Soudan : Meriam Ibrahim libérée sous caution

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Rebondissement dans l'affaire de Meriam Ibrahim : libérée lundi, elle était arrêtée le lendemain avec son mari et ses enfants et inculpée de faux et d'usage de faux. Aujourd'hui, le 26 juin, nous apprenons par le biais de l'organisation humanitaire Christian Solidarity Worldwide (CSW) que Meriam Ibrahim était libérée sous caution avec interdiction de quitter le Soudan.Lik

Christian Solidarity Worldwide a été informé de la libération imminente sous caution de Meriam Ibrahim et de sa famille aujourd'hui. Mme Ibrahim et son mari Daniel Wani ont été détenus avec leurs enfants, Martin et Maya, dans un poste de police à Khartoum depuis le 24 Juin.

Plus tôt dans la journée, le procureur a prolongé le délai de détention de 72 heures, après la fin de la garde à vue de 24 heures, avant même que la police ait achevé son enquête. Les avocats de Mme Ibrahim ont demandé avec succès cette prolongation, car les règles de procédure pénale du Soudan étaient violés, et le procureur a accepté de libérer Mme Meriam sous caution.

La police a accusé Mme Ibrahim d’usage de faux et de fourniture de fausses informations en vertu de l'article 123 et 97 du Code pénal de 1991, en raison d'irrégularités présumées dans ses documents de voyage. Son mari, Daniel Wani, a été accusé de complicité pour les infractions alléguées. Les premières accusations ont été portées par les services de sécurité nationale et du renseignement (NISS), ce qui a motivé l'enquête de police.

L’ensemble des conditions de cette libération sous caution ne sont pas encore connus, mais il est prévu que tous les documents de voyage seront remis aux autorités et qu’il sera interdit à Mme Ibrahim et à son mari de quitter le Soudan.

Dans le cadre de leur enquête, les policiers ont parlé et reçu des déclarations écrites des représentants de l'ambassade du Soudan du Sud, qui ont vérifié que les documents de voyage de Mme Ibrahim ont été délivrés par l'ambassade et qu'ils sont légitimes. En outre, les avocats de la famille ont mis en évidence le fait que les autorités soudanaises ne peuvent pas enquêter sur un crime en vertu de l'article 97 qui a trait à la fourniture de faux renseignements à un responsable soudanais, par opposition à un responsable sud-soudanais.

Le Directeur exécutif de CSW, Mervyn, a dit: «Nous nous félicitons de la décision de libérer sous caution Mme Ibrahim et sa famille, mais nous continuons d'être profondément préoccupés par leur traitement. Mme Ibrahim et la détention prolongée de M. Wani, malgré la fourniture de preuves crédibles par les fonctionnaires compétents de l'ambassade sud-soudanaise qui nient toutes les allégations portées contre eux, viole les procédures pénales du Soudan ainsi que l'article 9 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP ), dont le Soudan est signataire. Nous appelons à l’abandon des accusations portées contre Mme Ibrahim et M. Wani et nous exhortons le gouvernement soudanais à permettre à la famille de quitter le pays sans entrave ».

Traduction eemni

Soulagement pour la famille de la Soudanaise condamnée pour apostasie

Publié le 27-06-2014 à 10h55

Mis à jour à 17h15

Meriam Ibrahim s’est réfugiée vendredi avec sa famille à l'ambassade des Etats-Unis à Khartoum, où son mari s'est dit soulagé par l'accueil "très obligeant" du personnel.

"Vraiment, c'est bien", a déclaré à l'AFP par téléphone son époux Daniel Wani, qui a la double nationalité américaine et sud-soudanaise, ajoutant que le personnel de l'ambassade avait été "très obligeant et très gentil".

Il a déclaré que sa femme et leurs deux enfants, qu'on pouvait entendre en arrière-plan, se portaient bien, et a confirmé que la famille avait demandé la protection de l'ambassade en raison de menaces de mort contre son épouse.

La famille n'espère pas rester longtemps à l'ambassade, a déclaré M. Wani vendredi. Mais, "il y a un dossier criminel contre (Mme Ishag). Elle ne peut pas quitter le SoudanKhartoum (AFP) "Nous somme inquiets, c'est pourquoi nous voulons partir d'ici aussi vite que possible", avait expliqué à l'AFP M. Wani mercredi.

AFP  / Le Nouvel Obs Extraits


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