AG de l'UEEMF à Barbaste les 29 et 30 mars 2014 (2)

L'AG dans le détail

JP Waechter

Nos motivations

Byeong Koan Lee, pasteur


Qui détermine tes motivations, tes décisions et tes engagements ? Les circonstances, ton état d’âme ou autre chose ? Divers sujets s’imposent à nous qui exigent de notre part une bonne manière d’agir et de réagir.

Quel regard porter sur les situations ? Qu’est-ce qui sera « le moteur » de nos décisions ? Par quel Esprit serons-nous animés ?

La grande victoire d’Élie contre les 450 prophètes de Baal (1R 18,41-46) nous invite à ne pas nous arrêter au visible ni à l’immédiat mais à faire preuve de persévérance pour vivre à temps voulu la réalisation des promesses du Seigneur.

Le Seigneur s’était manifesté de façon spectaculaire en réponse à la prière d’Élie : l’embrasement de l’autel qu’il avait élevé fut un événement incroyable, une expérience inoubliable. Mais pour autant la situation n’avait pas changé sur le champ, la pluie se faisait attendre. Silence radio : où est le Dieu du mont Carmel ?

Notre expérience du Dieu tout-puissant, aussi incroyable soit-elle, peut de la même manière être suivie d’un creux. Mais Élie ne se décourage pas ; dans son silence apparent, il trouve des raisons de prier encore davantage, là même où ailleurs nous baisserions les bras.

« Ô Seigneur, ce grondement est-il un signe qui annonce la pluie ? »

Sa prière sera interrompue et contrariée par une mauvaise nouvelle : il n’y a rien, rien ne se passe à l’horizon. Mais Elie continue de prier malgré le silence de Dieu. Rien ne l’en détourne. Puis survient un petit changement : « Maître, un nuage d’une grosseur de pomme se présente » : ce nuage d’une taille ridicule est le signe de la présence active du Dieu tout-puissant. À partir du petit nuage, Elie voit la capacité pour ce nuage de grossir en pluie.

Que nos regards soient purifiés pour relever la présence de Dieu et comprendre que les petits signes annoncent la manifestation du Dieu tout-puissant.

Intégration de l’église Paris EEM-EMU Résurrection

Créée suite aux difficultés rencontrées au sein de la communauté Peniel, les croyants de Résurrection se sont constitué en association au début de l’année et ont demandé à être admis comme membres de l’UEEMF. Le surintendant Etienne Rudolph remercie l’église de Gennevilliers pour l’hospitalité qu’elle a exercée vis-à-vis de cette communauté naissante.

Le président au rapport


Intégration Marc Berger, président de l’UEEMF, évoque l’engagement d’hommes et de femmes dans le ministère pastoral, l’intégration de nouveaux pasteurs dans l’Union, Patrice Vergin et Antoine Da Silva. L’Union dit sa reconnaissance à Brigitte Hetsch et à Claude Grunenwald pour le ministère qu’ils ont exercé au sein de l’Union. On dénombre d’autre part cinq nouveaux étudiants en théologie qui se destinent au ministère au sein de notre Union d’église.

Engagement Il rappelle que chacun a à prendre sa part d’engagement, dans la prière et le soutien financier : tous sont appelés à s’engager, chacun à sa place. Le CD veut accompagner ces divers engagements selon les moyens disponibles.

Évangélisation Au cours de l’année passée, l’Union a soutenu une semaine d’évangélisation à Mt de Marsan, la campagne d’évangélisation à Caveirac et les débuts du poste au Cap d’Agde.

Jeunesse Les responsables jeunesse du grand Est se sont retrouvés et esquissent des pistes communes. Le CNEF prévoit d’organiser un événement jeunesse regroupant les jeunes évangéliques en 2017. Caroline Berger, et Marlène Moerlein y représentent notre Union et espèrent entraîner notre Union dans cette manifestation.

Commissions Diverses commissions ont été mises en place. Elles ont du mal à travailler faute de temps et de disponibilité (Conférence annuelle France, commission bâtiment). Qui sera partant pour travailler dans une telle commission ? Cet engagement servira d’appui à un engagement plus global. Il enrichira sans conteste les participants.

Passage de relais Et d’engagement concret, l’Union en aura besoin bientôt avec le départ annoncé à la retraite de plusieurs pasteurs. D’ici un an, une nouvelle équipe gagne à se former avec le départ à la retraite du pasteur JP Waechter pour piloter la communication de l’Union (En route et les sites de l’Église).

Vente Le bâtiment de St-Jean-de-Valériscle a trouvé preneur. La vente est sur le point de se faire.

L’UEEMF est intégrée à la Fédération protestante de France à compter de son Assemblée générale (janvier 2014). Une étape a été franchie, la plus simple, d’autres vont suivre. Il nous appartient d’apporter notre pierre, de faire entendre notre voix en son sein.

Le moteur La devise de l’année 2014 « M’approcher de Dieu, c’est mon bien » constitue le vrai moteur de notre engagement, déclare en conclusion Marc Berger, président.

Comptes

L’Union accuse un déficit de 63 000 € pour l’exercice 2013, lequel est comblé par ses réserves. Ce déficit est à mettre en rapport avec l’engagement en cours d’année de cinq étudiants pour des stages de longue durée avant le début de leurs études théologiques.

On dénombre 14,5 postes pastoraux pour 2014.

Les contributions attendues des églises seront de l’ordre de 477 500 € en cette année 2014, ce qui représente une progression de plus de 23 000 euros (soit + 6,8 %) en 2014.

L’Agence missionnaire de notre Église, le GBGM, ainsi que l’Église d’Angleterre apportent un soutien financier au poste de Paris.

Merci aux donateurs discrets, petits et grands qui donnent du sens à l’Union (collecte de construction, Projet VIE, Connexio…).

Bâtiments

Plusieurs églises locales sont engagées dans des travaux de mise aux normes, Mulhouse et Strasbourg. Bientôt, les 16 au 18 mai prochain, les locaux de Sion, Strasbourg seront inaugurés solennellement en présence des autorités.

Quant à l’église d’Agen, propriété depuis l’origine de l’église de Colmar, elle est en passe d’en devenir le propriétaire. Cette session de propriété entre Colmar et Agen reçoit l’aval de l’Union.

Caveirac & Agde


L’église de Caveirac se porte bien. En route s’est fait déjà l’écho du bruissement de sa vie. Le pasteur Bertrand de Maleprade partage quelques nouvelles sur la progression du travail dans cette ville méridionale : un couple de jeunes mariés formés à l’école de Jeunesse en Mission vient renforcer l’équipe pionnière appelée à porter témoignage à l’Évangile dans cette ville réputée capitale du chômage, capitale européenne de l’échangisme et par un communautarisme croissant (gitan, hispanique).

L’Église protestante en Agde entend poursuivre sa mission à force d’écoute de patience et d’amour : le grain y germe et du fruit est en voie d’apparaître. Le pasteur Bertrand de Maleprade appelle à la prière.

La parole à l’invité


    Chers amis, merci de votre fraternel accueil.

    Je suis issu d’une famille d’origine normande qui compte sept pasteurs méthodistes. Il était donc normal que pendant mes études de théologie, mon mémoire de maîtrise porte sur les origines du méthodisme en France, depuis son introduction en 1790 ou 1791, jusqu’en 1852, date de la création de la Conférence française, indépendante de la Conférence britannique, lors de la réunion de tous les pasteurs méthodistes en France qui eut lieu à Nîmes, entre le 6 et le 15 septembre 1852.

    Mon deuxième mémoire de DEA (ou Maîtrise Recherche) porte, lui, sur la mission méthodiste française en Kabylie, dans le petit village d’Il Maten, entre 1885 et 1919.

    Et je profite de ma retraite, tout en aidant la paroisse de Mazamet qui n’a plus de pasteur depuis deux ans, pour, d’une part, écrire une thèse de doctorat sur l’histoire du méthodisme wesleyen en France entre 1791 et 1940, et, d’autre part, pour animer la Société d’Études du Méthodisme Français dont je suis le président, et dont mon ami Christophe Waechter, votre collègue, est le nouveau trésorier.

    C’est pour vous présenter cette association que je suis ici devant votre assemblée générale. En effet la SEMF, créée en décembre 2011, a pour but de :

    1 — Collecter, archiver, mettre à disposition des chercheurs, tous objets et documents relatifs à l’étude du méthodisme français et à tout ce qui s’y rapporte

    2 — Mettre en relation les chercheurs qui étudient le méthodisme français, et ceux qui œuvrent dans les domaines ayant un rapport avec lui

    3 — Permettre la mise à la disposition du public, par tous les moyens autorisés, le résultat des recherches effectuées dans les domaines des études du méthodisme français et dans tous les domaines ayant un rapport avec ces études

    4 — Relier les études du méthodisme français à celles d’autres méthodismes dans le monde.

Nos moyens d’action sont limités, bien sûr. Ce sont :

    1 — Les publications, les cours, les conférences, les réunions de travail,

    2 — L’organisation de manifestations, la création et l’entretien d’un site internet, et toute initiative pouvant aider à la réalisation des buts de l’association

    3 — La vente permanente ou occasionnelle de tous produits ou services entrant dans le cadre de ses buts ou susceptibles de contribuer à leur réalisation.

    Concrètement, notre association est adossée à l’Institut protestant de théologie de Montpellier qui non seulement donne à ceux qui nous lisent la garantie de la qualité scientifique des recherches que nous mettons à disposition, mais aussi accueille et subventionne une fois par an une journée d’étude, en novembre, dont nous choisissons les thèmes en fonction de la rareté ou de la difficulté des études déjà entreprises sur le sujet. En 2012, le thème portait sur le concept de « Sanctification », selon Wesley et les méthodistes postérieurs. Nous avons pu en faire éditer les Actes. En 2013, nous avons parlé de « l’Hymnologie méthodiste », et le sujet est si complexe que nous n’avons pas encore pu boucler les Actes de ce colloque. Cette année, le 15 novembre prochain, nous étudierons, et l’étude portera sur deux ans, « Quelques aspects de l’histoire du méthodisme français et régional ». J’espère que votre évêque sera des nôtres, ainsi que vous tous car vous êtes tous cordialement invités. Enfin l’IPT nous donne une place dans sa bibliothèque pour y conserver, à l’abri du temps, de l’humidité et des souris, les documents sur le méthodisme qu’on nous donne ou qu’on nous confie pour un temps limité.

    De plus, depuis notre dernière Assemblée Générale, nous avons décidé de communiquer à tous nos adhérents, pour la modique cotisation de 15 euros, ou 25 euros pour les couples, un bulletin scientifique de haute qualité, ce qui permettra à chacun de mieux connaître la présence du méthodisme historique en France et à notre société de mieux se faire apprécier.

    En conclusion, si je suis ici devant vous, c’est que vous êtes, d’une manière ou d’une autre, et ce sont justement ces manières que nous étudions, les héritiers de ces grands pionniers missionnaires du 19e siècle et du début du 20e siècle. Ils ont participé, modestement mais efficacement, au réveil du protestantisme français, écrasé pendant des siècles sous la botte du catholicisme romain. Et ils ont permis aux protestantismes (au pluriel) d’avoir encore une parole dans ce pays, déchristianisé par les travers de son histoire. C’est pourquoi je voudrais vous intéresser, vous plus que tout autre public, à l’histoire, aux valeurs, à la théologie de ceux qui vous ont précédé, et qui ont encore tant à vous dire. Je suis entièrement à votre disposition, et je délègue à Christophe le soin de me représenter parmi vous. Je vous remercie de votre attention.

Pasteur Jean-Louis Prunier, président de la SEMF


Le pasteur Jean-Louis Prunier, président de la Société d’études du méthodisme français (SEMF), a fondé en étroite coopération avec l’IPT de Montpellier un cercle d’étude pour encourager des travaux et des publications de type universitaire sur le méthodisme en France dès son apparition jusqu’à nos jours. Deux colloques ont eu lieu, l’un portant sur le concept de la sanctification et l’autre sur l’hymnologie dans le méthodisme. Le prochain aura lieu le 15 novembre et portera sur quelques aspects du méthodisme français et régional. Le pasteur JL Prunier espère en la participation active de l’évêque Patrick Streiff et… du plus grand nombre de méthodistes qui devraient être les premiers intéressés à son avis à l’histoire, aux valeurs, à la théologie de « ceux qui les ont précédés, et qui ont encore tant à leur dire » : « Vous êtes, d’une manière ou d’une autre les héritiers de ces grands pionniers missionnaires du 19e siècle et du début du 20e siècle. Ils ont participé, modestement mais efficacement, au réveil du protestantisme français, écrasé pendant des siècles sous la botte du catholicisme romain. Et ils ont permis aux protestantismes (au pluriel) d’avoir encore une parole dans ce pays, déchristianisé par les travers de son histoire ».

CA française provisoire


L’AG de 2006 avait pris la décision de mettre à l’étude l’éventuelle formation d’une Conférence annuelle francophone provisoire à travers une commission. Formée seulement en 2013, cette commission a fourni ses premières conclusions (voir le rapport sur le net).L’Assemblée générale en débat librement et décide par 49 voix pour, 30 voix contre et 9 bulletins blancs de surseoir à l’examen plus approfondi de cette piste préférant tester la réforme en cours de la Conférence Annuelle Suisse/France/Afrique du Nord (CA) qui sera appliquée dès 2015. La CA adopte une nouvelle manière de fonctionner, privilégiant le traitement de sujets de fond lors de ses sessions et reléguant à chaque pays le soin de traiter les questions administratives le concernant.

Notre communication d’Église


L’Union est à la croisée des chemins avec le départ à la retraite annoncé en 2015 du pasteur JP Waechter en charge de la communication et de la rédaction du journal En route. Une réflexion est engagée sur ce que doit être prochainement la communication de notre Église vu l’érosion du lectorat du journal et le passage progressif au numérique.Le président Marc Berger explique à l’assemblée les différentes pistes possibles. Les délégués émettent leur avis. Le débat était animé sans qu’on puisse dire qu’une piste se dégage. Il appartiendra au Comité directeur de faire les choix à temps voulu.

Conférence centrale


La commission exécutive de la Conférence centrale de l’Europe du Centre et du Sud vient de se réunir en mars. Une quinzaine d’intervenants ont raconté ce qui se vit au sein de l’EEM en termes de mission. Par-delà la diversité des situations, l’évêque Patrick Streiff a remarqué l’existence d’éléments communs : surtout l’importance du relationnel.

En Afrique du Nord, il n’est pas permis officiellement d’évangéliser, mais nous pouvons aimer les gens ; l’accent est mis sur ce qui est au cœur de notre mission, comme au cœur de la mission que Dieu remplit à l’égard de ce monde, aimer, partager ce que nous avons vécu. L’évêque juge ce partage fort intéressant.

Il évoque ensuite une église en plein développement en Roumanie : cette communauté indépendante au départ a souhaité se rattacher à notre Église. Elle progresse en nombre et en qualité : « on ne vise pas le grand nombre, on invite d’abord les uns et les autres à s’engager dans la foi, nous jugeons important d’avoir des disciples qui avancent dans la foi plus que d’avoir du nombre ». À Sibiu, ils essaient de démarrer une œuvre (là-bas). Peut-être en collaboration avec l’Église luthérienne. Énormément de Luthériens sont partis en Allemagne, il en reste 14 000 sur 100 000 personnes.

Les églises protestantes sont d’abord communautaristes (allemandes, hongroises).

Cette église comprend la nécessité pour elle d’accueillir les gens qui viennent à eux en tenant compte de leur langage, tout en sachant que le corps du Christ transcende nos langues et nos cultures. Dans nos églises, les cultures se mélangent à travers les gens qui nous viennent d’autres pays. Ce brassage humain et spirituel est source d’enrichissement.

La Conférence centrale fête en octobre 2014 ses 60 ans d’existence. Nos médias sortiront en octobre un numéro spécial à cette occasion pour montrer un tant soit peu la réalité de ce que nous vivons en Europe. À la date du 19 octobre, chaque église locale est invitée à prendre une initiative originale vis-à-vis d’une autre église de notre Conférence. C’est l’occasion de partager ses expériences et son vécu avec une autre église de notre Conférence et de percevoir quelque peu la réalité du corps du Christ.

Landersen

Au nom du Comité directeur de l’association Landersen, Nicolas Mornet a rendu compte de l’activité du centre de vacances de notre Église. Ce centre constitue toujours encore un lieu de rencontre, un lien entre membres, églises tout comme un lieu de témoignage à l’Évangile.

C’est un total de 6 119 journées de pensions qui a été enregistré en 2013.

Les perspectives 2014 sont encourageantes avec un nombre important de réservations. Des travaux importants sont envisagés dont le remplacement de la chaudière. Un système de chauffage à granulés à bois a été retenu.

L’événement 2014 est le 75e anniversaire du centre (Voir l’article de Daniel Husser).

CNEF


Clément Dietrichs, directeur du CNEF, a présenté dans ses grandes lignes les engagements du CNEF depuis son origine jusqu’à aujourd’hui. Elle joue un rôle essentiel pour renforcer l’unité dans la famille évangélique, qu’elle soit pentecôtisante ou non. Ses écrits récents portent sur la théologie de la prospérité et la pratique de la laïcité dans notre société sécularisée.

Élections

L’année 2014 est une année élective dans l’Église également. Un certain nombre de membres du Comité directeur ne se représentent pas après des années de bons et loyaux services : Patrick Merkling, Christian Llinares et Solange Tisserand, Christian Waldmeyer et les pasteurs Willy Funsch, Jean-Ruben Otge. D’autres sont élus pour gérer la vie de l’Union : Roland Jacky, Corine Erdmann, les pasteurs Jean-Marc Bittner et Patrice Vergin.

Les sortants du Comité directeur

EEMNI