EN ROUTE : EN LIGNE (FEVRIER 2010)

Le N°61 du mensuel francophone de l’Eglise Evangélique Méthodiste (février 2010) est accessible sur le net. Plusieurs articles évoquent le positionnement de l’Eglise méthodiste unie par rapport à l’environnement. Le mensuel apporte sa pierre au débat sur le développement durable. En voici l’éditorial qui en donne le ton.

EMPREINTES

JP Waechter

Réchauffement climatique, prolifération des armes et terrorisme posent leur sombre empreinte sur notre présent et hypothèquent notre avenir. A ces maux, nos gouvernants n’opposent souvent que des mots ... Creux, mais peu d’actes conséquents ! Au Sommet de Copenhague par exemple.

A notre petite échelle, nous nous en tenons souvent, nous aussi, aux paroles. N’est-il pas opportun de nous engager ici et maintenant dans un choix de vie conséquent par rapport à la planète en danger ? Il est de mauvaises habitudes à abandonner et de bonnes à contracter.

Les évêques de l’Église Méthodiste Unie et notre propre évêque Patrick Streiff s’unissent pour relayer ce message prophétique de circonstance. En avant-garde du Royaume de Dieu, n’avons-nous pas à réviser notre propre empreinte écologique, à savoir notre consommation humaine de ressources naturelles ? Notre Église sœur en Grande Bretagne nous en montre le chemin : la politique des petits pas porte de grands fruits ! Tout geste de générosité, fût-il modeste, tout acte de charité même infime donne un aperçu du Royaume qui vient. Révisons donc notre façon de de penser et de vivre. Même si un tel impératif moral ne recouvre que partiellement l’exigence évangélique, il s’inscrit néanmoins dans cette ligne !

Ajoutons que le respect de la création n’entraîne pas la remise en cause de l’ordre créationnel et la confusion entre humains, animaux et végétations. Chaque élément de la création a de la valeur en soi, mais tout n’est pas à mettre sur le même plan, comme le suggèrent Avatar, la dernière œuvre de James Cameron, ainsi que certains écologiques dans une optique panthéiste (voir article de David Loché).

Et n’allons pas nous imaginer que nous allons nous sortir du bourbier écologique par nous-mêmes. Suprême illusion que colporte l’homme imbu de lui-même. L’Ecclésiaste revu et revisité lors du week-end interéglises dénonce les mirages et les expédients de l’homme prétendant se passer de l’essentiel.

Le monde a besoin d’un sauveur plus que d’un sauveteur, du salut intégral plus que de simples mesures ponctuelles et partielles. Seul le grand Sage a la capacité de susciter du neuf. Encore faut-il faire appel à Lui, Jésus-Christ ! Son pouvoir de rénovation est illimité : Il est l’empreinte exacte de l’être de Dieu, le nouvel Adam, le prototype de la nouvelle société et le premier né d’une multitude de frères. Pour peu qu’il pose son empreinte ou sa marque sur nos vies, nous serons capables de distiller du frais et du vrai : Si quelqu'un est dans le Christ, c'est une création nouvelle. Ce qui est ancien est passé : il y a là du nouveau  (2Co 5.17).


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