2015

Les Églises chrétiennes de Belgique solidaires des chrétiens du Moyen-Orient

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En ce temps pascal, les Églises chrétiennes de Belgiques (protestantes, catholiques et orthodoxes) soulignent dans un communique leur solidarité avec les chrétiens du Moyen-Orient dans leur chemin de croix.

Cette année, le destin tragique des communautés chrétiennes des pays bibliques jettera une ombre sur la Semaine Sainte et la fête de Pâques. Des nouvelles dramatiques nous arrivent sans cesse sur les chrétiens au Moyen-Orient. Une semaine, ces nouvelles viennent de Syrie, une autre semaine d’Irak ou d’Iran, d’Égypte, des Territoires Palestiniens ou même encore du Pakistan. À chaque fois, les chrétiens y sont victimes d’attaques extrémistes et de terreur idéologique. Certains sont torturés et mis à mort à cause de leur foi. D’autres sont enlevés et chassés. Des milliers se retrouvent entassés dans des camps de réfugiés ou ont fui vers les pays voisins. Ces chrétiens appartiennent à toutes les Églises et communautés chrétiennes. Ils comptent sur le soutien de leurs frères et sœurs chrétiens du monde entier mais se sentent parfois abandonnés. Ils ne sont pas les seuls, bien sûr, à endurer pareille souffrance au Moyen-Orient. Des croyants d’autres communautés et de nombreuses personnes de bonne volonté payent elles aussi un lourd tribut. Nous appelons toutes les communautés chrétiennes en Belgique à célébrer la Semaine Sainte et le temps pascal en étroite union avec les chrétiens du Moyen-Orient.

Comment commémorer la souffrance de Jésus, le Vendredi Saint, sans penser aux chrétiens du Moyen- Orient ? La croix de Jésus n’a jamais disparu. Elle n’était pas une exception historique. Sur tant de collines et de montagnes dans les pays bibliques, les chrétiens portent encore et toujours la croix du calvaire en répétant ‘Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?’. Tant de fois au cours de l’histoire, ils sont tombés sous le poids de la croix puis ensuite se sont relevés. Le fait que Jésus ait vécu en ces lieux leur a donné force et courage à travers les siècles. En ce Vendredi Saint, reconnaissons leur visage dans celui du Christ souffrant et prions pour que la croix de Jésus leur soit un signe d’espérance et de solidarité.

Comment célébrer la résurrection durant la Veillée pascale et le jour de Pâques sans penser aux chrétiens du Moyen-Orient? Le Père n’a pas abandonné son Fils dans la solitude de la souffrance et l’obscurité de la mort. Aucune pierre tombale n’est trop lourde pour être roulée. Cette année aussi, les chrétiens du Moyen-Orient se diront l’un à l’autre ‘Le Christ est vraiment ressuscité !’ et entonneront ensemble un ‘Alléluia!’. Et cela, même si leur célébration se déroule sous une tente, dans une église délabrée ou un abri anonyme. Lors de la Veillée pascale ou à Pâques, lors de l’échange de la paix, ouvrons-leur notre cercle et prions pour que le Seigneur ressuscité leur offre un message de réconciliation et de paix.

Nos communautés chrétiennes cheminent encore vers la restauration de la pleine unité en Jésus-Christ. Pourtant, nombre de ceux qui nous ont précédés ont déjà atteint cette pleine unité en Jésus-Christ. Ce sont les témoins de la foi, les martyrs de tous lieux et de tous temps qui ont payé de leur vie leur fidélité à Jésus et à l’Église. Leurs noms sont inscrits dans l’unique martyrologe de l’Église du Christ Jésus. Au cours de la Semaine Sainte, souvenons-nous de tous ces témoins de la foi et des martyrs de toutes les traditions, et en particulier de ceux qui ont perdu la vie ces derniers mois au Moyen-Orient.

Durant la Semaine Sainte et le temps de Pâques, nous invitons toutes les communautés chrétiennes en Belgique à un geste de solidarité concret en faveur des chrétiens du Moyen-Orient. Par exemple, des intentions de prière au cours des célébrations liturgiques ou des temps de prière, une attention particulière aux chrétiens du Moyen-Orient de notre ville ou de notre village ou le soutien à une action de solidarité financière ou matérielle pour les chrétiens au Moyen-Orient. Nous vous souhaitons une Semaine Sainte bénie et une Sainte fête de Pâques.

Pour les Églises Chrétiennes en Belgique

  • Chanoine Jack McDonald, Président du Comité central du Culte anglican en Belgique
  • Mgr André-Joseph Léonard, président de la Conférence épiscopale de Belgique
  • Métropolite Athenagoras de Belgique, Patriarcat Œcuménique de Constantinople
  • Pasteur Steven H. Fuite, Président du Synode de l'Église Protestante Unie de Belgique
  • Dr. Geert W. Lorein, président du Synode Fédéral des Églises Protestantes et Evangéliques de Belgique

Bruxelles, le 27 mars 2015 

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COE: prières en faveur de la paix en Irak, Syrie, Libye, Égypte et au-delà


En ce temps de carême, le Conseil œcuménique des Églises (COE) invite ses Églises membres à prier le dimanche 29 mars pour tous ceux et celles qui sont affectés par les guerres au Moyen-Orient, en particulier en Irak, en Syrie, en Libye et en Égypte. Cette période de prière vise à faire renaître l’espérance à partir des cendres du désespoir, en réfléchissant à la vulnérabilité des communautés minoritaires et à la menace pesant sur la diversité du tissu social dans cette région. 

«De multiples Églises et de nombreux chrétiens et chrétiennes du monde entier ont offert des signes de solidarité: veillées de prière, assistance humanitaire et manifestations ou déclarations en faveur d’une paix juste. Malgré tous leurs efforts, nombre de ces personnes se sentent néanmoins impuissantes et incapables de provoquer un quelconque effet réel ou changement», a déclaré le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, dans une lettre du 24 mars invitant les Églises à la prière.

«Pourtant, nous savons que nous adorons un Dieu d’espérance, en qui il y a toujours croix et toujours résurrection. Nous, les chrétiennes et les chrétiens, nous avons vocation à vivre dans l’espérance que Dieu nous donne et à en faire notre témoignage en tout temps où nous sommes confrontés à la souffrance profonde et au conflit», a-t-il ajouté.

Au Moyen-Orient, écrit le secrétaire général du COE, «des atrocités insupportables ont été commises par des groupes armés, relevant ou non d’un État», essentiellement en Irak, en Syrie, en Libye et en Égypte.

«Dans toutes ces tragédies, les minorités religieuses et ethniques sont toujours les communautés les plus vulnérables. Notamment les chrétiennes et les chrétiens, nos sœurs et frères en le Seigneur, confrontés au danger immédiat d’être exterminés ou exilés de leur propre région», met en garde le pasteur Tveit.

Il a invité les Églises à utiliser une prière commune pour la paix en Syrie et au-delà au moyen de ressources liturgiques mises à disposition sur le site web du COE. Ce document peut être adapté en fonction des différents calendriers, styles liturgiques et traditions ecclésiales.

Le texte intégral de la lettre du secrétaire général du COE

Documents liturgiques: prières pour la paix en Syrie et au-delà

Programme du COE «Les Églises au Moyen-Orient»

24 mars 2015

COE

COE: tristesse et chagrin des Églises après la tragédie de la Germanwings



Le Conseil œcuménique des Églises (COE) et la Conférence des Églises européennes (KEK) ont appris avec émoi la nouvelle d’un grave accident d’avion dans les Alpes françaises.

Le 24 mars, le vol 4U 9525 de la compagnie Germanwings s’est écrasé dans une zone montagneuse du sud-est de la France, en route entre Barcelone et Düsseldorf. Les autorités craignent que l’ensemble des 144 passagers et des six membres d’équipage aient péri.

En ce jour tragique pour les amis et les familles des personnes qui étaient à bord du vol 4U 9525, la KEK a exprimé ses profondes condoléances. «Nous prions pour que Dieu apporte sa paix et son réconfort dans les prochains jours et mois à tous ceux et celles qui ont été touchés par cette tragédie imprévue», a déclaré le pasteur Guy Liagre, secrétaire général de la KEK.

Ce même jour, les membres du Conseil de direction de la Conférence des Églises européennes se réunissaient à Bruxelles pour se pencher sur les activités futures du programme. «Nous nous réunissons ici en provenance des quatre coins de l’Europe et de différentes traditions ecclésiales et cultures. Le chagrin que nous éprouvons toutes et tous à l’annonce de ces vies perdues en France aujourd’hui nous rapproche un peu plus», a affirmé le pasteur Liagre. Le Conseil a eu une pensée pour les victimes lors de ses prières du soir.

«Le Conseil œcuménique des Églises s’associe aux condoléances et au chagrin exprimés par le Conseil de direction de la Conférence des Églises européennes», a déclaré le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE. Il a ajouté: «Nous appelons à prier pour toutes les victimes de cette tragédie et leurs familles. Souvenons-nous aussi de l’équipe qui travaillait avec les victimes et apportons notre soutien à leurs familles.»

Plus d’informations sur la Conférence des Églises européennes

24 mars 2015

[Communiqué publié conjointement avec la Conférence des Églises européennes]

COE

Avec "Héros", Leader vocal rend hommage aux chrétiens persécutés

Le groupe Leader Vocal dédicace la chanson« Héros », deuxième extrait de leur disque intitulé Worship, aux hommes et aux femmes qui endurent maintes persécutions à cause de leur amour pour Jésus et le paient même souvent au prix de leur vie. Encore aujourd’hui des hommes et des femmes meurent pour leurs convictions religieuses. Tout dernièrement Akash Bashir, jeune chrétien de 19 ans, s’est sacrifié pour sauver la vie des paroissiens d’une église de Lahore au Pakistan.

Leader Vocal en clips

Leader Vocal prend la défense de l'Église persécutée

Interview détaillée des frères Furtade - Leader Vocal

EEMNI

FEPS: collecte de Pâques pour les anciens enfants placés

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Source d'image: Paul Senn, FFV, Kunstmuseum Bern, Dep GKS.©GKS


Les Eglises protestantes de Suisse versent cette année leur collecte de Pâques au Fonds d’aide immédiate pour les anciens enfants placés. Le Fonds, organisé par la Confédération, n’est pas une indemnisation pour le tort subi, mais un geste de solidarité envers des personnes aujourd’hui âgées qui ont besoin d’aide sans tarder.

Pendant des décennies et jusqu’en 1981, des dizaines de milliers d’enfants et de jeunes adultes en Suisse ont été placés de force dans des familles d’accueil, en foyer, voire en prison, parce qu’ils étaient orphelins ou parce que la société considérait leur modèle familial comme inconvenant. Bon nombre de ces enfants ont été maltraités ou n’ont pas pu suivre de formation professionnelle et beaucoup en subissent les conséquences encore aujourd’hui.

La Suisse a longtemps fermé les yeux sur cette question, mais les choses bougent depuis deux ans, notamment grâce à la Table ronde mise en place en 2013 par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. La Table ronde réunit régulièrement d’anciens enfants placés, des représentants des autorités, des services sociaux, ainsi que des délégués des Eglises et du monde paysan. Elle a décidé de mettre sur pied sans attendre un fond d’aide immédiate pour les victimes aujourd’hui âgées qui vivent dans le besoin.

Les Eglises protestantes de Suisse ont répondu favorablement à l’appel de la FEPS d’organiser une collecte de soutien au fond d’immédiate durant le printemps 2015. Beaucoup prévoient de l’organiser le dimanche de Pâques, jour de grande affluence au culte. La FEPS met de la documentation à disposition des pasteures et pasteurs intéressés.

Ce geste de solidarité est un premier pas, qui précède le travail de recherche historique encore à mener. En effet, si les exemples positifs existent, notamment celui du pasteur Albert Wild qui a dénoncé les abus dans un livre publié en 1907 déjà, certains autres ministres ont eu un rôle moins reluisant. Or les représentants du corps pastoral avaient une grande influence sur la société d’alors.

Davantage d’information

Berne, 24.03.2015

Fédération des Eglises protestantes de Suisse



Côte d'Ivoire : l'évêque Benjamin Boni en appelle à la cohésion sociale


Crédits: D.R

[23-03-2015. 20h00] Accompagné d’une forte délégation, durant ces trois jours, il était l’hôte de l’ancien ministre Sama Damalan Henri César engagé désormais pour l’œuvre de Dieu.        

Bishop Benjamin Boni aux populations: ‘‘Ne mettons pas à mal la cohésion sociale’’

Le Bishop Benjamin Boni, président de la conférence annuelle de l’Église méthodiste unie de Côte d’Ivoire (Emuci), a effectué une visite pastorale du 20 au 22 mars, dans le département de Fresco.

Accompagné d’une forte délégation, durant ces trois jours, il était l’hôte de l’ancien ministre Sama Damalan Henri César engagé désormais pour l’œuvre de Dieu. Son éminence Benjamin Boni a, à cette occasion, invité la nation ivoirienne à avoir un sentiment de paix et de réconciliation.

« Ne posons pas d’actes confligènes, d'actes qui divisent et mettent à mal la cohésion sociale. Il y a quelques années, nous avons vécu une expérience atroce de guerre et de destruction dont les séquelles persistent », a-t-il souligné.

Puis de conseiller: « la paix vient de Dieu. La paix, c’est Dieu. Sans Dieu, nous ne pouvons rien faire. Nous devons humblement la lui demander et nourrir quotidiennement les sentiments de paix les uns envers les autres que nous soyons du Sud, Nord, Centre, de l'Ouest et quel que soit notre appartenance politique ».

C’est pourquoi, sillonnant villes et villages du département, entre autres, Dahiri, Gomeneberi, Gbagbam, le président de la conférence annuelle de l’Emuci, a exhorté les églises locales à prier et jeûner pour la Côte d’Ivoire, surtout en cette année électorale. En outre, Benjamin Boni a encouragé la fraternité entre les communautés religieuses du département, les méthodistes  à lutter contre la pauvreté à travers la création d’activités génératrices de revenus.

Au culte du dimanche 22 mars, à Fresco, dans sa prédication, il a exhorté les fidèles à être des chrétiens sincères et des témoins de l’évangile avant d’intercéder en faveur de la réconciliation nationale et la réussite des actions du gouvernement.

Ce fut également, pour lui, l’occasion de lancer les activités de la construction du grand temple de Fresco, d’un coût de 250 millions de Fcfa, dirigées par le ministre Sama Damalan.

« Dieu est la providence et le pourvoyeur de tout bien. Il n’oublie jamais les actes que nous posons pour lui », a-t-il rassuré ses fidèles.

Bellarmin Yao Kan 

lundi, 23 mars 2015

Fraternité matin

Clip du collectif les « Enflammés » en faveur des chrétiens persécutés

25 artistes réunis pour la cause des chrétiens persécutés

Pendant 3 ans, Les enflammés ont travaillé ensemble pour écrire les paroles, composer la musique, tourner le clip… Leur but est que ce message de soutien soit relayé largement pour sensibiliser le plus grand nombre sur ce sujet brûlant et pour encourager les chrétiens persécutés.


Cette chanson est un message de soutien pour tous ceux qui se sentent seuls, isolés, souvent perdus à cause de l'oppression, sans pour autant oublier que Dieu est près d’eux et ne les abandonne pas. 

David Aym

Initiateur du projet/auteur - compositeur

PORTES OUVERTES

COE: visite d'une délégation aux églises d'Ukraine


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Une délégation du Conseil œcuménique des Églises (COE), emmenée par son secrétaire général le pasteur Olav Fykse Tveit, se rend en Ukraine du 17 au 20 mars pour déterminer de quelle manière la communauté œcuménique internationale peut aider les Églises d’Ukraine à contribuer à la recherche de la paix dans ce pays. 

«Nous espérons montrer par cette visite que l’ensemble de la famille œcuménique prie et agit ensemble en faveur de la justice et de la paix pour le peuple ukrainien», a déclaré le pasteur Tveit. «Nous y allons ensemble pour voir, pour écouter et pour déterminer quelles seront les prochaines étapes que nous pourrons franchir ensemble», a-t-il ajouté.

Au programme de la délégation figurent des réunions et des discussions avec les instances dirigeantes de l’Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Moscou), qui est l’Église membre du COE en Ukraine, ainsi qu’avec des représentants d’autres Églises et communautés religieuses d’Ukraine. Des rencontres sont aussi prévues avec des responsables politiques ukrainiens de premier plan.

Lire le texte complet de la déclaration du COE sur l’accord de cessez-le-feu en Ukraine (en anglais)

Le COE travaille avec les Églises d’Ukraine pour la paix (communiqué de presse du COE du 17 décembre 2014)

Pèlerinage de justice et de paix du COE

16 mars 2015

COE

FEPS: cinq villes suisses nommées "Cités européennes de la Réforme"



Cinq communes suisses reçoivent le label de « Cités européennes de la Réforme ». A l’occasion des 500 ans de la Réforme en 2017, Bâle, Genève, Ilanz, Neuchâtel et Saint-Gall se réjouissent de faire briller les richesses touristiques et culturelles qui témoignent d’une tradition formatrice de l’identité de notre pays.

Les six villes suisses déjà certifiées - Zurich a reçu le label l’an dernier – peuvent se targuer d’être un berceau de la Réforme. En effet, chacune a accueilli au moins un réformateur : Calvin à Genève, Farel à Neuchâtel, Commander à Ilanz (GR), Vadian à St-Gall, Oekolampad à Bâle ou Zwingli à Zurich. Le label met ainsi en évidence une particularité helvétique.

Les actions passées ne suffisent toutefois pas pour devenir « Cité européenne de la Réforme », une certification attribuée par la Communion d’Eglises protestantes en Europe à l’occasion des 500 ans de la Réforme en 2017. Les Villes candidates doivent présenter un projet touristique attrayant pour fêter l’occasion. Ainsi à Ilanz, tant l’Office du tourisme que l’entreprise organisatrice du festival médiéval, participe avec l’Eglise et la Municipalité à l’organisation des festivités des 500 ans de la Réforme.

A l’autre bout de la Suisse, les Genevois se réjouissent de « mettre en valeur un patrimoine qui, depuis 500 ans, contribue à façonner l’identité genevoise », indique Charlotte Kuffer, responsable du projet pour l’Eglise protestante de Genève. La tradition initiée par la Réforme a ancré à Genève un esprit d’ouverture internationale autant que d’entreprise, les valeurs de paix et de liberté, de justice et de responsabilité. « Porté par les organisations internationales et œcuméniques présentes à Genève, cet héritage demeure une ressource vivante face aux défis de notre société ». Le Musée International de la Réforme est également partie prenante du projet.

A ce jour, 21 villes de sept pays sont labellisées « Cités européennes de la Réforme ». En tant que membre de la Communion d’Eglises protestantes en Europe (CEPE), la FEPS assiste les municipalités intéressées dans leurs démarches pour l’obtention du label. Deux autres villes de Suisse sont actuellement en train de déposer leur dossier auprès de la CEPE.

Davantage d’information
500 ans de la réforme
Cités européennes de la Réforme

Berne, 17.03.2015

FEPS


COE: la paix et les initiatives interreligieuses au coeurs d'une visite de solidarité en Israël et en Palestine

La paix et les initiatives
interreligieuses au cœur d’une visite de solidarité de responsables du COE en Israël et Palestine



Les participantes et participants à une rencontre avec des responsables d’Église accueillie par le partriarche Fouad Twal au siège du Patriarcat latin de Jérusalem. © COE/Marianne Ejdersten

Dans un esprit de solidarité avec les Églises et les populations d’Israël et de Palestine, les responsables du Comité central du Conseil œcuménique des Églises (COE) ont effectué une visite en Israël et Palestine du 7 au 12 mars.

La délégation – qui comprenait Agnes Abuom, présidente du Comité central du COE, le métropolite Gennadios de Sassima et l’évêque Mary Ann Swenson, vice-présidents du Comité central, ainsi que le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE – a mis en exergue l’importance qu’accorde le COE au soutien aux initiatives de paix dans cette région troublée, rappelant la présence et le témoignage continus des Églises.

Cette visite est une expression du pèlerinage de justice et de paix, affirmant l’engagement du COE à soutenir le processus de paix en Terre Sainte et au Moyen-Orient et à mener une réflexion sur la volonté inaltérable et sans équivoque d’une paix juste.

Au programme de la visite figuraient des rencontres avec des représentants des Églises membres, notamment le patriarche Theophilos III de Jérusalem et l’évêque Munib A. Younan, de l’Église évangélique luthérienne de Jordanie et de Terre Sainte, ainsi que d’autres responsables d’Église de Jérusalem, accueillis par le patriarche Fouad Twal dans le cadre d’une réunion au siège du Patriarcat latin de Jérusalem.

La délégation du COE a en outre rencontré l’ancien président et Premier ministre israélien Shimon Peres, le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah, ainsi que des représentants du Comité présidentiel pour les affaires ecclésiales, à Ramallah, et d’autres organisations œcuméniques.

Des réunions ont été organisées entre la délégation et des responsables juifs et musulmans, mais aussi avec des membres d’organisations de défense des droits de la personne, tant palestiniens qu’israéliens.

Les membres de la délégation ont par ailleurs pu se rendre compte par eux-mêmes des conditions de vie sous l’occupation et ils ont visité des exemples de projets communautaires ayant fait leurs preuves dans la région.

La délégation a été accueillie par le Centre inter-Églises de Jérusalem, initiative des Églises de Jérusalem en association avec le Conseil des Églises du Moyen-Orient et le COE. Le Centre sert de point de coordination de l’action œcuménique pour Jérusalem et ses Églises.

La délégation du COE a pu s’informer sur le rôle des Églises dans la région, notamment sur l’action du Programme œcuménique d’accompagnement en Palestine et en Israël (EAPPI) du COE. L’objectif de l’EAPPI est d’accompagner les Palestiniens et Israéliens dans leurs actions non violentes en faveur de la paix et de mener un plaidoyer concerté pour mettre fin à l’occupation militaire israélienne des territoires palestiniens.

«Depuis 2002, plus de 1 500 bénévoles sont venus pour des périodes de trois mois pour devenir accompagnateurs œcuméniques. Il s’agit d’une des initiatives concrètes menées par le COE pour exprimer sa solidarité et manifester son soutien aux efforts entrepris aux niveaux local et international en vue de trouver une issue au conflit israélo-palestinien par une paix juste fondée sur le droit international et les résolutions de l’ONU», a déclaré Agnes Abuom, présidente du Comité central du COE.

Bien qu’ils constituent une minorité religieuse en Israël et Palestine, les chrétiens et chrétiennes sont extrêmement actifs et visibles dans la vie publique.

«Notre rôle est d’offrir le témoignage chrétien au monde et d’œuvrer en faveur de la justice et de la paix», a déclaré le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, expliquant comment le COE accompagne les initiatives de paix et de réconciliation au Moyen-Orient et au-delà.

Le pasteur Tveit a souligné: «Nous sommes convaincus qu’on ne peut parvenir à la paix que main dans la main avec l’autre. Nous sommes appelés, en tant que communauté fraternelle d’Églises, à prendre des mesures pour trouver des solutions pacifiques au conflit israélo-palestinien.»

Parmi les membres de la délégation du COE figuraient Georges Lemopoulos, secrétaire général adjoint, Isabel Phiri, secrétaire générale associée pour le témoignage public et la diaconie, Marianne Ejdersten, directrice de la communication, et le pasteur Garland Pierce, assistant principal du secrétaire général.

Églises membres du COE en Israël et Palestine

Déclaration sur les mesures économiques et la responsabilité chrétienne envers Israël et la Palestine

Programme œcuménique d’accompagnement en Palestine et en Israël

12 mars 2015

COE

Cyclone de Vanuatu: l'UMCOR s'apprête à intervenir

Photo fournie aimablement par la NASA

-Un cyclone de catégorie 5 a ravagé la nation insulaire de Vanuatu le week-end passé, l’Oeuvre d'entraide et de secours de l’Église méthodiste unie (UMCOR) est entrée en contact avec des missionnaires du Conseil mondial de la mission de l’EMU (GBGM) ainsi qu’avec les partenaires de l'Église dans la région pour évaluer les dégâts et les besoins.

Francesco Paganini, secrétaire exécutif de l’UMCOR pour les interventions lors de catastrophes internationales, a chargé les missionnaires du GBGM, le Rev. Wesley Neal et le Rev. Dr Jerusha Neal, qui servent à proximité des îles Fidji, et dans l'Eglise méthodiste de Fidji, de vérifier les détails et de commencer leur enquête sur les besoins qui se présentent dans les zones sinistrées.

À son apogée, le cyclone Pam a déclenché des vents allant jusqu'à 165 miles par heure ; ses effets dévastateurs se sont fait sentir en particulier dans les îles de Mango, Tanna et Efate. La capitale, Port Vila, est située sur l'île d'Efate. Vanuatu, montagneuse et d'origine volcanique, est composée de quelque 65 îles, avec une population totale de 267 000 habitants.

Selon la presse, le président Baldwin Lonsdale dit que six personnes ont été déclarées mortes, 30 blessées, et 90 % des bâtiments à Port Vila ont été endommagés ou détruits.

« Nous nous éveillons ce matin abec un temps calme ici, mais nous parviennent les nouvelles de la dévastation dans les îles à proximité » a rapporté le Rev. Wesley Neal samedi. Il a noté la façon dont la férocité de la tempête « met en relief l'impact du changement climatique sur cette partie très vulnérable du monde ».

En plus de Vanuatu, les petites nations insulaires de Kiribati et Tuvalu, qui comprennent de nombreux atolls plats, ont subi des dommages en raison de fortes vagues, même si elles n’ont pas essuyé directement la tempête. « Il n'y a pas ici de« hauteurs » où l’on peut se retirer », a noté le Rev. Jerusha Neal de Kiribati.

L’UMCOR poursuit l’examen des différentes pistes appropriées et efficaces en réponse aux besoins créés par le puissant cyclone. Gardez les habitants de Vanuatu et des autres nations insulaires de la région touchées par cette catastrophe dans vos prières.

Appel à la prière en faveur des victimes du récent cyclone dans la région d’Asie-Pacifique

Le Conseil méthodiste mondial étend ses prières et son soutien aux habitants de Vanuatu après le passage dévastateur du cyclone Pam le week-end dernier, et pour les habitants de l'Australie suite aux dommages causés par les cyclones Lam et Marcia le mois dernier.

L’Évêque Ivan Abrahams, Secrétaire général du Conseil méthodiste mondial, a publié la déclaration suivante: «Nos prières sont avec ceux qui ont été touchés par les récents cyclones dans la région Asie-Pacifique. J’espère que l'aide apportée à ces zones durement touchées sera rapide afin que les choses puissent revenir à la normale, et que les communautés et la vie puissent être reconstruites ».

Si vous souhaitez faire un don en soutien aux personnes touchées par les récents cyclones, vous pouvez le faire à l'un des liens suivants.

Nazarene.org

Uniting Church in Australia National Disaster Relief Fund

United Methodist Committee on Relief

Connexio, département missionnaire et diaconal de l’Église évangélique méthodiste Suisse/France/Afrique du Nord

16 mars 2015

Traduction eemni

worldmethodistcouncil.org / umcor.org

CPDH: la sédation profonde et continue des consciences

Un vote solennel aura lieu mardi 17 mars à l’Assemblée Nationale concernant la proposition de loi « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie ». Les débats de mardi et mercredi derniers sur le sujet ont été éloquents.

Rappel du contexte :

Les députés Alain Claeys (PS) et Jean Leonetti (UMP) ont élaboré un projet de loi, à la demande du président de la République, afin de concrétiser l’un des 60 engagements que François Hollande avait formulés lors de sa campagne présidentielle en 2012 : « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité ».


Le projet de loi présenté le 10 mars à l’Assemblée Nationale propose la création d’un nouveau droit, le « droit à une sédation profonde et continue jusqu’au décès » et le caractère désormais contraignant des directives anticipées, qui laissent augurer des dérives vers des pratiques d’euthanasie.

Une étape déjà dépassée ?

Le projet de loi actuel est d’ores et déjà présenté comme « une étape » par le premier ministre et la ministre de la santé. Cette dernière a appelé les députés à « ne pas brusquer la société française » avant d’ajouter qu’il faudra par la suite « voir comment cette loi est appliquée et, si une étape supplémentaire est nécessaire, de réfléchir à la meilleure manière de l’engager », en assurant que « le gouvernement apportera son appui à cette réflexion » (propos tenus par Marisol Touraine). Manuel Valls, le premier ministre, lui aussi semble bien porter le regard plus loin, parlant à son tour « d’étape », en rappelant qu’il a été porteur en 2009 d’un projet de loi sur l’euthanasie. C’est pourquoi nous pensons que le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France, pourrait bien faire erreur lorsqu’il déclare au journal Lacroix (le 10 mars 2015) que « l’instauration d’un suicide assisté auquel le corps médical aurait à prendre une part active » est un « horizon qui ne figure pas dans le texte actuel ». Pas dans le texte, mais dans l’esprit de bien des parlementaires, probablement.

Un pas supplémentaire … qui ne fermera aucune évolution !

Cette stratégie des petits pas ne nous trompe pas et le président du groupe des élus socialistes de l’Assemblée Nationale, le député Bruno Leroux, a tenu des propos clairs, exprimant le désir « qu’au bout du compte nous nous retrouvions sur un pas supplémentaire, une position de compromis qui ne fermera aucune évolution ». Mais cette « position de compromis », la République française l’avait exprimé par la voix unanime de ses parlementaires, quand fut votée la loi Leonetti, le 22 avril 2005. « Rien ne pourra jamais justifier le droit de donner la mort à un homme » : ni sa santé, ni son inconscience, ni son extrême vulnérabilité, ni même son désir de mourir. « Le caractère inviolable de la vie humaine avait franchi une nouvelle étape. Et c’est sur ce socle commun que s’est consolidé l’acte médical face à l’euthanasie » (déclaration commune des hauts dignitaires religieux, le 9 mars 2015 : www.lemonde.fr/idees/article/2015/03/09/nous-hauts-dignitaires-religieux-demandons-a-ce-que-soit-preserve-l-interdit-de-tuer_4589691_3232.html).


Le CPDH a écrit à tous les députés.

Fin janvier, le CPDH avait écrit à tous les députés : « lorsqu’on ne peut plus ajouter de jours à la vie, c’est de la vie qu’il faut ajouter aux jours et non de la mort. Nous souhaitons que les soins palliatifs soient enseignés, développés et encouragés dans notre pays, comme le réclament les médecins. Nous vous prions, Madame la Députée, Monsieur le Député, de bien vouloir agir en ce sens. » Beaucoup de parlementaires ont répondu et nous continuerons de défendre auprès d’eux le respect de la dignité des malades et de leurs familles en conformité avec le serment d’Hippocrate prononcé par chaque médecin au début de sa carrière professionnelle : « Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément ».

Notre parole publique, nous la voulons « pleine de grâce et assaisonnée de sel » afin de répondre comme il convient à chacun (Colossiens 4 v.6) et ne participer en aucun cas à la sédation profonde et continue des consciences !

Franck Meyer
Président du CPDH

PRIER

  • Rendons grâce pour les députés qui interviennent en faveur du respect de la vie. Membres de l’Entente parlementaire pour la famille, ils ont essayé d’en infléchir les aspects les plus dangereux. Parmi les plus actifs mentionnons : Xavier Breton, Nicolas Dhuicq, Philippe Gosselin, Marc Le Fur, Hervé Mariton, François de Mazières, Jean-Frédéric Poisson, Frédéric Reiss.

  • Remercions Dieu pour la très forte mobilisation, des chrétiens en particulier, à l’occasion de la consultation en ligne sur la fin de vie, proposée par l’Assemblée Nationale (13 000 contributions populaires).

  • Remercions Dieu pour le rejet, mercredi 11 mars, de l’amendement présenté par le député PS Jean-Louis Touraine et soutenu par 121 députés, qui visait à créer une « assistance médicalisée active à mourir ». Avec deux autres amendements identiques, l’un présenté par le radical Roger-Gérard Schwartzenberg et l’autre par la députée écologiste Véronique Massonneau, un vote commun par scrutin public a été demandé : sur 161 votants, 70 députés se sont prononcés Pour, et 89 ont voté Contre.

  • Mardi 17 mars, prions pour que les députés ne se laissent pas piéger par la politique de « petits » pas engagée par le gouvernement et que la porte ne soit pas ouverte à des dérives préjudiciables pour le respect des malades et des familles.

  • Prions pour la suite des débats, au Sénat puis ensuite lors du retour du projet de loi devant les députés. Que la lumière soit faite sur les intentions cachées, les non-dits et les dérives possibles du projet de loi.

AGIR

  • Partagez avec votre entourage les informations du CPDH, elles permettront à vos amis de mieux comprendre les enjeux de société auxquels nous sommes tous confrontés.


CPDH

New-York: rencontre entre le responsable de l’Alliance évangélique mondiale (AEM/WEA) et le Secrétaire général des Nations Unies

Dès la première semaine de son mandat, le secrétaire général de l'Alliance Evangélique Mondiale (WEA/AEM), l’évêque Efraim Tendero, a rencontré Ban Ki-Moon, le Secrétaire général des Nations Unies (ONU) au siège de l'ONU à New York pour discuter des moyens de renforcer leur partenariat sur les questions d’intérêt commun. L’évêque Tendero a affirmé l'engagement de l'AEM à poursuivre sa collaboration avec les Nations Unies au niveau mondial et national pour aborder des sujets tels que les conflits violents, l'extrême pauvreté et la corruption, et renforcer le dialogue inter-religieux et la sauvegarde de la création.

« Pendant de nombreuses années, nous avons été engagés auprès d'organismes et de mécanismes des Nations Unies à New York et à Genève, en tant que représentant d’un ensemble de quelques 600 millions de chrétiens évangéliques dans plus de 120 nations. Une réunion avec le Secrétaire général de l'ONU quelques jours seulement après ma prise de fonction à l’AEM/WEA montre combien ils apprécient la présence et la contribution des évangéliques aux Nations Unies et la pertinence de l’AEM/WEA comme l'un des trois organismes de l'Église mondiale », a déclaré l’évêque Tendero.

L’évêque Efraim Tendero, Secrétaire général de l’AEM/WEA, avec Mr. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU. (Photo: ONU)

Efraim Tendero, un théologien avec un message de paix nationale et mondiale

Efraim Tendero est le successeur de Geoff Tunnicliffe. Ce Canadien a été secrétaire général de l'AEM pendant dix ans.

Ephraïm Tendero est théologien et originaire des Philippines. Il a présidé le Conseil national des Eglises protestantes des Philippines pendant 20 ans. Cet organisme, représentant l'Alliance évangélique aux Philippines, représente 30 000 Eglises évangéliques. Efraim Tendero préside également le bras humanitaire  du Conseil national des Eglises protestante des Philippines et il est impliqué dans diverses œuvres d'évangélisation, des séminaires et dans les médias chrétiens.

Wilf Gasser, secrétaire général adjoint de l'AEM depuis 2012, se réjouit de ce choix: «La nomination de l’évêque Ef reflète l'importance croissante des Eglises qui naissent dans les pays du Sud, et qui sont parfois encore sous-représentées au sein de l'AEM." Pour Wilf Gasser, Efraim Tendero représente aussi une évolution vers une compréhension holistique de l'Évangile. "Ephraim s'est impliqué aussi bien dans la sauvegarde de la création que dans la lutte contre la corruption ou la formation des Eglises en matière d’aide d’urgence en cas de catastrophe humanitaire. Il a joué un rôle clé dans le processus de paix avec les rebelles islamiques Moro."

Efraim Tendero est un conférencier célèbre chez lui et à l'étranger. Avec son épouse Sierry, ils ont quatre enfants, ainsi que deux petits-enfants. Efraim Tendero prendra ses fonctions de secrétaire général de l'AEM le 1er mars 2015. L'AEM regroupe 129 alliances évangéliques nationales à travers le monde et représente 600 millions d’évangéliques.

Réseau évangélique

Dans leurs discussions, les deux responsables ont partagé leur préoccupation commune sur les situations actuelles de conflits violents et de souffrance humaine, en reconnaissant un climat de méfiance toujours plus grand parmi les croyants, lorsqu’au nom de la religion certains adoptent un comportement extrémiste irrespectueux de la vie elle-même.

L’évêque Tendero a affirmé l'engagement de l’AEM/WEA au dialogue interconfessionnel et à la consolidation de la paix ; lui-même, il a personnellement été à la tête d’une délégation de paix interreligieuse aux Philippines en période de fortes tensions entre le gouvernement et le Front de libération islamique Moro à Mindanao.

Il a également remercié les Nations Unies d’offrir davantage de possibilités à l’AEM/WEA comme à d'autres groupes religieux de participer pleinement et d’apporter des contributions pertinentes à la réconciliation, à la lutte contre la pauvreté, à la résolution de problèmes de justice tels que la traite des personnes, et le sort des réfugiés.

« En tant que chrétiens, nous reconnaissons le poids qui repose sur les épaules du Secrétaire général de l'ONU pour aborder tant de souffrance dans le monde. J’étais impressionné par la sensibilité de M. Ban à l'injustice et au conflits, et par son désir de tendre la main aux chefs religieux et de renforcer la confiance », a déclaré l'évêque Tendero.

« En tant que disciples de Jésus-Christ, le Prince de la paix, nous sommes appelés à être des artisans de paix et à être sel et lumière dans le monde. Avec l’ensemble des Églises membres de l’AEM/WEA à l’échelle des groupes locaux partout dans le monde et nos équipes à l'ONU, nous voulons tenter d’exposer ce qui est nécessaire et la suite d'action concrètes permettant de trouver des solutions radicales à ces questions ».

Pour en savoir plus sur l’engagement de l’AEM/WEA à l’ONU : www.worldevangelicals.org/un

L’évêque Efraim Tendero, qui a pris ses fonctions le 1er mars, a confirmé l’engagement de l’AEM/WEA à poursuivre sa collaboration avec les Nations unies A droite:  la commissaire Christine MacMillan, Directrice de l’Engagement Public, qui dirige le bureau de l’AEM/WEA à l’ONU à New York et à Genève. (Photo: AEMWEA)

L’évêque Tendero et Mr. Ban après la réunion au quartier général des Nations Unies à New York (Photo: ONU)

New York, NY - 12 mars 2015

Traduction eemni

Alliance évangélique mondiale / Réseau évangélique

Nigeria : risque d'une flambée de violence selon Portes Ouvertes

Pour les 173 millions de Nigérians, le véritable enjeu des élections présidentielles est plus religieux que politique, tant le pays est partagé entre le Sud (d’influence chrétienne, développé et plus occidentalisé grâce au pétrole) et le Nord (à majorité musulmane, sous-développé, en partie sous la coupe des extrémistes de Boko Haram).

Chassé-croisé de population

Prudents, de nombreux chrétiens du Nord et musulmans du Sud se croisent pour rejoindre leur région d’origine, par crainte de représailles. Par conséquent, ils ne pourront pas voter, tel Sam Nwodo : « Nous avons peur. Nous craignons que ces élections provoquent la désintégration du Nigeria. Les deux candidats ont polarisé les électeurs sur l’appartenance religieuse. Que la victoire revienne à l’actuel président Jonathan, de culture chrétienne, ou au musulman Buhari, chacun redoute une éruption de violence, comme en 2011 aux dernières élections. »

Risque de conflit

A Kaduna, au centre du pays, les tensions sont très vives, comme le résume Donatus Ezenakwe, un commerçant : « Les musulmans veulent à tout prix que Buhari l’emporte, mais les supporters du président Jonathan brandissent la menace d’une guerre s’il n’est pas réélu. Le scénario est effrayant. » Dans cette même ville, pourtant, des responsables chrétiens et musulmans se sont unis pour mener une campagne contre le risque de conflit basé sur l’identité religieuse. Seront-ils entendus ?

Réfugiés : ils ne voteront pas

Ce qui est sûr, c’est qu’au moins un million et demi de déplacés, majoritairement chrétiens, n’auront aucun choix. Ils se contentent d’être en vie, depuis que les extrémistes ont pillé tous leurs biens avant de les chasser de leurs villages, au Nord du Nigeria.

Au Nigeria, 12 États du Nord ont instauré la charia depuis 15 ans. Le groupe extrémiste Boko Haram contrôle une zone plus étendue que la Belgique dans le Nord-Est du pays, et menace les populations frontalières des nations voisines : Cameroun, Niger et Tchad.

Légende photo : les chrétiens déplacés ne pourront pas voter.

Portes Ouvertes

Marche nationale le dimanche 15 mars à Bruxelles en faveur de la paix ‘Together in Peace – Liberté et Respect’

DIMANCHE 15 MARS 2015 à BRUXELLES

‘Together in Peace – Liberté et Respect’

TOGETHER IN PEACE – LIBERTE ET RESPECT

À la fin de cet hiver, force est de le constater: l’année 2015 n’a pas bien commencé. Les conflits armés et le chaos augmentent aux frontières orientales et méridionales de l’Europe. Cela ne reste pas sans répercussion sur notre société.

Les actes terroristes récents à Paris et Copenhague et les attentats déjoués en Belgique créent un climat de peur. Cette stratégie de la terreur vise à accroître la polarisation dans la population afin que les groupes se dressent les uns contre les autres. L’impact en est significatif, notamment sur les enfants et sur les jeunes, comme cela se voit dans nos écoles.

Nous ne voulons pas céder à cette stratégie de la terreur. L’État a le devoir de protéger les libertés démocratiques ainsi que tous les citoyens, particulièrement ceux qui appartiennent à des minorités. Les autorités belges ont pris cette tâche au sérieux. Nous leur en sommes reconnaissants.

En même temps, comme représentants officiels des religions reconnues et de la laïcité dans ce pays, nous sommes conscients de notre propre responsabilité: celle d’encourager nos fidèles et sympathisants à s’engager activement en faveur du vivre ensemble dans la paix, de la protection des libertés démocratiques propres à l’État de droit et du respect fondamental de chaque être humain, quelle que soit sa croyance ou sa conviction. L’État de droit a besoin de lois. La société, elle, se conforte également grâce aux personnes et aux groupes qui l’inspirent. C’est à cela que nous, représentants des Églises chrétiennes, du judaïsme, de l’islam et de la laïcité en Belgique, voulons nous engager, en paroles et en actes.

Le 14 janvier 2015 nous avons signé, à l’invitation du Premier Ministre, une déclaration qui énonçait notre volonté commune de défendre et promouvoir les libertés fondamentales et notre socle commun de valeurs. Ceci se fonde sur nos différentes traditions spirituelles et philosophiques.

Aujourd’hui, nous voulons faire un pas de plus. Ensemble, nous avons décidé d’organiser la marche nationale ‘Together in Peace – Liberté et Respect’ du dimanche 15 mars 2015. Cette initiative concrète et commune est une nouveauté pour notre pays. Nous voulons marcher les uns à côté des autres dans les rues de Bruxelles, pour montrer et fortifier notre désir de vivre ensemble dans la paix. Nous invitons les associations et les citoyens de bonne volonté à s’associer à ce mouvement. Nous tenons à remercier les associations qui l’ont déjà fait, en particulier la Communauté de Sant’Egidio, qui a assumé la responsabilité de coordonner cette initiative.

Durant notre marche, nous nous arrêterons devant une mosquée, une synagogue, une maison de la laïcité, une cathédrale orthodoxe, une église catholique et un temple protestant: des lieux qui symbolisent le pluralisme philosophique et religieux de notre pays et de l’Europe. Cela sera un signe du respect fondamental que l’on se doit l’un à l’autre et de la solidarité profonde qui nous lie. C’est un acte par lequel nous voulons valoriser et protéger l’autre, avec sa croyance et sa conviction.

Tous, en effet, nous avons des motifs de crainte. Les citoyens juifs, qui ont été une fois de plus la cible d’une nouvelle forme d’antisémitisme lors des récents attentats, comme cela fut aussi le cas à Bruxelles l’année passée; les musulmans, qui voient comment leur religion a été détournée par des radicaux violents, ce qui peut alimenter l’islamophobie; les chrétiens, qui voient comment leurs coreligionnaires sont persécutés ailleurs et qui sont préoccupés pour l’avenir de l’Europe; les personnes non-croyantes ou avec une croyance différente qui redoutent une hausse de l’obscurantisme religieusement inspiré. Mais aujourd’hui nous ne voulons pas que l’angoisse l’emporte, mais bien la volonté de valoriser l’autre, au-delà de nos différences, et le désir de construire ensemble une société où il y a une place pour chacun, dans la liberté et le respect.

Nous ne voulons pas dissimuler que nos opinions peuvent diverger sur nombre de questions. Ce débat sur l’avenir de notre société, nous devons et nous voulons le mener dans le cadre de l’État de droit démocratique.

Mais aujourd’hui nous voulons dire que beaucoup de choses nous lient aussi : l’amour et l’appréciation de ce pays et de l’Europe, avec leurs capacités de faire vivre ensemble dans la paix des pays et des populations différentes, avec leur liberté d’expression, de conscience et de religion et avec leur protection des droits de l’homme. En ces temps difficiles, porteurs de nombreux nouveaux défis, nous estimons qu’il est plus que jamais nécessaire de mettre de côté ce qui nous divise et d’accentuer ce qui nous unit, par amour de l’humanité.

Le froid hivernal de la méfiance et de la peur passera. Avec confiance, nous attendons un nouveau printemps de liberté, de respect et de paix.

 

  • Pour la laïcité: M. Henri Bartholomeeusen, président du Centre d’Action Laïque – M. Sylvain Peeters, président de Unie Vrijzinnige Verenigingen
  • Pour l’église anglicane: Bishop Robert Innes, évêque
  • Pour l’église catholique: Mgr André-Joseph Léonard, président de la Conférence des Evêques de Belgique
  • Pour le judaïsme: Prof. Julien Klener, président du Consistoire central israélite de Bruxelles
  • Pour les églises protestantes et évangéliques: Ds Steven Fuite, président de l’Union des Eglises protestantes de Belgique – Geert W. Lorein, président du Synode fédéral des Eglises Protestantes et Evangéliques en Belgique
  • Pour les églises orthodoxes: Mgr Athenagoras Peckstadt, métropolite de Belgique du Patriarchat œcuménique de Constantinople
  • Pour l’islam : M. Noureddine Smaïli, président de l’Exécutif des Musulmans de Belgique

Le Soir, 10/03/2015

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La FEPS salue la décision du Conseil fédéral suisse d'accueillir un contingent de 3000 réfugiés syriens

camps syriens

CC/Sharnoff's Global Views



Accueil de 3 000 réfugiés syriens : les Eglises protestantes saluent la décision du Conseil fédéral

La Fédération des Eglises protestantes de Suisse FEPS salue la décision du Conseil fédéral d’accueillir un contingent de 3 000 réfugiés de Syrie au cours des trois prochaines années. La FEPS s’implique depuis des années auprès des autorités pour que la Suisse augmente son aide à la population de cette région qui subit depuis quatre ans une des plus grandes catastrophes humanitaires de l’Histoire. Le Conseil de la FEPS se prononçait déjà en 2009 pour l’accueil de contingents de réfugiés provenant de régions en crise.


Lors de sa visite en Suisse le 3 décembre 2014, le patriarche Ignatius Ephrem II Karim de l’Eglise orthodoxe syrienne, avait témoigné de la situation catastrophique prévalant en Syrie et dans les pays voisins. Les chrétiens sont la minorité la plus menacée dans toute cette région ravagée par une guerre civile. Dans les camps de réfugiés aussi, les chrétiens sont prétérités du fait de leur appartenance religieuse, comme en a témoigné le patriarche à Berne. La FEPS salue la décision des autorités de travailler en étroite collaboration avec le Haut-Commissariat pour les réfugiés HCR à la mise en œuvre de la décision du Conseil fédéral. Le HCR tient compte de la vulnérabilité des personnes à accueillir et de la nécessité de leur offrir protection dans le cadre de ses programmes de réinstallation de réfugiés dans des pays tiers. Or les minorités religieuses, et notamment la population chrétienne, sont tout particulièrement vulnérables dans cette région du globe.

Les Eglises sont disposées à coopérer – comme elles le font déjà – avec les autorités en proposant des programmes d’encadrement et d’intégration sociale pour les réfugiés accueillis par la Suisse et dans la recherche de places d’hébergement. L’œuvre d’entraide CAPNI (Christian Aid Program North Iraq), soutenue entre autre par l’Eglise réformée zurichoise, est par ailleurs active dans la région.

Lors de l’assemblée des délégués d’automne 2014, les délégués avaient adopté à l’unanimité une résolution des Eglises de Berne-Jura et Soleure demandant à la Confédération d’accueillir 5 000 réfugiés syriens et d’augmenter son aide dans la région, une résolution remise au Conseil fédéral à fin novembre 2014 par le président du Conseil Gottfried Locher. Les Eglises protestantes prennent donc connaissance avec satisfaction des autres mesures pour les victimes du conflit syrien que le Conseil fédéral a annoncées vendredi dernier.

-.-.-.-

Berne, 10.03.2015

Fédération des Eglises protestantes de Suisse


Colloque de la Faculté Libre de Théologie Évangélique de Vaux-sur-Seine sur la fin de vie (20 et 21 mars 2015)

20 et 21 mars 2015 à Vaux-sur-Seine

La fin de vie : enjeux théologiques et moraux

La fin de vie est un sujet éternel ! Et une question d’actualité. Que nous choisissions de l’affronter ou, au contraire, de l’enfouir le plus profondément possible, elle surgira toujours à un tournant de notre existence. La mort et le deuil étaient autrefois environnés de rites. Notre société a plutôt tendance à fuir et à cacher cette perspective pourtant inéluctable.

Comment accompagner la fin de la vie ? La discipline encore nouvelle des soins palliatifs ouvre la possibilité d’une dernière période entourée et paisible. Pourtant les débats d’aujourd’hui portent sur l’euthanasie ou le suicide assisté. Peut-on, doit-on mettre fin à sa vie lorsque nous pensons que celle-ci ne vaut plus la peine d’être vécue ? La société doit-elle permettre à quelqu’un de choisir le moment de sa fin et l’aider à mourir ?

Il y a là la rencontre de bien des dimensions de l’humain que nous devons écouter et chercher à comprendre. La foi a-t-elle quelque chose à nous dire et à dire à notre société ? Ce colloque sera un moment de partage où des expériences et des approches diverses pourront se croiser et s’enrichir à la lumière de l’Évangile.

Avec Xavier LACROIX, philosophe et théologien catholique, membre du Comité Consultatif National d'Ethique
Charles NICOLAS, pasteur et aumônier d’hôpital
Bernard WARY, médecin et président de la Fédération Internationale Francophone de Soins palliatifs - CHR Metz-Thionville
Et les professeurs de la FLTE Jacques BUCHHOLD, Émile NICOLE, Louis SCHWEITZER

Pour tout renseignement : infoscom@flte.fr ou 01 34 92 87 17
FACULTÉ LIBRE DE THÉOLOGIE ÉVANGÉLIQUE    85 avenue de Cherbourg    78740 Vaux-sur-Seine

FLTE

L’Alliance œcuménique «Agir ensemble» réintégrée dans le COE

Le Conseil œcuménique des Églises (COE) et l’Alliance œcuménique «Agir ensemble» (EAA) sont convenues de réintégrer l’EAA comme projet du COE, préservant ainsi l’avenir de ce réseau chrétien diversifié spécialisé dans les actions internationales sur des thèmes choisis et spécifiques.

«Le COE est très heureux d’annoncer que l’Alliance œcuménique "Agir ensemble" va devenir un projet œcuménique du COE, a déclaré le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE. L’EAA et les responsables du COE ont travaillé de concert pour trouver les moyens de poursuivre l’approche unique de l’EAA en tant que réseau et actrice de plaidoyer sous une forme structurelle plus durable.»

Depuis 14 ans, l’Église catholique et des Églises protestantes, évangéliques et orthodoxes ainsi que des organisations chrétiennes collaborent au sein de l’EAA pour organiser des campagnes sur des thèmes spécifiques. Organisation conçue à l’origine pour maximaliser l’impact de voix et d’actions d’inspiration chrétienne pour la justice, l’EAA est désormais reconnue à un niveau élevé pour son expérience et ses campagnes de plaidoyer dans un esprit chrétien, en particulier dans les domaines du VIH et du sida, de l’agriculture durable et de la sécurité alimentaire. Cependant, comme de nombreuses organisations d’inspiration chrétienne et de la société civile, elle est confrontée depuis plusieurs années à de graves problèmes financiers; aussi ses membres et ses partenaires ont-ils discuté pour trouver comment parvenir à une utilisation plus efficace de ses ressources financières.

«Nous sommes très satisfaits que l’approche unique de l’EAA en tant que réseau et actrice œcuménique de plaidoyer puisse continuer à aider les Églises et les organisations chrétiennes à se faire entendre d’une seule voix et à agir ensemble pour la justice, la santé et la dignité, a déclaré le pasteur Richard Fee, président du Conseil d’administration de l’EAA et secrétaire de l’Agence "Vie et mission" de l’Église presbytérienne au Canada. L’EAA a démontré qu’elle constituait un modèle efficace pour le plaidoyer œcuménique, et nous sommes très heureux que le COE puisse accueillir en son sein ce précieux espace œcuménique au bénéfice de toutes les personnes impliquées.»

«L’EAA a été fondée sur le principe selon lequel plus nous pouvons parler et agir ensemble, plus notre impact sur la justice sera important, a-t-il ajouté. C’est là un principe œcuménique fondamental que l’EAA a développé de façon originale pendant plus de dix ans. Bien entendu, a-t-il conclu, il est toujours aussi vital que les croyants se dressent contre l’injustice et, ensemble, nous pouvons renforcer notre témoignage pour la paix, la sécurité et la dignité.»

Isabel Apawo Phiri secrétaire générale adjointe du COE, a déclaré de son côté: «Du point de vue stratégique, c’est là une façon concrète, pour le Conseil œcuménique des Églises en tant que centre de référence du mouvement œcuménique, de prendre la tête et de jouer un rôle important. Je me félicite que nous puissions ainsi développer, au sein du COE, les activités de l’EAA centrées sur l’agriculture durable, le VIH et le sida. L’EAA apportera aux membres du COE les fruits de son expérience de collaboration en matière de plaidoyer».

L’EAA a été fondée en décembre 2000 pour être un instrument de large collaboration œcuménique en matière de défense des causes, à la fois en relation avec les traditions chrétiennes et entre différents types d’organisations. Les organisations participant à l’EAA choisissent deux thèmes de portée mondiale qui font l’objet de campagnes pendant quatre années. Depuis sa création, l’EAA a centré ses campagnes sur le VIH et le sida. À partir de 2009, elle a choisi pour thèmes directeurs la sécurité alimentaire et l’agriculture durable.

Du point de vue administratif, le COE a accueilli l’EAA dans ses locaux depuis sa fondation jusqu’en 2009, lorsqu’elle est devenue une association indépendante aux termes du droit suisse. Une étroite collaboration s’est poursuivie entre ces deux organisations, en particulier par le biais de groupes de stratégies de campagnes auxquels participaient des représentants des membres et partenaires de l’EAA.

Les récentes activités de l’EAA en rapport avec le VIH et le sida se sont concentrées sur l’accès aux traitements et les campagnes de lutte contre la stigmatisation et la discrimination, en particulier par le moyen de dialogues entre dirigeants religieux et personnes vivant avec le VIH.

L’EAA a également joué un rôle de pionnier parmi les organisations d’inspiration religieuse et de la société civile qui interviennent dans les négociations sur l’agriculture dans le cadre des discussions des Nations Unies sur le changement climatique ainsi que dans les enceintes internationales où sont discutées la sécurité alimentaire et la nutrition.

Site de l’Alliance œcuménique «Agir ensemble»

06 mars 2015

COE

Défi Michée - Nouvelles de Mars 2015 - Visons plus haut

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Notre nouvelle campagne « Visons plus haut » a été lancée le 15 janvier dernier ! Vous avez été nombreux à nous suivre et nous vous en remercions.

QUESTIONNAIRE

Alors que nous demandons à nos dirigeants des Objectifs de Développement Durable ambitieux en septembre 2015 et des mesures réalistes pour freiner le changement climatique et ses effets sur les plus pauvres en décembre, le Défi Michée entre aussi dans une phase de transition.

Après 10 ans d’existence, il nous faut faire un premier bilan de cette expérience en France.

C’est pour cela que nous vous demandons de répondre au questionnaire sur les actions du Défi Michée et ses points d’amélioration : http://goo.gl/OwUwXi

Cela ne vous prendra que quelques minutes mais nous aidera grandement à construire le futur !

LETTRE OUVERTE

Pour cette campagne 2015, nous nous sommes alliés au mouvement Action/2015 (www.action2015.org/fr).

Quoi de commun entre Malala, la Reine Rania de Jordanie, Eva Joly, Mo Ibrahim, Bono, Ben Affleck, Bill et Melinda Gates ? 

A première vue, peu de choses, et pourtant, aux côtés de Malala, prix Nobel de la paix, des dizaines de personnalités connues du public ont manifesté leur soutien à la coalition de plus d’un millier d’organisations dans plus de 120 pays. Cette campagne veut interpeller sur l’importance de l’année 2015 pour le développement, et appelle les dirigeants du monde entier à prendre leurs responsabilités et à s’accorder lors de différents sommets internationaux en 2015 sur des plans ambitieux pour éradiquer la pauvreté, empêcher les changements climatiques dangereux et lutter contre les inégalités sous toutes leurs formes.

Lettre ouverte aux dirigeants du monde

MINERAIS DE CONFLIT

Depuis plusieurs années, nous vous sensibilisons à la question des ressources naturelles qui alimentent les conflits dans les pays en développement.

C’est notamment le cas du coltan contenu dans tous nos appareils mobiles et qui perpétue un conflit sanglant en République Démocratique du Congo et en Afrique de l’Ouest.

Pour réguler le marché de ces ressources et contrôler l’exploitation ainsi que les conditions de vie des populations, nous travaillons avec un groupe informel sur le projet de règlement européen. Dans ce cadre, nous avons été amenés à rencontrer le ministère des finances et des Affaires étrangères à plusieurs reprises sur cette question. Nous tentons de faire évoluer la position française vers un texte contraignant pour les entreprises, plus large et qui englobe toutes les matières premières, ce qui n’est malheureusement pas le cas pour le moment.

action15


DONS !

Le Défi Michée ne peut vivre et travailler que grâce à votre générosité. N’oubliez pas de donner pour notre mission !

Pour faire un don en ligne : http://www.selfrance.org/index.php?id=269

Pour envoyer un chèque : à l’ordre du SEL (Défi Michée écrit au dos), à envoyer au SEL/Défi Michée, 157 rue des Blains, 92 220 Bagneux.

www.facebook.com/micahchallengefrance

@defimichee / @exposedcampaign / #corruption / #transparence

DÉFI MICHÉE

Belgique: Marche nationale « Together in Peace – Liberté et respect » : dimanche 15 mars 2015

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Communiqué de l'Eglise protestante unie de Belgique

Les actes terroristes à Paris et à Copenhague et les attentats déjoués en Belgique sèment la peur et augmentent la polarisation au sein de la population. A cette stratégie de la terreur, on ne peut y céder.

C’est pourquoi, les représentants de différentes religions et de la laïcité appellent à une marche nationale à Bruxelles autour du slogan « Together in Peace – Liberté et respect » le dimanche 15 mars 2015 à 14h.

Cette initiative se veut une réaction citoyenne, un moment rassembleur pour toutes les personnes de bonne volonté, quelle que soit leur langue ou leur conviction. Ensemble, nous voulons dire oui au vivre ensemble en paix, oui à la liberté d’expression, de pensée, de conscience et de religion et oui au respect de chaque personne, quelle que soit sa foi ou sa conviction.

La marche débutera devant le Mégaphone, avenue de Stalingrad (près de la Gare du Midi) à 13h30. Elle partira à 14h et passera devant différents lieux de cultes et de la laïcité qui symbolisent le pluralisme des convictions et des religions dans notre pays et en Europe. Elle se terminera à 16h au Mont des Arts (Gare Centrale) par des prises de parole.

Le comité organisateur comprend des représentants des églises chrétiennes (catholique, orthodoxe, anglicane et protestante), du judaïsme, de l’islam et de la laïcité.

La coordination de l’événement est assurée par la Communauté de Sant’Egidio, qui en septembre dernier avait organisé à Anvers la rencontre internationale ‘Peace is the Future’.

Pr. Steven H. Fuite
Président du Synode de l’Eglise Protestante Unie de Belgique

Bruxelles, le 23 février 2015 

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