Tendresse, discipline dans l’amour

Iléna Hatton

L’espace de trois jours, les pasteurs de notre Union se retrouvaient au vert sur les hauteurs des Cévennes pour un temps de retraite. Iléna Hatton, pasteure stagiaire au sein de l’Église de Metz, nous fait part de ses impressions.




Iléna Hatton, stagiaire

Debout aux côtés du Centre de l’Armée du Salut, le regard se perd en une vue imprenable des montagnes et vallées des Cévennes. Face à l’étendue d’une nature qui se fond dans l’infini de l’horizon, on ne peut qu’y voir la main de Dieu avec le coucher du soleil. En ce début de printemps, on L’y voit réveillant sa nature morte, faisant surgir bourgeons et vie. Plantes et fleurs aux couleurs vives font leur apparition et apportent touches de gaieté. L’air pur et vivifiant s’engouffre dans les poumons citadins et réveille l’être entier ! Quelle joie que de se retrouver au sein de la nature, d’y entendre avec clarté le chant des oiseaux, mais aussi d’y ressentir la présence de Dieu. Lieu idéal pour se reposer l’âme, mais aussi lieu idéal pour un temps de communion fraternelle entre pasteurs. Temps forts aussi apportés par les messages des orateurs Robert Gillet et Charles Nicolas.

Le pasteur Robert Gillet rappelle en effet cette caractéristique de Dieu que l’on met souvent au second plan : la tendresse. Oui, Dieu de par son amour pour son peuple, pour ses enfants, montre une « tendresse-compassion » extraordinaire. Il est possible d’observer à travers les Écritures Dieu, qui est Père et Mère ; Dieu, Père matriciel qui s’émeut de compassion et verse des larmes en voyant les souffrances de son peuple, mais aussi ses choix et ses actions. Oh combien de fois Dieu a-t-il pleuré à cause de nous et de nos péchés ? Mais il y a aussi la « tendresse-miséricorde » de Dieu, qui puise le pardon dans ses entrailles pour ceux qui se repentent et se tournent vers Lui.

La grâce de Dieu surabonde. La tendresse de Dieu est active. Comme le pasteur Robert Gillet conclut, « la tendresse de Dieu relève, pardonne, restaure, réhabilite et réconcilie ». Mais nous tournerons-nous vers Dieu ?

Autre message fort de la pastorale, celui sur la discipline et l’amour, apporté par Charles Nicolas, pasteur et aumônier des hôpitaux. Il rappelle en effet qu’on ne sort pas de l’amour pour pratiquer la discipline. Le but est en effet le relèvement du frère/de la sœur en difficulté et la sainteté du peuple de Dieu. C’est être attentif à chacun et à la communauté qui forme un tout. Ainsi, la discipline est indissociable de la pratique pastorale. Mais c’est également savoir que la première discipline commence par soi-même et que tout ce que nous vivons affecte autrui et l’Église. De même, il est important de ne pas imposer à autrui ce que Dieu ne demande ni ne proscrit.

L’instruction est donc la clé pour qu’enseignement biblique et mise en pratique aillent de pair.

Quelle que soit la discipline (préventive, corrective, curative/restauratrice, ou formatrice), l’enjeu est la communion, l’action de l’Esprit, et la croissance. Que nous puissions donc rechercher et entretenir une unité spirituelle, une sainteté de vie, et un amour fraternel les uns avec les autres.

En tant que pasteure-stagiaire, j’ai donc pu voir l’importance des pastorales annuelles de l’Union où s’entrecoupent temps forts de partages, de prières et de louanges, de rires aussi, mais également d’études et de réflexions théologiques importantes. Une pastorale où j’ai pu voir régner une communion fraternelle soudée.

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