EN ROUTE - SEPTEMBRE 2009 - MIS EN LIGNE 

Les quarante martyrs de Sébaste ou le Saint Quarante (cliquez ici) étaient un groupe de soldats romains dans le Fulminata Legio XII, qui devint martyrs pour leur foi chrétienne en 320 après JC. Ils ont été tués près de Sébaste, en Petite-Arménie, les victimes de la persécution de Licinius, qui, après l'an 316 AD, persécuté les chrétiens d'Orient.

Source : The Orthodox Weekly Bulletin ss Wikimedia Commons

En route - septembre 2009 - est en ligne


Le numéro 56 du mensuel francophone de l’Eglise Evangélique Méthodiste est en ligne. Il aborde entre autres la thématique du bonheur paradoxal que prodiguent les Béatitudes. Allusion est faite à la souffrance des chrétiens de par le monde et à l’évolution de l’Eglise en Corée (Nord et Sud).

“Bonheur paradoxal”

par Jean-Philippe Waechter


Le bonheur est sagesse fugace, grâce fugitive et cadeau furtif ; l’humanité ne cesse de lui courir après depuis l’orée des temps. S’agit-il d’un idéal inaccessible ? Qui donc nous en dévoilera le code secret ? Le bonheur luit-il dans la nuit de la crise et des crises ? Le bonheur est-il un leurre dans le malheur ? Ces questions taraudent l’esprit de l’homme et appellent une réponse.

Le psychiatre François Lelord, auteur du « Voyage d’Hector » (Odile Jacob) apporte un début de réponse : « Les biens de consommation passive ne rendent pas heureux. Mais en revanche l’énergie dépensée pour un but, la satisfaction de l’atteindre apportent du bonheur ». Cet auteur assimile l’homme heureux à une personne qui a « de bonnes relations avec ses amis, qui pratique des activités orientées vers un but ». Elle fait souvent partie « d’une communauté de croyants, car on y bénéficie d’un fort soutien du groupe, tout en donnant un sens au malheur, lorsque celui-ci frappe ». Pour Michela Marzano, philosophe, la crise sonne «la fin d'une logique utilitariste : plus on prend de risques, plus on obtient de bénéfices. C'est aujourd'hui le retour du concept de la responsabilité, la fin de l'être focalisé sur l'avoir et le paraître ».

Ces propos nous rappellent le discours des Béatitudes égrené par Jésus, balise incontournable sur notre route de disciples. La crise, de même que les crises de l’existence, n’empêchent nullement l’expérience des vraies valeurs, l’amour et le partage : on peut être appauvri, affaibli, précarisé et même persécuté et néanmoins heureux d’un bonheur contagieux, grâce à Dieu. Le bonheur est dans le mouvement, dans le paradoxe. Les Béatitudes sont un appel à la non-violence, la spiritualité, le pardon et le non-jugement et le deuil, la maladie, l’incompréhension, le manque de considération n’entament en rien la solidité intérieure que nous vaut le Christ.

Ils sont heureux,

ceux qu'on fait souffrir

parce qu'ils obéissent à Dieu.

Oui, le Royaume des cieux est à eux !

Mt 5.10

Nous savons gré au pasteur Robert Seitz de revisiter pour nous les Béatitudes. En prolongement à sa méditation, nous abordons sous divers angles la persécution des croyants à travers le monde, phénomène en nette augmentation (par ex. Corée du Nord).

« Le bonheur réside dans la libération que la souffrance opère par rapport à la séduction d’un monde sans consistance ; bonheur réservé à ceux qui se risquent à suivre le Christ par la porte étroite d’une fidélité sans concession à l’Évangile, acceptant les contradictions comme les douleurs de l’enfantement du monde nouveau  ».
« Seigneur ouvre notre cœur, afin que nous puissions entendre dans cette catéchèse, la révélation de la « porte étroite » (Mt 7.13) qui donne accès au Royaume du vrai bonheur. Donne-nous aussi de puiser dans ces paroles, la force de porter les épreuves que nous réserve notre appartenance au Christ, les yeux fixés sur sa promesse : « Heureux êtes-vous ! »
 (Père Joseph-Marie).


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