SECOURS ET PRIERES POUR LE KENYA

Kenya : l’EEM dépêche sur place des secours, lance un appel à la prière


Les Évangéliques Méthodistes envoient d’urgence des secours au Kenya suite de violences post-électorales qui provoquent le déplacement de 250 000 personnes.


Les violences, qui ont également causé des centaines de morts, ont eu lieu après la réélection du président Mwai Kibaki le 27 décembre — un vote contesté par les partisans du leader de l’opposition, Raila Odinga.


Le 10 janvier, l’agence Associated Press a rapporté que l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, prendrait la tête d’un groupe de médiation entre les deux leaders politiques au Kenya. Le Président ghanéen John Kufuor, président de l’Union africaine, a déclaré que les rivaux avaient également convenu de mettre fin à la violence.


L’Œuvre d’entraide et de secours de l’EEM, l’UMCOR porte secours aux personnes déplacées. Grâce à la Conférence de l’Afrique de l’Est de l’EEM, l’UMCOR a aussi fourni de la nourriture et des abris aux Kenyans qui ont fui vers l’Ouganda. Des écoles, des églises et autres bâtiments étaient utilisés comme abris à la fois au Kenya et en Ouganda.


Besoins quotidiens


L’UMCOR s’emploie à apporter de la nourriture, de l’eau et d’autres besoins directement à la Nairobi Evangelical Graduate School of Theology de Karen où de nombreuses personnes ont cherché refuge.

L’UMCOR a expédié un chargement de fournitures sur place. John Makokha, un communicateur de l’EEM qui vit sur le campus, a aidé à la distribution des vivres et de l’eau aux personnes hébergées.


Makokha dit la violence avait poussé des centaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers. "Des centaines de personnes ont campé dans les églises, les commissariats de police et les centres de l’administration provinciale, écrit-il.


L’UMCOR était aussi en contact avec l’Église méthodiste du Kenya et de ses partenaires de l’Action commune des Églises (ACT) prêts à réagir. « Nous continuons à suivre la situation de près et nous travaillons avec diligence pour apporter secours et assistance à nos frères et sœurs au Kenya », a déclaré le révérend Sam Dixon, chef de l’exécutif de l’UMCOR.


Alors que les rues de la capitale "sont à nouveau calmes et paisibles au cours de la journée », le transport interurbain à l’intérieur du Kenya, a été interrompu, et les provisions font toujours plus défaut, selon un rapport du 7 janvier du révérend John Calhoun, un missionnaire évangélique méthodiste basé à Nairobi qui coordonne les secours humanitaires et le développement de l’église au sein de l’Église méthodiste du Kenya.


Calhoun, un pasteur membre de la Conférence Régionale de New York New York Annual Conference, est l’un des sept missionnaires évangéliques méthodistes affectés au Kenya. Son épouse, Noel Calhoun, collabore avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés au Kenya, qui était parmi les organisations venant en aide aux personnes déplacées et à celles qui ont fui vers l’Ouganda voisin. Des congrégations méthodistes à l’ouest du Kenya tentaient également de fournir une assistance humanitaire, selon Calhoun. L’ouest du Kenya, et l’est au pays, le long de la côte du Kenya, ont subi le plus la violence, car Odinga y toruve son plus fort soutien.


« Signes d’espoir »

Le pasteur Samuel Kobia, un méthodiste kenyan et chef de l’exécutif du Conseil Œcuménique des Églises, a indiqué dans une déclaration le 9 janvier que "si la situation continue d’être critique, certains signes d’espoir sont visibles."


Le Conseil s’est félicité de la décision de Odinga, le chef de l’opposition, d’appeler à de larges rassemblements publics et la décision de Kibaki d’inviter Odinga et les leaders religieux à une réunion le 11 janvier.


"Les efforts de paix doivent être soutenus par le gouvernement, l’opposition et la société civile tout entière », affirme la déclaration. "Nous appelons les dirigeants politiques, en particulier le Président Kibaki et l’hon. Raila Odinga, à s’abstenir de prendre des décisions qui pourraient entraver le processus de dialogue en vue d’un règlement pacifique du conflit.


"En même temps, nous voulons reconnaître et applaudir la manière dont les Églises du Kenya font leur part dans la poursuite du bien commun de leurs communautés et de leur pays. Il est urgent de mettre un terme au chaos de la violence, et les églises de Kenya savent qu’elles ont un rôle à jouer dans le processus de paix, de réconciliation et de guérison ".


Le Révérend Michael Kinnamon, président du conseil des Églises aux États Unis, a apporté son soutien aux Églises du Kenya dans une lettre du 8 janvier adressée au révérend Mvume Dandala, président de la Conférence des Églises de toute l’Afrique (CETA).

"Comme vous le savez, le Conseil National des Églises aux États Unis condamne la violence comme un rejet de l’amour et de la grâce de Dieu, et nous savons que ce point de vue est tenu par la grande majorité des chrétiens et des croyants, au Kenya et dans toute l’Afrique", a-t-il dit. "Nous prions pour vous et pur tous ceux qui ont le courage de proclamer le commandement de Dieu pour vivre dans la justice, la paix et l’amour les uns avec les autres."


Dandala, une Sud-Africaine Méthodiste domiciliée à Nairobi, avait organisé la visite de l’archevêque Desmond Tutu, lauréat du prix Nobel de la paix, pour qu’il se rende au Kenya le 4 janvier et amorce le dialogue entre le gouvernement et l’opposition.


10 janvier 2008


umns