2015

Le Conseil de la Faculté Jean Calvin (Aix-en-Provence) et la bénédiction de couples de même sexe

À son tour, le Conseil de la Faculté Jean Calvin (Aix-en-Provence) se prononce sur la décision de l’EPUdF.

Quand la bénédiction vacille...

La Faculté Jean Calvin regrette vivement les décisions prises par le synode national de I'EPUdF du 17 mai 2015, ouvrant l'accès à la bénédiction nuptiale aux couples de même sexe mariés civilement. Elle ne comprend pas comment une Église qui veut mettre la Bible au cœur de son enseignement et « être fidèle à l'Évangile de Jésus-Christ et à son exigence ›› (Déclaration de l'EPUdF 1.4) pourrait cautionner des pratiques que ces mêmes Écritures désapprouvent de manières aussi franches et convergentes.

La déclaration synodale « la bénédiction témoigne du 'oui' de Dieu à l'amour entre deux personnes qui devient alliance et projet, chemin et promesse » (4.2.1) ne saurait s'appliquer sans discernement à toutes les formes possibles de vie à deux.

Si les « gestes de bénédiction que l’Église peut offrir de la part de Dieu » (1.2) sont «des appels à vivre en relation avec lui ›› (1.2), ils sont aussi des actes symboliques de reconnaissance et de caution. Par sa bénédiction, l’Église ne reste pas en position de neutralité : elle reconnaît la conformité de l'union qui se contracte à ce qu'elle croit être le projet de Dieu pour le couple. À la suite de Jésus, elle peut dire de cette union : « que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni » (Mc 10,8-9).

Dans le cas présent, la bénédiction ecclésiale donnerait la caution de l'Évangile à l'idée selon laquelle l'altérité des sexes (qui est davantage que celle des personnes) ne serait pas une donnée constitutive du mariage, et/ou qu'homo- et hétérosexualité seraient deux manières possibles d'honorer la vocation que revêt la sexualité aux yeux du Créateur.

Dans la société française qui, depuis 2013, a effacé du droit matrimonial l'obligation de la différence des sexes, la question semble entendue. Mais l’Église est-elle obligée d'aligner sa pensée sur celle de la société civile ?

Libérée de tout conformisme (Rm 12,2), la vocation de l’Église est aussi d'oser un discours différent, dût-il passer pour « politiquement incorrect » ou « rétrograde ».

Dans cette optique, s'ouvre une manière différente de concevoir l'amour, l'accueil et « l’accompagnement de nos contemporains dans leurs alliances et séparations » (0.1) susceptible d'apporter à tous (homo- ou hétérosexuels), par l'Évangile de la grâce, ainsi qu'un accompagnement approprié, un éclairage nouveau et Iibérateur.

Vis-à-vis des jeunes en recherche de repères qu'elle enseigne et accompagne, l'Église a aussi vocation, par sa discipline et ses pratiques liturgiques, de valoriser les distinctions qu'elle croit nécessaires à la construction des personnes, des relations familiales et de la parentalité. Or, en théologie biblique, parmi ces distinctions, celle du masculin et du féminin (comme deux manières d'être humain irréductiblement différentes et interdépendantes) n'est-elle pas, après celle qui distingue les humains de Dieu lui-même, la plus fondamentale ? (Gn 1,27 1 Mt 19,4-5, Mc 10,6-9).

La Faculté Jean Calvin s'associe aux nombreuses réactions exprimées dans le protestantisme ou lendemain du 17 mai, convaincue que le synode s'est trompé en prenant cette décision. Celle-ci risque, de surcroît, de mettre à mal l'unité des différentes Églises protestantes de France, ainsi que les relations œcuméniques.

La Faculté tient à exprimer son soutien à tous les protestants que cette décision synodale a plongé dons le désarroi. Avec eux, elle porte la situation dans ses prières.

Aix-en-Provence, le 20 juin 2015

Conseil de la Faculté Jean Calvin

Institut de théologie protestante et évangélique, Aix-en-Provence

FEPS: un festival de jeunesse à Genève pour fêter les 500 ans de la Réforme

Un festival de jeunesse pour tous les protestants aura lieu à Genève du 3 au 5 novembre 2017 pour fêter les 500 ans de la Réforme. Les Eglises protestantes et des organisations évangéliques ont fondé à Berne l’association qui organisera les festivités.


Concerts, ateliers, temps de silence et célébrations figureront au programme de ce premier festival national de jeunesse protestant. L’objectif de la manifestation est de rassembler la jeunesse protestante pour témoigner ensemble de l’Evangile. Le festival est ouvert aux jeunes dès 14 ans.

Les organisateurs du Festival de jeunesse protestante 2017 ont choisi Genève en raison de son rayonnement international de ville de la Réforme, qui a encore été reconnu récemment avec l’attribution du label « Cité européenne de la Réforme » de la Communion d’Eglises protestantes en Europe. Ils soulignent également la beauté de la ville, son habitude des grandes manifestations et la vitalité de ses groupes de jeunes protestants. Le week-end du 5 novembre a été retenu, car c’est celui du Dimanche de la Réformation.

Le comité de l’association Festival de la jeunesse protestante 2017 est composé de Thomas Alder, président de la Conférence des jeunesses réformées de Suisse alémanique, Daniel de Roche, délégué du Conseil de la FEPS pour les 500 ans de la Réforme, Markus Giger, directeur du Bibellesebund Schweiz, Jean-Marc Savary, responsable jeunesse de l’Eglise réformée vaudoise, Vanessa Trüb, pasteure animation jeunesse de l’Eglise protestante de Genève et Beat Urech, responsable animation de l’Eglise réformée argovienne. La présidence est assurée par Daniel de Roche.

Outre la FEPS et la majorité de ses membres, l’association Festival de la jeunesse protestante 2017 réunit le Réseau évangélique suisse, de Chrischona CH, de l’Evangelisches Gemeinschaftswerk EGW, du Bibellesebund Schweiz, de la Landeskirchliche Gemeinschaft JAHU et du réseau VBG. Les nouveaux membres sont bienvenus.

Berne, le 26 juin 2015

FEPS

Strasbourg: 34e ExpoBible cet été à l’Église de Sion

Du 21 juin au 31 août, au cœur de la Petite France à Strasbourg, focus sur le plus vieux livre du monde.

Depuis 34 ans, une exposition peu ordinaire ouvre ses portes tous les étés.

À découvrir notamment :

  • des Bibles anciennes des XVII°, XVIII° et XIX° siècles en français, allemand et latin.
  • plus de soixante Bibles en langues étrangères permettent d’avoir un aperçu dutravail des traducteurs et de la diffusion de la Bible dans le monde au cours des siècles jusqu’à aujourd’hui.
  • découvrir le chemin qui sépare les versions actuelles de l’Ancien Testament des plus anciens manuscrits trouvés à Qumran.
  • la Bible au microscope, soit 1245 pages, sur une diapositive (30 x 27 mm) !
  • l'arbre l’historique des traductions des Écritures,
  • et bien d'autres découvertes à faire en ... 8 langues !

Seul(e), en couple, en famille, avec des amis, une sortie passionnante autour du plus vieux livre du monde, mais toujours le plus traduit, le plus diffusé et le plus lu.

L’Expo-Bible peut être utilisée comme support pédagogique au profit de groupes

d'ados et de jeunes​, y compris en-dehors des heures d'ouverture habituelles.

Horaires :

  • Tous les jours de 20h30 à 23h sauf le lundi
  • Le dimanche : de 10h à 12h et de 20h30 à 23h

Réservation groupes :

Emmanuel Beau

Tél. 06 73 33 09 01

vci-er@evc.net

EEMNI

Juin 2015: nouvelles de la Fédération protestante de France

Edito par François Clavairoly

Cher(e)s ami(e)s,

Photo : la délégation FPF/Défap en Centrafrique, cette semaine
Le début d'une grande conversation !
Notre diversité fait notre richesse et constitue un défi ! Nous avons tous, ou presque, participé en mai à l'ouverture de ce que j'appellerai une grande conversation, au sein du protestantisme français, sur le thème de la bénédiction et de l'homosexualité engendrée par la décision du synode de l'Eglise protestante Unie de France (EPUdF) ouvrant la possibilité de bénir des couples mariés de personnes de même sexe. Dans sa déclaration du 21 juin le conseil de la FPF a souhaité préciser qu'une telle question ne fait pas l’objet d’une réponse univoque de la part de ses membres. Elle rappelle que l'EPUdF n'est pas la seule Eglise à s'être prononcée sur ce sujet. D’autres se sont exprimées dans des sens différents. La Fédération considère cette diversité de points de vue comme une richesse et encourage ses membres à poursuivre entre eux le dialogue dans l’acceptation de leurs différences.
Cette disputatio ne sera que le début d'une conversation plus longue encore qui ouvre la question du rapport à l'Ecriture. Tout n'a donc pas été dit puisque tout n'est pas uniforme, loin de là, tel le canon biblique qui met en débat contradictoire la parole de Dieu... 
C'est la raison pour laquelle j'ai souhaité avec l'accord du conseil de la FPF que ce sujet du rapport à l'Ecriture, de l'interprétation et de la théologie de la grâce, sujet qui nous lie les uns les autres, soit ouvert, poursuivi et enrichi dans l'interpellation mutuelle entre toutes les Eglises membres de la Fédération. Elles ont d'ores et déjà répondu positivement, et nous en sommes reconnaissants.
Ailleurs ? Afrique, Amérique…
La FPF entretient un nombre conséquent de relations extérieures avec les Eglises protestantes dans le monde entier. En Centrafrique, 53% de la population est protestante. Le voyage prévu là-bas cette semaine en conjonction avec le Defap, service protestant de mission, sera l'occasion de vérifier ce qui fait la solidarité entre le protestantisme français et celui, si divers, de ce pays en grande difficulté et porteur de tant de promesses. En juillet, je découvrirai –mais vous aussi, j'en suis sûr !- l'assemblée mondiale de l'Eglise adventiste à San Antonio Texas, USA. Des tweets, et quelques mails vous tiendront informés.
La sentinelle irremplaçable
Comme membre représentant la FPF, j'ai participé à l'AG de la Cimade, sentinelle irremplaçable de notre pays ! Le soutien de la Cimade à propos des Migrants et de la situation de détresse de tant de personnes en errance, en Italie, en Grèce et en France, nous incite à nous insurger, à réagir et à nous mobiliser. Les croyants qui lisent ces lignes et tous ces témoignages poignants, au long des pages des journaux et des éditoriaux de notre pays, se rapporteront au site de la Cimade et à son expertise, son action, ses appels. Nous soutenons la motion de la Cimade.
COP 21 suite :
La COP 21 : la Conférence des Responsables des Cultes en France remettra au Président Hollande une déclaration en forme de plaidoyer le 1er juillet pour témoigner de notre souci et de notre engagement, pour encourager le monde à prendre conscience et pour affirmer que la terre promise est devant nous, telle une promesse inaccomplie.
- Je vous signale la parution dans la collection de la FPF du livre « Terre créée, terre abimée, terre promise » aux Editions Olivetan. Il ne s'agit pas d'une encyclique. Le texte est de grande qualité, et il est disponible.

Bon été, aux aguets,
François Clavairoly

ZOOM sur

« Notre diversité fait notre richesse et constitue un défi »

A l'occasion du débat engendré par la décision du synode de l'Eglise protestante Unie de France (EPUdF) ouvrant la possibilité de bénir des couples mariés de personnes de même sexe, la Fédération protestante de France, dont le conseil s'est réuni le 20 juin 2015, précise qu'une telle question ne fait pas l'objet d'une réponse univoque de la part de ses membres. Elle rappelle que l'EPUdF n'est pas la seule Eglise à s'être prononcée sur ce sujet. D'autres se sont exprimées dans des sens différents. La fédération considère cette diversité de points de vue comme une richesse et encourage ses membres à poursuivre entre eux le dialogue dans l'acceptation de leurs différences. > Lire


Voyage en Centrafrique

La délégation protestante est composée de François Clavairoly, président de la FPF, Christiane Enamé, vice-présidente, et Robert Radix, membres d'Églises pentecôtistes, Marc Deroeux, secrétaire général de la Fédération des Eglises évangéliques baptiste, ainsi que Jean-Arnold de Clermont, président du Défap. Des rencontres avec les responsables politiques, l'ambassadeur de France et des responsables religieux, comme le pasteur Nicolas Guerekoyame, sont au programme. Une journée inter-protestante sera organisée à la Faculté de théologie. 53% de la population en RCA est protestante.  > + d'infos

Le devoir d'hospitalité, c'est maintenant ! 

La FPF soutient la motion adoptée par l'AG de la CIMADE le 20 juin 2015, interpellation à la veille du conseil européen consacré aux questions migratoires.
Des actes d'humanité, de justice et de droit sont attendus. Eux seuls seront compris et soutenus par celles et ceux qui veulent croire encore et toujours aux valeurs de solidarité et de fraternité. Il y a urgence.
> + d'infos

COP 21 - le climat et les religions

Lors du colloque sur le climat et les religions qu'elle a coorganisé le 21 mai, la Conférence des responsables du culte en France (CRCF) a annoncé sa rencontre avec le Président de la République, le 1er juillet 2015. > Lire le communiqué - Voir les vidéos
La publication de la Fédération protestante de France Terre créée, terre abîmée, terre promise... est parue ce mois-ci aux Editions Olivétan. Elle fait suite au colloque qui s'est tenu fin 2014, à l'initiative de la commission Eglise et société de la FPF et du réseau Bible et création de l'Eglise protestante unie de France. > + d'infos > télécharger l'affiche

Accueil des réfugiés d'Irak et de Syrie - Appel de la FEP

Le Comité des Appels d'urgence du protestantismelançait, en septembre dernier, un appel à la solidarité en faveur des populations d'Irak et de Syrie. La Fédération de l'Entraide Protestante recherche des solutions d'hébergement partout en France et notamment dans les grandes villes telles que Paris, Marseille et Lyon. La coordination de cette opération d'accueil a été confiée à Adrien Sekali. Si vous souhaitez proposer une offre d'hebergement, n'hésitez pas à contacter la FEP au 01 48 74 50 11 ou à contact@fep.asso.fr > 


En bref

Le 64ème Rassemblement International Militaire Protestant (RIMP) s'est tenu à Méjannes Le Clap, dans le Gard, du jeudi 18 au dimanche 21 juin 2015. > + d'infos

- L'aumônerie des maladesInterview radio d'Isabelle Meykuchel, pasteur, responsable nationale de l'aumônerie des établissements sanitaires et médico-sociaux. > Ecouter

- Mosaïc a fêté la musique en fanfare. D'origine malgache, coréenne, ivoirienne, française, camerounaise, congolaise, brésilienne, haïtienne … plus de 260 chanteurs et musiciens se sont succédé sur les marches devant l'Eglise protestante unie St Paul, boulevard Barbès à Paris, le 21 juin. > + d'infos

- Mercredi 10 juin, dans les salons de l'Hôtel de Beauvau,  François Clavairoly, président de la FPF, a reçu les insignes de Chevalier de la légion d'Honneur des mains du ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve. > + d'infos

- La Communauté européenne a reçu les responsables religieux. Mardi 16 juin, quinze responsables des principales communautés religieuses, dont François Clavairoly, se sont rencontrés autour du thème : « Vivre ensemble et vivre bien ses désaccords ».
> + d'infos

L'association VISA-AD (Volontariat International au Service des Autres – Année Diaconale) propose 200 missions à pourvoir pour les jeunes entre 18 et 25 ans pour septembre 2015. + d'infos

L'Eglise protestante unie de France (EPUdF) propose deux nouveaux outils de communication, RESSOURCES, la revue semestrielle et INFOS-RESSOUCES, l'infolettre mensuelle. > + d'infos

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Agenda

A noter : Protestantisme et vie monastique : vers une nouvelle rencontre ?  > Programme, détails et inscriptions sur le site
www.protestantismeetviemonastique.org

FPF

Belgique: déclaration des Églises chrétiennes en soutien aux victimes de la torture

epub

Déclaration de la Concertation des Églises Chrétiennes en Belgique (CECB) à l’occasion du 26 juin, journée internationale de soutien aux victimes de la torture

Le 26 juin est consacré par l'ONU journée internationale de soutien aux victimes de la torture. Tous les ans, à cette date, des manifestations sont organisées dans le monde entier : publiques, privées, à grande échelle ou bien discrètes et plus intimes.

La Concertation des Églises Chrétiennes en Belgique soutient l’initiative de la « Nuit des Veilleurs », portée par l’ACAT, Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture. La CECB invite les membres des communautés chrétiennes de Belgique à s’associer aux célébrations et activités initiées localement, afin que la prière, cri et louange, accompagne les victimes d'actes de torture, les soulage et les porte.

La CECB condamne le recours à la torture, et ce en toutes circonstances.

Dans un contexte actuel délétère, marqué par le regain de tensions et de menaces, la tentation est grande d'abord de radicaliser les discours puis de penser lever ou circonscrire l’interdit fondamental et absolu de la torture, pourtant garanti par de nombreux textes internationaux.

La CECB affirme l’égale dignité de tous les êtres humains devant Dieu, quels que soient les actes qu’ils aient pu commettre ; tous sont pécheurs et tous reçoivent amour et miséricorde. Le Christ crucifié est icône de tous les torturés du monde. Sa passion et sa résurrection sont les gages d’une humanité nouvelle, libérée de la soif de pouvoir et de vengeance qui engendre la violence.

La CECB invite tous les chrétiens de Belgique à prendre à cœur l'appel à prier et à s’engager pour les victimes de torture, ainsi que pour leurs bourreaux, faisant vivre en cela notre vocation de baptisés.

A l'occasion du 30ème anniversaire de l'ACAT Belgique francophone, la CECB apporte son soutien au travail de cette association, rend grâce pour cette expérience œcuménique de service et de témoignage et encourage les chrétiens à se joindre à son action.

Pour les Églises Chrétiennes en Belgique,

  • Chanoine Jack McDonald, Président du Comité central du Culte anglican en Belgique,
  • Mgr. André-Joseph Léonard, Président de la Conférence épiscopale de Belgique,
  • Métropolite Athenagoras de Belgique, Patriarcat OEcuménique de Constantinople,
  • Pasteur Steven H. Fuite, Président du Synode de l'Église Protestante Unie de Belgique,
  • Dr. Geert W. Lorein, Président du Synode Fédéral des Églises Protestantes et Evangéliques de Belgique

Bruxelles, le 25 juin 2015

Renseignements :

http://www.acat-belgique-francophone.be

http://www.nuitdesveilleurs.com 

EPUB/PROBEL

CPDH: pas de bénédiction des couples de même sexe


INFORMER

Pas de bénédiction des couples de même sexe. Au sein de la Fédération Protestante de France (FPF), comme au Conseil National des Evangéliques de France (CNEF), les protestants évangéliques sont unanimes.

« Il existe dans l’Eglise un espace pour l’accueil et l’accompagnement des personnes homosexuelles », rappelle dans une déclaration publiée le 18 juin dernier[1], la coordination des églises évangéliques au sein de la Fédération Protestante de France. Les églises évangéliques professent leur foi en la grâce de Dieu, une « grâce qui transforme ». « L’Evangile questionne nos choix de vie, notre condition humaine marquée par le péché et nous conduit tous à des prises de conscience, à des renoncements libérateurs et à des transformations vécues de manière libre, responsable et joyeuse, dans l’expérience de l’amour inconditionnel de Dieu manifesté en Jésus-Christ ». Les pasteurs réaffirment leur compréhension du projet divin pour l’homme et la femme dans le cadre du mariage : « c’est pourquoi nous n’envisageons pas de bénédiction pour les couples de même sexe », explique le pasteur Jean-Marc Potenti. Cette déclaration est également l’occasion pour les protestants évangéliques de dire leur attachement à la Bible, réfutant au passage l’argument selon lequel il faut savoir « vivre avec son temps ».

Même pensée, même respect de l’autorité biblique, parmi la quarantaine de pasteurs de l’église protestante unie de France (EPUdF) qui se sont rassemblés le 15 juin 2015 au temple du Marais à Paris et qui se sont déclarés « attachés à la Bible, à la fois selon la lettre et selon l’esprit »[2].

Le Conseil National des Evangéliques de France, avait d’ailleurs réagit le premier, le 18 mai 2015, après la publication de la décision de l’Eglise Protestante Unie d’offrir la possibilité d’une bénédiction liturgique aux couples de même sexe, estimant qu’il ne faut pas faire de la bénédiction « un simple accompagnement de la volonté des personnes demandeuses » mais plutôt « d’en faire une occasion pastorale de découverte de la volonté de Dieu ».[3]

[1] Déclaration de la coordination évangélique* de la FPF :
cpdh.org/Documents/Dossiers/Homosexualite/DeclarationCoordinationEvangeliqueFPF_150618.pdf

[2] Journal La Croix du 17 juin 2015.

[3] Communiqué du CNEF à propos de la bénédiction du mariage des personnes de même sexe : www.lecnef.org/images/CNEF_communique_benediction_couples_meme_sexe_150518.pdf

PRIER

  • Remercions Dieu pour les très nombreuses prises de positions de ces dernières semaines qui ont réaffirmé le sens biblique du mariage, de la bénédiction, ainsi que l’attachement des protestants évangéliques à la Bible, Parole de Dieu pour l’humanité toute entière.

  • Prions pour que les églises exercent l’écoute et la compassion du Christ tout en marchant dans la vérité.

  • Prions pour que Dieu garde son Eglise de tout égarement « dans de vains discours » (1 Timothée 1 v. 6) et de toute volonté de se « conformer au siècle présent » (Romains 12 v. 2).

AGIR

En tant que chrétiens nous pouvons écrire à nos autorités spirituelles et aux instances dirigeantes de nos fédérations pour les encourager à rester fidèles à la foi biblique ou les remercier pour leur prise de position respectueuse de l’amour et de la volonté de Dieu pour les êtres humains.

CPDH

Réactions multiples après la tuerie de Charleston (Conseil des évêques EEM, Eglise méthodiste GB, COE)



Dylann Roof, un jeune homme blanc de 21ans, est entré le 17 juin dans l’emblématique Église méthodiste épiscopalienne de Charleston, l’«Emanuel African Methodist Episcopal»*, a pris le temps de s’asseoir silencieusement dans le cercle d’étude biblique hebdomadaire. Au bout d’une heure, il s’est levé et a ouvert le feu sur les fidèles réunis autour du pasteur Clementa Pinckney. Dans la fusillade, neuf personnes ont trouvé la mort, dont le responsable de l’église. « C’est une tragédie qu’aucune communauté ne devrait avoir à vivre. C’est impensable que quelqu’un se rende dans une église où les gens sont en train de prier et leur ôtent la vie », a dit le chef de la police Mullen.


Les familles en deuil pardonnent à l’assassin de Charleston

Déjà, les proches des victimes ont accordé leur pardon à l’assassin de Charleston. L'une des victimes était le pasteur de la « « Église méthodiste épiscopalienne africaine Emanuel » et élu démocrate du Sénat de Caroline du Sud, Clementa Pinckney. 


Puisse Dieu être miséricordieux envers l’assassin

Une fille de la défunte de 70 ans, Ethel Lance, a dit: « Je veux que chacun le sache … Je vous pardonne. Vous m’avez pris quelque chose de précieux, je ne la serrerai plus dans mes bras. Mais je vous pardonne. Je ne serai plus jamais en mesure de lui parler. Je ne pourrai plus jamais l'embrasser de nouveau. Mais je vous pardonne, et que Dieu ait pitié de votre âme. » 

Pour Felicia Sanders, mère de l'une des victimes, « vous avez tué quelques-unes des plus belles personnes que je connais. Chaque fibre de mon corps me fait mal. Mais que Dieu ait pitié de vous. »

Même le mari de Myra Thompson, a affirmé que lui et sa famille accordaient leur pardon au meurtrier : « Je vous pardonne, ma famille vous pardonne. Mais nous aimerions que vous saisissiez cette opportunité pour vous repentir. Pour vous repentir, vous confesser. Faites don de votre vie à Celui qui compte le plus, le Christ ». D'autres survivants ont dit que la haine ne gagnerait pas. Ils exprimaient le voeu que Dieu se montre miséricordieux envers le meurtrier.


L’assassin: tout le monde était gentil avec moi

Dylann Ruff est resté assis pendant près d'une heure avec ses victimes à suivre l'étude biblique. Au cours du premier interrogatoire, il a dit qui que tous étaient tellement gentils avec lui qu’il avait pensé abandonner son plan initial, « fomenter une guerre raciale ». Néanmoins, il a tiré ses coups de feu. Il a laissé une femme en vie, afin qu'elle puisse témoigner plus tard de ce qui s’est passé.

LES NEUF VICTIMES

# Clementa Pinckney, pasteur

Le pasteur Clementa Pinckney, 41 ans, était une grande figure de la communauté noire locale. Elu démocrate du Sénat de Caroline du Sud, il était le pasteur de l'Emanuel African Methodist Episcopal Church où s'est déroulé le drame.

Selon la biographie disponible sur le site de l'église, il avait ressenti l'appel du prêche à 13 ans et obtenu son premier ministère à 18 ans. En parallèle, il avait été élu à 23 ans à la Chambre des représentants de l'Etat puis, quatre ans plus tard, au Sénat local.

Il était marié et avait deux enfants.

# Sharonda Singleton, pasteur

Deux autres pasteurs de l'église ont succombé : Sharonda Singleton, 45 ans, et Daniel Simmons Sr., 74 ans, qui est mort à l'hôpital.

Sharonda Singleton était orthophoniste et entraîneur d'athlétisme dans un lycée. Son fils Chris, joueur de baseball et étudiant à la Charleston Southern University, avait tweeté mercredi soir: "quelque chose d'extrêmement terrible est arrivé à ma mère ce soir, s'il-vous-plait, priez pour elle et ma famille".

# Daniel Simmons Sr, pasteur

Aucun détail sur Daniel Simmons n'avait filtré jeudi soir.

# Cynthia Hurd, bibliothécaire

Cynthia Hurd, 54 ans, travaillait à la bibliothèque du comté depuis 31 ans. Elle laisse le souvenir de quelqu'un qui "servait la communauté sans relâche et a passé sa vie à aider les habitants, à s'assurer qu'ils disposaient de toutes les opportunités en matière d'éducation et de développement personnel".

"Cette perte est incompréhensible, et nous vous invitons à la prière pour sa famille, ses collègues, son église et toute cette communauté alors que nous nous rassemblons après cette perte tragique", a commenté la bibliothèque du comté de Charleston dans un communiqué.

Son frère Malcolm Graham, un ancien sénateur de l'Etat, s'est souvenu d'une "femme de foi" qui "manquera énormément", selon un communiqué à la chaîne locale WSOCTV.

# Ethel Lance, agent d'entretien de l'église

Ethel Lance, agent d'entretien de l'église âgée de 70 ans, était une "femme forte qui essayait simplement de garder sa famille unie", a déclaré sa fille Esther au journal Charleston Post and Courier. Elle était fidèle à l'église, qu'elle aidait à tenir propre depuis 30 ans.

# DePayne Middleton-Doctor, pasteur

Le pasteur DePayne Middleton-Doctor, 49 ans, était mère de quatre enfants et chantait dans la chorale de l'église.

# Tywanza Sanders, barbier

Tywanza Sanders, 26 ans, travaillait comme barbier après avoir obtenu un diplôme de commerce à la Allen University. "Il était pince-sans-rire et vous deviez réfléchir un peu, et ensuite vous commenciez à rire", a confié au Post Courier Nowa Fludd, qui travaillait avec le jeune homme à la rédaction d'une pièce de théâtre pour l'église.

# Myra Thompson

Myra Thompson, 59 ans. L'Anglican National Church d'Amérique du Nord a demandé sur un tweet de prier pour son mari, le pasteur Anthony Thompson qui est vicaire à l'église de la Sainte trinité à Charleston.

# Susie Jackson, paroissienne

Susie Jackson, 87 ans. Cousine d'Ethel Lance, elle était une paroissienne assidue depuis très longtemps, selon la presse locale.

AFP Obs

Vives réactions de partout

Les futurs candidats à la présidentielle américaine, ont réagi sur le champ à cette tuerie. Le républicain Jeb Bush a indiqué sur Twitter : « nos pensées et nos prières vont aux individus et aux familles touchées par les tragiques événements de Charleston ». « Des nouvelles terribles de Charleston – mes pensées et mes prières sont avec vous tous », a aussi tweeté Hillary Clinton.

Le maire de Charleston, le démocrate Joe Riley a parlé de « tragédie » au Post and Courier. « C'est une tragédie innommable et déchirante dans cette église historique, une personne mauvaise et haineuse a pris la vie des citoyens qui étaient venus prier ensemble », a-t-il déclaré. La gouverneure de Caroline du sud, Nikki Haley, a appelé à la prière « en soutien aux victimes de cet acte incompréhensible ». «Nous prions pour les familles, une longue route se présente devant elles», a déclaré le révérend James Johnson, un militant des droits civiques à Charleston.

Après ce nouveau drame, le président Barack Obama appelle à agir contre les armes à feu aux États-Unis « On sait qu'encore une fois des gens ont été tués parce que quelqu'un qui voulait infliger des souffrances n'a eu aucune difficulté à avoir accès à une arme ».


Déclaration des évêques méthodistes unis

Dans le sillage de la fusillade tragique entraînant la mort de neuf personnes fréquentant une étude biblique à l’ « Emanuel African Methodist Episcopal Church » à Charleston, Caroline du Sud, le Conseil des évêques de l'Église Méthodiste Unie tend la main à leurs évêques collègues de l'Église épiscopale méthodiste africaine avec un message de prière et de guérison.

Les évêques ont également appelé les Méthodistes unis à soutenir les victimes de la violence et d’agir pour mettre fin au racisme et à la haine. Leur message fait écho à celui de leur lettre pastorale sur le racisme publiée par le Conseil à l’adresse des membres de l'Église évangélique méthodiste (EMU/UMC) au début de mai.

Voici la lettre que le Président du Conseil, l’évêque Warner H. Brown, Jr., adresse aux évêques de l'Église méthodiste épiscopale africaine :

Cher évêque Bryant et collègues évêques de l’Église méthodiste épiscopale africaine,

Grâce et Paix vous reviennent au nom de Jésus-Christ, le Sauveur de notre monde brisé.

Vos frères et sœurs du Conseil des évêques ainsi que les communautés locales de l'Église évangélique méthodiste (EMU/UMC) sont dans la prière avec et pour vous dans le sillage des meurtres et des violences empreintes de racisme et de haine commises à l’encontre de l'Église épiscopale méthodiste africaine Emanuel à Charleston, Caroline du Sud. Que l'Esprit Saint vous dote d'une pleine mesure d'amour, de sagesse et de courage pour diriger l'Église et inspirer votre témoignage au monde dans les temps à venir.

En présentant nos prières à Celui qui est notre espoir, nous partageons votre deuil suite à la perte tragique du Rev. Clementa Pinckney, et des autres victimes qui se réunissaient. Nous sommes tous maintenant partie intégrante de cette réunion de prière mondiale pour ces familles et toutes les familles et les communautés profondément blessées par le racisme et la violence. Nous unissons nos voix en proclamant: «Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? ... Qui nous séparera de l'amour du Christ? Sera-ce la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée? ... Non! Dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés! » (Romains 8)

Comme d'autres événements récents empreints de violence et de racisme nous y ont obligés, encore une fois, nous appelons les Méthodistes unis et toutes les personnes de bonne volonté à soutenir les victimes de cet acte de violence comme de tous les actes de violence, à agir pour mettre fin au racisme et à la haine, à rechercher la paix avec la justice, et à vivre la prière que notre Seigneur nous a donnée, que  « le Règne de Dieu vienne, (et) s’étende sur la terre comme au ciel ».

Nous allons de l'avant avec l'assurance de Wesley que « par-dessus tout, Dieu est avec nous ».

Dans l’amour du Christ,
Évêque Warner H. Brown, Jr., Président
Le Conseil des Évêques**

Sur les réseaux sociaux, les internautes partagent leur peine, leur choc et leur compassion avec le mot-clé #PrayforCharleston (priez pour Charleston). 


Les Méthodistes de Grande Bretagne envoient un message de solidarité à Charleston

Le Président et le Vice-Président de la Conférence méthodiste de Grande Bretagne ont envoyé une lettre de solidarité à l'Église méthodiste épiscopale africaine suite à l'assassinat de neuf personnes dans une église de Charleston, Caroline du Sud.

Dans leur lettre, le révérend Kenneth Howcroft et Mme Gill Dascombe expriment leur horreur et tristesse de ces massacres.

Chers frères et soeurs en Christ,

Nous sommes horrifiés et profondément attristés d'apprendre le meurtre cruel de neuf personnes à l’ « Emanuel African Methodist Episcopal Church » à Charleston, Caroline du Sud. Les membres de l'Église Méthodiste en Grande-Bretagne sont de tout coeur avec les familles et amis des personnes tuées; avec l'Église; et les communautés au sens large à Charleston. Nous remercions Dieu pour la vie de ceux qui sont morts. Nous remercions Dieu et prions pour vous tous en ces temps difficiles; et nous essayerons de prier pour l’assassin et pour toute personne partageant ses vues. Nous resterons à vos côtés dans la confusion, le chagrin et, surtout, la prière. Que Dieu vous bénisse tous.

Dieu miséricordieux,

Quand la mort soudaine couvre de ténèbres le monde,

aide-nous à pleurer avec ceux qui pleurent,

à avoir faim et soif de justice avec eux,

et à être artisans de paix dans un monde violent.

Que là où nos esprits semblent confus,

nos esprits désordonnés,

et le monde plongé dans le chaos,

puisse ton Esprit mettre de l'ordre, et la bénédiction de l’espoir.

Dans le nom de Jésus-Christ. amen

Rév Kenneth Howcroft

Président de la Conférence 2014-15

Gill Dascombe

Vice-Présidente de la Conférence 2014-15


Le COE condamne le massacre de Charleston

Le Conseil œcuménique des Eglises (COE) a condamné le massacre à l’Emanuel African Methodist Episcopal Church à Charleston, Caroline du Sud, USA.

Dans un communiqué publié à Genève le 18 juin, le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, a déclaré: «Je suivais avec horreur les événements qui ont eu lieu hier soir à l’Emanuel African Methodist Episcopal Church à Charleston, Caroline du Sud, USA.

Tveit a ajouté: «Un pasteur et des membres de la congrégation ont été la cible d'actes de violence, qui semblent avoir été prémédités et motivés par la haine raciale, alors qu'ils s’étaient réunis pour la prière et l'étude de la Parole de Dieu ».


Le COE offre ses condoléances aux familles, à la congrégation, et à la communauté. Tveit a déclaré: « Nous présentons nos prières pour la guérison aux blessés et aux personnes traumatisées, et solidarité et accompagnement à nos frères et sœurs de l'Église épiscopale méthodiste africaine ».


  • L’une des plus anciennes de la ville de Charleston en Caroline du Sud et marquée par la lutte des Noirs américains pour les droits civiques.

« Mother Emanuel » à Charleston : plus qu’une église, un symbole

Le King Center, le mémorial dédié à Martin Luther King, a tweeté une image du militant à l’« Emanuel African Methodist Episcopal Church » en 1962 où Martin Luther King invitait les fidèles à voter. Un an après la mort de Martin Luther King, en 1968, Coretta Scott King, sa veuve, organise une marche de soutien à des employés noirs d’un hôpital, renvoyés pour avoir demandé une augmentation de salaire, qui part de l’église.


** L'Église évangélique méthodiste (EMU/UMC) est en communion complète avec l'Église méthodiste épiscopale africaine ainsi qu’avec les autres dénominations méthodistes membres de la Commission Pan-méthodiste.

Idea / presse / Église méthodiste d’Angleterre / UMNS / COE / eemni

COE: lutte concertée contre la violence faite aux enfants


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Un trio joyeux après une réunion productive sur la lutte contre la violence contre les enfants

Isabel Apawo Phiri, COE, Lauren Rumble, UNICEF, et Ester Widiasih, COE. © Claus Grue/COE.

par Claus Grue, Département de la communication du COE

La violence faite aux enfants était l’un des points prioritaires figurant à l’ordre du jour de la réunion de la Conférence chrétienne d’Asie, qui s’est tenue du 20 au 27 mai à Jakarta, en Indonésie. «C’est encore une triste réalité dans de vastes régions du monde, mais le dynamisme pour lutter contre la violence faite aux enfants s’accroît au sein des gouvernements et des communautés, chez les parents et les chefs religieux. C’est excellent, car c’est en nous unissant qu’on induira un changement», indique Lauren Rumble, responsable de la protection de l’enfance au Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) en Indonésie.

«Même si des lois pour la protection de l’enfant sont en vigueur dans bon nombre de pays, dont l’Indonésie, la violence faite aux enfants résulte de l’acceptation sociale. On peut la prévenir, mais il s’agit d’un problème latent, d’un tabou souvent admis dont les parents et les enseignants sont conscients, mais dont on ne parle que rarement», ajoute Lauren Rumble.

Durant une visite à Jakarta faite plus tôt cette année, Marta Santos Pais, représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies contre les violences faites aux enfants, a fait l’éloge du gouvernement indonésien pour s’être attaqué au problème dans son nouveau plan de développement national à moyen terme (2015-2019). Elle a vivement conseillé au gouvernement de poursuivre ses efforts dans le pays pour prévenir la violence faite aux enfants et lutter contre celle-ci, et elle a invité l’Indonésie à jouer un rôle majeur dans la région pour mettre fin à la violence faite aux enfants.

Les forces progressistes, sous l’égide du nouveau président Joko Widodo ont aussi commencé à s’attaquer au problème du mariage d’enfants, qui contribuerait en partie au problème. En Indonésie, 17% des filles se marient avant d’avoir 18 ans. De nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui en faveur de la hausse de l’âge minimum requis pour le mariage, qui passerait de 16 à 18 ans, afin que moins de filles deviennent dépendantes à un âge précoce. Selon Lauren Rumble, cela permettrait peut-être de réduire ainsi le risque d’exposition à la violence familiale.

Selon une étude récente de l’UNICEF, jusqu’à 1,5 milliard d’enfants dans le monde seraient chaque année victimes d’une forme de violence. Sept enfants sur dix subissent des agressions physiques. Les paroisses des Églises locales sont vues comme d’importants partenaires pour mettre en évidence le problème et y faire face.

L’UNICEF collabore déjà de manière expérimentale avec l’Église protestante évangélique du Timor, membre du Conseil œcuménique des Églises (COE) dans l’est de l’Indonésie, et d’autres partenariats sont attendus.

Comme l’explique Lauren Rumble, «nous lançons à l’échelle du pays un mouvement à l’intention des parents et des enfants, dont l’argument de poids est un dessin animé. Travailler de concert avec plus de paroisses dans le pays permettrait clairement d’augmenter la portée de nos efforts conjugués».

Lauren Rumble espère bientôt mettre concrètement en place plus de partenariats. Des possibilités visant à élaborer un projet pilote par l’entremise de l’une des 26 Églises membres du COE en Indonésie sont actuellement à l’étude. Un partenariat a récemment été développé à l’échelle internationale entre le COE et l’UNICEF, et son lancement aura lieu sous peu. L’Indonésie a été retenue comme pays pilote pour sa mise en œuvre.

«L’Indonésie présente un contexte pouvant mener à des résultats tangibles grâce aux efforts des Églises à la base. Son environnement se prête aussi très bien à la collaboration interreligieuse pour mettre fin à la violence faite aux enfants», explique Frédérique Seidel, conseillère spéciale des droits de l’enfant au COE.

«Le nouveau partenariat vise à consolider la capacité des Églises membres du COE, des organismes de développement liés à l’Église et des partenaires œcuméniques à surveiller et à promouvoir les droits de l’enfant dans leurs communautés et leurs paroisses. Les paroisses des Églises locales jouent un rôle primordial quand il s’agit d’offrir des mesures protectrices aux enfants les plus vulnérables», indique Frédérique Seidel.

L’Indonésie présente les taux de violence physique les plus élevés dans le monde dans les écoles, selon l’Étude mondiale sur la santé des élèves à l’école (GSHS) de 2007. Environ 40% des élèves de 13 à 15 ans ont indiqué avoir été agressés physiquement par d’autres élèves au cours des douze derniers mois de scolarité, tandis que la moitié de tous les enfants sondés ont indiqué avoir été brutalisés à l’école. La même étude montre que 56% des garçons et 29% des filles qui vivent dans une institution – orphelinat, centre de rééducation, pensionnat ou établissement correctionnel – ont subi de mauvais traitements.

«Les initiatives pour mettre fin à la violence faite aux enfants sont cruciales pour faire face à cette réalité», conclut Seidel.

Outre le projet pilote mené en Indonésie, un processus est actuellement en cours de développement pour inviter l’ensemble des 345 Églises membres du COE à se mobiliser pour la défense des droits de l’enfant et à offrir des mesures de protection de l’enfance.

«Le partenariat avec l’UNICEF permet aux Églises du monde entier de consolider leur capacité à s’exprimer sur la prévention de la violence faite aux enfants», explique Frédérique Seidel. Selon elle, «bien que l’UNICEF ait réuni des preuves scientifiques solides sur l’importance de l’application des droits de l’enfant et sur la prévention de la violence faite aux enfants, les Églises disposent d’un legs théologique de poids au regard de leur engagement à soutenir les droits de l’enfant.

«Les Églises sont souvent bien implantées dans leurs communautés et elles sont des leaders d’opinion indispensables dans bien des pays. Les pasteurs sont très près de la vie des gens et ils sont souvent les premiers auxquels les familles s’adressent pour décrire des épisodes de violence. En équipant les Églises d’outils leur permettant de prévenir et de détecter la violence faite aux enfants, pour qu’elles puissent réagir, le partenariat entre le COE et l’UNICEF espère contribuer à prévenir la violence faite aux enfants à l’échelle mondiale», ajoute-t-elle.

Pour que les enfants puissent grandir dans des milieux sans violence, il faut faire des efforts à la fois sur le plan local et sur le plan politique. Le nombre de pays où des plans d’action conjoints se développeront entre l’UNICEF et les Églises membres du COE dépendra du soutien financier disponible. Entre-temps, le nouveau programme de prévention de la violence faite aux enfants du COE mobilise déjà des responsables d’Église de bon nombre de pays, qui se sont engagés à partager leurs meilleures pratiques et à joindre leurs efforts, pour et avec les enfants, dans le cadre du Pèlerinage de justice et de paix.

L'engagement du COE pour les droits de l’enfant

Dessin animé de l'UNICEF


18 juin 2015

COE

FEPS: Gottfried Locher nommé président du Conseil des religions


 
Gottfried Locher est le nouveau président du Conseil suisse des religions. Le président de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse succède à Hisham Maizar, décédé subitement en mai dernier. Elu à l'unanimité, M. Locher aura pour vice-président Montassar BenMrad, de la Fédération d’organisations islamiques de suisse.

« Vivre ensemble en paix, tel est l’objectif du Conseil des religions pour la Suisse », explique Gottfried Locher. «Notre pays est en train de changer, et avec lui la mosaïque de religions qui le compose. Ces mutations peuvent faire peur. Le Conseil des religions ne veut pas détourner les yeux devant les questions difficiles, mais les aborder ouvertement. »

Se confronter à l’autre permet à chacun de mieux se connaître soi-même, d’approfondir sa foi et par conséquent de mieux l’exprimer. « Entrer en dialogue favorise l’ouverture de chacun. Les liens ainsi créés permettent de continuer à travailler pacifiquement malgré les inévitables désaccords », ajoute le président de la FEPS. Les conflits actuels dans le monde montrent que promouvoir la paix religieuse et un dialogue constructif entre religions est plus que jamais d’actualité. 

Gottfried Locher tient également à dire sa reconnaissance pour l’héritage reçu d’Hisham Maizar. L’ancien président de la Fédération des organisations islamiques de Suisse a œuvré durant de nombreuses années pour donner une voix aux musulmans de Suisse. « Je me réjouis d'avoir désormais l'occasion de collaborer avec M. BenMrad », indique Gottfried Locher.

Le Conseil suisse des religions se consacre à la paix religieuse en Suisse en favorisant le dialogue entre les dirigeants religieux. Il réunit des représentants des trois Eglises nationales, de la communauté juive, la paroisse orthodoxe et d’organisations islamiques. Fondé en 2006 sous l’impulsion de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse, il est également l’interlocuteur du Conseil fédéral et de l’administration.

Berne, 22.06.2015

FEPS


FPF: déclarations de la Coordination évangélique et du Conseil

Déclaration de la coordination évangélique* de la FPF

Jeudi 18 juin 2015

La Fédération protestante de France rassemble des Eglises, Œuvres et Mouvements qui, bien que divers, se comptent parmi les héritiers des Réformes du XVIème siècle.

Ils ont choisi d’être liés les uns aux autres dans le cadre du projet fédératif, dans le but de rendre un témoignage commun à l’Evangile de Jésus-Christ.

Au sein de la Fédération protestante, les Eglises de la coordination évangélique se définissent comme des Eglises de « professants », caractéristique qui leur est commune, sans qu’elles en revendiquent l’exclusivité pour autant.

Par leur adhésion à la Fédération protestante, les Eglises de la coordination évangélique ont fait le choix libre et responsable du respect et du dialogue dans l'écoute mutuelle, au sein du protestantisme dont elles reconnaissent la pluralité.

A l’occasion de la réflexion et du vote de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF) en faveur de la bénédiction des couples de personnes de même sexe, la coordination évangélique souhaite affirmer les points suivants :
 Nous reconnaissons la liberté pour chaque Eglise d’entreprendre les réflexions de son choix.

 Avec toutes les Eglises de la Fédération protestante, nous nous sentons concernés par le rejet et la stigmatisation à caractère homophobe que peuvent connaître encore aujourd’hui les personnes à orientation homosexuelle, y compris, malheureusement parfois, par des membres de nos propres communautés.

 Nous tenons à affirmer notre compréhension du projet divin pour l’homme et la femme dans le cadre du mariage tel qu’il est présenté dans les premiers chapitres de la Genèse. En conséquence, nous n’envisageons pas de bénédiction pour les couples de même sexe.
 Nous souhaitons redire notre compréhension de la grâce par cette parole de l’Evangile « va et ne pèche plus » rendue possible seulement mais pleinement dans la rencontre avec le Christ. Nous affirmons notre foi dans la grâce qui transforme. En effet, l’Evangile questionne nos choix de vie, notre condition humaine marquée par le péché et nous conduit tous à des prises de conscience, à des renoncements libérateurs et à des transformations vécus de manière libre, responsable et joyeuse, dans l’expérience de l’amour inconditionnel de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

 La coordination évangélique approuve les conclusions du document « Aimer mon prochain homosexuel », publié par la Commission d'éthique protestante évangélique dont voici un extrait : « il nous semble que deux attitudes extrêmes sont à exclure, celles des Églises qui rejettent sans autres considérations les personnes homosexuelles et celles qui bénissent leur union. Pourtant, entre ces deux extrêmes, [...] il existe dans l’Église un espace pour l’accueil et l’accompagnement des personnes homosexuelles ». (Voir document de la Commission éthique protestante évangélique)

 Nous réfutons l’argument selon lequel nous serons amenés tôt ou tard à suivre l’évolution de la société comme si celle-ci était forcément synonyme de progrès.

Ainsi, les Eglises de la coordination évangélique souhaitent faire part des demandes suivantes :
 Nous attendons que le conseil de la Fédération protestante fasse une déclaration qui rappelle la diversité de ses composantes et de leurs prises de position, en particulier en matière d'éthique, afin de lever toute ambiguïté quant à la position des évangéliques en matière de bénédiction liturgique de couples de même sexe.
 Nous souhaitons user du droit à l’interpellation mutuelle évoquée dans la charte (article 2.1) pour dire notre détermination à soutenir au sein de la FPF notre compréhension du Sola Scriptura, dans l’héritage de l’aile évangélique de la Réforme.
Nous souhaitons aussi que soit explicité le sens du terme « communion » dans la charte au sein de la FPF avec des convictions éthiques différentes, voire opposées. Nous sommes dans l’attente que soient prises en compte les limites de cette communion et la difficulté d’un témoignage commun devant des choix qui blessent gravement la conscience des membres des Églises de la coordination.

En conséquence, la coordination évangélique adressera un courrier au président et au conseil de la FPF pour demander d'une part, la mise en œuvre effective de la charte et d'autre part, sa reformulation sur les points qui nous sembleront nécessaires.

Pour la coordination évangélique de la FPF. Pasteur Jean-Marc POTENTI

*Composition de la Coordination Evangélique :

  • Armée du salut (ADS)
  • Assemblées de Dieu de la Fédération protestante (ADFP) Communauté des Eglises d’expressions africaines de France (CEAF) Communion des Eglises de l’espace francophone (CEEF) Communion d’Eglises protestantes évangéliques (Cépée)Eglise apostolique (EA)
  • Eglise de Dieu en France (EDF)
  • Eglise de Pentecôte de France (EPF
  • Fédération des Eglises évangéliques baptistes de France (FEEBF)
  • Hillsong France (HF)
  • Mission évangélique des tziganes de France « Vie et Lumière » (METF)
  • Union des assemblées protestantes en mission (UAPM)
  • Union des Eglises évangéliques arméniennes de France (UEEAF)
  • Union des Eglises évangéliques Elim de France (UEEEF)
  • Union des Eglises évangéliques libres (UEEL)
  • Union des Eglises évangéliques de Réveil (UEER)
  • Union des Eglises protestantes du Nazaréen (UEPN)
  • Union des Eglises protestantes « Foursquare » France (UEPFF)
  • Union des fédérations adventistes (UFA)
  • Union des Églises pentecôtisantes indépendantes (UNEPI)
  • Union Nationale des Églises protestantes réformées évangéliques de France (UNEPREF) Union des Eglises protestantes évangéliques Horizon (UEPEH)
  • Union de l’Eglise évangélique méthodiste de France (UEEMF) 

Déclaration du conseil de la Fédération protestante de France 20 juin 2015

« Notre diversité fait notre richesse et constitue un défi »

A l'occasion du débat engendré par la décision du synode de l'Eglise protestante Unie de France (EPUdF) ouvrant la possibilité de bénir des couples mariés de personnes de même sexe, la Fédération protestante de France, dont le conseil s’est réuni le 20 juin 2015, précise qu'une telle question ne fait pas l’objet d’une réponse univoque de la part de ses membres. Elle rappelle que l'EPUdF n'est pas la seule Eglise à s'être prononcée sur ce sujet. D’autres se sont exprimées dans des sens différents. La fédération considère cette diversité de points-de-vue comme une richesse et encourage ses membres à poursuivre entre eux le dialogue dans l’acceptation de leurs différences.

La Fédération protestante de France rassemble pour un témoignage commun plus d'une trentaine d'Eglises et d’unions d'Eglises, et plus 80 associations, représentant environ 500 Communautés, Institutions, Œuvres et Mouvements.
Elle est riche de la diversité de ses membres, et travaille au lien qui les unit dans l’engagement fédératif. Ses statuts reconnaissent l’autonomie des membres en stipulant que « Chaque Eglise ou Union d'Eglises membre (ou membre associé) de la Fédération, et à ce titre signataire de sa Charte, garde la maîtrise des principes, de la discipline, de la liturgie et de l'organisation qui la caractérisent. »

Le synode de l’Eglise protestante Unie de France réuni du 14 au 17 mai 2015 à Sète a décidé d’ouvrir la possibilité de la pratique d’une bénédiction liturgique pour les couples mariés de même sexe au terme d'un conséquent processus de discernement et de discussion interne. Les quatre pages de la résolution « Bénir, Témoins de l’Évangile dans l’accompagnement des personnes et des couples » méritent d’être considérées dans leur intégralité. La Fédération protestante rappelle que cette décision du synode de l’EPUdF n’engage pas l’ensemble du protestantisme français ni l’intégralité de ses membres. Par ailleurs, une autre Église membre de la Fédération protestante de France, la Mission populaire évangélique, s’était antérieurement prononcée favorablement sur le sujet. De son côté, l’Union des Eglises Protestantes d’Alsace et de Lorraine avait en juin 2014 décidé de surseoir pour donner plus de temps au débat. D’autres Eglises, notamment celles membres de la coordination évangélique de la FPF*, se sont prononcées de manière répétée contre toute perspective de bénédiction liturgique pour un couple marié de même sexe.

Consciente qu'un tel sujet ne peut pas faire l’objet d’une réponse univoque de la part de ceux qui l’abordent, la Fédération protestante de France encourage ses membres à poursuivre entre eux le dialogue théologique dans l’acceptation de leurs différences et de la pluralité de leurs opinions. C’est à la fois une marque de leur attachement commun à l’évangile de Jésus-Christ qui les appelle à se laisser transformer par la parole de Dieu, une manifestation du projet fédératif qui les réunit et une expression de l’identité plurielle du protestantisme qu’ils partagent et à laquelle ils tiennent.

La Fédération protestante de France entend accomplir sa mission qui est de permettre le débat et l’interpellation mutuelle entre ses membres. C'est ainsi qu'elle renforce inlassablement les liens qui les unissent.


*Coordination évangélique de la FPF : réunion des églises et unions d'églises adventistes, baptistes, charismatiques, libristes, méthodistes, pentecôtistes, salutistes, membres de la fédération. la coordination se réunit avant chaque conseil de la fédération. 

FPF

Le COE et l’encyclique "Laudato Si’"

L’encyclique «Laudato Si’» valorise l’attention que portent Églises et individus à notre maison commune


Le Conseil œcuménique des Églises (COE) a salué la publication, le 18 juin, de l’encyclique «Laudao Si’» du pape François, qui met en lumière l’action que mènent depuis des décennies Églises et organisations œcuméniques en faveur de la Terre et de la justice climatique.

«Le moment est venu de mettre l’accent sur notre responsabilité commune en tant qu’êtres humains et sur la voie que nous, Églises, devons suivre pour accompagner ceux et celles qui sont prêts à faire les changements nécessaires», a déclaré le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE.

«Cette encyclique prouve à tout le monde qu’il s’agit de sujets qui sont au cœur de notre foi chrétienne et que nous, chrétiens, devons nous emparer de ces questions qui relèvent de la justice et de la paix, non seulement en tant qu’Églises mais aussi avec tous ceux et celles qui se préoccupent de notre avenir commun», a-t-il ajouté.

Le pasteur Tveit a insisté sur la reconnaissance positive, dans l’encyclique, que «d’autres Églises et communautés chrétiennes [...] ont nourri une grande préoccupation et une précieuse réflexion sur ces thèmes» (para. 7), soulignant notamment une référence à S.S. le patriarche Bartholomée Ier

Le secrétaire général du COE a fait écho à l’affirmation du pape concernant la nécessité de dialogues entre la politique et l’économie (para. 189-198) et la religion et la science (para. 199-201), qui constituent une condition sine qua non pour résoudre efficacement la crise écologique.

La référence à la dette écologique (para. 51-52) et la ferme affirmation que «l’accès à l’eau potable et sûre est un droit humain primordial, fondamental et universel» (para. 30) ont aussi été mises en avant par le pasteur Tveit.

Guillermo Kerber, responsable du programme du COE pour la justice climatique et le souci de la création, se félicite que le pape ait affirmé sans ambages que les changements climatiques sont causés par les êtres humains et que leurs répercussions frappent plus durement les communautés les plus pauvres et les plus vulnérables. «L’encyclique est un appel important à agir de toute urgence en tant qu’individus et citoyens, ainsi qu’au niveau international, afin de résoudre efficacement la crise climatique», a déclaré Guillermo Kerber.

Déclaration du pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, concernant l’encyclique Laudato Si’ (en anglais)

L’encyclique «Laudato Si’» du pape François sur la sauvegarde de la maison commune

18 juin 2015

COE

COE: le Comité exécutif publie une déclaration sur les crises migratoires



Profondément inquiet pour les migrants dans de nombreuses régions du monde, en particulier ceux qui «sont motivés à entreprendre des périples désespérément risqués et dangereux», le Comité exécutif du Conseil œcuménique des Églises (COE) a déclaré: «Tous les membres de la communauté internationale ont une obligation morale et légale de sauver la vie des personnes en danger en mer ou en transit, quels que soient leur origine ou leur statut.»

Réuni en Arménie du 7 au 12 juin, le Comité exécutif a examiné à la fois des questions internes relatives à la vie de la communauté fraternelle d’Églises du COE et des questions d’une urgence particulière pour l’Église et le monde. Dans sa déclaration sur les migrants, le COE qualifie les nombreuses crises actuelles de «problème mondial prenant une ampleur démesurée, avec des expressions et des réponses différentes selon les contextes».

Parmi les récents exemples des conséquences fatales de ce problème, le Comité exécutif cite «la mort d’un nombre sans précédent de migrants et de réfugiés cherchant à traverser la mer Méditerranée vers l’Europe, ainsi que de Rohingya et de migrants Bangladais en mer d’Andaman. Les récentes attaques mortelles portées contre des travailleurs migrants chrétiens d’Éthiopie par le groupe «État islamique» en Libye ainsi que les violences xénophobes à l’encontre de migrants en Afrique du Sud illustrent également à quel point sont vulnérables les gens qui quittent leur pays d’origine mus par l’aspiration universelle à la sécurité et une vie meilleure pour eux-mêmes et pour leur famille.»

En conclusion de la déclaration, le Comité exécutif du COE appelle instamment tous les États à mettre en place des procédures généreuses, sûres et accessibles pour la migration légale des individus, appelle tous les gouvernements à assumer leur obligation morale et légale de sauver des vies et de s’abstenir de toute action pouvant les mettre encore plus en danger, appelle les membres de la communauté internationale et les gouvernements à s’engager à prendre des mesures plus fermes et plus efficaces à long terme et à l’échelle internationale pour résoudre les conflits, mettre fin à l’oppression et l’occupation et éliminer l’extrême pauvreté, autant de maux qui motivent ces mouvements de populations.

En outre, la déclaration «invite les Églises membres du COE et les partenaires œcuméniques, ainsi que toutes les personnes de bonne volonté, à agir en faveur d’une approche plus ouverte et accueillante de l’étranger et du prochain dans le besoin et la détresse.»

Le Conseil œcuménique des Églises (COE) invite toute personne intéressée à un webinaire intitulé «Perspectives œcuméniques sur la crise migratoire mondiale» le vendredi 19 juin 2015 de 13h30 à 15h30 CEST (heure avancée d’Europe centrale).

Lire la déclaration du 12 juin 2015 du Comité exécutif du COE (en anglais)

 18 juin 2015

COE

CNEF: amour, accueil et bénédiction

Aux lendemains de la décision de l’EPUdF d’autoriser en son sein la bénédiction de couples de même sexe, le pasteur Daniel Liechti, vice-président du CNEF, précise la position évangélique en levant la confusion possible :

  • entre la nature de l’Evangile et l’amour de Dieu
  • autour des notions d’accueil, d’accompagnement et d’accueil.

Nous ne reviendrons plus ici en détail sur l'instauration par l'Église protestante unie de France d'une "bénédiction pour tous". Ni sur la décision de l'Église protestante unie de Belgique, il y a quelques jours seulement, d'accepter désormais comme pasteurs des personnes homosexuelles. Ces décisions s'opposent si nettement à la Parole de Dieu que la désapprobation déjà exprimée par le CNEF va de soi.

Disons d'emblée que la différence entre les tenants de la "bénédiction pour tous" - présentée comme généreuse - et la position évangélique ne se situe pas au niveau de la qualité d'accueil concret des personnes homosexuelles en Église. Ni au niveau de la sincérité de l'amour qui leur est exprimé. Ne caricaturons donc pas la position évangélique, comme si elle était intransigeante ou, pire, indifférente. (D'ailleurs, s'il y avait ici ou là encore des attitudes pharisiennes, bannissons-les au plus vite.)

Les divergences, estimons-nous, sont bien plus profondes. Les décisions synodales en question révèlent des dérapages théologiques qui ont conduit à plusieurs confusions, inquiétantes pour l'avenir. Nous en évoquerons simplement deux :

  • Il y a premièrement confusion concernant la nature de l'Évangile et l'amour de Dieu, pas moins que cela ! Si l'Évangile présuppose l'amour inconditionnel de Dieu pour tout être humain - vérité extraordinaire et fondatrice - il va bien au-delà. Et surtout, "amour inconditionnel" ne signifie pas "approbation inconditionnelle" de tous les comportements. Ne réduisons pas le Dieu qui m'aime tel que je suis, et malgré ce que je suis, à quelqu'un qui approuverait tout et bénirait tout. L'Évangile ne s'arrête heureusement pas à l'amour inconditionnel : il offre à tous ceux qui se remettent à Jésus-Christ, plutôt qu'à eux-mêmes, le salut. Si l'amour de Dieu est inconditionnel, son salut ne l'est pas. Il requiert la repentance, la foi en Jésus-Christ et l'engagement à le suivre en cherchant à faire sa volonté telle qu'elle est révélée dans la Bible.
  • Deuxièmement, il y a confusion autour des notions d'accueil, d'accompagnement et de bénédiction. A l'instar de Dieu, l'Église doit accueillir largement, elle ne juge personne d'être indigne du salut. Elle se doit d'annoncer fidèlement l'Évangile et d'accompagner, d'assister les personnes qui souhaitent cheminer vers le Seigneur. Mais cet accompagnement est tout autre chose que de bénir un état de fait et une pratique. Si l'Église accompagne, c'est Dieu qui bénit ! L'Église n'a pas autorité sur la bénédiction de Dieu. Et cette dernière n'est pas compatible avec la volonté humaine autonome mais vient au secours de ceux qui, humblement, cherchent à entrer par la foi dans le dessein de Dieu. C'est ce message, libre et fidèle aux Écritures, que l'Église se doit d'annoncer et de vivre.

Daniel Liechti

Vice-président

PS. Je remercie le pasteur Jean-Yves Peter (UNEPREF) de m'avoir autorisé, pour la rédaction de cet édito, à puiser largement dans un billet qu'il a rédigé et publié sur le sitewww.eremulhouse.fr

CNEF

Canada: les églises face à leur passé et passif vis-à-vis des populations autochtones

Les Églises appellent à passer de la réflexion à l’action alors que le Canada entame une douloureuse marche vers la réconciliation

Susan Kim

Dans le sillage de la publication d’un rapport de synthèse par la Commission de vérité et réconciliation du Canada, les Églises membres du COE au Canada entament un pèlerinage – qu’elles admettent douloureux – vers la reconnaissance des mauvais traitements infligés aux populations autochtones du pays, tout en veillant à ce que de tels abus ne se reproduisent plus jamais.

Le rapport – résultat de six années de recherche, avec 6 750 entretiens – détaille comment des enfants autochtones ont été soustraits de force à leurs familles puis envoyés dans des pensionnats d’Église subventionnés par l’État où ils ont été victimes d’abus. Ces écoles ont ouvert en 1883 et la dernière a fermé ses portes en 1998.

La Commission a conclu qu’au moins 3 201 élèves ont trouvé la mort dans l’enceinte de ces établissements, pour beaucoup à cause de mauvais traitements ou de négligence.

Reconnaître que l’Église a joué dans le passé un rôle dans ces abus signifie aussi prendre des mesures pour changer les politiques qui les ont permis, a déclaré l’évêque Mark MacDonald, président du COE pour l’Amérique du Nord et évêque autochtone national de l’Église anglicane du Canada.

«La relation de l’Église à l’égard de la colonisation démontre un certain nombre de faiblesses au sein de l’Église, en particulier à l’Ouest, et révèle qu’une partie de nos enseignements et pratiques ont été dénaturés», a-t-il dit. «La réconciliation a toujours été au cœur de ce que nous sommes mais ce message s’est perdu dans la colonisation.»

La réconciliation devrait toujours être au cœur de l’évangélisation, a-t-il ajouté. «Quand nous perdons cela de vue, nous nous adonnons au prosélytisme. La réconciliation, c’est un mouvement spirituel vers le plan de Dieu pour notre univers en Christ.»

Les Églises membres du COE au Canada appellent instamment le gouvernement canadien à signer la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Dans son rapport, la Commission formule 94 recommandations, dont une refonte du système de protection de l’enfance pour les enfants autochtones.

Comment changeons-nous?

Pour changer un système de discrimination et d’abus, il faut notamment voir le passé sous un jour nouveau, selon Jennifer Henry, directrice exécutive de KAIROS Canada, une organisation qui mène des initiatives œcuménique en faveur de la justice. «Nous devons voir sous un jour nouveau comment le pays a été construit et comment cela nous a conduits vers une partie des situations et problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui. L’enjeu, c’est de combler le fossé entre populations autochtones et populations non autochtones afin de tenter de les mettre sur un même pied d’égalité. On ne peut pas se contenter de parler d’un avenir nouveau. On ne peut pas se contenter de parler de réconciliation. Il doit s’agir d’actions concrètes.»

Les Églises membres du COE au Canada ont exprimé leur espoir que le dialogue œcuménique permettrait d’enrichir leur vision de la réconciliation et d’ajouter une mesure de redevabilité de l’action.

«Nous apprécierions une collaboration avec les partenaires œcuméniques pour faire pression sur le gouvernement Canadien afin qu’il mette en œuvre les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation», a indiqué la pasteure Maggie McLeod, ministre exécutive du Cercle des ministères autochtones de l’Église unie du Canada.

La réconciliation, ce n’est pas seulement changer les mentalités mais aussi œuvrer en faveur de changements systémiques et structurels dans les politiques et lois qui sont sources de discrimination à l’encontre des populations autochtones, a déclaré le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE. «La réconciliation implique de construire des relations de respect mutuel aux niveaux individuel, communautaire et structurel», a-t-il affirmé. «La réparation des blessures morales du passé nous appelle non seulement à réparer notre relation avec les populations autochtones, mais aussi à réfléchir aux graves conséquences qu’elle subit et dont elle a été elle-même la cause en participant à ces maux systémiques.»

Le monde est désormais capable d’entendre les récits de quelques-uns des 150 000 enfants premières nations, métis et inuits qui ont été enlevés à leurs parents et inscrits dans des pensionnats.

Natasha Klukach, responsable du programme du COE pour les relations avec les Églises membres et elle-même membre de l’Église anglicane du Canada, a déclaré que quand on entend ces témoignages directs, on change de perspective sur les graves conséquences des mauvais traitements infligés aux enfants dans le système de pensionnats.

«Quand on entend directement les témoignages des victimes sur les abus sexuels qu’ils ont subis et qu’on voit les marques laissées à vie par les abus physiques et psychologiques, l’angoisse qui ressort de ces récits doit être transformatrice et susciter des actions concrètes. La voix des victimes doit être ce qui guide la société et les Églises canadiennes vers l’espérance de réalités nouvelles.»

Plus d’informations sur le sujet:

Réponse des Églises à la Commission de vérité et réconciliation du Canada (en anglais)

KAIROS Canada

Église unie du Canada

Article de l’Église presbytérienne du Canada sur le sujet (en anglais)

Article de l’Église anglicane du Canada sur le sujet (en anglais)

Commission de vérité et réconciliation du Canada

11 juin 2015

COE

Communiqué de l’Union de l’Église évangélique méthodiste de France (UEEMF) sur la bénédiction de couples de même sexe


A propos de la bénédiction de couples de même sexe

A l'issue d'un long processus interne, l'Église Protestante Unie de France (EPUdF) a décidé lors de son dernier Synode d'ouvrir la possibilité pour ses pasteurs en accord avec leur Conseil Presbytéral de bénir des couples de même sexe à l'occasion de leur mariage civil1.

Nous comprenons les interrogations que cette décision a suscitées dans nos Églises locales et plus généralement dans les Églises évangéliques en France.

L'Église évangélique méthodiste affirme (art. 161 du règlement d'Église):

[...]
« B) Mariage - Nous considérons le mariage comme une alliance sainte qui consiste

à ce qu’une femme et un homme vivent dans l’amour et le don de soi, le soutien mutuel et la fidélité. Nous croyons que la bénédiction de Dieu repose sur un tel couple, même si ce dernier demeure sans enfant. Nous rejetons toute norme sociale visant à attribuer un rang différent à la femme et à l’homme au sein du couple. Nous soutenons les lois de la société civile qui définissent le mariage comme l’union entre un homme et une femme.

[...]
F) Sexualité des êtres humains - Nous reconnaissons que la sexualité est un don de Dieu pour tous les êtres humains. Nous demandons à tous les hommes et toutes les femmes d’adopter un comportement responsable face à ce don sacré. Bien que tout être humain, marié ou non, ait une sexualité, nous n’approuvons les relations sexuelles qu’au sein de l’alliance que constitue le mariage monogame et hétérosexuel.
Nous dénonçons toute forme de commercialisation, d’abus et d’exploitation de la sexualité. Nous exigeons une application plus stricte des lois contre l’exploitation sexuelle d’enfants et réclamons d’une part l’introduction de mesures protégeant les enfants des abus sexuels et d’autre part une relation d’aide pour les enfants qui ont subi de tels abus. Nous insistons pour que ni l’âge, ni le sexe, ni la situation familiale, ni l’orientation sexuelle d’une personne ne constitue une raison de limiter ses droits civiques et humains ou ses droits à être protégée de la violence. L’Église devrait soutenir les familles en offrant une éducation sexuelle adaptée à l’âge des enfants, des adolescents et des adultes.

Nous réaffirmons que toute personne revêt une valeur sacrée puisqu’elle a été créée à l’image de Dieu. Chacune et chacun a besoin, pour s’épanouir, de l’aide et de la conduite de l’Église ainsi que de l’accompagnement spirituel et affectif d’une communauté qui lui permette de vivre une relation de réconciliation avec Dieu, avec soi-même et avec les autres. Bien que l’Église Méthodiste Unie n’approuve pas la pratique de l’homosexualité et qu’elle la considère comme inconciliable avec la doctrine chrétienne, nous confirmons que la grâce de Dieu est valable pour tous les hommes et toutes les femmes. Nous vivons ensemble dans une communauté chrétienne au sein de laquelle tous les membres s’accueillent, se pardonnent et s’aiment les uns les autres comme le Christ nous a aimés et acceptés. Nous implorons les familles et les Églises de ne pas rejeter ni condamner leurs membres et amis homosexuels. Nous nous engageons à demeurer au service de tous les êtres humains et à accompagner chacun et chacune d’entre eux. »

Avec les Églises Évangéliques membres de la Fédération Protestante de France, nous nous retrouvons dans les conclusions du document «Aimer mon prochain homosexuel 2», publié par la Commission d'Éthique Protestante Évangélique dont voici un extrait : 

« il nous semble que deux attitudes extrêmes sont à exclure, celles des Églises qui rejettent sans autres considérations les personnes homosexuelles et celles qui bénissent leur union. Pourtant, entre ces deux extrêmes, [...] il existe dans l’Église un espace pour l’accueil et l’accompagnement des personnes homosexuelles.». 

Nous travaillons ensemble pour faire entendre cette voix du protestantisme français.

Nous invitons nos communautés à réfléchir avec sérieux à la question de l'accueil inconditionnel et de l'accompagnement de toute personne à l'image de Christ3 qui, après avoir invité celui qui est sans péché à jeter la première pierre, a dit à la femme qu'ils accusaient « va et désormais ne pèche plus ».

https://www.eglise-protestante-unie.fr/rubrique/decision-du-synode-national-du-17-mai- 2015-184

http://ueem.umc-europe.org/AGCAEEMNI/2013/eemni/document-de-la-commission.html

3 Jn 8, 1-11 

EEMNI

Connexio: l’actualité diaconale et missionnaire du mois

Pérou et Bolivie

Diverses tables rondes se sont tenues à Lima (Pérou) les 17 et 18 mai, et à La Paz (Bolivie), les 19 et 20 mai 2015. Dans les deux villes, les dirigeants des églises méthodistes des pays concernés se sont rencontrés avec des représentants des églises partenaires et d’autres organisations venant de l’Europe et des USA. 

A la table ronde du Pérou ont également participé les évêques du Chili et de la Bolivie donnant ainsi un signal à la fois fort et d’espérance en direction d’une collaboration renforcée entre les pays du Sud. Les évêques présents ont convenu d’inviter systématique- ment à l’avenir des représentants des pays voisins afin de promouvoir une bonne collaboration. Ceci sera possible autant que nécessaire, par exemple dans le cadre de la formation du personnel pastoral, du travail parmi les migrants dans les régions frontalières ou encore dans le cadre de projets agricoles des deux côtés du lac Titicaca qui forme la frontière entre la Bolivie et le Pérou. Connexio a déjà donné son accord dans le passé pour soutenir des projets communs aux églises méthodistes au Chili, en Argentine et en Patagonie. 

La table ronde en Bolivie a favorisé la rencontre de partenaires de longue date comme « Global Ministries » (organisation missionnaire mondiale de l’EEM), l’Église méthodiste anglaise et Connexio, avec des délégués des Conférences annuelles de l’Oklahoma, Texas et Illinois. Ce fut une initiative fructueuse car ces mêmes conférences soutiennent actuellement des projets similaires à ceux de Connexio, et cela a notamment permis de parvenir rapidement à des accords, les responsables concernés ayant pu faire connaissance les uns avec les autres. 

Participants à la table ronde à Lima, Pérou. Délégation suisse : Andreas Stämpfli, Anne Barth et Barbara Mazotti. 


Un nouvel évêque a été élu en Bolivie en décembre dernier ainsi que les responsables pour les autres fonctions dans l’Eglise. Ce grand changement est un défi pour tous, autant pour la transmission interne du savoir-faire de l’Eglise que pour la création de relations avec les organisations partenaires. En ce début de législature, la table ronde aura donc été d’une grande aide. 

L’évêque bolivien Modesto Mamani explique sa vision et sa stratégie à La Paz, Bolivie

L’Eglise EEM de l’Ukraine apporte son aide aux réfugiés de l’Est du pays 

La guerre civile à l’Est de l’Ukraine fait fuir de nombreuses personnes vers d’autres régions du pays. A l’Ouest, l’EEM locale a été activée et tente de porter aide aux réfugiés. Dans la ville de Uzhgorod par exemple, des familles méthodistes ont recueilli des réfugiés dans leurs habitations. L’église EEM locale apporte de l’aide à ces personnes déracinées, notamment avec de l’alimentation et des vêtements. Compte tenu de la situation économique précaire, cela représente une contribution financière élevée 

pour les paroisses, et Connexio a mis à disposition une somme de SFR 6'000.- pour permettre une aide d’urgence aux réfugiés autochtones à Uzhgorod. 

Congé familial pour la famille Hofer 

Nos collaborateurs au Congo, Daria et Roman Hofer prendront leur congé annuel de novembre 2015 à janvier 2016 en Suisse. Pour le moment ils disposent encore de beaucoup de temps libre, en semaine, pour participer 

et parler de leur travail au Congo dans des groupes de femmes, d’hommes ou encore dans des cellules de maison. Si cela vous intéresse, veuillez contacter le siège de Connexio. Daria et Roman Hofer vivent depuis le printemps 2013 au Congo avec Jaël et Noah de l’EEM. Daria assiste la direction de l’hôpital dans le cadre du développement stratégique, notamment lorsqu’il s’agit de faire des appels à des financements auprès des organismes donateurs. Roman conseille les responsables pour la planification de leurs projets et les approvisionnements. 

Initiative pour une prise de responsabilité des entreprises 

De grandes entreprises avec leur siège en Suisse sont régulièrement mises à l’index pour un mauvais comportement: trop souvent, dans leurs activités internationales, elles ne respectent pas les droits de l’homme et les standards de l’environnement. 

Le travail des enfants dans les plantations de cacao, des conditions de travail inhumaines dans les usines de textile, la pollution de l’environnement lors de l’exploitation des matières premières sont autant de pratiques qui vont à l’encontre de l’éthique auxquelles il convient de faire barrage. C’est à cet effet qu’une alliance entre organismes d’aide et entraide, de protection de l’environnement et de défense des droits de l’homme a été lancée dans le but de rappeler les entreprises à leur devoir de responsabilité. 

Le but : établir des règles contraignantes pour la protection des hommes et de l’environnement, y compris dans le cadre des activités internationales.

C’est ainsi que l’on pourra assumer une concurrence plus saine, d’autant qu’une grande partie des entreprises suisses œuvre déjà de manière exemplaire et qu’il conviendrait qu’elles ne soient pas handicapées par des concurrents peu scrupuleux. 

Comment fonctionne cette initiative 

Le Conseil d’Etat souligne le fait que les multinationales doivent à la fois respecter les droits de l’homme et les standards de l’environnement, mais laisse également de la place pour des règles auto proclamées. Cependant, au vu des scandales de ces dernières années, on s’aperçoit que ces dernières ne suffisent pas. C’est la raison pour laquelle que le texte de l’initiative prévoit qu’un devoir de diligence soit instauré dans les entreprises. Ce devoir de diligence exige que chaque entreprise vérifie que ses activités à l’étranger respectent bien les droits de l’homme et les standards de l’environnement, en tiennent compte dans leurs échanges et en fassent part dans leurs rapports d’activité. Au cas où elles n’appliqueraient pas ce devoir de diligence, elles pourraient être poursuivies en Suisse pour leurs activités dommageables. Face au risque de lourdes amendes et de dégradation de leur image de marque, la plupart des entreprises concernées engageront pleinement leur responsabilité et prendront d’elles-mêmes les mesures indispensables. 

Connexio s’engage depuis 2002, l’année du lancement du respect des engagements et activités à l’étranger et rassemble à cet effet des signatures pour cette initiative. Pour plus d’informations, voir le site www.connexio.ch/konzerninitiative ou se renseigner au bureau de Connexio. 

Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez au travail de Connexio et pour votre soutien, autant par votre engagement personnel que par votre intercession, ou encore par vos dons financiers. 

Avec mes chaleureuses salutations, 

Carla Holmes, Chargée de communication 

Envoi des dons en France:
Par chèque libellé à l'ordre de l'UEEMF - Connexio adressé à: 

Madame Pascale MEYER,
27 rue du Brotsch, F-67700 Otterswiller (avec mention expresse: «Connexio») 

Traduction: E. Fath 

  

18. - 29. septembre 2015: Voyage de rencontres en Pologne 

Pour tout renseignement ou inscription, se rendre sur le site www.connexio.ch/fr/rencontres/voyages-de-rencontres.html ou auprès du secrétariat de Connexio


COE: déclaration sur le génocide arménien

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Photo: Grigor Yepremyan

Le Comité exécutif du COE publie une déclaration sur le génocide arménien

«Le déni, l’impunité et le non-respect du devoir de mémoire pour des événements de ce genre encouragent leur répétition.» Tel est l’avertissement qu’a lancé le Comité exécutif du Conseil œcuménique des Églises (COE) dans une déclaration sur le génocide arménien commis au début du 20e siècle. Réunis en Arménie du 7 au 12 juin au Siège-Mère de la Sainte Etchmiadzine, siège de l’Église apostolique arménienne, les vingt membres du Comité exécutif ont présenté leurs respects à la commémoration, cette année, du 100e anniversaire de la tragédie.

La déclaration a été lue à haute voix par Agnes Abuom, présidente du Comité central du COE, lors d’une célébration publique du souvenir organisée à Erevan le 10 juin, puis présentée le même jour au président de la République d’Arménie par les dirigeants du COE à l’occasion d’une réunion.

«Le COE joue un rôle clé depuis de nombreuses années aux côtés de l’Église arménienne en se faisant entendre et en œuvrant pour faire reconnaître le génocide et pour donner les réponses adéquates aux conséquences que continue de subir le peuple arménien», peut-on lire dans la déclaration.

Le Comité exécutif conclut: «En cette année du centenaire, nous appelons la communauté internationale, les Églises membres du COE et toutes les personnes de convictions et de bonne volonté à se souvenir et à renouveler leur attachement à la prévention du génocide et de tous les crimes contre l’humanité.»

À lire aussi:

Déclaration faite par le Comité exécutif du COE le 10 juin 2015 (en anglais)

Des dirigeants du COE rencontrent le président arménien Serge Sargsian (Communiqué de presse du COE du 11 juin 2015)

Le Comité exécutif du COE commémore le génocide arménien de 1915 (Communiqué de presse du COE du 11 juin 2015, en anglais)

Le Comité exécutif se réunit en Arménie pour baliser la route du pèlerinage œcuménique(Communiqué de presse du 9 juin 2015)

11 juin 2015

COE

Suisse: les Églises protestantes tiennent leur assemblée d’été à Morat


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Pierre-Philippe Blaser souhaite la bienvenue aux délégués
Photo : Thomas Flügge, FEPS


Les délégués de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS), réunis du 14 au 16 juin 2015 à Morat (FR), ont vécu une assemblée sous le signe de la continuité. La mutualisation de la communication de l’Eglise, avec ses multiples canaux et acteurs et son apparence bigarrée a suscité une discussion très animée. La définition stratégique des thèmes pour la communication de l’Eglise devra dorénavant être réalisée avec les Eglises membres. Il est par ailleurs prévu de poursuivre la réflexion sur une identité visuelle commune. L’Assemblée des délégués d’été 2016 aura lieu à la Chartreuse d’Ittingen (TG).

Pierre-Philippe Blaser, président du Conseil synodal de l’Eglise-hôte souligne dans ses mots de bienvenue aux quelque 70 délégués en provenance des 26 Eglises membres de la FEPS que la tenue de l’assemblée délibérante ou parlement de la FEPS donne une visibilité à l’Eglise protestante, minoritaire dans le canton de Fribourg catholique. Elle exprime l’attachement des protestants à une culture de la délibération.

Message du président du Conseil
Pour les commémorations de la Réforme qui débutent en 2017, Gottfried Locher, président du Conseil de la FEPS, souhaite que les Eglises ne se cantonnent pas à s’auto-célébrer. Les quatre convictions fondamentales de la Réforme, la grâce seule, l’Ecriture seule, la foi seule et le Christ seul, sont, aujourd’hui encore, centrales pour l’existence chrétienne mais elles ne touchent souvent plus nos contemporains. Or « la grâce est le regard tendre dans les yeux de Dieu sur chacune et chacun de nous », selon Gottfried Locher.

Révision de la Constitution
A la demande des délégués lors de l’AD d’automne 2014, le Conseil a présenté une cinquième affirmation fondamentale relative à la collaboration internationale qui inspirera la suite des travaux de nouvelle Constitution. Les délégués ont adopté la formulation suivante : « Notre communion d’Eglises s’inscrit dans l’Eglise une et universelle ».

Comptes 2014
Les comptes de l’exercice 2014 qui bouclent sur un excédent de recettes de 263‘000 CHF ont été adoptés. La situation financière de la FEPS est certes actuellement saine mais « une hirondelle ne fait pas le printemps », a rappelé le délégué argovien Hans Rösch. Les délégués ont donc accepté la proposition du Conseil d’augmenter le capital de la FEPS.

Les Œuvres de la FEPS en 2014
Les délégués ont pris congé du secrétaire général de Pain pour le prochain, Beat Dietschy et du directeur de l’Entraide protestante suisse (EPER), Ueli Locher. L’Assemblée adopte par ailleurs les rapports annuels et les comptes des œuvres (EPER, PPP et Fondia). Les délégués acceptent également de renouveler leur soutien financier aux Œuvres et prévoient en particulier d’attribuer un million de francs au bénéfice du Service des réfugiés de l’EPER.

-.-.-.-

Morat, le 16 juin 2015

Fédération des Eglises protestantes de Suisse

Des dirigeants du COE et le président arménien Serge Sargsian se rencontrent

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© COE/Marianne Ejdersten

Le mercredi 10 juin, le président arménien Serge Sargsian a reçu officiellement une délégation conduite par Sa Sainteté Karékine II, patriarche suprême et catholicos de tous les Arméniens, qui a présenté les dirigeants du Comité central du Conseil œcuménique des Églises (COE): Mme Agnes Abuom, présidente du Comité central du COE, le métropolite Gennadios de Sassima et l’évêque Mary Ann Swenson, vice-présidents, ainsi que le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE.

À l’occasion des commémorations du centenaire du génocide, qui se dérouleront durant toute l’année 2015, et à la suite d’une invitation du catholicos, les vingt membres du Comité exécutif du COE ont tenu la première de leurs deux réunions annuelles au centre ecclésiastique du Siège-Mère de la Sainte Etchmiadzine, près d’Erevan, du 8 au 13 juin 2015.

Le président Sargsian a souligné l’importance des activités du Conseil œcuménique des Églises, dont l’Église apostolique arménienne est membre depuis plus d’un demi-siècle. Il a exprimé sa reconnaissance pour la vive sollicitude manifestée par le Conseil envers les problèmes des Arméniens et l’a remercié d’avoir reconnu officiellement le génocide arménien en 1983.

Agnes Abuom a déclaré: «Nous sommes reconnaissants d’avoir pu venir ici pour rappeler la mémoire des victimes et des martyrs du génocide arménien. L’Église a été un soutien inébranlable et offre des raisons d’espérer en l’avenir.»

«Nous sommes reconnaissants à l’État et à l’Église de collaborer étroitement pour répondre avec tant d’attention aux besoins du peuple arménien. C’est là un exemple que nous devons suivre pour œuvrer tous ensemble à la coexistence pacifique dans un monde pacifié», a-t-elle poursuivi.

«En cette année du centenaire, nous appelons la communauté internationale, les Églises membres du COE et toutes les personnes croyantes et de bonne volonté à faire acte de commémoration et à s’engager sans relâche pour prévenir les génocides et tous les crimes contre l’humanité», a-t-elle encore déclaré.

Le président arménien a souligné «l’importance toute particulière de la sainte Église apostolique arménienne pour notre peuple; en l’absence d’un État arménien, elle a toujours été un centre de sauvegarde de l’identité nationale.» Il a affirmé que maintenant que l’indépendance a été recouvrée, l’État et l’Église vont continuer à collaborer étroitement pour assurer le développement et la prospérité du peuple arménien et de la République d’Arménie.

Le président a également rappelé l’importance de la mission du COE en matière de promotion de la tolérance religieuse.

Le patriarche Karékine II a exprimé au président sa reconnaissance pour son engagement constant en faveur des Églises et pour le courage dont il a fait preuve en incitant sa communauté nationale à relever des défis de toute sorte.

Les dirigeants du Conseil œcuménique des Églises ont remercié le président Sargsian de l’hospitalité dont les participants à la réunion ont joui depuis leur arrivée en Arménie.

Avec ses Églises membres, le COE a participé à diverses manifestations du centenaire, y compris la commémoration officielle du 100e anniversaire du génocide arménien et la canonisation des martyrs à Erevan, en Arménie, du 21 au 25 avril 2015. Le COE et ses Églises membres continueront à se joindre aux autres manifestations commémoratives de cette année qui se dérouleront dans toute la diaspora arménienne, et notamment à celles qui auront lieu à l’invitation du Saint-Siège arménien de Cilicie à Antelias, au Liban, les 18 et 19 juillet.

Le Comité exécutif du COE se réunit en Arménie pour baliser la route du Pèlerinage œcuménique (communiqué de presse du 9 juin 2015)

Églises membres du COE en Arménie

11 juin 2015

COE

COE: prochaine étape du Kirchentag 'en marche’, l’anniversaire de la Réforme en 2017


© COE/Marianne Ejdersten

Le Kirchentag, plus grand rassemblement des Églises protestantes d’Allemagne, s’est achevé à Stuttgart par un service en plein air et une invitation à la prochaine rencontre de 2017, année qui va marquer le 500e anniversaire de la Réforme lancée par Martin Luther.

«Dans deux ans, nous allons pouvoir célébrer le 500e anniversaire du nouvel élan qu’a été la Réforme. C’est pour nous une occasion extraordinaire en tant qu’Église de montrer à de nombreuses personnes la vérité et la beauté, la profondeur et la responsabilité inhérentes à notre foi», a déclaré l’évêque Heinrich Bedford-Strohm, président du Conseil de l’Église évangélique d’Allemagne (EKD), à l’occasion d’une conférence de presse à la fin du Kirchentag.

Entre le 3 et le 7 juin, le Kirchentag a rassemblé près de 100 000 personnes à Stuttgart, dans le sud-ouest de l’Allemagne.

La rencontre a lieu tous les deux ans dans une ville différente en Allemagne. Elle attire des dizaines de milliers de participants comprenant notamment des personnalités du monde politique, économique et de la société civile nationale.

En 2017, le Kirchentag aura lieu à Berlin du 24 au 27 mai. En marge du rassemblement principal auront lieu un certain nombre de plus petites rencontres d’étape, des «Kirchentage», dans plusieurs villes qui ont joué un rôle dans la vie et l’œuvre de Luther.

Le point d’orgue des manifestations sera un grand service en plein air, qui aura lieu le 28 mai 2017 à Wittenberg, ville dans laquelle Luther a lancé la Réforme en 1517 par l’affichage de ses 95 thèses.

«500 ans plus tard, la Réforme est toujours en mouvement. Elle est en route en Europe de ville en ville, à l’échelle internationale de tous les pays jusqu’à Wittenberg et, sous forme de plus petits «Kirchentage» d’étape, a déclaré la théologienne suisse Christina Aus der Au, présidente du Kirchentag de 2017.

Dans sa déclaration, l’évêque Bedford-Strohm a relevé que les événements de 2017 revêtiraient une dimension œcuménique plus vaste qu’on aurait pu le supposer voici une décennie.

«Du côté protestant, on constate une volonté affirmée de marquer l’anniversaire des 500 ans de la Réforme, non dans une optique confessionnelle étroite, mais dans une perspective œcuménique», a-t-il affirmé. « Lorsqu’il a lancé son aventure de la Réforme, Luther ne voulait pas fonder une nouvelle Église, mais recentrer le message de l’Évangile sur la personne du Christ. C’est pourquoi le jubilé de la Réforme ne peut être célébré que sous la forme d’une fête dédiée au Christ dans le cadre d’une ouverture œcuménique. »

Le Kirchentag a été créé en 1949 par un groupe de laïcs dans le but de forger une culture démocratique en Allemagne suite à l’expérience du national-socialisme et à la Seconde Guerre mondiale.

Au nombre des orateurs au programme du Kirchentag de Stuttgart figuraient notamment le président de la République fédérale d’Allemagne Joachim Gauk, la chancelière Angela Merkel et l’ancien secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan.

À l’occasion de l’ouverture de l’événement, Adreas Barner, président du Kirchentag 2015, responsable laïque et homme d’affaires, a déclaré qu’il faut mettre fin aux morts de réfugiés qui se noient en Méditerranée en cherchant à gagner l’Europe.

Une résolution adoptée au Kirchentag a réclamé un programme global de secours. «L’action militaire contre les bateaux de réfugiés n’est pas une solution mais fait plutôt partie du problème.»

Qu’implique le dialogue avec le judaïsme pour l’identité chrétienne? Des experts débattent(Communiqué de presse du COE du 9 juin 2015)

Texte du discours du pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE (en allemand)

Des milliers de personnes se réunissent à Stuttgart pour la fête de la foi et de l’action en Allemagne (Communiqué de presse du COE du 4 juin 2015)

L’humanité doit cultiver le jardin de la création, affirme le secrétaire général du COE(Communiqué de presse du COE du 5 juin 2015, en anglais)

Site internet du Kirchentag (en allemand et anglais)

Le COE au Kirchentag sur Twitter

11 juin 2015

COE

COE: soutien du Conseil des Églises du Soudan du Sud dans ses efforts en faveur de la paix


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Lors de sa réunion du 8 au 13 juin 2015, le Comité exécutif du Conseil œcuménique des Églises (COE) a évoqué la situation alarmante du Soudan du Sud, dont les habitants continuent de subir massacres, viols, déplacements et torture. Tout indique que la situation humanitaire se détériore.

Alors que le tragique conflit au Soudan du Sud est entré dans son 18e mois, le Conseil œcuménique des Églises (COE) assure de son soutien les responsables des Églises de ce pays qui s’engagent à œuvrer en faveur de la paix.

Vingt-cinq responsables et représentants des Églises membres du Conseil des Églises du Soudan du Sud se sont retrouvés du 1er au 7 juin 2015 à Kigali, au Rwanda, pour une retraite – à laquelle participaient également des laïcs, des représentants du COE et des partenaires – destinée à élaborer et proposer un plan de paix et de réconciliation au Soudan du Sud.

«Nous déplorons qu’on n’ait pas pu parvenir à une paix durable au Soudan du Sud. La paix doit être solide et aller de pair avec la justice. La vie des gens est en danger et tout le pays crie sa souffrance. Nous prions pour que les efforts de paix et de réconciliation des responsables des Églises aboutissent et pour que les parties au conflit écoutent la voix des Églises», a déclaré Mme Agnes Abuom, présidente du Comité central du COE.

«Nous sommes des pèlerins et devons travailler, progresser et prier ensemble. Le COE soutient l’Église du Soudan du Sud en ces temps difficiles. Notre engagement dans la région remonte à plus de quarante ans et le COE approuve la déclaration du 7 juin des responsables des Églises», a-t-elle ajouté.

Voici ce qu’on peut lire dans la déclaration des responsables du Conseil des Églises du Soudan du Sud, publiée le 7 juin: «Nous n’avons cessé de répéter que cette guerre n’a pas de raison d’être et qu’il faut y mettre fin immédiatement. Il ne peut y avoir de justification morale à la poursuite des tueries, quelle que soit la légitimité des questions politiques qui préoccupent le gouvernement et l’opposition.»

Le document poursuit: «Il faut mettre fin aux hostilités avant d’entamer des négociations précises concernant l’avenir; il est inacceptable de discuter de la répartition des postes et des emplois tant que des gens continuent à tuer et à être tués. Les négociations vont reprendre alors que des innocents continuent à souffrir. Qu’est-ce qui va être différent, cette fois-ci?»

«Il faut répondre aux besoins de la population et non pas à ceux des dirigeants politiques et militaires, mais il semble bien que l’orgueil, le désir de puissance et la politique l’emportent sur la volonté de paix», déclarent les auteurs du texte.

Déclaration du 7 juin publiée par le Conseil des Églises du Soudan du Sud (en anglais)

Déclaration du Conseil des Églises du Soudan du Sud du 26 mai sur la détérioration de la situation dans le pays (en anglais)

Des responsables d’Église du Soudan du Sud appellent de concert à une paix immédiate

Déclaration du Conseil des Églises du Soudan du Sud et du Colloque du COE sur la paix au Soudan du Sud, 14 et 15 avril 2015 (en anglais)

Églises membres du COE au Soudan du Sud

11 juin 2015

COE

Slovaquie/Tchéquie: notre espérance en Christ - Conférence annuelle CZ-SK

La Conférence annuelle de la République tchèque et de la République slovaque de l'Église évangélique méthodiste (EMU/UMC) a eu lieu entre le 5 et 7 juin 2015 à Bratislava (SK). Un exposé théologique au début et divers témoignages comme autant de contributions de plusieurs communautés à la fin ont repris le thème de la Conférence, «Notre espérance en Christ » et encadré les autres points à l’ordre du jour.

Les trois nouveaux anciens de l’EEM (EMU/UMC) en Slovaquie: Štefan Rendoš, Gabriella Kopas, Pavle Kocev (vlnr)

Comme la Conférence annuelle comprend deux pays où prévaut une législation différente, les questions financières, organisationnelles et administratives sont traitées séparément lors des Conférences de districts. En outre, la plupart des groupes de travail concernant le travail parmi les enfants, les adolescents, les femmes, etc. se réunissent au niveau des districts. La Conférence annuelle aborde quant à elle des thèmes et des sujets majeurs, fédérateurs relatifs à la formation, à l’engagement des laïcs et aux ministères ordonnés.

L’ordination de Gabriella Kopas, Pavle Kocev et Štefan Rendoš (tous de SK) comme anciens  lors de la Conférence de cette année, dimanche, a été une joie particulière. En outre, un autre collaborateur a pu être intégré comme membre probatoire de la Conférence, à savoir Ivan Lukač. La prédicatrice laïque Stefania Sklenárová de son côté a pu être engagée comme pasteure locale. Dans le District tchèque, un pasteur local a pu aussi entrer en fonction en la personne de Jiří Kantor. Au total, il y a maintenant dans le District tchèque 16 collaborateurs pastoraux et dans le District slovaque onze collaborateurs pastoraux en service actif.

Juste avant la Conférence annuelle s’est tenue la Conférence de district de l’EEM (EMU/UMC) de Slovaquie. La Conférence de district a poursuivi sa discussion sur les priorités futures du ministère. Après une série de discussions avec l'évêque sur les problèmes potentiels et la situation actuelle en novembre 2014, les groupes régionaux s’étaient rencontrés et à cette heure ont rendu compte de leurs travaux à la Conférence de district. Ainsi, trois grandes priorités pour la poursuite des travaux ont émergé:

  1. Renforcer la coopération entre les communautés dans le but de raffermir les communautés existantes et d’en stimuler la croissance,
  2. Proposer des offres et des activités avec et pour les jeunes, afin de les faire participer à la mission de l'Église avec leurs dons,
  3. Mieux sensibiliser et préparer tous les membres et amis à participer activement à l'Eglise, avec leurs talents, leur temps et leurs possibilités financières.

Les participants ont jugé important que ces trois points, ces trois dimensions de base soient pris en compte, car ils apportent la motivation pour un tel ministère: promouvoir la dimension verticale de la relation avec Dieu, développer la dimension horizontale de la communion mutuelle ainsi qu’étendre ce ministère dans la société.

Source: évêque Patrick Streiff, Zurich

10 juin 2015

Traduction eemni

emkni

Autriche: "Et il les enseigna » - Conférence annuelle

Du 28 au 31 mai 2015 s’est tenue la 86e session de la Conférence annuelle à Vienne en Autriche. La conférence a eu pour thème «Et il les a enseignés ».

Pasteure Kathy Young et pasteur Stefan Schröckenfuchs des deux communautés viennoises accueillant la Conférence.


Au début de la Conférence eut lieu une célébration festive. Pasteur Michael Chalupka, directeur de « Diakonia Autriche », a souligné dans son impressionnante prédication que l'action chrétienne devait toujours résulter de l’écoute de la Parole de Dieu. 

Le pasteur Lothar Pöll a mentionné dans son rapport de surintendant que l’"Année de formation 2015 » représentait une étape particulièrement importante sur le chemin de la commémoration de la Réforme en 2017 tout comme la bonne coopération entre Églises protestantes en Autriche dans leur ensemble. Un site web spécial informe sur les activités, les événements et les propositions faites en cette année de formation.

Le Centre diaconal de la Spattstrasse fonctionne comme une oeuvre sociale de l’EEM (EMU/UMC) dans des domaines très différents. La directrice Mag Andrea Boxhofer a informé cette année principalement sur les nouvelles orientations de l’oeuvre, le programme de formation destiné aux employés, l'extension de l’oeuvre à l'accompagnement de filles présentant des troubles de l’alimentation et la réhabilitation de l'école maternelle.

Que l'œcuménisme soit dès l’origine une préoccupation méthodiste était palpable au cours de la dernière année. L’EEM a été impliquée dans une grande variété d'événements œcuméniques. Le surintendant Lothar Pöll est actuellement également président du Conseil oecuménique des Eglises (Orko) en Autriche. L’Orko a pris clairement position sur diverses questions socio-politiques, dont la politique d’immigration en Autriche et l'Union européenne, la situation des chrétiens au Moyen-Orient ou le génocide des Arméniens il y a 100 ans. La voix commune des Églises chrétiennes est entendue des partis politiques ainsi que des médias. La condamnation de la violence motivée par la religion a fait l’objet d’une déclaration commune des Eglises et des sociétés religieuses légalement reconnues.

La célébration œcuménique d'ouverture dite de la Longue Nuit des Eglises a été le point culminant de la Conférence annuelle le vendredi soir: des représentants des Églises sœurs, membres de la Conférence et d'autre frères et sœurs de l’EEM ont célébré ensemble le culte avec d’autres personnes intéressées, et l’évêque Patrick Streiff a apporté la prédication. La célébration a été suivie après une pause suffisante par une table ronde sur la « formation équitable ».

Les Églises protestantes préparent la commémoration de la Réforme en 2017 avec cette question « Qu'est-ce que cela signifie d'être un protestant?» Une enquête a été menée au niveau des communautés locales, et presque toutes les églises de l’EEM (EMU/UMC) en Autriche y ont pris part. Les communautés sont invitées à offrir un cours sur la foi chrétienne en 2017/2018 pour pouvoir discuter de la foi. La Conférence automnale du16 au 18 octobre 2015, abordera la question de ce que le terme «évangélique» signifie dans l’intitulé de l’EEM (EMU/UMC). Le Président Michael Bunker, évêque de l'Église évangélique luthérienne permettra d'enrichir les participants avec son point de vue.

Le groupe en charge des enfants et des jeunes a présenté un nouveau concept. Il y a eu un échange intensif sur ce que sont les points clés dans le travail avec les adolescents et les jeunes. Le cours de formation de base pour prédicateurs prendra fin en septembre. Le cours avancé va commencer immédiatement après. Ces cours sont très appréciés par les participants.

La Conférence annuelle a pris fin avec le culte de clôture auquel ont pris part des chrétiens d'autres églises locales. L’évêque Patrick Streiff a précisé dans son sermon - en référence à un poème de Charles Wesley - l’importance de la combinaison de la connaissance et de la foi vivante dans l’éducation au sens le plus large. L'espoir des frères John et Charles Wesley est aussi l'espoir de l’EEM (EMU/UMC) aujourd’hui: là où des personnes acceptent l’appel à suivre Jésus et sont prêtes à apprendre de lui, là commence le processus de formation le plus important dans la vie d'une personne, à savoir de devenir toujours plus semblables à l'image de Dieu.

L’évêque Streiff a aussi lu la liste des affectations à la fin du culte de clôture. Dans deux communautés, il y aura des changements cette année: le pasteur Martin Siegrist débutera son ministère à l’EEM (EMU/UMC) de Linz à partir de septembre. La pasteure Esther Handschin s’est vu confier la charge de l’Église de Vienne-Floridsdorf. Comme par le passé, elle sera également responsable de la communauté de Salzbourg.

Source: pasteur Martin Siegrist, Vienne, et pasteure Anke Neuenfeldt, Graz

3 juin 2015

Traduction eemni

EMKNI

Suisse: la Conférence annuelle en pleine mue


La Conférence annuelle de l’Église évangélique méthodiste (EMU/UMC) Suisse-France-Afrique du Nord a subi un véritable « lifting ». La Conférence de cette année fixée du 18 au 21 juin 2015 à Aarau (CH), testeront pour la première fois les innovations.

La Conférence de cette année a pour thème « Ensemble au-delà des âges » . Un groupe de travail placé sous la direction de l'évêque Patrick Streiff s’est rassemblé en 2013 et en 2014 et a réfléchi au déroulement de la Conférence, de manière à rendre effectivement visible cette coexistence au cours de cette Conférence comme dans les Conférences à venir de l’EEM (EMU/UMC).

Plus proches des communautés locales de l’EEM

L'année dernière, la Conférence a souvent mis en scène la vie de l'Église telle qu’elle se joue dans les églises locales. Avec le thème de cette année «Ensemble au-delà des âges», la Conférence doit revenir encore davantage sur la vie des paroisses. La matinée de samedi porte expressément sur les membres et amis de l’EEM (EMU/UMC). «Au cours de cette matinée, nous nous poserons la question de la signification pour nos églises locales de cette thématique « Ensemble au-delà des âges», déclare le co-président du comité directeur de l’EEM (EMU/UMC) Suisse-France-Afrique du Nord, Matthias Bünger. 

Les thèmes auront une importance accrue au cours des prochaines Conférences et en ponctueront le déroulement.

Assemblée générale de l’EEM Suisse dès jeudi 

Les délégués de France et d'Afrique du Nord se sentaient  souvent perdus dans le passé, car la Conférence était très germanophone et portait en grande partie sur la gestion de l’Église en Suisse. C’est la raison pour laquelle ces éléments de l'ordre du jour qui sont particulièrement pertinentes pour la Suisse, seront abordés le jeudi. Les délégués de France et d'Afrique du Nord n’arrivent que jeudi soir.

Conférer comme au temps de Wesley

Le système des rapports à présenter et à approuver, qui en particulier a caractérisé dans le passé les Conférences, est désormais simplifié grâce à diverses mesures. Du temps sera gagné qui nous permettra d’aborder plus à fond «le mandat de la Conférence annuelle ». « Aux temps du fondateur de l’EEM (EMU/UMC), John Wesley, l’effort a porté sur le contenu du programme de l'Église», explique Matthias Bünger. « Nous voulons penser aux questions de fond à aborder au cours des futures Conférences  et en tirer toujours plus de leçons pour notre vie d’Église ».

Les changements proposés à la Conférence annuelle 2015 feront l’objet d’une évaluation après la Conférence.

Barbara Streit-Stettler

Traduction eemni

EMKNI

Slovaquie / Serbie: coeurs ouverts, esprits ouverts, portes ouvertes

La Slovaquie et la Serbie ne sont pas contiguës. Mais dans les deux pays, l’Église évangélique méthodiste (EMU/UMC) développe un travail en langue slovaque. Du 1er au 3 mai 2015 eut lieu pour la première fois un camp international de jeunesse en langue slovaque.

Partage et écoute au-delà des frontières

Il existe depuis bien longtemps des contacts amicaux entre individus et communautés en Slovaquie ainsi qu’en Serbie. Mais maintenant les responsables veulent renforcer les liens d’un pays à l’autre et inclure délibérément dans ces échanges une nouvelle génération. Ainsi est née l’idée d'un camp de jeunes conjoint aux deux pays, et une fois que Connexio, le réseau pour la mission et la diachronie de l’Église évangélique méthodiste (EMU/UMC) a promis d’apporter une aide financière, la mise en oeuvre du projet a pu commencer.

Une équipe de préparation composée paritairement de représents slovaques et serbes s’est retrouvé dans les Hautes Tatras (Slovaquie), dans un centre de vacances baptiste qui était très approprié pour le programme prévu et qui pourrait également accueillir un plus grand groupe. De la Slovaquie ont finalement pris part au camp de jeunes 39 jeunes adultes âgés de 15 à 30 an - et il était très heureux que tous les huit districts de l’EEM de Slovaquie (EMU/UMC) aient été représentés. De Serbie, 16 personnes ont fait le voyage, de sorte qu'un total de 55 personnes se sont réunies pour discuter de l'importance du thème «Coeurs ouverts. Esprits ouverts. Portes ouvertes.

Le programme comprenait des exposés et des études bibliques en rapport avec le thème du jour, des temps de chants et de culte ainsi que des discussions en groupes. Dans le fond, revenait toujours à nouveau la question de savoir comment pouvoir atteindre les jeunes des deux pays avec l'Evangile. Loisirs, sports et jeux, ainsi que deux excursions leur ont fait changer les idées et fait bouger. Mais particulièrement exceptionnels ont été les moments d’échanges personnels entre les jeunes des deux pays, quand il ont partagé un bout de leur vie et se sont raconté leurs expériences spirituelles.

Ana Palik-Kuncak, surintendante de Serbie décrit le camp de la jeunesse comme une source d'encouragement. « Mon impression est très, très positive. Les parents des participants ont été surpris par les changements opérés chez leurs enfants en l’espace seulement de trois jours. "Le camp a aidé certains jeunes dans leur parcours spirituel et à l’éveil de leur vocation. Le surintendant Pavel Procházka a également tiré une conclusion très positive: « La rencontre fut fructueuse et une heureuse, et il était intéressant de voir avec quelle rapidité et aisance les jeunes sont entrés en relation les uns avec les autres par la foi en Jésus-Christ ».

Ester Tagajova, un participante de Trnava (Slovaquie) partageait le même point de vue: « Il était beau de voir la diversité des personnes reliées  entre elles par l'amour de Dieu ». Après tant de merveilleuses journées, les adieux ont été difficiles. Et puis elle a ajouté son souhait et ses attentes que beaucoup d'autres participants partagent avec elle : « Je crois que cela n’a été que le début de nouvelles idées, d'autres réunions et d’autres expériences bénies ».

Ces paroles sont tombées chez les responsables sur un terrain fertile, et donc il ne serait pas surprenant si ce camp de jeunes n’allait pas connaître une suite en Serbie.

12 mai 2015

Traduction eemni

Source : Surintendant Pavel Procházka / Urs Schweizer

EMKNI

Suisse: Prix de la Paix décerné à Hugh et Shirliann Johnson


Johnson

Hugh et Shirliann Johnson


La Conférence annuelle de l’Église évangélique méthodiste (EMU/UMC) Suisse/France/Afrique du Nord se tiendra du 18-21 juin 2015 à Aarau (Suisse). À cette occasion, Hugh et Shirliann Johnson recevront le Prix de la Paix du Conseil méthodiste mondial (CMM), vendredi soir. L'événement prévu le 19 juin à l'Église libre Christengemeinde d’Aarau est ouvert au public.

Il sera fait état de la présence de l'Église évangélique méthodiste (EMU/UMC) en Algérie et par ricochet à la question toute actuelle de la coexistence entre chrétiens et musulmans dans un pays d'Afrique du Nord.

La situation actuelle

Même si de nos jours la réalité algérienne n’est pas déterminée par un scénario de persécution ouverte, la présence de la minorité chrétienne représente un grand défi! Daniel Nussbaumer, qui accompagne le travail de l'Église en Afrique du Nord, nous fera découvrir la situation.

Sur le chemin de la paix

Hugh et Shirliann Johnson, qui ont travaillé pendant des années au nom de notre Église en Algérie pour la coexistence et de la réconciliation entre chrétiens et musulmans recevront ce soir-là le Prix de la Paix du Conseil méthodiste mondial (CMM). Le Prix de la Paix est remis chaque année à quelqu’un qui a fait preuve de courage, de créativité et qui a toujours misé sur les voies de la paix, à la suite de Jésus-Christ.

Courage, créativité et persévérance sont récompensés

Un grand compagnon de voyage

Parmi les orateurs qui vont revenir sur les nombreuses années de service des Johnson, nous rencontrerons Mgr Henri Teissier, qui a été lié comme chrétien et frère aux Johnson dans les jours et semaines d’oppression. Il a servi dernièrement comme archevêque de l’Église catholique romaine à la tête du diocèse d’Alger, et est maintenant également à la retraite.

La soirée commence à 20h00 et est publique. • 

Heinrich Bolleter, évêque à la retraite

Autres liens

Traduction eemni

Kirche und Welt 6/2015

en intégralité sous issuu.com

Leader vocal: nouveau clip « Blandine et ses compagnons" en hommage aux martyrs

leader


Près de 2000 ans après le massacre de « Blandine et ses compagnons » le calvaire des chrétiens dure toujours.

Au travers de ce nouveau titre, le groupe Leader Vocal rend hommage aux martyrs pour leur éternelle victoire.

EEMNI

Suisse: Sabbat et Dimanche du réfugié les 20/21 juin 2015

Légende : Clôture de sécurité à Melilla
Crédit photo : CC/Stéphane M. Grueso


Appel des Eglises et des communautés religieuses de Suisse pour le Dimanche du réfugié et le Sabbat du réfugié les 20/21 juin 2015
 
Lorsque le Mur de Berlin est tombé il y a 25 ans, entraînant la chute des régimes politiques du bloc de l’Est, de nombreuses personnes y ont vu la preuve définitive que les systèmes reposant sur l’oppression, l’exploitation et le repli n’étaient pas durables et que le bien triomphait. Des images bouleversantes de personnes inconnues s’embrassant, chantant et dansant ensemble devant et sur le Mur ont alors circulé à travers le monde. En fêtant cet événement historique, c’est aussi la victoire de la liberté de circuler et d’immigrer en tant que droit humain que l’on fêtait.


Aujourd’hui, 25 ans plus tard, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer un monde certes plus libre depuis la chute du Mur, mais toujours aussi injuste et, surtout, de moins en moins sûr. « Lampedusa », la « barrière de Melilla » ou encore la « fosse commune de la Méditerranée » sont autant de mots clés cristallisant les formes complexes d’injustice sociale et d’oppression régnant à travers le monde, ainsi que le besoin irrépressible de la population de fuir ces conditions pour se réfugier chez nous.

En tant qu’héritiers de la conception judéo-chrétienne de l’être humain, il est de notre devoir de nous préoccuper des intérêts des personnes sur le chemin de l’exil. A l’époque biblique déjà, les gens étaient en exil : ils fuyaient le pouvoir politique, les famines et les persécutions personnelles. Tous avaient en commun le départ vers l’inconnu et la peur que cela entraînait.

La Bible relate de nombreux destins de réfugiés et invite le lecteur à ne pas oppresser ces derniers mais à leur octroyer des droits. Les destins bibliques de réfugiés et de migrations acquièrent même une dimension divine : Dieu aime l’émigré et lui donne du pain et un manteau (Dtn 10,18).

Les afflux de réfugiés suscitent la peur – peur de l’étranger mais aussi peur pour sa propre sécurité sociale et politique. C’est compréhensible. Avec la mondialisation économique et le progrès technique, le monde se rapproche certes, mais parallèlement, il est plus divisé que jamais.

Dans ce contexte, le Dimanche du réfugié et le Sabbat du réfugié nous appellent cette année à ne pas réduire notre rapport à l’exil et à la migration à une sélection sur la base d’intérêts économiques. Nous sommes appelés à tisser des liens permettant d’apprendre et d’en bénéficier réciproquement. 
Evêque Markus Büchel
Conférence des évêques suisses

Gottfried Wilhelm Locher, président du Conseil
Fédération des Eglises protestantes de Suisse

Evêque Harald Rein
Eglise catholique-chrétienne de la Suisse

Herbert Winter
Fédération suisse des communautés israélites

-.-.-.-

Berne, 10.06.2015

Conférence des évêques suisses
Fédération des Eglises protestantes de Suisse
Eglise catholique-chrétienne de Suisse
Fédération suisse des communautés israélites

FEPS

CNEFinfo


Commission juridique

Formation

La commission juridique du CNEF à l’École Pastorale de Massy (avril 2015)

École pastorale de Massy

Les 13 et 14 avril 2015, Nicolas Duval, Ernest Strupler et Nancy Lefèvre ont assuré une formation lors d’une session de l’École pastorale de Massy, consacrée au cadre juridique des Églises (immobilier, ministre du culte, association cultuelle, liberté d’évangéliser et questions d’actualités). 


Campagne «Libre de le dire»

Libre de le dire au travail

Une conférence à Paris, le 3 juin

Les 13 et 14 avril 2015, Nicolas Duval, Ernest Strupler et Nancy Lefèvre ont assuré une formation lors d’une session de l’École pastorale de Massy, consacrée au cadre juridique des Églises (immobilier, ministre du culte, association cultuelle, liberté d’évangéliser et questions d’actualités).

Nancy Lefèvre a participé à une conférence organisée par Agapé Jeunes Pro et le Cercle d’Affaires Chrétiens sur le thème de la liberté de témoignage sur son lieu de travail. Il s’agissait d’apporter aux jeunes professionnels, notamment ceux du milieu des affaires, des clés pour vivre leur foi en milieu professionnel.

Lancement du livret «Libre de le dire en public»

Quels sont mes droits et mes devoirs lorsque je veux témoigner publiquement de ma foi en France ?

Le CNEF sort le troisième livret de sa collection «Libre de le dire en public» aux éditions BLF. Ce petit ouvrage simple, pratique et très bien documenté donne les clés juridiques afin de bien comprendre ce qui est autorisé ou ce qui ne l’est pas dans le domaine du témoignage personnel et de l’Évangélisation dans l’espace public ou en public. Thèmes abordés : débats, concerts, expositions, livre, conférence, presse, flyers, internet, films, radios, télés, spectacles, marches et manifestations, etc. 4,90€ aux éditions BLF et dans les librairies chrétiennes.


International

ONU

Comité des droits de l’homme - juillet 2015 (Nancy Lefèvre)

Le CNEF assistera début juillet aux sessions du Comité des droits de l’homme de l’ONU portant sur l’application par la France du Pacte international des droits civiles et politiques par la France. Le CNEF déposera début juin ses suggestions de recommandations concernant la liberté de conscience et la liberté d’expression en France. Le CNEF prendra ainsi sa place parmi les acteurs de la société civile. Merci pour vos prières.

Capitale Onusienne à Genève

National

Représentation auprès des parlementaires

Le CNEF entretient des relations régulières avec les parlementaires dans le but de faire entrer les évangéliques dans le paysage des députés et sénateurs, grâce à une présence régulière auprès d’eux.

Cette action permet de transmettre aux élus de la République les avis spécifiques des protestants évangéliques sur les sujets de société afin notamment veiller à préserver les libertés fondamentales des évangéliques français.

Thierry LE GALL, le directeur de la communication est chargé de créer des ponts entre les parlementaires et des responsables du CNEF, des experts, des acteurs de terrain, en fonction des besoins, au travers de rendez-vous au Sénat, à l’Assemblée Nationale et d’échanges planifiés.

Assemblée Nationale

Position

«Bénédiction des couples de même sexe»

Forte audience du communiqué du CNEF suite au synode de l’EPUdF (Église protestante unie de France)

www.morguefile.com mensatic

Les médias nationaux français (hors TV) ainsi que les réseaux sociaux ont largement repris le communiqué du CNEF suite à la décision de l’EPUdF d’accorder la bénédiction aux couples de même sexe. Loin de toute homophobie, le texte du CNEF rappelle « qu’accueillir ne veut pas forcément dire cautionner » et que les protestants évangéliques ne veulent pas simplement suivre les tendances de la société, mais exprimer, à l’exemple des premiers Réformateurs, une voix libre. Leur préoccupation est avant tout d’appeler tout homme et toute femme à se convertir à Jésus-Christ, puis de les accompagner, avec sensibilité et respect, en les aidant à vivre selon l’Évangile.

04 juin 2015

CNEF

COE: une conférence invite les Églises et leurs partenaires à renouveler les initiatives en faveur de la paix juste en RDC


coe

© Peter Williams/COE

Une conférence internationale sur la paix et la sécurité en République démocratique du Congo (RDC) a lancé aux Églises et à leurs partenaires une invitation à établir «une structure ou un processus adéquats permettant d’échanger et de renforcer les initiatives existantes des Églises et organisations ou réseaux affiliés, et d’envisager de nouvelles initiatives œcuméniques» en RDC.

La conférence, organisée sous l’égide du Conseil œcuménique des Églises (COE) à Genève par l’intermédiaire de sa Commission des Églises pour les affaires internationales (CEAI), s’est refermée le 29 mai.

Les groupes de travail de la conférence se sont attelés à définir les problèmes et à recommander des solutions dans les domaines de la violence sexuelle et sexiste et des réponses au VIH et sida, des ressources naturelles et de leur exploitation, ainsi que des droits de la personne et des questions humanitaires. La conférence a accordé une attention particulière au processus électoral dans la mesure où il peut en émerger des dirigeants politiques déterminés à régler ces questions et les autres problématiques auxquelles la RDC est confrontée. Elle a par ailleurs reconnu que les élections locales et régionales cette année ainsi que les élections présidentielles prévues en 2016 devront faire l’objet d’une préparation et d’un suivi œcuméniques.

La nouvelle structure œcuménique proposée, désignée pour l’heure comme un forum œcuménique ou une table ronde, aura pour but de coordonner les activités existantes et futures des Églises et de leurs partenaires non seulement dans la période précédant les élections qui se dérouleront à l’échelle nationale, mais aussi à plus long terme pour faire face aux problèmes que connaît la RDC.

Peter Prove, directeur de la CEAI, a fait remarquer que cette nouvelle structure de collaboration – instrument permettant de faire face aux enjeux auxquels le peuple congolais est confronté – sera mise en place «sous réserve d’un accord sur la définition du mandat.» Grâce à cet instrument œcuménique, a-t-il dit, «on sollicitera la mobilisation de toutes les familles ecclésiales de DRC afin de favoriser une voix commune et une action conjointe des Églises face à ces enjeux.»

Pour Semegnish Asfaw Grosjean, responsable de programme au COE dans le domaine des affaires internationales, l’invitation lancée par la conférence est un point de départ pour tout un éventail d’activités nouvelles en RDC. Cette mesure devrait marquer, selon elle, «le début d’une collaboration plus intensive et efficace entre les Églises de RDC ainsi que le renouveau de l’accompagnement œcuménique international des Églises du pays et de la collaboration avec celles-ci dans leurs efforts de consolidation de la paix.»

La conférence, qui s’est tenue au Centre œcuménique à Genève du 27 au 29 mai, a rassemblé 75 participants inscrits, dont 19 étaient Congolais. Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, les participants ont indiqué: «Une vingtaine d’autres étaient attendus mais leur visa leur a été refusé ou ils ne l’ont pas obtenu à temps pour participer à la conférence. En particulier, nous regrettons profondément que la participation de jeunes Congolais ait été empêchée par ces refus de visas.»

Beaucoup de ceux et celles qui n’ont pas pu être présents à Genève se sont réunis dans les bureaux de l’Église méthodiste unie à Kinshasa pour suivre la conférence en streaming vidéo direct.

Le communiqué final s’est fait l’écho d’une attention particulière envers les jeunes, les enfants, les femmes et d’autres personnes vulnérables, les participants s’engageant notamment à s’intéresser «aux préoccupations des jeunes de RDC: éducation et emploi, formation à la non-violence et à la consolidation de la paix et prévention de la violence sexiste et du harcèlement».

Parmi les intervenants à la conférence figuraient l’évêque méthodiste David Yemba, vice-président de la Commission de l’intégrité et de la médiation électorale de RDC, Monique Sokhan, du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, André Karamaga, secrétaire général de la Conférence des Églises de toute l’Afrique, Gillian Davidson, cheffe de la section mines et métallurgie du Forum économique mondial, et Eulalie Kitenga, du groupe de femmes de la Communauté presbytérienne de Kinshasa.

Lire le Communiqué de la Conférence internationale sur la paix et la sécurité en République démocratique du Congo

La paix et la sécurité en RDC, thèmes centraux d’une conférence du COE

Des Églises à l’œuvre pour renforcer le processus électoral en RDC

Blog: billet d’un patriarche congolais sur le Pèlerinage de justice et de paix

Églises membres du COE en République démocratique du Congo

01 juin 2015

COE

Retour sur la marche pour Jésus en France


 

« Ah, si toutes les manifestations pouvaient se dérouler comme la vôtre ! ». Cette phrase (ou équivalente), entendue de la part des fonctionnaires de police ou autres services municipaux dans les villes organisatrice de la Marche Pour Jésus 2015, résume à elle-seule l'esprit dans lequel ce témoignage s'est déroulé samedi dernier dans 7 villes de France. 

À Bordeaux, Lille, Marseille, Montpellier, Nantes, Paris et Strasbourg, 7 à 8 000 chrétiens (chiffres de la police) de toutes sensibilités confessionnelles et de tous les âges ont marché dans les rues de ces villes dans une ambiance festive et colorée. Ils n’avaient pas de revendication. Ils voulaient simplement témoigner de leur foi en Jésus-Christ. Le soleil également était au rendez-vous avec une brise qui faisait se déployer les milliers de drapeaux de couleur qui proclamait « Jésus notre espérance » ou encore « Jésus notre paix ».

Le devoir de le dire

C'est ce message d’espérance qui figurait également sur les dizaines de milliers de prospectus réalisés pour la circonstance, ainsi que les cartes « marche.jesus.net » et « mystory.me » renvoyant sur les site dédiés, et diffusés par dizaine de milliers d’exemplaires. Bibles et Évangiles ont été aussi largement diffusés.

Oubliés les petits soucis techniques ou de parcours de dernière minute à Bordeaux ou à Lille. Transcendé le stress de recommencer une Marche à Paris après 5 ans d’arrêt, ou de faire la première Marche à Marseille. Tous les participants ont eu le sentiment de vivre un temps exceptionnel où, en dehors des Églises où de plus en plus on veut cantonner l’expression chrétienne, ils ont pu témoigner librement et publiquement de leur foi.

Des Invalides ou au Panthéon à Paris, à la place Gambetta à Bordeaux, celle de la Comédie à Montpellier, ou encore place Kléber à Strasbourg, à la Cannebière à Marseille, partout, la Bonne nouvelle de l’Évangile a été annoncée, que ce soit sous la forme de témoignages, de danses, Flash Mob, concerts, mais aussi prières,  bénédictions, et … sourires.

Bordeaux MPJ-2015-1

 

Les médias au rendez-vous

Les médias séculiers étaient au rendez-vous avec notamment l’AFP, le Figaro et La Croix pour le national, et dans les différents principaux médias régionaux (presse, radios et FR3), avec des articles globalement positifs malgré les petites erreurs classiques de vocabulaire, démultipliant l’impact de ce témoignage.

Les médias chrétiens et les partenaires de la Marche ont aussi apportés leurs pierres, qu’ils soient remerciés.

Les réseaux sociaux ont également été largement investis, tant les semaines précédent la Marche que le jour même où des 4 coins de la France, messages Facebook et Tweets ont agités la blogosphère chrétienne, avec notamment le clip 2015 de la Marche qui a été visionné plus de 15 000 fois sur Facebook et You Tube.

Strasbourg MPJ-2015-3

 

Un bilan très positif

C’est un bilan très positif que les responsables des différentes ville organisatrices et la Fédération Marche Pour Jésus France ont pu dresser, tant au niveau de la participation globale (multipliée par 2 depuis l’année dernière) et la dynamique insufflés aux chrétiens participants, que dans la vision de cette forme de témoignage unique aujourd’hui dans notre pays.

7 villes c’était bien. Plaise aux chrétiens de France (et d'ailleurs) ​que nous soyons bien plus nombreux encore l’année prochaine. 

Le 1er juin 2015