CA16 Le directeur du Diaconat Béthesda (Bâle) annonce son départ


Cette année, la Fondation Diaconat Bethesda, qui est staturairement une oeuvre indépendante de l'Eglise évangélique méthodiste (EEM) a présenté son rapport à la Conférence annuelle de Münsingen. « Bethesda va bien », a déclaré son directeur Jürg Matter et révélé en même temps que serait publiée dans les jours à venir l’annonce pour son successeur.

Jürg Matter devant la Conférence annuelle

Extraits

512 Diaconat Bethesda 

Domaines d’activités stratégiques
Soins de longue durée :

Au terme d’une phase de croissance, la société Bethesda Alterszentren AG (Centres pour personnes âgées Bethesda SA) compte désormais quelque 530 lits et 120 appartements et emploie quelque 680 collaborateurs/collaboratrices. Après l’EMS (Éta- blissement médico-social) Salem à Ennenda, l’EMS Wesley Haus à Bâle, la Seerose à Männedorf, les centres Prosenio et Rosenau à Ennetbaden ont également été intégrés au groupe. La fondation a par ailleurs récemment construit un EMS, le Gellert Hof, dans l’espace ‘Im Gellert’ dont nous disposons à Bâle.
En raison de l’évolution du marché (le marché de l’offre est devenu un marché de la demande), les conseils d’administration et de fondation ont décidé de concentrer à l’avenir l’activité de la société Bethesda Alterszentren SA sur ces établissements et de ne plus examiner de nouvelles possibilités d’acquisitions que sur demande. 

Soins aigus : 

En relation avec notre centre de compétences rhumatologie (Centre de rhumatologie, dos, douleur), nous avons pu conclure avec l’Hôpital universitaire de Bâle un contrat concernant l’orthopédie.
Le médecin-chef du service gynécologie et obstétrique de l‘hôpital cantonal Bruderholz a été engagé à Bethesda au 1er février 2016 avec toute son équipe médicale, y compris les sages-femmes et autres collaboratrices/collaborateurs. 

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Interruption de grossesse 

Dans le cadre de l’intégration de la clinique pour femmes de Bruderholz, la question de la pratique de Bethesda en matière d’interruption de grossesse a à nouveau été soulevée. Bethesda a publié à ce sujet le communiqué de presse suivant : 

Interruption de grossesse :
Bethesda garde le cap
Conformément à la tradition (« bon pour la vie »), Bethesda s’engage avec tous les moyens à sa disposition pour que les personnes trouvent un chemin vers et au long de la vie. C’est ainsi que même dans le cas d’une interruption de grossesse souhai- tée, un personnel compétent, spécialisé en psychologie / relation d’aide, met tout en œuvre pour garder en vie la mère et l’enfant. Dans ce cas, Bethesda offre des res- sources supplémentaires en personnel, financées par la fondation, pour assurer ces services thérapeutiques / pastoraux. 

Au terme d’un nouveau débat intense, le diaconat Bethesda a clairement décidé de rester fidèle à sa ligne traditionnelle et éprouvée, consistant à ne pas pratiquer d’avortements ni de prescrire de médicaments provoquant une interruption de gros- sesse dans le cadre de la clinique pour femmes. Nous sommes convaincus que la vie commence avec la conception et prend fin avec la mort. À notre avis, il n’est dès lors pas pertinent de savoir si une interruption de grossesse doit être entreprise avant ou après la 12semaine. L’être humain n’a pas à décider lui-même de la vie ou de la mort, pas plus que de la vie d’un fœtus autonome. 

Permettre d‘éliminer une vie par une interruption de grossesse serait en outre totalement incohérent au regard de notre engagement comprenant maison de naissance, fenêtre à bébé et possibilité d’accouchement sous X. 

Si toutefois une équipe professionnelle interdisciplinaire constate une mise en danger aiguë pour la vie d’une future mère et qu’une interruption de grossesse pratiquée dans une autre clinique devient inévitable, Bethesda met là aussi à disposition de cette personne un accompagnement thérapeutique et pastoral dans la clinique tierce et propose un accompagnement durant la période suivant l’interruption de grossesse. 

L’intégration de ce personnel dans l‘unité compétente est assurée par une entente claire avec la direction de l’hôpital et le médecin-chef de la clinique pour femmes.