ENroute du mois de septembre 2014 en ligne

En ce numéro de rentrée, ENroute consacre quelques pages à la Conférence annuelle 2014 qui s'était déroulée en juin 2014, développe à travers plusieurs témoignages le thème de la dignité humaine.

Éditorial

Le soleil se lève, et moi, je me relève de mes luttes… avec Dieu

JP Waechter

Chaque être humain a droit au respect du début à la fin de son existence. Il n’appartient à personne de déterminer ce qui est digne d’être vécu et ce qui n’est pas digne d’être vécu. Il n’y a pas de vie qui ne vaille pas ou plus la peine d’être vécue.

De cette égale dignité de la personne humaine découle le refus net et catégorique de l’euthanasie, de l’eugénisme de sélection embryonnaire ou fœtal (DPI) (article sur la CA), de l’esclavage moderne (la prostitution - cf. Anduze) et de la GPA (grossesse par autrui) qui pourrait être relancée en cet automne.

Ces principes fondamentaux qui faisaient consensus jusqu’ici sont grignotés petit à petit dans nos contrées. On feint de les ignorer au même titre que leur auteur (cf. l’article de Callum Mac Kellar, directeur de recherche). Aussi ne faut-il pas s’étonner des dérives actuelles.

Pour la restauration de cette dignité largement compromise, quelle autre solution existe-t-il sinon le retour massif vers Dieu : A la loi et au témoignage! Si l'on ne parle pas ainsi, Il n'y aura point d'aurore pour le peuple. (Es 8.20)

Revenir à Dieu revient à entamer une lutte avec Lui comme jadis Jacob (méditation de l’évêque Patrick Streiff) dans le but de faire une expérience pérenne de Dieu en Jésus-Christ et de son amour. Ce face-à-face, corps à corps, tête à tête a pour effet de :

  • libérer de la peur et de dispenser joie et espérance, qui sont les ingrédients mêmes dont le monde a urgemment besoin.
  • favoriser une culture de l’estime (voir successivement les témoignages des pasteurs Patrice Vergin et Évelyne Otge) et
  • élargir l’horizon.

Avec cette rencontre décisive se dessine déjà l’aube d’un jour nouveau, une lumière (frères Dardenne), un avenir. Puisque le Soleil de Pâques s’est levé, je me relève de mes chutes.... et de mes luttes avec mon Sauveur.

Le Soleil de Justice sur moi s’est levé,

Avec la guérison dans ses ailes.

Les forces de ma nature épuisées, c’est de toi

Que me viennent la vie et le secours;

Mon aide est toute tracée au ciel ;

Ta nature et ton nom, c’est l’Amour.

….

Oui, ton nom est Amour, Tu mourus pour moi,

J'entends, dans mon cœur Ton murmure,

Le matin se lève et les ombres fuient,

Tu es l'amour pur, universel,

Vers moi, vers tous ta pitié s’incline,

Ta nature et ton nom c'est l’Amour.

Charles Wesley

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