique des Églises (COE), a appelé à la prière et aux actes de bienveillance après une attaque meurtrière menée contre des estivants dans la ville de Nice, dans le sud de la France.

Selon l’Agence France Presse (AFP), près de 84 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées dans la station balnéaire méditerranéenne lorsqu’un poids-lourd a foncé dans la foule des noctambules qui s’étaient rassemblés pour regarder un feu d’artifice le jour de la fête nationale, en l’honneur de la libération des prisonniers détenus à la Bastille, à Paris, le 14 juillet 1789.

Le chauffeur aurait été tué par balles par les forces de police.

François Hollande, le président français, s’est adressé à la nation dans un discours télévisé à 3h30 du matin, le 15 juillet. Il a reconnu que l’incident était probablement un acte terroriste et a prolongé l’état d’urgence dans le pays, en vigueur depuis le mois de janvier 2015, et ce pendant trois mois supplémentaires.

S’exprimant pour le compte du COE, Georges Lemopoulos a affirmé: «Nous prions pour les victimes et leurs familles et pour tout le peuple français, comme le font de nombreux chrétiens et nos interlocuteurs issus d’autres religions du monde.»

Il a poursuivi: «Le 14 juillet est une grande célébration de la liberté et de l’assistance mutuelle en France. Nous condamnons cette attaque qui a porté sur des êtres humains innocents, mais également sur les valeurs de justice et de communauté. Ceux qui célébraient l’unité nationale ont été visés de façon délibérée.»

«Pour l’heure, les raisons de cette injustice font toujours l’objet d’une enquête, a-t-il ajouté. Quelle que soit l’issue de cette investigation, il est essentiel de maintenir l’esprit d’unité ; aucune communauté minoritaire ne doit servir de bouc émissaire pour les crimes de quelques-uns.»

«Les gens de bonne volonté doivent réagir. Au COE, nous nous engageons à réaliser des actions positives et directes dans le cadre d’une réponse commune à cette attaque brutale, a affirmé George Lemopoulos. L’heure est à la prière, mais également à l’action pour les organisations confessionnelles, en partenariat avec les agences de l’État et les agences laïques.»

Églises membres du COE en France

Communiqué de l'Eglise protestante unie de France

Communiqué de la Conférence des Églises européennes (en anglais)


CEC / KEK : Attaque terroriste de Nice : au milieu de l'effusion de sang, construisons la paix avec tous les hommes de foi et de bonne volonté

La Conférence des Eglises européennes (CEC/KEK) déplore la mort d'au moins 84 personnes et de nombreux autres blessés hier soir à Nice (France). …

La KEK/CEC est attristée et choquée par ce nouvel acte de violence aveugle sur des gens ordinaires en Europe. Il vient à la suite d'autres attaques meurtrières récentes à travers le monde, y compris en Irak, Syrie, Bangladesh, Libye, Somalie, et plus encore. La violence d'hier est symbolique, car elle a eu lieu le 14 Juillet, Jour de la Prise de la Bastille, jour où les citoyens français commémorent le début de la Révolution française.

En cet anniversaire, nous sommes particulièrement conscients de l'héritage de cette révolution du 18ème siècle qui a promu les valeurs d'égalité, de légalité, et un État visant à traiter toutes les religions sur un pied d’égalité.

« Comme Églises et croyants, nous devons nous demander: « Quel est notre rôle dans ces événements ? » s’interroge le Secrétaire Général de la CEC/KEK,  Fr Heikki Huttunen, lors d’un temps de prière au Centre œcuménique à Bruxelles. «Comment ce genre de tragédie nous interpelle et nous appelle à la repentance plutôt qu’à la vengeance? »

«Je suis horrifié d'entendre parler de l'attaque à Nice la nuit dernière », a déclaré le président de la CEC/KEK, le Rev. Christopher Hill KCVO, DD. « Mes pensées et mes prières sont avec toutes les personnes concernées et en fait avec la France elle-même ».

En étant artisans de paix et de réconciliation, nous, dans les Églises, nous devons favoriser l’instauration d’un climat de confiance et d’acceptation mutuelles avec tous les hommes de foi et de bonne volonté. La CEC/KEK encourage tous à poursuivre et à renforcer les efforts pour bâtir des sociétés où tous les gens se sentent en sécurité et les bienvenus. Nos prières sont … avec ceux qui restent blessés et dans un état critique, avec les survivants, avec toutes les personnes touchées par cette tragédie, et avec ceux qui ont mis généreusement et courageusement leur propre vie en danger pour le bien des autres.


La Fédération des Églises évangéliques baptistes de France (FEEBF)

La Fédération des Églises évangéliques baptistes de France (FEEBF) exprime aux familles endeuillées, aux personnes meurtries physiquement et psychologiquement, aux forces de l'ordre, au personnel soignant, à toutes nos autorités, sa compassion, son soutien et sa solidarité. Avec toutes ses communautés, elle se tient à côté de ceux qui souffrent et prie pour chacun afin que la paix trouve le chemin de tous les coeurs. Derrière la violence aveugle de ce lâche attentat se cache le spectre froid et ignoble d'un terrorisme fanatique qui s'impose à nos portes. Ce que veulent les théoriciens qui promeuvent de tels actes meurtriers, c'est le règne de la peur et du chaos. Il serait alors facile de céder au repli sur soi, à la vengeance aussi aveugle qu'inefficace, à la stigmatisation ciblée ou inconsciente.

Lutter contre la barbarie, quelqu'elle soit et d'où qu'elle vienne, c'est d'abord accepter de changer soi-même ! Comme l'a écrit Gustave Le Bon dans Le Fatalisme moderne, "La barbarie change souvent de nom, mais il faut sans cesse lutter contre celle du dedans et celle du dehors." Le chemin de l'Evangile de Jésus-Christ ne propose pas autre chose, à savoir la conversion, c'est-à-dire le changement de mentalité et de vie. Les églises de notre Fédération, avec beaucoup d'autres en France, invitent nos contemporains à emprunter ce chemin de réconciliation et de paix, alors que, de nouveau, la consternation s'est abattue sur notre pays.

C'est pourquoi toutes les communautés de la FEEBF, leurs membres et sympathisants, sont encouragées à réserver un temps particulier dans la prière et l'intercession lors de leurs prochains cultes autour des sujets suivants :

  • Les familles des victimes
  • Les blessés
  • Les services de secours mobilisés (gendarmerie, police, hôpitaux, pompiers, médecins, etc..)
  • Les nombreuses communautés chrétiennes dont les deux églises baptistes de la FEEBF (francophone et anglophone) de Nice
  • Notre nation et ses dirigeants


Message adressé aux paroisses de l'UEPAL

Il n'y a plus de mots pour exprimer la tristesse et l'horreur suscités par le drame qui vient une nouvelle fois de frapper notre pays, en tuant des innocents, dont des enfants, et en s'en prenant symboliquement aux valeurs fondatrices de notre République le jour de la fête nationale. Nos pensées vont d'abord aux victimes et à leurs familles si durement éprouvées. En signe de solidarité, nous vous invitons à vous associer au deuil national de trois jours décrété par le Président de la République en faisant sonner le glas samedi 16, dimanche 17 et lundi 18 juillet 2016 à 18h. Nous vous invitons à porter celles et ceux qui sont dans le deuil dans vos prières personnelles et la prière communautaire lors de vos prochains cultes.

Sans connaître encore la motivation exacte de ce crime, nous voulons également dire à nouveau avec force que le terrorisme djihadiste, ce cancer de l'islam, ne doit en aucun cas nous conduire à stigmatiser les musulmans de notre pays. Paisibles dans leur immense majorité, ils sont eux-mêmes susceptibles d'être victimes de la folie meurtrière des terroristes, comme cela a été récemment le cas en Turquie. Nous remercions les responsables musulmans de ne laisser aucune prise aux thèses hérétiques porteuses de mort.

Nous savons désormais, si nous n'en étions pas déjà convaincus, que cette folie meurtrière peut nous atteindre toutes et tous, nous, nos enfants et petits-enfants, à toute occasion et en tout lieu. Mais il ne faut pas laisser prise à la peur, qui serait déjà une victoire des forces du mal. Nous redisons notre reconnaissance à nos forces armées, à la gendarmerie et à la police qui font depuis des mois un travail remarquable et épuisant, et qui seront encore davantage mobilisées dans les semaines qui viennent, sans oublier les services de secours, de soin et d'accompagnement. Nous demandons aux autorités de l'État de renforcer l'action diplomatique et militaire internationale pour éradiquer le mal absolu qui veut mettre notre planète à feu et à sang.

En ces heures sombres où le mal semble triompher, nous ne pouvons que nous associer à la prière du psalmiste : « L'Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles. Il restaure mon âme, il me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom. Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d'huile ma tête, et ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie, et j'habiterai dans la maison de l'Éternel jusqu'à la fin de mes jours. » (Psaume 23)
Christian Albecker
Président de l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine

La Fédération des Églises protestantes de Suisse (FEPS


«C’est avec la plus grande fermeté que je condamne l’attentat du 14 juillet à Nice. Le nombre effarant de victimes me laisse sans voix.

Au nom du Conseil de la FEPS, j’exprime mes sincères condoléances aux familles des victimes. Et j’appelle les Eglises et paroisses de notre pays à prier pour tous les hommes, femmes et enfants touchés par cette attaque.»

Gottfried Locher, président du Conseil de la FEPS

Portes Ouvertes

Nice, Turquie : le combat est spirituel

La France est secouée par un nouvel attentat, sanglant et incompréhensible. Beaucoup de questions surgissent. Pourquoi ? Qu’est-ce qui peut motiver de telles personnes ? Dans quel but ? Sommes-nous en sûreté ? Et pourquoi toujours la France ? Puis nous pensons aux victimes… le chagrin et la tristesse.

Ce même week-end, le grand pays musulman voisin de l’Europe était secoué par une tentative de coup d’État. Coup d’État qui a échoué, mais qui a coûté aussi des vies humaines et la liberté pour beaucoup de gens accusés d’être des conspirateurs. La Turquie n’est pas un pays anodin. Il partage une frontière avec la Syrie et est sous l’emprise d’une lutte avec le peuple kurde, qui prend de plus en plus confiance en lui-même dans le contexte des combats en Irak. La frontière est poreuse. Le groupe État Islamique est sous pression militairement et risque de vouloir réagir par la violence ici et là. Les chrétiens du Moyen-Orient en sont les victimes.

Un début de réponse

Porteurs d’espérance pour le Moyen-Orient est le nom de la campagne que Portes Ouvertes mène pour cette partie du monde. Pourtant, au fond de nous-même, nous avons peut-être plutôt envie de dire « à quoi bon » ? Cela en vaut-il la peine ? Peut-on avoir de l’espérance ?

La semaine dernière j’ai parlé à un collègue qui est rentré du Liban, et qui m’a dit que, jamais auparavant il n’a vu autant de chrétiens d’arrière-plan musulman dans les églises. « Cela me fait penser aux débuts du réveil en Iran » m’a-t-il dit. Ce sont souvent des réfugiés syriens musulmans, qui se retrouvent dans un pays à majorité musulmane, et qui, pourtant, se tournent vers les églises, et qui cherchent, et qui trouvent la foi en Jésus. Peut-être que là se trouve un début de réponse à nos questions… 

Voilà pourquoi je pense qu’il est important de continuer de prier et de rester fidèle dans le combat spirituel. Qu’il est important de ne pas laisser notre cœur se remplir de haine et de désespoir, mais de compter sur Dieu dans cette situation. 

Merci pour vos prières, pendant les 30 jours pour le monde musulman, pour l’action de Portes Ouvertes et pour nos équipes sur place. Merci de rester dans le combat.

Michel Varton
Directeur de Portes Ouvertes France

L’Union des Fédérations Adventistes (UFA)

Soutien aux victimes du drame de Nice

Au moins 84 personnes sont décédées, et des dizaines sont gravement blessées, victimes d’un conducteur fou hier soir à Nice à l’occasion des festivités du 14 juillet. Les responsables de l’Église adventiste dans le sud de la France se sentent profondément concernés par la souffrance de tous ceux qui ont été touchés par cet acte horrible.

Trois personnes de la même famille, membres de l’Église adventiste de Nice, ayant été blessées, sont hospitalisées. Leurs jours ne sont pas en danger. La Fédération des Églises adventistes du sud de la France exprime son total soutien à la population niçoise, aux autorités, aux forces de l’ordre ; elle prie particulièrement pour les familles touchées par ce drame, et pour le personnel médical qui en prend soin.

La Fédération des Églises adventistes du sud de la France invite tous ses membres à la prière, au soutien fraternel, à être acteurs d’unité et à rester dans le réconfort et l’espérance.

En solidarité avec les trois jours de deuil national décrétés, les administrateurs de la Fédération des Églises adventistes du sud de la France invitent toutes les communautés à observer une minute de silence et à vivre un temps de prières lors de leur service de culte de ce samedi. Le pasteur Ruben de Abreu, président de l’Union franco-belge des églises adventistes, ainsi que le président et le trésorier de la Fédération du sud de la France, les pasteurs Daniel Monachini et Philippe Aurouze, seront présents demain samedi 16 juillet en l’église de Nice pour soutenir la communauté et partager une célébration religieuse (culte) spécifique.

Emanuel Lopes, pasteur, chargé de la communication

NICE, (ALPES-MARITIMES), FRANCE – RÉACTIONS À LA TRAGÉDIE DE NICE

Le président de l’Union des Fédérations adventistes (UFA), Ruben de Abreu, lié par son épouse à la ville de Nice, est consterné par la tragédie et le bouleversement qu’elle entraine au niveau des familles.

«  Ce drame doit aussi être l’occasion pour les chrétiens adventistes de Nice de manifester leur solidarité et leur implication dans la société. Il ne suffit pas de prier pour les familles des victimes mais de répondre positivement aux appels du don de sang. Donnez son sang est un acte élémentaire de compassion d’urgence et nécessite notre disponibilité ».

Le pasteur Daniel Monachini, président de la Fédération du Sud de la France exprime toute sa compassion aux victimes et à leurs familles en condamnant cet attentat.

Trois personnes de la même famille, membre adventistes ayant été blessés, sont hospitalisées. Leurs jours ne sont pas en danger. La Fédération du Sud de la France exprime son total soutien aux autorités et aux forces de l'ordre ; elle prie particulièrement pour les familles touchées par ce drame, et pour le personnel médical qui en prend soin. Elle invite tous ses membres à la prière, au soutien fraternel, à être acteurs d'unité et à rester dans le réconfort et l'espérance. En solidarité avec les trois jours de deuil national décrétés, les administrateurs de la Fédération du Sud de la France invitent toutes les communautés à observer une minute de silence et à vivre un temps de prière lors de leur service de culte de ce samedi.

De son côté, le pasteur Mario Brito, président de la Division Inter-européenne déclare : 

« Je suis vraiment consterné par cette action terroriste qu’une fois de plus frappe durement la France et crée un climat de tension et de peur. Je prie pour les victimes et leurs familles et je vous demande de bien vouloir transmettre toute mon affection et ma solidarité aux membres d’église qui ont été touchés par cet acte de violence gratuite et  inqualifiable. »

Le président Ruben de Abreu sera présent ce week-end à Nice et assurera le service cultuel le samedi 16 juillet. Le président Daniel Monachini de la Fédération du Sud de la France ainsi que le trésorier, le pasteur Philippe Aurouze, seront également présents pour soutenir la communauté de l'Eglise adventiste de Nice et partager cette célébration religieuse.

Tweets de circonstance


CNEF / FEF / EPUdF / COE / KEK