En route (N°68 - octobre 2010) est en ligne

En route est en ligne, le numéro d’octobre 2010. Il propose une série d’articles abordant la question de l’accompagnement et de la relation d’aide : sciences humaines et foi sont-elles en contradiction ? En voici l’éditorial :

Accompagnement

JP Waechter

Phénomène de mode ou tendance forte de notre temps, les thérapies, quelles qu’elles soient, ont la cote ; en mal de bien-être et d’épanouissement, l’homme moderne se rue sur ces offres. Jusque dans les églises, la demande de relation d’aide est forte, tant le mal-être des uns et des autres est grand !

Les offres de relation d’aide sont les bienvenues quand elles permettent à des chrétiens en souffrance d’expérimenter la guérison intérieure, mais sont-elles la panacée ? En iconoclaste des temps modernes, le philosophe Gérard Fath dénonce «la chosification de ces offres techniques» et leur préfère une approche plus inclusive et respectueuse des autres apports, dont la théologie : pour lui, une simple vie d’église pallie déjà les manques : sans technique particulière, « l’étude approfondie, le débat » nourris par une saine compréhension de la Parole de Dieu « peuvent apporter l’appropriation de la grâce et le renouvellement de l’intelligence, gratuitement », tant il est vrai que « dans le Christ, nous avons tout pleinement ».

Tout en soulignant la suffisance de la grâce de Dieu, le même auteur ne dédaigne pas l’apport des sciences humaines : à ses yeux, sciences humaines et foi font bon ménage. À partir de son expérience de psychothérapeute, Madeleine Koehnlein témoigne du bien-fondé de son intuition. ByeongKoan Lee, actuellement pasteur après été psychologue d’entreprise, ne perd pas de vue l’objectif de tout accompagnement pastoral : le développement intégral de la personne, le rétablissement des relations tant verticales qu’horizontales et la restauration de l’image de Dieu par la vertu du Saint-Esprit.

Le lieu de vie « Entrepierres » poursuit un tel objectif au niveau des serviteurs de Dieu en souffrance. La pasteure Claire-Lise Meissner nous présente ici cette œuvre primordiale.

Nous en concluons que chacun de nous a du prix aux yeux du Seigneur qui n’a de cesse avant de retrouver tout être cher qui se perd et ne cesse de l’accompagner en Berger fidèle, comme l’atteste la courte méditation de Brigitte Hetsch qui ouvre notre numéro : « l’Éternel m’accompagne ».


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