Un grand merci au bénévoles

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La Conférence de cette année de l'Église méthodiste unie (EEM) décline sur tous les tons le thème de "l'estime". Jeudi après-midi, les délégués laïcs ont abordé ce thème lors de leur réunion à l’aide d’une troupe de comédiens.


La troupe de théâtre « Dito" à la session des délégués laïcs de la Conférence annuelle .

Photos: Markus Bitterli

"Vous sentez-vous suffisamment apprécié, reconnu? On vous loue ? "Ces questions ont été posées par Ruth Voegelin, responsable laïque de la Conférence aux délégués laïcs lors de la réunion de jeudi après-midi, après avoir rappelé comment Jésus a traité Zachée (Luc 19:1-7). Souvent le personnel bénévole n’est remercié que quand il a fini son service. En fait, il est question de dire de redire toujours à nouveau : «Vous êtes précieux. Votre participation est importante. Vous nous enrichissez ».

Markus Voegelin, qui partage avec sa femme la charge de responsable laïc de la CA EEM Suisse, France et Afrique du Nord, a exprimé "d'une manière inhabituelle" ses remerciements aux délégués laïcs. Le couple avait invité pour la circonstance les cinq membres de la troupe "Dito" de Olten. 

Tandis que que quelqu’un dans l’assistance racontait une histoire d’estime, la troupe se mettait à les jouer instantanément. A peine avait-il raconté son expérience avec l’encouragement de l’animatrice du jour qu’était Tabea Wullimann que déjà les comédiens la mettait en valeur avec leur talent d’improvisateurs.

Révision du rapport de 1999

Mark et Ruth Voegelin attache à la plus haute importance à l’apport  du personnel bénévole. Pour cette raison-là, le couple a retravaillé le rapport spécial « Collaboration bénévole au sein de l’EEM » remontant à 1999. On y lit que le sujet appartient « fondamentalement à l'identité de l’EEM ». Le rapport souligne également tout à nouveau le ministère exercé conjointement par le pasteur et les bénévoles. « Quand on se partage les responsabilités dans les communautés locales dans un esprit de partenariat, on augmente les chances d'un climat favorable à la collaboration », est-il écrit dans ce rapport. Plus les laïques seront coresponsables des succès et des échecs, plus les relations interpersonnelles seront empreintes d’indulgence et de maturité.

Plus d’informations sur le théâtre d’improvisation - Commedia dell'arte « Dito »

Travail parmi les jeunes et les adultes

 1. Rapport d’activités

Les séances de l’Assemblée des responsables laïques sont essentiellement consacrées au travail dans les districts. Nous sommes heureux et reconnaissants de ce que les conseils de district aient pu trouver de nouveaux collaborateurs. Les tâches et les responsabilités peuvent ainsi être réparties sur plusieurs personnes.

La question est récurrente: „Quelle est la tâche des responsables laïques de district?“ Où faut-il investir les ressources souvent restreintes ? Un échange avec les collaborateurs bénévoles des circuits lors des Journées des collaborateurs suffit-il ? Quels sont les besoins des personnes chargées de tâches de direction ? Où partagent-elles leurs joies et leurs peines ?

Salome Wilhelm, présidente du Conseil de la jeunesse, nous tient informés de ce qui s’y fait.
Là aussi, nous nous rendons compte de l’énorme engagement des jeunes dans notre Eglise.

Journées des collaborateurs

District de Berne:

Suisse Nord-Est

25 août 2013 à Thoune
Thème: Nous célébrons une rencontre : „En plein dedans“ 25 janvier 2014 à Lyss
Thème: La mission – un style de vie

31 août 2013 à Wald/ZH
Thème: Comment en parler à mon prochain ? 18 janvier 2014 St. Gall
Thème: La mission – un style de vie

Suisse Nord-Ouest:

2 novembre 2013 à Windisch
Thème: Comment en parler à mon prochain ?
18 janvier 2014 à Bâle-Allschwilerplatz
Thème: Oser le changement: lâcher prise dans la confiance – se laisser aller à la nouveauté

La rencontre avec les collaborateurs des circuits nous apporte beaucoup d’encouragements, mais nous confronte aussi aux obstacles qu’ils rencontrent en chemin. Des personnes qui vivent un changement, suite à de nouvelles affectations ou à des changements dans les équipes dirigeantes des circuits, sont sous pression. Les échanges lors des Journées des collaborateurs sont donc essentiels et permettent de renforcent les liens.

Ces dernières années, des „collaborateurs intéressés“ ont aussi été invités aux Jour- nées. Mais force est de constater que cela n’a pas amené plus de responsables des circuits à ces rencontres. Pourtant, si l’on pense notamment à la formation et aux échanges, il serait important de pouvoir atteindre les collaborateurs bénévoles responsables des circuits et les accompagner dans leurs joies et leurs difficultés.

On ne rencontre malheureusement guère de jeunes représentants des circuits à ces Journées. Nous y avons invité les délégués du Conseil de la Jeunesse ; souvent, ils avaient déjà d’autres engagements. Ou seraient ce que les thèmes proposés ne passionnent pas les jeunes ? La question doit être discutée à l’Assemblée des responsables laïques et il faudra trouver des solutions.

Perspectives
2. Objectifs pour 2014

A quoi faut-il veiller et qu’entendons-nous par „être église ensemble“ ? Thèmes des Journées des responsables - attrayants aussi pour les jeunes.

3. Ce qui nous anime

„Les personnes de l’EEM veillent à ce que tous ceux et toutes celles avec lesquelles elles sont en contact soient traitées avec dignité. Elles témoignent de l’estime à tout le monde, mettent l’accent sur les aspects positifs qu’elles perçoivent et sont prêtes à faire preuve de tolérance envers les erreurs des autres. Cette attitude s’applique aussi aux relations avec les collaborateurs et collaboratrices bénévoles et salariés.“

L’objectif de résultats adopté par la Conférence annuelle 2013 suscite régulièrement la réflexion. Nous nous rendons compte de ce que nous avons nous-mêmes de la peine à appliquer un critère de tolérance envers l’erreur tout en attendant de l’autre qu’il le fasse à notre égard.

Nous constatons que les nouvelles idées et propositions sont d’abord remises en question de manière critique. Ce faisant, la pratique acquise est défendue, ce qui mène au besoin de justification. Cela nuit à une communication ouverte et peut bloquer. En cheminant ensemble, nous voulons veiller à poser des questions de com- préhension pour amener des clarifications. Nous voulons nous traiter mutuellement avec considération, honnêteté et ouverture et oser de nouveaux chemins sans vouloir d’emblée exclure tout risque.

Nous sommes aussi préoccupés par la question suivante: A quoi faut-il veiller et qu’entendons-nous par „être église ensemble“ ? Est-ce ça n’a lieu que lors de rencontres particulières, où nous voyons des collaborateurs bénévoles et des membres du corps pastoral faire route ensemble ? L’échange entre nous renforce notre compréhension mutuelle – même quand nos avis diffèrent.

Etre église ensemble“ signifie pourtant assumer des responsabilités, donner son avis et, finalement, écouter les autres.

Le respect de tous les collaborateurs et toutes les collaboratrices est important à nos yeux. Le bénévolat est devenu un facteur très important ces dernières années – pas seulement dans l’Eglise.
Dans son rapport spécial à la Conférence annuelle 1999, intitulé „Le bénévolat dans le cadre de l’EEM“, Daniel Sommer avait insisté sur l’importance de la collaboration bénévole. Il avait également consacré une partie de son exposé à la reconnaissance et au respect, qui sont essentiels dans une Eglise qui ne saurait se passer de l‘engagement de nombreux bénévoles et qui renforcent la confiance mutuelle.

Une version remaniée du rapport spécial „Le bénévolat dans le cadre de l’EEM“ est jointe au présent rapport.

La collaboration avec les responsables laïques de districts est empreinte d’un pro- fond respect. Les échanges mutuels en cours de séances sont caractérisés par l’amitié et la confiance mutuelle.
Nous remercions Sonja Bitterli, Manuel Both et Käthi Hiltbrand pour leur travail au sein des conseils de districts et des rencontres avec les gens des circuits. Nous remercions également Salome Wilhelm pour sa participation constructive – qui s’étend même aux thèmes qui ne concernent pas seulement des jeunes adultes.

Nous tous ne pouvons assumer notre travail dans l’Eglise que si nous nous aidons mutuellement. Que Dieu nous accorde sa bénédiction.

Les responsables laïques de la Conférence Ruth & Markus Voegelin

Rapport des responsables laïques de la Conférence, Ruth & Markis Voegelin (fichier pdf 64 ko)


Retour sur le rapport spécial

„Le bénévolat au sein de l’EEM“

présenté à la CA 1999 (Daniel Sommer, RLC)
(Les citations du rapport original sont en italique)

„Le bénévolat au sein de l’EEM“

1. Introduction

Ces dernières années, le bénévolat a clairement gagné en importance dans notre société. Aucune organisation ni association ne peut aujourd’hui se passer de collaborateurs bénévoles engagés. C’est vrai aussi pour l’Eglise, qui a tout particulièrement besoin du travail bénévole des „laïques“.

Au mois de mai 1998, un groupe de travail, animé par Daniel Sommer, à l’époque responsable laïc de la Conférence, a entrepris d’élaborer un processus de promotion du „bénévolat au sein de l‘EEM“Au départ, une enquête a été menée auprès des responsables laïques des circuits, une masse d’informations a été recueillie et une retraite a réuni des membres de diverses commissions ainsi que l‘évêque H. Bolle- ter. Le rapport entendait sensibiliser à une thématique qui est partie intégrante de l’identité de l’EEM. Les suggestions ont pour but de motiver la prise de conscience de l’énorme potentiel de la collaboration bénévole dans notre Eglise et son développement.

Dans l’EEM, le bénévolat a également une dimension théologique. L’engagement d’un grand nombre de membres de l’Eglise signifie à la fois le renforcement et l’actualisation de la communauté. (I Cor. 12).

2. Terminologie
2.1 Engagement bénévole
Par engagement bénévole, nous entendons essentiellement le fait d’accepter d’être élu pour assumer des tâches et des fonctions non rétribuées dans l’église.
Note : tous les bénévoles, élus ou pas, qui s’engagent ont droit à la reconnaissance et au respect.

2.2 Collaboration bénévole

La „collaboration bénévole“ est ce qui décrit le mieux tous les engagements non rétribués en faveur d’une cause désintéressée.
Lors de la retraite mentionnée ci-dessus, l’évêque H. Bolleter a relevé qu’une Eglise libre serait bien inspirée d’introduire la notion de bénévolat.

Une grande quantité de travail bénévole est réalisée dans l’Eglise. Cela est vrai des „laïques“ comme des pasteurs ou du personnel salarié de l’Eglise, qui passent parfois sans transition du ministère à l’engagement bénévole.

3. Responsabilité de la direction dans le cadre du circuit
3.1 Répartition des responsabilités
Depuis la rédaction du rapport spécial de 1999, de nouvelles structures dirigeantes ont été mises en place dans nombre de circuits. Il importe dès lors de clarifier les responsabilités, les tâches, les rôles, les pouvoirs et les exigences requises.

3.2 Responsabilité du pasteur / de la pasteure
Dans la plupart des domaines d’activités de l’église, le pasteur/la pasteure est désigné comme étant la personne compétente. Par ailleurs, on constate que la base de l’église demande de plus en plus à être consultée et à participer aux fonctions de direction et à d’autres tâches clés du pasteur/de la pasteure. Cette situation doit être comprise comme une opportunité d’accomplir ensemble le service commun, en fonction des capacités, des dons et des possibilités de chacun et finalement de définir les compétences respectives.
Le fait de répartir les tâches entre les partenaires actifs de l’église accroît les chances de parvenir à un climat de collaboration fructueuse. Cette prise de conscience s’est renforcée ces dernières années.
Plus les laïques seront coresponsables des succès et des échecs, plus les relations interpersonnelles seront empreintes d’indulgence et de maturité.

3.3 Responsabilité de l’église locale

Il est important qu’il y ait dans chaque église locale une personne responsable d’accompagner, d’introduire dans sa fonction et de prendre congé des collaborateurs bénévoles. Cela évite que des bénévoles ne se sentent oubliés dans leur mission et partent frustrés.

3.4 Diriger en équipe

Sans la collaboration diversifiée d’un grand nombre de bénévoles engagés, il n’y au- rait pas de vie d’église. Il est par conséquent indispensable que les laïques participent à égalité de droits à la conduite de l’église et qu’au niveau de la direction, ils expriment, soutiennent et assument la responsabilité de leurs besoins et de leurs attentes.

Une équipe efficace est un groupe actif de personnes engagées en faveur de buts communs, travaillant dans un esprit de partenariat, heureuses de pouvoir servir ensemble (à l’édification du Royaume de Dieu) et visant des résultats aussi bien spirituels que pratiques.

3.5 Descriptions de fonctions

Afin que les tâches, les compétences, les responsabilités, les rôles, les capacités, etc. soient clairs, il est indispensable d’établir des descriptions de fonctions pour toutes les fonctions importantes de l’église. Elles ne suppriment pas les discussions et les clarifications, mais fournissent une base pour des entretiens constructifs.

4. Collaborer bénévolement
4.1 Conduite des collaboratrices/collaborateurs
Si en tant qu’EEM nous voulons utiliser consciemment et activement le grand potentiel des bénévoles, nous devons accorder une grande attention aux cinq points ci- dessous.

Recruter des collaborateurs/collaboratrices

Il devient de plus en plus difficile de trouver des personnes disposées à assumer des engagements fermes et durables. Eu égard au besoin de trouver absolument quelqu’un, on aboutit souvent à des solutions qui se révèlent contre-productives. Il peut arriver

- que l’on soit heureux d’avoir à tout le moins trouvé quelqu’un, même si la per- sonne n’a pas du tout les capacités voulues pour la tâche,
- qu’on baisse le niveau des exigences, par peur d’un refus.
Le courage d’accepter une vacance est parfois la meilleure solution; il peut en résulter que des personnes auxquelles on n’avait pas pensé avant ou dont on n’ignorait les capacités, découvrent une tâche en attente.

Une culture du respect et de la reconnaissance peut s’avérer positive pour le recrutement de futurs collaborateurs/collaboratrices.

Introduire des collaboratrices/collaborateurs

Il y a lieu de veiller aux points suivants :

- définir le type, le volume et la durée d’un engagement,
- lors d’activités exigeantes : fixer par écrit la tâche, les responsabilités et les compétences (cahier des charges),
- présenter la personne lors d’un culte,
- annoncer/présenter les nouveaux collaborateurs et collaboratrices dans le Bulletin paroissial

Accompagner les collaborateurs/collaboratrices

L’échange entre les bénévoles est un important facteur de motivation, tout comme le fait de leur demander régulièrement comment ils se sentent et comment se passe leur travail.

Former les collaboratrices/collaborateurs

La formation continue tant personnelle que spirituelle augmente le plaisir de travailler
Les aspects pratiques d’une telle formation sont décidés en commun par l’église et les bénévoles.

Les Journées des collaborateurs des districts proposent des possibilités d’échanges ainsi que des thèmes relatifs à la formation. La participation à ces Journées devrait stimuler les rencontres entre tous les responsables bénévoles.

Rappelons aussi ici le passeport de formation de l’Association suisse pour la formation des adultes.

Prendre congé des collaborateurs/collaboratrices

A la fin d’un engagement bénévole, mais pas seulement à ce moment-là, l’expression de remerciements mérités occupe une place prépondérante.
Cela peut se faire, ou du moins être dûment mentionné, dans le cadre d’un culte.
On rappelle ainsi que la collaboration bénévole est un service rendu à l’église et à la communion avec Dieu.

Une „Attestation de bénévolat“ est disponible auprès de la Fondation Benevol ou de la Fédération des Femmes Protestantes Suisses ; plus encore que le passeport de formation, ce document peut s’avérer très utile lors de l’entrée ou la réintégration dans la vie professionnelle.

4.2 Conditions cadres

Selon l’importance d’une tâche, il peut être utile de définir par écrit, plus ou moins précisément, les éléments suivants :
- description et but de la tâche,
- durée et temps de travail,

- responsabilité et compétences,
- règlement des frais / assurance.
La description sera adaptée à la tâche.

5. Reconnaissance

Le principe du bénévolat caractérise notre Eglise dès l’origine. A notre époque de ressources toujours plus restreintes, on ne saurait donc surestimer la valeur de chaque engagement bénévole. Et comme ce service n’est pas récompensé par un paiement ou une autre compensation matérielle, le respect et la reconnaissance acquièrent dans ce cas une valeur particulière.

En tant que bénévoles, nous pouvons donc nous attendre à une reconnaissance et un respect légitimes. Faute d’appréciation, l’engagement bénévole conduit à la déception et à l’amertume.
Outre les deux aspects déjà mentionnés, la reconnaissance peut aussi se manifester d’autres manières, notamment celles décrites ci-après.

Reconnaissance personnelle

On connaît différentes façons de manifester la reconnaissance, telles que lettres de remerciement, repas pour les collaboratrices/collaborateurs, cadeaux ou laïus ami- cal. La reconnaissance personnelle implique cependant que la forme choisie ait un rapport avec le service accompli. Chaque manifestation d’intérêt pour les collaborateurs/collaboratrices bénévoles et leur service est en effet, fondamentalement, une forme de reconnaissance.

Reconnaissance publique

Chaque arrivée ou départ de collaboratrices/collaborateurs bénévoles offre une occasion de reconnaissance publique. Dans l’EEM, aucune assemblée générale de circuit ne devrait avoir lieu sans expression d’appréciation envers les collaborateurs/collaboratrices et/ou leur travail bénévole. Il peut toutefois être délicat de citer nommément certaines personnes en public, si des personnes ont été omises, cet „oubli“ risque de susciter en elles une sérieuse baisse de motivation.

Il faut encore retenir que :
- Il y a lieu d’exprimer notre reconnaissance même si l’intéressée/l’intéressé n’en veut pas. Distinguer un service signifie aussi lui donner une valeur.
- L’expression de la reconnaissance ne doit pas se limiter aux bénévoles. Le personnel engagé à temps partiel ou à plein temps sont ainsi trop souvent ignorés, après tout, ils sont payés pour...
Autant je suis convaincu qu’il n’y aurait pas d’Eglise sans bénévoles, autant je crois que ceux-ci peuvent largement profiter des „professionnels“ dans l’accomplissement de leur service.

6. Résumé

La collaboration bénévole est une tradition dans l’EEM. Raviver la caractéristique du bénévolat dans l’EEM est important pour trois raisons :
- toute forme de collaboration bénévole entraîne un sentiment d’appartenance et d’identification,

- toute possibilité de collaboration bénévole promeut la cohésion et l’engagement,
- toute participation active au développement de l’Eglise implique de faire l’expérience de la présence de Dieu.

Mettre en avant et promouvoir le bénévolat dans l’EEM ne signifie en aucune manière vouloir l’ériger en un pôle opposé au ministère à plein temps ou à temps partiel.

En réalisant l’Eglise ensemble, nous resserrons nos liens à l’intérieur et consolidons nos forces à l’extérieur, ce qui nous permet de mieux affronter les défis de notre temps.

7. Remarques finales

Depuis la rédaction du rapport spécial, le bénévolat acquis une grande signification dans la société. A une époque où les ressources sont limitées, l’engagement de personnes servant sans rétribution a gagné en importance et est progressivement devenu un facteur socio-politique de notre société. Dans le même temps, les gens s’impliquent de plus en plus dans leur vie professionnelle, leurs familles et leurs loisirs. On comprend dès lors qu’un engagement comme bénévole ne soit plus guère demandé.

C’est pourquoi il importe, au terme de ce rapport, de revenir sur deux points essentiels :
- dans le cas de tâches/fonctions comportant de grandes responsabilités, il est in- dispensable de rédiger des descriptions de fonction,

- la reconnaissance et le respect sont planifiés et exprimés concrètement.

En tant qu’Eglise, nous sommes reconnaissants pour les services bénévoles des laïques et des employés à temps plein et à temps partiel et nous disons ici notre profonde gratitude et notre très vive appréciation à leur égard.

Les responsables laïques de la Conférence Ruth et Markus Voegelin

Rapport spécial sur le bénévolat au sein de l'EEM (fichier pdf 90 ko)