2016

CG2016: l’évêque Swanson - « Suivons docilement les traces de Jésus... »


Photo de Paul Jeffrey, UMNS L’évêqueJames Swanson, Jr., prêche le 18 mai à la Conférence générale 2016 méthodiste unie à Portland, Oregon.

« Si vous vous mettez en marche, alors une forme d’ombre se met à vous suivre également. Vous devez savoir, que quand vous y allez, le mal y va aussi », a déclaré l’évêque James Swanson Sr. aux délégués à la Conférence générale 2016 dans son sermon lors du culte d’ouverture du 18 mai.

L’évêque du diocèse du Mississippi a dit que ceux qui vivent sur le thème de la Conférence générale « Allez de l’avant » devraient s’en rappeler.

Swanson a prêché sur le passage de Matthieu 12: 43-45 à propos d'un esprit impur errant dans les lieux arides à la recherche d'un endroit pour se reposer, puis retourne à la maison et apporte sept autres esprits mauvais avec lui.

« Ils y vont et s’y établissent. Finalement, l'état de cet homme est donc pire qu'au début. Et il en ira de même pour les gens mauvais d’aujourd’hui », a-t-il dit.

Sur la base de ce passage, Swanson a suggéré la pensée qui suit : «L'Écriture nous avertit qu'il y a une force antagoniste à l'œuvre dans ce monde qui cherche à détruire, à amener la destruction, à entraver, à perturber, à prendre en possession de votre âme et donc à faire en sorte que vous cessiez de suivre docilement les traces de Jésus ».

Tous ont péché et tous ont besoin d’être purifiés et nul n’est exempt d’actions incompatibles avec la volonté de Dieu pour lui, a dit Swanson. Il a également prêché que le mal était toujours à la recherche d'une maison et tout le monde devrait en être conscient.

« Le mal ne se contente pas d'être par lui-même. Le mal aime faire la fête et vous ne pouvez pas faire la fête à vous seul, de sorte que le mal avance avec sa « bande » », a-t-il dit. « Quand le mal trouve une maison hospitalière, le mal y confirme et renforce la présence de sa bande ».

Dans une conclusion passionnée, Swanson a reconnu qu’il y avait des désaccords au sein de l'Église; cependant, l'Église ne devrait pas être en désaccord au sujet de Dieu.

« C’est une bonne chose pour vous d'être en désaccord avec moi, mais ce n'est pas une bonne chose que vous me détestiez. C’est une bonne chose pour vous de comploter pour gagner, mais n’utilisez jamais les armes de Satan contre le peuple de Dieu », s’écria Swanson.

Elizabeth Schindler, déléguée suppléante de la Conférence annuelle du Pacifique Nord-Ouest, a exprimé son appréciation pour la pertinence des remarques de Swanson.

« Je suis tellement reconnaissante pour l'énergie avec lequel il a communiqué son message, en particulier en ce jour où les gens sont venus avec beaucoup d'anxiété et où il y avait beaucoup de stress », a déclaré Schindler.

Smith Jeuitt est spécialiste en communication à la Conférence du Mississippi.

18 mai 2016

Traduction eemni

umc.org

La CG2016 écourte le débat sur la sexualité


Photo by Maile Bradfield, UMNS - Le pasteur Beth Jones,de la  Conference de Susquehanna, s’exprime le 18 mai sur la motion du Conseil des évêques «Aller de l’avant » à la Conférence générale méthodiste unie à Portland, Oregon.

Par Heather Hahn et Sam Hodges

Les délégués de la Conférence générale ont apparemment appuyé sur le bouton de pause sur le débat quadriennal de la dénomination lié à l'homosexualité.

En fin d'après midi du 18 mai, les délégués ont voté à 428 voix contre 405 la recommandation du Conseil des évêques de reporter à plus tard le débat sur l'homosexualité et de laisser le soin à une commission d’élaborer un nouveau Règlement d’Église.

L’évêque Bruce R. Ough lit une déclaration sur la sexualité et l'Église au nom du Conseil des évêques méthodiste unis  le 18 mai à la Conférence générale méthodiste unie 2016 réunie à Portland, Oregon. Photo de Paul Jeffrey, UMNS.

LA DÉCLARATION DU CONSEIL DES ÉVÊQUES

OFFRIR DES PISTES D’AVENIR 

Galates 3: 25-29 (TOB)

25Mais, après la venue de la foi, nous ne sommes plus soumis à ce surveillant. 26Car tous, vous êtes, par la foi, fils de Dieu, en Jésus Christ. 27Oui, vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. 28Il n’y a plus ni Juif, ni Grec ; il n’y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n’y a plus l’homme et la femme ; car tous, vous n’êtes qu’un en Jésus Christ. 29Et si vous appartenez au Christ, c’est donc que vous êtes la descendance d’Abraham ; selon la promesse, vous êtes héritiers. 

La Conférence générale a demandé aux Conseil des évêques d’apporter son aide dans la direction de notre Église méthodiste unie pendant cette période qui est à la fois une période de grande crise et une période de grande opportunité.

Vos évêques ont été honorés de recevoir cette demande. Autant puissions-nous en juger, ceci est la première fois qu'une Conférence générale n’ait jamais présenté une telle demande au Conseil des Évêques, et nous acceptons cette demande avec humilité.

Avec vous, nous partageons un engagement profond à promouvoir l'unité de l'Église dans le Christ notre Seigneur. Hier, notre président a partagé la profonde douleur que nous ressentions. Nous avons tous prié pendant des mois et continuerons à le faire. Nous cherchons, en ce moment favorable, en ce ‘kairos’, la voie à suivre pour atteindre une unité profonde sur la sexualité humaine et d'autres questions. Cette unité profonde permet une variété d'expressions pour co-exister dans une seule Église. Au sein de l'Église, nous sommes appelés à travailler et à prier pour plus d'unité à l’exemple du Christ comme les uns avec les autres plutôt que pour la séparation les uns des autres. Telle est la prière de Jésus dans Jean 17: 21-23.

UNITÉ

Nous croyons que notre unité se trouve en Jésus-Christ; ce n’est pas quelque chose que nous essayons de réaliser, mais quelque chose que nous recevons comme un don de Dieu.

Nous comprenons qu'une partie de notre rôle d'évêques est de diriger l'Église vers de nouveaux comportements, une nouvelle façon d'être et de nouvelles formes et structures qui permettent de vivre l’unité dans notre mission de «faire des disciples de Jésus-Christ pour la transformation du monde», tout en permettant différentes expressions comme Église mondiale. Le développement de ces nouvelles formes exigera un effort concerté de la part de nous tous, et nous, vos évêques, nous nous engageons à mener cet effort. Nous vous demandons, en tant que Conférence générale, d’affirmer votre propre engagement à maintenir et à renforcer l'unité de l'Église. Nous allons coordonner ces travaux avec les différents efforts déjà en cours pour développer des structures globales et un nouveau Règlement pour notre Église. Renforcer l'unité de l'Église est une responsabilité pour nous tous.

PRIÈRE

Nous acceptons notre rôle de dirigeants spirituels pour mener l'UMC dans une "pause pour la prière" -  pour éviter à tout prix les tentatives de solutions législatives et chercher intentionnellement la volonté de Dieu pour l'avenir.

En tant que Conseil des évêques, nous allons conduire l'Église dans toutes les parties du monde à des temps de culte, d'étude, de discernement, de confession et de prière pour que Dieu nous guide. Nous vous demandons, en tant que Conférence générale, de nous rejoindre dans cet effort, et dès cette semaine.

Nous avons été émus de voir les délégués prier autour des tables, et nous espérons que ces efforts se poursuivront. Comme vos évêques, nous sommes prêts à vous rejoindre et à vous conduire en ces temps de prière.

PROCESSUS

Nous avons discuté en profondeur des processus qui pourraient aider notre Église à guérir et à aller de l'avant - jusqu'à et y compris la possibilité d'une Conférence générale convoquée en 2018 ou 2019. Nous n’avons pas finalisé nos plans pour de tels processus, mais nous allons continuer à travailler sur les options que beaucoup d'entre vous nous ont suggérées, et nous produirons régulièrement des rapports à la Conférence générale et à toute l'Église.

PROCHAINES ÉTAPES

Nous recommandons à la Conférence générale de reporter tous les votes sur la sexualité humaine et de renvoyer toute cette question à une commission spéciale, nommée par le Conseil des évêques, de faire un examen complet et la révision éventuelle de chaque paragraphe de notre Règlement en ce qui concerne la sexualité humaine

Au cours de notre débat sur la sexualité, nous continuons d'entendre beaucoup de gens déclarer que notre Règlement actuel contient une formulation contradictoire, inutilement blessante, et inappropriée dans divers contextes locaux, régionaux et mondiaux.

Nous allons nommer une telle Commission et y inclure des personnes de toutes les régions de notre EEM, et des représentants des différents points de vue qui se sont exprimé dans le débat. Nous nous engageons à maintenir un dialogue permanent avec cette Commission au fil de son travail et pour de clairs objectifs et résultats.

Doivent-ils terminer leurs travaux à temps pour la convocation d’une Conférence générale, nous convoquerons alors une rencontre de deux à trois jours avant la Conférence générale 2020. (Nous consulterons le GCFA sur le meilleur rapport coût/efficacité pour cette réunion.)

POURSUITE DES DISCUSSIONS

Nous allons continuer à explorer les options pour aider l’Église à vivre dans la grâce les uns par rapport aux autres - y compris les moyens d'éviter les plaintes supplémentaires, des procès et des dommages pendant que nous suspendons le Règlement. Nous allons continuer notre discussion sur cette question et rapporterons nos progrès à vous et à toute l'Église.

Dès aujourd’hui,cherchons à trouver notre chemin pour le futur, dans ce cadre, nous vous suggérons qu’à la place du temps imparti à la partie législative, nous passions 1-2 heures de temps plénière dans la prière, la confession et la mise en lumière d’idées créatives pour le futur. Les évêques sont prêts à vous fournir des questions pour guider vos conversations. Vos conversations seront la première étape pour aller de l'avant.

Autres décisions actées par la CG2016

  • L’Église méthodiste unie se retirera de la Religious Coalition for Reproductive Choice**, un groupe pro-avortement. La Conférence a également rejeté une résolution intitulée «procréation responsable», qui a également soutenu le droit à l'avortement.
  • L'Église va se retirer de la campagne américaine pour mettre fin à l'occupation israélienne, que les critiques considèrent comme étant plus anti-Israël que pro-paix.
  • Les délégués ont approuvé les « investissements durables et responsables » des institutions, des entreprises, des sociétés ou des fonds dont les politiques et les pratiques s’alignent sur les Principes Sociaux de la dénomination, mais ont rejeté les propositions de désinvestissement des entreprises de combustibles fossiles ou des sociétés qui tirent profit des activités militaires israéliennes dans les territoires occupés.
  • L’Afrique, où la dénomination est en croissance exponentielle, aura droit à cinq autres évêques après la prochaine Conférence générale dans le cadre du plan global pour l’Afrique.
  • Les agences de l'Église vont sensibiliser sur les dommages causés par les équipes sportives qui utilisent des mascottes qui ne respectent les Amérindiens ou des noms qui les dépeignent comme violents et agressifs, tels que les "Braves" ou les "Warriors" - .…
  • La Conférence a mis à jour une résolution qui invite les églises à « accueillir les immigrants nouvellement arrivés dans nos congrégations » et pousse sur les voies de la citoyenneté.
  • L'Église a annoncé une initiative sanitaire pour atteindre 1 million d'enfants d'ici à 2020 avec des ressources pour garantir des accouchements sûrs et prévenir des maladies telles que la pneumonie, la diarrhée et le paludisme; la promotion de l'allaitement maternel; et la suppression des obstacles à la santé et aux services médicaux. Une bonne santé: notre promesse aux enfants repose sur son autre initiative sanitaire mondiale la plus grande jamais initiée (contre le paludisme), Imagine No Malaria.
  • 22 mai 2016

RNS

Les évêques ont demandé à la Conférence générale l'autorisation de nommer une commission spéciale pour examiner en profondeur chaque paragraphe du Règlement de l’Église lié à la sexualité humaine et en recommander si besoin la révision. La commission représentera les différentes régions de la dénomination dans les quatre continents ainsi que les différents points de vue en présence dans l'Église.

Le Règlement est le document constitutif de la dénomination.

« Nous acceptons notre rôle de dirigeants spirituels pour diriger l'Église méthodiste unie dans une« pause pour la prière »- « pour éviter à tout prix les tentatives de solutions législatives et chercher intentionnellement la volonté de Dieu pour l’avenir », a déclaré l’évêque Bruce Ough, président du Conseil des évêques en présentant la recommandation du Conseil.

Les évêques ont donc suggéré qu’ils pourraient convoquer une Conférence générale spéciale en 2018 ou 2019 pour traiter ces propositions, disait Ough. Il est à la tête du diocèse de Dakota-Minnesota.

D'autres évêques se tenaient derrière Ough quand il a lu la déclaration.

Le débat sur la sexualité au sein de l'Église méthodiste unie semblait avoir atteint un point de rupture, d'autant plus que plusieurs pays y compris les Etats-Unis ont légalisé entre temps le mariage homosexuel. De nombreux américains méthodistes unis ont publiquement officié lors des mariages de même sexe, au mépris de l’interdiction du Règlement.

Alors que la Conférence générale avait déjà débuté, plus de 100 pasteurs et candidats pasteurs aux États-Unis ainsi qu’un pasteur des Philippines ont fait leur coming out. La dénomination interdit l'ordination de pasteurs homosexuels "déclarés".

Précédemment, les évêques africains ont clairement encouragé les délégués à ne pas modifier les enseignements de l'Église, qui définissent le mariage comme l’union entre un homme et une femme. Depuis 1972, le Règlement a affirmé que tout être humain était d’une valeur sacrée, mais l'Église considère la pratique de l'homosexualité « incompatible avec l'enseignement chrétien ».

Dans les couloirs, on a discuté d’un possible schisme, et la mesure législative était sur la table pour permettre aux congrégations qui le souhaitaient de se désaffilier de la dénomination avec leur propriété. Cette mesure législative avait été proposée par les méthodistes unis qui soutiennent les enseignements actuels de l'Église sur l’homosexualité.


« Nous partageons avec vous un engagement profond pour l'unité de l'Église dans le Christ notre Seigneur », déclarait Ough à l'assemblée multinationale.

« Au sein de l'Église, nous sommes appelés à travailler et à prier pour plus d'unité plus à l’exemple du Christ comme entre les uns et les autres plutôt que pour la séparation les uns des autres. Telle est la prière de Jésus dans Jean 17: 21-23 ».

Juste avant des débats

Les évêques ont présenté cette recommandation juste après le début d'une séance plénière où les délégués de la Conférence générale devaient décider des changements possibles dans le Règlement de l’Église en ce qui concerne le ministère de personnes LGBT. Ces initiales désignent les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et queer ou en questionnement.

Ough dit que les évêques continuent d’entendre beaucoup de gens déclarer « que notre discipline actuelle contient une formulation contradictoire, inutilement blessante, et inappropriée dans divers contextes locaux, régionaux et mondiaux».

Les évêques ont demandé aux délégués et aux autres méthodistes unis présents à la rencontre multinationale du passer du temps dans la prière et la confession en lieu et place du débat prévu initialement.

Confusion et accusations

Après un temps de discussion et de prière, les délégués sont retournés aux travaux parlementaires qui caractérisent cette Conférence générale.

Le pasteur Adam Hamilton, délégué de la Conférence des Grandes Plaines, propose une motion demandant à la Conférence générale de donner suite à la demande des évêques de créer une commission et de convoquer une Conférence générale spéciale pour traiter des questions de sexualité. Hamilton a qualifié les idées des évêques comme  « notre meilleure chance de trouver une solution à long terme ».

En alternative à cette motion, une autre motion a été avancée par le pasteur Chappell Temple, de la Conférence du Texas, soutenant lui aussi la création de la commission, mais appelant la Conférence générale à aller de l'avant en se prononçant au plus vite sur les motions relatives à la sexualité. Repousser l’examen de ces questions, dit-il, causerait « plus de confusion ».

Réactions de délégués - Un échantillonnage

Enseignement biblique

Le pasteur Abel Lamido, du sud du Nigeria, a déclaré à l’assemblée que la proposition semblait bonne, « mais je ne sais pas personnellement ce qu’il y a derrière ».

« La pratique de l'homosexualité est quelque chose qui n’est pas biblique. Nous devons rester attachés à la saine doctrine de la Bible. Dieu va nous conduire là où il le veut », a-t-il dit.

Good News, un groupe de défense évangélique, a averti que, si la proposition avait du potentiel, elle était aussi « une opération périlleuse ».

« Pour la deuxième fois au cours de l’histoire des Conférences générales, l’assemblée a décidé de ne pas décider de réaffirmer l'enseignement de notre Église sur le mariage et la sexualité. Au lieu de cela, la Conférence générale a autorisé le Conseil des évêques à créer une commission pour faire face aux divisions en cours au sein de l'Église et proposer une marche à suivre », a déclaré Good News dans un communiqué.

Kathy L. Gilbert

19 mai 2016

Traduction eemni

umc.org

Les délégués ont voté contre cette dernière motion. La motion de Hamilton n’avait toujours pas été acceptée à l’heure du déjeuner.

Mais après le déjeuner, les délégués ont rejeté la motion de Hamilton à 438 voix pour et 393 voix contre.

Deux délégués ont également accusé le président de séance de l'après-midi, l’évêque Bill McAlilly du diocèse de Nashville (Tennessee) de partialité et d'incompétence dans la façon dont il a supervisé le débat de l'après-midi.

Le pasteur Gregory Gross, délégué de la Conférence Illinois du Nord, a accusé McAlilly d'essayer d’adopter un style télégraphique pour les votes en agitant un doigt ou deux, quand il s’adressait aux délégués.

Après le rejet de la motion de Hamilton, Jen IHLO -délégué de la Conférence de Baltimore Washington - a demandé, les larmes aux yeux, que McAlilly se retire. À la fois Gross et IHLO défendent la modification du Règlement de l’Église pour favoriser l’inclusion des personnes LGBT  (dans l’Église).

McAlilly a réclamé une pause de 10 minutes pour conférer avec des collègues après le plaidoyer de Kahlo.

Pendant la pause, IHLO a dit à l’Agence de presse méthodiste unie (UMNS) que l'évêque «avait totalement embrouillé l’assemblée lors des votes » et qu’elle partageait les préoccupations de Gross.

Cependant, McAlilly a qualifié ces accusations comme étant «la chose la plus folle que j'ai jamais entendue ».

« Je tenais la plupart du temps un stylo et essayais de prendre des notes », a-t-il dit à l’UMNS. « C'est la chose la plus absurde que j'ai jamais entendue, franchement ».

Après la pause, le comité qui choisit les présidents de séance a annoncé qu'il était aux côtés de McAlilly.

George Howard, délégué de la Conférence Ouest de l'Ohio, a présenté une motion invitant les délégués à accepter les recommandations des évêques. Ce fut la motion de Howard que les délégués ont réaffirmée.

Après avoir terminé son temps de présidence, McAlilly s’est effondré en larmes et a été réconforté par plusieurs délégués.

L'après-midi a mis en évidence la part d’anxiété, de chagrin et de méfiance entourant ce conflit de longue date entre méthodistes unis.

« Notre Église est en difficulté, et il y a des voix qui fusent de tous bords - juste une variété de voix », dit Howard à l’UMNS. « Je crains que si nous ne faisons pas de pause et ne permettons pas à l'Esprit d’occuper l'espace, alors nous allons nous fracturer ».

Comme beaucoup dans le hall, Howard croyait avoir accédé à une telle pause.

Les évêques répondent à la requête

Le Conseil des évêques a fait son rapport après la demande non contraignante que les délégués de la Conférence générale lui avaient adressée, à savoir que les évêques indiquent la voie à suivre pour sortir l’Église de la « condition douloureuse » dans ce long débat sur la sexualité.

Les évêques se plaignent souvent de ressembler à « des plantes en pot » pendant les sessions de la Conférence générale. En tant que corps constitué, ils demeurent généralement assis et silencieux sur l'estrade lors des sessions plénières à moins qu'un des leurs assure la présidence.

« Autant que nous puissions en juger, c’est la première fois qu'une Conférence générale ait jamais fait une telle demande au Conseil des évêques, et nous avons accepté cette demande avec humilité », déclare Ough à l’assemblée.

Le Conseil n’a pas été unanime

La déclaration des évêques n'a pas reçu un appui unanime de la part des membres du Conseil. Mais le soutien était écrasant, dit-il.

Il a ajouté que l'unanimité n’était pas nécessaire pour l'unité.

L’évêque Grant Hagiya du diocèse du Grand Nord-Ouest qui est l'hôte de cette Conférence générale, a participé à l'équipe de rédaction des évêques. Il a dit que les évêques les plus traditionnels étaient inquiets que l’on suspende (litt: « time-out ») l’exercice du discernement, ce qui pourrait inclure un moratoire dans les procès d’Église.

« Je pense qu'ils craignent que cela ouvre la porte à toutes sortes de violations », a-t-il dit.

« Je pense que si nous forçons la Conférence générale à faire face à ces questions législatives, ce serait trop blessant et dangereux, tout comme par le passé. Je pense que nous essayerons de trouver une nouvelle voie, une manière originale… ».

Les évêques ne disposent pas du droit de vote à la Conférence générale. Ils ont le pouvoir de convoquer une session extraordinaire de la Conférence générale, la possibilité d’un ultime examen face à la crise économique mondiale de 2008. Les évêques en 2009 ont finalement choisi de ne pas convoquer de session à ce moment-là.

Prochaines étapes potentielles

On ne sait pas comment seront traitées les plaintes contre les pasteurs accusés de violer les interdictions relatives à l’homosexualité contenues dans le Règlement de l’Église.

La déclaration des évêques disait: « Nous allons continuer à explorer les options pour aider l'Église à vivre dans la grâce les uns par rapport aux autres - y compris les moyens d'éviter des plaintes supplémentaires, des procès et des dommages pendant que nous suspendons le Règlement ».

Cependant, les partisans d'une plus grande inclusion des personnes LGBT dans la vie de l'Église, ont vu les recommandations des évêques comme un signe d'espoir.

« Je compte cette décision comme une victoire pour la cause LGBT, bien que notre division ne soit pas encore réduite », a déclaré le pasteur Frank Schaefer, dont le procès pour célébration du mariage de même sexe de son fils a fait les manchettes internationales.

Les papiers d’ordination du pasteur Schaefer lui avaient été retirés avant de les lui être restitués.

« Je souhaite que nos évêques prennent leur mandat très au sérieux et soient en mesure de nous conduire vers la réconciliation et l'unité», poursuit  Schaefer.

Le pasteur Rob Renfroe, président du caucus évangélique officieux Good News, a publié une déclaration disant que la commission avait le potentiel pour résoudre les différences mais c’est aussi «une opération périlleuse ».

Il a déclaré que les évêques devaient veiller à inclure des « dirigeants bien connus et respectés du mouvement de renouveau traditionaliste et orthodoxe » dans la commission.

Renfroe a également déclaré que son groupe craignait que les évêques puissent utiliser la commission et une éventuelle Conférence générale spéciale comme une excuse pour ne pas appliquer le Règlement.

Le Conseil judiciaire de l’Église, l’équivalent de la Cour suprême des États-Unis au sein de la dénomination, pourrait faire la clarté sur la question de l’ordination de pasteurs homosexuels.

Les délégués à la Conférence générale, par 490 voix contre 308, ont voté la motion transférant à la plus haute instance judiciaire de la dénomination la question de savoir si la Conférence générale ou des Conférences annuelles ont l'autorité principale pour établir les normes en matière d’ordination. Le pasteurJeremy Troxler de la Conférence du Nord de la Caroline occidentale a présenté cette motion de renvoi.

Avant la Conférence générale, les commissions de ministère des Conférences de Baltimore-Washington, de New York et du Pacifique du Nord-Ouest ont annoncé qu'ils ne considéreraient pas l'orientation sexuelle des candidats à l'ordination pastorale dans la détermination de leur aptitude au ministère.

Les évêques avaient déjà prévu une réunion le 21 mai, au lendemain de la Conférence générale, pour faire face à toutes les retombées de la réunion.

18 mai 2016

Traduction eemni

umc.org

CG2016: plaidoyer de l’évêque Abrahams en faveur d’une Église intégrant les laissés pour compte

L’évêque Ivan Abrahams, président du Conseil méthodiste mondial, a prononcé le sermon au matin du 17 mai lors du culte matinal de la Conférence générale méthodiste unie 2016  qui se tenait à Portland, Oregon. Photo de Mike DuBose, UMNS.

Pour une Église des laissés pour compte et non pour une Église du statu-quo

Par Linda Bloom

Le concept d’«empire» est devenu une réalité du 21ème siècle, dit l'évêque Ivan M. Abrahams, président du Conseil méthodiste mondial, et les chrétiens doivent se méfier de toute forme d’allégeance à quelqu’un d'autre que Jésus.

Dans son sermon du 17 mai à la Conférence générale 2016 portant sur Matthieu 18: 10-14, Abrahams, membre de l'Eglise méthodiste d'Afrique australe, a utilisé le sous-thème: «Allez au nom de Jésus de Palestine plutôt qu’au nom de Jésus de Constantine ». Il a invité la Conférence à parler du type d’Église que nous voulons être: l’Église des « moindres d’entre eux » ou l'Église du statu quo.

Les habitants de la Palestine, de tous temps, étaient en quête de liberté, a-t-il noté. « Cette aspiration à la liberté a engendré de nombreux mouvements messianiques, et c’est dans ce contexte que nous devons comprendre la venue de Jésus pour démarrer une nouvelle communauté de sœurs et de frères où les relations seraient « égalitaires », en signe du Royaume de Dieu ».

Tout comme Jésus s’était opposé à César, les premières communautés chrétiennes, principalement issues de classes économiques inférieures « ont désavoué la domination et la tyrannie romaines », a déclaré Abrahams. « Elles ont contesté la seigneurie de César, et pour cette raison été sévèrement persécutés ».

Mais en 313 apr. J.-C., l'empereur Constantin a publié l'édit de Milan, qui cherchait à gagner «les cœurs et les esprits» des chrétiens et à apporter la cohésion sociale, n’hésitant pas à invoquer le christianisme pour justifier les guerres saintes. Douze ans plus tard, Constantin a institutionnalisé la foi comme religion d'Etat. « Malheureusement, l'Église séduite par le pouvoir politique, a approuvé le statu quo », a déclaré Abrahams.

Depuis ce temps, a-t-il déclaré, l'histoire a été jonchée d'exemples d’une Église encline à construire ses propres empires. « Aller au nom de Jésus de Constantine, c’est vivre confortablement avec le pouvoir, le prestige et le profit sans entendre la voix des ‘moindres d’entre eux’ », dit Abrahams, en faisant passer le profit avant les gens et en prêchant le Christ sans la croix.

‘Les pauvres n’ont pas de chaussures’

« Combien de fois n’ai-je pas entendu dire certains que les pauvres avaient besoin d’utiliser leurs propres forces (litt. leurs propres chaussures) pour se redresser ? » A-t-il ajouté. « Quelle cruauté de leur part ! Ils ne comprennent pas la réalité… La plupart des pauvres ne disposent pas de chaussures ».

À partir du moment de sa naissance - dans une mangeoire « où tout le monde et n’importe qui, même les animaux, étaient les bienvenus » - Jésus de Palestine a été accessible à tous, souligne l'évêque.

« Aller au nom de Jésus de Palestine n’est pas un appel à la pitié ou au patronage, mais un appel à la justice », a-t-il déclaré. « Les pauvres ne sont pas pauvres par un accident de l'histoire, et leurs vies ne peuvent pas être hypothéquées à des sociétés transnationales qui servent les idoles de politiques économiques néo-libérales dans une économie ‘casino’ ».

Le salut est lié à notre réponse au moindres d’entre eux, dit Abrahams, et cela veut dire qu’il va falloir témoigner de Jésus de Palestine en dehors des sanctuaires religieux. « Il est le Seigneur de tous les domaines de la réalité, de notre vie sociale, politique, culturelle et économique », a-t-il souligné.

« Jésus attend de nous une spiritualité et une vie de disciples exigeantes qui ressent la douleur du monde », a déclaré Abrahams. «  Toute théologie chrétienne est une théologie publique façonnée à l’aune (ndlt: « l’enclume ») de la justice pour ceux qui sont à la marge ».

Voilà le chemin que les disciples de Wesley ont besoin de redécouvrir et de réaffirmer. « L'historien David Hempton fait valoir que le méthodisme était une religion des pauvres, un mouvement des dessous de l'histoire, qui a cherché à transformer le monde grâce à l'émancipation de gens ordinaires », a-t-il dit. « Le mouvement se composait principalement de femmes, et le chant était une façon de faire de la théologie publique. Le mMéthodisme s’était impliqué vis-à-vis de ceux qui étaient à la marge ».

« Conférence », a-t-il demandé, « est-ce encore vrai pour nous aujourd’hui ? »

Bloom est reporter multimedia de l’Agence de presse méthodiste unie, UMNS à New-York. 

16 mai 2016

Traduction eemni

umc.org

CG2016 : déclaration de l’évêque Bruce Ough après son élection et réactions de Good News


Deux jours après le lancement de la Conférence générale de l’Église évangélique méthodiste, le jeudi 12 mai, l’évêque Bruce R. Ough du diocèse de Dakota-Minnesota a été officiellement installé dans ses fonctions de président du Conseil des évêques, une charge qu’il occupera pendant les deux ans à venir. A cette occasion, il a prononcé le discours suivant que l’UMReporter a retranscrit intégralement. Nous le faisons suivre de la réaction de Good News, un caucus de tendance évangélique, fort influent au sein de l’Église méthodiste (UMC - EMU - EEM).

Transcription: Déclaration de l’évêque Bruce Ough, président du Conseil des évêques (le 17 mai 2016)

Je commence par un bref récit autobiographique. La veille de Noël 1973, ma famille et moi-même, nous sommes retournés à la maison pour trouver mon frère de 20 ans resté à la maison avec un rhume et après une crise cardiaque. Son état s’est stabilisé à l'hôpital local. Quelques jours plus tard, il a été transporté par avion sanitaire à la Mayo Clinic à Rochester, Minnesota.

Et là, les médecins ont pratiqué une opération à cœur ouvert. Quand ils ont ouvert son cœur, ils ont découvert qu'il était gravement malade, probablement d'un cas non diagnostiqué de fièvre rhumatismale. Les médecins ne pouvant rien faire, ils ont recousu sa poitrine. Deux jours plus tard, il a eu une autre crise cardiaque. Il avait des difficultés à respirer et a été mis sous ventilateur.

Ensuite, ses reins ont cessé de fonctionner et il a été mis sous dialyse. Mon frère, Greg, était en train de mourir. Le jour de décision est arrivé. Mes parents accablés par le chagrin et par des sentiments de culpabilité injustifiés ont été pétrifiés. C’est ainsi qu’à l'âge de 23 ans j’ai dû prendre la décision d'éteindre les machines gardant mon frère en vie.

Mon frère est mort d'un cœur malade, mais mon cœur était brisé. Je sais ce que c’est que d'avoir un cœur brisé. Ce que ça fait d'avoir un cœur brisé. Beaucoup d'entre vous savent ce que c’est d'avoir un cœur brisé.

Je me tiens devant vous aujourd'hui, au nom de mes collègues de l'épiscopat, pour vous dire que j’ai un cœur brisé - que, collectivement, nous avons un cœur brisé. Nos cœurs se brisent sur la douleur, la méfiance, la colère, l'anxiété et la désunion que nous observons et dont nous faisons l’expérience au sein de notre bien-aimée Eglise méthodiste unie.

Cette cassure est centrée sur les questions de la sexualité humaine, l'interprétation de l'Écriture, l'inclusion de nos frères et sœurs LGBT, sombrant tous dans le désespoir devant le déclin de l'Église en Amérique du Nord. Nos cœurs brisés, et la claire perception que nous, vos évêques, nous sommes chargés de la supervision temporelle et spirituelle de l'Église, nous ont fait tomber à genoux dans la prière et dans d’intenses conversations saintes avec nous-mêmes et d'autres pour examiner comment maintenir l'unité et apporter la guérison à l'Église.

Avant notre arrivée à Portland, et certainement depuis que nous sommes réunis à la Conférence générale, nous avons été en dialogue avec les principales voix de divers groupes, les délégations de nos Conférence et les responsables de la Conférence générale. Nous avons cherché à bien comprendre les différents points de vue et positions en présence. Nous avons été à l'écoute et en prière à suivre activement l’action de l'Esprit Saint.

Nous avons pris le risque d’explorer ce que beaucoup considèrent comme de nouvelles façons radicales d’organiser l'Église méthodiste unie selon des valeurs et des convictions différentes (d’un groupe à l’autre) et profondément ancrées. À la fois, les voix les plus conservatrices et les plus progressistes ont émis des idées à l'attention du Conseil. Nous ne nous inquiétons pas du niveau de vulnérabilité et d'humilité requise de quiconque est prêt à engager de nouvelles idées.

Il est difficile d'avoir ce niveau de ‘conférence chrétienne’ dans l’environnement de la Conférence générale anxiogène et limité dans le temps. Des organisations soumises à la méfiance et à l’anxiété ont de la difficulté à accorder de l’espace et du temps à chacun. Je le reconnais ! Il ressort des médias sociaux que nos conversations ont involontairement contribué à générer de l'inquiétude à cette Conférence générale. Je présente mes excuses sincères pour cela.

Comme bergers de l'ensemble du troupeau, le Conseil des évêques est déterminé à maintenir l'unité de l'Église méthodiste unie. Pas une unité superficielle pour servir de placage sur notre douleur et notre désunion, mais une unité authentique née de l'Esprit Saint; une unité qui n'a pas peur de la vérité et qui est respectueuse de tous. Alors même que nous en appelons à l'unité de l'Église dans son entier, nous confessons que notre Conseil n’est pas uni.

Ce travail commence par nous-même et nous l’avons reconnu. Nous n’avançons ni ne préconisons de plan de séparation ni de réorganisation de la dénomination. Nous comprenons clairement et respectons la prérogative constitutionnelle de ce corps à proposer et à agir sur la législation. Comme vos présidents, nous nous sommes engagés à permettre à ce corps, par la grâce de Dieu, de remplir votre fonction législative.

Dans le même temps, nous restons ouverts à des façons nouvelles et novatrices d’être dans l'unité. Nous allons rester en dialogue entre les uns et les autres sur la façon dont Dieu peut nous conduire à la découverte de nouveaux commencements, de nouvelles expressions, de nouvelles structures pour notre mission et notre témoignage méthodiste uni. Une grande partie de ce que nous sommes et de la manière dont nous sommes en mission ensemble s’avère positif.

L’évêque Palmer a témoigné de cette réalité dans son puissant discours épiscopal. Et une grande partie de ce que nous sommes et de la manière dont nous sommes dans le ministère ensemble doit s’adapter aux nouvelles réalités. De nombreuses voix pensent que nous sommes hors du temps. Cela peut être le moment pour nous de laisser l'imagination illimitée de Dieu nous conduire à imaginer une nouvelle manière d'être Église.

Viens, Esprit Saint, brise, libère, ravive et renouvelle notre mouvement et connexion méthodistes unis. Soigne nos cœurs brisés. Rappelle-nous à être ensemble ton troupeau !

Chers amis, nous appartenons à Dieu et nous nous appartenons les uns aux autres. Je vous exhorte, comme nous y avons été encouragés cette semaine, à vous joindre à vos évêques, à vous revêtir le vêtement de la grâce, à marcher humblement avec les uns et les autres et à rendre justice à tous.

Nous partageons un patrimoine commun et une règle commune de vie - ne pas nuire, faire le bien et rester dans l'amour avec Dieu. Redoublons nos efforts pour maintenir l'unité de l'Esprit par le lien de la paix. Car il y a un seul corps, un seul Esprit, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu, qui est au-dessus de tous, par tous et en tous.

Nous vous remercions de votre courtoisie.

Évêque Bruce R. Ough

Président du Conseil des évêques

L’Église méthodiste unie

L’évêque Bruce R. Ough. Photo de Mike DuBose, UMNS


Déclaration de Good News en réponse à l’évêque Bruce Ough

Nous croyons que l'espérance du monde est ce que Jésus Christ fait à travers l'église locale. Au mieux, l’Église méthodiste unie, avec son message de grâce et de vérité, est utilisée puissamment par Dieu pour transformer des vies et des communautés.

Reconnaître que notre dénomination est brisée, divisée, et dysfonctionnelle nous touche énormément, mais c’est une réalité et il faut l’admettre. Il aurait fallu applaudir la déclaration de l’évêque Bruce Ough le matin de la Conférence générale pour sa droiture et son honnêteté, mais elle a également été une cause de tristesse et de déception. Sa confession, comme quoi le Conseil des évêques était divisé et incapable de fournir le leadership dont nous avions besoin pour être une Église unie et dynamique est une autre indication de la gravité de notre dysfonctionnement.

C’est particulièrement décourageant, - étant donné que nous avons débattu des questions concernant la sexualité humaine depuis plus de 40 ans -, d'apprendre que le Conseil n'a pas fait le travail nécessaire pour exercer le leadership dont l’Église a besoin et qu’elle mérite à ce moment. Nous avions espéré et prié que le Conseil exerce l’autorité morale et la prise de risque que ce moment désespéré exige.

Nous avons peur de devoir constater que la Conférence générale assombrie à la fin par des incidents risquant d'entraîner des troubles ou des divisions, puis que les années à venir soient des années de chaos et de dommages. Cette évolution est bien plus que le résultat de vues différentes défendues au sein de l'Église. Elle est le fruit d'un leadership défaillant.

Nous sommes reconnaissants au Conseil d’avoir enfin commencé à parler de la profondeur de nos divisions et peut-être d'avoir le genre de conversations que nous aurions dû avoir au cours des dix dernières années. Nous prions pour que ces conversations soient fructueuses et nous permettent d’aller de l’avant.

Good News et nos alliés ont fait des propositions de loi à cette Conférence générale qui permettent de rétablir notre intégrité et notre responsabilité vis-à-vis de notre alliance. La plupart de ces propositions de loi ont été approuvées par les commissions législatives et nous nous attendons à les voir adoptées par l'ensemble de la Conférence et devenir la loi de l’Église. Bien que nos avis soient partagés, à l’avenir nous cheminerons ensemble en suivant les positions et les pratiques de l’Église que nous aurons acceptées.

Nous sommes reconnaissants d’être une Église mondiale qui se développe là où l'Evangile est fidèlement proclamé et vécu. Nous demeurons résolument attachés à une pratique dynamique et fidèle de l'orthodoxie wesleyenne qui honore les Écritures et proclame Jésus-Christ comme Seigneur. Nous allons continuer à travailler pour un avenir synonyme de fidélité pour les gens appelés méthodistes et nous serons assez audacieux pour croire que Dieu va donc faire en sorte que nos meilleurs jours soient encore à venir.

17 mai 2016

Traduction eemni

umreporter      methodistcrossroads.org

Nouvelles de l’Église évangélique méthodiste - mai 2016

Sommaire

  1.  Méditation
  2. Nouveaux champs d’activité pour les pasteures et les pasteurs à partir de 2016
  3. Exercice réussi pour la trésorerie
  4. Résultat solide pour l’administration centrale de l’EEM
  5. Conférence de Connexio sur le thème de la migration
  6. Récolte de signatures de Connexio en faveur de l’Appel



Méditation

« Vous êtes le corps du Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. » 1 Corinthiens 12,27

Un corps est un organisme vivant dans lequel tous les membres sont liés les uns aux autres. Ils se complètent pour former un tout. Paul utilise cette image pour illustrer l’église de Jésus-Christ. Le chemin que Dieu emprunte avec une personne mène vers une communauté composée de personnes en recherche et de croyants, de personnes remplies d’espérance et d’autres pleines de doutes qui reflète le corps du Christ dans le monde. Le corps du Christ doit – c’est tout du moins comme ça que je comprends les textes bibliques – avoir un impact dans le monde de Dieu. Il ne vit pas dans sa bulle. En tant que corps entier, il a une tâche à accomplir dans le plan de Dieu pour sa création. 


Nouvelles du Cabinet

Nouveaux champs d’activité pour les pasteures et les pasteurs à partir de l’été 2016


Markus Kleiner passera de Schwarzenburg à Rüti-Wald-Hombrechtikon

Le Cabinet a déjà annoncé les nouvelles affectations pastorales suivantes : Daniel Jaberg occupera un poste à 50 % à Coire et comme aumônier du centre pour personnes âgées Bethesda, Salem Ennenda, dès la fin de ses études à la Haute école de théologie de Reutlingen, cet été. Judith Trüssel-Mäder, qui étudie également à Reutlingen, prendra son premier poste à Gerlafingen durant l’été. Markus Kleiner, de Schwarzenburg, sera affecté au circuit EEM de Rüti-Wald-Hombrechtikon. Matthias Fankhauser quittera quant à lui Gerlafingen pour un poste à temps partiel à Schwarzenburg. Peter Caley et Markus Da Rugna travailleront chacun à temps partiel dans la vallée d’Embrach à partir de l’été 2016. Ils succéderont à Monika Zolliker qui a démissionné à l’automne 2015. 
NB : La liste actuelle des affectations sera disponible après la Conférence annuelle, dès le 20 juin, sur le site www.eem-suisse.ch


Nouvelles du Service financier

Exercice réussi pour le Service financier

À l’issue du bouclement du Service financier, les responsables se félicitent de constater qu’un nombre croissant de personnes de l’EEM déposent leur argent auprès de la caisse centrale et soutiennent ainsi le travail de l’Église : alors qu’en 2014, les fonds placés par des privés représentaient 33 859 369,96 francs, ils s’élevaient à quelque 37 972 983,28 francs en 2015, soit près de 4 millions de francs. Merci beaucoup pour cette confiance manifeste ! 
NB : Pour toutes questions concernant les chiffres, adressez-vous à Gisbert Dörr, qui vous renseignera volontiers (044 299 30 81, zahlstelle@emk-schweiz.ch)


Nouvelles du Conseil

Résultat solide pour l’administration centrale

Siège de l’administration centrale de l’EEM à Zurich

Lors de sa séance de février, le Conseil de l’EEM Suisse-France-Afrique du Nord s’est réjoui de l’excellent résultat des comptes de l’administration centrale qui lui ont été présentés, à savoir un excédent de 149 000 francs. Selon le directeur de l’administration centrale, Daniel Burkhalter, ce bon résultat s’explique avant tout par la progression des revenus immobiliers de l’EEM Suisse. 
NB : Le bouclement des comptes 2015 a été effectué pour la première fois en vertu des nouvelles dispositions légales, qui exigent une comptabilité plus transparente basée sur les principes « true and fair ». 


Nouvelles du secrétariat de Connexio

Conférence Connexio sur le thème de la migration 

Lors de cette journée, les personnes intéressées se demanderont ce que la migration signifie pour nous, Suisses et Suissesses, en termes de peurs, mais aussi de souhaits et d’attentes. Après une présentation des effets factuels de la migration en Suisse et à l’étranger, les participant-e-s travailleront à l’élaboration de possibilités d’action concrètes à l’intention des membres individuels et des communautés de l’EEM. 

Samedi 29 octobre 2016, de 9h00 à 16h15, dans la chapelle EEM de Bern-Altstadt (dans la vieille ville)
NB : Nous vous rappelons que le sujet de la migration est également traité dans les publications relatives au thème annuel de Connexio « Déracinés – Enracinés » disponibles sur www.connexio.ch


Nouvelles du secrétariat de Connexio

La Suisse fait des économies sur le dos des plus pauvres !

Le Conseil fédéral entend opérer des coupes claires dans la coopération bilatérale au développement. Pourtant, notre gouvernement a promis à plusieurs reprises d’allouer 0,7 % du revenu national brut au développement. Le Parlement envisage même des coupes encore plus drastiques. 
NB : Vous pouvez vous aussi agir, en signant l’appel ! 

 Barbara Streit-Stettler, chargée de communication 

EEMNI

Après la relaxe de deux chrétiens accusés d'homophobie, réactions du CNEF et du CPDH

Relaxe prononcée par la Cour d’Appel de Bordeaux : la liberté d’expression sauvegardée.

En novembre 2015, à la suite d’un dépôt de plainte par une association militante LGBT, deux chrétiens évangéliques avaient été condamnés par le tribunal correctionnel d’Angoulême pour provocation à la discrimination et injure publique. Mis en délibéré le 25 mai 2016, la Cour d’Appel de Bordeaux vient de rendre son verdict et infirme le jugement.

CNEF


Réactions du CNEF

Ils avaient distribué un tract intitulé « Délivré de l’homosexualité » qui relatait le témoignage de changement de vie d’un homme suite à une expérience religieuse dans une église.

Lors du procès en appel, le 6 avril 2016, le procureur général avait déjà abandonné les poursuites pour injure publique.

Mis en délibéré le 25 mai 2016, la Cour d'Appel de Bordeaux vient de rendre son verdict et infirme le jugement, annule la citation et l’ensemble de la procédure. Elle relaxe les prévenus et déboute la partie civile de l’ensemble de ses demandes.

Le CNEF salue la décision de la Cour d'Appel de Bordeaux qui a fait une application stricte des règles de procédure en sanctionnant les premiers juges.

Il regrette cependant qu’une décision de fond n’ait pu être donnée.

En effet, comme l'avaient rappelé les avocats de la défense, sur le fond, les éléments constitutifs de la discrimination faisaient défaut dans cette affaire. Parler de changement possible et de son expérience personnelle, n'est-ce pas le droit de tous, qu'il s'agisse de convictions religieuses, politiques, philosophiques ou d'orientation sexuelle ?

Le CNEF rappelle que la liberté d'expression est un bien indivisible qui protège toutes les opinions quelles qu’elles soient.

On ne peut la réclamer pour soi sans l’accorder aux autres, sauf à la transformer en instrument de propagande pour une cause partisane.

Le CNEF, qui soutient activement les deux prévenus depuis le début ainsi que leur Église locale se réjouit de l’issue du procès. Il indique sa ferme détermination à défendre, partout et pour tous, la liberté d'expression, socle si précieux de notre démocratie.

25 mai 2016 


Réactions du CPDH

Justice est faite : les deux chrétiens évangéliques accusés d’homophobie sont totalement relaxés.

Libres de toutes les charges qui avaient été retenues contre eux en première instance !

Alain Boutinon et Michel Oudot ont été relaxés mercredi 25 mai par la Cour d’Appel de Bordeaux et cette dernière a débouté l’association ADHEOS de l’ensemble de ses demandes. Cette association qui s’était portée partie civile n’était d’ailleurs ni présente ni représentée à l’annonce du délibéré. Les arguments forgés contre les deux accusés ont été sans effet. 
La Cour a finalement annulé le jugement rendu par le tribunal d’Angoulême, le 2 novembre 2015, pour vice de procédure. Vice de procédure qui avait été soulevé lors de la première audience, mais auquel le tribunal n’avait pas voulu prêter attention, tellement la charge de l’accusation était violente. Le CPDH se réjouit de cette décision de justice qui porte un coup certain à ceux qui cherchent à monter des procédures hâtives et médiatiquement retentissantes, voulant instrumentaliser la justice pour en faire une tribune. L’écart entre l’atmosphère agressive du premier jugement et l’objectivité du verdict du 25 mai pose question ! Le retournement de situation est flagrant! 
C’est pourquoi le CPDH invite tout son réseau à la reconnaissance. Il faut retenir à la fois l’action de Dieu, la solidarité fraternelle et l’organisation de la défense (le travail des avocats, du CNEF et du CPDH) sans laquelle la justice n’aurait pu être rendue de manière éclairée.
26 mai 2016

Sources : CNEF et CPDH

La FEPS et le message des « 500 ans de la Réforme »


 
Oser penser – pouvoir agir – aimer croire : le message des «500 ans de la Réforme»

La Fédération des Églises protestantes de Suisse FEPS se dote d’un slogan pour 2017, année des 500 ans de la Réforme. Ludique, par les nombreuses combinaisons de verbes qu’il permet, ce slogan interpelle et invite à penser, agir et croire. Il est le fruit d’une collaboration réussie avec les Églises cantonales.
En plus du logo existant , la FEPS a élaboré un message pour la communication entourant le jubilé. Ce slogan fonctionne comme une parenthèse ajoutant un contenu à toutes les mesures de communication et servira de fil conducteur aux différentes manifestations.sola gratia des Réformateurs).Reformierte Medien l’ont formulé ensemble pour les « 500 ans de la Réforme ». Le Conseil l’a officiellement adopté ; l’équipe du projet à la FEPS l’a mis en forme graphiquement et l’a fait traduire en concertation avec les Églises des différentes régions linguistiques :

quer denken – frei handeln – neu glauben
riflessione libera – azione concreta – fede gioiosa
vulair pensar – pudair agir – dastgar crair
think open – act free – believe anew

Berne, le 23 mai 2016

FEPS

10 000 chrétiens ont défilé dans plusieurs villes en France le 21 mai

 Samedi 21 mai, plus de 10 000 chrétiens ont marché dans les rues des villes de France simplement pour témoigner de leur foi en Jésus-Christ

 

Les marcheurs étaient au rendez-vous à Bordeaux (1 000), Lille (650), Marseille (900), Metz (400), Montpellier (400 ), Nantes (350 ), Paris (5 000 au moins) et Strasbourg (900)* sous un soleil radieux. Des milliers de chrétiens de toutes sensibilités ont défilé paisiblement et dans la joie dans les rues de leur ville, sans revendications. Chiffres en hausse dans la plupart des villes par rapport aux années précédentes, notamment à Paris dont la participation des chrétiens a été multipliée par 2, avec notamment des délégations venues spécialement d’Afrique du Sud, du Brésil, de Russie, de Hollande, de Belgique, du Portugal… 


Un contexte pas facile

Dans la plupart des villes, le contexte n’était pas facile avec plusieurs manifestations politiques annoncées en même temps et parfois à proximité comme à Bordeaux, Montpellier ou Marseille. Si elles ont manifestement plus attiré les médias, les passants, comme à Marseille, souvent surpris et heureux, avaient du mal à croire qu’il s’agissait d’une « manif », demandant confirmation auprès des policiers qui accompagnaient la marche. 

À Metz, dont c’était la première marche, le policier municipal qui était de service à l'entrée de la mairie où arrivait la marche, téléphone à l’adjoint au maire en demandant la raison du bruit et s'il devait fermer les portes de la mairie. Il y avait des mariages en cours... L'adjoint lui a répondu « Oh non ! Au contraire, ouvrez les portes. C'est un cortège de chrétiens qui défile dans la paix ».

« On préfère entendre ça que les messages de la CGT cette semaine » a entendu de son côté Christian à Strasbourg.

Dans une autre ville, les policiers ont demandé des T-shirts en souvenir d’une expérience qui les changeait tellement de ce dont ils avaient l’habitude.

À Nantes et dans les autres villes, les commerçants sur le pas de leur porte, regardaient passer le cortège en souriant. Pas besoin de baisser le rideau !

C’est le témoignage que tous les chrétiens qui ont marché samedi ont voulu donner, témoignage de paix et d’amour, témoignage d’espérance également dans notre société qui en a tant besoin. 

900 à Strasbourg

1 000 à Bordeaux

650 à Lille

900 à Marseille

400 à Metz

400 à Montpellier

350 à Nantes

A Strasbourg

Un bilan encourageant pour cette 16ème marche ! 

Des dizaines de milliers de personnes (dans l’Est de la France) ont vu ou entendu parler (via médias interposés) que des chrétiens avaient partagé leur joie de connaître Jésus. 5 000 prospectus et 1500 flyers de témoignages ont également été distribués par les marcheurs motivés. Plusieurs dizaines de Bibles ont également été données lors de contacts plus approfondis.Côté médias séculiers, les DNA du lendemain titraient « La joie de connaître Jésus » ( !) et pour une fois, donnaient les bons chiffres, contribuant à faire passer le message. Merci Seigneur ! Côté FR3 Alsace, ils sont arrivés après la fin de la marche ! Malgré tout, un court reportage a été diffusé au JT du 19/20.Les médias chrétiens ont pleinement joué le jeu (notamment les partenaires officiels de la marche : Phare FM, le Top chrétien, le Christianisme Aujourd’hui, et Alpha) contribuant ainsi à une information tout azimut.
Si la participation a été moins importante que l’année dernière, la joie et l’enthousiasme était au rendez-vous. Nous avons semé, d’autres récolteront (Jean 4 :37). A Dieu soit toute la gloire !


Oui, le message de l’Évangile reste aujourd’hui encore une Bonne Nouvelle !

Déjà, rendez-vous est pris pour l’année prochaine…

* Chiffres de la police

Source Daniel Rivaud

Projection-débat autour du film « La résurrection du Christ » à Aubenas (Ardèche)


Projection/débat le jeudi 9 juin à 20h30


Jean-Luc Gadreau

Jean-Luc GADREAU conjugue un ministère pastoral à des activités touchant à l’art, la culture et à la communication. Membre d’Interfilm (association protestante internationale du cinéma), il anime un blog sur le cinéma et la culture, écrit pour plusieurs médias sur la question et intervient régulièrement pour animer des ciné- débats. Il est également attaché de presse du Jury œcuménique au Festival de Cannes et régulièrement membre de ce jury dans les festivals (Berlin, Cannes...)

La projection du film « La résurrection du Christ » aura lieu au cinéma Palace à Aubenas le jeudi 9 juin à 20h30. Elle sera suivie d’un débat animé par le pasteur Jean-Luc Gadreau.

Où est passé le corps ? Le tribun romain Calvius doit enquêter. Avec son aide de camp Lucius, ils sont chargés de résoudre le mystère entourant ce qui est arrivé à un hébreu nommé Yeshua (Jésus) après sa crucifixion. L’empire romain est-il menacé ? L’ordre et la paix romaine ne peuvent être troublés, il faut retrouver le corps. S’ils veulent empêcher une insurrection à Jérusalem, ils doivent à tout prix mettre fin aux rumeurs assurant qu’un Messie est revenu d’entre les morts...

La quête de Clavius va s'avérer plus compliquée que prévue. Avec son film « La Résurrection du Christ », le réalisateur Kevin Reynolds nous entraîne dans une enquête policière se situant au 1er siècle de l’ère chrétienne.

« On assiste à une sorte de chassé-croisé entre une approche hors évangile et des ancrages bibliques très textuels. Si la toile de fond du film reste évidemment la résurrection, le cœur de l'histoire bat au travers de celui de Clavius. Un chef de guerre fatigué qui se retrouve à devoir

retrouver le corps du crucifié. Un adorateur de Mars loin de croire en un Dieu unique et encore moins aux miracles. C'est donc son regard qui nous porte avec ses convictions malmenées, ses doutes et son changement. Enquête, infiltration » commente Jean-Luc Gadreau


Source : Nathanaël Bechdolff

COE: les églises africaines s’engagent à lutter contre l'apatridie

Séance de réflexion biblique dirigée par la pasteure Shirley DeWolf au cours de l’atelier organisé à Addis-Abeba. © Peter Prove/COE


«L’apatridie rend invisible aux yeux des autorités nationales la vulnérabilité des personnes face aux abus ou à la négation de leurs droits. En cela, le droit à une nationalité est un enjeu fondamental pour l’accès à la protection de tous les autres droits humains. Il s’agit presque d’un "droit d’avoir des droits"», a déclaré Peter Prove, directeur de la Commission des Églises pour les affaires internationales (CEAI) du Conseil œcuménique des Églises (COE), après un atelier régional de formation traitant de l’enregistrement des naissances et des lois sur la nationalité qui entraînent une discrimination en fonction du sexe. Cet atelier était organisé par le COE à Addis-Abeba (Éthiopie) du 11 au 13 mai. 

L’objectif était d’ouvrir aux représentants des Églises africaines un espace de réflexion sur leur conviction qu’il existe une dignité donnée par Dieu à chaque personne. Cette conviction doit servir de base au combat et aux actions en faveur de l’enregistrement universel des naissances et de l’égalité des sexes dans les lois sur la nationalité, afin d’éviter de nouveaux cas d’apatridie. Cet atelier était également l’occasion d’inciter les Églises à exercer le ministère d’hospitalité envers l’«étranger» dans leur travail pour la protection des apatrides et la défense de leurs droits fondamentaux.

«L’appel à mettre fin à l’apatridie n’a pas seulement pour objectif de faire entendre la voix des plus vulnérables, il s’agit également de défendre leur identité d’êtres humains dotés de droits et conservant une dignité», a ajouté M. Prove.

«L’apatridie ne devrait pas exister. C’est une anomalie», a précisé Radha Govil, du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Dans le monde, on estime à 10 millions le nombre de personnes sans nationalité. Dans le contexte africain, l’apatridie résulte principalement de facteurs comme la discrimination à l’égard des femmes ou des minorités, les obstacles administratifs ou le défaut d’enregistrement des naissances.

Comme l’a indiqué Segma Asfaw, responsable de programme au COE, «depuis des siècles, les Églises et les communautés religieuses conservent la trace des événements importants de la vie comme les baptêmes, les mariages et les décès. Il est important d’ouvrir des canaux grâce auxquels les gouvernements peuvent se servir de ces dossiers dans les cas où les systèmes de registres d’état civil n’existent pas ou ne fonctionnent pas.»

Les discussions sur l’égalité des sexes dans les lois sur la nationalité ont mis l’accent sur la façon dont les Églises et les partenaires œcuméniques peuvent remettre en question les pratiques discriminatoires ne permettant pas aux femmes de transmettre une nationalité à leurs enfants de la même manière que les hommes, et mettre fin à ces pratiques.

La pasteure Gertrude Kapuma, qui a proposé une réflexion biblique sur l’égalité des sexes au cours de l’atelier, a rappelé aux participants qu’il fallait appeler l’Église à aider activement les femmes à se remettre de toutes les expériences négatives qu’elles traversent. «Les femmes sont elles aussi le corps du Christ. Lorsqu’elles sont blessées, nous devons partager leur douleur.  Et lorsqu’elles obtiennent quelque chose, nous devons tous ressentir de la joie», a-t-elle insisté.

«En Afrique, il existe un grand nombre d’instruments et de processus qui peuvent améliorer le taux d’enregistrement des naissances, et éviter l’apatridie», a affirmé Ayalew Getachew, du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant.

«En comptant chaque enfant, on fait en sorte que chaque enfant compte, et on s’assure qu’ils accèdent à leurs droits», a ajouté Nadya Kassam, spécialiste de la protection de l’enfance à l’UNICEF.

L’atelier a réuni des participants de plus de 20 pays africains. Outre M. Prove et Mme Asfaw, du COE, des membres du COE-CEAI étaient également présents, à savoir Evelyn Parker, des États-Unis, Lily Zachariah, de Malaisie, et Maria Mountraki, de Finlande. L’atelier régional africain s’inscrivait dans un processus plus large du COE portant sur l’apatridie, en collaboration avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et l’UNICEF.

Découvrez comment les Églises membres du COE et leurs partenaires peuvent contribuer à mettre fin à l’apatridie d’ici 10 ans, y compris dans le cadre du plan d’action global du HCR

Déclaration sur les droits humains des apatrides

Texte complet des recommandations de Den Dolder (en anglais)

17 mai 2016


Les femmes et les enfants réfugiés sous les projecteurs à l’université d’été de la KEK

Les femmes et les enfants sont des figures prominentes de réfugiés dans les déplacements massifs de personnes ces derniers mois et leurs droits seront au centre des thèmes d’une université d’été organisée en Grèce par la Conférence des Églises européennes.

 

Une réunion mondiale s'inspire de la Réforme pour transformer le monde

Plus de 120 personnes du monde entier se sont réunies à Halle, dans l'est de l'Allemagne, pour réfléchir à la mesure dans laquelle les conceptions de la Réforme protestante intervenue il y a 500 ans pouvaient contribuer à transformer le monde actuel.

 

Pour un responsable protestant allemand, les célébrations de la Réforme seront œcuméniques et internationales

En 2017, le cinq-centième anniversaire de la Réforme devrait constituer un événement profondément œcuménique, européen et international, d’après l’évêque Heinrich Bedford-Strohm, président du Conseil de l'Église évangélique d'Allemagne.


Agenda du COE


Réunion du Comité central

22 - 28 juin 2016
Trondheim, Norvège

Un nouveau Comité central a été élu par la 10e Assemblée du COE. Il constitue l'organe législatif suprême du COE jusqu'à la prochaine Assemblée. Il est responsable de l'exécution de la politique adoptée par l'Assemblée, passe en revue et supervise les programmes du COE et adopte le budget de celui-ci.


Pré-conférence interreligieuse à AIDS 2016

16 - 17 juillet 2016
Durban, Afrique du Sud

Tous les deux ans, la Conférence internationale sur le sida réunit plus de 20'000 chercheurs, responsables politiques, militants et personnes atteintes du VIH, entre autres, qui partagent les dernières avancées, tentent d’identifier les obstacles à l’éradication de la pandémie, et de s’y attaquer.


Un temps pour la Création

01 septembre - 04 octobre 2016
Dans le monde entier

Du 1er septembre – premier jour de l'année liturgique orthodoxe – au 4 octobre – fête de François d'Assise, saint patron des animaux et de l'environnement dans la tradition catholique –, les Églises sont appelées à participer activement à un Temps pour la création.

 


Semaine mondiale pour la paix en Palestine Israël

18 - 24 septembre 2016

Pendant toute la semaine de sensibilisation et d'action en faveur d'une paix équitable en Palestine et en Israël, les Eglises membres du COE et les organisations qui leur sont liées témoigneront ensemble pour la paix.


Lancement du parcours de la Réforme 2017 en Europe

03 - 04 novembre 2016
Genève, Suisse

L’année 2017 marque le cinq-centième anniversaire de la Réforme. Une chaîne de commémorations reliera des villes des Pays-Bas, d’Italie, de Hongrie, de Suisse, de Slovénie, d’Irlande et d’Allemagne. Chaque étape durera 36 heures: des partenaires régionaux et œcuméniques inviteront les gens à des temps festifs comportant de multiples activités afin de découvrir des traces locales de l’histoire de la Réforme.

COE

Réactions du CNEF et des ADD après l’incendie criminel de locaux d’église à Manosque


Incendie criminel des locaux de culte de l'Église évangélique de Manosque (04)

Le Conseil national des évangéliques de France tient à assurer la communauté de l'Église évangélique de Manosque de sa compassion et de ses prières, à la suite de l'attaque de leur lieu de culte survenue dans la nuit du 18 au 19 mai 2016.

Celui-ci a été gravement endommagé par des actes de vandalisme, dont sept départs de feu à l'intérieur du bâtiment. Plusieurs bibles ont été brûlées. L'enquête en cours devra déterminer s'il s'agit d'un acte essentiellement anti-religieux ou plus simplement d'un vol avec vandalisme.

Le Cnef s’émeut et juge extrêmement regrettable que des lieux de culte deviennent ainsi la cible d'actes criminels.

Le Conseil national des évangéliques de France, ainsi que son service juridique et les Églises protestantes évangéliques de la région, se tiennent à la disposition de la communauté de Manosque pour leur témoigner leur solidarité. 

19 mai 2016

CNEF

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Le lieu de culte de l’Assemblée de Dieu de Manosque (Alpes de Haute Provence) a été l’objet d’actes criminels, ces jours-ci : incendie, pillage, bibles brûlées.

S’il est encore trop tôt pour connaître les causes, nous restons attentifs aux conclusions de l’enquête actuellement en cours.

Qu’il s’agisse d’un acte essentiellement anti-religieux ou plus simplement d’un vol avec vandalisme, il est tout à fait regrettable pour ne pas dire inquiétant que les lieux de culte deviennent ainsi la cible d’actes criminels.

Nous assurons les membres de la communauté et leurs pasteurs de notre affection et de nos prières". 

Bureau National des ADD

Un an après son vote, le CPDH revient sur la loi de mariage et d’adoption pour tous

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C’était un 17 mai !

La loi française de « mariage et d’adoption pour tous » date du 17 mai 2013 et la décision du synode national de l’Eglise Protestante Unie de France (EPUdF) d’ouvrir « la possibilité (…) de pratiquer une bénédiction liturgique des couples mariés de même sexe qui veulent placer leur alliance devant Dieu »[1] a été prise le 17 mai 2015, juste deux ans plus tard ! Il n’est pas inutile de regarder d’ores et déjà aux « fruits » de ce « changement de civilisation » proposé par le gouvernement d’alors et dont les conséquences étaient attendues pour certaines et n’ont pas été anticipées pour d’autres.

Sur un plan sociétal : l’ouverture d’un droit à l’enfant en lieu et place des droits de l’enfant est certainement le résultat le plus criant. L’article 7 de la convention internationale des droits de l’enfant est désormais sérieusement mis à mal : «L’enfant est enregistré aussitôt sa naissance et a dès celle-ci le droit, à un nom, le droit d’acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents et d’être élevé par eux.» Car avec le « mariage et l’adoption pour tous », ce sont les revendications de « Procréation Médicalement Assistée pour tous » ou de « Gestation par Autrui pour tous » qui sont depuis le 17 mai 2013 à l’ordre du jour. De nombreux juristes se sont récemment regroupés pour rédiger un ouvrage montrant en détail les dégâts juridiques de la loi Taubria (Le mariage et la loi, protéger l’enfant ; publié par Institut Famille et République). « L’objectif de cet ouvrage collectif auquel près de quarante auteurs ont contribué, est d’exposer qu’il est non seulement nécessaire, mais aussi tout à fait juridiquement possible de réviser la loi du 17 mars 2013 »[2]. Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Paris le 17 mai 2016, La Manif Pour Tous a également dressé « le vrai bilan » des trois ans d’application d’une loi qui ne fait toujours pas l’unanimité et pour cause. Franck Meyer, président du CPDH, y a d’ailleurs présenté quelques-unes des modifications apportées au code civil comme la disparition des mots « père et mère » au profit du terme « parents » (plus générique !) dans l’article 371-1 définissant l’autorité parentale.



Sur le plan ecclésial : la décision de l’EPUdF a désuni cette fédération d’églises qui voulait pourtant afficher son unité avec espérance et qui est entrée dans une « étape troublée » comme l’écrit le pasteur Christian de Tonnac : « Dans l’étape troublée que traverse l’Eglise protestante Unie de France, il est important d’écrire une déclaration de foi non seulement parce que Réformés et Luthériens se sont unis, non seulement pour s’adresser au monde extérieur, mais parce qu’il est nécessaire de reprendre les fondamentaux qui nous unissent. Il nous apparaît que des lignes rouges ont été franchies ces dernières années, mettant sérieusement à mal la communion à laquelle nous aspirons tous. Son usage est donc aussi, et sans doute humblement, prioritairement à usage interne, les circonstances nous y poussent » (http://lesattestants.fr/dieu-dabraham-disaac-et-de-jacob/).D’une manière générale le trouble causé par cette décision a non seulement fait couler beaucoup de salive et d’encre depuis un an parmi tous les protestants (évangéliques ou pas) mais continue de poser question puisque les églises de la Fédération Protestante de France (FPF) s’interrogent actuellement sur ce qu’est ou devrait être la « communion » dont il est question dans la charte de la FPF. Charte dont le but est d’exprimer « l'unité particulière qu'au long des années, les Eglises, Unions d'Eglises, les Œuvres et Mouvements de la Fédération protestante ont pu construire ».

Le 17 mai 2013 et le 17 mai 2015, n’ont pas porté de « bons fruits » et ce qui en a découlé est malheureusement cousu de fil noir ! Prions pour que non seulement la paix du Christ à laquelle nous avons été appelés règne dans nos cœurs mais aussi que la Parole du Christ habite parmi nous abondamment[3]. C’est à cette double condition que nous pourrons parler en amour et en vérité à une société qui cherche aujourd’hui (comme de tout temps) ses repères.

Notes

[1] Déclaration téléchargeable : https://www.eglise-protestante-unie.fr/prod/file/epudf/upload/nation/Benir,%20decision%20du%20Synode%20national%20de%20l'EPUdF%20le%2017%20mai%202015.pdf

[2] Le mariage et la loi, protéger l’enfant. Institut Famille et République, p. 15

[3] 1 Colossiens 3 v. 16

Le CNEF en quelques nouvelles - mai 2016

 

Le Président du Cnef auditionné à l'Observatoire de la laïcité, Paris, le 12 avril 2016

L'Observatoire de la laïcité assiste le Gouvernement dans son action visant au respect de la laïcité. Étienne LHERMENAULT a présenté les questionnements des évangéliques en matière de laïcité : tentation gallicane de forger un islam de France, liberté d'expression des chrétiens, édifices cultuels, risques de dérives sécuritaires... Cliquez ici pour lire le texte intégral de l'audition.

Le Service pastoral auprès des parlementaires
Chaque mois, plusieurs sénateurs et députés sont visités en entretiens individuels au Sénat et à l'Assemblée nationale. Nombreux sont les élus qui connaissent peu ou mal les chrétiens évangéliques. La démarche du Service pastoral du Cnef auprès des parlementaires contribue de manière significative à développer la visibilité de nos Églises, de notre foi et du message d'espérance de l'Évangile.

Échange sur les Églises issues de l'immigration

Le CNEF entretient des échanges réguliers avec Sébastien FATH, historien sociologue au CNRS et spécialiste du mouvement évangélique. Ce dernier estime, cartes statistiques à l'appui, que si le développement des Églises issues de l'immigration est une des causes de la croissance des évangéliques en France, il n'en est pas du tout l'unique facteur.

Liberté d'expression : délibéré de la Cour d'appel de Bordeaux rendu le 25 mai

Cette affaire oppose une association militante LGBT contre deux chrétiens, concernant la distribution d'un tract contenant un témoignage chrétien, intitulé "délivré de l'homosexualité". Condamnés en première instance pour incitation à la discrimination et injure, les avocats ont plaidé la relaxe en appel. Le Cnef suit cette affaire de près. Voir la dépêche eemni suivante.

Lire le communiqué du 7 avril 2016

Lire le communiqué du 3 novembre 2016

Un nouveau chef du Bureau central des cultes

Le Bureau du Cnef a rencontré, vendredi 13 mai dernier, le nouveau chef du Bureau central des cultes du Ministère de l'Intérieur, Monsieur Arnaud SCHAUMASSE. Une première prise de contact avant des relations au long de l'année en fonction des sujets.

Église et droit associatif : quelles solutions ?
Conférences, table ronde, ateliers pratiques et échanges autour du droit associatif, la Journée juridique du Cnef se veut un outil au service des responsables associatifs, toutes associations confondues. Ouverture des inscriptions prochainement.

Communiquer avec les élus

Le 21 avril s'est tenue à Toulouse la 4ème journée régionale de formation organisée conjointement par le CNEF et le CPDH sur le thème "Comment améliorer la communication entre évangéliques et élus". 150 pasteurs, responsables d'Églises et d'oeuvres ont suivi ces journées de formation depuis leur démarrage, les prochaines auront lieu à Paris et Lyon. Pour + d'infos : reseau

Le SEL en lutte contre la pauvreté



Depuis plus de 30 ans, avec ses partenaires locaux chrétiens, Le Service d’Entraide et de Liaison (SEL)  lutte contre la pauvreté. Ce sont leurs prières, leurs dons, leurs engagements qui rendent ce combat possible. Le SEL leur dit  MERCI !

Découvrez les témoignages de nos partenaires en direct du terrain :



Vous avez pu apercevoir dans cette video la façon dont le travail des partenaires du SEL impactaient la vie des habitants locaux. 
Aujourd'hui, nous vous proposons de découvrir plus en détails trois projets qui nous tiennent particulièrement à coeur : 

Plongez au coeur de Dra et Gbagla, deux villages au Bénin qui ont été transformés par les projets mis en place par notre partenaire VOLDEB. Les terres reverdissent, l'économie reprend, les habitants décident de rester : cliquez ici pour en savoir plus.

Imaginez être à la place des populations en République Démocratique du Congo qui font face quotidiennement à des pathologies pourtant connues. Mais ils retrouvent la santé et l'espoir grâce aux équipiers du CEPROMOR (lire la suite ici).

Découvrez les conséquences de la surexploitation du lac Ahémé, au sud du Bénin, pour les habitants qui dépendent de la pêche pour se nourrir. L'organisation partenaire ESOP s'y est confrontée, et a mené des actions pour les aider à trouver d'autres sources d'alimentation (à découvrir ici).




Le 25 mai est déclaré Journée Internationale de l'Afrique ! 
Pour fêter cela, nous vous proposons 8 bonnes nouvelles concernant ce continent dans notre nouvel article de blog ! Car malgré toutes les difficultés auxquelles l'Afrique fait face, il y a de nombreux faits encourageants dont on peut se réjouir ! Lire l'article 

A cette occasion, nous vous proposons également de découvrir plus en détails trois projets mis en oeuvre par des partenaires du SEL et dont nous sommes fiers : 

 

Imaginez être à la place des populations en République Démocratique du Congo qui font face quotidiennement à des pathologies pourtant connues. Mais ils retrouvent la santé et l'espoir grâce aux équipiers du CEPROMOR (lire la suite ici).

Découvrez les conséquences de la surexploitation du lac Ahémé, au sud du Bénin, pour les habitants qui dépendent de la pêche pour se nourrir. L'organisation partenaire ESOP s'y est confrontée, et a mené des actions pour les aider à trouver d'autres sources d'alimentation (à découvrir ici).

Plongez au coeur de Dra et Gbagla, deux villages au Bénin qui ont été transformés par les projets mis en place par notre partenaire VOLDEB. Les terres reverdissent, l'économie reprend, les habitants décident de rester :cliquez ici pour en savoir plus.

SEL

CG 2016: l’évêque Ough reçoit le marteau de président et devient président du conseil des évêques de l’Église évangélique méthodiste


Par Christa Meland

Le jeudi, lors d'une cérémonie devant les dirigeants épiscopaux du monde entier, l’évêque Bruce R. Ough du diocèse de Dakota-Minnesota a été officiellement institué en tant que président du Conseil des évêques.

Le conseil est composé de tous les évêques actifs et retraités de l'Église méthodiste unie. Son président est chargé de présider le comité exécutif les évêques et les réunions du conseil deux fois par an, et il lui est parfois demandé de parler aux journalistes et autres, au nom du conseil. C’est ce conseil qui a élu Ough comme président.

« Avec la confiance dans le Dieu qui nous soutient et la confiance des collègues qui nous entourent, nous passons le flambeau du leadership, sachant que nous serons bien conduits », déclarait l’évêque Warner H. Brown Jr. du diocèse de San Francisco juste avant la remise du marteau à l’évêque Ough et la transition en vue d’occuper immédiatement après le rôle du président sortant. …

« Dans le Christ, Dieu nous aime au-delà de toute mesure, et met cet amour en évidence dans la grâce salvatrice du Christ. Nous avons été appelés à apporter notre concours pour faire de cette vérité une réalité quotidienne pour tout le monde ».

Ough, dont le mandat de président sera de deux ans, a déclaré que dans sa vision du Conseil des évêques « l’Église, notre cheminement commun et notre mission commune porteraient sur l'eau vive, mais qu’il fallait toujours être vigilant que le tuyau ne devienne un substitut à l'eau de vie ».

«Je veux que ce conseil, et que mon diocèse soient profondément engagés et pleinement engagés à mobiliser jusqu'à 3 millions d’acteurs du changement, à créer 10.000 nouvelles communautés locales, à établir un partenariat avec 400 communautés pour aider à éliminer la pauvreté, et permettre à 1 million d'enfants de bénéficier de soins sanitaires primaires », a-t-il dit.

Ough a conclu ses remarques en disant que nous sommes plus que le cynisme, l’anxiété, le désespoir, la division, et le déclin qui prévalent. Mais alors même que nous relevons que nous sommes « plus que », il faut aussi rappeler au monde que nous ne sommes pas « moins que ».

« Nous ne pouvons pas ne pas être un peuple qui fait face aux péchés de racisme, de sexisme, et de xénophobie » a-t-il dit. « Nous ne pouvons pas ne pas être un peuple qui, depuis le début de notre mouvement de renouveau était avec les persécutés, préconisait des systèmes économiques équitables, y compris pour les exclus, et exigeait la sainteté dans tous les aspects de la vie personnelle et publique. Voici notre histoire. J’y suis attaché. Et nous avons besoin de la dire, de la prêcher, de nous approcher de ce modèle, et de la vivre ».

Ough a passé 12 années à présider le diocèse de l'Ohio Ouest avant de venir prendre la tête du diocèse du Dakotas-Minnesota en 2012. Avant sa consécration comme évêque en 2000, il a servi dans la Conférence de l'Iowa, la Conférence du Nord Indiana, et la Conférence de Dakota.


Christa Meland est en charge de la communication à la Conférence annuelle du Minnesota de l’Église méthodiste unie.

12 mai 2016

Traduction eemni

minneotaumc.org

CG 2016: Évêque Devadhar « Écoutons-nous mutuellement et écoutons Dieu »


Photo de Paul Jeffrey, UMNS - L’évêque Sudarshana Devadhar prêche le 14 mai à la Conférence générale 2016 méthodiste unie à Portland, Ore.

par Beth DiCocco

L’évêque Sudarshana Devadhar s’est servi de l'histoire bien connue des mages (Mt 2.1-12) pour exhorter les délégués de la Conférence générale à trouver « une nouvelle épiphanie» en écoutant les perspectives de chacun et, surtout, à l'écoute de Dieu.

Avec le thème « Allez avec courage », Devadhar, qui dirige la Conférence de la Nouvelle Angleterre, a déclaré à ceux qui sont réunis le 14 mai pour le culte du matin l’importance pour chacun d'être assez courageux pour écouter si nous voulons arriver à notre destination :

« Les hommes sages ne sont pas assez intelligents pour trouver la crèche sans l'érudition des savants bibliques de la cour d’Hérode », -at-il dit, « mais ils étaient prêts à l’écoute et au discernement pour arriver à leur destination. Ils étaient, cependant, assez sages pour écouter la voix de Dieu et ne pas revenir vers le roi peu sûr lui rapporter avoir trouvé le Messie ».

Parce que les Mages ont tenu compte du message de Dieu, ajoute Devadhar, ils étaient en mesure d'apporter une épiphanie, une nouvelle perspective.

Et l'évêque de demander: « Amis, Qu’en est-il de nous? Sommes-nous prêts à aller, avec courage, dans les lieux où Dieu nous conduit? » Et pour être, a-t-il demandé,« une «Église pleinement inclusive? »

«Que cette semaine soit une semaine de profonde recherche pour nous tous », a-t-il dit. « Puissions-nous, comme les gens de Pâques, écouter Dieu sans crainte, et embrasser la trajectoire prévue par Dieu pour nous permettre de mener l'Église à une nouvelle épiphanie avec la foi et le courage du peuple de Pentecôte ».

Nous ne sommes pas ici pour satisfaire des intérêts égoïstes

Il a exhorté la Conférence générale à se tourner vers Jésus.

« Nous ne sommes pas ici pour utiliser la Bible sélectivement et accomplir nos objectifs et nos projets égoïstes », déclare l'évêque, « mais pour voir le ministère et la mission de Jésus, et pour poser la question, avec notre ADN Wesleyen: « Est-ce que la Conférence générale 2016 entrera dans l'histoire en déclarant que nous avons offert le Christ au monde? »

Devadhar parlait du bibliste Walter Brueggemann, qui, dans un sermon en 2002 intitulé "39 Missing Nine Miles" a fait remarquer que les hommes sages s’étaient trompés de quelque neuf miles. L'évêque a poursuivi en disant qu'il espérait que la Conférence générale ne s’égarerait pas.

«Ensemble, je prie pour que nous discernions le meilleur itinéraire. Si nous choisissons de suivre notre propre chemin, nous pouvons rater notre cible de quelque neuf miles ... mais si nous nous écoutons vraiment les uns les autres et nous nous efforçons d'apprendre les uns des autres, nous pouvons corriger notre parcours et vraiment trouver Jésus », dit Devadhar. « En outre, si nous écoutons la voix de Dieu, il se passera des choses extraordinaires ».

Devadhar a encouragé tout le monde à la Conférence générale de passer le week-end dans « une «prière intense et réflexion significative ». Rappelant que les décisions sont dans les mains des 864 délégués, l'évêque a exprimé son espoir que «lorsque nous quitterons cet endroit le 20 mai, nous puissions chacun dire à Dieu : «Je l'ai été fidèle durant cette conférence sainte. J’ai réfléchi à tous les points de vue qui se présentaient à moi dans une perspective globale, comme dans ma perspective locale. Pourtant, quand j’aurai voté, je t’ai écouté, Seigneur, et toi seulement ! ».

Mary Thompson avec Worship in Motion de la Way United Methodist Church fédérale à Auburn, Wash., Elle apporte l'étoile de Bethléem au culte du matin à la Conférence générale méthodiste unie 2016 à Portland, Oregon. Photo de Mike DuBose, UMNS.

Beth DiCocco est le directeur de communicaitons pour la Conférence de la Nouvelle Angleterre.

14 mai 2016

Traduction eemni

umc.org

CG 2016: Les dirigeants espèrent que la ‘conférence chrétienne’ donnera le ton


Photo de Maile Bradfield, UMNS - Les évêques Patrick Streiff et Minerva Carcaño discutent de conférence chrétienne et de la nature globale et universelle de l’Église méthodiste unie  lors d'une conférence de presse tenue le 11 mai au cours de la Conférence générale méthodiste unie 2016 à Portland, Oregon.

Les délégués à la Conférence générale ont passé deux heures le 11 mai en ‘conférence chrétienne’, qui désigne le fait de prendre part à des conversations respectueuses et honnêtes. Les dirigeants ont exprimé l'espoir que la session donnera le ton à l’heure où les commissions législatives entament leurs réunions.

« Le but de la ‘conférence chrétienne’ est de grandir ensemble dans la sainteté et de chercher à discerner la voix de Dieu en ayant des conversations les uns avec les autres », a déclaré l'évêque Patrick Streiff, à la tête du diocèse de l'Europe du Centre et du Sud.

À la veille des réunions de la commission législative, les 864 délégués se sont réunis dans leurs comités respectifs pour échanger sur eux-mêmes, les paramètres de leur ministère et leurs propres idées sur leur façon de vivre la mission de l'Église méthodiste unie. Des groupes de 12 se sont assis autour de tables rondes pour discuter ensemble et ces discussions entre certains de ces groupes se sont détendues au fil de ces deux heures et ont été respectueuses.

« Une fois qu'il est devenu clair que nous allions juste apprendre à nous connaître les uns les autres, alors j’ai senti que les gens se lâchaient », a déclaré Ginger Gaines-Cirelli, une déléguée de la Conférence de Baltimore-Washington et participante à cette ‘conférence chrétienne’. « Pour moi, personnellement, je trouvais bon de pouvoir établir des liens avec des gens que je ne connaissais pas auparavant et de penser à la belle diversité qui se fait jour partout dans le monde au nom de l'Église méthodiste unie ».

Levée du cynisme

Andreas Elfving, un délégué de la Finlande et la Suède, et également membre du Comité permanent sur les questions relatives aux Conférences centrales, assiste à sa cinquième Conférence générale. Il a admis que cette expérience de ‘conférence chrétienne’ l’avait libéré de son cynisme habituel.

« Le processus que nous suivons ici montre que nous avons tout lieu de croire que nous pouvons faire des choses d'une manière différente», a déclaré Elfving. « Peut-être pouvons-nous mettre moins l’accent sur la démonstration et  trouver les choses que nous avons en commun. J’ai l’espoir que le travail que nous faisons maintenant aidera les commissions à faire le leur d'une manière différente et puis quand nous nous réunirons dans le grand corps 864, j’ai l’espoir que cela aura un impact sur la procédure ».

« Notre foi en Jésus-Christ et la façon dont nous sommes tous sauvés est quelque chose que nous avons en commun, peu importe d'où nous venons », a déclaré Elfving. « Si nous réussissons à partager le sentiment d'être plus important que les programmes politiques figurant à notre agenda, alors nous avons l’espoir de pouvoir aller de l’avant ».

Après cette session de ‘conférence chrétienne’, Streiff et Minerva Carcaño évêque du diocèse de Los Angeles a tenu une conférence de presse pour expliquer pourquoi la ‘conférence chrétienne’ était vitale pour la future communication de la dénomination.

Les évêques ont partagé à cette occasion leurs expériences personnelles en matière de ‘conférence chrétienne’ et décrit en plus comment la ‘conférence chrétienne’ pouvait être utilisée pour atteindre l’objectif final, à savoir l’élaboration d’un Règlement d’Église mondial.

«À l’heure où nous travaillons à la rédaction d’un Règlement global ou général, il est important d'écouter les réalités et les défis prévalant au sein de notre Église», dit Streiff, ajoutant que la ‘conférence chrétienne’ mettrait mieux en lumière la dimension universelle de l’Église.


Caviness est un spécialiste en relations publiques au sein de United Methodist Communications

11 mai 2016

Traduction eemni

umc.org

CG 2016: Évêque Palmer - "Faites confiance à la promesse de Dieu et allez de l’avant"

Photo de Mike DuBose, UMNS - L’évêque Gregory V. Palmer adresse le discours épiscopal durant la Conférence générale 2016 de l’Église méthodiste unie qui se tient à Portland, Oregon

par Kathy L. Gilbert

L’évêque Gregory V. Palmer a tracé la voie à suivre par la Conférence générale 2016 de l’Église méthodiste unie: l'humilité, l'humilité, l’humilité.

«Tout le monde ici est un enfant de Dieu. Tout comportement contraire à cette vérité porte atteinte à l'Evangile et est un choix de vivre en dessous de notre privilège », déclare Palmer dans son son discours épiscopal le 11 mai. Palmer dessert le diocèse de l'Ouest Ohio.

Le Conseil des évêques a choisi Palmer pour prononcer ce discours, et lui, il a dit qu’il a essayé à cette occasion de donner le ton au rassemblement.

La Conférence générale, qui est l’assemblée législative majeure de la dénomination, abordera de nombreuses questions et les délégués seront tenus de voter sur des sujets difficiles tels que la sexualité humaine, le désinvestissement et le budget de la dénomination.

« Notre capacité à nous retourner les uns contre les autres est en train de détruire l'âme de cette Église et indigne de la mission », a-t-il dit.

Conférence générale 2012

« Il faut dire que la Conférence générale 2012 a retiré quelque chose de cette Église dans des proportions dramatiques », a-t-il dit. Beaucoup ont dit que c’était une perte de temps et de ressources; d'autres ont été découragés et déçus.

Cependant, l'Église méthodiste unie a participé à des ministères qui ont apporté des changements de vie et à des ministères qui ont donné la vie, dit-il.

Palmer releva les principales réalisations de la dénomination:

Imagine No Malaria (campagne contre le paludisme) a permis de collecter 65,5 millions $ pour éradiquer le paludisme en Afrique.

• L’UMCOR (ONG humanitaire de l’Église méthodiste unie) a réagi rapidement aux catastrophes dans le monde entier.

• L'Église apporte de l'eau potable à des endroits tels que la Sierra Leone et le Michigan.

• Le programme d’étude biblique du Disciple (programme développé actuellement aux USA sous cette acceptation Disciple Bible Study) est enseigné dans les congrégations locales et dans les prisons. Les méthodistes unis accueillent de nouveaux voisins et créent de nouveaux espaces pour toujours plus de personnes, tout en formant des « leaders chrétiens responsables ».

« Mais tous ceux qui font partie de la Conférence générale de 2016 ont été appelés ici par Dieu qui, nous le croyons, continue d'être au travail dans et par l'Église méthodiste unie ».

Aller de l’avant

Le thème de ce rassemblement mondial est « Aller de l’avant » sur la base du Grand Mandat énoncé dans Matthieu 28: 19-20. Palmer a dit l'énoncé de la mission de l'Église s’aligne sur cette parole de l'Écriture: «Faites des disciples de Jésus-Christ pour la transformation du monde ».

« Si cette Conférence générale n'exprime que des voeux pieux sur le Grand Mandat ou sur l’énoncé de la mission de notre dénomination, nous aurons échoué », a-t-il dit.

Palmer a dit  que trop de méthodistes unis s’inquiètent de la survie de l'Église comme institution.

« Notre thème et notre énoncé missionnaire sont un cri de ralliement pour sortir, agir ensemble et nous concentrer sur les priorités de Dieu - rien de moins que la nouvelle création à destination des personnes, des nations, des cultures et de la terre », dit-il.

Modèle pour la mission

Le paragraphe 122 dans le Règlement de l’Église explique le processus à suivre pour la réalisation de notre mission, dit-il.

Les étapes en sont proclamer, diriger, nourrir, envoyer et continuer. « Nous ne pouvons pas choisir uniquement les éléments qui nous plaisent et lesquels méritent un suivi », a-t-il dit.

Il faudra une Église à temps plein pour nourrir des chrétiens à temps plein.

« Nous avons été appelés à ce travail et chargés de le faire. ... Voici la seule question restée sans réponse :  irons-nous? », a-t-il dit.

Faisons confiance à Dieu et allons-y, dit-il.

«Nous avons rien de moins que la promesse du Christ ressuscité qu'il sera avec nous ».

La promesse ne dépend pas de la géographie, de la langue, des codes postaux, d’un diplôme d'Institut Biblique ou d’un certificat.

« Jésus a dit:« Je serai avec vous si vous y allez ».

Gilbert est reporter multimedia pour le compte de l’Agence de presse méthodiste unie UMNS.

11 mai 2016

Traduction eemni

umc.org

Portland, Oregon: la Conférence générale 2016 de l’Église évangélique méthodiste est sur les rails


Photo de Paul Jeffrey, UMNS

Culte d’ouverture de la Conférence générale 2016 de l’Église méthodiste unie à Portland, Oregon., le 10 mai.

par Barbara Dunlap-Berg

Accueillis au son du tambour par les peuples autochtones du Pacifique Nord-Ouest, les méthodistes unis se sont réunis ici à Portland, Oregon, pour la Conférence générale 2016, le corps législatif suprême de l'Église méthodiste unie, ils ont joint leurs voix à une cacophonie de "alléluias" dans de nombreuses langues lors du culte d'ouverture.

Réunis du 10 au 20 mai à l'Oregon Convention Center, 864 délégués examineront 1000 pétitions qui détermineront la façon dont la dénomination composée de 12,3 millions de membres va exercer son ministère, structurer ses agences et aborder les questions de justice sociale, y compris la sexualité humaine, pour les quatre prochaines années .

Les délégués des Etats-Unis, d’Europe, d’Afrique et des Philippines ont ouvert la session avec le Sacrement de la Cène du Seigneur et le discours épiscopal de l’évêque Warner H. Brown Jr. à la tête du Diocèse de San Francisco et président du Conseil des évêques.

Le thème de la Conférence générale 2016 «Allez de l’avant». La Commission en charge de la Conférence générale a choisi ce thème lié aux racines de l'Église méthodiste unie dans le Grand Mandat du Christ (Matthieu 28: 19-20). La pasteure Laura Jaquith Bartlett de Eagle Creek, Oregon, préside à la musique et au culte.

« Mon espoir, ainsi que mon défi personnel, est de faire vivre des expériences de culte qui soient à la fois une rencontre grandiose de Dieu et une rencontre intime avec Lui », a dit Bartlett. « L'expérience incroyable d'avoir des milliers de personnes du monde entier réunies en un seul endroit devrait refléter la grandeur et la majesté de Dieu. Pourtant, je crois personnellement que, si nous voulons que la Conférence générale soit vraiment efficace, nous avons besoin de célébrer les relations que nous partageons les uns avec les autres et avec Dieu ».

Titrant son sermon « Jésus, nous sommes là pour toi », a admis Brown, «Comme les premiers disciples, certains d'entre nous sont venus à cette réunion du peuple de Jésus que nous appelons ‘Conférence générale’ avec un certain mélange d'espoir et d'incertitude. Il y a beaucoup de questions à notre ordre du jour. Tant de points à considérer à l’heure où les délégués adopteront les projets d’avenir de l’Église ».

L’évêque Bruce R. Ough du Diocèse de Dakotas-Minnesota a dirigé le service de communion, assisté de l’évêque Rodolfo Alfonso Juan du Diocèse de Manille, de l’évêque Joaquina F. Nhanala  du Diocèse du Mozambique et de l’évêque Rosemarie Wenner du Diocèse de l'Allemagne.

Pendant le culte d'ouverture, un groupe diversifié de personnes a donné une brève salutation chrétienne chacun dans sa propre langue ou son contexte culturel. Certaines des salutations ont été filmées à l'avance et d’autres ont été exprimées en personne. Le pasteur Vicki Flippin de l'Église du Village à New York a proposé une salutation citant nommément certains groupes spécifiques. …

Accueil chaleureux de la part de l’Oregon-Idaho

Dans son discours d’accueil aux délégués et visiteurs de la Conférence générale, l’évêque Grant Hagiya du Diocèse du Grand Nord-Ouest s’est concentré sur l'hospitalité radicale.

«Dans cette époque de sécularisation croissante », at-il dit, « l'Eglise méthodiste unie peut aussi être un lieu de contre-culture où pauvres et affamés sont les premiers à se régaler à la table de banquet, où perdus et solitaires reçoivent les meilleurs soins ». …

«Notre prière est que ce message spirituel, qui privilégie« les moindres de ceux-ci », puisse briller à travers tous ceux qui représentent le meilleur de notre Église méthodiste unie ».

A l'aéroport et au centre de congrès, des bénévoles méthodistes unis de la Conférence annuelle de l'Oregon et de l'Idaho ont accueilli les délégués et les visiteurs à Portland. Les membres de l’équipe en charge de la prière  à la Conférence générale ont présenté aux nouveaux arrivants des médaillons et des perles de prière protestants créés par les méthodistes unis qui se sont engagés à prier pour chaque délégué.

Avant le service, les délégués et les visiteurs ont également visité une vaste zone d'exposition qui présente les ministères des agences générales, Imagine No Malaria, l’Université d'Afrique, des séminaires méthodistes et autres institutions, et acheté des livres et des produits de Cokesbury, la branche commerciale de la United Methodist Publishing House.

Comme toujours, les délégués et les visiteurs embrassèrent les amis qu’ils n’avaient pas vus depuis quatre ans et aidèrent un autre à trouver son chemin autour de l'Oregon Convention Center, un endroit où ils seront tout à fait familiers quand l’assemblée se réunira une dernière fois le vendredi soir 20 mai.

Un défi pour le rassemblement

Lors du culte d'ouverture, Brown a reconnu, «Nous apportons aussi nos espoirs et nos craintes. Dans notre zèle à exprimer nos idées, allons-nous blesser les autres de nos paroles ? Serons-nous capables de retenir suffisamment nos passions pour nous écouter vraiment les uns aux autres? »

« Ce travail ne sera pas facile parce que nous nous inquiétons si profondément», a-t-il poursuivi. «Nous sommes passionnés par ce que nous croyons être vrai ».

Brown a mis au défi l'assemblée de se rappeler la parole de Paul aux Romains: "Donc, nous allons lutter pour les choses qui apportent la paix et les choses qui construisent les uns les autres" (14.19).

« Aujourd'hui, en ce lieu, en ce moment important, par la puissance de l'Esprit de Dieu, nous pouvons chanter à nouveau collectivement: « Jesu Tawa Pano Jésus, nous sommes là pour toi. Il n’y a pas d’autre ordre du jour. Nous sommes là pour toi. Par conséquent, allons de l’avant! "

Hagiya a noté que l'offrande serait répartie entre le Fonds United Methodist Global AIDS et la Creation Vacation, un ministère de la Conférence de l'Oregon et l'Idaho.

Après la bénédiction, le pasteur R. DeAndre Johnson, pasteur en charge de la musique et du culte à la Westbury United Methodist Church, Houston, a mené la Conférence dans une interprétation vibrante du spiritual afro-américain "Guide My Feet".


Dunlap-Berg est rédactrice au sein du département United Methodist Communications, Nashville, Tennessee.

10 mai 2016

Traduction eemni

umc.org

CA 2016 : « Bien envoyé » - Guillaume Tell à la Conférence annuelle 2016 ?


« Bien envoyé »  – Guillaume Tell à la Conférence annuelle 2016?

Qu’est-ce-à dire ? Le dimanche de la Conférence annuelle, l’assemblée en fête va-t-elle assister à la représentation de la pièce «Guillaume Tell»? L'initiateur de cet événement est Markus Bach, qui avait eu l’idée depuis un certain temps déjà  d’organiser un jour le dimanche de la Conférence dans la belle région de jeux de Guillaume Tell.

En 2015, il a fallu trouver une alternative au premier emplacement prévu pour le dimanche de la Conférence, c’est alors que son idée est revenue sur le devant de la scène. M. Hafner et Markus Bach furent bientôt d'accord avec les dirigeants des Jeux de Tell: pour Les Jeux de Tell, c’était une répétition supplémentaire, pour l’EEM, c’était un événement très particulier qui pouvait même se combiner parfaitement bien avec le thème «Dire le salut aujourd’hui» - même si c’était dans un contexte tout à fait politique.

« Bien envoyé » : L’EEM se réjouit de cette représentation spéciale et de ce jour que l’assemblée festive passera dans ce magnifique espace naturel qui héberge avec bonheur les Jeux de Tell pour l'occasion. Les billets ne sont pas nécessaires, il est, comme toujours lors de la conférence dimanche une collection pour couvrir les dépenses collectées. Plus d'informations sur les Jeux de Tell, voir: www.tellspiele.ch.

La représentation se passe en dialecte. La pièce s’inspire essentiellement du drame «Guillaume Tell» de Friedrich Schiller. Elle a été traduite en plusieurs langues, dont le français, l'espagnol, l'anglais. Ainsi, peut-on se préparer à l'avance à cette représentation.

Dimanche, 19.6.2016, 10.00-16 Uhr: dimanche solennel de la Conférence annuelle 2016 à Interlaken, Espace naturel des Jeux de Tell. Vous trouverez des indications supplémentaires dans le flyer publié à cet effet.

eemni

COE: pour le pasteur Tveit, le changement est possible

Photo: Weite Wirkt Festival


Au Weite Wirkt Festival (Festival «Voir loin pour mieux accueillir»), qui célébrait le 500e anniversaire de la Réforme, le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), a parlé de repentance et de changement pour le mieux.

«Il est tout à fait logique de faire la fête et de relever les défis contemporains de notre monde commun à la lumière de l’héritage de la Réforme», a-t-il déclaré.

Le Weite Wirkt Festival, qui se déroule à Halle, en Westphalie (Allemagne), associe des interventions artistiques et musicales à des discours et des animations afin d’offrir une expérience transformatrice aux participants. Les trois Églises protestantes régionales de Rhénanie du Nord – Westphalie (l’Église évangélique de Rhénanie, l’Église évangélique de Westphalie et l’Église de Lippe) ont organisé la campagne «Voir loin pour mieux accueillir − La Réforme dans un monde unique 2016» avec le concours de plusieurs partenaires, dont Pain pour le monde – Aide protestante au développement et la Mission évangélique unie.

«La repentance est synonyme de changement, de changement dans le bon sens, a déclaré le pasteur Tveit. Pourquoi faut-il changer? Luther a dit: parce que le péché est une réalité. Notre époque ne nous donne aucune raison de penser autrement. Ce n’est pas une époque qui prête à croire que l’humanité en a fini avec le péché.»

Des réfugiés du monde entier, accompagnés de bénévoles, joueront un rôle important pendant le festival. Le pasteur Tveit a présenté ses réflexions à l’occasion de l’ouverture du festival, le 6 mai, puis des réfugiés ont fait part de leurs propres réflexions entre les prestations musicales.

«La repentance est une attitude d’ouverture au changement pour le mieux. Cela demande de faire preuve d’attention aux critiques, de comprendre la dimension de tragédie et de se tenir prêt ou prête à dire ce qui ne va pas. La repentance vient d’une écoute attentive de l’expression du pardon total de Dieu.»

Les participants discuteront également de sujets tels que la justice climatique, l’avenir du mouvement œcuménique et l’avenir du christianisme au Moyen-Orient.

«Nous pouvons changer en nous concentrant sur les besoins des autres, en particulier de celles et ceux qui requièrent plus d’attention au nom de la justice et de la paix, a précisé le pasteur Tveit. Il faut que les meilleures valeurs de la Réforme deviennent une réalité vivante aujourd’hui.»

Lire le discours du secrétaire général du COE, prononcé le 6 mai 2016 à Halle (en anglais)


Secrétaire général du COE: «La religion peut-elle apporter l’espérance à l’humanité d’aujourd’hui?»

Le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), participait le 4 mai dernier à un séminaire sur le développement durable à Rome. Dans une réflexion sur la pertinence de la religion dans le monde d’aujourd’hui, il a interrogé les participants: «La religion peut-elle apporter l’espérance à l’humanité d’aujourd’hui?»

Les chrétiens de Palestine face à la perte de leurs terres


Les chrétiens de Palestine face à la perte de leurs terres

Le 6 avril dernier, une grue a commencé à installer des dalles de béton de 12 mètres dans la vallée de Crémisan, non loin de Bethléem, en Palestine occupée, marquant ainsi la phase finale de construction d’un prolongement du mur de séparation israélien. Le Conseil œcuménique des Églises, par le biais de son Programme œcuménique d’accompagnement en Palestine et en Israël (EAPPI), a accompagné la communauté palestinienne touchée dans la vallée, aussi bien chrétienne que musulmane, dans son combat juridique pour faire cesser la construction.

Agenda du COE


Semaine de prière pour l'unité des chrétiens

15 - 22 mai 2016
Dans le monde entier (hémisphère Sud)

L’appel à proclamer les hauts faits du Seigneur, adressé à tous les baptisés, constitue le thème de la Semaine de prière pour l’unité chrétienne de 2016. C’est en s’inspirant de deux versets de la Première Lettre de saint Pierre que des membres de diverses Églises lettones ont préparé les éléments proposés pour cette semaine.

Réunion du Comité central

22 - 28 juin 2016
Trondheim, Norvège

Un nouveau Comité central a été élu par la 10e Assemblée du COE. Il constitue l'organe législatif suprême du COE jusqu'à la prochaine Assemblée. Il est responsable de l'exécution de la politique adoptée par l'Assemblée, passe en revue et supervise les programmes du COE et adopte le budget de celui-ci.

Pré-conférence interreligieuse à AIDS 2016

16 - 17 juillet 2016
Durban, Afrique du Sud

Tous les deux ans, la Conférence internationale sur le sida réunit plus de 20'000 chercheurs, responsables politiques, militants et personnes atteintes du VIH, entre autres, qui partagent les dernières avancées, tentent d’identifier les obstacles à l’éradication de la pandémie, et de s’y attaquer.

Un temps pour la Création

01 septembre - 04 octobre 2016
Dans le monde entier

Du 1er septembre – premier jour de l'année liturgique orthodoxe – au 4 octobre – fête de François d'Assise, saint patron des animaux et de l'environnement dans la tradition catholique –, les Églises sont appelées à participer activement à un Temps pour la création.


Semaine mondiale pour la paix en Palestine Israël

18 - 24 septembre 2016

Pendant toute la semaine de sensibilisation et d'action en faveur d'une paix équitable en Palestine et en Israël, les Eglises membres du COE et les organisations qui leur sont liées témoigneront ensemble pour la paix.


Lancement du parcours de la Réforme 2017 en Europe

03 - 04 novembre 2016
Genève, Suisse

L’année 2017 marque le cinq-centième anniversaire de la Réforme. Une chaîne de commémorations reliera des villes des Pays-Bas, d’Italie, de Hongrie, de Suisse, de Slovénie, d’Irlande et d’Allemagne. Chaque étape durera 36 heures: des partenaires régionaux et œcuméniques inviteront les gens à des temps festifs comportant de multiples activités afin de découvrir des traces locales de l’histoire de la Réforme.

COE - Conseil oecuménique des Églises

Marches pour Jésus le samedi 21 mai 2016


Samedi 21 mai, des milliers de chrétiens marcheront dans les rues des villes de France

Marche chrétienne

dans les rues de Bordeaux, Lille, Marseille, Metz, Montpellier, Nantes, Paris et Strasbourg


Des milliers de chrétiens (protestants évangéliques, luthériens, réformés, catholiques,…), marcheront samedi 21 mai dans les rues de Bordeaux, Lille, Marseille, Montpellier, Metz (1ère année), Nantes, Paris et Strasbourg.

Sans aucune revendication religieuse ou autre, ils veulent simplement, de manière non institutionnelle, aller à la rencontre de leurs concitoyens pour, en ces temps troublés, témoigner ensemble et publiquement, de leur foi et de leur espérance.

A travers un cortège joyeux dans  la ville, des chants et de la musique, ils veulent témoigner que l’Évangile est, aujourd’hui encore, une bonne nouvelle !

Impliqués dans la société, soucieux de ce que le monde vit, ils veulent, au-delà des églises et des bâtiments, apporter un message d'espérance qui transcende les clivages qui si souvent enferment.

Toutes les marches en France sur www.marchepourjesus.fr

 

Historique des Marche Pour Jésus

C’est en 1987, à Londres, qu’a été créée la première « Marche pour Jésus » rassemblant près de 15 000 personnes. L’année d’après, ils étaient plus de 55 000 ! Les années suivantes ont vu un nombre de pays de plus en plus grand participer à cette manifestation (Allemagne, Australie, Chili, France, Ghana, Islande, Japon, Mongolie, Norvège, Ouganda, Russie, USA, ...). Depuis, les « Marches pour Jésus » rassemblent chaque année des millions de croyants dans le monde. Lire la suite.

 




Les Africains sont fin prêts pour peser sur les décisions de la Conférence générale 2016


Photo de Jerry Kulah

Les délégués africains à la Conférence générale de l'Église Méthodiste Unie 2016 se réunissent au centre de retraite Canby à Portland, Oregon. L'Initiative Afrique de l’Église méthodiste unie a accueilli la réunion

Par Sam Hodges*

Les délégués africains abordent cette Conférence générale 2016 bien mieux préparés que lors des réunions législatives passées, et déterminés à obtenir plus d’influence et de ressources pour leur Église en Afrique.

«Nous sommes plus organisés. Nos gens sont plus informés », a déclaré le pasteur Jerry Kulah, délégué de la Conférence du Libéria. « Les Africains dans le passé venus à la Conférence générale étaient restés muets parce qu'ils ne savaient pas ce qui se passait ».

L'Eglise méthodiste unie est en pleine croissance en Afrique, et les Africains constituent environ 30 % des 864 délégués à la Conférence générale qui se tient du 10 au 20 mai à Portland. Seuls les États-Unis ont un nombre de délégués plus important.

Kulah est le chef de file de l'Initiative Afrique, une organisation qui a réuni les délégués africains pour une retraite axée sur les questions et sur la façon dont fonctionne la Conférence générale.

Ils se sont rencontrés dans un centre de retraite à Portland du 7 au 8 mai. Une écrasante majorité des 260 délégués africains y a participé et s’est jointe à des séances d'information et des séances de prière.

« Nous ne sommes pas un groupe de pression, nous ne sommes pas « groupe de conclave », nous sommes un mouvement ayant l'intention de travailler avec nos évêques pour développer la croissance de l'Église en Afrique », déclarait Kulah, doyen de la Gbarnga School of Theology au Libéria.

Le groupe a entendu Thomas Kemper et le pasteur Kim Cape, cadres supérieurs du Conseil Mondial de la Mission (General Board of Global Ministries  -GBGM) et de la Commission pour la formation supérieure et le ministère (Board of Higher Education and Ministry - BHEM), et Lonnie Brooks, qui dirige le comité législatif de l'Association des responsables laïcs des Conférences annuelles (Association of Annual Conference Lay Leaders).

La Coalition Renouveau et Réforme qui comprend le caucus évangélique officieux Good News a apporté son soutien logistique et financier à cette réunion. La coalition préconise le maintien des enseignements de l'Église.

« Notre objectif est de permettre vraiment aux Africains de de prendre entièrement part à la vie de l’Église », a déclaré le pasteur Thomas Lambrecht, vice-président de Good News. « Nous ne cherchons pas à leur dire comment ils doivent voter et comment ils doivent penser, mais plutôt à leur faire comprendre le processus (de la CG) et à leur permettre d’atteindre les objectifs qu'ils veulent atteindre ».

Des pressions pour davantage d’évêques 

L'Initiative Afrique sera axée sur le soutien des pétitions qui renforcent la présence africaine dans les instances de prise de décision, y compris dans les futures Conférences générales, la Table Connexionnelle, le Conseil judiciaire et les différentes commissions et agences de l’EMU.

Le pasteur Forbes Matonga, délégué de la Conférence Ouest du Zimbabwe, a déclaré que les Africains représentaient environ un tiers des membres de l'Église, mais n’avaient pas de représentation proportionnelle dans les cercles du pouvoir.

« Tout doit être proportionnel. Voilà notre position », a dit Matonga.

Matonga prédit que cela devrait conduire les Africains à soutenir le Plan UMC révisé, un effort de restructuration des organismes de l’Église qui comprend également une représentation élargie des Conférences centrales dans les commissions.

Kulah offre une interprétation légèrement différente.

« Nous sommes favorables à toutes les pétitions ... qui encouragent une plus grande représentation de l’Afrique », a-t-il dit. « Le Plan UMC est juste l'une d’entre elles ».

Le groupe Initiative Afrique souhaite également que cette Conférence générale consente à des évêques supplémentaires pour l'Afrique.

Le Comité permanent des questions concernant les Conférences centrales préfère d'abord la mise en place d’un plan global pour l’Afrique, que l’on décide des limites des diocèses et des Conférences centrales dans les pays africains pour que les ministères et la mission gagnent en efficacité. Cinq évêques seraient ajoutés dans le cadre du plan - mais pas avant la Conférence générale 2020.

Mais l'Initiative Afrique veut l’ajout immédiat d’au moins deux ou trois évêques, compte tenu de la croissance de l'Église en Afrique et la nécessité reconnue pour plus de leadership.

« Nous essayons d'envoyer le signal que nous sommes frustrés sur les études, les études sans fin », a déclaré Matonga. « Si on a de l'argent pour les études, pourquoi n’a-t-on pas de l'argent pour le leadership? »

Matonga a ajouté que les délégués africains étaient prêts à garantir que le financement des nouveaux évêques africains émanerait d’Afrique pour les quatre premières années.

L’autre question que les délégués africains ont dit qu'ils allaient poser était celle d’un plus grand financement pour l'éducation théologique sur leur continent. La Commission pour la formation supérieure et le ministère (Board of Higher Education and Ministry - BHEM) préconise le renouvellement du financement de 5 millions $ du Fonds pour l'éducation théologique des Conférences centrales.

Mais les délégués africains aimeraient voir le doublement de cette dotation, au bénéfice des écoles en Afrique, mais aussi aux Philippines et en Europe, dit Kulah.

Lui et Matonga ont loué la dénomination pour son important soutien financier de longue date à l'Université de l'Afrique, à une école méthodiste unie au Zimbabwe. Mais ils ont dit que plus de 25 autres facultés de théologie méthodistes unies affiliés sur le continent ont été beaucoup moins bien prises en charge que l'Université d'Afrique ou les 13 séminaires méthodistes Unis aux États-Unis.

Ce point de vue a été repris par le pasteur Kimba Evariste, un autre dirigeant de l'Initiative Afrique, un délégué de la Conférence Nord-Katanga et président de l’Université méthodiste de Kabongo en République démocratique du Congo (RDC).

« Je ‘produis’ des pasteurs tous les ans », a-t-il dit. « Nous avons besoin de plus de financement ».

Règle 44, sexualité

Kulah et Matonga ont déclaré que les délégués africains se méfiaient de la règle proposée N°44, qui fournirait une alternative aux règles dites de Robert du Règlement de l’Église, à savoir un processus de discernement en groupe à cette Conférence générale - à utiliser dans les pétitions liées à la sexualité et éventuellement dans d’autres questions litigieuses.

Les délégués africains restent fortement opposés à la modification du Règlement de l'Église qui déclare la pratique de l'homosexualité comme étant incompatible avec l'enseignement chrétien, empêche l'ordination des homosexuels "déclarés", et interdit aux pasteurs et aux églises méthodistes unies de célébrer et d’héberger des unions de même sexe.

Les positions de l'Église sont perturbe ses membres aux États-Unis, surtout maintenant que le mariage homosexuel est légalisé dans tout le pays; mais les dirigeants de l'Initiative Afrique disent que les délégués de leur continent ne soutiendront pas des pétitions pour le changement.

« La question n’est pas que le Règlement de l'Église reste le même. La question est de savoir ce que la Bible enseigne, et la Bible enseigne le mariage entre un homme et une femme pour la vie », a déclaré Kulah.

*Hodges, un journaliste de l’Agence de presse méthodiste unie (UMNS) à Dallas.

9 mai 2016

Traduction eemni

umc.org

Élection de Soeur Marlène Balzli comme Soeur supérieure de la Congrégation des Soeurs de Bethesda Strasbourg

Soeur Marlène Balzli


La Congrégation des Sœurs de Bethesda Strasbourg s’est réunie en Assemblée Générale le 29 avril 2016 et a élu à l’unanimité Sœur Marlène BALZLI en tant que sa nouvelle Sœur Supérieure.

En septembre 2016 Sœur Marlène sera installée et consacrée dans sa fonction. A cette occasion nous inviterons nos amis. La date sera précisée ultérieurement.

Il est vrai que Sœur Marlène a déjà géré en tant que Sœur Suppléante la gestion quotidienne de la communauté depuis la maladie et le départ pour l’Eternité de Sœur Louise MULLER. Se confiant en l’aide de Dieu, elle a accepté cette élection. Pour la soutenir dans sa responsabilité, des aides ont été mises en place et notamment pour les tâches administratives. 

Nous vous remercions de votre intercession pour notre nouvelle Sœur Supérieure et vous saluons fraternellement,

Au nom de la Congrégation des Sœurs de Bethesda Strasbourg

Heinrich Bolleter, Evêque à la retraite

Strasbourg, le 29 avril 2016

EEMNI

Marc Brunet a couru 260 km dans le désert marocain, en autonomie, au profit du SEL

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Marc Brunet a relevé un nouveau défi : participer au Marathon des Sables dans le désert marocain. Cette épreuve s’est déroulée sur 7 jours, en autonomie. Chaque participant a dû porter sa nourriture et son couchage, l’eau étant fournie chaque jour. Organisée depuis 31 ans au mois d’avril, cette course de près de 260 km suscite un engouement croissant auprès des sportifs du monde entier, qui étaient près de 1100 à participer.

Cette année, ils ont dû affronter des vents de sable, des kilomètres de dunes, des écarts de températures importants (de 8° la nuit, à 45° durant la journée). D’après les habitués, c’était l’édition la plus difficile, et la plus longue de son histoire.

Cocktail Collaboratif

Vendredi 13 mai - 18h30 Maison de la Vie Associative - 74 route de Montélier - Valence 

Vendredi 27 mai - 18h30 Eglise Evangélique Baptiste - 85 cours Vitton - 69006 Lyon

Marc Brunet, habitué à relever des défis, a su aller jusqu’au bout de lui-même, pour prouver que même à 61 ans, on peut y arriver et accomplir ses rêves, pour soi et pour les autres. Il a terminé 13ème de sa catégorie (Vétérans 3). C’est aussi pour lui une manière de concrétiser son engagement chrétien, dans une démarche de partage et de solidarité.

Car comme dans le passé, cette nouvelle aventure comportait aussi un volet humanitaire. Ce défi a permis d’attirer l'attention sur le problème de la désertification au Sahel, et de récolter des fonds pour la Ferme Pilote de Guié au Burkina Faso. L’équipe de ce site a mis au point des techniques de reconquête des sols dégra- dés et des méthodes pour ne plus perdre une goutte d’eau. L’objectif est de lutter contre l’avancée du désert dans la zone sahélienne du Burkina Faso. Ces actions permettent aux agriculteurs et habitants de continuer à vivre de leurs cultures et de renoncer à l’exil.

MDS2045

Aventure en soliDaire a mis en place un partenariat avec le SEL, qui suit cette action de développement depuis plusieurs années et apporte son appui aux acteurs sur le terrain. Le SEL est reconnu pour son travail sérieux et efficace depuis 35 ans dans le parrainage d’enfants et les projets de développement, particulièrement en Afrique francophone.

Cette nouvelle aventure a permis de réunir à ce jour près de 5500 euros.


Des précisions sur le SEL, Aventure en Solidaire, Marc Brunet, le Marathon des Sables 


SEL

Le SEL est une association protestante de solidarité internationale créée en 1980, qui vise à améliorer les conditions de vie de personnes et des populations en situations de pauvreté dans les pays en développement.
Dans les pays en développement, les actions menées par le SEL et ses partenaires sont :
- le parrainage individuel d’enfants avec Compassion International dans 26 pays

- les projets de développement communautaire principalement en Afrique francophone (eau, agriculture, soutien ali- mentaire (Ticket-Repas), microcrédit, santé), pour lesquels le SEL apporte un soutien financier et un suivi technique. - le secours d’urgence
Le SEL sensibilise également au commerce équitable avec Artisanat SEL.

www.selfrance.org

AVENTURE EN SOLIDAIRE

C’est une association drômoise qui s’inscrit dans une démarche de solidarité internationale. Son objectif est de soute- nir en priorité des actions dans le domaine du sport ou de l’aventure, destinées à alimenter des projets humanitaires. Elle travaille en partenariat avec des ONG qui ont l’expérience du terrain et des situations difficiles, pour venir en aide aux populations défavorisées. Plus qu’un simple assistanat, c’est un partenariat qui est proposé pour changer le quoti- dien des habitants concernés.

www.aventure-en-solidaire.net

Marc BRUNET

61 ans, marié, père de 2 enfants (25 et 29 ans), et grand-père, il a toujours été engagé à dif- férents niveaux dans la musique, à l’exemple de son père, pasteur, qui a soutenu l’émergence de nouveaux styles de musiques. Après une scolarité « classique », menée en parallèle avec des études musicales (piano, trompette, guitare, batterie, chant), il a exercé des responsabili- tés dans des associations de promotion de l’art et de la musique chrétienne (magazines, concerts, séminaires).

Il a également fondé et dirigé le festival Séphora (de 1983 à 1993) qui réunissait 2000 à 3000 personnes à chaque édi- tion. En 1984, avec son frère Jean-Luc, il a créé la société « Séphora, la musique de la Vie », dont il a été le directeur jusqu’en 2014.
Marc pratique le jogging, le trail, le VTT, et le vélo couché depuis de nombreuses années, mais a participé à sa pre- mière compétition en 2004. Il anime aussi régulièrement des conférences pour différents publics sur ses aventures soli- daires : églises, groupes de jeunes, association de voyage, festival, écoles, etc. (avec support audio-vidéo). Ces rencontres sont une occasion de partage d’expériences, de réflexion spirituelle, et de débat sur différents thèmes liés à ces périples humanitaires et solidaires. C’est aussi l’occasion de réfléchir sur notre manière de vivre et de partager par rapport à notre engagement chrétien.

Il est également délégué du SEL dans sa région. Il a pu visiter des centres de parrainage d’enfants à Madagascar, en Arménie et au Burkina Faso, mais aussi découvrir l’efficacité des projets de développements soutenus par le SEL au Burkina Faso.

LE MARATHON DES SABLES

Le MARATHON DES SABLES est une course à pied (ouverte aux marcheurs) en 6 étapes, en allure libre. Elle se déroule sur une distance de 260 kilomètres environ, en autosuffisance alimentaire et avec obligation pour le concurrent de porter son équipement (nourriture et matériel obliga- toires). L’âge des participants peut aller de 16 à 80 ans. 2016 a été la 31ème édition, avec toujours une logistique bien rodée : 450 personnes pour l’encadrement général, 2 hélicop- tères et 1 avion, 8 avions de ligne « spécial MDS », 4 dromadaires, 80 membres de l’équipe médicale, etc... http://marathondessables.com

Israël, Aéroport de Tel Aviv: les autorités israéliennes ont infligé un traitement excessif, démesuré et injustifié aux représentants du COE


La basilique de la Nativité à Bethléem. Photo: Albin Hillert/COE


À leur arrivée à l’aéroport Ben-Gourion de Tel Aviv la semaine dernière, pour assister à une réunion sur la justice climatique, des membres du personnel et des partenaires du Conseil œcuménique des Églises (COE) ont été placés en détention ou expulsés dans des conditions sans précédent que le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, qualifie d’intolérables.

«Le COE proteste vivement contre le traitement excessif, démesuré et totalement injustifié infligé par les autorités israéliennes à ces représentants et représentantes d’Églises membres et du personnel du COE, qui venaient participer à une consultation sur les changements climatiques et l’écologie à l’invitation des Églises membres du COE dans la région, hôtes de la réunion», a-t-il déclaré.

Les membres du Groupe de travail du COE sur les changements climatiques, qui provenaient de treize pays différents, ont indiqué avoir été retenus pour des interrogatoires de plusieurs heures où on leur a fait subir de sévères intimidations dans des conditions de détention quasi carcérales, pendant une durée de trois jours: une expérience éprouvante, a dit le pasteur Tveit. «Nous réagissons à ce genre d’expériences de différentes manières sur le plan émotionnel. Je pense que les membres du groupe étaient loin de s’attendre à une expérience aussi troublante, qui a été un choc pour la plupart d’entre eux, car ils n’avaient jamais rien subi de tel auparavant.»

Bien qu’il y ait déjà eu de petits incidents dans le passé, aucun n’avait jamais laissé entrevoir le niveau d’intimidation qui vient d’être atteint, a ajouté le pasteur Tveit.

Les membres du Groupe de travail sur les changements climatiques se rendaient en Israël dans un esprit de solidarité œcuménique pour se pencher sur les enjeux communs à l’ensemble de la planète dans les domaines de la protection de l’environnement, de l’atténuation des changements climatiques et de l’adaptation à leurs effets.

Les voyageurs ont été placés en détention, soumis à un interrogatoire et exposés à des intimidations. Faisant part de son inquiétude quant aux conséquences que peut avoir un tel traitement sur des individus, le pasteur Tveit a affirmé qu’il n’avait aucune raison de penser que des problèmes surviendraient pour se rendre à cette réunion, dans la mesure où des rencontres sont organisées depuis de nombreuses années dans la région, consacrées non seulement aux changements climatiques mais aussi aux relations œcuméniques, aux efforts de paix et à la réflexion théologique. Depuis de nombreuses années, le COE s’appuie sur des ressources et des interlocuteurs tant en Israël qu’en Palestine pour créer des conditions propices à des relations de paix et une coexistence pacifique.

Tous les participants du Groupe du travail qui s’étaient rendus en Israël sont désormais en sécurité hors du pays. Le COE a demandé au gouvernement israélien de présenter des excuses et de renoncer à se comporter de façon agressive à l’égard des Églises membres et du personnel du COE à l’avenir. «Nous sommes convaincus qu’il est aussi dans l’intérêt du gouvernement israélien de faire la lumière sur ces incidents extrêmement désagréables, pour les personnes souhaitant se rendre dans le pays à l’avenir, et d’éviter qu’ils ne se reproduisent.»

Texte complet de la déclaration du COE sur les événements

Églises membres du COE en Israël et Palestine

09 mai 2016

COE

Soudan: libération d’un des deux pasteurs incarcérés

Pasteur Telahoon Nogosi Kassa Rata. Photo: World Watch Monitor


Telahoon Nogosi Kassa Rata était le „prisonnier du mois de mars“

Au Soudan, les autorités responsables de la sûreté ont libéré un pasteur arrêté en décembre sans motif. Comme l’agence de presse „Assist News Service“ (Lake Forest/USA-État de Californie) le signale, le pasteur en question se nomme Telahoon Nogosi Kassa Rata.

L’homme de 36 ans était en garde à vue depuis le 13 décembre. Le personnel soudanais du NISS (Service national de la sécurité et du renseignement) avait arrêté le dirigeant de l'Eglise protestante de Khartoum Nord.

Le 18 décembre, ses parents ont reçu l’autorisation de le visiter une fois dans la prison d'Al Kober en pleine capitale soudanaise. Il n’a pas eu le droit de parler à un avocat. On ne sait pas jusqu’ici les raisons pour lesquelles les services secrets ont libéré maintenant Rata.

La Société internationale pour les droits de l'homme (SIDH) et l’Agence de presse IDEA l’avaient désigné ainsi qu’un autre pasteur - Hassan Abduraheem Kodi Taour - comme «prisonniers du mois de mars »  et appelé à intercéder pour eux dans la prière.

Le pasteur Taour demeure cependant encore incarcéré. Des agents des services secrets l’avaient arrêté le 18 décembre dans la ville de Omdurman près de Khartoum. Au Soudan, dont le gouvernement est considéré comme islamiste à l’extrême, les chrétiens endurent la persécution, en particulier quand ils professent leur foi.

Le Soudan a ratifié il y a 30 ans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui garantit également la liberté de religion. Toute abjuration de l'Islam entraîne encore aujourd'hui la peine de mort. 97 % des quelque 35 millions d'habitants du Soudan sont musulmans. La proportion de chrétiens est de 1,5 %.

Traduction EEMNI

11 mai 2016

IDEA

Ascension: l’occasion d’un pur bonheur !


„Ce Jésus, qui vous a été enlevé pour aller au ciel, reviendra de la même manière que vous l'avez vu y partir“ – Actes 1,11 

Par Günter Veit 

Je vous écris ces pensées à neuf kilomètres de hauteur en route pour l'Amérique. Voler m'a toujours fasciné. Depuis 1991, je possède une licence de pilote et faire mes voyages d’affaires en Europe en avion. Chaque fois que je me lance dans le ciel, le monde avec tous ses problèmes devient toujours plus petit ; j’aime faire cette observation. L'immensité du ciel autour de moi replace tous les soucis de la vie quotidienne dans une juste perspective.

Dans le langage d’aujourd’hui, l’Ascension a plutôt une connotation négative (en langue allemande) : une mission suicide (en allemand: commando Ascension) est un engagement dont l’issue est souvent fatale. Même pour les disciples de Jésus, l'annonce de l'Ascension a d'abord été un motif de tristesse.

Ils étaient tellement heureux de voir Jésus être de nouveau avec eux par sa résurrection. Et puis il leur a annoncé son départ pour les cieux. Mais il leur a dit qu’ils devraient s’en réjouir. Parce que le Saint-Esprit - le Consolateur et l’Avocat - reviendrait après l'Ascension (Jean 16,5-7).

Voilà pourquoi nous pouvons nous réjouir aujourd’hui de l'Ascension. Notre vie chrétienne serait impossible sans l'aide et la puissance quotidiennes du Saint-Esprit. En lui, Dieu vit en nous. Il nous aide à être ses témoins dans la vie quotidienne. Il nous aide à comprendre correctement la Parole de Dieu. Il nous offre le fruit de l'Esprit dans nos vies! Il nous donne les dons de l'Esprit, pour nous permettre de servir les autres.

De plus, Jésus est assis à la droite de Dieu. Il nous représente en tout (Romains 8,34)! Quand nous péchons, il est notre avocat (1 Jean 2,1-2). Et non seulement le nôtre, mais aussi celui de toute personne qui saisit son salut par la foi.

(L’auteur, Günter Veit (Landsberg/Oberbayern), est le fondateur et le président de la société d'ingénierie internationale VEIT Group. En tant que pilote, il fait lui-même régulièrement des « ascensions ».

03.05.2016

Traduction eemni

IDEA

Lettre de la FPF - mai 2016


Edito par François Clavairoly

Cher(e)s ami(e)s

Détresses et promesses au Proche Orient, promesses à l'Elysée.
Les sourires des enfants réfugiés cachent bien des douleurs. Mais ces sourires expriment aussi leur joie. Leurs larmes intérieures et leurs vrais sourires se rejoignent dans l'espérance. Et nous saluent. Je vous salue de leur part.
Lors de notre séjour avec le pasteur Bernard Antérion, au Liban et en Israël, au Middle East Council of Churches (une sorte de COE régional) le secrétaire général, le père Michel Jalakh, nous dresse un tableau stimulant de l'action auprès des réfugiés et des liens avec nombre de chrétiens d'Europe, dont pas suffisamment de France ; avec l'ONG  « Amel », et son président musulman le Dr Kamel Mohanna, qui oeuvrent auprès des réfugiés (candidat pour le prix Nobel de la Paix), l'engagement prometteur de jeunes venus de toute l'Europe et de France permet, grâce à des parrainages d'enfants syriens (scolarisation et soins) pour lesquels la paroisse protestante de Beyrouth est pleinement engagée, de lutter contre bien des détresses.
La visite du dispensaire et celle, plus particulière, du camp de réfugiés de Margel Zor à Khyam dans le Sud Liban, restera une expérience forte, émouvante et source d'espoir. La question de l'accueil des réfugiés trouve alors par les visages magnifiques des enfants, par les cris de détresses des adultes et par la dignité de chacun, l'attente de promesses encore inaccomplies.
Visite et accueil en la paroisse protestante de Beyrouth : des projets plein le conseil presbytéral, sous l'impulsion joyeuse d'un couple : le pasteur Pierre Lacoste et son épouse Christine. Des projets aussi avec le centre culturel à venir et l'association « l'Atelier ».
Visite en Israël, dans la paroisse de Jérusalem du pasteur Jacques Elbaz et dans son Institut de formation où les cours d'hébreu et de grec se font…en hébreu et en grec ! Il faut le faire. Et puis Tel Aviv, et Bethléem…et le Jardin du Tombeau.
La Saint Barthélémy, dites-vous ? J'avais demandé à Anne Hidalgo, Maire de Paris, d'accepter de donner une dimension interreligieuse à la cérémonie de dévoilement de la plaque au Pont Neuf le 13 avril dernier. Pour dire deux choses : le terrible souvenir de cette nuit n'appartient pas qu'à la mémoire de la noblesse protestante réformée de Paris. Ni même au seul protestantisme. Il est la mémoire effrayante de tout un peuple et de toutes les religions qui se laissent instrumentaliser ou qui attisent les feux de la haine. Et au grand jour, j'ai souhaité que ce geste de commémoration soit un geste « pour tous ». Un geste pour la paix civile. Tous sont venus ! Nombreux. Musulmans, juifs, chrétiens, bouddhistes, agnostiques, et protestants de toute la famille, multicolore. Le professeur Olivier Millet, au nom de la SHPH, nous a rappelé les faits, les a mis en perspective, et  a mis en garde contre les mythes. Et il a eu raison.
Nous voulions 5 réponses, ce même jour d'avril, à l'Elysée. Le Président François Hollande nous attendait. En présence notamment du ministre Bernard Cazeneuve et du secrétaire Général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet. Il a accepté de jouer le jeu. Il a certes hésité et peiné dans ses réponses aux 5 jeunes qui n'ont pas hésité, eux, à lui adresser la parole, en responsables qu'ils sont. Il a peiné mais  il a essayé de répondre à la question de ses engagements. Il y est parvenu. Sauf sans doute sur la question de la laïcité dont sa compréhension reste très courte (liberté de conscience, ouf, et d'expression…). Comme si la foi restait pour lui un mystère. Mais au fond, n'a-t'il pas raison ? Qu'en pensez-vous ? En tous cas, merci à Jean Fontanieu, qui a préparé ce dialogue, sur le handicap, la pauvreté, le chômage, les migrants, l'exclusion,  et merci aux 300 invités qui ont accepté de témoigner par leur seule présence de la réalité de l'engagement d'un protestantisme professionnel, actif, novateur, efficace.
Les synodes ou le festival de Cannes ?  Les deux !
Le mois de mai, le mois des congrès, des conventions, des synodes. Bonne route à tous. Et pour ceux qui vont à Cannes, bon courage la nuit. Et le matin, et l'après-midi…Profitez ! Le cinéma n'est pas péché. S'il en révèle souvent, par ses histoires incroyables, le pardon possible, s'il en désigne parfois l'enfer que chauffent ses tentations, il raconte souvent la possibilité d'un salut, à portée de prière, à portée de larmes ou de joie, pour quiconque possède un coeur. Quant aux synodes et aux congrès, ce n'est que grâce…

François Clavairoly, président de la FPF

© photos : B. Antérion - B. Guillot

François Clavairoly en visite au Liban et en Israël

Début avril, François Clavairoly s'est rendu au Liban et en Israël, avec le pasteur Bernard Antérion, président de la Communauté des Eglises protestantes francophones dans le monde (CEEFE).
Ils ont rencontré, au Liban, le protestantisme arabe et le protestantisme français au Liban, sa diversité, ses engagements et en Israël, la communauté protestante francophone de Jérusalem et Tel Aviv. 
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Dévoilement de la plaque en hommage aux victimes du massacre de la Saint-Barthélemy

Le 13 avril 2016, la première plaque en hommage aux victimes du massacre de la Saint Barthélemy a été dévoilée au pied du pont Neuf, par Mme Anne Hidalgo, maire de Paris.
Un moment pour faire mémoire, mais aussi un moment fraternel, un message de cohésion nationale et de vivre-ensemble. " Il s'agit d'un geste symbolique qui fait sens pour tous. Il est important pour nous de dire que les religions ne doivent plus être instrumentalisées au profit de la violence."
Lire et écouter les allocutions - Ecouter F. Clavairoly dans Fédéraction d'avril 2016 

 

François Hollande a reçu la Fédération protestante de France à l'Élysée, le 13 avril

Le président de la République a reçu à l'Élysée, mercredi 13 avril à 18 heures, trois cents responsables de la Fédération protestante de France et de la Fédération de l'entraide protestante.
Après un message de François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, le chef de l'Etat a été interpellé par cinq jeunes engagés dans les associations sur différents sujets. Le président de la République a apporté ses réponses dans une allocution qui a clos la rencontre
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En mai, les rendez-vous institutionnels des membres de la FPF


Congrès et Convention nationale baptistes
 à Pontoise, 6 - 8 mai 2016 - " Sauvés pour servir "
Synode national de l'EPUdF à Nancy, 5 - 8 mai 2016 - " Etre une Eglise de témoins "
Convention nationale de l'UNEPREF à Anduze, 6 - 8 mai 2016 - " Un pas en avant "
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Les membres du Jury Oecuménique au Festival de Cannes 2016


Présent à Cannes depuis 1974, le Jury oecuméniqueest invité par le Festival à remettre des prix et des mentions spéciales à des films de la compétition officielle. 
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Retrouvez la présentation des membres du Jury oecuménique 2016 et suivez toutes les informations sur la page facebook et sur twitter @JuryOecu

Campagne Agapé France : « Cette année je partage l'évangile ! »

Campagne 300.000 DVD « La vie de Jésus », « Cette année je partage l'évangile ! » #cetteanneejepartage + d'infos
Le film Jésus a été réalisé en 1979 et complètement remasterisé en 2015 avec une nouvelle composition musicale. Agape France producteur de ce DVD est une œuvre missionnaire qui encourage partout en France le développement de dynamiques chrétiennes de partage de la foi, afin que chacun ait la possibilité́ d'être en contact avec une personne ayant une foi vivante en Jésus-Christ.

 

Mosaïc - Un week-en réussi - Un culte en Eurovision à ne pas manquer

Le Projet Mosaïc a été créé en 2006 par la Fédération protestante de France pour favoriser la rencontre et la collaboration des chrétiens protestants de diverses cultures et origines. Fin avril, une retraite Jeunesse a rassemblé 85 participants venant de 20 Eglises différentes !
Ne manquez pas le culte de l'Ascension, qui sera diffusé en eurovision et en direct depuis Pierrefitte ce jeudi sur France2 de 10 à 11h avec les Eglises du Projet Mosaïc.
+ d'infos

Aumôniers et soignants, inscrivez-vous au JAF !

Soins et questions spirituelles : osons la rencontre ! (JAF) sont organisées cette année par les aumôneries de Lyon, en collaboration avec le service d'aumônerie de la Fédération protestante de France et la Fédération de l'Entraide protestante et auront lieu au Domaine St- Joseph de Sainte Foy-lès-Lyon, du 6 au 8 octobre 2016.
Inscriptions 

Les dernières nouvelles de la FPF

Lire sur protestants.org

Église évangélique méthodiste : passage de témoin en Hongrie


Après 20 ans de ministère, le surintendant István Csernák a transmis la charge de surintendant à son successeur László A. Khaled.


La Conférence annuelle de Hongrie s’est réunie du 14 au 17 avril 2016 à Budapest. Un des temps forts a été le passage de témoin d’un surintendant à l’autre, du surintendant István Csernak à son successeur László A. Khaled.

István Csernak (62 ans) peut revenir sur les 20 années de ministère qu’il a exercées au titre de surintendant de l'Eglise méthodiste unie (EEM) en Hongrie.

Ce furent des années de rencontres précieuses et d’évolutions importantes, dont certains se sont souvenus au cours de la cérémonie de départ le samedi soir.

Le lendemain, au cours d’un culte solennel, son successeur László A. Khaled (36 ans), a été installé comme le nouveau surintendant. Lors des deux événements, des représentants de l'Église réformée, de l'Église évangélique luthérienne, de l'Église catholique romaine, les baptistes, de l'Armée du Salut ainsi que des autorités politiques étaient présents - et tous ont souligné leur bonne coopération avec l’EEM.

Avec 45 personnes présentes à la Conférence annuelle, il était très facile d’en faire le tour. Ces journées ont été marquées par de bonnes rencontres et de bonnes discussions, par d’émouvantes célébrations, par une généreuse hospitalité. Et si les représentants des autres Églises ont été l’expression de l'engagement œcuménique de l’EEM, les invités de Suisse, d'Allemagne et des Etats-Unis ont apporté quant à eux la solidarité internationale de l'Église.

L’EEM en Hongrie est très active sur le plan missionnaire - ce qui apparaît en particulier très clairement dans le rapport de la commission missionnaire, qui parraine de nombreuses initiatives très différentes les unes des autres: le travail avec les femmes, les jeunes et les enfants, le travail avec les Roms, les relations de partenariat internationales et le travail dans différents médias (publication de périodiques et de livres, production d'émissions de radio et de télévision). Il est impressionnant et gratifiant de constater la qualité du travail accompli par un nombre relativement restreint de personnes engagées.

Deux exemples de l'engagement missionnaire: Dans la communauté rom de Alsózsolca il y a un esprit de réveil. Sa croissance continue l’a conduite à devenir maintenant la plus grande communauté de l’EEM en Hongrie. Cette croissance se traduit aussi par un nouveau bâtiment d'église plutôt beau avec des parties communes, pour lequel l'Etat a apporté une contribution financière substantielle pour l’activité diaconale qui y a cours. Entre autres choses, quatre machines à laver ont été achetés, de sorte que les habitants de Alsózsolca aujourd'hui ont la possibilité d’y laver leurs vêtements.

L'école privée de Forrai reprise par l’EEM est en croissance constante. A l'automne 2016, de nouvelles classes pourront être ouvertes, alors seront atteintes les capacités d’accueil de l’école. L’EEM-n’assume pas seulement un accompagnement pastoral et religieux, mais tente aussi délibérément d'accompagner dans leur parcours les jeunes qui n’ont pratiquement pas de lien avec une église. Dans ce contexte, ce n’est pas par hasard que, pour la Conférence annuelle de 2017, ait été choisi pour thème principal la «génération Z» (les jeunes qui sont nés 1995-2010).

Tamás Szuhánszki a été nouvellement élu pasteur local de l’EEM en Hongrie, Daniel Vadászi commencera une année de stage à l'automne.

mercredi 20 avril 2016

Sources: Armin Camastral, Bischof Patrick Streiff, Urs Schweizer

Traduction eemni

emkni

Allemagne: mobilisation de l’aile évangélique contre la bénédiction des couples de même sexe 

Der Leiter des Netzwerks

Ulrich Parzany: il faut protester contre la bénédiction des couples de même sexe!

La phrase „Même des conciles peuvent se tromper“ s’applique aussi à des Synodes ecclésiaux. 

Suite aux décisions des Églises protestantes Hesse-Nassau, Rhénanie, Berlin-Brandenburg et Baden d’autoriser la bénédiction des unions de couples de même sexe comme s’il s’agissait d’un mariage, le réseau Bible et Confession (Bibel und Bekenntnis) a appelé les chrétiens à protester.

Le responsable du réseau, le pasteur Ulrich Parzany (Kassel), - connu pour son passé de responsable de l’Union Chrétienne de Jeunes Gens (UCJG) et son engagement à la tête de ProChrist comme évangéliste -,  rappelle sur son site Web la déclaration de Martin Luther (1483 - 1546), « même des Conciles peuvent se tromper ». « Cela vaut aussi pour les synodes régionaux protestants», dit l'évangéliste.

Il poursuit: « Imaginez la chose, 2.000 pasteurs déclarant qu'ils refusent de célébrer des unions ou des bénédictions de couples de même sexe. Cela représenterait quelque 10% des pasteurs des églises protestantes en Allemagne. Ce serait encore mieux si les conseils paroissiaux, presbytéraux, les comités directeurs prenaient cette décision-là. » Mais beaucoup sont réticents à décider d’un Non dans leurs résolutions.

Parzany demande: «Qu'est-ce qui est en jeu? Son image dans la société? Une vie d’église tranquille? La carrière dans l'église? Y-a-t-il une menace en l’air ? Le harcèlement par des supérieurs et des collègues? Une perte financière? Une campagne de dénigrement dans les médias? Des questions préoccupantes dans la famille? Le silence gênant de bons amis et de connaissances? Nous ne devrions pas avoir peur du prix à payer! »

Les doyens et les surintendants n’ont-ils pas de conscience ?

Parzany va plus loin en disant que, conformément aux décisions, on ne devrait pas obliger les pasteurs à célébrer des unions de couples de même sexe contre leur conscience. Les doyens ou les surintendants devraient alors veiller à ce que leurs collègues acceptent le principe de l'acte officiel. Parzany: « Pourrait-il même y avoir des doyens et surintendants qui le refusent pour motif de conscience? » Apparemment, personne ne semble l’envisager. « Qu’est-ce que cela doit nous dire?»

Éloge de deux associations: elles fournissent une patrie aux personnes radiées

L'ancien dirigeant de l’initiative d’évangélisation ProChrist a également salué les prises de position de l'Association communautaire Liebenzeller Mission et de l'Association évangélique Association AB, qui rejettent la décision du Synode de Baden relative à l'union de couples de même sexe.

Ils avaient déclaré qu'ils offraient « un accompagnement spirituel complet » aux chrétiens qui quittent l'Église à cause de cette décision. Parzany: « C’est une réponse claire ».

Le réseau Bible et Confession (Bibel und Bekenntnis) avait été fondé sur son initiative en janvier dernier. Il compte maintenant plus de 800 membres. Les déclarations du Président de l'Alliance Evangélique allemande, Michael Diener (Kassel) en ont été l’occasion. Dans une interview, il avait appelé les évangéliques à refonder leur pensée sur la mission, la politique et l'homosexualité.

Diener - est depuis novembre 2015 membre du Comité directeur de l’Église protestante d’Allemagne (EKD). Il avait souhaité que les chrétiens qui pratiquaient l'homosexualité, puissent être engagés comme collaborateurs dans les communautés locales. Dans son ensemble, le mouvement évangélique, et donc Parzany, s’était opposé publiquement aux positions de Diener.

29.04.2016

Traduction eemni

IDEA

Chine: incarcération d’un dirigeant d’une église de maison depuis cinq mois

Pasteur Yang Hua © freeyanghua.org


Le pasteur Yang Hua est le „prisonnier du mois de mai“ 

Comme « prisonnier en mai», la Société internationale pour les droits de l'homme (SIDH) et l’Agence de presse évangélique IDEA ont nommé le pasteur Yang Huaen détenu dans une prison de la République populaire de Chine.

Ils appellent à intervenir en sa faveur et à prier pour lui. Il est le responsable d'une église de maison à Guiyang (province du Guizhou).

Le 9 décembre, sa femme, Wang Hongwu, a été témoin de l’enlèvement de son mari : quatre inconnus l’ont jeté dans une camionnette sans numéro d’immatriculation et sont partis avec lui.

Le 22 janvier, un mandat d’arrêt a été émis. Pour quelle raison: Yang Hua est soupçonné d'avoir transmis des secrets d'État. Les membres de son église de maison « Pierre Vivante » tiennent cette accusation comme étant inventée de toutes pièces.

L'église non enregistrée auprès du gouvernement est soumise à une répression féroce depuis la fin de l'année dernière. Elle est devenue la plus grande église de maison de la région.

Les quelque 700 membres se réunissent en trois lieux de culte et sont également impliqués dans des actions diaconales. La SIDH craint que le gouvernement ne cherche à dissoudre l'église de maison.

Avec IDEA, la SIDH appelle le public à envoyer une lettre au président chinois Xi Jinping pour demander la libération immédiate du pasteur au nom du droit à la liberté religieuse garanti dans la Constitution chinoise.

Selon certaines estimations, on dénombre 130 millions de chrétiens sur les quelque 1,4 milliards d'habitants de Chine.


01.05.2016

Le site de défense du pasteur Yang Hua

Traduction eemni

IDEA

Chaque méthodiste uni peut être partie prenante de la Conférence générale 2016

 J’aim

Photo de Greg Nelson, Conférence Oregon-Idaho. Il existe une variété de façons de rester connecté à la Conférence générale. Certaines font appel à de nouvelles technologies, mais ce n'est pas le seul moyen.

Un article UMC.org de Joe Iovino*

Tous les méthodistes unis ne seront pas délégués à la Conférence générale, mais cela ne signifie pas que vous ne pourrez pas participer à tout ce qui se passe du 10 au 20 mai 2016, à Portland, Oregon. La Conférence générale est le rassemblement mondial de l'Église méthodiste unie (UMC  / Église évangélique méthodiste), et il y a beaucoup de façons pour vous d'être impliqué.

Prière

Prier pour les délégués, les évêques, les orateurs, et tous ceux qui président aux sessions de la Conférence générale et y assistent est un puissant moyen d’y participer. Priez Dieu pour qu’Il guide les décisions de la Conférence générale, pour que le Christ nous conduise dans l'avenir, et pour que le Saint-Esprit nous donne les moyens d'aller vers la perfection dans notre amour de Dieu et des autres.

60 jours de prière est une ressource merveilleuse pour vous aider à prier pour la Conférence générale avant, pendant et après le rassemblement à Portland, Oregon.

Photo de Kathleen Barry, United Methodist Communications.

La Chambre Haute a créé 60 jours de prière pour la Conférence générale 2016, un guide pour nous conduire dans la prière les jours qui précèdent la Conférence générale, les jours mêmes de la Conférence générale, et les jours qui la suivent. Vous pouvez vous inscrire pour recevoir les méditations quotidiennes et les invites à la prière par courriel à 60daysofprayer.org.

Connaissez vos délégués. Personnalisez vos prières en citant par leurs noms les délégués et les dirigeants de votre Conférence annuelle. Une liste de tous les délégués et assesseurs se trouve ici (la liste par Conférences annuelles commence à la page 11). Pensez également à leur écrire une note ou un e-mail, pour leur faire savoir que vous priez pour eux.

Le travail d'un délégué prend du temps et est parfois stressant. De nombreux délégués laïcs prennent sur le temps de leurs vacances pour être là, et les pasteurs passent souvent un temps prolongé loin de leurs congrégations. Remettons-les, eux, leurs familles, et leurs églises dans la prière.

- Pour la Conférence annuelle Suisse/France/Afrique du Nord, voici les délégués : le surintendant Étienne Rudolph et Christine Schneider. -

Chaque Conférence annuelle envoie une délégation à la Conférence générale. Priez pour vos délégués par leur nom. Photo d'archives de 2012 délégués de la Côte d'Ivoire par Mike DuBose, United Methodist Communications.

Priez avec un groupe. Encouragez les membres du groupe de prière de votre église à prier aussi pour la Conférence générale dans les prochains jours, ou envisagez la formation d'un groupe de prière dans votre église spécifiquement à cette fin.

Suivre la Conférence

Nos ordinateurs, nos téléphones et nos tablettes nous donnent aujourd’hui plus de moyens que jamais pour rester connecté avec la Conférence générale.

Marquons comme favoris les sites de l’Église méthodiste couvrant l’événement. GC2016.UMC.org est la source de tout ce qui concerne la Conférence générale 2016. Nouvelles, blogs, ressources, vidéos et photos sur tout ce qui se passe à la Conférence générale sont disponibles à cet emplacement central. United Methodist Communications mettra à jour cette page tout au long de la Conférence générale en y ajoutant eu fur et à mesure les dernières nouvelles et les résumés quotidiens pour souligner les points forts de chaque journée.

Le portail francophone de l’UMC inauguré récemment offrira une synthèse des informations relatives à la Conférence générale 2016 en français. EEMNI couvrira aussi l’événement.

Suivons la Conférence en direct. Chaque fois que la Conférence est en session, GC2016.UMC.org la diffusera en direct et vous serez en mesure de suivre les votes, les cultes, les discours et les célébrations qui se déroulent dans le cadre de la Conférence générale. Les retransmissions se feront en anglais, en français et en langue de signes américaine. L’agenda est disponible en ligne, rappelez-vous que toutes les heures qui y sont indiquées sont relatives à la région pacifique, et vous n’aurez qu’à ajuster les horaires.

Une application est disponible pour vos appareils mobiles qui vous aideront à rester connecté à tout ce qui se passe à la Conférence générale 2016. Illustration photographique Lane Denson, United Methodist Communications.

Téléchargez l'application. La Conférence générale 2016 a une application mobile disponible dans votre Appstore (Google Play | iTunes). News, vidéos, photos, et méditations quotidiennes sont là maintenant, et beaucoup plus sera ajouté et mis à jour tout au long de la Conférence générale.

Suivez la Conférence générale sur les médias sociaux. Suivez UMCGeneralConference sur Facebook, @UMCGC sur Twitter, et umcgc sur Instragram pour des histoires, les articles, les vidéos et les liens. Utilisez le hashtag officiel de la Conférence générale 2016, #UMCGC, sur une plate-forme de médias sociaux pour rejoindre et suivre les conversations des Méthodistes Unis partout dans le monde. Une des façons les plus faciles à suivre #UMCGC sera disponible à GC2016.UMC.org.

Accédez à la législation de votre choix. Si vous êtes intéressé par un projet de loi spécifique, peut-être une proposition soumise par votre congrégation ou par votre Conférence annuelle, vous pouvez suivre le point sur une page Web dans la section Conférence générale de UMC.org.

Restez connecté

L'Église méthodiste unie est une église connexionnelle. Cela signifie que nous ne sommes pas seulement une partie de notre congrégation locale, mais aussi une partie d'une communauté mondiale de croyants. Nous avons des frères et sœurs au sein de l'Église de Portland, de l’Église en Pologne, et aux Philippines; en Caroline du Sud, dans le Sud Congo, et au sud du Nigeria; Virginie Ouest, Zimbabwe Ouest et en l'Angola occidentale; en Norvège, au Nord-Ouest du Katanga et au Nord Géorgie; au Minnesota, au Mozambique et en République de Macédoine.

Lorsque nous nous réunissons pour la Conférence générale, nous célébrons cette connexion globale de l'Église Méthodiste Unie. Bien que nous ne puissions pas tous être à Portland, Oregon,du  10 au 20 mai 2016, nous pouvons néanmoins tous participer aux travaux de notre Église.

Bien que nous ne puissions pas tous être à la Conférence générale, nous pouvons tous participer aux travaux de notre Église. TWEETE-LE

DOCUMENTS À TÉLÉCHARGER

*Joe Iovino travaille pour UMC.org à United Methodist Communications.

19 avril 2016

Traduction eemni

umc.or

ENroute N°121 est en ligne « Comment dire le salut ? »


Le numéro du mois de mai et juin 2016 d’ENroute, journal francophone de l’Église évangélique méthodiste Suisse/France/Afrique du Nord est en ligne. Il est axé essentiellement sur la thématique abordée à l’Assemblée générale de l’UEEMF (fin mars 2016 à Codognan) et à la Conférence annuelle 2016 fixée au mois de juin à Münsingen (Suisse) : "le salut, comment le dire ? »

En voici l’éditorial et le sommaire :


Éditorial: Le salut se vit, se dit !


Dessin d’ © Alain Auderset publié avec son aimable autorisation

JP Waechter

De mars à juin, c’est la saison des grands rendez-vous ecclésiaux, l’Assemblée générale, la Conférence annuelle et la Conférence générale, où les délégués, pasteurs et laïcs se concertent pour prendre des décisions en commun. Pour que ces décisions soient conformes à la volonté de Dieu, il importe que les uns et les autres s’appliquent à la prière et soient dociles aux injonctions de l’Esprit Saint. Avant et après..., nous rappelle l’évêque Patrick Streiff.

Suivons cette ligne de conduite jusqu’au bout de notre carrière terrestre à l’exemple de Daniel Husser (+) dont nous saluons le parcours singulier dans ce numéro. A l’exemple aussi du Dr Mukwege, qui continue à prendre la défense des femmes en RDC à ses risques et périls et dont Nicolas Fouquet nous trace le portrait. A l’exemple enfin de Doreen Makaya qui nous rapporte ici son expérience salutaire de la grâce de Dieu. Plutôt instructif !

Trois exemples d’hommes et de femme pour qui le salut en Jésus-Christ a été cause de transformation. Ils étaient sauvés pour servir.

Car avant de se dire, le salut se vit toujours.

L’AG de l’UEEMF et bientôt la CA Suisse/France/Afrique du Nord réfléchit précisément à la question de la transmission de l’Évangile : « le salut, comment le dire ? » Thierry Hernando, auteur d’un ouvrage sur la patois de Canaan, apporte son avis d’expert.

Puissions-nous avoir pour chaussures à nos pieds la disponibilité à servir la Bonne Nouvelle de la paix (Ep 5.16) !

Dessin d’ © Alain Auderset, publié avec son aimable autorisation

Sommaire 

Éditorial: Le salut se vit, se dit !

Face à nos contradictions

Plein de sel

Actu avec le SEL: le docteur Mukwege, défenseur infatigable des droits des femmes!

Agenda : LA CAUSE & TIPI ARDENT

ClinDieu de Doreen Makaya (2) : de nouveaux défis

Assemblée générale de l’Union de l’Église évangélique méthodiste de France du 19 au 20 mars 2016 à Codognan

AG/CA 2016: le salut, comment le dire ?

Conférence annuelle Suisse-France-Afrique du Nord à Münsingen / Interlaken (Suisse)

Le Séjour Biblique Automne (SBA) à Landersen

In memoriam: en mémoire de Daniel Husser

Munster: culte JMP - Repas cubain

Rencontre au féminin « Sa force dans nos fragilités »

La grille du mois

EEMNI

La « conférence chrétienne » * et son incidence sur la Conférence générale


Photo de Mike DuBose, UMNS

L’évêque méthodiste uni Christian Alsted en pleine séance d'information lors de la conférence pré-générale à Portland, Oregon.

Par Kathy L. Gilbert

Se souviendra-t-on de la Conférence générale 2016 comme d’un temps de grâce, parce que chaque journée se sera déroulée, que chaque voix se sera  élevée et que chaque décision aura été prise dans l’esprit d’une « conférence chrétienne »* ?

Ou bien va-t-on se rappeler de cette Conférence comme de cette autre Conférence pour qui Francis Asbury en 1804 a tenu les propos suivants: «Le Seigneur n’est pas passé maître des activités ministérielles de la Conférence générale; on peut même douter de la conversion de toutes les âmes. Cela me fait pleurer ».

L’évêque Christian Alsted, qui dirige le diocèse nordique et baltique, est l'un des nombreux méthodistes unis qui prient pour que l’on « confère chrétiennement »* le jour où les délégués de partout dans le monde se rencontreront à Portland, Oregon, du 10 au 20 mai pour l’assemblée législative phare de la dénomination .

«Je travaille avec la Commission en charge de la Conférence générale et avec la Commission Foi et Constitution pour fonder notre activité commune sur notre compréhension théologique de la Conférence», a déclaré Alsted lors de la rencontre préparatoire à la Conférence générale qui s’est tenue du 20 au 22 janvier. «En fait, « conférer chrétiennement » n’est pas seulement un temps mis à part pour des entretiens, mais recouvre aussi tout ce que nous allons faire ensemble à la Conférence générale ».

Judi Kenaston, présidente de la Commission en charge de la Conférence générale, est d’accord. « ‘Conférer chrétiennement’* est l’objet même de la Conférence générale », a déclaré Kenaston. «Nous sommes une Église connexionnelle avec une diversité de cultures et d’opinions ».

« Une Église unifiée peut accomplir beaucoup plus dans le monde par la mise en commun des ressources. En raison de notre taille, nous sommes en mesure de le faire encore davantage », a déclaré Kenaston.

Le quotidien du défenseur chrétien (The Advance Daily Christian Advocate) introduit la conférence chrétienne en « quelques phrases » avec des paroles de John Wesley au début et à la fin. L'ADCA contient l'ordre du jour, les règles, les listes des délégués, des pétitions, des rapports des agences générales, des commissions et des comités d'étude, des informations à l’attention des délégués et les codes de conduite pour la Conférence générale.

Wesley dit: « Sommes-nous convaincus de l’importance et de la difficulté de bien ordonner notre conversation ? Est-elle toujours accompagnée de grâce ? Assaisonnée de sel ? Édifie-t-elle pour communiquer la grâce à ceux qui l’écoutent ? Ne conversons-nous pas trop longtemps à la fois ? Une heure à la fois n’est-elle pas généralement suffisante ? Ne conviendrait-il pas de planifier notre conversation à l’avance ? De prier avant et après celle-ci ? » (Wesley, Works, 10: 856-857).

Alsted a ajouté que ces entretiens étaient « essentiels à l'établissement de relations à travers notre dénomination dans le monde entier.

«Notre tradition wesleyenne valorise les relations de responsabilisation qui renforcent notre participation à la mission divine de salut et de transformation du monde», a déclaré Alsted.

Il est nécessaire de s’engager à écouter, à discerner et à grandir, même lorsque les conversations deviennent tendues, dit-il.

«La tension peut être constructive, quand nous nous engageons dans une conversation. Nous pouvons  nous irriter, nous mettre en colère, quand quelqu'un ne voit pas les choses comme nous. Nous devenons des adversaires plutôt que des frères et sœurs ».

Les délégués à la Conférence générale 2016 représenteront les personnes en provenance d'Afrique, d'Asie, des États-Unis et de l’Europe.

« On doit écarter toute idée préconçue, dès lors qu’elle empêche les délégués de s’écouter », a déclaré Alsted. « Discerner le chemin de Dieu pour notre dénomination doit être une volonté partagée et une responsabilité partagée. Nous devons garder un esprit ouvert et chercher les conseils de Dieu. Nous prions et nous attendons que ce que nous voyons vaguement à titre individuel puisse devenir visible à l’heure de notre engagement dans la conférence chrétienne ».

  • NDLT: « Conférer chrétiennement» = s’entretenir et prendre des décisions en commun - du latin « confero : apporter, réunir / apporter comme contribution / rapprocher / mettre en commun des propos / mettre ensemble pour comparer, rapprocher, mettre en parallèle (dictionnaire Gaffiot). «Conférer chrétiennement » est une expression typiquement méthodiste qu’il faut faire remonter à John Wesley qui voulait que les méthodistes se rencontrent lors de conférences pour s’entretenir et prendre des décisions en commun. D’où le titre de l’article (Conférence chrétienne - Christian conferencing). L’évêque Patrick Streiff dans son billet mensuel évoque aussi les conditions d’une Conférence chrétienne réussie : Enroute mai / juin 2016 N°121

Traduction eemni

26 janvier 2016 | PORTLAND, Oregon

UMNS

Bouge ta France 2017 - L’organisation avance

Bonjour à tous,

Nous sommes heureux de vous retrouver pour notre deuxième newsletter !

Depuis janvier, le projet Bouge ta France a connu de nombreuses avancées.

Au niveau de la communication, nous avons été présents lors de beaucoup de congrès et conventions : Fepef, église méthodiste, ADD, France-Mission, église apostolique et aux rencontres de jeunes Multitude, Ze Rencontre et ADN.

Nous avons eu de nouvelles idées : une application pour smartphones, un Jeuns’ booster, et autres (cf. section plus bas).

Et le choix des orateurs pour le rassemblement du Havre sera bientôt arrêté !

Il ne manque plus que vous pour faire de ce beau projet une réussite !

Bonne lecture !

L’équipe BTF

Verset star du trimestre !

Actualités : appli, clip, Jeuns’ booster et bien plus encore !

L’équipe a décidé de créer une application smartphone pour l’événement BTF ! Vous y retrouverez toutes les actus, les sujets de prières et des ressources pour les groupes de jeunes !
Inscrivez-vous pour être les premiers informés de sa sortie : ici

Notamment, dans les ressources pour les groupes de jeunes, nous développons un Jeuns’ booster ! Quézako ? Des idées pour motiver les jeunes, un concours vidéo et artistique, des places à gagner pour BTF, un questionnaire pour se préparer spirituellement ! A venir très prochainement !

Nous avons aussi monté un clip didactique et pédagogique pour vous expliquer BTF 2.0. Vous pouvez le partager autour de vous sans modération !

Diverses nouveautés sont disponibles sur notre site internet www.bougetafrance.fr : l’inscription à la newsletter, les alertes pour les nouvelles publications sur le site, et un onglet Téléchargements pour les dossiers de présentation, clips vidéos et flyers.
N’hésitez pas à vous y rendre !

Et toujours, les réseaux sociaux !

IMPORTANT : Les appels à projets et à contributions sont toujours disponibles

Nous vous encourageons vivement à remplir les formulaires le plus tôtpossible afin de commencer les processus de validation.

Et surtout, faites tourner largement ces appels !

Article de février 2016

Ce message d'envoi est aussi pour vous !

Paul Brignon, directeur du Grain de Blé et membre du comité de pilotage BTF, nous encourage à vivre pleinement cet appel de Jésus :«ALLEZ par tout le monde pour annoncer l’Evangile» Mat. 28 v19-20

Article de mars 2016

Croire en ses rêves ?

Etienne Lhermenault, Président du Cnef, nous interroge sur nos rêves. 
Qu’en avons-nous fait ? Faut-il arrêter de rêver ? Ou simplement faire confiance à Dieu pour les réaliser ?

Article d'avril 2016

Avec foi et le cœur fervent !

Samuel Weiler, directeur de JPC et membre du comité de pilotage BTF, exprime ici sa vision pour Bouge ta France : manifester aux Français de façon concrète que Dieu les aime. 
Mais comment faire ? C’est ce qu’il nous explique.

Quatre questions à Nicolas Engel !


Nicolas Engel est le jeune pasteur d’une église France-Mission à Pontivy (Centre-Bretagne) et est engagé auprès des jeunes depuis de nombreuses années.

  • Quelles ont été tes motivations pour participer à l’organisation de Bouge ta France ? Et quel y est ton rôle ?

Il y a 3 sources de motivation pour moi : 

  1. Bouge Ta France est un projet du CNEF, et je suis un pasteur "Génération Cnef" : je me reconnais pleinement dans sa vision et ses valeurs. 
  2. Bouge Ta France est un Projet Jeunesse... mais pas uniquement ! Je milite depuis longtemps pour que les jeunes trouvent pleinement leur place au sein (et non à côté) de l'Eglise de Jésus-Christ ! 
  3. Bouge Ta France est un Projet d'Evangélisation : quoi de plus motivant que de faire connaitre la Bonne Nouvelle de la réconciliation !

Aujourd'hui, je fais partie du comité de pilotage et de la commission chargée d'établir le programme du rassemblement au Havre : grille de journée, choix des intervenants, ateliers de formation... y'a encore du taf !

  • Pourquoi un projet jeunesse dans le cadre du CNEF ?

D'une part, la quatrième mission du CNEF est l'animation de projet, d'autre part, il me parait essentiel que les jeunes soient sensibilisés à la richesse de la variété du monde évangélique en France. Enfin, ce projet d'envergure sera très certainement un puissant stimulant pour leur foi et pour leur témoignage !

  • Quelle est ta vision pour la jeunesse et pour notre pays la France ?

J'aimerais que les jeunes chrétiens trouvent suffisamment d'assurance dans la relation qu'ils construisent avec Dieu pour vivre pleinement et sans complexe leur foi. Et ceci afin que leur style de vie interpelle les Français réputés (souvent à juste titre) râleurs et rationnels !

  • Pour apprendre à mieux te connaître. Peux-tu donner trois adjectifs qui te qualifient ?

Râleur
Rationnel
Chrétien ;)

BOUGE TA FRANCE - CNEF

COE: message de Pentecôte 2016

Message des présidentes et présidents du COE à l’occasion de la Pentecôte 2016


Chers frères et sœurs en Christ,

Au nom du Dieu Trinitaire et de la part des présidents du Conseil œcuménique des Églises, je vous salue tous à l’occasion de notre célébration de l’anniversaire de l’Église, le jour de la Pentecôte.

Déconcertés, émerveillés, ils disaient: «Tous ces gens qui parlent ne sont-ils pas des Galiléens? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle?» (Actes 2,7-8)

En tant que chrétiens, nous sommes unis par la ferme conviction que le Dieu unique est le Créateur qui donne la vie à tout ce qui est. Le Dieu unique est aussi le Sauveur de toute vie. Nous le savons, et voulons partager cette bonne nouvelle avec tous. Le Sauveur nous donne de solides raisons d’espérer – pour ce monde et pour le monde à venir.

Cependant, il ne suffit pas de savoir. L’inspiration et l’engagement sont également indispensables. Ils nous ont été donnés par le Dieu Trinitaire lors de la Pentecôte, par l’intermédiaire de l’Esprit Saint, lorsque les apôtres ont parlé à la foule aux origines, aux cultures et aux langues très différentes qui s’était rassemblée à Jérusalem. Et chacun de ceux qui les écoutaient les a entendus «dans sa langue maternelle»!

Bien sûr, ce sont notre expérience et notre culture qui nous permettent de nous orienter dans la vie. Pourtant, ces connaissances font aussi naître des préjugés et des malentendus. L’humanité ne peut survivre que si nous nous concentrons davantage sur ce qui unit que sur ce qui divise.

Aujourd’hui, en célébrant la Pentecôte, nous prions pour que l’Esprit nous emplisse. Lorsque l’Esprit vient sur nous, nous pouvons partager, enseigner et guider les autres vers ce qui est plus grand que nous, vers toutes choses bonnes – vers le Dieu Trinitaire, en fin de compte, dont l’Esprit peut unifier un monde brisé et renouveler chaque culture.

Même si la méfiance et la crainte dominent le monde, ancrons-nous dans notre connaissance de Dieu et ouvrons-nous à l’Esprit afin de poursuivre un véritable pèlerinage de justice et de paix, dans nos vies privées comme dans et entre nos terres! Telle est notre tâche en tant que chrétiens et en tant qu’Églises.

Avec mes salutations en Christ,

Archevêque Anders Wejryd

Les présidents du Conseil œcuménique des Églises

• Pasteure Mary-Anne Plaatjies van Huffel, Église réformée unifiante d’Afrique australe
• Pasteure Sang Chang, Église presbytérienne de la République de Corée
• Archevêque Anders Wejryd, Église de Suède
• Pasteure Gloria Nohemy Ulloa Alvarado, Église presbytérienne de Colombie
• Évêque Mark MacDonald, Église anglicane du Canada
• Pasteure Mele’ana Puloka, Église wesleyenne indépendante de Tonga
• Sa Béatitude Jean X, patriarche de l’Église orthodoxe grecque d’Antioche et de tout l’Orient
• Sa Sainteté Karekin II, patriarche suprême et catholicos de tous les Arméniens

27 avril 2016

COE

CEC/KEK: voir le Christ en chaque étranger

Le message de Pâques de la Conférence des Églises Chrétiennes en Europe (CEC/KEK) établit le lien entre le Christ crucifié et ressuscité et le sort des réfugiés de nos jours et dans nos contrées : "La révélation de Dieu par la Croix et la Résurrection du Christ brise la puissance corrompue de ce monde et le fonctionnement tordu du péché et de l'injustice. Le Christ est la Vie. Le Christ est ressuscité!"

L'Eglise évangélique de Grèce apporte les salutations de Pâques en soulignant son engageement diaconal auprès des réfugiés.

Durant la Semaine Sainte, nous nous souvenons que Dieu est venu chez les Siens, et les Siens ne L'ont pas accueilli. Il est venu loin des lieux de puissance et d'argent des hommes. Il était pour eux un étranger, et Il a finalement été tué par les puissants de ce monde, il a été exécuté comme un esclave sur la Croix. Il a pris sur Lui toute l'aliénation, la souffrance et le péché que les hommes s'infligent les uns aux autres. Le Christ a été ignoré, marginalisé, rejeté et assassiné en dehors de la société, loin des yeux des riches et des bien organisés. Mais par son impuissance, en étant Étranger et extérieur, Dieu Tout-Puissant se révèle. La violence humaine est vaincue par l'humilité de Dieu. 

Nous sommes appelés à garder mémoire de ce message de Dieu qui se révèle à travers l'impuissance. Nous sommes appelés à voir le Christ dans chaque Étranger, chaque paria et chaque personne marginalisée. La révélation de Dieu par la Croix et la Résurrection du Christ brise la puissance corrompue de ce monde et le fonctionnement tordu du péché et de l'injustice. Le Christ est la Vie. Le Christ est ressuscité!

29 avril 2016

CEC/KEK

COE: conditions de vie difficiles pour les migrants après l’accord entre l’UE et la Turquie


Foteini Koutsotheodorou, responsable de projet de l’IOCC-Apostoli, attend pour entrer dans le centre de Samos. © Magnus Aronson/COE

Par Albin Hillert*

Depuis l’entrée en vigueur de l’accord UE-Turquie sur les réfugiés, le 20 mars 2016, les îles grecques ont connu de nouveaux changements. Sur ces îles où les réfugiés sont arrivés nombreux au cours des dernières années, et où toute une communauté de travailleurs humanitaires et de bénévoles locaux, nationaux et internationaux avait été mobilisée, la situation est désormais complètement différente.

Mi-avril, le Conseil œcuménique des Églises (COE) s’est rendu sur les îles de Samos et de Chios pour rencontrer les travailleurs humanitaires de l’International Orthodox Christian Charities (IOCC, œuvres caritatives orthodoxes internationales) et d’Apostoli, l’association caritative de l’Église de Grèce, afin d’en savoir plus sur les nouvelles réalités et la situation des réfugiés sur les îles grecques.

Les Églises, premières à intervenir

Fotis Vlachos, coordinateur du programme d’aide aux réfugiés pour l’IOCC-Apostoli, décrit la situation ainsi: «nous traversons une période très délicate. On estime que la Grèce accueille plus de 50 000 réfugiés, et personne ne sait comment les choses vont évoluer. Nous ignorons si l’accord entre l’UE et la Turquie sera maintenu, et dans un avenir proche, tout peut arriver.»

M. Vlachos explique que les autorités de l’UE ont adopté une approche très stricte que l’on pourrait résumer ainsi: tant que l’on ne sait pas qui sont les réfugiés, ils doivent rester dans des centres, les fameux «hotspots», pour être identifiés et enregistrés. Toutefois, nos discussions avec différents intervenants montrent clairement que ces hotspots sont en fait des centres de détention pour une période indéterminée.

«Lorsque les réfugiés ont commencé à débarquer sur les îles grecques, les Églises et les fidèles locaux ont été les premiers à intervenir, raconte Foteini Koutsotheodorou, responsable de projet à Samos. Ils ont apporté aux réfugiés de la nourriture, des vêtements et d’autres formes d’aide.»

Alexandros Briasoulis, responsable de projet à Chios, ajoute: «sur notre île aussi, les Églises locales ont rapidement proposé leur aide lorsque les réfugiés sont arrivés. Mais elles se battent également au quotidien pour aider les Grecs qui vivent dans la pauvreté en raison des difficultés financières qu’a connues le pays», précise-t-il.

L’accord UE-Turquie: un changement radical de la situation

«Depuis l’entrée en vigueur de l’accord UE-Turquie, presque tous les bénévoles et toutes les organisations non gouvernementales ont quitté les îles pour protester contre le traitement sévère infligé aux réfugiés, explique Mme Koutsotheodorou. Auparavant, on voyait des réfugiés dans les rues, ici à Samos, et sur le port. À présent, ils sont tous enfermés dans un centre.»

Elle souligne que l’IOCC-Apostoli entretient de bonnes relations avec les autorités et a toujours accès aux centres pour apporter de l’aide aux réfugiés, même si la situation reste complexe.

Interrogée sur les bénévoles qui sont restés, Mme Koutsotheodorou explique qu’«ils peuvent entrer dans les centres, mais doivent faire très attention à ce que leur sécurité soit garantie.»

M. Vlachos ajoute: «cela change tous les jours. Lorsqu’il y a eu des tensions à l’intérieur du centre, on ne nous laisse pas entrer. Les jours où tout est calme, les agents de police qui gèrent les lieux nous autorisent à pénétrer dans le camp.»

«Il y a peu, les réfugiés étaient tellement révoltés contre leurs conditions de vie, qu’ils se sont échappés du centre de Samos, raconte Mme Koutsotheodorou. Mais qu’ont-ils fait? Ils sont allés acheter de la nourriture dans les magasins locaux, ils ont joué avec leurs enfants dans un espace ouvert, et la nuit tombée, ils sont retournés au camp pour se reposer et dormir.»

Observer le centre de Samos

En tant qu’employés du COE, nous ne sommes pas autorisés à entrer dans le centre de Samos pendant notre visite, mais nous pouvons prendre des photos de l’extérieur, tant que personne n’y est identifiable. On nous informe que la situation est très sensible et que des émeutes peuvent éclater si les réfugiés pensent avoir affaire à des journalistes, car beaucoup d’entre eux souhaitent raconter leur histoire, et montrer au monde entier la dure réalité de l’endroit où ils vivent.

Pendant que nous observons le centre, à l’extérieur, nous rencontrons des bénévoles restés sur l’île pour aider les réfugiés de différentes façons. Jan Henrik Swahn, un bénévole suédois, raconte: «nous préparons et distribuons gratuitement des sandwichs aux réfugiés depuis plusieurs mois, mais depuis sa création, le centre est totalement fermé, et on ne sait pas quoi faire.»

«Il semble que l’UE ait décidé que les réfugiés devaient rester enfermés, sans liberté de circulation. En attendant une décision sur leur réinstallation, ils ne peuvent pas sortir du camp», ajoute M. Swahn.

Jenny Graham, une bénévole irlandaise, vit la situation de la même façon. «Ce camp fermé est une honte, s’écrie-t-elle. Toutefois, si les réfugiés sont à l’intérieur, je me dois d’être là.»

Les difficultés d’aujourd’hui et de demain pour l’IOCC-Apostoli

«Actuellement, l’une de nos missions, qui s’avère complexe, est de convaincre les réfugiés que la meilleure chose à faire est de demander l’asile ici, en Grèce. Ainsi, ils auront la possibilité de démarrer rapidement une nouvelle vie», explique M. Vlachos.

«Toutefois, nous constatons qu’après avoir déposé leur demande d’asile, les réfugiés peuvent rester un à trois mois dans ces camps avant d’être réinstallées», ajoute-t-il.

«Le problème est que ces centres n’ont pas été conçus pour l’accueil de longue durée, mais pour un hébergement de survie de quelques jours, le temps que l’enregistrement soit effectué, poursuit M. Vlachos. Lorsque vous restez dans un camp pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, la quantité de nourriture se révèle insuffisante, et le manque d’information devient une source de frustration.»

À Chios, la situation est encore plus complexe, affirme Alexandros Briasoulis. L’île héberge actuellement un centre fermé, le camp de Vial, et un centre ouvert, le camp de Souda, où les réfugiés peuvent se déplacer librement. Après sa création, le camp de Vial s’est retrouvé tellement surpeuplé que les agents de police locaux ont dû ouvrir les portes, et n’avaient tout simplement pas la capacité de maintenir tous les réfugiés au même endroit.

En outre, «à Chios, la communauté locale insiste pour qu’il n’existe aucun camp fermé sur l’île, précise M. Briasoulis. Ici, beaucoup de familles sont arrivées de Turquie il y a deux ou trois générations seulement. La population défend donc vigoureusement la liberté de circulation des réfugiés.»

«Aujourd’hui, le problème est que personne ne sait comment la situation va évoluer, ajoute M. Briasoulis. Les réfugiés sont très peu informés, et les travailleurs humanitaires disposent de peu de renseignements.»

Toutefois, pour M. Vlachos, «il est clair que l’approche et la présence à long terme de l’IOCC et d’Apostoli sur ces îles portent leur fruit, et qu’une partie de l’aide destinée aux réfugiés leur parvient. Il s’agit désormais de connaître les besoins des réfugiés, et de savoir comment ceux-ci ont changé avec l’évolution de la situation politique.»

«En fin de compte, le problème n’est pas tant la situation sur les îles grecques et dans les camps de réfugiés que ce qu’il se passera ensuite, lorsque les personnes auront été réinstallés et que nous devrons les intégrer à la société», conclut-il.

En visite au COE, le ministre grec des Affaires étrangères fait part de sa préoccupation pour les réfugiés (Communiqué de presse du COE du 12 avril 2016)

L’archevêque de Grèce appelle l’UE à assumer ses responsabilités envers les réfugiés(Communiqué de presse du COE du 31 mars 2016)

M. Amanatidis, ministre grec, visite le Centre œcuménique (Communiqué de presse du COE du 3 mars 2016, en anglais)

Apostoli, l’association caritative de l’Église orthodoxe, choisit le «hotspot» de Samos pour aider les réfugiés (Communiqué de presse du COE du 2 mars 2016, en anglais)

Travail du COE sur la migration et la justice sociale

*Albin Hillert est consultant en communication, auteur et photographe. Il vit à Umeå, en Suède.

21 avril 2016


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Idées des participants à la table ronde sur l’identité européenne

Quels facteurs ont contribué à l’idée d’une «identité européenne»? Dans le cadre d’une définition large du sécularisme, comment les Églises et les autres communautés religieuses peuvent-elles apporter leur contribution? Dans ce contexte, quel est le rôle de la Suisse?

Agenda du COE

 

Des femmes autonomes pour la survie des nouveau-nés

02 - 06 mai 2016
Genève, Suisse

Pendant la semaine précédent la célébration de la Fête des mères en Suisse, le COE accueillera à son Centre œcuménique à Genève une exposition sur l'action de l'association Hope for the Babies International (HOBI) en faveur des femmes en Afghanistan. Le vernissage débutera par une conférence sur l'autonomisation des femmes en Afghanistan et sera suivie d'une réception.


Réunion du Comité central

22 - 28 juin 2016
Trondheim, Norvège

Un nouveau Comité central a été élu par la 10e Assemblée du COE. Il constitue l'organe législatif suprême du COE jusqu'à la prochaine Assemblée. Il est responsable de l'exécution de la politique adoptée par l'Assemblée, passe en revue et supervise les programmes du COE et adopte le budget de celui-ci.


Pré-conférence interreligieuse à AIDS 2016

16 - 17 juillet 2016
Durban, Afrique du Sud

Tous les deux ans, la Conférence internationale sur le sida réunit plus de 20'000 chercheurs, responsables politiques, militants et personnes atteintes du VIH, entre autres, qui partagent les dernières avancées, tentent d’identifier les obstacles à l’éradication de la pandémie, et de s’y attaquer.


Formation CAS en études interreligieuses

25 juillet - 12 août 2016
Bossey, Suisse

«Que pouvons-nous faire, nous, gens de convictions, pour surmonter les enjeux les plus pressants de notre temps, comme la violence et les conflits, et édifier ensemble des sociétés mutuellement redevables, fondées sur le respect et la coopération?» C'est sur cette question qu'une trentaine de jeunes chrétiens, musulmans et juifs du monde entier se pencheront à l'occasion d'un séminaire d'été organisé à l'Institut œcuménique du Conseil œcuménique des Églises, à Bossey (Suisse).


École œcuménique de gouvernance, d’économie et de gestion

22 août - 02 septembre 2016
Hong Kong (RAS de Chine)

Afin de donner plus de voix aux Églises sur le thème de l’économie mondiale, un petit groupe de responsables actuels et futurs représentant les Églises auront la possibilité de participer à la première École œcuménique de gouvernance, d’économie et de gestion pour une économie de la vie, à Hong Kong en 2016.


Semaine mondiale pour la paix en Palestine Israël

18 - 24 septembre 2016

Pendant toute la semaine de sensibilisation et d'action en faveur d'une paix équitable en Palestine et en Israël, les Eglises membres du COE et les organisations qui leur sont liées témoigneront ensemble pour la paix.

Lancement du parcours de la Réforme 2017 en Europe

03 - 04 novembre 2016
Genève, Suisse

L’année 2017 marque le cinq-centième anniversaire de la Réforme. Une chaîne de commémorations reliera des villes des Pays-Bas, d’Italie, de Hongrie, de Suisse, de Slovénie, d’Irlande et d’Allemagne. Chaque étape durera 36 heures: des partenaires régionaux et œcuméniques inviteront les gens à des temps festifs comportant de multiples activités afin de découvrir des traces locales de l’histoire de la Réforme.

COE

FEPS - Procréation médicalement assistée : le CPI doit être davantage encadré


 

La Fédération des Églises protestantes de Suisse estime que la révision de la loi sur la procréation médicalement assistée en votation le 5 juin va trop loin. Le diagnostic préimplantatoire devrait être encadré davantage. C’est pourquoi la FEPS soutient le référendum contre la loi.

La révision de loi ne se contente pas de rendre le diagnostic préimplantatoire (DPI) possible en Suisse. Elle ferait de la Suisse l’un des pays les plus libéraux en la matière en Europe. La FEPS regrette que le projet de loi en votation le 5 juin n’encadre pas mieux cet outil médical.

La FEPS plaide en particulier pour l’introduction de trois garde-fous. Premièrement, le DPI ne devrait être autorisé qu’à titre d’exception dans des cas bien définis, comme une maladie héréditaire grave. Deuxièmement, les embryons créés artificiellement ne devraient être autorisés que dans le but d’une grossesse, et non pas celui de la recherche par exemple. Enfin, la procréation n’est pas qu’une affaire médicale. Il faudrait offrir aux parents un suivi psychologique et éthique, afin qu’ils aient l’occasion de prendre une décision bien informée.

Pour la FEPS, il est important de ne pas perdre de vue l’être humain. Dans une vision biblique, ou chrétienne, chaque vie humaine a de la valeur. Et cette valeur ne dépend pas de quelconques critères de réussite. Cette vision de la vie nous invite à accepter l’autre dans sa diversité et à lui reconnaître une valeur intrinsèque. Le DPI, lui, permet de faire un pas vers la sélection d’enfants à naître. Mais une plus grande liberté de choix signifie aussi une plus grande responsabilité.

La révision de la loi sur la procréation médicalement assistée pose en ce sens beaucoup de questions qui vont au-delà de la médecine. La FEPS propose une brochure « 10 questions – 10 réponses » qui permettent d’approfondir ces questions.

Télécharger la brochure « Pour une procréation médicalement assistée en faveur de l’enfant : 10 questions – 10 réponses »

Berne, le 26 avril 2016

Fédération des Églises protestantes de Suisse

Témoignage de partenaires du SEL sur le terrain

Depuis plus de 30 ans, avec nos partenaires locaux chrétiens, le SEL lutte contre la pauvreté. Les prières, les dons, les engagements du public rendent ce combat possible : MERCI !

Découvrez les témoignages de nos partenaires en direct du terrain :


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Fraternellement,Véronique Lavoue, Directrice des projets de développement.