2015

Avec le SEL et MEDAIR, urgence Népal

Les membres d'ASAH, réseau d'associations chrétiennes de solidarité, se mobilisent.

L’équipe d’intervention d’urgence de Medair, composée de spécialistes de la reconstruction, de la santé et de la logistique, est arrivée mardi pour évaluer les besoins et apporter une aide de première urgence aux rescapés. Comme toujours lors d’une catastrophe naturelle, il faut agir vite pour sauver un maximum de vies. 
 
Medair travaille en étroite collaboration avec des partenaires locaux pour identifier les villages isolés et difficiles d'accès dans le district de Sindhupalchowk, une zone montagneuse au nord de Katmandou. On craint que de nombreux villages situés près de l'épicentre du séisme aient été dévastés. Et aucune aide ne leur est encore parvenue. Les membres de l'équipe campent dans des endroits reculés à mesure qu'ils progressent pour atteindre les communautés les plus vulnérables.

« Nous mettons tout en œuvre pour atteindre les villages isolés et nous envisageons de poursuivre notre trajet demain », explique Joel Kaiser, responsable de l'équipe.

« L'accès par la route est problématique à cause des fortes pluies et des éboulements. Lorsque nous aurons atteint les zones montagneuses les plus isolées, nous laisserons nos véhicules sur place et continuerons le chemin à pied, avec des porteurs, pour acheminer les articles de première nécessité jusqu'aux villages. C'est éprouvant physiquement et les conditions sont extrêmes, mais nous sommes déterminés à atteindre ces communautés. Nous savons, grâce aux témoignages que nous entendons, que de nombreuses communautés n'ont reçu aucune aide jusqu'à présent. Nous serons probablement les premières personnes qu'elles verront après cette catastrophe ».
 
La priorité de Medair sera de répondre aux besoins des populations en termes d'abris, de soins de santé et d'hygiène. L'équipe distribuera également des articles de première nécessité, ainsi que des kits médicaux d'urgence.
 
Dès les premières heures, les amis de Medair se sont mobilisés pour lancer cette intervention mais les besoins sont immenses pour faire face à la gravité de cette catastrophe humanitaire. Vous pouvez faire équipe avec Medair par vos dons (Medair – 5 avenue Abel – 26120 CHABEUIL) et vos prières.
A titre d’exemple : un kit déblaiement coûte 21 €, un kit abri 42 €
 
Medair est membre de l’Alliance Intégral, une alliance internationale composée d’organismes spécialisés dans l’aide et le développement. 

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Le SEL appelle à la mobilisation par la prière et par le don suite à la catastrophe du Népal, pour soutenir des actions d’urgence et de réhabilitation.
Le SEL collabore avec les organismes chrétiens membres de l’alliance Integral qui regroupe une vingtaine d’organisations dont certaines sont au Népal depuis plusieurs années.
Ces actions se feront en lien avec des associations chrétiennes népalaises, pour répondre en priorité aux besoins vitaux des populations touchées (santé, eau et nourriture, abris, etc.).
Le travail des membres d’Integral sur le terrain a déjà commencé, par exemple : Rescue Network Nepal, partenaire local de Tearfund UK (membre d’Integral) se mobilise dans les villes de Makwanpur et Lalitpur. Ils y fournissent des bâches en plastique pour les abris, de la nourriture pour s’alimenter et ils ont même déjà soigné plus de 300 personnes blessées. EFICOR, le service d'entraide de l'Alliance Evangélique Indienne et l’un des plus anciens partenaires du SEL, s’est rendu immédiatement sur place et y fait bénéficier d’autres associations népalaises de son expertise en secours d’urgen
ce.

Le 25 avril 2015, un séisme de magnitude 7,8 a frappé le Népal. Il est maintenant question de plus de 5000 morts, des milliers de disparus et des millions de Népalais affectés par les conséquences de cette catastrophe. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page dédiée au Népal de notre site.

PRIONS  

Nous vous invitons à prier pour les sujets suivants : 

  • Le soin des personnes blessées 
  • La saison des pluies qui approche et ses conséquences 
  • La sécurité alimentaire au Népal 

AGISSONS  

Face à la gravité de cette catastrophe, le SEL - avec ses partenaires de l’alliance Integral - appelle les chrétiens français à se mobiliser dans la prière pour les populations frappées par cette catastrophe et à soutenir par vos dons des actions d’urgence et de réhabilitation. 

Découvrez ce qu’une association locale chrétienne est en train de faire sur le terrain 

en cliquant ici.


Donnez aujourd'hui pour soutenir l’action des partenaires locaux des membres d’Integral au Népal. 

DONNER 

Nous vous remercions pour vos prières et vos dons.

Suivre le dossier thématique proposé par ASAH sur le PORTAIL-HUMANITAIRE.ORG
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EAUX VIVES - ESPOIR POUR L’ARMENIE - IRCOM - Fondation LA CAUSE - LA GERBE - LE DESERT REFLEURIRA  - MEDAF - MEDAIR - MEIM - MISSION LEPRE - MISSION SLAVE - MORIJA France - OIKOCREDIT - PARTAGE PLUS - PARTIR OFFRIR - PORTES OUVERTES - REA CAMEROUN - SEL. - SEL ET LUMIERE - SUUR NUGU

* ASAH est membre de la FPF (Fédération Protestante de France) et de Coordination Sud

Point au 29 avril 2015

ASAH

Nigeria: implication des Églises dans le processus électoral national


Les Églises membres du Conseil œcuménique des Églises (COE) au Nigeria, représentées par le Conseil chrétien du Nigeria (CCN), sont activement engagées dans le processus électoral, notamment en qualité d’observatrices des récentes élections qui se sont tenues au niveau national. Ce faisant, elles donnent corps à leur conviction affirmée selon laquelle la participation concrète des Nigérians dans le processus de gouvernance est essentielle pour édifier l’avenir du pays.

En dépit des profonds clivages politiques et des tensions dans le nord-est du pays, les élections qui se sont déroulées en mars au Nigeria ont été jugées libres et régulières par les observateurs internationaux et peu de violences et de perturbations ont émaillé le scrutin.

«Les Nigérians peuvent mettre un frein aux décès incessants, à la pauvreté et aux multiples souffrances qu’ils subissent s’ils assument leurs responsabilités lors des élections de leurs dirigeants. Notre participation à l’observation des élections permet aussi de déterminer si les élections générales de 2015 ont été crédibles», lit-on dans un récent communiqué du CCN signé par son président, Emmanuel J. Udofia, et son secrétaire général, le pasteur Wushishi I. Yusuf.

Dans une lettre au président élu du Nigeria Muhammadu Buhari, le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, a adressé les félicitations du COE. «J’ai été grandement soulagé que les élections aient pu se dérouler sans incidents majeurs ni violence et j’espère que la période de transition et votre prise de fonctions seront tout aussi paisibles», a écrit le pasteur Tveit.

«Nos Églises membres œuvreront à vos côtés dans l’intérêt du peuple nigérian et de la société nigériane, en particulier sur des questions telles que la lutte contre la corruption et l’insécurité. Je crois comme le peuple Nigérian qu’en tant que président, vous œuvrerez au bien-être de tous les Nigérians, sans distinction de religion ou de tribu», a ajouté le pasteur Tveit.

Le CCN, partenaire œcuménique national du COE, a formé et déployé près de 2 000 observateurs électoraux locaux dans l’ensemble des 36 États de la République fédérale du Nigeria, ainsi qu’à Abuja, la capitale fédérale. Ces agents ont observé l’intégralité du processus d’ouverture, d’accréditation, de vote et de dépouillement, ainsi que la compilation des résultats au niveau des quartiers et à l’échelon administratif local.

À partir des constatations des observateurs électoraux locaux, le communiqué du CCN met par ailleurs en lumière des défaillances techniques et logistiques dans le processus électoral. Afin d’améliorer le processus, le CCN a suggéré un ensemble de recommandations à l’attention de la Commission électorale nationale indépendante du Nigeria.

La lettre du secrétaire général du COE à Muhammadu Buhari (en anglais)

Communiqué du CCN sur les élections générales au Nigeria (en anglais)

Le CCN œuvre à des élections responsables au Nigeria (communiqué de presse en anglais du 26 février 2015)

Plus d’informations sur le Conseil chrétien du Nigeria

Églises membres du COE au Nigeria

21 avril 2015

COE

La FPF en route vers la COP 21 !

Newsletter n°1, avril 2015

 Edito

La voici, toute fraîche et pêchue ! Dans le droit fil de son Assemblée générale et de son engagement vers la conférence climat de l'ONU (la COP21) qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015, la FPF a le plaisir de lancer aujourd'hui une newsletter mensuelle sur le climat, qui se veut une brise légère et énergisante.
Huit mois jusqu'à la COP21, soit huit occasions de mettre en avant un événement clé en France ou à l'international, l'engagement des protestants pour la justice climatique, des idées de sorties, des ressources pédagogiques, des fiches pratiques à utiliser chez soi, des témoignages et des liens utiles.
Une newsletter variée et invitant à l'action, car l'engagement en responsabilité pour l'atténuation des changements climatiques et l'adaptation passe, non seulement par les grands sommets mondiaux, mais aussi par chacun-e, nos paroisses, nos Eglises, nos oeuvres, nos mouvements… aujourd'hui et bien au-delà de la COP21. Paris est une étape, non une fin en soi. Nous vous proposons une mise en route !
Le chemin peut commencer dès ce vendredi 1er mai, jour mensuel de Jeûne pour le Climat. Une trentaine de groupes se retrouvent dans toute la France, comme au siège de la FPF. Cordiale invitation. En lieu et place de votre repas de midi, vous pourrez faire votre pain… de cette newsletter !

Martin Kopp
Chargé de plaidoyer pour le climat à la Fédération luthérienne mondiale
Membre du groupe climat de la FPF 

 

 Zom sur l'événement du mois

Les 30 et 31 mai prochains, la Coalition Climat 21 à laquelle la FPF a adhéré (voir ci-dessous) lance la mobilisation citoyenne en visant 1000 initiatives pour le climat partout en France ! Un premier temps fort vers la COP21, et une belle occasion d'aller à la rencontre des scientifiques, des politiques, des porteurs d'alternatives. Et pourquoi pas de proposer des initiatives comme protestants, en paroisse et ailleurs ? La Coalition met à disposition un kit de mobilisation et une carte des initiatives. Saisissons-nous en!

 

 Les protestants et la COP 21

C'est parti !

La Fédération protestante de France a adhéré à la « Coalition Climat 21 », rassemblement large de la société civile française en vue de la conférence climat de l'ONU à Paris, mais aussi au-delà de cette échéance. + d'infos
http://coalitionclimat21.org/fr

 

Des protestants sont déjà investis dans la lutte contre le changement climatique.
En 2013, la Commission des affaires sociales, politiques et économiques de l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine (UEPAL) a édité une brochure intitulée «Vivre durablement - Cap sur la sobriété énergétique »Lire

 Calendrier du mois

28 avril : Sommet sur les dimensions morales du changement climatique et du développement durable au Vatican. 
1er mai dans plus de 25 villes en France : jour de Jeûne pour le Climat, où les jeûneurs sont invités à explorer la thématique « Climat et emploi »
16 mai à Paris : la « Fairpride », le plus grand festival en France dédié au commerce équitable, à l'écologie et à l'engagement citoyen 
21 mai de 10h00 à 17h00 au Sénat : Colloque organisé par la CRCF (Conférence des responsables du culte en France) « La COP 21 et le climat, quels enjeux pour les religions ? » 
30 et 31 mai partout en France : la Coalition Climat 21 organise « 1000 initiatives pour le Climat »

 Pour mieux comprendre

Changements climatiques, quels enjeux pour la COP21 ? - Fondation Nicolas Hulot (moins de 3 mns)


Comprendre le réchauffement climatique en 4 minutes - Le Monde

 Fiche pratique

Katie Badie, responsable du Service biblique de la FPF, propose un kit pour animer une étude biblique sur le thème du climat.

Trois textes bibliques pour réfléchir aux changements climatiques
Psaume 104, Jérémie 5.20-31, Romains 8.18-25

Télécharger le texte (pdf) 

  Témoignage

Le témoignage de Yeb Saño, Commissaire au climat des Philippines, après le passage du typhon Haiyan - Oxfam-Solidarité

 

FPF

Assemblée générale de l’Union de l’Église évangélique méthodiste de France (UEEMF) 28-29 mars 2015 à Landersen

UNE AFFAIRE INTERGÉNÉRATIONNELLE

Martine Estermann et Jean-Philippe Waechter

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L’assemblée générale de l’Union de l’Église Évangélique Méthodiste de France (UEEMF), district francophone de la Conférence annuelle Suisse/France/Afrique du Nord, a eu lieu à Landersen les 28 et 29 mars 2015 sur le thème « Ensemble au-delà des âges ».

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Marc Berger, président de l'UEEMF


Dans son rapport, le président Marc Berger explique que l’année écoulée a été faite de joie et d’espérance, avec la naissance du groupe « ReAJ », un collectif de responsables de groupes de jeunes en Alsace, signe d’un renouveau certain dans le travail parmi les jeunes. Pour accompagner ce renouveau, l’UEEMF vient d’embaucher Bertrand Mathys au poste d’animateur de jeunesse (appelé par ailleurs à des études théologiques à Strasbourg).

L'absence de pasteur à Strasbourg à la rentrée a suscité des interrogations. L’église de Strasbourg fonctionne avec le renfort du pasteur Antoine Da Silva. Les deux églises, Bischwiller et Strasbourg, se partagent le même pasteur. Inquiétude également à Mont de Marsan qui est sans pasteur depuis la mise en congé de Patrice Vergin. 

Marc Berger note le départ annoncé en 2015 des deux couples pastoraux Waechter (Christophe et Myriam, Jean-Philippe et Joseline).

Le surintendant Étienne Rudolph précise que tous les postes pastoraux de l’UEEMF ne seront pas pourvus au cours de l’exercice à venir, signalant que d’autres Unions d’églises ont également du mal à recruter. Il semblerait que les jeunes hésitent à s’engager de nos jours, vu la complexification croissante du ministère pastoral. Il pose aussi la question sensible du financement des postes : « Si nous voulons avancer, serons-nous capables de financer tous les postes pastoraux ? » 

Immobilier

La joie, l’inquiétude et le doute se mêlent autour de la question des bâtiments. Après l’inauguration de ses locaux (Sion), Strasbourg dispose dorénavant d’un bel outil. L’église d’Agen envisage l’agrandissement de ses locaux, tandis que l’église de Fleurance espère transférer ses locaux dans un délai assez proche dans un bâtiment plus fonctionnel. Quant au bâtiment de St Jean de Valériscle, il a enfin été vendu en juillet 2014, au grand soulagement de l’Union.

Rencontre intergénérationnelle

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La réunion reprend Samedi après-midi avec l’intervention de Richard Gelin, pasteur de l’Église évangélique baptiste de Paris, sur le thème « Ensemble au-delà des âges ».

Il est courant que plusieurs générations se connaissent (4 générations) dans une famille comme dans l’église. Mais il n’est pas facile de faire concilier les attentes entre elles : faire se côtoyer des bébés au sein et des nonagénaires ne va pas de soi, tout comme n’est guère facile la condition de jeunes issus de l’immigration se posant la question de l’intégration et de l’identité (par rapport aux parents, à la société).

Pour ces jeunes, l’église est appelée à être un lieu sécurisant, de communion et de fraternité, un lieu capital d’identité, un lieu de reconnaissance, un lieu du Christ. 

En principe, le Christ a abattu tous les murs de séparation et de mépris. Et si ces murs se reconstruisent au sein de nos communautés, c’est le signe que « nous n’avons pas su habiter l’espace que ces murs abattus ont dégagés ».

L’Evangile (Luc 15) invite à dépasser tout cloisonnement et encourage les aînés à faire confiance aux générations montantes et à leur reconnaître la liberté de prendre des initiatives au risque de se tromper : « Fais ce que tu veux et si tu te trompes, tu sais que tu peux revenir, je suis là ». Le lien entre père et fils était suffisamment fort pour permettre au fils de revenir.

Cet encouragement à l’amour et à la confiance s’inscrit au-delà de l’immédiat. « Les jeunes ont besoin qu’on leur fasse confiance, besoin de cette confiance qui va au-delà des erreurs de trajectoire », besoin de savoir que la porte de la fête leur est toujours ouverte malgré les écarts de jeunesse.

Aux aînés de faire le premier pas. « Jeunes et vieux se réjouiront ensemble s’ils acceptent de lire la parole de Dieu, de dialoguer entre eux, et que les anciens fassent le premier pas encouragera les jeunes à faire le pas suivant ».

Table ronde, échanges entre « jeunes et vieux »

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L’exposé magistral du pasteur Richard Gelin est suivi par une table ronde menée d’une main de maître par Bertrand Mathys. Huit jeunes assis devant l’assemblée évoquent sans langue de bois et non sans humour les relations parfois difficiles et tendues entre les générations dans l’église. On peut dire que leur maturité en a étonné plus d’un. Ce dialogue plutôt enrichissant augure positivement de l’avenir de notre Église, toutes générations confondues.

Sur son site, l’UEEMF propose une couverture plus large de cet événement avec un reportage photos sur les journées de samedi à Landersen et de dimanche à Muntzenheim. La prédication que l’évêque Patrick Streiff a apportée lors du culte festif à Muntzehneim (dimanche des Rameaux) y est aussi accessible dans son entier.

  • Au fil de l’Assemblée générale de l'UEEMF
  • Patrick Streiff, évêque: aimer fêter Jésus le Crucifié ressuscité
  • AG UEEMF 2015: reportage photos

EEMNI

Strasbourg : manifestation devant le Parlement européen pour la défense des chrétiens persécutés au Pakistan

Communiqué de Daniel Rivaud

Mardi 28 avril à 13h30 

Manifestation devant le Parlement Européen à Strasbourg

pour la défense des chrétiens persécutés au Pakistan

Tram B, direction Hoenheim, Arrêt : Parlement Européen.


M. Shazab Habib Bhatti

Cette manifestation est organisée à l’appel de Shazab Habib Bhatti, lui-même menacé de mort au Pakistan, d'où il a du s'enfuir, laissant derrière lui toute sa famille. Il habite à Colmar depuis plus de 3 ans.
Président de « National Minorities Alliance Pakistan », il est l’auteur d’une pétition qui s’est opposée à la loi sur le blasphème pouvant aboutir à la peine de mort, comme ce fut le cas pour la chrétienne Asia Bibi dont l’annonce de la condamnation a provoqué des réactions internationales. 

M. Shazab Habib est le cousin du Ministre des Minorités du Pakistan, Shazab Bhatti, assassiné le 2 mars 2O11, parce qu'il défendait les minorités contre l'application de la loi sur du blasphème.

Depuis de nombreuses années, la situation des chrétiens au Pakistan se détériore où ils sont victimes de multiples persécutions dont la dernière en date remonte au 10 avril dernier lorsqu'un adolescent de 14 ans a été brûlé vif (il est décédé depuis) parce que chrétien.

Le 15 avril, deux attentats à la bombe dans deux églises différentes ont fait de nombreux morts et blessés. Suite à ces attentats, la police a arrêté... les chrétiens qui manifestaient contre cette violence gratuite.

Via Daniel RIVAUD

Le CPDH et le débat lancé au Parlement européen sur les droits des nouveaux-nés survivant à leur avortement


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Le CPDH diffuse le communiqué de Grégor Puppinck, Directeur de l’ECLJ à propos des débats qui s’apprêtent à commencer concernant la "Pétition pour les droits des nouveau-nés survivant à leur avortement ».

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« Pétition pour les droits des nouveau-nés survivant à leur avortement » : 
les débats débutent à l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe.

Vendredi 24 avril, le Bureau de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a formellement reçu la « Pétition pour les droits des nouveau-nés survivants à leur avortement » et a décidé de la transmettre à la Commission des affaires juridiques et des droits de l’homme. C’est une première étape importante qui marque le début de l’examen juridique et politique de la pétition par les députés.

Cette pétition, initiée par le Centre Européen pour le Droit et la Justice (ECLJ) et soutenue par le Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE) et la Fédération des Association familiales catholiques (FAFCE), a été signée à ce jour par plus de 185.000 citoyens européens, ce qui en fait la plus importante pétition de l’histoire de l’assemblée européenne. Introduite selon la procédure officielle, elle demande à l’Assemblée de se saisir de la situation des enfants qui survivent à leur avortement, de condamner la pratique des infanticides néonataux et de rappeler que toute personne née vivante a droit au respect de sa vie et aux soins, quelles que soient les circonstances de sa naissance. Chaque année en effet, de nombreux enfants naissent vivants lors d’avortements tardifs, en particulier quand ils sont pratiqués au-delà de la 20ème semaine de grossesse. Actuellement, l’ECLJ recueille des témoignages, en particulier de sages-femmes, sur le sort de ces enfants souvent abandonnés à la mort sans soins.

Dans un premier temps, la Commission des affaires juridiques et des droits de l’homme décidera si la pétition entre bien dans le champ de compétence de l’Assemblée. Juridiquement, cela ne fait aucun doute, mais cette première décision étant déjà de nature politique des députés s’efforceront d’imposer une décision contraire. Avec cet examen sur la recevabilité débuteront les débats qui pourront se poursuivre ensuite par une procédure de rapport, voire une résolution, compte tenu des rapports de forces politiques au sein de l’Assemblée.

L'ECLJ s'engage à faire tout son possible pour que cette pétition aboutisse à la condamnation effective de ces infanticides. Nous comptons sur votre soutien.

Grégor Puppinck.
Directeur de l’ECLJ.

via le CPDH

L’Église protestante unie de Belgique (EPUB) en deuil pour les victimes au Népal et les réfugiés qui se sont noyés aux frontières de l'Europe

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Communiqué de l'EPUB

Le tremblement de terre de samedi passé a coûté la vie à des dizaines de Népalais. Sur place, c’est le chaos et la population est abasourdie. Les missions de recherche et de sauvetage sont en cours. La solidarité internationale à l’origine de celles-ci est, entre l’immense chagrin et le drame inconcevable, un signe de profonde solidarité humaine qui ne connaît aucune frontière.

Dans le même temps, de plus en plus de réfugiés se risquent à traverser la Méditerranée. Et de plus en plus d’entre eux s’y noient alors qu’ils tentent de rejoindre l’Europe. Chaque traversée coûte la vie à de nombreux réfugiés ; ils sont même des centaines à avoir péri ces dernières semaines. Ils n’ont pas droit aux fleurs ni aux couronnes mortuaires. Tous ces réfugiés ne sont pas des numéros, mais des êtres humains. Pour leurs familles et amis, leur perte est aussi dramatique et douloureuse que l’est celle d’un de nos proches.

Nous prions pour toutes les personnes décédées et adressons nos plus sincères condoléances aux parents proches.

Cette tragédie se déroule au seuil de l’Europe, dont notre pays fait justement partie intégrante. Le message de la Commission des Églises auprès des Migrants en Europe (CCME), auquel l’Église Protestante Unie de Belgique se joint de tout cœur, disait : « Seulement les itinéraires légaux et sécurisés vers l’Europe peuvent empêcher que de telles tragédies se produisent. Il faut accueillir davantage de réfugiés. Des personnes issues de zones de conflits, telles que la Syrie ou l’Erythrée, doivent pouvoir obtenir un visa plus facilement. Nous avons besoin d’itinéraires sécurisés. »

Cette tragédie inhumaine doit être considérée comme un puissant appel à l’intensification drastique des efforts dont le but est de s’attaquer aux causes réelles qui sont à la base de ces évènements dramatiques, à savoir la pauvreté, l’insécurité sociale et les conflits dans les pays d’où proviennent les migrants.

Penser que le renforcement des frontières de Fort Europa contiendra l’exode des migrants qui fuient la pauvreté et la violence n’est pas seulement naïf, mais criminel.

Lequel d’entre nous souhaiterait vivre en Syrie en ce moment ? Que ferions-nous, vous et moi, si nous y vivions avec nos enfants ? Que faire si l’EI veut vous éliminer ? Attendre que ce soit la fin, ou prendre ses jambes à son cou pour sauver sa vie, même dans une embarcation de misère ? Ne pas essayer, c’est déjà perdre.

Autant de personnes issues de tellement de pays et en quête d’une opportunité de vivre. Personne ne prend place par plaisir dans une telle embarcation où l’on passe plusieurs jours sans manger, entassé l’un sur l’autre et en ayant peur de mourir. C’est une chose que l’on fait seulement si l’on ne voit vraiment aucune autre issue.

Dieu aime chaque homme et celui qui l’aime, aime les hommes.
Faisons donc résonner un chant dans nos églises et en n’importe quel autre lieu pour ces réfugiés, les proches, les familles et amis des victimes. Une protestation contre cette vision et cette stratégie égoïste et à court terme, un témoignage pour une politique à l’étranger où les êtres humains, et non les intérêts économiques, constituent l’élément central.
Ensemble, nous crions : Kyrie eleison !

Pasteur Steven H. Fuite,

Président du Synode de l'Église Protestante Unie de Belgique

Bruxelles, le 27 avril 2015 

PROBEL

Les sites de l’Église méthodiste sont à ce jour adaptés aux mobiles et tablettes

A la date du 21 avril 2015, le moteur de recherche incontournable du net ou presque, Google, procéda à une opération de grande envergure dénommée par la presse américaine de « Mobilegeddon » (contraction de mobile et Armageddon). L’opération consistait pour Google en un changement d'algorithme majeur pour favoriser plus particulièrement les sites adaptés aux smartphones et tablettes au détriment des sites qui ne correspondent pas à ses nouveaux standards.

L’opération Mobilegueddon vise en effet à modifier l'ordre d'affichage des résultats de recherche. Les sites qui ne sont pas « mobile friendly » selon l’expression même de Google seront rétrogradés et affichés dorénavant plus bas dans ses résultats de recherche ; quant aux autres qui sont compatibles avec les mobiles et les tablettes, ils apparaîtront au premier rang des recherches.

De nombreux sites et non des moindres ne répondant pas aux nouveaux standards de Google risquent de voir leurs activités couler. 

Bonne nouvelle, en ce qui concerne les sites gérés par l’Église évangélique méthodiste en France, ils sont depuis peu compatibles avec les tablettes et mobiles grâce à certains réajustements. Vous pouvez découvrir leur adéquation aux nouvelles normes de vous-même.

Un rappel des sites concernés :

eemni

Le COE sous le choc après l’assassinat de chrétiens éthiopiens par l’État islamique


Dans une lettre de solidarité adressée à l’abouna Mathias, patriarche de l’Église orthodoxe Tewahedo d’Éthiopie, qui est membre du Conseil œcuménique des Églises (COE), le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, s’est dit profondément choqué par la mort de plus d’une vingtaine de chrétiens éthiopiens, assassinés en Libye par le groupe «État islamique».

«Je parle au nom de la famille œcuménique quand je dis que nous sommes choqués et consternés par la violence haineuse et inhumaine infligée à ces fidèles éthiopiens innocents et que nous dénonçons et condamnons toute idéologie qui tolère et célèbre le meurtre et la torture», affirme le pasteur Tveit dans la lettre, publiée le 21 avril.

«C’est dans ces périodes troubles et éprouvantes, poursuit-il, que l’obligation évangélique d’esprit de corps et de solidarité œcuménique avec l’Église orthodoxe Tewahedo d’Éthiopie est plus que jamais d’actualité.»

«Nous sommes solidaires de votre Église durant cette douloureuse période où vous pleurez vos fidèles enfants», assure le pasteur Tveit.

Le secrétaire général du COE a offert des prières pour les victimes. «Nous prions aussi pour que les familles et les proches restent forts et qu’ils trouvent la guérison», écrit-il. «Nous prions en outre pour tous les migrants qui prennent de grands risques dans l’espoir d’une vie meilleure et plus digne. Que le Tout-Puissant les protège au cours de leur périlleux voyage.»

Texte intégral de la lettre du secrétaire général du COE (en anglais) 

Églises membres du COE en Éthiopie

21 avril 2015

COE

COE: les Églises en deuil après la noyade de centaines de migrants



La Commission des Églises auprès des migrants en Europe (CEME), la Conférence des Églises européennes (KEK) et le Conseil œcuménique des Églises (COE) sont en deuil suite au décès par noyade de centaines de migrants en mer Méditerranée. Il est à craindre que jusqu’à 700 personnes aient trouvé la mort après que leur embarcation, à peine sortie des eaux territoriales libyennes, a chaviré. Des opérations de secours ont été dépêchées et, pour l’heure, 28 survivants ont été retrouvés, selon des sources médiatiques.

«Nous nous souvenons dans la prière de celles et ceux qui ont péri et nous exprimons nos sincères condoléances à leurs familles», a indiqué le pasteur Guy Liagre, secrétaire général de la KEK. «Nous déplorons ces pertes de vies humaines et nous sommes profondément attristés par cette tragédie qui s’est déroulée au seuil de l’Europe.»

«Nous prions aussi pour celles et ceux qui participent à cette difficile mission d’évacuation et de sauvetage», a-t-il dit.

«Cette catastrophe nous rappelle ces cas quasi quotidiens en Méditerranée où des garde-côtes italiens, maltais et grecs mènent leurs opérations de sauvetage le plus souvent seuls.» Réagissant à cette dernière tragédie en date, qui fait suite à tant d’autres, le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, a appelé à «renouveler la solidarité et l’action et à rétablir et renforcer une réponse européenne collective.»

«Nous demandons que l’Europe mette en place des efforts de recherche et de secours dignes de ce nom et appelons les États membres de l’Union européenne à contribuer substantiellement et promptement à ces efforts afin d’empêcher que des individus amenés à entreprendre cette traversée désespérée n’y trouvent la mort», a déclaré le pasteur Tveit.

Le secrétaire général du COE a ajouté: «Ces tragédies appellent de façon impérieuse à intensifier les efforts pour lutter contre les causes fondamentales de la pauvreté, de l’insécurité sociale et des conflits dans les pays d’origine des migrants.»

«Seules des voies légales et sûres vers l’Europe permettraient d’éviter ces tragédies», a déclaré Doris Peschke, secrétaire générale de la CEME. «Cela nécessite de développer la réinstallation des réfugiés et de lever les obligations de visa pour les personnes arrivant de pays en conflit, comme la Syrie et l’Érythrée. Nous avons besoin de corridors de sécurité.»

Plus d’informations sur la Commissions des Églises auprès des migrants en Europe

Plus d’informations sur la Conférence des Églises européennes

Travail du COE sur la migration et la justice sociale

20 avril 2015

[Communiqué publié conjointement avec la Commission des Églises auprès des migrants en Europe et la Conférence des Églises européennes)

COE

Le Conseil des évêques méthodistes en session à Berlin du 1er au 7 mai 2015


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Photo: Dirk Schröder / pixelio.de

Klaus Ulrich Ruof

Les enseignements à tirer des changements en Europe

Pour la première fois se réunit le Conseil international des évêques de l'Eglise évangélique méthodiste (UMC) en Europe. À compter du 1er mai, quelque 100 évêques méthodistes du monde entier se réunissent à Berlin.

Une première pour le Conseil international des évêques de l'Eglise Evangélique Méthodiste (UMC) : pour la première fois, le Conseil se réunira en Europe, et de plus à Berlin! A partir du 1er mai, il rassemblera environ 100 évêques méthodistes d'Afrique, d'Asie, d'Amérique du Nord et d’Europe durant une semaine pour tenir sa réunion annuelle du Conseil.

«Berlin est un symbole d'unité et de réconciliation après une période de division et de souffrance», voilà l’explication qu’avance l'évêque Peter Weaver, directeur du Bureau du Conseil des évêques, quant au lieu de la Conférence. En outre, l'Europe est importante en tant que région, car les Méthodistes y ont « une longue et riche expérience du travail missionnaire ». La rencontre abordera principalement les thèmes suivants, à savoir la promotion et le développement de communautés vivantes et comment les évêques peuvent soutenir et préserver l'unité de l'Église face à de nombreux défis ecclésiaux.

En outre, la Conférence générale de l’EEM/UMC aura lieu l'année prochaine à Portland (Oregon, Etats-Unis). Ce Parlement ecclésial en charge de la direction de l’Église méthodiste dans le monde entier discutera entre autres de l'implantation d’églises, du développement des communautés locales, et de questions relatives à des programmes sanitaires mondiaux et à la réduction de la pauvreté.

Aux yeux également de l'évêque Rosemarie Wenner, Berlin est le lieu idéal pour cette discussion. « L'Allemagne et les peuples d'Europe ont beaucoup de raisons d'être heureux des changements survenus après la chute du mur de Berlin, et en même temps, nous savons que leur sont assortis bon nombre de défis importants», a déclaré l’évêque méthodiste en charge de l’EEM (UMC) d’Allemagne et hôte du Conseil des évêques.

Des évêques européens pourraient apporter leur expérience de processus de changement dans les délibérations du Conseil épiscopal. Compte tenu des questions controversées autour de l'homosexualité et du racisme qui éclate en de nombreux endroits aux États-Unis et dans le monde entier »et des défis d'une Église mondiale, l’expérience de l'Europe et en particulier de l'Allemagne après la fin de la partition est « très importante ».

« Ici, au milieu de l'Europe, nous pouvons, en tant qu’Église internationale, nous demander ce que nous pouvons apprendre des mutations rapides survenues il y a 25 ans pour notre Église en pleine évolution », a déclaré Wenner. Les collègues évêques internationaux veulent par ailleurs apprendre également comment les églises locales pourraient avoir un impact sur une société sécularisée. …

Infos sur l'Eglise Méthodiste Unie et le Conseil international des évêques de l'Eglise Méthodiste Unie (UMC, Église évangélique méthodiste)

Dans le monde, l'Eglise Evangélique Méthodiste (UMC) dénombre 12 000 000 membres, dont 7,7 millions membres aux États-Unis, 4,2 millions membres en Afrique, 145 000 membres aux Philippines, et 64 000 membres en Europe et en Eurasie, dont environ 32 000 membres en Allemagne et quelque 21 000 amis. Les régions du monde se répartissent en 66 diocèses, dont 46 aux États-Unis et 20 en Afrique, aux Philippines et en Europe.

Les quatre diocèses européens sont 

  • Allemagne - évêque Rosemarie Wenner, dont le bureau est à Francfort am Main
  • Europe centrale et méridionale - évêque Dr Patrick Streiff, dont le bureau est à Zurich
  • Europe du Nord - évêque Christian Alsted dont le bureau est à Copenhague
  • Eurasie - évêque Edward Khegay dont le bureau est à Moscou

Le conseil des évêques comprend 66 évêques actifs, dont 15 femmes et 89 évêques retraités. En général, les évêques se réunissent aux Etats-Unis. Au moins une, généralement deux réunions sont organisées chaque année.

Une fois tous les quatre ans, une session est organisée en dehors des États-Unis. En 2006 au Mozambique, en 2010 à Panama City et en 2015 à Berlin. Le président du Conseil des évêques dirige les réunions du Conseil, mais n’aucune autorité spéciale ni d’ascendant sur les autres membres du Conseil. Le Président du Conseil des évêques est Warner H. Brown Jr, évêque de la Conférence Californie et Nevada. Son prédécesseur à la présidence du Conseil était l’évêque Rosemarie Wenner, qui accueille la session présente à Berlin.

La responsabilité du Conseil

  1. Les évêques ont une responsabilité commune pour diriger l’Église dans son ensemble. …
  2. Le conseil des évêques est la forme collégiale de la conduite épiscopale de l’Église. L’Église attend du conseil des évêques qu’il s’adresse à l’Église, qu’il parle au monde en son nom, qu’il la dirige dans les efforts visant l’unité des chrétiens et qu’il encourage les relations interreligieuses. 

(Art. 427.1/2 du Règlement de l'Église de l’EEM/UMC)

Traduction eemni

22 avril 2015

emk.de

ANGELS MUSIC AWARDS 2015

Le 1er évènement de récompense pour la musique chrétienne actuelle

La cérémonie des Angels Music Awards est un rendez-vous annuel pour récompenser le meilleur de la création musicale actuelle de culture chrétienne, afin de la valoriser et de la faire connaître.

Le 17 octobre 2015 à 20h30, salle Wagram à Paris.

Un événement inédit en France

  • Jamais en France n’a été organisée une cérémonie de remise de prix à des artistes et des musiques d’inspiration chrétienne.
  • C’est également la première fois que la diversité des artistes chrétiens sera représentée dans son ensemble : catholiques, orthodoxes, évangéliques, réformés, pentecôtistes...
  • C’est aussi une organisation inédite où les différentes maisons de production se retrouvent ensemble autour d’un projet commun.

Un show mêlant concerts et remise de prix

Les Angels Music Awards récompenseront les meilleurs talents musicaux du monde francophone de l'année écoulée. Une cérémonie qui rend hommage aux productions artistiques francophones au même titre que les Victoires de la musique, les Césars pour le cinéma ou les Molières pour le théâtre.

Huit récompenses spéciales

Les Angels Music Awards vont mettre en valeur les talents dans différentes catégories afin de rendre compte de l’actualité et la créativité des artistes chrétiens en France. Huit récompenses seront ainsi décernées lors de la soirée :

«Meilleur album de l’année», «Meilleur titre de l’année», «Révélation de l’année», «Meilleure vidéo de l’année», «Meilleure Comédie Musicale», «Meilleur Artiste/Groupe» (Prix spécial du public), «Récompense d’honneur pour une carrière», et «Maison de production la plus créative», dans chacune de ces catégories, trois candidats sont en lice, soit un total de 24 nominations.

Un jury indépendant composé d’artistes, de journalistes, de personnalités du monde la culture, et présidé par une personnalité du monde artistique aura anticipé les votes pour toutes les catégories (à l'exception des votes du public par Internet pour le «meilleur artiste/groupe de l'année»), laissant une large place au show sur scène.

Un événement porté par « Culture L »

« Culture L » est une nouvelle structure proposant des activités en faveur du développement de la vie culturelle. Son objectif est notamment de faciliter l’accès du grand public aux œuvres artistiques et culturelles méconnues et de promouvoir et mettre en valeur les activités musicales, artistiques et culturelles méconnues. 


Sephora Music

COE: des responsables d’Église du Soudan du Sud lancent un processus de paix

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Participants et participantes au colloque du COE et du Conseil des Églises du Soudan du Sud à Addis Abeba. © COE/Marianne Ejdersten


Avec la collaboration du Conseil des Églises du Soudan du Sud, le Conseil œcuménique des Églises (COE) a réuni des responsables d’Église pour un colloque extraordinaire sur le processus de paix au Soudan du Sud les 14 et 15 avril à Addis Abeba, en Éthiopie.

Une vingtaine de responsables et représentants d’Églises du Soudan du Sud et d’Éthiopie se sont réunis avec des représentants d’agences partenaires pendant deux jours pour mener une réflexion sur la situation tragique du conflit au Soudan du Sud – qui en est aujourd’hui à son sixième mois –, sur le récent échec des négociations de paix entre les parties au conflit et sur les nouvelles mesures à prendre.

«L’Église entreprend aujourd’hui de lancer un processus de paix pour résoudre le problème de méfiance entre les parties, et de les réunir autour d’une même table pour discuter des besoins de la population et de l’avenir du pays dans le cadre d’un forum qui serait moins polarisé et moins politiquement chargé que les autres processus», ont promis les responsables d’Église dans leur communiqué, publié à Addis Abeba le 15 avril.

Évoquant la promesse de vie nouvelle et de résurrection propre à la période de Pâques, le communiqué dénonce le conflit absurde que se livrent les belligérants et promet de mener une vaste campagne de plaidoyer avec le concours de toutes les composantes de la société sud-soudanaise.

«Le peuple sud-soudanais continue de souffrir», poursuit la déclaration. «On ravive le traumatisme de décennies de conflit au lieu de le guérir. La primauté du droit est un concept globalement inexistant. Dans de nombreuses régions du pays, c’est à peu de choses près l’anarchie qui règne; l’État y est quasiment absent. La culture de la vendetta est reine, et plus la guerre durera, plus cette culture s’enracinera. On vit dans l’insécurité et la peur; les gens paniquent à la moindre alerte. Le tribalisme est en progression. Les combats et les recrutements forcés continuent.»

«Il est urgent d’apporter la paix juste au Soudan du Sud. Les gens souffrent», a déclaré aux participants le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, à l’ouverture du colloque, soulignant que «les responsables d’Église jouent un rôle essentiel pour apporter la paix au Soudan du Sud.»

Et d’ajouter: «Le COE accompagne les Églises du Soudan du Sud depuis plus de quarante ans. Nous sommes réunis ici pour réfléchir à la façon dont Dieu pourrait guider votre peuple vers la justice et la paix. Nous avons un rôle très important à jouer en tant qu’artisans de la paix. Les Églises représentent le peuple et la société civile et elles pourraient unir le pays.»

Le pasteur Peter Gai Lual, chef de l’Église presbytérienne à Malakal et président du Conseil des Églises du Soudan du Sud, a déclaré: «Nous, les responsables d’Église, avons toujours dit que rien ne saurait justifier moralement ni excuser qu’on continue de combattre et de tuer. Les combats doivent cesser immédiatement et ce n’est qu’à partir de là que ces questions politiques pourront être discutées de façon constructive. Nous sommes des ambassadeurs de la paix, mandatés par Dieu pour réconcilier.»

«Il faut assurer la pérennité de la paix, or ce doit être une paix accompagnée de justice. C’est en notre qualité de personnes de convictions que nous venons et nous apportons une grande espérance au monde. Nous sommes des pèlerins et nous devons travailler, marcher et prier ensemble», a affirmé Agnes Abuom, présidente du Comité central du COE.

Les délégations ont été accueillies par l’abouna Mathias, patriarche de l’Église orthodoxe Tewahedo d’Éthiopie, archevêque d’Axoum et etchégué du Siège de Takla Haïmanot, l’abouna Berhaneyesus, cardinal de l’Église catholique en Éthiopie, et le pasteur Wakseyoum Idosa, président de l’Église évangélique éthiopienne Mekane Yesus. L’ambassadeur Seyoum Mesfin, président des envoyés spéciaux de l’Autorité intergouvernementale pour le développement en Afrique de l’Est, s’est également exprimé lors de la réunion. La délégation sud-soudanaise a par ailleurs rencontré le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn.

Le COE appellera à une journée spéciale de prière pour le processus de paix au Soudan du Sud en mai.

Déclaration du colloque des responsables d’Église sur la paix au Soudan du Sud (en anglais)

Message des responsables d’Église du Soudan du Sud produit à l’issue de la réunion de Juba en mars (en anglais)

Plus d’informations sur le Conseil des Églises du Soudan du Sud (en anglais)

Site web de l’Église orthodoxe Tewahedo d’Éthiopie

Conférence des Églises de toute l’Afrique

17 avril 2015

COE

Connexio: actualité du département mission et diaconie de l’Eglise évangélique méthodiste

Rassemblement de jeunes

La prochaine rencontre suisse (STR) des groupes de jeunes de l’EEM aura lieu du 26 juillet au 4 août 2016 à Walliswil près de Wangen. Pour la première fois, et conjointement avec Connexio, les responsables de ces groupes inviteront environ 15 chefs de groupes et dirigeants en provenance de l’Amérique du sud, du Cambodge et de l’Europe centrale pour participer à ce camp de l’EEM. 

Dans d’autres pays, où l’Eglise méthodiste est implantée, beaucoup de volontaires s’engagent pour un travail auprès des jeunes et des enfants. Bien souvent, ces volontaires opèrent avec des moyens assez primitifs et sont confrontés à de grands défis tels le chômage des jeunes, la pauvreté et l’absence caractéristique de perspectives pour la jeunesse. 

C’est la raison pour laquelle Connexio soutient dans de nombreux pays des projets centrés sur le travail auprès des enfants et des jeunes. Les groupes de jeunes, tels que nous les connaissons en Suisse, n’existent pratiquement pas dans beaucoup de ces pays, et c’est pour cette raison que nous espérons qu’à l’occasion de la STR les dirigeants et responsables invités puissent découvrir le mode de travail parmi les jeunes chez nous et acquérir de nouvelles techniques et stratégies qu’ils pourront mettre en valeur dans leurs propres pays. 

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En plus de la transmission de savoirs, il importe qu’en première ligne, les participants aient également accès à des rencontres et des partages tant au niveau individuel que culturel. Il sera important, particulièrement chez les enfants et les jeunes gens, de prendre conscience que nous ne disposons pas seulement de liens fraternels entre chrétiens, mais aussi d’une identité méthodiste qui nous relie à travers le monde entier. Les hôtes internationaux ne doivent pas seulement venir pour apprendre auprès des groupes de jeunes suisses, mais bien davantage, le camp doit aussi permettre de créer de nombreuses occasions de rencontres et de partages dans le cadre d’une participation active. 

Dans le but de promouvoir des rencontres personnelles entre groupes de jeunes suisses et les responsables de groupes de jeunes des autres pays, et de favoriser des partenariats, les groupes locaux auront la possibilité d’accueillir un à deux hôtes durant le camp pour leur permettre de s’engager dans la plupart des activités prévues. Certains groupes locaux ont d’ores et déjà manifesté de l’intérêt pour accueillir un hôte étranger durant la STR. Cependant, pour réussir véritablement ce projet, il sera nécessaire de pouvoir compter sur des partenariats avec des groupes de jeunes suisses. 

Ceux-ci peuvent donc s’inscrire librement jusqu’au 30 juin 2015 à l’adresse international@str16.ch ou par tél, directement au siège de Connexio. 

Contribution au thème de la migration 

Concernant le thème « Migration », Connexio a préparé deux manuels de travail : Des modules pour le travail en église (en allemand et en français) et conjointement avec Tanako, des modules pour le travail parmi les enfants (en allemand seulement). 


Avec ces manuels, Connexio aimerait inciter les membres et les amis de l’EEM à venir à la rencontre des amis étrangers en surmontant les peurs qui nous freinent parfois. 

Les modules pour les paroisses doivent faciliter le travail en petits groupes tels les cellules de maison ou les groupes bibliques ou encore durant la célébration des cultes. Ils sont destinés à créer des occasions pour découvrir comment le thème de la migration pourra être abordé dans les paroisses. 

Les expériences vécues par des migrants tels Bahman venant d’Iran, ou Staska venant de la Serbie, donnent un aperçu sur la manière dont les migrants découvrent le mode de vie en Suisse. Des réflexions pourront également être menées à partir d’exposés en images, des citations bibliques et des prières, des chiffres et des faits ainsi que des informations sur l'attitude de l’EEM face au phénomène de la migration et mener à des confrontations et à des échanges actifs concernant ce sujet majeur de société, qui est d’une actualité brûlante. Ces modules pourront également, à l’aide d’exemples de projets et de précieuses indications, faciliter les rencontres des paroissiens avec des personnes étrangères appartenant à une autre culture. 

Les modules pour les groupes d’enfants permettront aux enfants de faire l’expérience de « se sentir étranger » et se verront encouragés à aller à la rencontre des étrangers. 

Comment peut-on se sentir étranger ? Feruz, Markos et Tabita viennent de l’Erythrée, du Brésil et du Sri Lanka. Ils nous racontent leurs péripéties et comment ils apprécient la manière de vivre en Suisse. 

A travers ses propres expériences, chaque enfant connaît le sentiment de se sentir étranger. Est-ce intéressant, difficile, excitant ? Les jeux de rôle permettent d’évaluer la situation et de reconnaître ce qui peut apporter une aide lorsque l’on se sent étranger. 

L’histoire de Daniel dans la Bible montre bien comment Daniel a vécu l’assistance de Dieu dans sa solitude. 

Un autre point fort dans les modules pour les groupes d’enfants est celui de mettre les jeunes en contact avec des personnes venant d’une autre culture. Le manuel de travail donne des indications sur la possibilité de préparer des projets de rencontre à plusieurs niveaux. 

Des propositions de lecture, de recettes et de jeux en provenance de toutes les parties du monde peuvent engendrer de nouvelles idées. 

Il est de tradition que ces modules soient utilisés dans le cadre d’un accompagnement d’un projet avec les enfants. Le choix de cette année concerne l’aide aux familles migrantes au Chili. 

Les deux manuels de travail peuvent être obtenus sous forme de PDF sur www.connexio.ch/fr/publications/appels-aux-dons.html 

ou encore auprès du secrétariat de Connexio. 

Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez au travail de Connexio et pour votre soutien, autant par votre engagement personnel que par votre intercession, ou encore par vos dons financiers. 

Avec mes chaleureuses salutations, 

Carla Holmes, Chargée de communication 

Envoi des dons en France:
Par chèque libellé à l'ordre de l'UEEMF - Connexio adressé à: 

Madame Pascale MEYER,
7 rue de l’Avenir, F- 67800 Bischheim (avec mention expresse: «Connexio») 

Traduction: E. Fath 

EEMNI

FEPS: Suisses-Arméniens : 100 ans de solidarité




2015 marque le centenaire du génocide des Arméniens par le régime jeune-turc. Or depuis 1915, et avant déjà, de nombreux Suisses se sont engagés pour apporter leur aide au peuple arménien. Pour leur rendre hommage, Sa Sainteté Aram 1er, Catholicos de Cilicie au Liban, effectuera une visite en Suisse du 24 au 26 septembre. Accueilli par la FEPS, il participera à plusieurs cérémonies de commémoration.

« Nous voulons nous souvenir pour honorer les victimes. Nous voulons également rendre hommage à celles et ceux qui se sont engagés pour les survivants et pour témoigner de ce qui s’est passé », précise Gottfried Locher, président du Conseil de la FEPS. Lors de sa visite en Suisse, Aram 1er désire adresser les remerciements des Arméniens au peuple suisse et à ses autorités, notamment lors d’un culte œcuménique à la cathédrale de Berne, à 17h30 le 25 septembre. Le culte sera suivi d’une cérémonie de commémoration publique.

Parmi les Suisses qui se sont engagés se trouve le pasteur Antony Krafft-Bonnard, fondateur en 1921 des Foyers pour enfants arméniens de Begnins et Genève. Aram 1er participera à une cérémonie de commémoration le 24 septembre à Begnins (VD). Sa Sainteté donnera également une allocution le 26 septembre à Walzenhausen (AR), en l’honneur de l’infirmier Jakob Künzler, témoin oculaire du génocide et sauveur de nombreux Arméniens.

Entre 1915 et 1918, les Arméniens de l'Empire ottoman ont subi une campagne d’extermination systématique. Les historiens estiment qu’environ 1,5 million d’entre eux ont été tués. A ce jour, aucun des gouvernements de la République de Turquie n’a reconnu la réalité historique du génocide des Arméniens. Pour la Fédération des Eglises protestantes de Suisse, qui avait encouragé en 2003 le Conseil national à reconnaitre le génocide, il est essentiel, pour la réconciliation et pour une paix et une stabilité durable, que la réalité historique soit reconnue.

La date communément retenue pour la commémoration du génocide arménien est le 24 avril. La FEPS invite donc les paroisses à organiser un culte de commémoration le 26 avril et met du matériel liturgique à disposition.

Lien vers la page « 100 ans du génocide arménien » 
Lien vers le matériel  liturgique

Berne, 16.04.2015

FEPS

Engagement du COE à mettre fin à l’extrême pauvreté

Le COE appelle et s’engage à mettre fin à l’extrême pauvreté d’ici à 2030 aux côtés d’autres religions et organisations d’inspiration religieuse

Une mère avec son enfant en route pour le camp de réfugiés rwandais de Benaco en Tanzanie. © Don Edkins/COE 

Le Conseil œcuménique des Églises (COE) s’est joint à plus d’une trentaine de responsables de religions mondiales et d’organisations d’inspiration religieuse pour lancer un appel à l’action visant à mettre un terme à l’extrême pauvreté avant 2030, conformément à l’objectif fixé par le Groupe de la Banque mondiale.

La déclaration intitulée Mettre fin à l’extrême pauvreté: une obligation morale et spirituelle souligne que des progrès remarquables ont été faits en matière de réduction de l’extrême pauvreté. En 25 ans, le monde est passé de près de deux milliards à un milliard de personnes vivant dans l’extrême pauvreté. Aujourd’hui, pour la première fois dans son histoire, l’humanité reconnaît sa responsabilité morale de veiller à ce que personne n’ait à vivre dans l’extrême pauvreté, tout en ayant la capacité de le faire.

«Les données du Groupe de la Banque mondiale et d’autres institutions ont amplement démontré que nous avons désormais la possibilité de mettre fin à l’extrême pauvreté dans un délai de quinze ans», peut-on lire dans la déclaration sur l’impératif moral. «En 2015, nos gouvernements devront s’entendre sur un nouveau programme mondial de développement durable qui pourrait permettre d’achever cette tâche impérieuse en prenant appui sur nos valeurs communes.»

«Nous, membres de la communauté religieuse, adhérons entièrement à cet impératif moral, car nous partageons l’idée selon laquelle la moralité d’une société se mesure à la façon dont vivent ses membres les plus faibles et vulnérables. Nos textes sacrés nous exhortent également à combattre l’injustice et à améliorer les conditions de vie des plus pauvres d’entre nous.»

La déclaration sur l’obligation morale vise à générer la volonté sociale et politique nécessaire par une mobilisation plus vaste d’autres acteurs, en puisant dans les nombreuses convictions et croyances communes qui unissent les principales religions mondiales autour de l’appel à lutter contre la pauvreté.

L’annonce faite le 9 avril par les responsables religieux fait suite à la Table ronde des responsables religieux et d’organisations d’inspiration religieuse qui s’est tenue le 18 février 2015, première réunion de haut niveau entre le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et des responsables religieux.

Le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, a déclaré que le mouvement œcuménique, représenté par le COE, s’est engagé à mener un «pèlerinage de justice et de paix». Il a expliqué: «Pour encore une trop grande part de la population mondiale, il ne peut y avoir de justice et de paix sans qu’on mette fin à la pauvreté qui accable ces individus et leurs communautés.» Il a engagé le COE à collaborer avec d’autres partenaires d’inspiration religieuse et intergouvernementaux «pour dénoncer l’injustice économique et la consommation non viable à long terme de la majorité des ressources mondiales par une minorité privilégiée.»

Les signataires de la déclaration sur l’obligation morale s’engagent à mobiliser plus globalement la volonté d’agir de la communauté des croyants au niveau mondial et dans tous les domaines pour mettre fin à l’extrême pauvreté.

Ruth Messinger, présidente de l’American Jewish World Service, a déclaré: «Notre organisation est honorée de s’associer à la déclaration sur l’obligation morale, car en tant qu’organisation attachée à la justice – motivation ancrée dans les valeurs juives et dans l’expérience historique du peuple juif –, nous sommes résolus à mettre en œuvre les droits de la personne et à mettre fin à la pauvreté dans le monde en développement.»

David Beckmann, président de Pain pour le monde, a indiqué: «Maintenant qu’on sait avec certitude qu’il est possible d’éradiquer l’extrême pauvreté, les communautés de croyants nous mettent en demeure d’intensifier nos actions de défense de la cause et de bâtir un mouvement qui traduira cette possibilité en engagement politique. Les progrès sans précédent que le monde fait pour éradiquer la faim et la pauvreté témoignent de l’action de notre Dieu d’amour dans le monde contemporain, et Dieu nous invite toutes et tous à mettre en œuvre ce programme.»

Le président du Groupe de la Banque mondiale Jim Yong Kim a répondu au lancement de cette obligation morale en déclarant: «Les responsables religieux et le Groupe de la Banque mondiale partagent un objectif commun: réaliser un monde délivré de l’extrême pauvreté en seulement quinze ans. L’obligation morale peut aider à motiver le mouvement pour mettre fin à la pauvreté d’ici à 2030 en inspirant de vastes communautés à agir dès maintenant et à appeler les États à faire de même. Ces engagements pris par les responsables religieux interviennent au moment opportun, dans la mesure où leurs actions peuvent aider des centaines de millions de personnes à s’extraire de la pauvreté.»

La déclaration se referme en résumant l’essence de l’obligation morale: «La pauvreté, qui étouffe plus d’un milliard d’hommes, de femmes et d’enfants dans le monde, doit être éliminée. Le moment est venu de prendre des mesures audacieuses pour que la prochaine génération échappe à ce fléau.»

Déclaration: Mettre fin à l’extrême pauvreté – Une obligation morale et spirituelle

Pèlerinage de justice et de paix du COE

09 avril 2015

COE

Réactions au lendemain de l’attentat terroriste au Kenya (COE, AEM, DEFAP)

148 étudiants, essentiellement des chrétiens, ont été tués jeudi 2 avril dans l'attaque menée par les islamistes somaliens shebabs, liés à Al-Qaida, contre l'université de Garissa, à 150 km de la frontière somalienne.

Le COE condamne l’attentat terroriste au Kenya

Le Conseil œcuménique des Églises (COE) a fermement condamné l’attentat terroriste qui s’est déroulé le 2 avril sur le campus de l’Université de Garissa, dans le nord-est du Kenya. Dans une déclaration publiée le 3 avril au siège du COE à Genève, le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, a exprimé sa profonde inquiétude suite aux événements ayant eu lieu au Kenya, où près de 150 personnes ont été massacrées – y compris les gardes protégeant le campus – et environ 80 personnes blessées par des extrémistes des milices Al-Chabab, qui auraient ouvertement pris pour cibles des étudiants chrétiens en raison de leur foi.

Le Conseil œcuménique «appelle les autorités kenyanes et la communauté internationale à veiller à ce que les individus qui ont fomenté cet acte indéfendable soient traduits devant la justice pénale, et à prévenir toute attaque future, en particulier celles qui visent à provoquer la confrontation et le conflit entre les religions», a déclaré le pasteur Tveit.

«Je suis profondément attristé par la perte de tant de jeunes personnes, qui étaient autant d’espoirs prometteurs pour l’avenir du Kenya. Je présente mes condoléances aux familles des victimes, je prie pour le rétablissement des blessés et j’assure nos sœurs et frères dans nos Églises membres au Kenya de ma solidarité et de mon accompagnement», a écrit le secrétaire général du COE.

«Le message de Pâques est clair: pour finir, la mort et le mal ne triomphent pas et ne triompheront pas. Alors que des millions de chrétiens dans le monde s’unissent aujourd’hui pour se souvenir de la souffrance et de la mort de Jésus Christ sur la croix, cette année nous voulons aussi nous souvenir des vies de tous ces jeunes femmes et hommes kenyans, des vies emplies de promesses et d’espérance qui se sont achevées si brutalement», a ajouté le pasteur Tveit.

Alliance évangélique mondiale (AEM/WEA): Éradiquons le terrorisme en réponse au massacre d'étudiants chrétiens au Kenya

L’Alliance évangélique mondiale (AEM) s’est exprimée à son tour le 4 avril sur le massacre des étudiants.

Kenya : « Père, pardonne-leur ! »

La lettre poignante de Ciku Muriuki, célèbre présentatrice radio au Kenya. Chrétienne, elle adresse un message de pardon aux terroristes shebabs sur la bande FM.

Au lendemain du meurtre de 148 étudiants à Garissa, un message fort, destiné aux auteurs du massacre, est passé sur Nations Radio FM, une radio kenyane. Le voici :

« Chers shebabs,

Vous avez revendiqué la mort de 148 étudiants. J’éprouve de la tristesse pour toutes ces familles privées de leurs bien-aimés, mais je ne suis pas triste à cause des disparus. Je suppose que vous avez délibérément choisi ce temps de Pâques, où Christ a donné sa vie pour nous tous, y compris vous. Peut-être que vous vous en moquez… et vous n’êtes pas les premiers.

"Personne n’a tué Jésus"

Ce jour-là, une foule en colère l’a insulté et ridiculisé, en réclamant son sang. Des soldats romains lui ont craché au visage, l’ont frappé, ont enfoncé une couronne d’épines sur sa tête et l’ont cruellement cloué sur une croix. Pourtant, ils avaient vu ses miracles et entendu ses paroles. Pourquoi tant de cruauté ? Jésus a posé son regard sur ses assassins et a dit : « Père, pardonne-leur. » Personne n’a tué Jésus. C’est lui qui, volontairement, a donné sa vie. Il a payé le prix ultime pour nous qui péchons, délibérément ou par ignorance.

"C’est pour vous que Christ est mort"

Pour vous aussi, qui avez tué mes frères et sœurs chrétiens. Je vous pardonne. Oui, vous vous m’entendez bien : je vous pardonne. Autant votre cœur est rempli de haine, autant je veux remplir mon cœur d’amour, comme Jésus. Je ne suis pas dans le deuil, mais dans la joie. En effet, Jésus est mort, mais il est ressuscité. Il en sera ainsi des étudiants que vous avez massacrés. Ils ressusciteront, car la vie éternelle est promise à ceux qui croient en Lui. Votre plan pour gâcher Pâques m’aide à réaliser le sens de Pâques : c’est pour vous que Christ est mort à la croix. Pour votre salut si vous vous repentez. »


Légende photo : Cette étudiante, parmi les 80 blessés dans l’attaque.

Nous condamnons l’assassinat lâche, insensé, inhumain et ciblé d’étudiants chrétiens innocents à l’Université de Garissa au Kenya par des hommes masqués du groupe terroriste Al-Shabaab cette semaine.

Mais ne nous arrêtons pas là, et voyons cette attaque comme la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Les mots nous ont manqué quand nous avons appris l’attaque engagée par des islamistes munis d’explosifs et d’AK-47 à l’encontre d’un campus où des chrétiens étaient allés prier jeudi. Cette profonde tristesse devrait nous obliger maintenant à vaincre le terrorisme en Afrique, au Moyen-Orient et ailleurs.

« Nous ne pouvons pas considérer le terrorisme isolément, que ce soit au Kenya, en Somalie, en Irak ou en Syri », a déclaré le directeur exécutif de l'AEM-RLC Godfrey Yogarajah. « Al-Shabaab, qui a revendiqué la responsabilité de l'assassinat sans vergogne, ainsi que des groupes comme al-Qaïda, l'Etat islamique (ISIS) et Boko Haram sont des groupes terroristes transnationaux ou aspirant à le devenir, et semblent soit coopérer entre eux, soit être en concurrence les uns par rapport aux autres en révélant leurs mauvaises intentions ».

Le Kenya partage une longue frontière poreuse (435 miles) avec la Somalie et a longtemps souffert de l'instabilité dans sa région. Le Kenya a également plusieurs villes côtières, qui peuvent faciliter les déplacements de terroristes en provenance de Somalie. Al-Shabaab contrôle les parties sud de la Somalie, où il existe une frontière commune. …

Al-Shabaab a cherché à exercer des représailles après la décision du Kenya d'envoyer des troupes en Somalie en 2011 pour lutter contre le groupe terroriste. On estime que Al-Shabaab a tué au moins 400 personnes et blessé plus de 1.000 personnes dans plus de 100 attaques entre 2011 et 2014.

Le même groupe terroriste a également attaqué le « Westgate Mall » de Nairobi le 21 septembre 2013, faisant au moins 68 morts et 175 blessés. L'attaque de cette semaine a été encore plus brutale.

« Les groupes terroristes se livrent à une course malheureuse entre eux :  en provoquant la destruction de vies humaines, ils cherchent à rester dans la course à un moment où l’EI cause des carnages sans précédent. Cette évolution exige que la coalition internationale engagée dans la lutte contre l’EI en Irak et en Syrie devrait élargir sa mission à d'autres groupes terroristes ainsi que leurs objectifs - bien sûr, pas avec des frappes aériennes ou des troupes sur le terrain », a ajouté Yogarajah. «Les dirigeants du monde doivent s’unir pour vaincre le terrorisme en coopérant avec les uns les autres et en ayant pour objectif commun de négocier la fin au terrorisme dans tous les pays ».

Les États-Unis accordent des millions de dollars d'aide militaire et financière au Kenya pour aider à lutter contre le terrorisme, et peuvent, par conséquent, avoir un mot à dire dans la façon dont le Kenya s’oppose à la menace d'Al-Shabaab. Et le Kenya semble aller dans le mauvais sens.

Le Kenya doit impérativement procéder à des changements dans sa stratégie de lutte contre le terrorisme, qui semble actuellement se rapprocher d’une approche autoritaire. Le prétendu ciblage de la société civile, la lutte contre les libertés civiles, les exécutions et les les enlèvements extrajudiciaires ainsi que les raids aléatoires dans les zones musulmanes non seulement ne sont d’aucune aide, mais peuvent aussi faire de ce pays un terrain fertile à la radicalisation et au recrutement pour des groupes terroristes.

« Que les dirigeants de la communauté internationale et du monde oeuvrent en faveur de la paix et de la stabilité dans toutes les régions déchirées par le terrorisme et que l’on aide les gouvernements à lutter contre tous les groupes terroristes, voilà ce qui pourrait être la meilleure voie à suivre », a déclaré Yogarajah.

« Nous, en tant que chrétiens, nous croyons dans la puissance de la prière, et nous devons nous mettre à genoux en faveur des victimes et des survivants, des gouvernements et des organisations internationales qui se sont engagés en toute sincérité à éradiquer le terrorisme ».

Communiqué du Défap sur l’attentat au Kenya

Le Défap réagit, par la voix de son président, Jean-Arnold de Clermont, et de son secrétaire général, Bertrand Vergniol, à l’attaque qui a eu lieu au Kenya ce jeudi 2 avril.

Les islamistes somaliens shebab ont pris d’assaut, jeudi 2 avril à l’aube, un campus de l’université de Garissa, dans l’est du Kenya. Le bilan serait d’au moins 147 personnes tuées et 79 blessés. Les victimes touchées sont essentiellement des étudiants.
Quatre assaillants ont été abattus par les forces de police kényanes, mettant fin à cette attaque dans la soirée.
Cet assaut, qui a duré 16 heures, est le plus meurtrier qu’est connu le Kenya depuis celui contre l’ambassade américaine en 1998 (213 morts).

 

 

Nous sommes sans voix devant l’horreur du massacre de près de 150 personnes, principalement des étudiants, dans l’Université de Garissa à l’est du Kenya par des islamistes Shebab de Somalie.
Sans voix devant une telle cruauté… comme nous restons sans voix devant la croix où pend le crucifié, victime du péché des hommes. 

La croix du Christ est plantée en ce jour au cœur de l’Université de Garissa, signe de la folie sanguinaire de notre humanité dévoyée. Nos prières en ce Vendredi Saint s’élèvent vers Celui qui a donné sa vie pour nous pour que sa lumière brille dans nos ténèbres. Elles se joignent à celles du peuple kényan accablé par ce nouveau massacre.

Le Défap adresse un message de communion fraternelle aux Eglises sœurs du Kenya, au sein de la Communion des Eglises de toute l’Afrique (CETA).

Le Défap est engagé au Kenya : maintenir notre présence, par l’intermédiaire de l’Association pour la Traduction de la Bible (ATB), dans un pays frappé par le terrorisme c’est manifester notre foi en un Dieu vivant, plus fort que la mort, ce Dieu célébré le matin de Pâques.

Pasteur Jean-Arnold de Clermont, Président

Pasteur Bertrand Vergniol, Secrétaire général

Texte intégral de la déclaration du secrétaire général du COE

Églises membres du COE au Kenya

COE / AEM / DEFAP / Portes Ouvertes

Appel à la prière lancé par le Conseil mondial évangélique arménien


La Fédération protestante de France soutient l’appel à la prière lancé par le Conseil mondial évangélique arménien pour une reconnaissance du génocide et encourage ses membres à vivre ce temps de communion.

Le 24 avril 2015, les Arméniens du monde commémoreront les cent ans du génocide de leur peuple. A cette occasion, le Conseil mondial évangélique arménien appelle les chrétiens à prier pour que la Turquie reconnaisse le génocide arménien, qu'elle demande pardon à leur peuple afin d’entrer dans une démarche de réconciliation.

Cette demande de prière a été envoyée aux présidents des Fédérations d'Eglises protestantes et évangéliques dont la Fédération protestante de France : « L'Arménie a été le premier peuple à adopter le christianisme comme religion d'état en l'an 301. C'est un peuple attaché à ses racines et à la foi chrétienne. Ses Eglises sont présentes aujourd'hui dans plusieurs pays. Elles sont apostoliques, catholiques, protestantes ou évangéliques » souligne dans son courrier le pasteur Joël Mikaélian, président du Conseil mondial évangélique arménien également président de l’UEEAF (Union des Eglises Evangéliques Arméniennes de France), membre de la FPF.

François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, propose à ses membres que cette prière dont la formulation exacte, laissée à la libre initiative de chaque officiant, s’inscrive dans les liturgies du culte du 26 avril 2015. 

Paris, le 9 avril 2015

« 1915 – 2015 Cent ans… »

Cent ans se sont écoulés depuis les événements tragiques du Génocide du peuple Arménien. Cent ans déjà que nos grands-parents ont subi des souffrances atroces, inqualifiables, inhumaines de la part du gouvernement « jeunes turcs » au pouvoir dans ces années 1915. Cent ans qui n’ont pu effacer la douleur, le souvenir, la colère parfois. Certes, le temps atténue la souffrance, la vie reprend toujours le dessus comme pour dire non à l’amertume et au désespoir. Mais un siècle après, force est de constater que le sentiment d’injustice demeure toujours aussi vif chez les Arméniens. Un siècle après, la Turquie continue de nier ces faits incontestables. Il aura fallu attendre 99 ans pour entendre quelques timides paroles de « condoléances ». Premier signe d’aveu ou simple manœuvre politicienne ? L’histoire nous le dira.

En cette année du centenaire, le Conseil Mondial Evangélique Arménien, s’associe à toutes les démarches unitaires pour que justice soit rendue aux Arméniens, avec reconnaissance des faits par la Turquie et réparations. Le Conseil Mondial lance aussi un appel à la prière à toutes les églises dans le monde. Un appel à prier sans haine ni désir de vengeance. Que cette année 2015 soit une année de Vérité, de Justice, de Reconnaissance, de Réparation et de Réconciliation entres Arméniens et Turcs. Que nos morts reposent en paix et que les vivants vivent en paix !

Que cette année soit un tournant dans notre histoire.

Joël Mikaélian, pasteur et président de l'UEEAF


FPF

La lettre mensuelle de la Fédération protestante de France


Edito par François Clavairoly

Cher(e)s ami(e)s,

Avril, congés, printemps, certes ! Mais avril c'est aussi tout ce qui suit et qui va vous réjouir le coeur : C'est le temps de Pâques ! 

Il est à nouveau au service parmi nous ! David Brown, envoyé par son Eglise baptise d'origine, aux Etats Unis, s'est installé à Paris avec son épouse. Il est désormais au service de la FPF en charge du programme Mosaïc en région parisienne : la découverte de nombreuses communautés, la rencontre et l'accueil de ces Eglises issues de l'immigration, tel est l'enjeu de son ministère. Et plus que cela, la mise à jour d'un réseau pour une meilleure connaissance de la réalité chrétienne en région et une meilleure intégration. La FPF veut se tenir auprès de tous ces chrétiens venus du monde entier, bienveillante et vigilante. 

Il est actif au milieu de nous ! Le scoutisme protestant français a vécu un événement symbolique fort au moment de la signature de la Déclaration commune le 13 mars dernier à la FPF : faire grandir les enfants dans la spiritualité chrétienne, les mettre au bénéfice d'une pédagogie active, le tout au sein des 6 mouvements scouts protestants français ! Etaient présents de nombreux invités ainsi que M.Vincent Mathis, président des Eclaireurs évangéliques de France, Mme Elsa Bouneau, présidente des Eclaireurs et éclaireuses unionistes de France, M. Pascal Rodet, président de l'Union franco-belge de la Jeunesse adventiste, Mme Lydie Petersschmidt Cerdan, présidente du Mouvement des Flambeaux Claire Flamme, M. Philippe Clément, responsable territorial des Porteurs de Flambeau et M. Jean-Paul Maroni, président des Royal Rangers.

Elle oeuvre pour nous tous ! La Fédération de l'Entraide Protestante (FEP) a tenu ses Journées à Lille les 27-28 mars sous la présidence de Jean-Michel Hitter et Jean Fontanieu : le thème : « Le Parcours de vie », une réflexion sur le cheminement de soin de chacun de nous, mais aussi des SDF, des jeunes en danger, des handicapés, des personnes âgées dépendantes : une réflexion étayée par les contributions des acteurs de terrain, des élus, des professionnels, des responsables de haut niveau. Présents : La Fondation John Bost, l'Abej, la Ville de Lille, la CNSA, la Cimade, La Fondation de Reuilly, et tant d'autres.

Elle fait avancer notre responsabilité commune ! La loi Léonetti-Claeys dont nous avons salué l'adoption par l'assemblée nationale se présente comme la plus équilibrée possible pour la plupart d'entre nous. La FPF a donc fait un communiqué dans ce sens.

Elle poursuit son engagement sur la question des changements climatiquesLa FPF fait partie de la coalition Climat 21 et en a signé la déclaration.

Elle vous parle des jalons de l'oecuménisme : écoutez l'interview de Jane Stranz sur le site.

Elle nourrit notre spiritualité chaque jour ! Télécharger  les textes bibliques sur votre application gratuite « La bible en 6 ans ». A vos smartphones !

Dernières minutes..., 2 avril, Le Défap a réagi, par la voix de son président, Jean-Arnold de Clermont, et de son secrétaire général, Bertrand Vergniol, à l'attaque qui a eu lieu au Kenya le jeudi 2 avril. Découvrez leur communiqué.

24 avril, centenaire du génocide arménien, la FPF soutient l'appel à la prière lancé par le Conseil mondial évangélique arménien afin d'entrer dans une démarche de réconciliation entre turcs et arméniens, et pour une reconnaissance du génocide. Elle encourage ses membres à vivre ce temps de prière dans les liturgies des cultes du 26 avril 2015. .

Je serai en visite mi-avril à Moscou avec le président de la Communauté des Eglises protestantes dans le monde, le pasteur Bernard Antérion : rencontre avec l'Eglise luthérienne, avec l'Eglise orthodoxe, et avec la Russie… en avril, ne te découvre pas d'un fil.

Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !
Faites passer le message, amitiés à toutes et tous,
François Clavairoly

Photo : intervention de F. Clavairoly lors de la signature de la Déclaration commune du scoutisme protestant français
Gérard Boniface


Communiqué du Défap sur l'attentat au Kenya 

Le Défap a réagi, par la voix de son président, Jean-Arnold de Clermont, et de son secrétaire général, Bertrand Vergniol, à l'attaque qui a eu lieu au Kenya le jeudi 2 avril.
Il a adressé un message de communion fraternelle aux Eglises soeurs du Kenya, au sein de la Communion des Eglises de toute l'Afrique (CETA).
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La FPF soutient l'appel à la prière lancé par le Conseil mondial évangélique arménien 

Le 24 avril 2015, les Arméniens du monde commémoreront les cent ans du génocide de leur peuple. A cette occasion, le Conseil mondial évangélique arménien appelle les chrétiens à prier pour que la Turquie reconnaisse le génocide arménien. François Clavairoly, président de la FPF, propose à ses membres que cette prière, dont la formulation exacte est laissée à la libre initiative de chaque officiant, s'inscrive dans les liturgies du culte du 26 avril 2015.> + d'infos


 

Arrivée de David Brown

Début février 2015, David Brown a rejoint le Projet Mosaïc. Il a en charge le Projet Mosaïc en Région Parisienne.
Le Projet Mosaïc a été créé en 2006 pour favoriser la rencontre et la collaboration des chrétiens protestants de diverses cultures et origines. Depuis le mois de juillet 2014, le Projet Mosaïc a fusionné avec le Service œcuménique, ce qui a donné naissance au Service des Relations entre les Églises chrétiennes. > + d'infos

 

 

Déclaration du scoutisme protestant

Le vendredi 13 mars, à la Maison du protestantisme, six associations protestantes de scoutisme ont signé solennellement une déclaration sur leurs fondamentaux pédagogiques et spirituels communs.
Cette déclaration marque une étape dans le rapprochement des Mouvements de scoutisme en France, tout particulièrement dans le monde protestant.
> Lire l'allocution de François Clavairoly et le texte de la déclaration


 

Retour sur les journées nationales de la FEP

Les 27 et 28 mars, les adhérents de la Fédération de l'entraide protestante se sont retrouvés à Lille pourdébattre autour de la notion de parcours.
Des conférences, des tables rondes avec des experts (théologien, médecin, sociologue, philosophe) et des ateliers thématiques sur le terrain avec des professionnels de l'action sociale, médicosociale et sanitaire, ont permis de faire le point sur le concept très général de « parcours » et d'identifier les difficultés et les opportunités qu'il représente. > + d'infos

 

 

Fin de vie - communiqué

Le projet de loi sur la fin de vie a été adopté à une large majorité le 17 mars 2015. La Fédération protestante de France en a pris acte. Elle a salué les avancées de ce projet de loi rédigé dans un esprit aussi consensuel que possible. Il comporte en particulier des évolutions dans deux domaines, les directives anticipées et la sédation profonde et continue.
>  Lire le communiqué de François Clavairoly

 

 

Climat : la FPF devient membre de la coalition 21 !

La Fédération protestante de France a adhéré à la « Coalition Climat 21 », rassemblement large de la société civile française en vue de la conférence climat de l'ONU à Paris, mais aussi au-delà de cette échéance. 
Pour le groupe de travail FPF Paris Climat 2015, cette adhésion de la FPF est symboliquement forte, et profitable au travail oecuménique et interreligieux vers la COP21. > + d'infos


 

Interview radio de Jane Stranz qui présente les "12 jalons"

Un guide pour redonner vigueur à l'esprit oecuménique ! 12 propositions pour vivre l'oecuménisme sous le signe du bonheur : « Bien vivre la rencontre avec d'autres chrétiens ». Jane Stranz, responsable du service des relations avec les Églises chrétiennes de la FPF et sa commission oecuménique qui en sont les auteurs lanceront officiellement cet ouvrage lors du Forum oecuménique qui se tiendra le 21 mai à la Fédération protestante de France. 
Ecouter


 

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70e anniversaire de l'exécution du pasteur Dietrich Bonhoeffer

A Flossenbürg,  en Bavière, sur le site de l'ancien camp de concentration, plus de 400 jeunes protestants se sont levés avant l'aube, ce jeudi 9 avril, pour un temps de prière en mémoire de Dietrich Bonhoeffer.
Les réflexions de Bonhoeffer sur l'éthique, sur la vie communautaire, sur la résistance, sur l'ecclésiologie - « L'Église est seulement l'Église quand elle est là pour les autres » - ne cessent d'interpeller. > Lire

 

 

Pâques

À l'occasion de la fête de Pâques et à l'approche de la Conférence de l'ONU Paris Climat en décembre prochain, deux associations de scouts – les Éclaireurs et Éclaireuses Unionistes de France et les Scouts et Guides de France – ont préparé un message commun : elles y rappellent la responsabilité de chacun en ce qui concerne les changements climatiques et expriment leur engagement à éduquer les jeunes au respect de leur environnement. Les responsables du Conseil d'Églises chrétiennes en Franceont relayé ce message oecuménique. > Lire


 

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FPF

Message conjoint de KEK-CCEE à l’occasion de la Journée Mondiale des Roms
8 avril 2015

CEC KEK


Chaque être humain est créé à l’image de Dieu, quelle que soit sa langue ou sa culture. Cette conviction est partagée par les chrétiens et les églises. Jésus Christ nous a appelé à proclamer la bonne nouvelle à tous, et spécialement aux pauvres et aux personnes marginalisées. Nous demandons à nos communautés de faire preuve de davantage d’ouverture envers les peuples roms, qui sont souvent exclus et vivent dans la pauvreté en marge de la société.

Malgré les tragédies qui ont marqué leur histoire, les minorités roms ont su préserver une culture riche incluant des valeurs comme la famille, l’amour des enfants, la foi en Dieu, le respect pour les morts, la jouissance de la musique et de la danse. Nous considérons cette culture comme un don du Créateur méritant respect et soutien.

La situation actuelle de nombreux peuples roms à travers l’Europe est déplorable. Parmi les problèmes majeurs figurent les discours et les actes d’anti-tsiganisme en Europe, un taux de chômage élevé, le manque de formation professionnelle et l’extrême pauvreté qui en découle.

Dans le même temps, on constate au sein des sociétés européennes quelques tendances positives. Davantage de jeunes Roms fréquentent les hautes écoles et les universités. On note aussi une meilleure prise de conscience et une plus grande sensibilisation par rapport à la population rom.

Depuis des siècles, des églises chrétiennes, des prêtres, des pasteurs et des laïcs s’efforcent d’aider leurs frères et sœurs roms de diverses manières. Nous avons la conviction que, à côté de l’accès à l’éducation et à l’emploi, le cœur humain constitue un troisième pilier essentiel de l’évolution des relations avec les Roms.

En de nombreux endroits, nos églises aident les communautés roms à améliorer leur intégration sociale – à ne pas confondre avec une assimilation – tout en préservant la culture rom. Cette aide prend diverses formes : école des devoirs, services de santé, nourriture, conseil juridique et autres. Nous exhortons nos communautés à soutenir ces initiatives, à devenir de vrais frères et sœurs des nécessiteux.

Pour progresser vers davantage de justice, il nous faut œuvrer à la réconciliation avec ce passé. Nous devons bâtir de nouvelles relations plus justes avec les peuples roms et nous atteler à la tâche complexe mais louable de la guérison et de la réconciliation.

A la fin de la parabole au Bon Samaritain, Jésus dit aux scribes : « Va et fais de même ! » Relevons ce défi de l’Evangile et devenons ainsi de véritables frères et sœurs des pauvres ! 


7 avril 2015

CEC-KEK

La résurrection de Jésus est-elle un fait historique ?

Le christianisme tout entier repose sur cette affirmation audacieuse. Depuis bientôt 2000 ans, des centaines de millions d'hommes et de femmes affirment avec force que Jésus est réellement ressuscité, et qu'il est réellement revenu à la vie, après avoir été crucifié et avoir été mis au tombeau. Est-ce possible ? Est-ce que les historiens n'ont pas démontré que cette "vérité" du christianisme était une pure légende, inventée pour rassurer les braves gens. La résurrection serait-elle autre chose qu'un mythe, une jolie histoire, mais rien de plus qu'une histoire ? 


Périodiquement au cours des siècles, des chercheurs ont voulu en avoir le coeur net, et ils se sont lancés à leur tour dans l'enquête - ils ont ré-examiné les indices, les témoignages, les faits, et ils ont dû se rendre à l'évidence. Cette vidéo n'aborde qu'un seul des nombreux aspects de l'analyse historique de cet événement unique. Et à lui seul il constitue déjà un indice de poids.Les documents témoignent - et les faits sont têtus.  

Le coup de gueule d'un réalisateur

    " Les chrétiens seraient-ils une bande de débiles qui croient des inepties ?
    Même si c'est dit moins abruptement, c'est exactement le message que font passer les médias.

    Chaque année, en période de fêtes chrétiennes, on voit fleurir des "documentaires" qui viennent nous 
    "décrypter l'histoire", nous "exposer" ce qui s'est "vraiment passé", à Pâques, à Pentecôte, ou ce qu'étaient
    vraiment Jérusalem, son Temple, il y a 3000 ans, ou encore "ils infiltrent" une communauté "chrétienne"
    pour nous montrer combien ils sont... débiles.

    Evidemment ces réalisateurs, ou journalistes (!) en mal de notoriété font appel à des "spécialistes", mènent
    leur "enquête" et nous "dévoilent" les dessous "inédits", obligatoirement croustillants, et qui ridiculisent - cela
    va de soi - les récits bibliques.

    Et toutes les "ficelles du métier" sont utilisées pour manipuler, biaiser et, disons-le ouvertement, pour
   "endoctriner" les foules. Et je pèse mes mots. 

    Pour ces enquêteurs d'un jour, Jésus, même s'il a "dû exister" (!), n'a évidemment rien à voir avec celui qui est
    décrit dans les Evangiles. Et ceux qui se fient aux textes bibliques sont juste de pauvres gens, 
    qui ont "besoin de se raccrocher à quelque chose" pour vivre.
    Puisqu'on vous le dit. Circulez. Et tant pis pour vous si la vérité est ailleurs...

    Et bien à titre personnel, et pour faire contrepoids, j'invite chacun de vous à relayer ce mail à tout votre 
    carnet d'adresses (et en priorité à des non-croyants).

    Cette simple vidéo, bien faite, pourra en faire réfléchir quelques-uns. En tout cas souhaitons-le.
    Ca ne vous prendra que quelques minutes. Et en quelques heures nous pouvons atteindre plusieurs millions 
    de personnes.
    A notre tour de faire le buzz.
    
    Patrick Vauclair,
    Réalisateur, enquêteur, et... chrétien "

ie 


Appel du SEL en faveur des populations du Nigéria en fuite

 

Urgence : populations du Nigéria en fuite

Le SEL appelle au don et à la prière 

Le SEL se mobilise suite à la situation de crise vécue par les populations du Nigéria et des pays alentour qui subissent les violences de Boko Haram. Cette situation, qui dure depuis plus de 5 ans, s’est intensifiée ces 3 derniers mois. 

1,2 million de personnes ont dû fuir et des milliers ont été tuées. La situation humanitaire s'avère critique au Nigeria mais aussi au Tchad, au Niger et au Nord Cameroun où les populations ont trouvé refuge. Plus de 500 000 enfants sont déjà en situation de malnutrition sévère.

Le SEL, ainsi que les autres membres de l’alliance Integral (qui regroupe 20 organisations chrétiennes indépendantes actives dans le secours d'urgence et le développement) étudient actuellement la meilleure réponse possible pour faire face aux besoins.

Des besoins urgents se font donc sentir dans les domaines du soutien alimentaire, mais aussi de l’accès à l’eau et à des installations sanitaires décentes, ainsi qu’à une aide psychologique.

Un partenaire du SEL au Nord Cameroun explique : « La terreur s’est généralisée, créant ainsi la psychose et la panique générale, les populations de ces localités fuient et abandonnent leurs localités, les gens meurent, les Nigérians fuient pour se réfugier au Cameroun. Dans le Nord Cameroun où la culture des céréales constitue la base de l’alimentation, les cultures ont été abandonnées et on redoute une crise alimentaire dans les jours à venir à cause de la surpopulation. » 

Le SEL lance un appel à la prière pour ces familles endeuillées, déplacées, et particulièrement pour celles qui souffrent de malnutrition ou de problèmes de santé, ainsi que pour les partenaires chrétiens qui leur viennent en aide sur place. Un fonds d’urgence a été ouvert et le SEL appelle au don. Les informations sont mises à jour sur le site du SEL : www.sefrance.org

SEL

L'apport du CNEF à la liberté d'expression

Le CNEF propose trois nouveaux outils d'information et de communication dans le cadre de la campagne Libre de le dire

 

 

 

1. Le site internet www.libredeledire.fr

Une mine d'informations utiles et pratiques pour vivre sa foi sans complexes

 

Visitez le nouveau site internet

2. Le livre de référence Libre de le dire :

La laïcité n’a pas pour objet d’intimer aux individus l’ordre de garder pour eux leurs convictions philosophiques ou religieuses, mais bien plutôt d’en permettre l’expression de façon apaisée et constructive. Ce livre a été écrit pour permettre à chaque croyant de se positionner en citoyen libre de le dire dans une France laïque

 

Libre de le dire est disponible depuis la convention du Cnef. Les médias en ont parlé comme L'ExpressRTLFrance 24La CroixRadio Notre DamePLV MagazineNotreeglise.com.

La laïcité a été inventée au XVIIe siècle par un chrétien, Robin Williams. Victime de la persécution, le puritain Roger Williams dut fuir l’Angleterre et c’est en Amérique, au moment de fonder l’État de Rhode Island qu’il a évoqué le « mur de séparation » entre l’Église et l’État – formule que Thomas Jefferson, 3e président des États-Unis, rendra célèbre.

La Laïcité fut donc créée non pas hors ou contre la religion, mais au cœur d’une réflexion chrétienne sur le bien vivre ensemble. Ce chrétien ardent et militant pour sa foi ne défendait pas seulement sa propre religion, mais souhaitait étendre cette liberté de conscience et d’expression à tous.

« Dans le droit fil de cette histoire, le Conseil national des évangéliques de France a décidé de mener campagne sur ce thème sous le libellé « Libre de le dire ». Il espère contribuer à la réflexion sur cet acquis si précieux de nos sociétés démocratiques. À un moment où la peur des religions obscurcit le discernement et conduit certains dirigeants politiques à vouloir aseptiser la sphère publique de tout discours religieux, nous voulons redire qu’il n’y a pas de démocratie digne de ce nom sans réelle liberté de conscience et d’expression. » —Étienne Lhermenault, Président du Cnef

« Non, la laïcité n’a pas pour objet d’intimer aux individus l’ordre de garder pour eux leurs convictions philosophiques ou religieuses, mais bien plutôt d’en permettre l’expression de façon apaisée et constructive. C’est bien dans cet esprit, respectueux des choix d’autrui, mais libres dans l’expression de toutes leurs convictions, que les protestants évangéliques veulent contribuer au débat public. » —Daniel Liechti, Vice président du Cnef

Cet ouvrage se veut une réflexion de fond conduite par six experts dans les domaines théologique, historique, philosophique, sociologique et juridique.

3. Libre de le dire au travail : un nouveau livret pratique dans la collection, disponible 

Pour devenir une source d'épanouissement, le travail doit avoir du sens et être en accord avec des convictions personnelles, notamment religieuses. Mais comment concilier la réalité collective et économique du travail avec la liberté individuelle ? 

Ce manuel pratique donne des clés à tous ceux qui exercent une activité dans le contexte de la fonction publique, du secteur privé, d’une activité libérale, d’une entreprise de tendance etc. Une attention particulière est apportée aux professions de santé et de l’enseignement public.

En supplément : « Salariés, fonctionnaires, découvrez 5 clés pour vivre votre travail en accord avec vos convictions » et « Employeurs, découvrez 5 clés pour bien gérer la liberté de vos salariés ».

 CNEF

COE: une présence pour accompagner des communautés vulnérables en Israël et Palestine

Une présence pour accompagner des communautés vulnérables


Elles sont là chaque jour, chaque mois de l’année – et cela depuis 13 ans. Elles sont devenues un élément naturel dans le chaos de la vie en Israël et en Palestine. Leur présence est appréciée, qui promet sécurité et stabilité. Leur seule arme, c’est la plume – ou une caméra. Leurs membres voient et écoutent, ils analysent et rendent compte.

Ce sont les équipes du Programme œcuménique d’accompagnement en Palestine et en Israël (EAPPI), créé en 2002 et qui contribue à freiner la violence et à promouvoir le respect du droit international. La présence de ces équipes est une expression de solidarité concrète avec des groupes vulnérables – tant palestiniens qu’israéliens. L’auteure de cet article s’est rendue en Terre Sainte en mars 2015 avec une délégation représentant les hauts responsables du Comité central du Conseil œcuménique des Églises.

L’EAPPI est une réponse concrète donnée par le Conseil œcuménique des Églises à un appel que leur avaient lancé en 2002, depuis Jérusalem, des dirigeants d’Églises. Ils écrivaient dans une lettre: «Nous vous demandons respectueusement de protéger toutes les personnes afin d’aider au rétablissement de la confiance mutuelle et de la sécurité pour les Israéliens et les Palestiniens. En outre, nous appelons toutes les personnes éprises de paix, dans le monde entier, à venir participer avec nous à une manifestation pour une juste paix.»

Le Conseil œcuménique des Églises a pris cet appel à cœur et, avec des Églises locales et des Églises d’Europe et des États-Unis d’Amérique, il a mis en place ce programme d’accompagnement, lequel se fonde sur la présence dans le pays et sur des analyses et des rapports sur ce qui se passe sur place.

«Plus de 70 Églises, organismes et agences œcuméniques de 22 pays d’Afrique, d’Amérique du Nord, d’Amérique latine, d’Asie et d’Europe participent activement à ce programme. Près de 1 500 personnes ont servi comme accompagnateurs et accompagnatrices. Nous allons bientôt recevoir le cinquante-huitième groupe», déclare Manuel Quitero Pérez, coordinateur de l’EAPPI au COE.

Ces accompagnateurs et accompagnatrices sont recrutés dans leurs pays d’origine. Depuis le début, le soutien et l’engagement des Églises membres ont été tout à fait remarquables. Les accompagnateurs/accompagnatrices doivent avoir au moins 25 ans mais moins de 70 ans, avoir l’habitude de travailler avec les gens et parler couramment anglais. Pour être accepté, trois conditions sont requises. La mission dure trois mois; les accompagnateurs/accompagnatrices travaillent dans des équipes internationales et vivent dans des endroits tels que Hébron, Jéricho ou Jérusalem.

Visite de solidarité en Terre Sainte

À l’occasion de la visite de solidarité organisée en Terre Sainte par le Conseil œcuménique des Églises en 2015, nous avons rencontré une dizaine d’accompagnateurs/accompagnatrices. Nous avons rencontré une équipe à Jéricho, un Norvégien et un Suédois qui constituent l’une des équipes basées dans cette ville. Ils nous ont expliqué que, la veille, ils avaient appris que l’armée démolissait des maisons. Ils avaient reçu cette information par SMS et s’étaient immédiatement rendus dans le secteur. Les déplacements sont longs et il est parfois difficile de trouver son chemin.

En arrivant, ils trouvent une famille de Bédouins avec de nombreux jeunes enfants; on leur a demandé de s’éloigner et de rester assis dans la chaleur brûlante et le soleil éblouissant, sans abri. Ils supplient qu’on les laisse amener les enfants à l’ombre, mais cela leur est refusé. Les accompagnateurs restent avec la famille, leur donnent de l’eau et essaient de discuter avec l’armée du sort des enfants. Mais leur maison est rasée; tout ce qu’ils possédaient est détruit, y compris la nourriture, les vêtements et les manuels scolaires. Les enfants fréquentent une école établie dans le secteur par les Nations Unies, et il est indispensable de posséder les manuels pour la fréquenter. Pas de manuels, pas d’école.

Lorsque, le lendemain, nous retrouvons cette famille avec l’équipe d’accompagnement, ses membres, durement touchés, accueillent chaleureusement l’équipe. Ils nous font volontiers le récit de ce qui s’est passé la veille. Ils nous montrent les ruines de ce qui, la veille, était leur foyer. Désormais, il ne reste plus rien.

«Bien sûr, nous voulons en parler, dit le père de famille. Parler nous aide à digérer les événements traumatisants d’hier. Le fait que le Conseil œcuménique des Églises soutient les accompagnateurs/accompagnatrices nous donne de l’espoir pour l’avenir: il y a quelqu’un qui s’inquiète, quelqu’un qui nous soutient dans cette partie perturbée du monde, mutilée et déchirée».

C’est là un récit entre des milliers, peut-être des millions d’autres, qui racontent ce genre d’histoires ordinaires. Les accompagnateurs/accompagnatrices ont pour tâche de voir, d’analyser et de rendre compte.

Accompagner des enfants à l’école ou les personnes âgées à l’hôpital

«L’organisation qui les envoie ici commence par les former dans leur propre pays avant de les envoyer en Israël ou en Palestine, dit M. Quintero. La communication et la défense des causes constituent une partie fondamentale de notre travail.»

L’un des accompagnateurs que nous rencontrons nous explique que ce travail comporte de multiples dimensions et défis, mais qu’il en retire beaucoup: des souvenirs et des ami(e)s pour la vie.

Il explique que la journée de travail commence entre 6 et 8 heures du matin, selon ce qui est prévu ce jour-là. Certain(e)s accompagnent des enfants pour le passage du poste de contrôle afin qu’ils arrivent à l’école à temps et sans problème, sans être harcelés. D’autres accompagnent les personnes âgées à l’hôpital; d’autres encore sont présents sur des points chauds, où existent des tensions entre différents groupes, ou réagissent quand des maisons sont détruites par l’armée.

«J’ai parfois l’impression que ce que je fais ne suffit pas. Il y a de nombreux problèmes concrets auxquels nous sommes confrontés, et tout prend tellement de temps! Parfois, une visite à un point de passage prend cinq heures. Je ressens profondément la responsabilité d’être sur place. Je sais que ma présence compte beaucoup pour les Palestiniens de ce village».

Il souligne qu’il se sent coupable de ne pas avoir le temps de faire ses rapports comme prévu. «Je donne toujours la priorité aux rencontres personnelles, avant tout et par-dessus tout. Je vais essayer de rattraper en partie le retard de mon courrier avant de devoir rentrer chez moi dans quatre semaines. J’espère pouvoir faire part ici ou là de ce que j’ai vécu».

L’accompagnateur poursuit: «Cette période a définitivement changé ma vie. Je ne suis plus le même depuis que je suis arrivé ici. J’ai acquis un nouveau regard sur la vie. J’ai vu tant de mal. Parfois, je me sens impuissant et accablé; alors, mes collègues de l’équipe internationale sont extrêmement précieux. Ensemble, nous pouvons digérer nos impressions, nous encourager mutuellement pour ne pas tout laisser tomber mais pour pouvoir faire survivre notre espoir d’une paix juste».

Les accompagnateurs/accompagnatrices nous montrent le mur de 9 mètres de haut qui coupe le secteur et rend difficile le passage d’un endroit à l’autre. Parfois, les différents points de contrôle sont complètement fermés. Dans certains cas, pour franchir le mur, il faut faire de longs détours. On nous parle d’une femme qui avait besoin de soins médicaux d’urgence, mais elle n’a pas franchi le mur au bon endroit. Elle a été obligée de faire un détour, mais ce fut trop pour elle: elle est morte avant d’atteindre l’hôpital.

Leur présence est une expression de solidarité concrète

Il y a maintenant treize ans que ces responsables d’Églises ont écrit leur lettre au Conseil œcuménique des Églises en demandant une présence concrète. L’un des initiateurs de cette lettre fut l’évêque luthérien. «La présence d’équipes d’accompagnement dans cette région signifie beaucoup pour les personnes vulnérables, explique Munib Younan, évêque de l’Église luthérienne en Terre Sainte et en Jordanie. Elles sont synonymes de sécurité et donnent aux gens l’espoir que quelqu’un s’occupera d’eux.»

La pasteure Isabel Apawo Phiri, secrétaire générale associée du Conseil œcuménique des Églises et responsable du témoignage et de la diaconie, considère que ce programme d’accompagnement est une dimension essentielle de la nécessité de donner une voix aux gens qui n’en ont pas.

«Le programme d’accompagnement est une façon relativement nouvelle de pratiquer la défense des causes, en partie par le moyen d’une présence concrète et pratique, en partie par des analyses personnelles et des rapports permanents dans le cadre du programme global. Mais, par-dessus tout, il est demandé à chaque accompagnateur/accompagnatrice d’écrire des bulletins, des blogs, des tweets et d’employer les médias sociaux pour faire connaître son expérience. Cela signifie que, par ce biais, différents pays peuvent suivre les comptes-rendus des gens qu’ils ont envoyés dans cette région.»

La pasteure Phiri ajoute que, grâce à ce programme d’accompagnement, les Églises membres assument ensemble la responsabilité d’œuvrer à une paix juste et durable dans cette région. Bien entendu, tout ce qui est fait dans le cadre de ce programme est loin d’être suffisant mais vient compléter les discussions avec les représentants du gouvernement, entre les responsables religieux et avec les Nations Unies.

Le Conseil œcuménique des Églises travaille activement dans cette région en collaboration avec les responsables d’Églises et le Conseil des Églises du Moyen Orient.

Marianne Ejdersten, directrice de la communication, COE

Membres du COE basés en Israël/Palestine

Programme oecuménique d'accompagnement en Palestine et en Israël (EAPPI)

La paix et les initiatives interreligieuses au cœur d’une visite de solidarité de responsables du COE en Israël et Palestine (communiqué de presse du COE du 12 mars 2015)

Déclaration sur les mesures économiques et la responsabilité chrétienne envers Israël et la Palestine

31 mars 2015

COE

CECEF: message de Pâques  rédigé par les Scouts de France

À l’occasion de la fête de Pâques et à l’approche de la Conférence de l’ONU Paris Climat en décembre prochain, deux associations de scouts – les Éclaireurs et Éclaireuses Unionistes de France et les Scouts et Guides de France – ont préparé un message commun : elles y rappellent la responsabilité de chacun en ce qui concerne les changements climatiques et expriment leur engagement à éduquer les jeunes au respect de leur environnement.

Les responsables du Conseil d’Églises chrétiennes en France sont heureux de relayer ce message œcuménique en s’associant à cette invitation à la vigilance et à la sobriété. Ils souhaitent à toutes les communautés chrétiennes en France une très belle fête de Pâques. Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

Message de Pâques

La fête de Pâques est un temps central dans la vie des chrétiens. Les différents événements que nous célébrons interrogent notre foi, notre engagement, notre sens des responsabilités et notre détermination à agir au service de Dieu et des autres.

Cette année, La France accueillera en décembre 2015 la 21ème conférence des Nations Unies sur le changement climatique, et c’est à la lumière de cet événement que nous voulons relire cette année le récit de la Passion et de Pâques.

« Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23.34). Le message de Jésus au moment de sa crucifixion ne peut manquer de nous frapper, car nous savons ce que nous faisons. Les preuves scientifiques s’accumulent et la réalité du réchauffement climatique, tout comme son origine essentiellement humaine, ne peut plus être sérieusement contestée. Pour autant, ce constat ne répond pas à la question du rôle que nous avons à jouer en tant que chrétiens. Les responsables des Églises nous ont invités avant Noël à nous interroger : avons- nous pris toute la mesure de la confession d’un Dieu créateur qui, par l’incarnation de son Fils, a choisi de partager la condition de créature ?

Œuvre de Dieu, cette Création nous a été confiée. Elle nous a été offerte avec une double injonction : « dominer et soumettre » (Genèse 1.28) mais aussi « cultiver et garder » (Genèse 2.15). Il n’y a là nulle contradiction. Si nous avons un pouvoir légitime sur le monde, nous avons également un devoir envers lui, c’est l’essence même de toute responsabilité. Le récit du lavement des pieds nous rappelle que le maître doit d’abord être au service (Jean 13.4- 11). La conférence des Nations Unies sur le changement climatique rassemblera des délégations de près de 200 pays. Quelle sera notre implication, notre responsabilité face à des enjeux mondiaux et à une négociation internationale?

Là encore, le récit de Pâques et de la Passion peut nous aider à répondre. Jésus dit à ses disciples : « Restez éveillés et priez pour ne pas tomber dans la tentation. L’esprit de l’homme est plein de bonne volonté, mais son corps est faible » (Matthieu 26.41). Rester éveillés, c’est déjà se renseigner, chercher à comprendre ce que sont les changements climatiques et leurs causes. C’est aussi rester vigilants, interpeller nos responsables politiques à tous les échelons en leur posant cette simple question : et vous, qu’est-ce que vous faites pour le climat ? Et bien sûr prier pour que nos dirigeants parviennent à trouver ensemble des solutions pour la planète.

Pour autant, la deuxième partie de cette interpellation ne doit pas être oubliée. Chacun, à titre individuel est plein de bonne volonté pour le climat. Nul ne souhaite la fonte des glaciers et la multiplication des catastrophes naturelles qui obligera des millions de personnes à abandonner leur terre. Mais que suis-je prêt à faire individuellement pour éviter cela ou, à tout le moins, pour aider les pays les plus pauvres à faire face aux conséquences d’une pollution dont nos pays développés restent historiquement les principaux responsables ? A quoi suis- je prêt à renoncer ? Ne dois-je pas dès à présent apprendre ou réapprendre à vivre dans la simplicité et la modestie ?

Le message de Pâques appelle à la confiance. La vie a vaincu la mort. C’est le défaitisme qui est vaincu. C’est la promesse d’une vie nouvelle. C’est le refus de baisser les bras face à l’ampleur apparente de la tâche.

En tant que mouvements d’éducation populaire, nous travaillons activement à éduquer les jeunes à la contemplation et au respect de la Création. Mais nous les invitons aussi à rechercher l’essentiel et à savoir, parfois, renoncer au superflu... Une façon de vivre « plus sobre et plus solidaire » pour reprendre à nouveau les termes des responsables des Églises dans leur message de Noël. Le scoutisme démontre depuis plus de cent ans qu’une vie de simplicité, de collaboration, une vie en harmonie avec notre environnement est une vie qui comble de joie, en plus d’être un mode de vie qui préserve le climat.

Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

FPF / EEMNI

Le COE rend hommage à la vie et au témoignage du pasteur méthodiste Philip Potter



Le COE rend hommage à la vie et au témoignage  du pasteur Philip Potter

Le pasteur méthodiste Philip Potter au Comité central du COE réuni à Genève (Suisse) en février 1966.

Le Conseil œcuménique des Églises (COE) a rendu un hommage spécial au pasteur Philip Potter, troisième secrétaire général du COE, qui a exercé cette fonction de 1972 à 1984. Personnalité œcuménique de stature mondiale, connu pour avoir accompagné des Églises du monde entier dans leurs luttes pour l’unité, la justice et la paix, le pasteur Potter est mort le 31 mars, à l’âge de 93 ans, à Lubeck (Allemagne).

Né à Roseau (Dominique), dans les Antilles, le 19 août 1921, le pasteur Potter a entamé son activité œcuménique dans le mouvement estudiantin chrétien des Caraïbes. Il fut un représentant de la jeunesse aux deux premières assemblées du COE: à Amsterdam (1948) et à Evanston (1954). Il fut la première personne originaire d’un pays nouvellement indépendant à être élu secrétaire général du COE.

Entre autres réalisations particulièrement mémorables de son mandat, on citera le document de consensus théologique Baptême, Eucharistie, Ministère ainsi que la poursuite de la courageuse campagne contre l’apartheid en Afrique australe et contre d’autres formes de racisme dans le monde entier.

Le Secrétaire général du COE, Philip Potter, prend un bébé dans ses bras (Mwuselele Nyoni) pendant une célébration à la 6e Assemblée du COE à Vancouver, 1983. Photo: COE.

«Presque toutes les personnes que je connais qui ont une image forte ou une opinion forte sur le Conseil œcuménique des Églises l’associent à Philip Potter, a déclaré le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE. D’abord en qualité de jeune délégué dans des conférences et des assemblées, puis comme membre du personnel administratif et enfin en tant que secrétaire général, Philippe a toujours su donner une image forte du Conseil. Il était toujours  disposé à ouvrir des discussions, à proposer le COE comme espace ouvert pour la réflexion et l’action œcuméniques et à faire connaître ses propres positions. Philip Potter fut et restera un témoin crédible de la vision du Royaume de Dieu et de ses authentiques valeurs de "justice, paix et joie dans l’Esprit Saint" (Romains 14, 17b).»

Le pasteur Tveit conclut: «Nous rendons grâces à Dieu pour le témoignage de Philip».

Philip Potter a apporté des contributions importantes au vigoureux débat sur la nature de la mission et de l’évangélisation chrétiennes dans l’ère post-coloniale, sur le témoignage des Églises en faveur de la paix au cœur des tensions Est-Ouest, sur les questions relatives à la crise écologique et sur le soutien à apporter aux campagnes s’opposant à la menace de l’annihilation nucléaire. À cette époque, le COE a également encouragé et soutenu le développement de nouvelles formes de spiritualité, de prière et de musique communes s’inspirant des traditions et confessions diverses de diverses Églises.

Avant de venir travailler au COE, Philip Potter avait été membre du personnel administratif de la Methodist Missionary Society à Londres. Il a représenté le mouvement estudiantin chrétien de la Jamaïque lors de la Conférence mondiale de la Jeunesse chrétienne qui s’est tenue en 1947 à Oslo (Norvège). Philip Potter a activement participé à chacune des assemblées du COE, depuis la première en 1948 jusqu’à la neuvième, en 2006, à Porto Alegre (Brésil).

Lorsqu’il était à Genève, Philip Potter était aussi président du conseil d’administration de la Fédération universelle des Associations chrétiennes d’Étudiants.

Il laisse une veuve, l’évêque émérite Bärbel Wartenberg-Potter, de l’Église protestante d’Allemagne (EKD). Sa première épouse, Doreen Potter, musicienne et compositrice, est morte en 1980.

À lire: le texte intégral de l'hommage du secrétaire général du COE à Philip Potter (en anglais)

At Home with God and in the World: A Philip Potter Reader 

Hommages à Philip Potter (tirés du livre At Home with God and in the World)

31 mars 2015

COE

Connexio: l'actualité missionnaire et diaconal du mois

Nos coordinateurs qui se trouvent actuellement au Congo et en Bolivie ont vécu beaucoup de choses depuis qu’ils travaillent dans leurs pays d’engagement. Dans cette lettre mensuelle ils portent un regard sur l’année passée et nous racontent ce qui les préoccupe en particulier dans l’exercice de leur mission. 

Rétrospective pour Daria et Roman Hofer 

Les investissements consentis durant ces deux dernières années dans les relations avec nos partenaires de projets au Congo produisent lentement leurs fruits, et les premiers résultats de notre travail deviennent visibles; nous constatons en effet une amélioration dans le management de projets, les bénéficiaires en profitent davantage, et en général, on constate plus d’enthousiasme pour la collaboration avec Connexio. 

Notre objectif est de parfaire encore le management de projets et de renforcer la collaboration dans les activités en cours. Ceci étant, trois nouveaux projets ont pu démarrer dans les diocèses du Nord Katanga et du Congo du sud avec succès. Il s’agit de la rénovation complète du système d’alimentation électrique de l’hôpital de Kabongo, de la vente et la distribution de bibles en langue Kibula (Nord Katanga) ainsi que du soutien d’orphelins et de familles nécessiteuses dans les quartiers extérieurs de Lubumbashi. 

Etablir et entretenir de bonnes relations est essentiel pour assurer une bonne coopération. Ce travail relationnel est un vrai défi dès lors que de nombreux projets se répartissent sur un grand territoire (p.ex. sur une distance équivalente de Zürich à Naples, avec des routes ne méritant pas cette appellation). Des moyens de transport défectueux et des coûts de communication et de déplacement exorbitants ne facilitent pas le travail. Nous essayons néanmoins d’être proactifs et de nous prendre du temps pour les rencontres informelles. Nous sommes heureux chaque fois que des responsables de projet viennent à nous de leur propre initiative. 

Forcément, il règne également une « ambiance profondément humaine » dans les églises d’ici. C’est ainsi que dans l’attente des élections de l’évêché en 2016, tout est au ralenti et personne ne « montre trop le bout de son nez». Beaucoup de « petits jardins sont individuellement protégés » et c’est rare de voir quelqu’un jeter un coup d’œil au-delà de son « propre jardin ». La hiérarchie dans l’église et dans les projets est très étendue. Il est d’usage que l’on ne mette pas le chef au défi. Les problèmes sont rarement abordés ouvertement (ce qui correspond à la culture locale), et c’est ainsi que l’on apprend les choses un peu au hasard. Nous pensons et espérons que c’est avec des entretiens ciblés et des ateliers d’échanges que l’on pourra faire face à cette culture de refus face aux conflits. Le départ du directeur de l’hôpital de Kapanga a créé une rupture dans cette ambiance, ce qui est une véritable lueur d’espoir pour nous. Nous espérons qu’une communication plus ouverte permettra de poursuivre le travail que nous effectuons ici. 

Rétrospective pour d’Anne et Simon Barth 

Tisser des relations prend beaucoup de temps, notamment en Bolivie. Et pourtant, entretenir de bonnes relations est essentiel pour notre travail tant il est évident qu’un manque réciproque de confiance complique singulièrement le travail. Mais grâce à la bonne phase de préparation effectuée par nos prédécesseurs, nous pouvons bâtir dans de bonnes conditions. 

L’année passée nous avons pu établir de bons contacts avec un certain nombre de partenaires et le voyage de rencontres de février 2015 au Chili et en Argentine a contribué à une forte sensibilisation au travail de Connexio en Amérique latine. C’est grâce à l’établissement de liens de confiance avec les dirigeants du programme des bourses d’études en Bolivie qu’une solide base pour un travail en commun a pu être établie. Même nos enfants contribuent à leur manière en ouvrant des portes qui permettent de créer des liens relationnels favorables à notre mission. 

Le changement global à la direction de l’Eglise en Bolivie fin 2014 nous amène à restaurer la confiance en une coopération prolongée pour pérenniser le travail entamé par Connexio (révision des statuts, plan stratégique). Il est de l’intérêt de nos églises partenaires de solliciter le soutien de Connexio, notamment pour ce type de projets qui seront auto- nomes au bout de quelques années en réduisant leur degré de dépendance. Dans ce contexte, il nous faudra continuer à sensibiliser nos partenaires. 

Le travail au Cambodge 

Stefan Pfister et Peter Siegfried ont à nouveau animé un séminaire pour pasteurs en février dernier. La nouveauté a été l’apport d’Etienne Rudolph en la matière d’une formation pour les membres du cabinet et du Conseil d’église. Ce type de formation est très apprécié, notamment parce que Peter et Stefan placent la relation pragmatique au centre des conditions de vie des pasteurs et des paroissiens. C’est ainsi que pour les participants, il est possible de mettre directement en pratique les connaissances acquises par cette formation dans leur vie courante.

Durant la retraite, la direction cambodgienne de l’Eglise a su trouver des opportunités pour se détendre.

Malgré que les chrétiens au Cambodge soient une très petite minorité, Stefan et Peter constatent encore que la foi chrétienne est prise en considération de manière positive à de nombreux endroits aussi divers que dans les milieux gouvernementaux et dans la population. Peter connaît un restaurateur bouddhiste qui n’embauche que des chrétiens pour la simple raison qu’ils sont honnêtes ! 

Malgré ces signes positifs, il n’est pas toujours facile pour les chrétiens cambodgiens de pratiquer leur foi et d’y rester fidèle. La grande majorité d’entre eux est très jeune. Les pressions exercées par leur famille lorsque quelqu’un se convertit et la nécessité de déménager à cause des études ou encore pour le travail leur rend difficile d’honorer leur foi ou d’être accueilli dans une nouvelle paroisse. 

D’une manière ou d’une autre, les chrétiens et les paroisses cambodgiennes ont besoin de prières et d’intercession. Le soutien et l’accompagnement de Connexio sera encore longtemps nécessaire. L’Eglise avance malgré tout sur le bon chemin et il est réconfortant de voir comment elle devient de plus en plus autonome. 

Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez au travail de Connexio et pour votre soutien, autant que pour votre engagement personnel, votre intercession, ou vos dons financiers. 

Avec mes chaleureuses salutations, 

Carla Holmes, Chargée de communication 

Envoi des dons en France: 

Par chèque libellé à l'ordre de l'UEEMF - Connexio adressé à: 

Madame Pascale MEYER,
7 rue de l’Avenir, F- 67800 Bischheim (avec mention expresse: «Connexio») 

Traduction: E. Fath 

 

18 - 29 septembre 2015 Voyage de rencontres en Pologne 

Pour tout renseignement ou inscription,
se rendre sur le site www.connexio.ch/begegnungsreisen ou auprès de la direction de Connexio


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