2016

Deuxième vidéo de prévention contre Ebola produite dans l’espoir d’éviter une prochaine épidémie


Nashville, Tennesee et Ottawa, Ontario: Le Service de communication de l’Église évangélique méthodiste (United Methodist Communications) a collaboré avec la société (Chocolate Moose Media) et l'UNICEF Togo pour créer « Ebola: Éloge de la prévention », une animation vidéo destinée à prévenir la prochaine épidémie d'Ebola qui risque de se répandre en Afrique de l’Ouest.


Les vidéos dans leurs versions anglaises et françaises sont distribuées à travers le Togo, le Liberia, la Sierra Leone, le Nigeria, la Côte d'Ivoire et d'autres pays africains. Des traductions dans d’autres langues et dialectes sont prévues. La vidéo peut être consultée et téléchargée gratuitement sur le site d’ebolavideo.org.

La publication de la vidéo coïncide avec la confirmation de deux nouveaux cas d'Ebola au Sierra Leone, renforçant le besoin d'éducation et de sensibilisation pour contrôler le virus.

Angélique Kidjo, chanteuse béninoise, ambassadrice de Bonne Volonté de l'UNICEF

« L'information est l'une des grandes armes dans la lutte contre Ebola », a déclaré le révérend N. Neelley Hicks, directeur du département Initiatives ICT4D du Service de communication de l’Église évangélique méthodiste United Methodist Communications. « En transmettant une telle information de manière convaincante, ces vidéos peuvent affecter le changement de comportement et même conduire à une vie plus saine ».

La création et le développement de la vidéo est le fruit d’une collaboration mondiale entre Firdaus Kharas de Chocolate Moose Media au Canada, Brent Quinn d'Afrique du Sud, et les animateurs de l’Artha animation en Inde (les trois ont collaboré sur une précédente vidéo Ebola également). Angélique Kidjo, chanteuse béninoise, lauréate des Grammy Awards connue pour son engagement humanitaire comme Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNICEF, a enregistré la bande originale composée par Andrew Huggett d'Ottawa. Le Service de communications de l’EEM,United Methodist Communications, et l’UNICEF Togo a financé l'opération.

«L'UNICEF a fait la promotion des campagnes de sensibilisation dans toute l'Afrique de l’Ouest pour faire en sorte que les gens aient des informations et des connaissances précises sur le virus Ebola », a déclaré le Dr Isselmou Boukhari, représentant de l'UNICEF au Togo. « Ce film très attractif est une contribution importante dans la lutte contre les rumeurs et les idées fausses sur la maladie et sera en mesure d'atteindre un large public, y compris les enfants ».

« Le succès de cette animation vidéo sera mesuré si la chose ne se passe pas: la prochaine épidémie d'Ebola. Nous savons que nous pouvons prévenir l’apparition à une grande échelle de maladies comme l'Ebola par une éducation de masse sur les méthodes de prévention. Beaucoup de vies peuvent être sauvées », a déclaré Kharas.

La video sera principalement accessible par téléchargement pour une lecture locale. Tous les partenaires vont utiliser leurs différents réseaux et canaux pour distribuer largement la vidéo afin d'atteindre autant de personnes que possible. Parmi les canaux de distribution figurent de nombreuses organisations internationales, des organisations non gouvernementales, la société civile et les églises et les médias sociaux en utilisant le hashtag #Ebolavideo.

« Eloge de la prévention » suit la publication en 2014 d’une première vidéo « Ebola: un poème pour les vivants », qui vise à éliminer les mythes liés à la façon dont le virus Ebola se propage. Cette vidéo a pour but la prévention de la maladie. « Un poème pour les vivants » a été créée en 17 versions pour une diffusion dans toute l'Afrique de l'Ouest. La vidéo et les ressources qui l'accompagnaient ont suscité partout un vif intérêt : on estime que rien que dans quatre districts du Sierra Leone quelque 250.000 personnes ont reçu l'information et qu’il y a eu plus de 1 million de visionnement en ligne.


L'épidémie de 2014/2015, la pire à avoir été signalée dans l'histoire, a compté plus de 28.000 cas et plus de 11.000 décès dans le monde, comme les responsables l’ont rapporté, avec une majorité d'entre eux en Guinée, au Libéria et au Sierra Leone.

L'UNICEF a été à la pointe de la lutte contre le virus Ebola dans les trois pays concernés, mais a aussi soutenu les préparatifs connexes contre Ebola dans les pays à risque en Afrique de l'Ouest. En particulier, l'UNICEF a multiplié les initiatives sociales pour sensibiliser la population à Ebola. L’UNICEF et ses partenaires ont atteint plus de 3,6 millions de foyers par leur technique de communications interpersonnelles en formant à la prévention contre Ebola dans les trois pays concernés.

Des messages de prévention et de sensibilisation à Ebola ont été diffusés tous les jours dans les langues locales sur 142 stations de radio. Des campagnes de sensibilisation ont eu lieu sur les marchés, les postes frontaliers et les gares routières.

Radios et télévisions ont fait l’objet de campagnes ciblées et du matériel de communication (dépliants et bannières) a été largement diffusé. En outre, environ 3,2 millions de foyers dans les zones touchées par Ebola ont reçu des trousses « Eau, assainissement et hygiène » de l'UNICEF. Des efforts sont en cours en 2016 pour atteindre et de maintenir zéro cas dans les pays touchés.

United Methodist Communications, l'agence de communication globale de l'Église évangélique méthodiste, utilisent une multitude de méthodes pour aider au plan de l’éducation dans les zones touchées par Ebola et exposées à Ebola- en matière de prévention, de diagnostic et de traitement de la maladie, y compris en fournissant des messages texto aux pasteurs du Sierra Leone et du Liberia, où près de 70 % de la population possède des téléphones cellulaires. Lors de l'éclosion de l’épidémie en 2014/2015, les commentaires de dirigeants de confiance à la télévision, la radio et dans la presse écrite ont aidé à corriger la désinformation et encouragé la population à coopérer avec les programmes de santé pour enrayer la propagation de la maladie.

Les animaux sauvages peuvent transmettre Ebola à l'homme qui peut alors transmettre la maladie par transmission de personne à personne. Le contact avec le corps d'une personne décédée peut également jouer un rôle dans la transmission du virus Ebola. Selon l'Organisation mondiale de la santé, la sensibilisation aux facteurs de risque d'infection au virus Ebola et les mesures de protection que les individus peuvent prendre sont des moyens efficaces pour réduire la transmission humaine.

Traduction eemni

9 février 2016

United Methodist Communications

Déclaration de Marrakech: l’Alliance évangélique mondiale apprécie l’effort concerté pour lutter contre l’extrémisme et la violence




Dans son communiqué de presse du 12 février 2016, l’Alliance évangélique mondiale (WEA) salue la publication de la Déclaration de Marrakech. L’instance évangélique mondiale apprécie l'effort unifié des universitaires respectés qui, en publiant la Déclaration de Marrakech, affichent leur volonté de lutter contre l'extrémisme et la violence qualifiée de crime contre l'humanité tout entière.

« Nous apprécions le fait que des autorités musulmanes de partout dans le monde prennent position en faveur de la protection des minorités religieuses dans les pays à majorité musulmane. L'autonomie et la liberté de religion sont d'une importance capitale afin de maintenir la paix au sein des sociétés humaines », déclare l’évêque Efraim Tendero, secrétaire général de l'AEM.

« Quand on garantit les mêmes droits politiques et culturels à tous les groupes religieux et ethniques dans un pays, on assure ainsi la sauvegarde et la promotion de la paix comme de la compréhension. Nous recommandons en particulier l’étude de cette déclaration par les décideurs politiques et religieux de tous les pays du Moyen-Orient et en Asie, avec leurs nombreuses sociétés multi-ethniques et multi-religieuses », poursuit l’évêque Tendero, ajoutant que «depuis ses débuts en 1846, la lutte pour la liberté religieuse pour tous les groupes religieux (et pas seulement pour les chrétiens) a été un principe fondamental de l'AEM, qui propose de collaborer en toute amitié avec toute personne qui aide à établir la liberté religieuse partout dans le monde ».

Autre article en référence à la Déclaration de Marrakech

12 février 2016

Traduction eemni

WEA, Alliance évangélique mondiale

FPF: lettre de nouvelles février 2016


Edito par François Clavairoly

Cher(e)s ami(e)s

Voici une Fédération qui grandit et qui réfléchit dans une actualité qui reste brûlante.

     . Les 30 et 31 janvier 2016, l’Assemblée générale de la Fédération protestante de France s’est tenue au siège national de l’Armée du Salut à Paris. Un ordre du jour dense, une assemblée studieuse et amicale et des travaux concentrés sur trois principaux sujets :

Le lancement d’une large réflexion sur le lien fédératif qui unit les membres. C’est avec ce travail, une occasion à saisir pour reformuler ce qui nous unit et mieux comprendre que le protestantisme français veut assumer sa diversité confessionnelle, spirituelle, liturgique, etc.

La famille FPF s'élargit en accueillant de nouveaux membres : on peut signaler notamment l’Eglise Hillsong d’une part et la Fondation John Bost d’autre part, qui apportent un témoignage extraordinaire par l’évangélisation et par le service, par l’accompagnement et le soin, notamment auprès de la jeunesse ou à destination des personnes handicapées.

L’AG a réaffirmé de façon très convaincante et critique ses engagements sur la question des migrants. La présentation d’un film témoignage sur l’accueil des réfugiés réalisé par la Fédération de l’entraide protestante (FEP) et tourné à Bordeaux dans une famille extraordinaire, aura été un grand moment. De même, deux recommandations sur le Service civique et sur la suite de la COP 21 ont réaffirmé l’enracinement de nos actions et l’importance d’un suivi de tout ce qui a été entrepris.

Enfin, une série d’intervention des invités : - Anouar Kbibech pour le Conseil français du Culte Musulman (CFCM) a présenté les défis devant lesquels l’islam se trouve confronté aujourd’hui, - Père Ivan Karageorgiev pour l’orthodoxie et Père Emmanuel Gougaud pour le catholicisme, tous deux délégués à l'oecuménisme, ont salué l'Assemblée avec des mots très justes, rappelant la nécessité de renforcer le dialogue. 

La maison du protestantisme a accueilli la première rencontre de l’association des amis protestants des tziganes (APATZI) présidée par Jean-Arnold de Clermont. Un outil au service de la cause de cette communauté encore trop souvent seule ou maltraitée, en tout cas pas assez soutenue dans ses revendications et dans l’obtention de ses droits.

Certains se souviennent peut-être que les voeux de la FPF du 20 janvier dernier avaient été une occasion fraternelle et conviviale de recevoir le Ministre Bernard Cazeneuve. Une tribune parue dans le quotidien Le Monde quelques jours plus tard m’a permis de redire avec plus de clarté encore, combien la FPF attachait une grande  importance au maintien d’un rapport apaisé entre la démocratie et la spiritualité, et par conséquent, combien pour le protestantisme la laïcité ne devait pas faire l’objet d’une récupération idéologique fallacieuse qui l’associerait, soit à une forme d’athéisme, soit à un principe au service d’un combat contre telle ou telle  confession.

Le décès de Raphaël Picon nous a tous attristés. Je l’avais connu jeune pasteur à Lillebonne quand j’étais président de région, puis comme professeur exigeant et novateur, éclaireur en quelque sorte, de nos théologies imparfaites. Il sera resté jeune dans notre mémoire. Comme un ange qui aura illuminé nos réflexions et nos recherches spirituelles, sans que nous ayons eu l’occasion de le remercier comme il le fallait. Dieu nous a fait une grâce par son ministère. Rendons grâce à Dieu.

François Clavairoly, président de la FPF

 

Retour sur l'AG de la FPF 

Rassemblés au siège de l'armée du Salut à Paris les 30 et 31 janvier, la centaine de délégués, représentants des Eglises, communautés, œuvres et Mouvements membres de la FPF ont vécu une assemblée riche et prolixe.

Découvrez la décision concernant le lien fédératif, les recommandations, et le message du présidentrelatifs à cette AG 2016. Lire

 

Soirée de lancement de l'APATZI

L'APATZI, Association protestante des amis des Tziganes a été inaugurée le 4 février, à la Maison du Protestantisme.
Les membres fondateurs d’APATZI et son président, le pasteur J-A. de Clermont, avec le pasteur F. Clavairoly, président de la FPF, ont proposé une première table ronde pour éclairer sur les enjeux, présenter les objectifs et les perspectives d’actions.
+ d'infos - adhérez à l’Association des Amis des Tziganes

 

L'accueil des réfugiés d'Irak et de Syrie : film témoignage de la FEP

Le reportage, réalisé par la Fédération de l'Entraide protestante, donne la parole aux acteurs de terrain mobilisés en faveur de l'accueil et aux personnes réfugiées. Ce documentaire a été diffusé lors de l'Assemblée générale de la Fédération protestante, le 30 janvier. L'une des 3 recommandations faites au Conseil de la FPF lors de cette Assemblée porte sur la « crise migratoire », répondre à la gravité des enjeux+ d'infos

 

Voeux de la Fédération protestante de France

Le pasteur François Clavairoly a présenté ses voeux, mercredi 20 janvier 2016, en présence du ministre de l'Intérieur et des cultes, Bernard Cazeneuve.

Lire les textes des allocutions de François Clavairoly et de Bernard Cazeneuve, voir les vidéos de leurs interventions.
+ d'infos  

 

"Le rapport blessé entre démocratie et spiritualité" - Une tribune de F. Clavairoly dans Le Monde 


Le 28 janvier 2016, François Clavairoly a fait paraître une tribune dans LeMonde.fr
« J’atteste donc que le culte est au coeur de la culture, et que la religion ne peut être arrachée ou encore arasée sans que les hommes n’y perdent une part essentielle de leur identité.»
Lire

 

Carême 2016

« Sept semaines pour l'eau ». L'évêque Munib Younan de l'Église luthérienne en Jordanie et Terre Sainte, et président de la Fédération luthérienne mondiale (FLM) a lancé à Jérusalem cette campagne, le 10 février. + d'infos
Conférences de Carême. En 2016, c'est Louis Pernot, pasteur de l'EPUdF, qui assure ces conférences. Elles seront diffusées à partir du 14 février chaque dimanche à 16h sur France Culture.+ d'infos

 

TV : "Place des protestants", nouvelle émission

Tous les deux mois, des théologiens, éthiciens, historiens, sociologues, philosophes, issus de la diversité protestante, portent dans le débat public, une parole protestantedistanciée sur l’actualité, les faits de société et les questions éthiques. Le débat est animé par la journaliste C. Ploquin. Dans la 1ère émission, V. ZuberF. ClavairolyA. Nouis, et P. Gaudin répondaient à la question : « Sommes-nous en guerre ?» . 
+ d'infos

 

Hommage au professeur Raphaël Picon, décédé le 21 janvier

La Fédération protestante de France s'est associée à l'Eglise protestante Unie de France pour rendre hommage au professeur Raphaël Picon, décédé le 21 janvier 2016, des suites d’une maladie. Il était âgé de 47 ans. Le professeur Raphaël Picon enseignait depuis 2002 la Théologie pratique à la Faculté libre de théologie protestante de Paris (Institut protestant de théologie), dont il avait été doyen de 2007 à 2013. Lire

 

JAF Journée des Aumôneries Francophones 2016

La Journée des Aumôneries Francophones 2016 (JAF) se tiendra à Lyon, du jeudi 6 au samedi 8 octobre 2016, sur le thème : "Soins et questions spirituelles : osons la rencontre !"
Un événement à ne pas manquer.
Découvrez le programme

 

Journée Mondiale de Prière (JMP), 4 mars 2016

Les femmes des différentes Églises de Cuba ont préparé la liturgie et le matériel biblique de cette année, autour du thème : « Qui reçoit les enfants, me reçoit » (Mc 10,13-16). Lors de ces célébrations, on apprend à connaître le contexte social, culturel et ecclésial du pays et parfois aussi des spécialités culinaires. Trouvez une célébration près de chez vous.
+ d'infos

 

Les dernières nouvelles de la FPF

Lire sur protestants.org

 

Le président Obama nomme le pasteur méthodiste Adam Hamilton à de hautes fonctions


Le président Obama nomme le pasteur Adam Hamilton membre du Conseil consultatif du Président pour les Partenariats fondés sur la foi et le voisinage.

Le pasteur Adam Hamilton est le pasteur fondateur de l'Eglise méthodiste unie de la Résurrection à Leawood, Kansas, la plus grande église méthodiste unie aux États-Unis. Le pasteur Hamilton est l'auteur de 23 livres, y compris Making Sense of the Bible. Le pasteur Hamilton parle du leadership à travers le pays, et en 2013, il a prononcé le sermon au Culte inaugural célébré à la cathédrale nationale de Washington. Le pasteur Hamilton a reçu une B.A. de l'Université Oral Roberts et une maîtrise en théologie à la Faculté de Théologie Perkins de la Southern Methodist University.


withehouse.gov

Retour sur la page d’EEMNI consacrée à l’intervention du pasteur Adam Hamilton lors du culte d’investiture d'Obama


Tchéquie: la nuit des églises - Lumière dans l'obscurité


Le «Centre Arc-en-Ciel» à Pilsen/CZ: Plus qu’un simple divertissement.

La «Nuit des églises » est une occasion spéciale dans le calendrier touristique de la République tchèque: Il est prévu que le 10 juin 2016 plus de 1400 églises et chapelles dans le pays ouvrent leurs portes pour donner à leurs visiteurs l’occasion de découvrir un programme du soir varié.

Dans un pays où près de 80% des personnes sont sans appartenance religieuse, les églises et les chapelles sont en fait comme de nouveaux territoires à découvrir. Cependant, le défi pour les églises n’est pas tant de préparer un programme attractif pour cette journée spéciale, mais d’être aussi une lumière dans l’obscurité,  même en l’absence d’une « Nuit des Églises ».

Le « Centre Arc-en-Ciel »  de Pilsen est une institution diaconale de la communauté évangélique méthodiste "Maranatha" à Pilsen - et ses dirigeants sont bien conscients de ce défi. L'année dernière, ils ont sauté sur l’occasion et organisé à l'occasion de la «Nuit des Églises », un programme coloré et divertissant dans le jardin de l'église.

Le programme a attiré de nombreux enfants et mères. Il a été un grand succès et vraiment eu un impact durable sur la vie des enfants et des parents, ce n’était pas un événement ponctuel, mais un service fidèle tout au long de l'année.

Ce ministère se traduit par une diversité de rencontres régulières - exclusivement pour les parents (par exemple, des conférences d'experts éminents sur des questions médicales, pédagogiques, psychologiques et autres), exclusivement pour les enfants (par exemple, garderie), ou même pour toute la famille (par exemple, des ateliers créatifs, des excursions et la «semaine de la famille »). Depuis peu a débuté également un travail auprès d’enfants handicapés et de leurs familles.

Le « Centre Arc-en-Ciel »  atteint chaque année environ 250 enfants et 150 adultes. Ceux-ci viennent de familles tchèques, slovaques, russes, moldaves et ukrainiennes, certains d'entre eux appartiennent à la minorité rom, et ils ont donc des origines nationales, ethniques et sociale très différentes.

Pour beaucoup d'entre eux, les employés du « Centre Arc-en-Ciel » sont les premiers chrétiens avec lesquels ils sont entrés en contact. Les enfants et leurs parents découvrent ce qu’il en est réellement des journées spéciales comme Noël ou Pâques.

A partir de là, ils s’aperçoivent rapidement que la foi chrétienne, contrairement à une idée fausse fortement répandue, n’est ni ennuyeuse, ni obsolète, mais qu'elle établit un lien très significatif avec la vie. Ils font l’expérience d’un amour inconditionnel et de l’estime de chrétiens qui transposent l'Évangile dans leurs actes, et s’engagent pour des familles fonctionnelles et saines, où les enfants trouvent du soutien et de l’aide auprès de leurs parents - et où les parents tirent profit de la richesse de Dieu. De telles expériences sont toujours le point de départ à des discussions en profondeur sur ce qui compte vraiment dans la vie.

Le « Centre Arc-en-Ciel » à Pilsen est beaucoup plus qu'un lieu où les parents savent que leurs enfants sont bien lotis, pendant qu’ils se rendent au travail à temps plein ou à temps partiel. Il est un endroit où des vies vivent le changement. Un endroit aussi où brille encore avec éclat la lumière de l'espérance de Dieu, quand bien même les feux de la « Nuit des Églises » se seront éteints depuis longtemps..

Mercredi 10 février 2016

Traduction eemni

Source : Fonds Mission en Europe / Urs Schweizer, Zurich

Après la mort de Kayla Mueller, les États-Unis intentent des poursuites contre la veuve d’un dirigeant de l'EI


Kayla Mueller

Née

Kayla Jean Mueller
Août 14, 1988

Mort

le. 6 février 2015 (26 ans) Syrie

Nationalité

américaine

Occupation

activiste dans les Droits de l'homme, travailleuse humanitaire

Ville natale

Prescott, Arizona , Etats-Unis

Kayla Jean Mueller (14 Août, 1988 - . morte le 6 Février, 2015) était un Américaine activiste dans les droits de l'homme et l'aide humanitaire de Prescott, en Arizona . Elle a été emmenée captive en Août 2013 à Alep , en Syrie , tout en laissant un Hôpital Médecins Sans Frontières. Les Médias avaient longtemps rapporté qu'une travailleuse humanitaire de 26 ans était détenue par l' État islamique (EI), sans la nommer, à la demande de sa famille. Sa captivité et la mort ont été largement rapportés lors de la confirmation de sa mort. Renseignements wikipedia

Kayla Mueller chrétienne et travailleuse humanitaire était morte en 2015 

La femme d'un chef de l'organisation terroriste "Etat islamique" (IS) aujourd’hui décédé, est tenue responsable devant la justice américaine en raison de son implication dans la mort de la travailleuse humanitaire américaine Kayla Mueller. 

Le ministère de la Justice en a fait l’annonce le 8 février. La femme de 25 ans, Nisreen Assad Ibrahim Bahar, qui est également connue sous le nom de Umm Sajjaf aurait tenu en otage Mueller et d'autres femmes en Syrie.

Son mari Abu Sayyaf l’aurait aidée; il était tué en 2015 par les forces spéciales américaines. Nisreen Assad Ibrahim Bahar est actuellement détenue en prison en Irak. Des représentants du Département américain de la Justice ont déclaré qu'ils soutenaient les poursuites engagées là-bas, mais qu’ils aimeraient aussi assurer « la justice pour Kayla » aux États-Unis.

La jeune femme aurait été violée à plusieurs reprises pendant sa captivité. Originaire de Prescott (Arizona), Kayla Mueller a été enlevée en août 2013 avec son ami Omar Alchani à Alep, en Syrie. Alors que Alchani a été libéré au bout de deux mois, Mueller est morte en février 2015, alors qu’elle était retenue otage par l’EI. L'EI maintient que Mueller a été tuée lors d'une frappe aérienne jordanienne près de Rakka. Les Etats-Unis ont confirmé sa mort, mais en tiennent l’EI responsable. Mueller avait 26 ans.

„Bien des gens trouvent Dieu dans l’Église, moi, je trouve Dieu au coeur de la souffrance“ 

Comme ses lettres en témoignent, elle était une femme profondément pieuse. Dans une lettre qu’elle avait rédigée en détention et qu’elle a réussi à faire passer, elle décrivait ses expériences avec Dieu: «Je me souviens que maman a toujours dit qu’en dernier ressort Dieu était le seul que l’on ait. Je suis arrivée maintenant à ce point-là de ma vie que je me livre dans le vrai sens du terme à notre Créateur, car il n'y a littéralement rien d’autre ».

Elle a appris à voir dans chaque situation quelque chose de bon; même en prison, on peut être libre. «Ne vous inquiétez pas pour moi, priez pour moi, tout comme moi, je prie pour vous, et si Dieu le veut, nous allons bientôt être à nouveau ensemble », écrivait Mueller à ses parents. En 2011, elle avait déclaré à son père dans une carte d'anniversaire: « Certaines personnes trouvent Dieu dans l'Église, certains dans la nature, d'autres dans l'amour. Je trouve Dieu dans la souffrance. Je sais depuis un certain temps déjà en quoi consiste l’oeuvre de ma vie - utiliser mes mains comme leurs instruments pour alléger les souffrances ».

Engagée dans différentes parties du monde

Au cours de ses études à l'University of North Arizona (Flagstaff), elle avait aussi participé à des rencontres d’une Fédération étudiante "United Christian Ministries" sous le slogan « L'amour de Dieu en action». En 2009, elle a terminé ses études et s’est impliquée dans l’humanitaire dans différents continents.

Elle a travaillé avec des ONG en Inde du Nord, dans les territoires palestiniens et en Israël. En 2011, elle est retournée en Arizona et s’est impliquée dans une clinique pour des patients atteints du SIDA et dans un foyer pour femmes. En 2012, elle a commencé à travailler avec des réfugiés syriens et des personnes déplacées près de la frontière de la Turquie. Elle était au service de plusieurs ONG, „Support to Life“, dont le siège est à Istanbul (Turquie) et le Conseil danois pour les réfugiés (Copenhague).

09.02.2016

Traduction eemni

IDEA

Inde, New Delhi: les Daliths chrétiens envisagent de manifester dans tout le pays contre les discriminations


Ils ont à choisir entre leur foi et l’assistance de l’État

En Inde, les Dalits chrétiens, membres de la caste des Intouchables, ont l'intention de lancer en mars une suite de manifestations dans le pays contre les discriminations et pour l'égalité des droits, comme le rapporte le quotidien "Times of India". Les Dalits sont au bas du système des castes en Inde. Ils sont également connus sous le nom d’«intouchables».

Tandis que les Daliths hindous, bouddhistes ou sikhs peuvent obtenir un peu de soutien du gouvernement, il est exclu que les Daliths chrétiens et musulmans bénéficient de l'aide. Pour eux, cela signifie qu'ils doivent choisir entre leur foi et l’assistance du gouvernement afin de nourrir leurs familles.

Selon l'organisation chrétienne "l'International Christian Concern" (Washington), ils sont au moins 25 millions d'Indiens à être chrétiens et à faire partie des Dalits intouchables. « Il est évident que le principe de l’unité dans la diversité et que les droits des minorités dans notre pays n’existent que sur le papier », se plaint un porte-parole de l'Association nationale des Dalits chrétiens.

Les nationalistes hindous sont les principaux responsables de l’immobilisme du gouvernement. Ils considèrent que la foi chrétienne et la foi islamique sont "anti-indiennes".

Dans au moins cinq États sur les 29 que compte l’Inde, s’appliquent des lois anti-conversion destinées à protéger contre les pratiques missionnaires déloyales. Les chrétiens se plaignent de faire souvent l’objet d’abus préjudiciables par des extrémistes hindous pour restreindre toute changement de religion. Sur les 1,2 milliards d'habitants de l'Inde, 82 % sont des hindous, 12 % des musulmans et au moins 3 % des chrétiens. Le reste appartient à d'autres religions.

09.02.2016

Traduction eemni

L’article en question du quotidien THE TIMES OF INDIA


IDEA

COE: la parole de foi face aux voix de la peur


Mme Agnès Abuom. © Peter Williams/WCC

Les tragédies qui se produisent sur les terres et sur les mers alors que des milliers de personnes désespérées fuient la violence et l’extrême pauvreté qui sévissent dans leurs pays continuent de faire les grands titres des journaux. Pour aborder ce sujet, des représentants et représentantes de gouvernements, d’agences des Nations Unies et d’organisations de la société civile, y compris des organisations ecclésiales et des organisations d’inspiration religieuse, se sont rencontrés à Genève (Suisse) les 18 et 19 janvier à l’occasion d’une conférence de haut niveau accueillie par le Conseil œcuménique des Églises (COE), sur le thème de la crise des réfugiés et des migrants en Europe. 

La réunion, organisée en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), s’était donné pour objectif de développer des réponses coordonnées et fondées sur les droits de la personne à la question des réfugiés et des migrants en Europe et aux causes premières de leur déplacement.

Ainsi, dans leur déclaration, les participants et participantes à la conférence appellent à une intervention plus active, à davantage de coordination et à une meilleure coopération, en particulier en Europe, grâce à des efforts pratiques et raisonnés fondés sur les obligations juridiques et sur le respect de la dignité humaine. Une déclaration de ce type peut constituer un outil de plaidoyer important pour les Églises et les organisations souhaitant pousser les gouvernements et les dirigeants à rendre des comptes.

La foi a constitué l’un des fils conducteurs de la conférence:

— Il y a ces croyants, notamment un grand nombre de femmes et d’enfants, pris dans les filets de la violence et du désespoir, qui partent à la recherche d’une vie meilleure – ou d’une vie tout court – pour eux-mêmes et pour leur famille.

— Il y a aussi ces croyants qui reçoivent, qui accueillent et qui accompagnent les personnes désespérées ayant quitté leur foyer.

— Il y a enfin la parole de la foi qui doit s’adresser aux voix de la peur.

«Nous devons également mener un travail de sensibilisation et de persuasion au sein de nos propres communautés confessionnelles», a déclaré Mme Agnès Abuom, présidente du Comité central et du Comité exécutif du COE, dans ses remarques de clôture. «Nous avons abordé le sujet de la réponse à apporter à ces voix effrayées, à ces personnes terrifiées et vulnérables aux messages négatifs.»

Il faut mettre à profit nos ressources spirituelles et nos valeurs, a poursuivi Mme Abuom, afin d’aborder la question de l’intégration et de créer «une culture de l’accueil, une culture de la tolérance, une culture de l’acceptation», non pas en niant les peurs, mais en «faisant participer» tout le monde afin «de mettre au défi et d’affronter les forces qui sont au cœur de ce problème».

Les conférences et leurs déclarations ne changent peut-être rien dans nos vies de tous les jours, mais elles nous permettent de nous poser des questions, en tant que croyants, sur la façon dont nous agissons.

Mme Abuom a conclu par ces mots: «Vous et moi serons tenus responsables de notre façon d’agir face à cet enfant, à cette femme, à ce jeune homme et à cette jeune femme, en les aidant à se réinstaller, en leur permettant de trouver un sens à la vie. Que Dieu nous bénisse et puissions-nous continuer modestement, à notre niveau, à faire avancer les choses.»

Une conférence du COE et de l’ONU appelle à une action coordonnée face à la crise des réfugiés (communiqué de presse du COE du 20 janvier)

Une conférence souligne la nécessité de renforcer la coopération face à la crise des réfugiés et des migrants (communiqué de presse du COE du 19 janvier)

03 février 2016

COE

COE: Flots de réfugiés en transit vers l'épreuve

Pression de tous côtés sur les frontières

Réfugiés en transit: pression de tous côtés sur les frontières

© Sean Hawkey/COE

Le flot constant de migrantes et de réfugiées en transit vers l'Europe met à l'épreuve non seulement les frontières du continent mais aussi ses limites juridiques, sécuritaires et diplomatiques.

Cette affluence pose des problèmes logistiques aux États situés aux frontières de l'Europe, déborde les structures d'accueil européennes déjà branlantes, crée des goulets d'étranglement, engendre la multiplication des centres de détention et met à l'épreuve la volonté politique d'accueillir ces personnes, comme l'ont souligné les experts participant à la récente Conférence sur la crise des réfugiés en Europe, organisée par le Conseil œcuménique des Églises COE et trois institutions des Nations Unies.

La frontière fluctuante de l'Europe

Les limites du système d'accueil et d'insertion des réfugiés sont particulièrement manifestes dans deux pays de transit aux limites de l'Europe, la Grèce et l'Italie.

Parmi le million environ de personnes qui sont entrées en Europe en 2015 par voie terrestre ou maritime, un grand nombre venaient de Syrie et d'Irak, mais elles étaient aussi des dizaines de milliers à fuir le chaos régnant dans d'autres pays situés au sud de l'Europe.

La Grèce, carrefour historique de migrations, "continuera à faire tout son possible", a déclaré l'ambassadeur Alexandros Alexandris, qui représente son pays auprès des Nations Unies à Genève, "mais il ne lui a pas été facile de demeurer fidèle à sa priorité humanitaire de sauver des vies alors qu'elle affronte une multitude de défis économiques et sociaux."

L'Italie est elle aussi sous pression, déclare Paulo Naso, qui coordonne la Commission d'étude de la Fédération des Églises protestantes d'Italie FCEI. Les quelque 100'000 personnes sauvées de la mort en mer depuis octobre 2013, où elles furent 368 à perdre la vie au large de la petite île de Lampedusa, posent de sérieux problèmes aux instances qui leur offrent nourriture, abris, protection, formation, services linguistiques et enregistrement.

Mais le sauvetage et l'accueil des réfugiés ne sont pas uniquement un problème italien. "Lampedusa n'est pas la frontière de l'Italie", a déclaré Paulo Naso en demandant que les secours soient intensifiés, "mais la frontière de l'Europe; c'est là que notre civilisation européenne va survivre ou mourir."

Pressions sur le système

L'enregistrement des réfugiés est difficile en soi. Les personnes qui fuient la guerre, les persécutions ou les catastrophes naturelles ont droit à l'asile dans l'Union européenne UE, aux termes du droit international, mais les migrants qui ne sont pas considérés comme d'authentiques réfugiés pourraient être repoussés.

Bien que l'accord entre les pays de l'UE et certains autres pays européens assurent la liberté de se déplacer au sein de ce qui constitue l'espace Schengen – "l'une des plus grandes réussites de l'UE", comme l'a déclaré l'ambassadeur grec – les requérants d'asile ne bénéficient pas de la liberté de passage à cause du "système de Dublin".

Le Règlement de Dublin adopté par l'EU a fait l'objet de nombreuses critiques lors de la Conférence, du fait qu'il exige que les demandes d'asile soient traitées par le premier État qui reçoit les requérants, lesquels doivent rester dans ce pays jusqu'à ce que leur demande soit examinée.

Les réfugiés refusent d'être enregistrés et de donner leurs empreintes digitales, comme l'exige le système de Dublin, parce que cela pourrait les empêcher de rejoindre la destination de leur choix, souvent l'Allemagne ou la Suède, ou un pays où se trouvent déjà des membres de leur famille, alors que le traitement des demandes d'asile peut prendre jusqu'à deux ans.

"Deux ans!", s'exclame Paulo Naso. "Après qu'ils ont passé deux ans en Afrique du Nord et risqué leur vie pour franchir la Méditerranée, on demande à ces gens de rester sur place pendant deux autres années, sans qu'ils sachent si on va reconnaître leur qualité de réfugiés, si on les autorisera à rester en Italie ou si on les enverra dans un autre pays. Forcément, cela ne peut pas fonctionner!"

Un problème supplémentaire est celui des mineurs non accompagnés – c'est-à-dire les enfants de moins de 18 ans (10 à 15% du total), sans personne de référence, qui ne répondent pas aux critères de l'asile mais ne peuvent pas non plus être repoussés. Ayant déjà souffert de traumatismes dans leur pays d'origine, ils demeurent dans des limbes juridiques et risquent de passer des années dans des camps de réfugiés ou des lieux d'accueil temporaires.

Souvent, les familles sont dispersées durant leur séjour ou ne peuvent pas établir de contacts avec leurs membres vivant déjà en Europe. Les femmes et les jeunes filles doivent en outre être protégées contre la violence liée au genre et bénéficier de services de santé sexuelle et reproductive.

Il est peu probable que la situation s'améliore rapidement dans les pays de transit. "Nous allons continuer à assister à une migration de masse", a déclaré le docteur Manuel Carballo, du Centre international pour la migration et la santé CIMSD, "non seulement de réfugiés mais aussi de personnes forcées de fuir leur pays par la pauvreté et les maladies chroniques."

Des bouées d'espérance

En dépit des défis énormes qui se posent, les participants à la Conférence ont formulé des propositions en vue de corriger le système ou de coordonner les activités. La Communauté de Sant' Egidio, par exemple, représentée par Mgr Marco Gnavi, a présenté un nouveau modèle commun des Églises catholique et protestantes et du gouvernement italien: il s'agit d'ouvrir de petits centres où 7000 médiateurs formés travailleraient directement avec les réfugiés les plus vulnérables pour les intégrer à la culture et la société italiennes.

"Nous avons besoin de forces nouvelles", a déclaré Mgr Gnavi, faisant allusion au vieillissement de la population italienne, "pour pouvoir transmettre le flambeau de notre héritage" à ces nouveaux arrivants.

L'engagement direct des communautés et organisations liées aux Églises est précieux, a déclaré l'ambassadeur Alexandris. "Dans les temps difficiles que nous vivons, les dirigeants religieux et culturels jouent un rôle crucial: il leur incombe de rappeler les lois de la morale, d'appeler à l'unité, à la tolérance et à la solidarité de la société." La frontière ultime est spirituelle, a-t-il ajouté. La migration pourrait inciter les habitants de l'Europe que nous sommes "à faire retour sur nous-mêmes" pour instaurer peut-être une nouvelle ère de pluralisme interreligieux et interculturel.

Une conférence du COE et de l’ONU appelle à une action coordonnée face à la crise des réfugiés

Pour Tarek Mitri, la crise des réfugiés fait ressortir les échecs de la communauté internationale

Un évêque copte de la diaspora moyen-orientale se penche sur l’aide que l’Église peut apporter aux réfugiés

Thomas de Maizière: en première ligne pour l’intégration des réfugiés

08 février 2016

COE

Déclaration de Marrakech sur les droits des minorités religieuses en terre musulmane


Le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), a salué la publication de la Déclaration de Marrakech sur les droits des minorités religieuses dans les pays à majorité musulmane. 

«C’est un texte très important, qui intervient à point nommé et nous délivre un message fondamental», a déclaré le pasteur Tveit. Le document a été signé par des centaines de responsables et d’intellectuels musulmans de plus de 120 pays, des représentants d’organisations islamiques et internationales, ainsi que des dirigeants de divers groupes religieux et nationalités, réunis lors d’un congrès à Marrakech, au Maroc, du 25 au 27 janvier.

«Par cette déclaration, les dirigeants musulmans montrent la voie vers un avenir caractérisé par le vivre ensemble, sur une plate-forme commune d’égalité des droits, de prévenance réciproque et de respect mutuel,» a ajouté le pasteur Tveit.

Le congrès a marqué le 1 400e anniversaire de la Charte de Médine, un contrat constitutionnel entre le prophète Mohammed et les médinois qui garantissait la liberté religieuse de tous, indépendamment de la religion.

La Déclaration de Marrakech se fait l’écho du «ferme attachement [des participants] aux principes énoncés dans la Charte de Médine, dont les dispositions prévoyaient un certain nombre des principes de citoyenneté contractuelle constitutionnelle, comme la liberté de mouvement, la propriété, la solidarité et la défense mutuelles, ainsi que les principes de justice et d’égalité devant la loi.»

Le congrès a eu lieu sous les auspices du roi Mohammed VI du Maroc, et a été organisé conjointement par le Ministère des Habous et des Affaires islamiques du Royaume du Maroc et le Forum pour la promotion de la paix dans les sociétés musulmanes, basé aux Émirats Arabes Unis.

Résumé analytique en anglais de la Déclaration de Marrakech

La Déclaration en français

À Chypre, des dirigeants chrétiens et musulmans déplorent ensemble la violence perpétrée au nom de la religion (communiqué de presse du COE en anglais datant du 26 novembre 2015)


01 février 2016

COE

COE: la crise des réfugiés fait ressortir les échecs de la communauté internationale


Pour Tarek Mitri, la crise des réfugiés fait ressortir les échecs de la communauté internationale

© Peter Williams/COE

Tarek Mitri

Homme politique

Tarek Mitri, né le 16 septembre 1950 à Tripoli, est un homme politique et un intellectuel libanais. Il est professeur et directeur de l’institut de politiques publiques et de relations internationales de l’Université américaine de Beyrouth.

Grec orthodoxe, il participe à de nombreuses initiatives mondiales de dialogue inter-religieux. Wikipédia

«Il fut un temps où la mer Méditerranée était surnommée le “lac de paix”. Aujourd’hui, elle est plutôt un lac de larmes, de peurs et de dangers», tel est le constat que le Libanais Tarek Mitri a dressé lors d’une conférence récente appelant à une réaction coordonnée face à la migration massive en Europe. 

«L’exode méditerranéen fait ressortir l’échec de la communauté internationale, a-t-il ajouté. Pas seulement celui des pays d’Europe, mais aussi celui des pays arabes.»

On enregistre 4 millions de réfugiés fuyant la guerre civile en Syrie au seul Moyen-Orient, et ils sont de plus en plus nombreux à tenter de gagner l’Europe par tous les moyens qu’ils jugent nécessaires. Les réfugiés, comme les autres migrants du Moyen-Orient et d’Afrique, sont à la merci des passeurs qu’ils engagent pour les conduire en Europe depuis la Turquie ou d’autres points de départ en Afrique du Nord, y compris la Libye.

Se concentrant sur son pays, M. Mitri a indiqué que les réfugiés syriens représentaient près du quart de la population libanaise. Or, 10% seulement de leurs enfants sont scolarisés, 25% d’entre eux sont illettrés et 70% des réfugiés vivent en dessous du seuil de la pauvreté. Les perspectives d’emploi sont rares, voire nulles, le gouvernement ne peut offrir qu’un soutien financier limité et «la solidarité s’écroule quand la situation se détériore». Par conséquent, de nombreux réfugiés syriens «sont poussés dans la clandestinité, parmi les sans-papiers».

Malgré la charge financière impliquée, cependant, «le Liban ne renverra pas les réfugiés là où ils seraient maltraités». Toutefois, nombreux sont ceux qui considèrent qu’ils auront plus de chances de s’intégrer en Europe.

Tarek Mitri, professeur et directeur de l’institut de politiques publiques et de relations internationales de l’Université américaine de Beyrouth, s’est exprimé durant la conférence consacrée à la crise des réfugiés et des migrants en Europe, qui s’est tenue les 18 et 19 janvier derniers à Genève. L’événement était organisé conjointement par le Conseil œcuménique des Églises (COE) et trois institutions des Nations Unies: l’UNICEF, le FNUAP et le HCR.

Ancien membre du personnel du COE à Genève et spécialiste des affaires internationales et de la coopération interreligieuse, M. Mitri a été rappelé au Liban en 2005, où il a occupé des ministères de premier plan sous les gouvernements successifs. De 2012 à 2014, il a été le Représentant spécial pour la Libye du secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon.

Les participants à la conférence de Genève ont publié une déclaration finale affirmant que «soulager les souffrances des personnes victimes de déplacement relève d’une responsabilité partagée, non seulement en Europe mais aussi ailleurs. Il est vital que les gouvernements, la société civile, les institutions internationales et d’autres acteurs collaborent d’une manière cohérente et coordonnée pour offrir aux réfugiés et aux migrants un environnement sûr et humain et pour satisfaire les besoins immédiats des gens qui fuient la guerre, la violence généralisée et l’oppression – et, à long terme, pour faciliter leur inclusion et leur intégration sociale.»

À cette fin, les institutions et organisations à l’origine de cette déclaration se réuniront «chaque trimestre, pour examiner et communiquer les progrès réalisés vis-à-vis des questions soulevées à cette conférence».

Une conférence souligne la nécessité de renforcer la coopération face à la crise des réfugiés et des migrants

Une conférence du COE et de l’ONU appelle à une action coordonnée face à la crise des réfugiés

01 février 2016

COE

Thomas Kemper lance un appel à la prière pour la paix en Syrie


photo Johnhain - Pixabay

A l’heure des négociations entamées à Genève entre protagonistes du conflit syriaque, Thomas Kemper, Secrétaire général du Conseil Mondial de la Mission (Eglise évangélique méthodiste - GBGM), invite solennellement les méthodistes du monde entier à porter cette initiative diplomatique de premier plan dans la prière.

La prière est une nécessité impérieuse alors qu’ont lieu les négociations de paix en Syrie. La guerre est entrée dans sa sixième année. Elle a fait des milliers de morts et des millions de réfugiés. Je demande instamment à tous les méthodistes et autres amoureux de la paix de demander à Dieu de:

Maintenir et faire aboutir les initiatives diplomatiques des Nations Unies en faveur de la paix à Genève,

Planter des graines de paix dans le cœur des belligérants et de leurs alliés, et de

Renforcer la détermination des artisans de paix, dont Staffan de Mistura, le diplomate italo-suédois qui dirige l'équipe de l’ONU.

Priez aussi pour le bien-être et la libération de deux archevêques orthodoxes d'Alep, en Syrie, qui ont été enlevés en avril 2013 près de la frontière turque lors d'un déplacement pour obtenir la libération de deux prêtres. Il s’agit du Métropolite syriaque orthodoxe Gregorios Yohanna et et du Métropolite grec orthodoxe Boulos Yazigi. Et on ne sait pas ce qu’ils sont devenus.

Les tentatives visant à entamer des pourparlers de paix de Genève sont pleines de complexités. Avant même le début des consultations entre les différentes parties en conflit à la fin de janvier se posaient déjà des difficultés sur la représentation et les pré-conditions (à remplir) pour les négociations. Les pourparlers sont destinés à mettre fin à la lutte entre

  • le régime du président Bachar al-Assad, soutenu par la Russie,
  • et les forces rebelles, le plus grand groupe, soutenu par l'Arabie saoudite...

La situation en Syrie s’est aggravée par l’incursion dans le pays par l'État islamique autoproclamé basé dans l'Irak voisin. Le conflit a laissé 13,5 millions de personnes démunies en Syrie et 4,4 millions à devoir chercher refuge à l'extérieur du pays.

La crise syrienne en est à sa sixième année. Voilà qui incite plus de 120 organisations humanitaires, y compris le Conseil mondial de la mission de l’EEM (GBGM), à s’unir le 21 janvier pour lancer un plaidoyer commun pour une solution diplomatique au conflit. Les signataires ont également demandé que, jusqu’à l’obtention de la paix, soit mis en place un accès sécurisé aux personnes en souffrance nécessitant des soins et que cessent les attaques de civils. L’Oeuvre d'entraide et de secours de l’EEM (ONG humanitaire de l’EEM - UMCOR) a accordé 5,2 millions $ depuis 2010 pour aider les réfugiés en provenance de la Syrie et de l'Irak.

Dans cet esprit d'ouverture humanitaire, je demande instamment à tous les gens de bonne volonté à se joindre à la prière pour une paix rapide et durable en Syrie et la libération de tous les civils otages et enlevés.

« Heureux les artisans de paix »

(Matthieu 5: 9)

Thomas Kemper

Secrétaire Général

General Board of Global Ministries - Conseil Mondial de la Mission

Eglise évangélique méthodiste UMC

umcmission.org

La Fédération protestante de France vient de tenir son assemblée générale

Une centaine de délégués, représentants des Églises, communautés, oeuvres et mouvements membres de la Fédération Protestante de France, a vécu son Assemblée générale les 30 et 31 janvier au siège de l’Armée du Salut à Paris.


Principales décisions et messages relatifs à cette AG 2016

Message du Président de la Fédération, le pasteur François Clavairoly

Le président part des événements tragiques survenus en France en 2015 pour redire sa détermination à reformuler et redire une espérance. « Espérer malgré tout ». A l’exemple des Eglises, en bien des lieux, qui « ont saisi cette occasion tragique pour porter un message de fraternité et de paix là où ce message était précisément attendu, pour faire des gestes rappelant les liens qui unissent les citoyens entre eux, et, à certains égards, pour réaffirmer l’importance décisive du respect et du dialogue entre personnes comme aussi entre communautés religieuses différentes. »

Et quand certains laïcistes veulent « une société neutralisée au plan religieux au prétexte séduisant qu'il y a, effectivement, des extrémistes violents et meurtriers », François Clavairoly, lui, plaide pour la libre expression de la spiritualité en démocratie, il tient la spiritualité pour une ressource vive pour la démocratie. C’est un fait indubitable au regard par exemple de la COP21, où les Églises étaient largement présentes, joignant la parole au geste.

À une année des commémorations de la Réforme, François Clavairoly rappelle l’identité et la vocation propre aux Églises de la Réforme, une « identité, indéracinable, donnée par Dieu gratuitement et une vocation, irrévocable ». Cette identité et cette vocation nous sont « données pour croire et pour témoigner toujours en relation avec d'autres au cœur du monde ». Rien, ni la diversité des Églises, ni les divergences apparemment difficiles à surmonter, ne les mettent en péril », précise avec conviction le président.

Dans la logique de son propos, il aborde alors le point controversé qui, de l’avis de la coordination évangélique, met à mal la communion entre membres de la FPF, à savoir la décision de l’EPUdF en mai 2015 d’autoriser la bénédiction de couples homosexuels. Et de rappeler les limites de l’institution de la Fédération. La FPF n’a jamais eu la prétention d’être « une sorte de supra Eglise : ses règles de l’habitation commune invitent au dialogue et à l’interpellation réciproque sur tel ou tel point jugé important, n’imposent à aucun de ses membres de partager ni d'approuver les convictions de l’autre. Ses règles offrent même la possibilité de vivre des désaccords sans que le lien de communion soit rompu ». Autrement dit, la FPF n’oblige pas à un accord doctrinal sur tout le champ de la théologie et de l’éthique. Il reste à définir la nature de la communion à mettre en oeuvre entre membres de la FPF.

Cette AG actera la création d’un groupe de travail reprenant dans le menu détail cette question, « la question de l’unité dans la diversité, celle de la liberté de chaque Eglise dans le cadre qui les réunit entre elles, et finalement celle qui permet de définir ensemble ce lien de communion qui nous oblige. »

Message du président François Clavairoly pdf 82 ko


La décision de l’Assemblée générale au sujet du « lien fédératif »

En mai 2015, le Synode de l’Église protestante unie de France (EPUdF) a pris la décision d’autoriser les paroisses à bénir des unions homosexuelles. Cette décision a « blessé gravement la conscience des membres des Églises de la coordination évangélique » de la Fédération protestante de France et pose depuis la question « des limites de cette communion et la difficulté d’un témoignage commun » au sein de la Fédération protestante.

Dans sa déclaration rendue publique le 18 juin 2015, la coordination évangélique « demandait que soit explicité le sens du terme « communion » dans la charte au sein de la FPF avec des convictions éthiques différentes, voire opposées ».

En guise de réponse, le conseil de la Fédération met en place un groupe de travail conduit par Valérie Duval-Poujol de la FEEB, coordinatrice, et Christian Krieger de l’UPAL, qui doit préciser, voire redéfinir, la nature de la relation entre les Eglises membres, appelée «lien fédératif».

Les délégués de l’AG 2016 ont approuvé une motion proposant une méthodologie de consultation et un calendrier. Le processus doit aboutir à la soumission au vote de l’assemblée générale de 2017 d’un texte définissant la «communion» en vigueur au sein de la FPF.

Décision prise par l’AG de la FPF 2016 « Le lien fédératif FPF » 

La décision du Synode national 2015 de l’Eglise protestante unie de France, et plus encore son retentissement médiatique, ont provoqué au sein de la Fédération protestante de France une onde de choc. Surtout, cette décision a réveillé des questions anciennes, des incompréhensions, des contentieux, des frustrations, jusqu’à présent mis de côté. 

Les représentants des membres de la Fédération protestante de France, réunis en assemblée générale, expriment leur profond regret des ruptures vécues, des blessures infligées, des caricatures exprimées, au cours des mois écoulés. Il faut à nouveau rappeler que la décision d’une seule Eglise n’engage pas les autres Eglises membres de la FPF, mais elle ne les laisse pas indifférents. La mise à mal des relations fédératives conduit la Fédération et ses membres à s’engager sans délai dans un travail de clarification, voire de refondation, du lien de « communion » mentionné dans la charte de la FPF. 

Ce mot communion a des sens variés. Il peut recouvrir des réalités bien différentes. Chacun peut lui donner des accents et des nuances diverses, sans se rendre compte que d’autres en ont une compréhension différente. La Fédération protestante de France n’est pas une Eglise et n’a pas vocation à le devenir ; elle n’est pas non plus une simple plateforme de collaboration sans convictions communes ni âme. Dans le contexte de la Fédération protestante de France, quelle est donc cette communion ? Qu’est-ce qui nous est donné à travers elle ? Qu’est-ce qui est attendu de chacun dans ce cadre ? 

Telles sont les questions qui balisent le chantier dans lequel la FPF s’engage, pour lequel un groupe de travail nommé par le Conseil est déjà à l’œuvre. Les membres de la FPF vont être consultés ; des conversations en confiance entre acteurs de terrain, organisées ; des historiens et des sociologues sollicités pour relire l’histoire de la Fédération. Sur cette base, en vue de l’Assemblée générale 2017, un dossier de travail, qui proposera un état des lieux sera constitué. Il apportera des clarifications sur le cœur et les limites de cette communion fédérative et précisera les points à approfondir (textes de référence comme la Charte, débats doctrinaux, déontologie, etc.) dans un travail qui se poursuivra au-delà de cette première phase. Par ailleurs, ce travail fera aussi écho aux recommandations issues de l’audit sur la communication de la Fédération. 

L’Assemblée générale de la Fédération protestante de France demande à tous ses membres de s’impliquer pleinement dans ce travail sur le lien fédératif. 

Les trois Recommandations faites au conseil de la FPF :

Promouvoir le service civique 

Le service civique est appelé à un développement considérable voulu par les pouvoirs publics. Le service civique permet de donner aux jeunes des perspectives d’engagement auprès d’organismes auxquels ils apportent leur temps et leur dynamisme et qui leur font partager leurs valeurs et leurs expériences. 

L’A.G invite la FPF à promouvoir auprès de ses membres cette possibilité d’engagement et à les accompagner pour qu’ils proposent des lieux de service et invitent les jeunes à s’engager.

 

Face à la « crise migratoire », répondre à la gravité des enjeux 

Alarmée par l’ampleur et la gravité de la catastrophe humanitaire, politique et morale que traverse l’Europe face à la crise migratoire actuelle,
Scandalisée par les choix politiques de repli nationaliste, de fermeture et d’exclusion en développement dans un nombre croissant de pays, Profondément alertée par la résurgence des mouvements populistes et xénophobes dans la plupart des pays européens, 

L’Assemblée générale de la Fédération protestante de France, réunie à Paris les 30 et 31 janvier 2016, demande au Conseil de la Fédération : 

D’affirmer 

  • que la question de l’accueil de l’étranger et de la solidarité en actes est au cœur du témoignage des chrétiens ;
  • qu’une parole forte, courageuse et portée par tous est aujourd’hui plus que jamais urgente et indispensable pour refuser toute forme de discrimination et toute tentative de repli sur des espaces de plus en plus fermés. 

D’appeler 

  • les Eglises, œuvres et mouvements à poursuivre l’interpellation des pouvoirs politiques pour que la France prenne toute sa part en accordant plus largement visas, conditions d’accueil dignes et considération ;
  • les Eglises, œuvres et mouvements comme les collectifs et les bénévoles à consolider et développer les initiatives d’accueil et d’accompagnement des personnes étrangères, en coopération avec les autorités publiques et le monde associatif ; 
  • les protestants à déployer leurs ressources et traditions sur l’accueil de l’étranger et à développer les relations œcuméniques et interreligieuses, au plan national comme international ;
  • nos concitoyens à repousser les peurs, à évacuer la haine, à déconstruire les préjugés et à manifester concrètement, là où ils vivent, l’hospitalité et la fraternité. 

Il y a urgence ! 

Changements climatiques, poursuivre la démarche 

Alors que la France a accueilli la 21ème Conférence des Parties de la CCNUCC (COP21) en décembre 2015, et que la Fédération protestante de France a préparé et accompagné avec force cet événement, l’assemblée générale de la Fédération protestante de France demande au conseil de la FPF : 

1. de poursuivre sa démarche de plaidoyer auprès des différentes instances de l’Etat en lui rappelant les engagements qu’il a pris lors de la COP21, en 

particulier en matière de transition énergétique et de financement du « Fonds vert ». 

2. de poursuivre la dynamique engagée lors de l’assemblée générale de 2015 concernant les changements climatiques. Pour ce faire, l’assemblée générale soumet au conseil les propositions suivantes : 

  • accompagnement des Eglises, communautés, œuvres et mouvements dans leurs actions de sensibilisation écologique ;
  • poursuite des actions communes aux niveaux œcuménique et inter‐religieux ;
  • poursuite de la participation aux mobilisations de la société civile, notamment au sein de la Coalition Climat 21 ; 
  • poursuite de la promotion du Jeûne pour le Climat ;
  • poursuite du travail sur la mise en cohérence de la logistique de la FPF avec son engagement pour le climat (possibilité de repas végétariens occasionnels, vaisselle non jetable, circuits courts, commerce équitable, etc.) ;
  • mandat au groupe climat de la Fédération pour soumettre d’autres propositions au Conseil. 

Pour ce qui est du programme relatif à l’année 2017 et les célébrations des 500 ans de la Réforme, l’assemblée générale a pris acte que le projet Lyon 2017 tel que voté à l’assemblée générale de 2015 n’était pas poursuivi.

Le rassemblement « Protestants en fête » – organisé pour la première fois en 2009 à Strasbourg à l’initiative de la Fédération protestante de France (FPF) comme « un temps de rassemblement et de témoignage pour les protestants français de toutes sensibilités » – devait se tenir à Lyon en 2017. Mais en juin 2015, les Églises locales du Conseil national des évangéliques de France (Cnef) ont annoncé ne plus vouloir participer à sa mise en œuvre aux côtés des Églises membres de la FPF.

Les délégués de l’AG 2016 ont voté favorablement pour le projet global présenté en 2016 dont voici les éléments principaux :

Protestants 2017 : un rendez-vous incontournable, une année de célébrations, de rendez-vous, de réflexion (le thème retenu est celui de la fraternité)

La FPF s’attachera à :

  • Impulser et soutenir des initiatives fédératives (commissions, services, pôles)
  • Communiquer au niveau national
  • Valoriser les initiatives de ses membres

Deux événements nationaux :

- Projet d’un colloque international à la mairie de Paris (avec trois dimensions : internationale, historique et interreligieuse)

- Rassemblement national de deux jours à Strasbourg porté par l’UEPAL en copilotage avec la FPF, incluant un culte en eurovision et un « village des solidarités » animé par la Fédération de l’Entraide protestante.

Nouveaux membres et membres entrant en probation

L’assemblée générale de la Fédération protestante de France (FPF) a décidé d’accueillir l’Église Hillsong de Paris comme nouveau membre de la FPF après quelques années probatoires.

L’Église Hillsong est à l’origine une grande église pentecôtiste de Sydney (Australie) fondée en 1983 par les pasteurs Brian et Bobbie Houston. Elle est notamment connue pour ses chants de louanges modernes largement repris dans le monde. Sur Paris, l’église se réunit tous les dimanches au Théâtre Bobino et à l’Espace Saint-Martin.

L’assemblée générale de la FPF a également approuvé l’adhésion en probation de l’Église de langue japonaise, en tant qu’Église associée.

Dans le collège qui regroupe les associations, l’assemblée générale a approuvé l’adhésion de Radio Harmonie Cornouailles, de la Fondation John-Bost, de l’Association évangélique protestante des policiers et gendarmes de France et, à titre probatoire, de Médair France, une ONG humanitaire.

L’AG de la FPF en tweets


FPF / eemni

CPDH - Fin de vie: est-ce vraiment la fin ?

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A l’heure où le Parlement établit la mouture définitive de la loi sur la fin de vie, le CPDH la commente dans un communiqué publié aujourd’hui.

Il aura fallu plus d’une année de débats et finalement, en raison des désaccords persistants entre l’Assemblée Nationale et le Sénat, la tenue d’une commission mixte paritaire[1] pour que le parlement français aboutisse à une nouvelle loi. La mobilisation des associations regroupées au sein du collectif « soulager mais pas tuer », dont le CPDH fait partie, a eu raison de la volonté du gouvernement de mettre en place un « droit à mourir ». Mais l’ambigüité du texte voté est soulignée par tous les observateurs, tout comme pouvait l’être la promesse électorale du président François Hollande : « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ».

Les tenants du « droit à mourir » parlent de « consensus mou », eux qui voulaient « obtenir une loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté »[2]. Selon le journal Le Monde, « le premier ministre Manuel Valls et la ministre de la santé Marisol Touraine, tous deux signataires en 2009 d’une proposition de loi prévoyant une « aide active à mourir », n’ont cessé de répéter que cette loi de consensus devait être vue comme une étape »[3].
La mobilisation de la société civile et des soignants, ainsi que le changement de majorité au Sénat, ont enrayé le projet « d’aide active à mourir ». Des ajustements positifs ont été apportés afin de limiter le risque d’une euthanasie de facilité, comme la suppression de la mention choquante « ne pas prolonger inutilement sa vie », ou la condition d’une « souffrance réfractaire aux traitements » (et pas seulement « au traitement » – au singulier – ce qui doit signifier précisément qu’on a essayé tous les autres traitements auparavant) dans le cas d’un patient en toute fin de vie.
Des points de vigilance demeurent : l’instauration d’un « droit à la sédation profonde et continue jusqu’au décès » ouvre en effet la porte à des dérives euthanasiques possibles. Ses promoteurs ont multiplié les affirmations orales rassurantes, mais ils ont toujours refusé d’inscrire « noir sur blanc » dans la loi que l’intention de ce type de sédation ne doit pas être de provoquer la mort. En cautionnant ce flou délibéré, ce texte fragilisera vraisemblablement les relations entre soignants et soignés.
Le CPDH soutient donc les objectifs de vigilance et de suivi affirmés par le collectif « soulager mais pas tuer ». Vigilance dans l’application de cette nouvelle loi « fin de vie » et vérification de la mise en œuvre effective du plan de développement des soins palliatifs annoncé avec trois ans de retard par le gouvernement.

Nota bene : réalisée par l’association Alliance Vita, une excellente analyse comparée des derniers arbitrages de la commission mixte paritaire est téléchargeable en cliquant sur ce lien. L’avis publié par la commission d’éthique protestante évangélique, publié en juin 2015, est également disponible sur ce lien.

[1] La commission mixte paritaire (CMP) est une commission composée de sept députés et sept sénateurs réunie à l’initiative du Premier ministre, ou depuis 2008 à celle des présidents des deux assemblées conjointement pour les propositions de lois, en cas de désaccord persistant entre les assemblées sur un projet ou une proposition de loi. Elle a pour mission d’aboutir à la conciliation des deux assemblées sur un texte commun.

[2] Volonté exprimée par l’Association pour le Droit à Mourir dans la Dignité (ADMD) sur son site internet : www.admd.net

[3]www.lemonde.fr/societe/article/2016/01/27/fin-de-vie-ce-que-va-changer-la-nouvelle-loi-claeys-leonetti_4854266_3224.html

PRIER :

  • Rendons grâce à Dieu pour la prise de conscience, par de nombreux élus, des terribles dérives que contenait le projet de loi. Les nombreuses réponses de parlementaires que la CPDH a reçues à la suite de ses courriers en témoignent.
  • Remercions Dieu pour la mobilisation importante des chrétiens à propos de la révision de la loi sur la fin de vie.
  • Prions pour que les malades en fin de vie soient convenablement accompagnés dans les dernières heures de leur existence et que les pouvoirs publics accordent les moyens nécessaires au développement des soins palliatifs. 

AGIR :

  • N’oublions pas de visiter les malades et particulièrement ceux qui sont en fin de vie, comme nous le recommande l’Evangile. « Nous rappelons qu’être accompagné donne la force de vivre tandis que l’abandon tue le désir de vivre » (commission d’éthique protestante évangélique, avis du 15 juin 2015)
  • « Jusqu’à la mort accompagner la vie » (JALMAV) : découvrez une association qui accompagne les malades en fin de vie : www.jalmalv.fr

CPDH

Iran: derrière les barreaux Saeed Abedini passait l’essentiel de son temps à prier


Sa première interview à Fox News après sa libération pour revenir sur ces années de détention, une expérience douloureuse


Le pasteur américain Saeed Abedini a passé l’essentiel de son temps de détention dans les prisons iraniennes à prier. « La meilleure chose que je puisse faire en prison, c’était de prier », a déclaré Abedini à la chaîne de télévision américaine Fox News.

L’homme de 35 ans, qui, à coté de sa citoyenneté américaine, possédait également la nationalité iranienne, a été condamné à huit ans d'emprisonnement en 2012 pour être passé de l’islam au christianisme et en raison de ses activités d'évangélisation.

Le 16 janvier, il a été libéré avec trois autres Américains. En retour, sept Iraniens détenues aux États-Unis ont été libérés. En septembre 2015, le président iranien Hassan Ruhani avait suggéré un tel échange de prisonniers. Plus tôt, les cinq représentants permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne ont convenu avec l'Iran d’une inspection de ses installations nucléaires par l'Agence internationale de l'énergie atomique. L'accord a mis fin au différend qui depuis 2005 opposait le pays à la communauté internationale sur son programme nucléaire.

Abedini voulait construire un orphelinat en Iran

Abedini séjourne actuellement pour se reposer sur le campus de Billy Graham Company à Charlotte dans l'État américain de Caroline du Nord. Comme il a continué à le dire dans l'interview qu'il avait été accusé devant le Tribunal en Iran, « d’avoir mis en place des églises de maison dans la théocratie islamique et d’avoir tenté de renverser le gouvernement par le biais du christianisme ». Il a rejeté l'accusation. Il avait plutôt parcouru le pays pour construire un orphelinat avec le soutien du gouvernement.

« Le juge dit que je suis ici parce que je me sers du christianisme pour renverser le gouvernement, mais ce ne fut pas le cas, je ne voulais pas faire ça, je suis juste venu ici pour démarrer un orphelinat, aimer les gens et partager l'Évangile avec les gens et juste ça », a-t-il dit.

Et quand le juge lui a reproché de se servir du christianisme pour « renverser le gouvernement », Abedini lui a répondu qu'il prierait pour lui.

Il a aussi été torturé

Le plus difficile pour lui quand il était en détention, c’était de faire un bon usage de son temps. Il a donc prié jusqu'à 20 heures par jour. Selon ses propres déclarations, Abedini a été interrogé et torturé à plusieurs reprises - mentalement et physiquement, parce qu’il avait refusé de signer des documents où il devait admettre des crimes qu'il n'avait pas commis : « Il est arrivé une fois qu’ils m'ont vraiment violemment battu parce qu'ils voulaient que j’écrive quelque chose que je ne voulais pas ».

Selon Abedini, ses geôliers iraniens ne lui ont donné pas de vêtements ni de la lecture tout le temps qu'il était en isolement cellulaire.

Il avait été le témoin de graves violations des droits de l'homme derrière les barreaux. Il a été ainsi le témoin de l’exécution publique de musulmans sunnites : « La pire chose que j’ai vue, c’était quand ils ont pris certains sunnites pour les exécuter, cela se passait sous nos yeux, et ils en ont pris des dizaines d'entre eux pour les pendre, tous les mercredis » a-t-il précisé.

Fox News diffusera d’autres parties de cet interview dans les prochaines semaines.

En Iran, 95 % des 75 millions d'habitants de l'Iran sont chiites, le reste principalement sunnites. 360.000 habitants sont chrétiens.

Traduction eemni

idea/26.01.2016

Idea / Fox News

Turquie, Ankara: beaucoup de réfugiés chrétiens vivent dans la peur


Pour éviter les attaques, ils doivent cacher leur identité et leur foi

En Turquie, de nombreux réfugiés chrétiens de Syrie et d'Irak vivent dans la peur. Surtout dans les petites villes, ils sont obligés de cacher leur foi pour ne pas être la cible d'attaques par des musulmans.

L’ironie de l’histoire est que ces mêmes chrétiens arméniens syriens réfugiés en Turquie sont les descendants d'Arméniens qui ont dû déjà quitter leur pays il y a 100 ans pour échapper à des menaces telles que la guerre. L’histoire se répète ?!

L'édition en ligne du quotidien turc Hurriyet rapporte ce fait. Nous nous disons publiquement musulmans, déclarait au journal Anonis Alis Salciyan, une femme arménienne qui a fui l'Irak jusqu’en Turquie. « Mon mari et moi, nous avons fui l’Irak il y a un an avec nos deux enfants et environ 20 autres familles. En Irak, nous subissions une énorme pression. « Mais même en Turquie, les chrétiens sont souvent victimes de discriminations par la majorité musulmane. Son mari, qui tenait un magasin de bijoux en Irak, ne retrouve pas de travail jusqu’ici : «Nous avons de la famille en Europe. C’est seulement grâce à leur soutien que nous nous réussissons à nous en sortir. Nos enfants ne peuvent pas aller à l'école parce qu'ils ne parlent pas le turc ». Impossible pour eux de trouver du travail, d’envoyer leurs enfants à l’école et de se bâtir un avenir sur place.

Linda Markaryan qui a fui l’Irak signale aussi sa difficulté à vivre ouvertement sa foi en Turquie, si l'on est pas musulman: «Nous devons cantonner nos prières à la maison ». Avec son mari et ses deux enfants, elle a fui en Turquie après que la milice terroriste de l’«État islamique» (EI) ait occupé leur maison. « Ma fille aînée de sept ans, Nusik, a cessé de parler dès lors, déclare cette chrétienne à Hurriyet. « Nous cherchons à soigner ma fille, elle n'a pas retrouvé la santé. Tout dans notre vie est très incertain. Nous voulions juste donner un bon avenir à nos enfants et les aider à vivre leur vie dans un lieu sûr. Nous ne pouvons pas remplir nos obligations religieuses… »

D’après cet article, beaucoup de réfugiés chrétiens essaient de demander l'asile dans des pays comme les Etats-Unis, le Canada ou l'Autriche. La Turquie a officiellement accueilli 1,9 million de réfugiés en provenance de la Syrie voisine.

Traduction eemni

28.01.2016

IDEA / Hurriyet

Nigeria, Okene: enlèvement de trois chrétiens au Nigeria

Les ravisseurs demandent une rançon de 229 000 € pour chacun des deux pasteurs

Le pasteur David Onubedo visitait la communauté de Okene, dans l'Etat de Kogi, quand il a été kidnappé (Morning Star News)

Le pasteur David Onubedo visitait la communauté de Okene, dans l'Etat de Kogi, quand il a été kidnappé (Morning Star News)

Au Nigeria, trois chrétiens ont été enlevés. Selon la plate-forme Internet "Morningstar News », le pasteur David Onubedo de la «Deeper Life Bible Church » a été enlevé le 25 janvier à Okene dans l’Etat central  nigérian de Kogi après une étude biblique. Les ravisseurs auraient réclamé à sa femme et à la direction de son église  deune rançon 249.000 $ (229.000 €) en échange de sa libération.

À Lokoja (État de Kogi), des inconnus avaient déjà enlevé le 10 janvier, le pasteur d'une église pentecôtiste, Ayo Raphaël. Ils avaient attaqué l'église, selon "Morning Star News" pendant le service. Ils exigent également une rançon de 249,000 $.

En outre, un prêtre anglican a été abattu lors d’une attaque survenue à Igbedi dans l’État (du Sud) de Bayelsa le 24 janvier : des hommes armés ont pris d'assaut l’église. Ils ont kidnappé un membre de la communauté, l'ingénieur Dunkan Eke.

Dans ces deux États, les « enlèvements sont fréquents. Il sont le fait de quartels criminels », selon « Morning Star News ».

29.01.2016

Traduction eemni

IDEA / MORNING STAR NEWS


A la découverte du Cambodge

Depuis vendredi le 15 janvier, un groupe de touristes est parti à la découverte du Cambodge, de son pays et de ses habitants à l’initiative de Connexio, le réseau Mission et Diaconie de l'Eglise évangélique méthodiste (EEM).

Façon cambodgienne de manger, avec les doigts

Culte à Siem Reap

Cours d’anglais à des jeunes


35 degrés à l’ombre, le groupe de touristes est arrivé à Siem Reap vendredi le 15 janvier. Il fait inhabituellement chaud à cette période de l'année, et un vrai choc climatique était donc inévitable. Toujours est-il que le groupe de touristes a échappé au froid glacial de la Suisse.

Siem Reap est la porte d'entrée de l'immense complexe du temple d'Angkor, qui est sur la liste des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1992. Le groupe de touristes a visité le week-end les temples et les villages flottants sur le lac Tonle Sap, où toute la vie se passe sur l'eau.

Distribution de médicaments

Le groupe était confronté à un défi culinaire, quand lui a été offert à un étal du marché de la nourriture cambodgienne à manger avec les doigts. Sur les 13 participants, 8 ont goûté les larves de soie grillées, les coléoptères et les grenouilles frites. Personne n’a souffert de diarrhée selon le guide Stefan Schnegg.

Le groupe a également visité les communautés locales et les projets de l'Église méthodiste au Cambodge et participé à un culte le dimanche.

Aujourd'hui, mardi le 19 janvier, le groupe de touriste est parti en bateau à moteur sur le lac Tonle Sap à Kampong Chhnang. Là-bas, ils vont passer une journée avec la communauté locale, avant de reprendre le bus pour Phnom Penh. Le groupe va faire le tour de la ville et visiter d'autres villes. Lorsque cela est possible, ils chercheront également à soutenir activement les communautés dans leur travail.

Source: Connexio, Stefan Schnegg, Stefan Pfister

19 janvier 2016

Traduction eemni

EMKNI

La Fédération de l’Entraide Protestante (FEP) réalise un reportage consacré à sa mission d’accueil des réfugiés




Depuis septembre 2014, la Fédération de l’Entraide Protestante (FEP) coordonne l’accueil et l’accompagnement de réfugiés d’Irak et de Syrie, au sein des foyers et paroisses protestants. Pour témoigner de la réalité de cet accueil, la FEP a réalisé un reportage qui donne la parole à ceux que l’on entend que trop peu : les acteurs de terrain, mobilisés en faveur de cet accueil qui se veut fraternel et inconditionnel et les personnes réfugiées. 

Réalisé dans la région de Bordeaux, ce reportage s’attache à témoigner de l’accueil réservé aux personnes réfugiées d’Irak et de Syrie dans les foyers français. « A l’heure où la question migratoire cristallise le débat public, il nous semblait important d’apporter un autre regard, une autre
parole, sur l’accueil qu’il est possible de réserver aux personnes réfugiées
», explique Jean Fontanieu, secrétaire général de la Fédération de l’Entraide Protestante. 

Sans rien cacher des difficultés qui peuvent exister, la FEP a souhaité, avant tout, témoigner de la richesse des échanges et des liens qui se créent entre les personnes hébergées et celles qui les accueillent. Un reportage au plus proche de la réalité, touchant et plein d’espoir. « Il était important pour nous de présenter un autre visage des personnes réfugiées. Les présenter dans des conditions dignes plutôt que démunies sur les routes de l’exil. Nous souhaitions leur redonner un visage, un sourire ... leur redonner ce qui fait d’elles des hommes et des femmes, semblables à nous-mêmes ... ce qui fait d’elles nos frères et nos sœurs. », confie Jean Fontanieu. 

L’action de la Fédération de l’Entraide Protestante va se poursuivre en 2016. Plus d’une centaine de personnes supplémentaires sont attendues lors du premier trimestre. Elles seront accueillies et accompagnées par les collectifs locaux d’accueil, présents partout en France.

FEP