2015

La newsletter de la FPF


Edito par François Clavairoly

Cher lecteur !

Nouveau venu ou peut-être même déjà habitué de ce petit rendez-vous mensuel,
Recevez mes plus fraternelles salutations. 
Notre chère liberté !
L'information par newsletter est devenue facile, pratique, banale. Elle est, ne l'oublions pas toutefois, un signe tangible de la liberté d'expression. Que vive la liberté d'expression dans notre pays et dans le monde, pour que voyage partout et sans obstacle la reine des newsletters : l'évangile de Jésus-Christ.
A propos de liberté, je vous invite à une exposition qu'il ne faudra pas manquer sur le sujet :
 « Traits d'esprit » : Une exposition sur le thème « caricatures  et théologie » à l'Institut protestant de Théologie, 83 bd Arago, organisée par l'Atelier protestant et l'IPT. Du 4 au 8 mars.
Notre chère Fédération protestante de France !
L'assemblée générale 2015 de la FPF  a été un grand moment. Le pasteur Pierre Lacoste, de la paroisse protestante de Beyrouth, a présidé les temps de cultes, nous présentant une actualité lourde de menaces et de malheurs, mais pleine d'espérance, par le moyen d'une méditation de haute spiritualité. Nous étions reçus au siège national de l'Armée du salut à Paris, porte des Lilas:
Un grand moment car nous avions trois sujets importants : 1. la question des changements climatiques, nous mettant en route pour la Cop 21, la conférence de l'ONU sur le Climat, et l'accueil de l'événement à Paris ! Il semble, tenez-vous bien, qu'un pèlerinage de chrétiens catholiques et protestants venus du Nord de l'Europe, va se diriger vers la capitale…Martin Kopp et Jacques Varet ont présenté le sujet sur le climat et ses enjeux qui nous concernent tous. 
2. La situation au Proche Orient a été présentée (Syrie, Irak, accueil des réfugiés, situation des chrétiens dans cette région dévastée, avec Thomas Wild, Jean-Arnold de Clermont, Albert Huber, et enfin 3. l'élection du conseil de la FPF pour les quatre années qui viennent.
Nos chères têtes blondes !
Le scoutisme protestant ouvre la marche du dialogue intra protestant: le 13 mars à la maison du protestantisme, en présence des représentants du scoutisme français, une déclaration commune sera signée concernant l'accord sur une compréhension partagée de la démarche spirituelle enracinée dans la foi chrétienne, nourrie et interpellée par la lecture des textes bibliques, une pédagogie active favorisant la prise de responsabilité. Reportage complet dans la prochaine newsletter.
Nos chères lectures ! sont disponibles grâce à la ligne éditoriale dont nous nous sommes dotés, avec quelques titres phares : « Foi et Loi » de Jean-Daniel Roque, un livre sur ce qu'est la législation des cultes en France, « Couples protestants-musulmans », de la commission Islam : un guide pour avancer avec amour et lucidité dans l'interreligieux, « Douze jalons pour l'œcuménisme », pour construire des passerelles entre chrétiens, « Les changements climatiques », qui présente une réflexion protestante sur l'environnement, le climat, les choix qui sont devant nous.
Nos vies sont chères aux yeux de celui qui nous garde !
L'actualité demeure source d'inquiétude pour beaucoup. La seule évocation des noms de certains pays renvoie à des images effrayantes, des cris, des peurs et des larmes : Syrie, Ukraine, Centrafrique, Libye, …Au moment où beaucoup ont répondu à l'appel de la FPF et de la FEP en faveur de l'accueil des réfugiés, et je les remercie et les encourage  tous vivement, dans la joie de Pâques qui sera le plus proche rendez-vous de tous les chrétiens de ce monde, gardez en mémoire ceci : si la vie n'a pas beaucoup de prix pour les méchants comme aussi pour les monstres qu'animent les démons de Daesch, « vos vies sont précieuses aux yeux de Dieu » (Esaïe 43, 4).Dieu vous bénit et vous garde,
François Clavairoly  

Zoom sur l'exposition caricatures du mois de mars

L'Atelier protestant et l'Institut protestant de théologievous proposent une exposition autour de la caricature en lien avec la théologie du 04 au 28 mars 2015. Oeuvres d'artistes divers (Piem, Mix et Remix, Molina, Plantu et beaucoup d'autres) conférences, rencontres et ateliers sur différents thèmes... Après la tragédie de Charlie Hebdo, cette exposition, préparée depuis un an, est d'autant plus justifiée aujourd'hui. > + d'infos
Exposition Traits d'Esprit. IPT 83, Boulevard Arago, 75014 Paris. M° Denfert-Rochereau ou Saint-Jacques. http://latelierprotestant.fr/

 

 

Retour sur l'AG de la FPF

Les quelques 130 délégués à l'assemblée générale de la Fédération protestante de France se sont réunis les 30 et 31 janvier au siège de l'Armée du salut à Paris. Le président de la FPF, le pasteur François Clavairoly a ouvert l'assemblée par son "message" dont le maître mot était la fraternité. > Lire
Cette assemblée générale a été rythmée par deux thèmes de réflexion, celui des enjeux climatiques et celui de la crise au Moyen Orient. > + d'infos


 

En route vers la COP21 !

La FPF s'est emparée cette année du dossier des enjeux climatiques, qu'elle souhaite mener jusqu'aux négociations de la convention de l'ONU "Paris climat 2015". Après avoir écouté les interventions de deux spécialistes de la question, Jacques Varet et Martin Kopp, ainsi que l'allocution du Métropolite Emmanuel, de France, les délégués à l'assemblée générale de la FPF ont adopté une recommandation favorable à l'engagement des institutions et des croyants en faveur de la justice climatique. Ils ont aussi participé au Jeûne pour le climat. > + d'infos

 

 

Dimanche 1er mars, jour de jeûne pour le climat

Découvrez le chant officiel du Jeûne, par Desert Rose, le grand groupe de musique du monde d'Afrique du Sud. > Voir
Sur www.jeunepourleclimat.org trouvez aussi un guide du jeûne, une Bourse aux idées pour les groupes locaux de Jeûne et un groupe de Jeûne pour le Climat ! Suivez l'actualité sur twitter avec #jeûnepourleclimat et #fastfortheclimate.

 

 

JMP 2015 Journée Mondiale de Prière avec les Bahamas

24 heures de prière autour de la terre, le 1er vendredi de mars. Cette année, des femmes chrétiennes des Iles Bahamas ont préparé le livret de célébration sur le thème « Comprenez-vous ce qu j'ai fait pour vous ? ». Célébration oecuménique ouverte à tous. Retrouvez la liste des lieux de célébration en France sur jmp.protestants.org, et de nombreuses idées de célébrations pratiques sur facebook

 

Journées nationales de la Fédération de l'Entraide Protestante

Parcours de vie : le nouveau GPS des associations ? vendredi 27 et samedi 28 mars 2015 Le Nouveau Siècle, 6 Place Mendès France, à Lille.
La Fédération de l'Entraide Protestante organise ses Journées Nationales les 27 et 28 mars à Lille. Au programme: échanges, débats et rencontres autour de la notion complexe de « parcours de vie ».
programme, inscription

 

Brèves « dans l'actualité de la FPF »

150 ans de la Croix-Rouge à la cathédrale des Invalides
Une cérémonie inter-religieuse du souvenir, présidée par les Aumôniers en chef des cultes catholique, israélite, musulman et protestant commémoré les 150 ans de la Croix-Rouge. Lire l'Intervention du pasteur Stéphane Rémy, aumônier en chef de l'Aumônerie Protestante aux Armées.

Nouveau site internet pour l'EPUdF
Le portail d'information et de services de l'Église protestante unie de France (EPUdF) fait peau neuve. Espace pour les paroisses en France et les régions, outil de communication, le site s'adresse aussi à un grand public, intéressé par le protestantisme dans ses convictions et ses débats.https://www.eglise-protestante-unie.fr/

La Communauté des diaconesses de Reuilly a un nouveau site.
Le nouveau site internet présentant la communauté voit le jour, une communauté religieuse protestante d'inspiration monastique, qui vit la vie fraternelle, la louange et l'accueil www.diaconesses-reuilly.fr

Commander les dernières éditions de la FPF
Du conflit à la communion, Les changements climatiques, La foi et la loi : les associations cultuelles, Couples protestants-musulmans

Annuaire de la France Protestante 2015
Il rassemble les coordonnées et informations des Églises et organismes protestants en France et francophones à l'étranger ainsi que celles des pasteurs en exercice et retraités.
commander

 

Photo : Nouveau conseil de la FPF lors du culte d'installation

Benjamin Bories

FPF

Connexio: l'actualité du réseau missionnaire et diaconal de l'Église évangélique méthodiste

L‘Actualité

En 2014, les recettes ont atteint un montant de 2,5 Millions SFR, avec près de deux Millions en provenance des dons de l’EEM de Suisse et de France. D’autres contributions proviennent de fondations et d’organisations comme « Pain pour le prochain » et la DDC, la Direction pour le Développement et la Coopération de la Confédération helvétique. 

Chers donateurs et chères donatrices, nous vous remercions de tout cœur pour vos dons et votre engagement particulier en faveur de Connexio ! C’est grâce à vous que nous avons une nouvelle fois pu respecter tous nos engagements et assurer nos soutiens, conformément aux prévisions de l’an passé. 

En Suisse, les dons versés en faveur de Connexio peuvent être déduits de la déclaration d’impôts. Les donateurs et donatrices suisses reçoivent, conjointe- ment avec la lettre de nouvelles de ce mois-ci, une attestation pour leurs versements financiers de l’an passé. 

Les remerciements concernant les versements effectués en janvier seront expédiés avec la lettre mensuelle de Mars. 

Salut Congo – Bonjour la Suisse, Bonjour la France 

Grâce à l’initiative de Connexio, les enfants et les jeunes de l’EEM de Suisse et de France ont pu échanger des vidéos avec les jeunes du Congo et découvrir ainsi des aspects de la vie des uns et des autres : 

« Je m’appelle Marco,... le jeune garçon plisse les yeux et articule avec effort : « J’aime... murmure une voix venant du fond, « le foot », et puis « j’aime le foot » que répond Marco en écho en s’enfonçant, soulagé, dans le sofa rouge. Huit enfants de l’EEM Flawil, entre 5 et 11 ans enregistrent un message de salutations à l’intention d’un groupe de congolais. Après un petit salut de la main, ils montrent comment ils suivent avec beaucoup d’attention la lecture d’un livre d’histoire avec des illustrations, et interprètent ensuite une courte scène de Noël en chantant « Douce nuit... ». 

D’autres groupes ont eu d’autres idées. Un groupe d’enfants dessine d’abord des décors caractéristiques de leur ville qu’il double ensuite à l’aide d’images filmées, tandis qu’un autre groupe joue de l’accordéon. Des enfants montrent comment ils font du bricolage et de petits gâteaux pour Noël. Ailleurs, des jeunes s’adonnent tout naturellement à une bataille de boules de neige. 

A plusieurs milliers de Km plus au Sud, environ 50 enfants se rassemblent sous un manguier. Ils vivent dans la Cité de Dieu et font partie de l’EEM, dans ce quartier situé à l’extérieur de Lubumbashi, au Sud du Congo. Les enfants savent qu’ils seront filmés aujourd’hui et ont mis leurs plus beaux habits, voire même emprunté de beaux costumes et de belles robes. Ils se rassemblent sous un arbre (ce groupe n’a pas de chaises pour s’assoir) et entonnent un chant en français à l’intention des enfants de Suisse et de France ; par coeur bien sûr, et à plusieurs voix ! Les tout petits participent comme ils peuvent. 

Mais les autres groupes de congolais chantent également. Etre représenté dans une vidéo est une nouveauté pour la plupart d’entre eux, une occasion unique pour se faire connaître. Pour beaucoup de groupes de jeunes congolais c’est vraiment une forte sensation que d’acquérir la reconnaissance de leur état par l’EEM en France et en Suisse. 

Les enfants du Congo se sont énormément réjouis pour les vidéos et leurs messages en provenance de la Suisse et de la France. 

Comment les messages ont-ils été perçus ? « Nous sommes enchantés par les salutations africaines ». Si le film du Congo est d’une grande simplicité, il est particulièrement touchant. Il est caractérisé par le grand sérieux de ce groupe d’une centaine d’enfants, dans lequel tous se sont impliqués et exprimés, notamment grâce à leur habillement. Dans leurs chants ils parlent des montagnes où l’on rencontre Dieu. Heureusement, je sais que l’on ne trouve pas Dieu là- bas uniquement, car le Sud du Congo est à ma con- naissance assez plat. Mais d’autres voies sont en- core venues du Congo : « Il est intéressant de noter combien de jeux en Suisse et en France tournent autour de la Parole de Dieu » - « On voit également sur les vidéos beaucoup d’adultes qui s’occupent des enfants. Ceci nous montre combien les enfants ont de importance chez vous ». – « Incroyable : tout le monde a une chaise, voire même un sofa pour s’asseoir ! » 

Mais si malgré tout il existe certaines montagnes au Congo, dans les salutations adressées à la Suisse et à la France, il n’est pas tant question de gravir des montagnes (ce qui serait un vrai gaspillage d’énergie), que de pouvoir vaincre les montagnes (les problèmes), ensemble et avec Dieu. Voilà ce que veut dire ce beau chant. 

Les vidéos peuvent être vues sur la page web de Connexio sous l’adresse www.connexio.ch/hallokongo

Voyage de rencontres en Pologne (18-28 Septembre 2015) 


Etes-vous prêts à venir avec votre curiosité, envie d’aventure, ouverture et tolérance pour d’autres cultures ? Voudriez-vous savoir ce qu’il en advient de vos dons ? Alors venez donc avec nous pour ce voyage de rencontres en Pologne

Vous aurez l’occasion de visiter les villes de Gracovie, Breslau, Varsovie ainsi que la région des Mazuries avec ses nombreux lacs. Vous rencontrerez nos amis de notre Eglise sœur et prendrez part dans le quotidien de leur vie, vous partagerez avec eux leurs joies et leurs soucis, et votre ressenti à vous. 

L’EEM de la Suisse et de la France entretient depuis des dizaines d’années un partenariat avec l’EEM de Pologne. 

Le prospectus du voyage et le formulaire d’inscription peuvent être obtenus sur le site www.connexio.ch ou encore au bureau :
T 044 299 30 70. 

Forum Connexio à Strasbourg (14 Mars 2015) 

Lilla Lakatos viendra nous parler de son travail parmi les Roms à Alsózsolca, en Hongrie. Depuis 2013, elle est responsable là-bas pour le travail parmi les femmes et les enfants. 

La pauvreté et la marginalisation sont le lot quotidien des Roms en Hongrie. A Alsózsolca, l’EEM appuie et accompagne les Roms dans leur vie quotidienne depuis 60 ans. 

La conférence débutera à 14h dans les locaux du Home Bethesda, 21 quai Zorn, 67000 Strasbourg. 

Lilla Lakatos sera durant la semaine précédente en Suisse où elle présentera son travail à l’EEM de Bern, Nägeligasse 4, le 8 Mars 2015. 

Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez au travail de Connexio et pour votre soutien, autant que pour votre engagement personnel, votre intercession, ou vos dons financiers. 

Avec mes chaleureuses salutations, 

Carla Holmes, Chargée de communication 

Envoi des dons en France: 

Par chèque libellé à l'ordre de l'UEEMF - Connexio adressé à: 

Madame Pascale MEYER,
7 rue de l’Avenir, F- 67800 Bischheim (avec mention expresse: «Connexio») 

Traduction: E. Fath 

EEMNI



CPDH: Forum international pour l'abolition de la GPA

Forum international pour 
l’abolition de la GPA

« Ce bébé, tu le portes dans ton ventre mais pas dans ton cœur ! », dit une petite fille en regardant sa maman qui lui a déclaré « faire de la Gestation Pour Autrui ». 
Ce dessin du dessinateur Tesson, me revient en mémoire chaque fois que je dois parler ou écrire à propos de la GPA. La pseudo générosité affichée par les uns, camoufle bien mal l’exploitation des autres. C’est ce que nous voulons rappeler, à l’occasion de la journée de la femme, le 8 mars prochain, lors d’un forum international pour l'abolition de la GPA, au Palais Brongniart (75002) le dimanche 8 mars de 15h à 18h.

Cette journée donnera la parole à différents experts internationaux - juristes, psychologues, philosophes, économistes, sociologues - pour rappeler les enjeux de la Gestation par Autrui et ses conséquences notamment sur la condition féminine et la marchandisation de l'enfant. 
Prolongation du Grenelle de la Famille organisé par « La Manif Pour Tous », cet événement sera l'occasion de rappeler l'impérieuse nécessité d’œuvrer pour l'abolition universelle de cette pratique. Avec d’autres associations, le CPDH veut que le débat reste ouvert dans l’espace public, notre association veut redire, à cette occasion, son attachement au respect de la dignité humaine (inscription au forum, depuis la rubrique AGIR, à la fin de cette lettre).

Franck Meyer
Président du CPDH

INFORMER

Les scandales de la GPA en Thaïlande

Le 14 janvier 2015, six femmes thaïlandaises ont porté plainte contre l’Etat thaïlandais pour récupérer leurs enfants qui avaient été remis aux services sociaux et qui sont actuellement dans un orphelinat. Ces neuf enfants, trois paires de jumeaux, sont nés dans le cadre d’une « Gestation Pour Autrui » (GPA) commanditée par un jeune milliardaire d’origine japonaise. La plainte de ces mamans est fondée sur un manque de soins prodigués aux enfants par les services sociaux thaïlandais, ce que ces derniers démentent. Ces enfants ont été retirés à leurs mères dans le cadre de l’enquête qui a dévoilé le scandale de leurs conditions de naissance, au sein d’un projet « d’enfantement en série » conduit par Mitsutoki Shigeta. Ce milliardaire japonais louait un appartement à Bangkok pour des femmes utilisées comme « mères porteuses » qui ont donné naissance pour lui à au moins 9 bébés.

La douloureuse affaire du petit «Gammy », né d’une mère porteuse en Thaïlande et abandonné par le couple commanditaire australien en raison du handicap du petit garçon (porteur d’une trisomie 21) avait déclenché, l’été dernier, une indignation mondiale puis une enquête officielle par les autorités thaïlandaises sur les cliniques de procréation assistée et sur le commerce de la GPA largement développés à cause d’un grave flou juridique à ce sujet. Cette enquête a mis en lumière « l’usine à bébés » de Bangkok.
Devant tous ces scandales, la junte en place, qui gouverne par intérim, s’est vue contrainte de réagir. Depuis le 20 février, la GPA est possible uniquement pour les Thaïlandais à condition que le couple soit marié depuis au moins trois ans et que l’un des deux membres du couple ait la nationalité thaïlandaise. Le texte interdit également toute publicité de cette pratique.

Tous les trois jours, au moins un enfant arrive en France, né d’une GPA
Une étude européenne présentée devant le Parlement en 2013 avait estimé à 200 le nombre, en France, d’enfants nés grâce à une GPA. Un nombre en augmentation constante : cette même étude estimait ce chiffre à 120 en 2007, 125 en 2008, 150 en 2009 puis 170 en 2010. Selon une enquête du Journal du dimanche (JDD) parue en août 2014, cette pratique a explosé ces dix dernières années à l’échelle mondiale, pour de multiples raisons : les progrès de la médecine dans la fécondation in vitro (FIV), qui permettent par exemple aux couples receveurs de faire porter leur embryon par la mère porteuse, la demande croissante de couples homosexuels masculins, la diminution du nombre d’enfants à adopter dans le monde mais aussi le nombre grandissant de pays autorisant justement la GPA parce qu’ils la considèrent comme une technique comme une autre d’assistance médicale à la procréation (AMP ou PMA).

PRIER

  • Remercions Dieu, car depuis le 20 février dernier, la Thaïlande a interdit la Gestation Par Autrui aux étrangers. Ceci marque très certainement le début d’un recul de cette pratique, dans ce pays.
  • Prions pour les parlementaires qui s’opposent à la légalisation de la GPA, afin que leurs arguments soient entendus.
  • Prions pour les juges de la cour européenne des droits de l’homme, qui – sous couvert de défense de l’intérêt des enfants – autorisent de fait les pratiques de Gestation Par Autrui
    (www.cpdh.info/index.php/vie-naturelle/bioethique/item/1227-l-orchestration-de-la-cedh-pour-enteriner-la-gpa)

AGIR


CPDH

CPDH: sortie d'un documentaire "l'heureux naufrage"


L'HEUREUX NAUFRAGE !


Une fois n’est pas coutume, le CPDH vous recommande la projection d’un film en avant-première en Europe : « L’heureux naufrage ». 
C’est par cette observation troublante que l’écrivain Eric-Emmanuel Schmitt, donne le ton !

L’Heureux Naufrage est un film documentaire canadien sur le sens de la vie et la source de nos valeurs.
À travers le regard de plus d’une trentaine de personnalités publiques, québécoises et françaises, il aborde des questions essentielles sur le fondement de ce que « l’homme moderne » prétend défendre : « Bien des gens disent aujourd’hui : je suis complètement athée, je suis anti-chrétien, mais je respecte l’égalité entre tous les humains, les droits de l’homme, la liberté de pensée, … etc. Ils n’ont pas conscience que ces valeurs n’auraient probablement jamais existé dans notre société s’il n’y avait pas eu le message des Evangiles qui en est la source » (Frédéric Lenoir, philosophe français et écrivain).
Un peu à la manière d’un « café philo », Éric-Emmanuel Schmitt, André Comte-Sponville, Jean-Claude Guillebaud, et bien d’autres, y livrent leurs réflexions très personnelles, sur le vide qui les habite, la quête de sens, la spiritualité, Dieu.

« La réaction est toujours forte quand je présente des extraits d’entrevues du film. Il provoque des silences, des sourires, il apaise. Pour moi, c’est la preuve que L’Heureux Naufrage est profondément pertinent. C’est un film universel qui touche toute les générations québécoises. C’est un retour vers l’essentiel. La proposition d’une introspection personnelle, mais aussi de société, et je pense que le moment n’a jamais été aussi propice à ces réflexions. » — Guillaume Tremblay, réalisateur.

Prix : 12 € l’entrée, pour une projection de 52 minutes suivie d’un débat.


Pour en savoir plus : www.heureuxnaufrage.com

L’Heureux Naufrage :

Après l’effondrement de l’Institution religieuse, celle des grandes utopies politiques, et la désillusion, plus récente, du libéralisme économique : les québécois et québécoises font face à une perte de sens, un vide profond. Nous sommes plus prospères que jamais, plus libres que jamais de créer notre vie, mais quelque chose nous manque. Tout le monde le sent.

L’Heureux Naufrage est un film documentaire profond et humain sur le sens de la vie et nos valeurs. À travers le regard de plus d’une trentaine de personnalités publiques, québécoises et françaises, il aborde des questions essentielles, jamais explorées de cette manière chez nous. Denys Arcand, Éric-Emmanuel Schmitt, Denise Bombardier, Pierre Maisonneuve, et bien d’autres, y livrent leurs réflexions très personnelles, sur le vide qui les habite, la quête de sens, la spiritualité, Dieu.

Après avoir renoncé à toute forme de foi, ce pourrait-il, comme le pense Stéphane Laporte, que nous assistions en ce moment, au Québec, à un « retour vers les choses fondamentales », un « renouveau spirituel » ? Ou bien, comme le suggère Alain Crevier, que nous soyons « en train de se réapproprier le mot foi » ? 
Face au futile et au frivole d’un monde utilitariste, face à l’instantanéité, au prêt-à-porter, le film interroge les fondements de nos valeurs et de nos croyances. Il met des mots autour de grandes questions qui nous habitent tous et propose de faire la paix avec notre héritage religieux. Un film inspirant et touchant, construit au fil des rencontres, dans lequel s’entrecroisent des visions et des pistes de réponses sur le vide spirituel de notre société postmoderne.

Démarche de Guillaume Tremblay

« Je peux me réveiller à Montréal et m’endormir à Hawaï, créer des liens avec des personnes à travers la planète, manger du poisson frais de l’océan Indien, découvrir la vie de mes ancêtres du Neandertal, admirer le côté sombre de la lune… Et puis, après? Comme tant d’autres, je me distancie de plus en plus de cette société d’abondance, de prêt-à-porter et d’instantanéité.  Autour de moi je constate un vide profond, derrière les apparences du bonheur et de l’amour. Malgré toutes mes possibilités et ma grande liberté, quelque chose me manque. Je le sens et BEAUCOUP de gens de ma génération - j’ai 32 ans - vivent la même chose. » —  Guillaume Tremblay

Avec L’Heureux Naufrage, le cinéaste approfondit ses réflexions. Il s’interroge sur le fond spirituel qui semble subsister à la religion, dans nos sociétés post-chrétiennes. Un peu à la manière d’un anthropologue, Guillaume cherche, sous les décombres du catholicisme, ce qu’il y aurait d’enfouit, de beau et de grand, qui nous aiderait à vivre en tant qu’individu, mais aussi en tant que société.

En rejetant la religion catholique, longtemps si importante au Québec, notre société a du même coup évacué toute question spirituelle. Nous avons quitté le navire pour construire de nouvelles bases ; une révolution tranquille que nous avons faite ensemble, mais ne serions-nous partis à la dérive, vers un heureux naufrage ?

Dans son village natal au Lac-St-Jean, Guillaume se rappelle partir avec sa classe de primaire pour aller se confesser à l’église… Très jeune, il a appris à détester les églises et la religion. Il a nié toute forme de spiritualité et ce faisant,  il a aussi perdu de vue le sens de la vie. Son cheminement l’a amené à faire la différence entre institution religieuse et foi. Aujourd’hui, il croit qu’il a la foi, même si elle est loin d’être portée par un dogme, des rituels, un manuel d’instruction. Si les jeunes de son âge ne veulent pas en parler, Guillaume est convaincu que c’est essentiel.

Sa quête de sens a trouvé des échos à travers la voix de ces artistes et intellectuels qu’il admire. Émond, Arcand, Comte-Sponville, Schmitt, Guillebaud, qu’ils soient athées ou croyants, tous ceux qui ont participé au film expriment le même besoin d’absolu qui a poussé Guillaume à le réaliser.

Première à Bruxelles
Jeudi 5 mars 2015
Suivi d’un temps de questions avec le réalisateur Guillaume Tremblay.

Lieu : Cinéma Vendôme, Chaussée de Wavre 18, 1050 Bruxelles. Heure : 19h30

Première à Paris
Vendredi 6 mars 2015
Suivi d’un débat avec le réalisateur Guillaume Tremblay et André Comte-Sponville, philosophe.

Lieu : maison des cultures du monde, 101 Boul. Raspail, Paris. Heure : 19h30

CPDH

La position de l'ACPER sur le débat de la fin de vie


acpervie


Voici le courriel que François Wolff, président de l'Association des Chrétiens Protestants et Evangéliques pour le Respect de la Vie (ACPERVie-SOS-Maternité) a envoyé aux 577 député(e)s.


Madame la Députée,


Coupons court à tout malentendu: la croyance qui a encore eu cours çà et là dans l'Eglise Romaine jusque vers le milieu du siècle dernier, suivant laquelle les souffrances sont nécessaires parce qu'elles participent au Salut éternel est en contradiction avec l'Ecriture Sainte. Il existe bien trop de souffrances contre lesquelles nous ne pouvons rien sans qu'il soit besoin d'en rajouter. L'amour de notre prochain nous oblige, bien au contraire, à tout faire pour l'aider à soulager ses souffrances tant physiques que morales.

A ce titre, saluons avec reconnaissance les progrès médicaux permettant de soulager les douleurs par des antalgiques de plusieurs niveaux, auxquels est ajoutée une sédation dosée et graduée lorsqu'ils ne suffisent plus. 

Saluons la sagesse de la loi qui interdit l'acharnement thérapeutique qui faisait parfois prolonger des traitements inutiles dans une gesticulation qui pourrissait les derniers moments du patient en phase terminale. Un traitement doit agir sur la maladie. Quand il n'agit plus, il devient déraisonnable. Et donc nuisible.

Il n'en est pas de même des soins, qui agissent sur le malade en vue de le soulager et d'assurer une fin de vie naturelle et digne d'être vécue jusqu'au bout. C'est par un glissement sémantique dangereux que le projet de loi dit Claeys-Léonetti écrit arbitrairement que l'hydratation et la nutrition sont des traitements. Pourtant, ils agissent sur le malade, puisque leur suppression va provoquer sa mort. Le fait que ce soit sous sédation "terminale" ne fait qu'humaniser le mode d'exécution. Or, la sédation, répétons-le, est un soin visant à soulager les souffrances, pas un moyen d'en finir.

Bien entendu, on va établir tout ce qu'il faut pour disposer, pour tout assuré social, de directives anticipées. Tout personnel soignant sait qu'elles donneront une pesanteur administrative inapplicable dans la pratique "à chaud" qui est celle de l'accompagnement de la fin de vie. Aucun patient, aucun soignant, aucune fin de vie ne sont pareils. Nous avons évoqué, au Conseil de l'Ordre de mon département, ces instructions détaillées relevant de la voyance qui devraient, pour être certaines d'être suivies, être déposées chez le notaire.

Dans la Loi de 2005, les choses étaient simples: c'était le médecin qui était juge du caractère déraisonnable du traitement, au besoin en consultant des collègues. Mais il devait assurer les soins pour garantir au patient une fin de vie dans la dignité. Avec la nouvelle loi, cette garantie n'existerait plus, et le patient ne pouvant plus exprimer son consentement ne pourrait l'exiger. D'où la nécessité, pour lui, de donner des directives détaillées sur la façon de le prendre en charge dans des circonstances qu'il est hors d'état de prévoir, et dans des modalités qu'il ignore, à moins d'être lui-même médecin dans la spécialité requise.


Les Chrétiens Protestants et Evangéliques, en tant que citoyens "libres de le dire", attendent donc de leurs députés qu'ils rejettent ce "toilettage" de la Loi 2005, qui a le seul défaut d'être mal connue, mal appliquée, et qui a déjà souffert de multiples interprétations abusives qu'il ne convient pas d'entériner, voire d'encourager.


Recevez l'assurance de nos sentiments dévoués. 


Dr François Volff, Président.


ACPER

CPDH: élections départementales françaises: les 22 et 29 mars 2015


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Alors que la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) n’est pas encore définitivement achevée, les électeurs français sont appelés à choisir des « conseillers départementaux » (jusque-là appelés « conseillers généraux). Après avoir envisagé la disparition des départements, le gouvernement en prolonge la durée de vie, au moins jusqu’en 2020 ; mais l’exacte définition de toutes leurs compétences n’est pas encore totalement arrêtée par la nouvelle loi en phase de finalisation. Les cantons ont été redécoupés en 2014 et il y aura au final 4108 conseillers départementaux le soir du 29 mars prochain, soit 73 élus de plus par rapport aux précédentes élections.


Tous les cantons sont concernés par cette élection :

  • Les conseillers départementaux sont maintenant tous élus en même temps pour une durée de six ans alors que le conseil général était renouvelé par moitié tous les trois ans.
  • La carte des cantons a été redessinée au début de l’année 2014.
    De 4 035 cantons aux dernières élections, la nouvelle carte est composée de 2 054 cantons, représentés chacun par deux élus (une femme et un homme), soit un total de 4 108 sièges de conseillers départementaux à pourvoir en un seul vote.
  • La métropole de Lyon, la Guyane et la Martinique qui élisaient jusqu'alors des conseillers généraux ne sont pas concernées par ce scrutin. Comme précédemment, les électeurs de la ville de Paris, qui exerce les compétences départementales, ne participent pas au scrutin.
  • Par ailleurs, si l'élection se déroule bien au scrutin majoritaire à deux tours, il n'est plus uninominal mais binominal, ce qui signifie que les deux candidats formant un binôme sont systématiquement élus si celui-ci recueille la majorité des voix.


Le CPDH met à votre disposition une « fiche mémo » (cliquer ici) afin de vous aider à comprendre le déroulement, les modalités et les enjeux de cette élection. N’hésitez pas à la diffuser à vos amis !

CPDH

Le COE condamne les atrocités du groupe «État islamique» en Syrie


Le Conseil œcuménique des Églises (COE) a fermement condamné les récentes attaques et atrocités qui auraient été perpétrées à l’encontre de chrétiens en Syrie par le groupe qui se fait appeler «l’État islamique». 

Dans un communiqué publié le 25 février à Genève, le COE exprime sa vive préoccupation suite aux récentes informations faisant état d’attaques menées contre des villages chrétiens, de massacres de civils, de l’enlèvement d’une centaine de personnes et d’incitations à un exode massif de populations.

«Le Conseil œcuménique dénonce ces attaques ainsi que toute attaque portée contre la diversité du tissu social, sur lequel reposent toutes les perspectives d’une société sans exclusive et d’une paix durable», a déclaré Georges Lemopoulos, secrétaire général intérimaire du COE.

«Le COE condamne toutes les attaques violentes à l’encontre de civils comme étant des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, qui que soient leurs auteurs», a-t-il affirmé.

«Nous appelons la communauté internationale à prendre des mesures efficaces pour protéger de toute nouvelle agression les civils et les populations prises pour cibles et pour veiller à ce que les auteurs répondent de leurs crimes», a ajouté Georges Lemopoulos.

Texte intégral de la déclaration du secrétaire général intérimaire du COE (en anglais)

Églises membres du COE en Syrie

25 février 2015

COE

A l’occasion de la sortie du film « Selma », Agapé média publie une brochure sur Martin Luther King


Rebondir sur ce film événement pour partager l'Évangile ?



A l'occasion de la sortie du film "Selma" le 11 mars en France sur la vie et l'engagement du pasteur Martin Luther King, il peut être intéressant pour nous croyants, responsables d'églises ou d'œuvres, de rebondir sur l'événement afin de partager les valeurs de notre foi qui étaient chères à cet homme.

Dans un contexte d'actualité troublante de violence et de racisme, le discours de MLK qui date de plus de 45 ans, reste d'une surprenante pertinence. Agapé Média, la branche édition d'Agapé France a publié récemment un livret intitulé "S'indigner, rêver et s'engager avec Martin Luther King".

Agapé France vous propose d'utiliser cette brochure de 50 pages contenant de vieilles photos d'époque, dans le cadre de soirées thématiques de partage de l'évangile. L'intérêt pour cet homme est bien réel dans toutes les générations, pour preuve, plusieurs lieux de cultes portent son nom en France.

Le DVD "Martin Luther King, raconte moi ton rêve" est également à la disposition du public pour cette occasion de témoigner.

Plus d'infos et commande de la brochure en cliquant sur l'image ci-dessous :

Agapé

CNEF: Liberté d'expression, oui! Mais quid de l'égalité et de la fraternité ?

Au moment où Reporters sans frontières demande aux responsables religieux de signer sa « Proclamation sur la liberté d’expression », le CNEF veut rappeler son engagement en faveur de cette liberté. Et aussi expliquer pourquoi il ne signera pas cette proclamation.

Le Conseil national des évangéliques de France est viscéralement attaché à la liberté de conscience et d’expression. Il dénonce avec la plus grande fermeté tout recours à la violence ou à l’exercice de pression pour obliger quiconque à faire taire un point de vue différent du sien. Il n’a d’ailleurs pas attendu les attentats de janvier dernier pour lancer, dès juin 2014, une campagne en faveur de la liberté d’expression intitulée « Libre de le dire »1.

Si le CNEF ne souhaite pas signer la « Proclamation sur la liberté d’expression » proposée par RSF, c’est d’abord parce qu’elle manque à l’ÉGALITÉ de la devise républicaine. Pourquoi défendre seulement le « droit au blasphème » (pudiquement nommé « critiques irrévérencieuses » dans le texte à signer) et ne rien dire du droit des croyants à témoigner publiquement de leur foi ? Parce qu’en la matière, il y a aussi de quoi être préoccupé.

« les auteurs en ont oublié la notion de respect »

En France, alors que règne un climat de peur à l’égard des religions qui favorise les amalgames, il n’est pas rare d’entendre des dirigeants politiques dire qu’il faudrait aseptiser la sphère publique de toute parole et de tout signe religieux.

Dans de nombreux pays la liberté d’expression est contestée aux chrétiens, parfois victimes de persécutions violentes. Curieusement, peu de médias semblent prêts à défendre avec une égale énergie le droit pour les croyants de partager leur foi dans la sphère publique et d’inviter les personnes qui le souhaitent à changer de religion. Il convient de s’interroger si l’on ne promeut pas finalement une conception inégalitaire de la liberté d’expression. Entière pour ceux qui veulent caricaturer de façon offensante, limitée pour ceux qui veulent partager honnêtement leurs convictions !

Si le CNEF ne souhaite pas signer la « Proclamation sur la liberté d’expression » proposée par RSF, c’est aussi parce qu’elle ne fait pas droit à une dimension sans laquelle aucune société ne peut survivre, la FRATERNITÉ.

Tout à leur préoccupation d’une liberté de pouvoir tout dire, les auteurs en ont oublié la notion de respect. « La liberté d’information et d’expression, celle des journalistes comme des citoyens, ne saurait être contrainte ou limitée par... les sensibilités des uns ou des autres », écrivent-ils. Est-ce à dire que la caricature, l’invective ou le mépris sont les meilleurs garants de la liberté d’expression ? Nous ne le croyons pas. Le débat d’idées, pour exister, n’a nul besoin de passer par l’offense volontaire. Et la liberté d’expression, par le déni de fraternité.

Au moment où les tensions, les incompréhensions et les haines mettent à mal notre société, il faut éviter de se laisser guider par les seules émotions et oser dire que la liberté d’expression ne prospérera pas sans faire droit à l’égalité et à la fraternité.

libredeledire.fr/

16 février 2015

CNEF

Message du CÉCEF après l'assassinat en Lybie par Daech de 21 coptes d'Egypte

Paris, le 20 février 2015

« Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,10)

Le Conseil d’Églises chrétiennes en France [CÉCEF] partage la douleur de la communauté copte d’Égypte après l’assassinat de vingt-et-un de ses membres le 13 février 2015, par des djihadistes se revendiquant du groupe terroriste Daech, présents en Libye.

Le CÉCEF condamne avec force ces meurtres abjects et invite tous les chrétiens à prier pour la sécurité des chrétiens du Moyen-Orient et pour la paix dans cette région.

La multiplication d’actes d’une extrême violence à dimension religieuse ne doit pas ébranler la concorde que nous tenons à construire, en France comme à l’étranger. À l’heure où nous débutons notre chemin vers Pâques, unissons nos prières pour que prévale l’esprit des Béatitudes.

Pasteur François CLAVAIROLY – Métropolite EMMANUEL – Mgr Georges PONTIER

coprésidents

21 février 2015

FPF

Réaction de l'UEPAL à la profanation du cimetière juif de Sarre-Union


Réaction du Président de l'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine à la profanation du cimetière juif de Sarre-Union

L'Union des Églises protestantes d'Alsace et de Lorraine exprime sa vive indignation devant la profanation de plus de 200 tombes juives du cimetière de Sarre-Union hier dimanche 15 février 2015.

Dans l'actualité de ces dernières semaines, un acte aussi odieux prend une résonnance particulière. S'en prendre à un lieu de sépulture, c'est vouloir tuer la mémoire qui fonde notre commune humanité. S'en prendre à un cimetière juif, c'est nier la place des juifs dans notre communauté régionale et nationale.

Nous voulons exprimer notre profonde solidarité et notre sympathie à l'ensemble de la Communauté juive de notre région, blessée par cette profanation. Nous voulons redire à nos frères juifs que, malgré la recrudescence des actes antisémites, nous ferons tout pour qu'ils puissent vivre en paix et en sécurité dans notre pays : sans vous, amis juifs, la France n'est plus la France et l'Alsace n'est plus l'Alsace !

Au-delà des mots et de l'émotion, c'est agir qu'il nous faut désormais. Nous attendons de l'État qu'il prenne toutes ses responsabilités, tant pour poursuivre et condamner les coupables que pour prendre les mesures visant à éradiquer les causes de tels actes. Pour notre part, nous continuerons à nous impliquer plus que jamais dans le dialogue interreligieux et dans la vie de la cité, dans l'information et la formation des membres de notre union d'Église, pour faire reculer les préjugés et l'ignorance, source de toutes les dérives.

Christian Albecker

Président de l'UEPAL

16 février 2015

UEPAL

Mise en ligne du mensuel francophone de l’Église évangélique méthodiste Janvier/Février 2015 N°113


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Éditorial

Artisans de paix et de justice

JP Waechter

Les attentats de début janvier ont produit un choc terrible dans le pays, et plus largement dans le monde. Au lieu d’ébranler l’unité nationale, ils ont provoqué un sursaut salutaire de la nation, debout pour défendre la liberté d’expression et la vie bafouée. La journée du 11 janvier demeure dans tous les esprits comme un signal fort d’unité face à la barbarie.

Passé le temps de l’émotion vient le temps de la réflexion.

De l’avis même du Premier ministre, le mal est profond. Il parle de l’existence d’un « apartheid territorial, social, ethnique » à l’œuvre dans les quartiers populaires, et fustige « la relégation périurbaine, les ghettos » qui caractériseraient ces territoires. 

En 2014, l’UNICEF pointait déjà dans un rapport resté plus ou moins confidentiel le désarroi des adolescents français en manque de reconnaissance et d’appartenance et, à ce titre, guettés par de multiples dérives. L’analyse qu’en fait Sébastien Schoepperlé interpelle l’Église, vous et moi, et nous incite à relever le défi : aller à la rencontre de ces jeunes en mal de pères et de repères. À Pontoise (Congrès du CNEF), un autre étudiant en théologie se proposait précisément d’« aller parler aux musulmans radicaux et d’aider l’État ». Et dans l’interview qu’il a accordé à ENroute, Leader Vocal suggère aux aînés de prendre les plus jeunes par la main pour paraphraser la chanson de Yves Duteil.

Un point est certain : le crime ne peut jamais avoir de justificatif théologique. Notre évêque Patrick Streiff martèle cette évidence-là en rappelant que seule une conduite inspirée par l’amour de Dieu et du prochain est de nature à Lui rendre gloire et honneur. Cet amour seul inspire également le respect d’autrui et le respect de ses convictions quelles qu’elles soient. Il  est dans sa nature d’éviter toute provocation gratuite, comme le souligne le billet d’humeur d’Éric Denimal.

En cette année de grâce 2015, il nous reste à relever nos manches, tous, qui que nous soyons, aux côtés de nos autorités, pour devenir aujourd'hui comme jamais des artisans de paix et de justice (cf la déclaration des responsables mennonites).

« Celui qui nous rassemble refuse que notre destin soit la fatalité des fraternités assassines. Il nous bénit et nous fait signe, comme il a fait signe à Caïn. Il nous a destinés depuis le commencement du monde à découvrir une fraternité réconciliée ». François Clavairoly, président de la FPF, 31 janvier 2015

Sommaire du N°113 - Janvier / Février 2015

ENroute

DEFAP: les Églises du Niger en grande souffrance


Les violences ont visé des dizaines d'églises et des symboles de la présence française au Niger. L'Action Missionnaire (AM) et l'Action Évangélique de Pentecôte (AEP) mettent en place un soutien d'urgence, Portes Ouvertes lance une semaine de prières ; les trois évêques du pays font part à « l’ensemble de la communauté musulmane » de leur « amitié » et de leur «fraternité». Le DEFAP informe davantage sur la situation présente au Niger.


Pourquoi les chrétiens du Niger portent-ils aujourd’hui « la croix de Charlie » ? Quelques jours après l’explosion de violence de la mi-janvier 2015, un collectif de journalistes indépendants s’est rendu à la paroisse Saint-Gabriel de Niamey, incendiée par les manifestants, et à l’Alliance des missions et Églises évangéliques du Niger. Leur reportage, qui s’efforce de décrire l’enchaînement ayant conduit, depuis les manifestations dénonçant l’attaque contre Charlie Hebdo en France, jusqu’à des attaques d’églises au Niger, est diffusé sur Droit Libre TV, webtv qui se consacre aux droits humains et qui opère depuis le Burkina-Faso.

Parallèlement, les communautés chrétiennes en lien avec le Niger, tout en essayant elles aussi de comprendre, s’efforcent d’organiser le soutien. Les appels viennent autant de milieux protestants que de milieux catholiques. L’Action Missionnaire (AM) et l’Action Évangélique de Pentecôte (AEP) ont mis en place un fonds d’urgence et appellent aux dons sur leur site internet. « Ces sommes récoltées seront directement, et par nos soins, transmises aux personnes référentes au pays, pour une ventilation des aides d’urgence. Très prochainement, notre équipe aura l’occasion d’être sur place, pour être aux côtés de nos frères et sœurs de cœur et d’esprit », annonce un communiqué diffusé par l’Action Missionnaire. Portes Ouvertes indique pour sa part avoir déjà envoyé une équipe « sur place pour soutenir les chrétiens nigériens gravement touchés par les émeutes antichrétiennes. Sa mission : soutenir les chrétiens qui ont tout perdu dans les attaques et recenser les besoins pour mettre en place une aide d’urgence ». Le Conseil Œcuménique des Églises, qui revendique près de 350 Églises membres issues de presque toutes les traditions chrétiennes, notamment protestantes, anglicanes et orthodoxes, a diffusé un communiqué de condamnation en notant que ces violences sont survenues en réaction à la campagne internationale « Je suis Charlie ». Côté catholique, les trois évêques du pays s’efforcent de faire baisser la tension : ils ont fait part à « l’ensemble de la communauté musulmane » nationale de leur « amitié » et de leur « fraternité ».

« Que va-t-il se passer après ? »

Photo d’ouverture : église de Tanout, ville au nord de Zinder, après le passage des émeutiers © Action Missionnaire

Tout s’est déroulé sur quatre jours, du jeudi 15 au dimanche 18 janvier ; et depuis lors, les communautés chrétiennes restent traumatisées par ces attaques. Les témoignages évoquent une brusque montée de tension au cours de la journée de jeudi à Zinder, ville du Sud du pays, située non loin du Nigeria (voir carte), ainsi qu’à Agadez (carte). C’est là qu’ont été signalés les premiers actes de violence, qui ont visé non seulement des églises (une dizaines ont été pillées et brûlées), mais aussi des symboles français (le Centre Culturel franco-nigérien de Zinder a été saccagé). Dès le lendemain, les troubles se sont étendus à Niamey, la capitale. Des rassemblements se sont formés après la prière du vendredi, une manifestation est partie de la grande mosquée ; puis des groupes se sont dispersés en ville en s’attaquant, là encore, aux lieux de culte chrétiens, mais aussi aux commerces tenus par des Français. Plus d’une quarantaine d’églises ont été saccagées en quelques heures, ainsi que les bâtiments appartenant à des communautés de religieuses catholiques, qui ont dû fuir. Au soir du dimanche 18 janvier, le bilan était incertain ; mais le nombre d’églises brûlées, toutes tendances chrétiennes confondues, serait compris entre 60 et 70. Les émeutes ont également fait une dizaine de morts - neuf émeutiers et un policier. Les autorités nigériennes, lentes à réagir durant les premières heures des violences (les policiers envoyés, tardivement, pour défendre les lieux de culte ont été débordés), ont annoncé par la suite plus de 400 arrestations.

Pour les chrétiens du Niger, pays dont la population est très majoritairement musulmane, le choc est d’autant plus grand qu’ils vivaient jusqu’alors en bonne entente avec leurs voisins musulmans. Beaucoup témoignent d’ailleurs avoir été aidés, voire cachés au plus fort des violences, par ces mêmes voisins. « Ma sœur, qui est musulmane, a caché une vingtaine de chrétiens chez elle pendant deux jours avant de les remettre à l’abri à la gendarmerie », raconte dans un reportage de l’AFP Fleur, chrétienne, dont le restaurant a été détruit. « Nos parents, nos grands-parents, sont ici depuis les années 1930 », raconte pour sa part un habitant de Zinder. Sitôt après les émeutes, des responsables religieux musulmans ont lancé à la télévision publique des appels au calme. Mais les chrétiens vivent dans la crainte de nouvelles violences. Interviewé par Radio Vatican, Michel Cartatéguy, l’archevêque de Niamey, a lancé une demande implicite de protection en évoquant des scènes inquiétantes : « Maintenant », dit-il, « il y a des gens qui demandent: "tu es Allah Akbar ou tu es Hallelujah?". Cela veut dire qu’on est en train de repérer les chrétiens qui sont dans la ville. Que va-t-il se passer après? 

La suite sur le site du DEFAP

Franck Lefebvre-Billiez

02/02/2015

DEFAP

CNEF: « Liberté, égalité, laïcité », quelle place pour les évangéliques ? »

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Photos © CNEF


Tel était le thème de la Convention Nationale des Evangéliques de France (CNEF) qui a eu lieu à Pontoise les 22 et 23 janvier. Parmi 700 autres participants, le pasteur Jean-Marc Bittner (EEM Metz) y a assisté. Ici sa contribution.

Si le thème de la laïcité semble plus politique que chrétien, c’est qu’il appartient en effet au domaine politique.

La laïcité, c’est la liberté de conscience pour chacun, la séparation du politique d’avec les religions, la neutralité religieuse de l’Etat qui doit garantir la libre expression de toutes les expressions religieuses en public comme en privé.

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« La laïcité, c’est laisser de la place au soleil à tous !» (Nancy Lefèvre, oratrice).

Si la fameuse loi de 1905, dite loi de séparation des Eglises et de l’Etat, est la loi emblématique de la laïcité, saviez-vous que les principes de la laïcité plongent leurs racines dans un terreau chrétien et même évangélique, bien avant la Révolution française ?

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Jacques Buchhold, un des orateurs de la convention, a évoqué la figure du pasteur baptiste Roger Williams qui a fondé l’Etat de Rhode Island aux USA vers 1640 sur les principes de neutralité de l’Etat par rapport à la religion et de libre exercice de toutes les religions, «y compris pour les Turcs (musulmans), Juifs et antichrétiens.».

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Mais dès le temps de la Réforme protestante du 16ème siècle, quelques protestants dissidents avaient mis l’accent sur l’expérience d’une conversion personnelle à Jésus- Christ, avec comme corollaire le baptême des seuls croyants. Une telle conception écarte toute idée d’un «Etat chrétien» et de citoyens globalement considérés comme chrétiens, du simple fait de leur baptême de nourrissons et cela induit ipso facto la séparation du religieux et du politique.

D’ailleurs, ces protestants dissidents (les anabaptistes) voulaient aussi que la puissance politique ne se mêle pas de religion.

Si la laïcité bien comprise favorise le vivre ensemble, certains la détournent de son objet pour en faire du laïcisme et voudraient interdire toute expression de foi en dehors de l’espace privé.
Ce laïcisme devient alors une véritable religion, «idole sans visage et sans contenu», selon l’expression d’Etienne Lhermenault, président du CNEF et orateur de la convention. 

Si nous bénéficions de la laïcité en France, bien des pays ont une religion officielle, les autres cultes étant tout juste tolérés, sinon interdits, ce qui entraine souvent la persécution pour les chrétiens et adeptes d’autres religions dans ces pays.

Le principe de laïcité nous donne une liberté d’expression, qui ne doit pas devenir une liberté d’agression. Des mots et des dessins peuvent allumer un feu aussi sûrement que des armes !

La laïcité et la liberté sont des valeurs précieuses, mais toujours secondes. Elles nous permettent surtout de remplir la mission que Jésus-Christ nous a confié : annoncer l’Evangile et faire des disciples (Matthieu 28 : 19).

3 défis à relever


Etienne Lhermenault a présenté 3 défis à relever :
1) Si l’Etat qui est soumis à la neutralité religieuse, ce n’est pas le cas des citoyens. Nous devons recouvrer notre liberté de parole sans honte. Nous n’avons pas à être complexés d’annoncer l’évangile, y compris dans l’espace public, c’est un droit, pas une grâce ni une tolérance !

Usons donc de la liberté que nous avons, avec comme seule arme l’épée de l’Esprit, la Parole de Dieu (Ephésiens 6 : 17)
2) Les normes éthiques que nous trouvons dans la Bible sont sensiblement différentes de ce qui se vit dans notre société, en particulier au niveau de l’éthique de la sexualité, des questions de début et de fin de vie, etc... Nous devons pouvoir assumer et enseigner sans honte ni crainte ce que nous pensons être juste, même si nous savons que cela va choquer, mais y a t-il une bonne façon de dire que le péché est péché ?

3) Beaucoup d’Eglises et d’œuvres chrétiennes sont engagées dans des actions sociales. Nos autorités apprécient ces actions, mais voudraient que nous taisions les motivations de notre action. Or, si nous cherchons à aider notre prochain, c’est parce que nous l’aimons et que nous sommes motivés par une foi vivante. Nous devons pouvoir dire que nos actions sociales sont ouvertement faites au nom de Christ.

Si au niveau de l’Etat, la laïcité permet aux citoyens de vivre ensemble avec leurs différences, dans nos Eglises, -qui ne sont pas laïques !-, nous devons aussi pouvoir vivre ensemble avec nos différences, c’est le Seigneur qui nous le demande (Eph. 4. 3).

Jean-Marc Bittner 

EEMNI