2016

Conférence générale de l’Église évangélique méthodiste du 10 au 20 mai 2016 à Portland, Oregon


Étienne Rudolph, surintendant 


Avec Christine Schneider, le surintendant Étienne Rudolph a représenté notre Conférence annuelle Suisse/France/Afrique du Nord à la Conférence générale, l’instance législative mondiale de notre dénomination en réunion tous les quatre ans. Voici son retour.

Premières impressions

Après un vol de 10 heures, me voilà arrivé à Portland, Oregon ! J’étais parti deux jours avant le début de la Conférence Générale pour pouvoir récupérer un peu du décalage de 9 heures avec la France.

Dès l’aéroport, une équipe de volontaires méthodistes était présente pour accueillir les délégués avec le sourire et les orienter.

Première impression dans la ville de Portland : des immenses affiches parlant de l’UMC, des trams aux couleurs de l’UMC !

Nous nous sommes retrouvés à près de 900 délégués pour vivre 2 semaines intenses. Il n’y avait pas loin du même nombre de personnes volontaires pour aider à toutes sortes de tâches pour que la Conférence générale puisse se dérouler dans de bonnes conditions. Il y avait également des visiteurs qui pouvaient être plus nombreux que les délégués certains jours ! Il y avait également des exposants. Autour de 3000 à 3500 personnes gravitaient donc dans le Centre de Convention et autour où se tenait la Conférence générale.

Avalanche de pétitions et de rapports

Aux rapports, pétitions et motions reçus avant la session de la Conférence générale, se sont rajoutés chaque jour les rapports de ce qui avait été décidé la veille et le contenu du jour. Ce qui fait que chaque délégué avait à la fin de la Conférence générale 2 960 pages de documents officiels ! Heureusement que cette année, nous avions reçu des tablettes individuelles où il était possible de télécharger les 1 600 pages des documents reçus il y a quelques mois, puis chaque jour, il était encore possible de télécharger une partie des documents du jour. Mais nous avons quand même tout reçu en version papier !

Cultes et prédications incisifs

Chaque jour était ponctué, matin et soir, par un culte festif avec une variété impressionnante de chants en toutes langues et différents styles de musique.

Lors des cultes du matin, un des évêques, à tour de rôle, était chargé de la prédication, toujours forte, incisive et interpellante dans le contenu.

Deux exemples : - tout d’abord avec une citation de l’évêque Abrahams, réflexion qui convient aussi pour notre Conférence annuelle, ainsi que pour nos Églises locales et pour chacun personnellement ! « Nous utilisons l’Évangile comme si nous n’avions pas d’argent et nous utilisons l’argent comme si nous ne connaissions pas l’Évangile ! »

- 2e exemple de l’évêque Sally Dick qui prêché sur ce texte de Mt 9.13 lorsque Jésus dit « Allez apprendre ce que signifie la miséricorde ». Elle a souligné combien en tant qu’Église cette parole d’abord adressée aux pharisiens nous est finalement aussi adressée en tant qu’Église : « Comment une Église peut-elle exercer la miséricorde si elle exclut des personnes ? »

Je vous laisse méditer là-dessus, comme j’ai eu l’occasion de le faire.

Enjeu des procédures et des règles

Je reviens à d’autres aspects de la CG :

La première semaine, nous étions répartis en 11 comités législatifs qui traitaient les questions et les demandes par thèmes. Les questions pouvaient concerner des thèmes liés au ministère pastoral, à la mission, aux jeunes, à la santé, à l’éthique, la justice sociale, à l’environnement…

L’évêque Patrick Streiff lors de cette CG 2016

La deuxième semaine était destinée aux séances plénières. L’ensemble des délégués se retrouvait pour décider d’adopter ou rejeter les propositions reçues et travaillées la première semaine par les comités. Ces séances étaient présidées par des évêques à tour de rôle pendant des périodes de 2 heures environ.

Pour le non-américain que j’étais, il m’a fallu tout d’abord saisir le fonctionnement des règles.

Une question importante que ces règles ! Il nous a fallu plus de deux jours pour les adopter !

Et cela donne une étrange impression, comme si pour les Américains le processus de discussion était plus important que le contenu de la discussion!

Entrée en lice des évêques, mise en place d’une commission, convocation dans deux ans d’une CG exceptionnelle

Confrontée à des positions contradictoires sur le sujet de la sexualité humaine, la Conférence générale a demandé Conseil des évêques de réfléchir à des pistes d’avenir. Le Conseil des évêques s’apprête à nommer une commission représentative de toutes les cultures et sensibilités inhérentes à l’EEM. Sous sa supervision, cette commission réfléchira aux changements à apporter aux structures globales de l’Église et au Règlement de l’Église pour préserver l’unité de l’Église. Ses propositions seront soumises au vote de la Conférence générale exceptionnelle convoquée, Dieu voulant, en 2018. D’ici là, d’une seule voix, les évêques invitent tous les acteurs de l'Église à la prière : « En tant que Conseil des évêques, nous allons conduire l'Église dans toutes les parties du monde à des temps de culte, d'étude, de discernement, de confession et de prière pour que Dieu nous guide».


Ce qui m’a semblé aussi parfois difficile à comprendre, c’était de savoir quel était l’enjeu de certaines discussions et décisions à prendre, c’est-à-dire qu’est-ce qu’il y a derrière la question ou la demande, où veut en venir celui ou ceux qui ont posé la question. Toutes les séances étaient traduites simultanément en plusieurs langues comme le portugais, l’espagnol, le russe, le tagalog, le kiswahili ainsi que le français. Les délégués pouvaient prendre la parole dans l’une de ces langues.

Tensions

La tension a été forte à certains moments et tout particulièrement lorsque la Conférence générale a abordé les questions concernant la sexualité humaine. Alors qu’on sentait que l’Église évangélique méthodiste était au bord d’une division, une motion a été proposée. J’ai personnellement vécu ce temps-là comme un moment fort : un délégué a demandé la parole et il s’est adressé aux évêques leur disant : « Vous êtes nos évêques, s’il vous plaît, guidez-nous, dirigez l’Église pour qu’elle ne se divise pas ! » Les 80 évêques présents se sont alors retirés pour discuter et travailler à une proposition.

Une séance en français avec notre évêque

Un autre temps fort a été lorsque notre évêque, Patrick Streiff, a présidé une des séances… dans la langue de Molière, c’est-à-dire en français ! Ce qui était possible vu que le français est une des langues officielles de la CG. Mais cela a obligé les Américains et les non-francophones à devoir avoir un casque pour la traduction. Intéressante comme expérience, surtout pour les Américains qui ont quelque peu touché du doigt la difficulté de participer et de prendre des décisions dans une autre langue que leur langue maternelle ! Plusieurs Américains se sont approchés de moi pour dire que c’était très bien d’avoir fait cela. Merci, cher évêque, pour cette belle leçon… de français !

Rencontres et partages

L’expérience vécue a été riche en émotions et en découvertes, mais aussi en rencontres et partages avec des chrétiens méthodistes des 5 continents !

Notre Église a une dimension globale dans laquelle on pourrait presque s’y perdre !

Mais en même temps, et c’est sans doute une de ses forces, elle a une diversité réelle qui lui permet de vivre la mission du Christ dans ce monde par les femmes et les hommes qui la composent.

Notre Église n’est pas un événement auquel on assiste, mais une communauté à laquelle on appartient !

Et je suis heureux de vivre ma foi dans une telle Église !

Des pages entières sont consacrées à cette Conférence générale sous eemni et ueemf


EEMNI

Mise en ligne du journal francophone ENroute de l’Église évangélique méthodiste N°122


 

Le numéro 122 Juillet & Août 2016 d’ENroute, le journal francophone de l’Église évangélique méthodiste est en ligne. Il est axé pour l’essentiel sur le sort imparti aux réfugiés. En voici l’éditorial et le sommaire détaillé.


Éditorial - Gardien de mon frère… réfugié

JP Waechter

Selon le HCR, 17 millions de réfugiés sont cantonnés dans des camps du monde entier, provisoirement, en attendant la résolution des conflits et des crises... D’autres réfugiés affluent par milliers aux frontières de l’Europe, 40 000 sur les côtes italiennes depuis le début de l’année. Au lieu de les accueillir, l’Union européenne fait le choix de renvoyer les réfugiés dits illégaux à la frontière turque. « L’égoïsme structurel de l’Europe repousse la vague migratoire hors de ses frontières » dénonce à juste titre le Pape François. La tentation de l’indifférence nous guette (cf la méditation de Venuše Černá).

Mais est-il permis à des chrétiens d’être insensibles plus longtemps au cris de ces réfugiés ? Même si nous nous défendons de pouvoir accueillir toute la misère du monde, nous sommes bel et bien établis gardiens de nos frères réfugiés.

Dans ce numéro, ENroute met en lumière la condition du migrant africain en Tunisie et Lybie avec le témoignage du pasteur Freddy N’zambe en fonction à Tunis.

Quant à la communauté méthodiste de Vienne, elle est passée à l’action, l’été dernier. Elle a pris l’initiative d’accueillir dans ses murs des familles de réfugiés, l’espace de quelques semaines. Son expérience vaut le détour et met en évidence que la foi authentique ne se gargarise pas seulement de mots mais se traduit aussi sur le terrain par des actions concrètes contre les maux.

Dieu ne demande qu’à verser son amour dans nos coeurs pour faire de nous les gardiens de nos frères réfugiés. Que nous le voulions ou non, notre responsabilité de gardiens est engagée pour ces personnes déplacées et réfugiées. 

La tâche nous semble insurmontable et nos moyens faiblement ridicules, incontestablement ! Mais le Christ Jésus a la faculté de multiplier les faibles moyens que nous lui remettons, à condition que nous sachions les lui remettre ! « Seigneur, fais-le. Je crois, Seigneur. Mais viens au secours de mon incrédulité ! 


SOMMAIRE

Éditorial - Gardien de mon frère… réfugié

Méditation - A la source de nos motivations

Le billet de l’évêque - Communication

Conférence générale du 10 au 20 mai 2016 à Portland, Oregon

Du vécu: Aumônerie des prisons - Il était une fois…

ClinDieu: le ClinDieu de Steven Willemin

Dossier : Gardien de mon frère… réfugié

Entre mes deux paradis - Et si je me permettais un rêve ?

Les larmes dans l’immigration des étudiants d’Afrique subsaharienne

Portes Ouvertes: soutenons les réfugiés dans la prière
Le droit d’asile en France

SEL: les migrants empêchent le développement du pays qu’ils quittent, une idée reçue

Droit de citer : deux ouvrages sur John Wesley

Offre d’emploi à Connexio

Bischwiller: vie de l’église Tabor

Lausanne: vie de l'église

Mulhouse: vie d'église

Metz: marche pour Jésus & événements dans l'église

Munster: rencontre du 1er mai

Paris Résurrection: JMP 2016 et Fête des Moissons

Saint Jean de Valériscle: le bord de l’amour de Dieu

Saint Imier: week-end de la communauté au Chalet de la Croix Bleue à Tramelan, 28-29 mai 2016

Lausanne: Journée romande de l’Ascension

Carrefour des femmes France : Frustration, mon amie ? Le secret d’une vie fabuleuse !

Montélimar: au coeur de la louange

La grille du mois

Congrégation des Soeurs de Bethesda, Strasbourg: élection de Soeur Marlène Balzi

Prière pour les victimes des migrations

EEMNI

Réactions des Églises au Brexit : l’Église méthodiste du Royaume Uni, l’Église évangélique méthodiste en Allemagne, le COE et l'AEM

La Grande Bretagne vient de voter le Brexit, la sortie de l’Union Européenne (UE). L’Église méthodiste de Grande Bretagne a réagi à la suite de ce référendum par une déclaration conjointe du président et de la vice-présidente de la Conférence méthodiste et par les réflexions de l'équipe mixte en charge des questions d'intérêt public (the Joint Public Issues Team (JPIT)). L’évêque Rosemarie Wenner à la tête de l’Église méthodiste unie en Allemagne offre son soutien à l’Église méthodiste de Grande Bretagne. Le COE et l’Alliance évangélique mondiale invitent à la prière. EEMNI réunit ici les interventions de ces diverses instances ecclésiales après cet événement majeur.

Grafik: PublicDomain

L’Église méthodiste du Royaume Uni

Le révérend Steve Wild, président et le Dr Jill Barber, vice-présidente de la Conférence méthodiste, ont publié la déclaration conjointe suivante à la suite du référendum de l'UE.


Le peuple a parlé à travers le processus démocratique. Nous reconnaissons que le résultat va causer de la peine à certaines personnes qui ont voté avec passion et intégrité, et que le moment est venu d'avancer ensemble avec bonne volonté. Les structures ont changé, mais nous continuons d’espérer l’avènement d’une société équitable, juste et équitable. Nous devons maintenant rassembler « la volonté politique » dans la lutte contre la pauvreté, le changement climatique et la crise des réfugiés.

Ce référendum a montré à la fois le meilleur et le pire de notre démocratie. On doit reconnaître qu’un grand changement constitutionnel est survenu pacifiquement et de manière transparente; quelque chose qui est trop rare dans le monde, même aujourd'hui. Nous sommes attristés que le débat référendaire a parfois favorisé un sentiment de peur et même de haine et de racisme. Nous ne pensons pas que la plupart des gens, malgré leur vote au référendum, aient voulu cela. Ce résultat ne représente certainement pas le genre de pays que la Grande-Bretagne veut être. Nous devons être prudents maintenant que ces propos ne façonnent pas la façon dont nous ferons de la politique à l'avenir.

Au moment où s’ouvrent les négociations sur l'avenir de notre rôle dans l'UE, nous ne pouvons pas nous couper de l'Europe. Nous prions pour nos frères et sœurs en Europe, et notamment dans nos Eglises sœurs, et les assurons que notre amour et notre engagement à leur égard n’ont nullement faibli.


L'équipe mixte en charge des questions d'intérêt public

L'équipe mixte en charge des questions d'intérêt public (the Joint Public Issues Team (JPIT)) a publié la réflexion et à la prière suivantes. JPIT travaille avec l'Église méthodiste, l'Eglise réformée unie, Union baptiste et l'Église d'Écosse sur les questions de justice et d'inégalités.


On t'a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ;

Et ce que l'Éternel demande de toi,

C'est que tu pratiques le droit,

Que tu aimes la loyauté,

Et que tu marches humblement avec ton Dieu.

(Michée 6: 8)

Cette semaine, les habitants du Royaume-Uni ont pris l’importante décision de quitter l'Union européenne. À travers nos communautés, y compris dans nos églises, certains vont l’aborder avec consternation; d'autres avec jubilation. Nous voyons déjà quelques-unes des conséquences politiques, y compris la décision de David Cameron de se retirer en tant que Premier ministre plus tard cette année.

Les tendances du vote ont révélé des différences au sein du peuple britannique qui seront interprétées de diverses manières. Ces différences ne doivent pas devenir des facteurs de division, mais nous pousser à trouver un terrain commun d’entente et de respect pour les surmonter. Ensemble, nous sommes confrontés à un moment de changement significatif.

Quel que soit le point de vue que nous pourrions tenir sur le résultat du référendum, le moment est venu de reconnaître que le bien-être du Royaume-Uni et de son peuple ne dépend pas seulement de sa place dans l'Union européenne. L'équité et la justice pour tous ne seront jamais la conséquence automatique de notre positionnement à l'intérieur ou à l'extérieur d'une institution particulière. Ces vertus ne deviendront réalité que si nous les poursuivrons délibérément, en tant que pays comme en tant que citoyens, ici même et à l'étranger.

Nos objectifs pour le genre de société où nous voulons vivre demeurent les mêmes. Nous allons continuer à devoir faire face à une série de questions  - changement climatique, paix et sécurité, agriculture durable, bien-être, commerce et circulation des personnes -. Les gens étaient en désaccord, les uns pensaient qu’on allait mieux aborder ces questions en étant dans l’UE tandis que les autres pensaient préférable de les aborder en étant en dehors. Nous avons voté pour sortir de l’UE. Mais nous ne changeons pas d’objectif, nous sommes en quête d’une société juste. Après des mois de débat parfois dommageables, nous devons nous réengager à travailler ensemble pour le bien commun.

En effet, bon nombre des problèmes auxquels nous sommes confrontés ne peuvent pas être traitées efficacement isolément de nos proches voisins ou de nos partenaires dans le monde entier. Alors que les structures peuvent changer, notre travail en faveur de la justice et de la paix doit se poursuivre aux côtés de nos sœurs et frères européens.

Nous croyons que chaque être humain est créé à l'image de Dieu. Tout propos qui y porte atteinte, ou favorise la division et la discrimination, est contraire aux valeurs du Royaume de Dieu. Notre prière est que nous puissions nous détourner de tout discours axé sur la peur ou l’égoïsme et nous engager de nouveau pour ce sens de notre humanité commune.

Nous sommes maintenant confrontés à un inévitable processus de changements, source d'incertitude. En tant que croyants, nous pouvons puiser des forces en reconnaissant que les desseins de Dieu prévalent au-delà de toute forme d’alliance et d’union politique. Comme la Parole de Dieu exprime l’intention de bénir toutes les nations, nous avons une place dans le monde plus vaste qui inclut une responsabilité envers ceux qui sont les plus pauvres et les plus nécessiteux.

Alors que les conséquences de cette décision historique continuent d'émerger, nous appelons tous nos dirigeants à rendre justice, à aimer la miséricorde et à marcher humblement dans les voies du Royaume de Dieu.


PRIÈRE


Dieu de toutes les nations et de tous les peuples,


En ce moment historique, nous prions pour tous ceux qui sont touchés par la décision que nous avons prise.


Quelles que soient les différences mises en évidence au sein de notre propre société, puissent-elles ne pas éclipser ce que nous avons en commun.


Lorsque les termes du débat politique ont causé du préjudice et de la division, aide-nous à récupérer les vraies valeurs de notre humanité partagée.


Là où l’exagération et la déformation ont généré de la suspicion et de la peur, puissent la vérité et l'honnêteté redonner l’espoir et la bonté.


Nous prions pour toutes les nations de l'Europe, pour que tu nous aides à trouver des façons de vivre et de travailler ensemble à poursuivre la miséricorde et la justice que tu exiges.


Nous nous engageons - ensemble - pour les valeurs de ton Royaume éternel et prions qu’avec tous les autres nous puissions aider ton monde à devenir plus que tu le souhaiterais.

AMEN


Après le vote du Brexit, Rosemarie Wenner, évêque méthodiste de l’Allemagne offre son soutien aux Méthodistes britanniques


En réponse au vote du 23 Juin de leurs compatriotes à quitter l'Union européenne, les dirigeants méthodistes britanniques, ont lancé un appel « à aller de l’avant tout en faisant preuve de bonne volonté » et à continuer leur engagement envers les Eglises sœurs en Europe. Dans une lettre à l'Eglise Britannique, Rosemarie Wenner, évêque de l’Église évangélique méthodiste en Allemagne a offert son soutien. « Nous sommes confrontés à de nombreuses divisions dans nos pays, dans toute l'Europe et dans le monde, », a-t-elle écrit. « En ces temps difficiles, nous sommes reconnaissants pour notre connexion dans la grande famille méthodiste ».


»L’Europe est plus que l’Union Européenne«

L’évêque Rosemarie Wenner regrette le résultat du référendum sur l'UE et appelle à la réconciliation.

Avec regret et respect, l’évêque Rosemarie Wenner a réagi à l'issue du référendum sur l'UE en Grande-Bretagne. « J'avais espéré le maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne, parce que je veux que ce qui nous unit sur notre continent soit renforcé », a déclaré l'évêque de l'Eglise évangélique méthodiste en Allemagne. « Maintenant, les électeurs en ont décidé autrement et leur décision doit être respectée ».

Rien ne changera dans l’étroite collaboration ecclésiale avec l'Eglise Méthodiste en Grande-Bretagne. On va continuer à agir ensemble pour façonner l’Europe au sein du Conseil européen des Eglises méthodistes comme dans les organes œcuméniques et européens, la Communauté des Eglises protestantes en Europe (CEPE)  et la Conférence des Eglises européennes (CEC-KEK). « Cette Europe est déjà plus grande que l'Union européenne », a déclaré Wenner.

Elle souhaite que l'Union européenne et les citoyens européens puissent utiliser la crise comme une opportunité. «Il faut qu’à côté d’une approche prudente de la politique il y ait des citoyens qui se mettent en quête du bien commun et dénoncent les discours populistes, nationalistes, et clivants et dangereux ».

Les Églises d’Europe appartiennent les unes aux autres

Dans une lettre adressée au Bureau de l'Église méthodiste de Grande-Bretagne, Wenner souligne leur lien étroit dans le Christ et leur engagement commun pour la paix et la justice en faveur de toute la création. Compte tenu des nombreuses divisions en Europe, les Eglises ont un rôle important à jouer. Elle rappelle la "Charta Oecumenica", en vertu de laquelle les Églises européennes s’engagent à assumer la responsabilité sociale et la défense des valeurs communes.

Le COE appelle à la prière pour le Royaume-Uni et l’Europe à la suite du référendum sur le « Brexit » 

Le comité central du Conseil œcuménique des Églises (COE) a invité ses Églises membres « à prier pour que Dieu guide et accorde sa sagesse aux responsables religieux et politiques du Royaume-Uni, d’Europe et du monde entier » à la suite du référendum du 23 juin par lequel une majorité de votants au Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord a choisi de mettre fin à 43 ans de participation à l’Union européenne.

La déclaration du COE dit entre autres, « il s’agit d’un défi à tous les responsables européens et aux institutions européennes, cela aura des conséquences au-delà de la région ». Le comité est réuni du 22 au 28 juin à Trondheim, en Norvège, et la déclaration poursuit en disant que ses membres « réfléchissent et prient ensemble pour discerner où va le chemin dans ce paysage nouveau ».

Le comité confie également à la prière les responsables régionaux de la Conférence des Églises européennes.

Pour plus d’information :

Statement on outcome of UK referendum on EU membership (Brexit) (en anglais)

Réunion du Comité Central du COE


L’Alliance évangélique mondiale soutient l’Alliance évangélique du Royaume Uni dans son appel à l'unité et à la réconciliation après le vote du Brexit

L'Alliance Evangélique Mondiale (WEA) soutient l'Alliance évangélique du Royaume-Uni (EAUK) dans son appel à l'unité et à la réconciliation après la décision du  Royaume-Uni de quitter l'Union européenne.

L’évêque Efraim Tendero, Secrétaire Général de l’AEM, a commenté: «Veuillez nous rejoindre dans la prière en faveur du peuple du Royaume-Uni et de l'Union européenne après ce vote, et prions en particulier pour les membres des gouvernements qui devront maintenant suivre ce processus sans précédent et difficile. Suivons les paroles de l'apôtre Paul qu'il a écrites dans sa lettre à Timothée: «En tout premier lieu, je recommande que l'on adresse à Dieu des demandes, des prières, des supplications et des remerciements pour tous les êtres humains. Il faut prier pour les rois et tous ceux qui détiennent l'autorité, afin que nous puissions mener une vie tranquille, paisible, respectable, dans un parfait attachement à Dieu ».


L’AEM a publié la déclaration suivante :

Dans la foulée du vote au Royaume-Uni à quitter l'Union européenne, Steve Clifford, directeur général de l'Alliance évangélique, a donné ce commentaire:

« Alors que le Royaume-Uni a voté la sortie de l'UE, le vote a révélé un profond désaccord entre nos nations, nos villes et nos régions. Le Royaume Uni n’est pas uni.

« Nous sommes entrés dans une période de grande incertitude, non seulement quand nous renégocierons notre relation avec nos voisins européens, mais aussi quand le parti conservateur au pouvoir entamera le processus de sélection de notre prochain premier ministre.

« Cela doit être un temps pour prier.

« Alors que nous nous tournons vers l'avenir, nous aurons pour priorité de bâtir l'unité et de prôner le modèle de la réconciliation. Nous avons pris une décision importante et « bien que nous ayons choisi de quitter l'UE, nous restons une partie de l'Europe et devons nous rappeler nos responsabilités pour soutenir et prendre soin de nos voisins. Dans les mois et les années à venir, nous devons prendre avec générosité pour modèle la différence que l’amour et l'amitié peuvent faire.

« En tant que chrétiens nous suivons le Prince de la paix, et nous sommes appelés à être des artisans de paix. La campagne a été éprouvante et le moment est venu de prendre nos passions politiques et de les canaliser vers des actions concrètes.

« Le vote a été la démonstration de la liberté politique dont nous bénéficions, mais elle a aussi mis en évidence la fragilité de notre démocratie. Nous avons vu la participation élevée à des niveaux jamais vus depuis des décennies, mais nous avons aussi vu une campagne empreinte de cynisme et l'honnêteté marginalisée à des fins politiques. Nos efforts doivent maintenant viser la construction de ponts.

« Nous suivons un Rédempteur qui réconcilie, et nous sommes appelés à l'œuvre de réconciliation en cours. Dans nos églises et dans les quartiers où nous vivons et travaillons aux côtés de certains qui célèbrent le brexit et d'autres qui seront déçus.

«  La réconciliation exige de l'honnêteté et un travail acharné, il faut que nous montrions du respect et de l'ouverture à ceux avec qui nous sommes en désaccord. Nous ne pouvons pas ignorer les différences que ce vote a mises en lumière, mais nous ne pouvons pas laisser les différences nous définir. Nos mains d'amitié doivent faire le travail que le vote ne peut pas faire.

« Nous avons confiance en Dieu qui tient les nations dans ses mains, Lui qui est le Créateur de toutes choses. Nous avons confiance que, bien que sondeurs et experts puissent être déconcertés, Dieu n'est pas dérouté.

«Aujourd'hui, je prie pour le Royaume-Uni, je prie pour l'Union européenne, et je prie pour l'Europe. Je prie aussi pour David Cameron et sa famille et le parti conservateur pour le jour où il entamera le processus de sélection de son prochain chef et premier ministre du pays. Je prie pour que nos dirigeants reçoivent de Dieu la sagesse à l’heure où ils navigueront dans les eaux incertaines qui nous attendent. Je prie pour le réconfort de tous ceux  qui sont déçus par le résultat, et je prie pour que nous renouvelions notre engagement à travailler ensemble pour le bien de tous ».

Traduction eemni

Eglise méthodiste du Royaume Uni - EMK - UMC francophone - Alliance évangélique du Royaume Uni

Un nouveau site internet « Jésus »


L’association Agapé France publie ce mois-ci un nouveau site internet dédié entièrement à Jésus-Christ.

Ce nouveau site "JÉSUS" le présente sous plusieurs angles :

- Le charpentier

- Le révolutionnaire

- Le médecin et le psy

- Le leader

- Le fils de Dieu


Les textes du pasteur (EPUdF) Gilles Boucomont interpellent le visiteur avec de nombreuses références bibliques sur l'histoire de cet homme qui bouleverse la vie des hommes.

Destiné aux non-croyants, le site permet également de regarder le film Jésus en intégralité et de prendre une décision à la fin, ainsi que de poser une question par email.

Qui était ce Jésus ? Voir le site


Le COE et l’AEM se rencontrent et explorent des champs de coopération future


COE/Marianne Ejdersten

Les responsables et représentants de l’Alliance évangélique mondiale (AEM) et du Conseil œcuménique des Églises (COE) se sont rencontrés à l’Institut œcuménique de Bossey, en Suisse, pour étudier les champs de coopération possibles à l’avenir et pour en discuter.

La réunion du 20 mai était consacrée à la présentation du travail de l’AEM et du COE. Les participants ont réfléchi ensemble aux évolutions actuelles de la société et des Églises, ainsi qu’aux mouvements évangélique et œcuménique. Le secrétaire général du COE et celui de l’AEM participaient à l’événement.

Les deux organisations ont partagé leurs projets et discuté des possibilités d’intensification de la collaboration sur des thèmes tels que «le témoignage public et la consolidation de la paix dans les contextes interreligieux» et «réflexion, éducation et formation théologique».

Il s’agissait de la deuxième rencontre entre les responsables et les représentants, mais c’était la première fois que les dirigeants des deux organisations étaient présents et que les perceptions de l’AEM et du COE étaient abordées.

Le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, a déclaré: «dans le monde entier, les chrétiens et leurs communautés savent qu’aujourd’hui, la vie elle-même est menacée comme elle ne l’a jamais été. L’humanité court tellement de dangers qui peuvent nous faire perdre espoir: le changement climatique, mais aussi la pauvreté, les injustices économiques, les risques pour la santé et le bien-être, la violence et la guerre.

M. Tveit a ajouté: «le travail et la collaboration œcuménique en faveur de la défense des droits, pour faire entendre la voix de ceux qui ont besoin d'être accompagnés sur le chemin de la justice et de la paix, constituent des tâches légitimes pour une association d’Églises qui expriment ensemble leur foi en un Dieu de vie trin.»

«La dimension de foi du combat pour la justice et la paix devrait être porteuse d’espoir. Je pense que la volonté d’apporter l’espoir doit également représenter un critère pour la critique de la religion.»

«C’est pourquoi le Conseil œcuménique des Églises appelle toutes les Églises à agir ensemble, à envisager leur vie commune, leur cheminement de foi, comme faisant partie intégrante du pèlerinage vers la justice et la paix, et à se rassembler pour des tâches concrètes destinées à transformer le monde, a souligné le pasteur. Nous devons nous réunir pour parler, écouter et prier.»

La nécessité d’une coopération plus étroite entre l’AEM et le COE a été énoncée par le secrétaire général de l’AEM, l’évêque Efraim Tendero: «Notre coopération croissante peut s’appuyer sur des années de discussion et de compréhension mutuelle. Tout ceci ne se fait pas dans la précipitation. Il s’agit d’une évolution réfléchie vers une plus grande collaboration entre chrétiens à l’échelle mondiale. Nous devons à nos fidèles de discuter avec les responsables des organismes chrétiens du monde entier, de chercher à mieux les comprendre et à coopérer davantage avec eux lorsque c’est possible.»

La réunion a notamment permis d’aborder un enjeu important: les préoccupations croissantes concernant la religion et la violence dans différentes parties du globe.

«Toutes les religions peuvent créer des extrémistes, a fait remarquer M. Tendero, mais l’enseignement chrétien sur le salut par le Christ rejette tout type de violence religieuse.»

Il a toutefois ajouté: «L’affirmation de vérités sur ce qui, fondamentalement, existe et sur la relation des êtres humains au divin fait partie de la nature des religions.»

«Une religion devient extrémiste lorsqu’elle fait appel à la force ou à la violence pour imposer ces vérités à d’autres personnes ou pour appliquer ces affirmations à ses propres fidèles. En tant que responsables religieux, nous devons appeler à défendre, à enseigner et à favoriser la paix dans nos traditions.»

Wilf Gasser, secrétaire général associé de l’AEM, a ajouté que la question de la religion et de la violence était capitale dans le contexte de l’afflux croissant de réfugiés. «Nous sommes très heureux d’entendre les histoires des nombreux réfugiés qui ont trouvé la paix grâce à leur foi en Jésus. Mais nous étudions également la manière dont les Églises peuvent apporter leur soutien sans attiser les tensions entre les religions. Nous travaillons avec un code de conduite qui définit les relations éthiques entre mission et soutien matériel.»

Il y a près de cinq ans, l’AEM, le COE et le Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux (CPDI) du Vatican ont publié un document historique sur l’éthique de la mission chrétienne intitulé «Le témoignage chrétien dans un monde multireligieux: recommandations de conduite.»

Le pasteur Hielke Wolters, secrétaire général associé du COE pour l'unité, la mission et les relations œcuméniques, a déclaré: «ce document historique constitue notamment une réponse aux critiques adressées aux chrétiens par certaines communautés religieuses contre ce qu’elles percevaient comme l’emploi de méthodes non éthiques pour accomplir la mission.»

«Dans certains cas, ces objections à la mission avaient entraîné l’adoption de lois anti-conversion et conduit à des violences. Les trois principales organisations chrétiennes mondiales ont répondu avec ce document qui non seulement identifie l’appel biblique à l’évangélisation, mais décrit également le mandat éthique attaché à l’Évangile.»

Pour Clare Amos, responsable du programme du COE pour la coopération et le dialogue interreligieux, à l’heure actuelle, toutes les traditions religieuses ne reconnaissaient pas facilement que leur propre religion peut être complice de violences.

«On a tendance à essayer de protéger la religion elle-même de cette accusation en assurant que ceux qui commettent des actes de violence ne sont pas d’authentiques représentants de cette tradition religieuse», a-t-elle expliqué.

Placer les droits humains à leur «juste place», celle de concept-clé de la vision chrétienne du monde, voilà la thèse centrale présentée par le prof. Thomas Schirrmacher lors de cette rencontre. Il a insisté sur le fait que «les droits humains prennent racine dans la création des êtres humains par Dieu, et pas uniquement dans leur rédemption. C’est pourquoi tous les êtres humains ont les mêmes droits, et des personnes de confessions très diverses peuvent être touchées par la protection de ces droits.»

M. Schirrmacher a ajouté: «les fondements profonds des droits humains résidant dans l’œuvre du Dieu créateur, chacun a droit à la dignité et peut avoir accès à cette notion qui constitue la base des droits humains.»

La rencontre entre le COE et l’AEM s’est révélée être une étape importante vers l’intensification des relations et de la coopération entre les deux organisations. Devant les situations sensibles que connaissent actuellement de nombreuses parties du monde, le sentiment que les chrétiens doivent s’unir pour soutenir tous les efforts en faveur de la justice et de la paix était très fort.

Les représentants de l’AEM étaient: 

  • L’évêque Efraim Tendero, secrétaire général/président
  • Wilf Gasser, secrétaire général associé
  • Thomas K. Johnson, ambassadeur de l’AEM auprès du Vatican, conseiller principal de la commission théologique
  • Thomas Schirrmacher, président de la commission théologique de l’AEM et modérateur des relations intrareligieuses et interreligieuses de l’AEM.

Les représentants du COE étaient: 

  • le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général
  • Georges Lemopoulos, secrétaire général adjoint
  • Isabel Apawo Phiri, secrétaire générale associée pour le témoignage public et la diaconie,
  • le pasteur Hielke Wolters, secrétaire général associé pour l'unité, la mission et les relations œcuméniques
  • Clare Amos, responsable du programme du COE pour la coopération et le dialogue interreligieux
  • Odair Pedroso Mateus, directeur de Foi et constitution

26 mai 2016

COE


juin 2016

Un délégué à l’Assemblée de 1948 présent à Trondheim

Peder Borgen, qui avait participé à la première Assemblée du COE à Amsterdam en 1948, était présent à Trondheim à la réunion du comité central du COE.

 


Le parcours de la Réforme 2017 en Europe reliera les sites historiques de 67 villes dans 19 pays

Une célébration du cinq-centième anniversaire de la Réforme, baptisée «parcours de la Réforme 2017 en Europe», entamera en novembre 2016 à Genève un tour de ses lieux importants qui durera jusqu’en mai 2017.


 

La «réalité laïque» de l'Allemagne de l'Est, un nouveau défi à la tradition de la Réforme

L'Allemagne de l'Est est le cœur de la Réforme protestante de Martin Luther, mais elle est aujourd'hui l'une des régions les plus sécularisées au monde, a déclaré la sociologue allemande Monika Wohlrab-Sahr.


 

Des responsables d'Églises envisagent une nouvelle étape de vérité et réconciliation en Afrique du Sud et au-delà

Quarante ans après le soulèvement de Soweto, des dirigeants d'Églises de pays déchirés par des conflits se sont réunis en Afrique du Sud pour examiner les voies de paix et de réconciliation.


 

Un délégué à l’Assemblée de 1948 présent à Trondheim


Peder Borgen, qui avait participé à la première Assemblée du COE à Amsterdam en 1948, était présent à Trondheim à la réunion du comité central du COE.

 

La plénière sur l’unité réaffirme l’importance vitale de l’Église

Quel est l’état de la recherche œcuménique de l’unité chrétienne ? Comment cette recherche se rattache-t-elle au travail pour la justice et la paix ? Que peut-on dire de l’Église dans ce contexte ?

 

Le Conseil œcuménique des Églises lance un manuel sur la mission


Le lancement d’un manuel détaillé sur la mission marque un moment important dans la vie de la Commission de mission et d’évangélisation du Conseil œcuménique des Églises.

 

Le COE salue l’accord de cessez-le-feu en Colombie


Dans une déclaration adoptée par son Comité central réuni à Trondheim, en Norvège, le COE «accueille favorablement la nouvelle de l’accord historique de cessez-le-feu bilatéral conclu à La Havane, le 23 juin 2016, entre le gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC-EP)».

 

Y a-t-il de l’espoir pour le Moyen-Orient?


La guerre, le conflit ethnique, des millions de réfugiés, une situation humanitaire qui se dégrade, la discussion sur le Moyen-Orient se déroule dans un contexte sinistre.

 

Foi commune, expression peu commune


La réunion 2016 du comité central du COE a conclu sa troisième journée par un service de prière l’après-midi dans l’une des plus belles églises de Trondheim. Édifiée en 1715, l’église Bakke, avec son architecture et ses décorations remarquables, est l’un des bâtiments les plus anciens du quartier de Bakklandet, à Trondheim.

 

La ministre norvégienne de la culture salue les potentialités de changement associées à la foi


« Cette rencontre symbolise ce dont nous avons de plus en plus besoin : davantage de dialogue et de fraternité par-delà les frontières » a déclaré Linda Hofstad Helleland, ministre norvégienne de la culture. « Alors, nous pourrons créer du changement et du mouvement ».

 

L’évêque Helga Haugland Byfuglien : une présidence marquée par la conviction et la précision


Première femme évêque chargée de présider l’Église de Norvège, elle dit qu’il lui a fallu apprendre à être bien au clair sur ses positions à propos de sujets controversés, comme le mariage entre personnes de même sexe – qui a son soutien – tout en exprimant son respect pour le point de vue de collègues qui y sont opposés.

 

La formation théologique est essentielle à l’autonomisation des femmes au sein de l’Église


Les témoignages de femmes responsables au sein d’Églises sont essentiels pour faire émerger une nouvelle génération de femmes panafricaines leaders, affirment des intervenantes de la réunion organisée par le Conseil œcuménique des Églises.

 

Le Synode orthodoxe: un «don spirituel» fait aux autres Églises


Alors que le Saint et Grand Concile s’ouvre cette semaine en Crète (Grèce), le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE) a assisté aux célébrations de la Pentecôte avec la communauté orthodoxe, apportant ses prières et son soutien.

 

Le Comité central du COE célèbre le solstice d’été en Norvège


Les feux de joie sur les montagnes et les joyeuses célébrations sur la côte norvégienne annoncent la fête du solstice d’été, également appelée Jonsok, Sankthansaften (veille de la Saint-Jean ou fête de la Saint-Jean), ou encore fête de la Saint-Jean-Baptiste.

 

Le Pèlerinage de justice et de paix: informations et enseignements


Les encouragements, l’inspiration et les récits ont animé la discussion plénière du Comité central du Conseil œcuménique des Églises (COE) consacrée au Pèlerinage de justice et de paix.

 

«Il est temps de reconnaître le rôle des femmes panafricaines dans l’œcuménisme mondial», déclarent des femmes responsables au COE


Depuis des dizaines d’années, les femmes d’origine africaine constituent une force au sein du mouvement œcuménique mondial, mais leur contribution n’est pas encore reconnue à sa juste valeur. Il est temps que cela change, affirment les fondatrices d’un réseau de théologiennes panafricaines – laïques et ordonnées – au sein du Conseil œcuménique des Églises (COE).

 

Sur le chemin de Saint Olaf, revisiter le passé pour envisager l’avenir des Églises


Le long chemin de saint Olaf, reliant la vieille ville d’Oslo à la cathédrale de Nidaros à Trondheim, fut pendant cinq siècles pris d’assaut par les pèlerins. La route, prisée et très fréquentée jusqu’à la Réforme, fut restaurée et rendue à nouveau praticable en 1997.

 

Le Comité central du COE se réunit à Trondheim, en Norvège


La session 2016 du Comité central du COE a été ouverte par sa présidente, Mme Agnes Abuom, de l’Église anglicane du Kenya, le 22 juin au matin à Trondheim, en Norvège.

 

Des responsables d'Églises envisagent une nouvelle étape de vérité et réconciliation en Afrique du Sud et au-delà


Quarante ans après le soulèvement de Soweto, des dirigeants d'Églises de pays déchirés par des conflits se sont réunis en Afrique du Sud pour examiner les voies de paix et de réconciliation.


Agenda du COE

  

Pré-conférence interreligieuse à AIDS 2016

16 - 17 juillet 2016

Durban, Afrique du Sud

Tous les deux ans, la Conférence internationale sur le sida réunit plus de 20'000 chercheurs, responsables politiques, militants et personnes atteintes du VIH, entre autres, qui partagent les dernières avancées, tentent d’identifier les obstacles à l’éradication de la pandémie, et de s’y attaquer.

 

Un temps pour la Création

01 septembre - 04 octobre 2016

Dans le monde entier

Du 1er septembre – premier jour de l'année liturgique orthodoxe – au 4 octobre – fête de François d'Assise, saint patron des animaux et de l'environnement dans la tradition catholique –, les Églises sont appelées à participer activement à un Temps pour la création.

 

 

Journée internationale de prière pour la paix

21 septembre 2016

Dans le monde entier

Le Conseil œcuménique des Églises appelle les Églises et paroisses du monde entier à observer la Journée internationale de prière pour la paix le 21 septembre. Cette journée coïncide avec la Journée internationale de la paix, mise en place sous l'égide des Nations Unies.


 

Semaine mondiale pour la paix en Palestine Israël

18 - 24 septembre 2016

Pendant toute la semaine de sensibilisation et d'action en faveur d'une paix équitable en Palestine et en Israël, les Eglises membres du COE et les organisations qui leur sont liées témoigneront ensemble pour la paix.


 

Lancement du parcours de la Réforme 2017 en Europe

03 - 04 novembre 2016

Genève, Suisse

L’année 2017 marque le cinq-centième anniversaire de la Réforme. Une chaîne de commémorations reliera des villes des Pays-Bas, d’Italie, de Hongrie, de Suisse, de Slovénie, d’Irlande et d’Allemagne. Chaque étape durera 36 heures: des partenaires régionaux et œcuméniques inviteront les gens à des temps festifs comportant de multiples activités afin de découvrir des traces locales de l’histoire de la Réforme.


COE

Suisse: appel des Églises chrétiennes et de la communauté juive par rapport au sort réservé aux réfugiés

Réfugiés à Lesbos - Photo : Lefteris Partsalis/Caritas

Les Églises chrétiennes et la Communauté juive de Suisse ont lancé un appel d à l’occasion du dimanche des réfugiés et du sabbat des réfugiés des 18 et 19 juin 2016. Le problème ne cesse de se poser à la conscience de tout humain. Aussi EEMNI relaie cet appel qui demeure d’actualité.

Nouvelles fatales

« Qu’est-ce qu’un mortel pour en faire si grand cas, pour fixer sur lui ton attention ? » (Job 7,17) 

Il ne se passe pas un jour sans que l’on entende parler de réfugiés : leur détresse, les itinéraires et les vagues de réfugiés, les camps de réfugiés, les contingents, l’hébergement des réfugiés. Ces nouvelles ne nous surprennent plus, elles font partie de tout bulletin d’information. Ce qui fait penser à Job, ce n’est pas l’irruption brutale de la catastrophe, mais le déferlement de violence et de destruction qui emporte tout. Dans les régions en guerre, il ne reste plus un mur debout. Tant la carte que les coalitions politiques sont en constant bouleversement. Celles et ceux qui débarquent chez nous sont les survivants du cataclysme. L’Europe est comme une maison dont les poutres commencent à faire entendre des craquements inquiétants sous la pression de ces rescapés. Eux qui, après avoir échoué ici, doivent essuyer un fort vent contraire.

Le cataclysme ne fait évidemment pas de distinction entre les victimes de la violence, les personnes dans la détresse, celles qui sont persécutées, les opportunistes et les profiteurs. Quiconque s’aviserait de définir des catégories précises devrait d’abord relire l’histoire de Job. Il perd d’abord sa fortune : le risque économique ! Sa famille est ensuite victime d’une tempête : le destin frappe qui il veut ! Et pour finir, son corps est ravagé par les maladies : il en va ainsi pour beaucoup de gens !

L’ampleur des flux de réfugiés pose des problèmes énormes à l’Europe et à la Suisse. Il n’y a pas de solution simple. Au nom de notre tradition humanitaire, nous ne pouvons pas subordonner notre empathie pour des personnes en détresse à la reconnaissance d’un statut légal de réfugié. Entre la compassion et l’application de critères distinctifs politiques s’ouvre un vide béant où se reflète la fragilité de notre propre existence.

Gottfried Wilhelm Locher, Président du Conseil

Fédération des Églises protestantes de Suisse

Évêque Charles Morerod, Président

Conférence des évêques suisses

Évêque Harald Rein

Église catholique-chrétienne de la Suisse

Herbert Winter, Président

Fédération suisse des communautés israélites

FEPS

FPF: lettre de diffusion sur le climat N°12 / 2016


 

Terre créée, terre abîmée, terre promise... 

La FPF s'engage pour le climat !

 

  Zoom sur l'actualité

 Signature de l'Accord de Paris le 22 avril au siège de l'ONU à New York

175 pays ont signé l'accord de Paris sur le climat, le 22 avril. Signe fort et important, il s'agit du record du nombre de signatures obtenues en un seul jour dans l'histoire de l’ONU.

Carte publiée par Novetic

L'accord a été ratifié par les députés français le 17 mai, à une quasi-unanimité. Les Etats-Unis et la Chine, qui totalisent à eux deux 38 % des émissions de gaz à effet de serre, ont annoncé leur intention de le ratifier d'ici à la fin de l’année.


 Revue de presse

Dans le dossier Ecologie : Revue de presse Changement climatique - Revue de presse Ecologie

A lire notamment, l'article de Jacques Varet :"Transports, automobile, émissions polluantes et gaz à effet de serre", le Forum de Regards protestants, 17 mai 2016

Jacques Varet est intervenu lors des AG 2015 et 2016 de la FPF. Il est membre du groupe climat.

 

  Les protestants et le climat

 En 2016, nos membres ont répercuté le texte de la Fédération protestante de France

 

Lors de sa 1ère convention nationale, l'UNEPREF, en collaboration avec la Mairie d'Anduze et les Eclaireurs Unionistes de France, a invité chaque citoyen à se joindre au nettoyage solidaire des berges du Gardon et à effectuer une marche symbolique en faveur du climat. 

A l'issue de cette convention, un texte de référence intitulé Les chrétiens face au défi du climat et de l'environnement : l'espérance du colibri a été adopté. + d'infos sur la page facebook de l’UNEPREF


Le Synode national de l'EPUdF, réuni à Nancy du 5 au 8 mai 2016, a adopté 3 voeux, dont l'un sur l'écologie : "Fort des attentes exprimées depuis plusieurs années dans plusieurs synodes de notre Église, fort de la dynamique portée par la Fédération protestante de France à l'occasion de la COP 21 (Conférence des Parties - Changements climatiques), conscient qu'il est temps que notre Église, dans son ensemble, se saisisse du sujet de l'écologie de manière concertée et concrète..." Lire

 Rodolphe Kowal, un pasteur contre les pesticides

 

Rodolphe Kowal est pasteur de l'EPUdF dans une région viticole, le cognaçais (Charente). Le 14 février dernier, avec d'autres habitants de sa ville, il participait à la "marche blanche" de Bordeaux contre l'usage des pesticides dans l'agriculture.

Il explique les raisons de cet engagement sur cette question très sensible, dans un article publié par le Christianisme social : Pasteur contre pesticides

photo : CC - CGP Grey

 Soirées, cultes, journées sur le thème du climat et de l'écologie

 

Les animations sur le thème de l'écologie ont été très nombreuses en mai : - Préserver notre planète, un regard chrétien Paris 14e - Je vous donne la terre, Angers, Fête des Courmettes 2016, Tourrettes-sur-Loup (06), pour ne citer qu'elles... A noter dès maintenant : Bible en Montagne propose cinq journées d'étude à vocation oecuménique, du 10 au 15 juillet (Hautes-Alpes). Cette session aura pour thème : La Terre dans la Bible : entre nos mains ?


  Pour mieux comprendre

 Ecoutez Radio Climat - Martin Kopp au micro de Paul Meyer (Strasbourg)

Martin Kopp revient d'Iran, où il a participé à une conférence de l'ONU sur "religion, environnement et culture". Au lendemain de la COP 21, mais aussi des 17 objectifs de développement durable adoptés en septembre 2015 par les États membres de l'ONU. Un programme ambitieux qui court jusqu'à 2030 pour lutter contre la faim, la pauvreté et faire face aux conséquences dramatiques liées aux changements climatiques. Les acteurs religieux sont des partenaires importants, pour être témoins de l'Espérance, pas seulement en paroles, mais aussi en actes. Ecouter

 

 Deux vidéos de styles très différents, mais sur un même sujet. Choisissez !

Une présentation d'Antoine Bret, présentée à la conférence organisée par A Rocha. Pour répondre à toutes les questions que vous vous posez sur le climat.


 

 Une vidéo du blogueur "vidéaste activiste" Vincent Verzat : T'emballe Pas !

Attention, tout le monde n'apprécie peut-être pas ce genre d'humour !

  Fiches pratiques

Les incroyables commestibles


Un mouvement citoyen qui a démarré en Angleterre en 2008. Fruits et légumes bios sont coproduits et offerts dans des bacs de plantation devant les habitations et dans les rues. Pour participer !

 

FPF

2017, année de commémoration de la Réforme

     

Courant juin 2016, le président de la Fédération protestante de France (FPF, le pasteur François Clavairoly a lancé officiellement les festivités relatives à l’année jubilaire 2017, les 500 ans de la Réformation. Voici dans le détail ce qui se prépare en terme d’expositions, de conférences et de rencontres à l’échelle du pays.


EXTRAITS DE LA LETTRE DU PRÉSIDENT FRANÇOIS CLAVAIROLY

1. Comme vous le savez, au long de cette année 2017, les protestants du monde entier vont commémorer le geste réformateur et en même temps porter leur regard vers demain pour promouvoir l’annonce de l’Evangile de la grâce et du salut en Jésus-Christ. 

En France, de même, plusieurs initiatives sont déjà lancées sur le sujet: expositions, colloques, célébrations, rencontres, conférences, etc. 

2017 se présente donc comme une série prometteuse de rendez-vous tout au long de l’année, au sein des Eglises et entre elles, pour un témoignage au cœur de la société. 

2. Le conseil de la Fédération protestante de France veut pour sa part s’inscrire dans cette dynamique et encourager chacun des membres de la FPF à y participer. Il propose de placer ainsi cet ensemble de rendez-vous sous le titre suivant : 

Protestants 2017,
une année pour fêter 500 ans de Réformes, 

une année pour vivre la fraternité 

3. Deux rendez-vous particuliers, après les vœux de début d’année et l’Assemblée générale, seront l’occasion de nous rassembler au plan fédératif : un colloque organisé à Paris les 22 et 23 septembre, et un rassemblement à Strasbourg les 27-29 octobre. Vous trouverez dans le dossier ci-joint les objectifs, le programme et les outils proposés. 

4. Le choix du thème de la fraternité ne doit rien au hasard. Il est le fruit d’une réflexion ancrée dans notre actualité, tant au plan fédératif que national ou international. En effet, notre réflexion commune sur le lien fédératif nous rend attentifs les uns aux autres plus que jamais, et elle requiert notre esprit de fraternité. Par ailleurs, nous sentons combien la situation du monde appelle notre vigilance et notre engagement. La fraternité dont la bible nous parle dès le livre de la Genèse se trouve donc bien au cœur du message évangélique. 

C’est aussi dans cet esprit qu’à Strasbourg, lors du rassemblement d’octobre, un village des fraternités au cœur de la ville rendra visible la réalité de ce message et celle de nos engagements chrétiens.

Une année pour fêter 500 ans de Réformes Une année pour vivre la fraternité 

Protestants 2017 : un concept 

La Fédération protestante de France propose le concept « Protestants 2017 » : un rendez- vous d’une année entière, jalonné d’évènements nationaux et régionaux, d’opérations de communication, de prise de parole publique, d’outils de soutien et de valorisation de l’action de ses membres en 2017. 

Protestants 2017 : des objectifs 

Protestants 2017 est l’occasion de vivre pleinement les orientations stratégiques de la Fédération protestante de France : 

  • -  être présent dans la société ; 
  • -  renforcer le lien fédératif ; 
  • -  dire toujours plus clairement ce qu’être chrétien signifie dans le monde d’aujourd’hui ; 
  • -  porter avec d’autres un message de paix et de justice notamment autour de deux défis : l’accueil inconditionnel des réfugiés, la défense du droit des migrants ; l’écologie, la justice climatique. 

Protestants 2017 : un programme, 2 événements nationaux 

 

Colloque 


22 et 23 septembre 2017
A l’Hôtel de ville de Paris
Trois dimensions pour ce colloque : historique, internationale et inter religieuse ; il réunira les meilleurs spécialistes de l’histoire du protestantisme en France et dans le monde. Un moment pour valoriser et comprendre la diversité du protestantisme à travers les siècles.

Protestants en fête 


27-28 et 29 octobre 2017 à Strasbourg Pour cette troisième édition de protestants en fête, la FPF vous propose 3 jours de fête et de convivialité à Strasbourg : un grand « village des fraternités » dans lequel, les œuvres, les églises les communautés inviteront les participants à « vivre la fraternité » ; la nuit des thèses, un culte au zénith et pour la jeunesse le festival heaven’s door. 

Et des dizaines d’événements en région 

Lyon, Marseille, Bordeaux... 

Protestants 2017 : des outils 

-  Un site internet multilingue: pour valoriser les initiatives de nos membres, communiquer et assurer la fonction de « boite à outils »
www.protestants2017.org – ouverture 15 juin 2016

-  Un label « protestants 2017 » pour rassembler et valoriser tous les événements organisés en France et souligner l’unité dans la diversité du protestantisme sur l’agenda du site internet vitrine de cette belle diversité.

-  Un film en « motion design » pédagogique pour lancer la dynamique 2017 à l’interne comme à l’externe, comprendre le concept, les enjeux et impulser la dynamique « protestants 2017 »

-  Une communication presse de l’ensemble des initiatives

-  Des kits pour organiser « des cultes de la fraternité »

-  Une newsletter mensuelle

-  Présence dynamique sur les réseaux sociaux
Et aussi, l’édition d’un livre, un concours de chant, un livret FPF pour 500 chorales, une exposition mobile ...etc.

Protestants 2017, un récit
« 500 ans de Réformes, vivre la fraternité » 

500 ans de Réformes : un faire 

mémoire de cinq siècles sur 

toute l’année 2017 ! 

L’année 2017 convoque la mémoire française, la mémoire protestante en particulier mais aussi la mémoire de tout un pays, dans la complexité de son rapport au religieux. Elle convoque aussi la mémoire européenne : en 1517, Martin Luther, prêtre et professeur d’Ecritures saintes à l’université de Wittenberg, lançait en effet un large débat qui deviendra le débat de l’ensemble du christianisme occidental. Ce débat, portait sur l’authenticité d’un salut non pas monnayable par le truchement de l’institution ecclésiastique, mais annoncé comme totalement gratuit en Jésus-Christ. 

Les conséquences de cette grande conversation d’abord de type universitaire et réservé à un cercle d’initiés, puis largement partagées et finalement universelles, seront étonnamment l’apparition d’une réelle alternative chrétienne à la tradition catholique romaine. Le mouvement de la Réforme, engagé par ce débat, verra se constituer puis se développer un grand nombre de courants de pensées, traduits par des confessions de foi, et il fera apparaitre la belle diversité d’un protestantisme qu’on qualifiera de luthérien, de réformé, d’anglican, de méthodiste, de mennonite, de baptiste, d’évangélique, etc. Cette diversité, parfois conflictuelle, parfois réconciliée, sera l’une des caractéristiques de cette spiritualité chrétienne. 

Cette caractéristique de la diversité ou de la pluralité sera par ailleurs l’une des origines de l’intuition œcuménique de protestantisme : être chrétien n’est pas 

possible sans le dialogue avec l’autre différent. 

Quelle fraternité ? Des fraternités assassines aux fraternités réconciliées, la Réforme n’aura de cesse de rappeler que les doctrines des hommes qui définissent le croire et qui séparent les confessions ne sauraient avoir le dernier mot devant la grâce de Dieu qui sauve l’humain et qui le réconcilie avec lui-même, avec Dieu et avec les autres. L’enjeu de cette année 2017 est donc, en grande partie, de manifester cette fraternité. 

Mais de quoi s’agit-il ? 

Un appel à Vivre la fraternité, de « l’entre soi » qui rassure au « avec les autres » et au « pour les autres » qui dynamise

Contre la tentation du communautarisme le protestantisme veut vivre la fraternité avec l’autre différent : par ses œuvres, tout d’abord, il accompagne et accueille les plus démunis, les rejetés, les exclus. Par ses rencontres et ses cultes, il invite et ouvre des perspectives. Chaque initiative, au cours de cette année 2017, peut faire sens pour dire l’appartenance à une même nation et en même temps le désir de partage, d’échange et d’enrichissement réciproque. Par l’apprentissage d’une citoyenneté responsable et solidaire, fidèle à l’évangile du prochain dont il faut se rendre proche, dans la perspective d’une vie dont Jésus-Christ témoigne par ses paroles et par ses actes, le protestantisme invente de nouvelles solidarités : l’affirmation d’une fraternité XXL, sans exclusive, embrassant les différents acteurs de ce 

monde, demeure la marque décisive d’une vocation à vivre ; le protestantisme veut répondre avec responsabilité et reconnaissance à la question vive de la Genèse :« Qu’as-tu fait de ton frère ? » 

La traduction de cette fraternité par des engagements précis, concrets, longue durée, reste la marque d’une fidélité : l’œcuménisme chrétien, notamment par la dimension internationale de son témoignage. A travers cette dimension, 

c’est tout le réseau missionnaire, solidaire et caritatif qui se fait jour, et les actions de plaidoyer, d’accueil ou de développement avec les partenaires chrétiens en Afrique, en Asie ou en Amérique. 

Vivre la fraternité, c’est aussi et surtout prendre sa part dans la construction de la société : le protestantisme comme ressource et souffle pour une société qui en manque parfois. 

FPF