Conférence générale - Sommaire

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Développement de l'EMU à travers le monde

Conférence Générale 24 avril - 4 mai 2012 à TAMPA (Etats-Unis)

Développement de l’EMU à travers le monde - Le monde est ma paroisse - Vitalité de l'église locale - Présence africaine massive à la Conférence générale à Tampa - Prière pour le Nigéria - 5 frères et soeurs congolais gagnent les coeurs

Développement de l’EMU à travers le monde

Le monde est ma paroisse

Le pasteur Joon-Sik Park présente le rapport de la commission d’études sur la nature mondiale de l’Eglise méthodiste unie à la Conférence générale 2012 de l’EMU à Tampa, Floride. Une photo UMNS de Mike DuBose. 

Au cours de ces dernières 270 années, le mouvement méthodiste s'est développé et maintenu dans presque toutes les parties du monde, y compris dans les régions extérieures aux Etats-Unis que les Méthodistes unis appellent Conférences centrales. 

Cette croissance récente s’est illustrée à la Conférence de 2012 par la présence, pour la première fois dans l'histoire de l'Église Méthodiste Unie, de délégués provenant de Conférences centrales à hauteur de 39 %.

On se rapproche un peu de la vision que John Wesley avait de son ministère : «je regarde le monde entier comme ma paroisse». Plus que jamais, l’Église, a à vivre sa véritable nature dans le monde entier.

«Lorsque nous nous mettons à l’écoute de l’Église dans les différentes parties du monde, nous apprenons que si la langue et la culture nous séparent, nous avons tellement de choses en commun», a déclaré l’évêque Christian Alsted du diocèse épiscopal nordique et balte.

«Il fut un temps où faire partie d'une dénomination était une chose lointaine», a déclaré l'évêque Eben Nhiwatiwa du Zimbabwe. Il a noté que si le système connexionnel de l'Église était vaste et l'idée d'une église mondiale discutée pendant de nombreuses années, la mise en commun des ressources et l’application du Règlement de l'Église n'ont toujours pas été pleinement réalisés dans de nombreuses régions d'Afrique et d'Asie.

Comme la dénomination continue de voir baisser le nombre de ses membres aux États-Unis, il lui paraît comme une étape naturelle de repenser les politiques et les structures à mettre en oeuvre pour aider l'Église à prospérer dans toutes les régions du monde. 

«Dans ce village mondial dans lequel nous vivons, nous devons apprendre les uns des autres. Nous ne pouvons pas exister d'une manière significative en Europe du Nord, si nous n'avons pas une perception claire de faire partie de quelque chose de plus, dans le monde entier», a déclaré Alsted.

Développer les échanges

A propos de cette vision mondialisée de l’Église, l'évêque John Innis du Libéria a déclaré: «Le caractère mondial de l'Église est un bon concept, et j'espère que cela pourra se traduire dans la réalité».

Les Conférences centrales fournissent une histoire riche, un ministère et une mission uniques qui, souvent, ne sont pas entièrement partagés par la Conférence générale, fait remarquer l'évêque Patrick Streiff de la Conférence centrale de l’Europe du Centre et du Sud. «Nous devons partager notre expérience de communautés vivantes et ce partage pourra être enrichissant pour beaucoup et pour l'Église aux Etats-Unis», a-t-il ajouté.

Alsted dit de son côté: «Nous avons un but commun. Nous avons des expériences communes. Nous avons besoin de partager ces pratiques et ces expériences les uns avec les autres si nous voulons être fidèles à l’objectif missionnaire que le Christ nous fixés: Il nous a appelés à faire des disciples de Jésus-Christ pour la transformation du monde».


Vitalité de l'église locale

Comme l'Eglise Méthodiste Unie se concentre sur l'augmentation du nombre de communautés vivantes à travers le monde, beaucoup de gens croient que la nature connexionnelle de l'Église peut soutenir cet effort.

«Je vois beaucoup de vitalité dans nos églises, et j'espère que celles qui sont vivantes à cause de leur relation avec Dieu à travers l'Esprit Saint tendront leur main aux autres parce que Dieu nous inspire tous», a déclaré l'évêque Rosemarie Wenner d'Allemagne.

L’évêque James Swanson du diocèse de Holston dit: «Encore une fois, je vois une Église qui est fière d'être méthodiste unie."

«Si nous n'avons pas l'intuition et la vision pour aller de l'avant avec quelque chose de nouveau et de dynamique, nous pourrions tout aussi bien tout abandonner», a déclaré l'évêque Grant Hagiya de la région de Seattle.

Le révérend Ruby Nell-Estrella de la Conférence régionale des Philippines: «Nous avons beaucoup d’églises méthodistes unies dans d'autres parties du monde, et je crois que nos voix doivent être entendues».

Une fois la présentation terminée, Alsted a invité les quelques 1000 délégués à se tenir debout et à réciter la litanie de l’Alliance pour une Eglise méthodiste unie dans le monde, qui commence ainsi: «En alliance avec Dieu et les uns avec les autres, nous affirmons notre unité en Christ».

Les délégués ont répondu: «Nous allons prendre fidèlement des mesures de façon à vivre plus pleinement ce que cela signifie d'être une Église mondiale adossée à sa mission de transformation du monde».


Présence africaine massive à la Conférence générale à Tampa

La présence de délégués africains est quelque chose à noter, selon le pasteur "Guy" Muyombo Mandé, président de l’Université méthodiste de Kamina de la République démocratique du Congo.


«L’Afrique compte davantage de délégués à la Conférence générale, nous en sommes heureux», a déclaré M. Muyombo, président de Kamina Methodist University de la République démocratique du Congo. «Pour moi, c'est un sujet de joie que nous sommes effectivement une famille mondiale et que l'Église a bien réussi en terme de mission».


Dans l'EMU, les églises en Afrique, en Asie et en Europe appartiennent à des «Conférences centrales». Lors de cette Conférence générale, sur les 987 délégués attendus, 372 viennent des Conférences centrales. Le chiffre est en hausse de 96 par rapport à la précédente Conférence.

Et sur les 372 délégués cités, les délégués africains sont au nombre de 282. Ce sont 90 délégués supplémentaires pour l’Afrique par rapport à 2008. Signe de la forte croissance de l’Eglise en Afrique. «Les gens se tournent vers l'Église pour mettre fin à la pauvreté, au paludisme, et avancer sur les plans du développement et de l'éducation et enfin pour prêcher l'évangile, ce sont donc là nos priorités», a-t-il dit.

Délégués africains se réunissent pendant une pause à Tampa.


Deux pasteurs africains membres de la commission de discipline de l’EMU

Deux pasteurs africains, la pasteure J. Kabamba Kiboko de la Conférence régionale du Congo Sud et le pasteur N. Oswald Tweh Sr., de la Conférence du Libéria, ont été nommés membres de la commission de discipline de l’EMU.


Prière pour le Nigéria

La Conférence générale dans sa pause du 1er mai a évoqué les victimes de la vague de violence qui a déferlé au Nigeria et prié pour la paix dans ce pays.

«C'est une situation très grave», a déclaré l'évêque Arthur Kulah, l'actuel leader épiscopal au Nigeria. Deux fois plus de personnes ont été tuées dans Jalingo que les 10 initialement signalés par les médias. Certaine victimes étaient Méthodistes Unis.

Les flambées de violence au Nigeria ont une forte influence négative sur l'Église Méthodiste Unie, qui ces dernières années avait oeuvré à la réconciliation parmi les groupes ethniques et politiques.

«Nous espérons que la Conférence générale et les Méthodistes unis de partout prieront pour nous. Nous nous réjouissons d'élire un nouvel évêque à la prochaine conférence en Octobre de cette année. Si la violence autour de nous continue, nous devrons déplacer la Conférence dans un autre pays».

Le Nigeria a souffert pendant des années de conflits interethniques et religieux. Les groupes musulmans tels que Boko Haram sont tenus pour responsables de nombreuses attaques contre les chrétiens. D’autres factions politiques recourent aussi à la violence.


5 frères et soeurs congolais gagnent les coeurs

Quatre frères et une soeur du Congo ont conquis les coeurs des délégués de la Conférence générale, quand ils ont chanté « O Happy Day .... quand Jésus m'a lavé de mes péchés . "

Le groupe se compose de Patrick, 21 ans, frère Providence, 18 ans; soeur Dorcas, 15 ans, et les jeunes frères, Bienvenu, 11 ans, et Désire, 9 ans. Leur père, le révérend Bienvenu Kamana, les accompagnait. Il est à la fois directeur des ministères connexionnels pour la Conférence du Congo Ouest et pasteur.

«O Happy Day» a ouvert le culte du soir de la conférence le 30 Avril. Le groupe a chanté «Que la paix soit encore», également connu comme «Maître, la tempête fait rage», juste avant le sermon de l'évêque David Yemba du Congo Sud de la République démocratique du Congo. 

Les jeunes chanteurs sont en provenance de Kinshasa, République Démocratique du Congo, où ils sont connus comme Le Bon Semeur. Ils chantent souvent à l’Église méthodiste unie Bandal, où leur père est pasteur.

La famille chante avec enthousiasme de leurs voix cristallines. Leurs chansons sont en anglais, français et langues locales congolaises. Les basses plus âgées et les jeunes voix d'hommes viennent en contrepoint de la voix étonnante de leur sœur, Dorcas.


Traduction eemni

UMNS/The Methodist Reporter

L'engagement des laïcs

Conférence Générale 24 avril - 4 mai 2012 à TAMPA (Etats-Unis)

Betty Spiwe Katiyo du Zimbabwe délivre un message aux Laïcs le 25 Avril lors de la Conférence générale 2012 de l’Eglise Méthodiste Unie à Tampa, en Floride Une photo UMNS par Paul Jeffrey.

L’engagement des laïcs

L’Inner City United Methodist Church à Harare, au Zimbabwe, n'a pas assez de places pour accueillir sous son toit tous les fidèles qui se réunissent chaque dimanche, a déclaré Betty Spiwe Katiyo, la première Africaine à prononcer un discours à un rassemblement mondial de Laïcs au sein de l'Eglise Méthodiste Unie.

«Les gens sont tellement faim d'entendre la parole de Dieu, ils sont assis à l'extérieur (de l'église) juste pour pouvoir prier ensemble», dit Katiyo, notant que son église ne dispose que de 1000 sièges.

Katiyo a souligné la mission incombant à l’Église: faire des disciples. L’oratrice affirmait à la face de l’assemblée que «par la grâce de Dieu, je suis un disciple de Jésus-Christ».

Katiyo a utilisé l'image d'une symphonie pour illustrer le partenariat entre laïcs et pasteurs. «Un chef d'orchestre ne fait pas de bruit - il anime les autres pour qu’ils soient efficaces. Les laïcs sont la chorale qui devrait faire du bruit, et les pasteurs sont les chefs d’orchestre. Et devinez quoi? Pour réussir, nous avons besoin les uns des autres!»

«Quelque part dans l'histoire de l'Église et de la tradition, l'Église commença à doter les pasteurs de certains droits, privilèges et responsabilités. Les pasteurs sont devenus une forme de leadership éclairé, et les laïcs un public de consommateurs de la religion. Ce n'était pas leur destinée. Faire des disciples ... de Jésus-Christ est une responsabilité incombant à tous les chrétiens. Nous ne pouvons pas être de simples observateurs, nous sommes appelés à être des gens d'action».

Katiyo a défié tous les délégués à «imaginer le jour où tous les laïcs amèneraient chacun une seule personne à Jésus-Christ chaque année, le monde entier serait bientôt transformé!»

«Je suis fière de nous, fière de notre réflexion audacieuse», déclarait de son côté Amory Peck de Bellingham, Washington, «fière de faire partie d'une Église qui désigne sa mission dans un langage hardi, audacieux et rempli de l'Esprit. Fière que nous - laïcs et pasteurs - à une écrasante majorité nous revendiquions une telle vision ».

Une autre nouveauté était le paragraphe 126 du Règlement de l’Église, relatif au ministère des laïcs: «Le témoignage des laïcs ... est le ministère principal d'évangélisation à travers lequel tous les gens viendront à connaître le Christ et il appartient à l'Eglise Méthodiste Unie de remplir sa mission».

«Laïcs, entendez-vous ce que nous avons promis de faire?» demandait Peck. «Exerçons le ministère principal d'évangélisation par lequel l'Église Méthodiste Unie remplira sa mission».

«Donc, chers laïcs, il est là, notre rôle, l'incroyable beauté, la réalité et terrifiant de notre rôle. ... Le mandat incombe à chaque laïc ici, et à tous les membres de nos églises locales. Sans exception. ... Nous nous engageons à ces nouveaux mandats. Nous, les laïcs, nous avons pris, avec une nouvelle vigueur, le grand mandat dans nos mains et nos coeurs».


Dr Steve Furr de Jackson, en Alabama, médecin, a parlé de sa transformation physique suite au régime qu’il a suivi. Ce régime qui lui a fait perdre du poids symbolise à ses yeux l’expérience que l'Église a le devoir de vivre présentement.

«Dans le cadre de ma transformation personnelle, une partie de moi a dû mourir pour que le reste de moi puisse vivre», a-t-il dit.

«Une partie de moi a dû mourir pour que le vrai moi puisse vivre», a-t-il dit. «Aujourd'hui, alors que nous luttons pour transformer nos vies et nos églises, nous devons réaliser que certaines choses vont devoir mourir; on va devoir laisser certaines choses afin que nous puissions continuer à vivre et à prospérer».

Furr a déclaré avoir perdu plus de 27,2155422 kilogrammes. Sa transformation résultait d’un changement de comportement : il est passé d’habitudes malsaines à une vie saine: manger moins de nourriture, manger des aliments plus nutritifs et faire de l’exercice.

Il a déclaré que les premiers disciples du Christ ont connu des transformations encore plus dramatiques. «Leur vie a été à ce point transformée que certains d'entre eux a même dû changer leurs noms; Simon est devenu Pierre, Saul Paul. Ils étaient devenus différents, c’était comme si elles avaient été nés de nouveau».

L'Église Méthodiste Unie et la présente Conférence générale doit être transformée, insiste Furr.

«La salle de gym n'est pas un endroit pour parler. C'est un lieu d'action. C'est un lieu de transformation où nos corps sont modifiés d'une forme à une autre. Nos églises doivent aussi être des lieux de transformation. Vraiment ... Jésus-Christ est à jamais le meilleur entraîneur personnel !»


Traduction eemni

umns

Accueil des délégations oecuméniques

Conférence Générale 24 avril - 4 mai 2012 à TAMPA (Etats-Unis)

Les invités œcuméniques sont accueillis à la Conférence générale 2012 de l’Eglise Méthodiste Unie à Tampa, en Floride, par l'évêque Sharon Rader Zimmerman (sur l'écran vidéo). Rader est délégué pour l'œcuménisme au Conseil des évêques de la dénomination. Les délégués de 24 Eglises en communion avec l'Église Méthodiste Unie ont été honorés. Une photo UMNS par Mike DuBose.

La Conférence générale a accueilli le 26 avril les délégués œcuméniques de 24 églises méthodistes unis ou affiliées à travers le monde.

L’évêque Sharon Zimmerman Rader a déclaré que la reconnaissance mutuelle entre les dénominations méthodistes permet une interaction créative et le partage de nouvelles formes de service chrétien.

Une majorité des 24 églises - au moins 13 se trouvent dans des pays d'Amérique latine et la région des Caraïbes-  et neuf en Asie - ont été fondées par des missions américaines qui constituent aujourd'hui l'Eglise Méthodiste Unie. Elles sont devenus autonomes ou se sont unies à d'autres chrétiens.

Une exception à cette tendance est l'Eglise méthodiste en Grande-Bretagne, le corps d'origine du méthodisme d’où a émergé le ministère du révérend John Wesley dans la seconde moitié du 18e siècle. Le mouvement méthodiste est arrivé en Amérique dans les années 1770. L '«église mère» britannique est en relation particulière à tous les méthodistes. L'Église méthodiste des Caraïbes et des Amériques a également de fortes racines britanniques. Les deux églises britannique et américaine ont mis l'accent sur l'envoi de missionnaires tout au long du 19e siècle et du 20e siècle et continuent la tradition aujourd'hui.


Célébration commune

Des dirigeants de l'église Pan-méthodiste se rejoignent au niveau de la Conférence générale 2012 de l’Eglise Méthodiste Unie à Tampa, en Floride De gauche à droite: évêque Sharon Zimmerman Rader, l'Eglise méthodiste unie, évêque Thomas Hoyt Jr., Christian Methodist Episcopal Church, le révérend W. Robert Johnson III, African Methodist Episcopal Zion Church, et l'évêque John F. White, African Methodist Episcopal Church. Une photo UMNS par Mike DuBose.

Après plusieurs centaines d'années de séparation, les membres de six confessions pan-méthodistes se sont engagés à renforcer leur collaboration.

La déclaration commune établit de nouvelles relations entre l'African Methodist Episcopal, l’African Methodist Episcopal Zion, l’African Union Methodist Protestant, la Christian Methodist Episcopal, l’Union American Methodist Episcopal  et d’autres confessions méthodistes.

L’évêque Sharon Zimmerman Rader, en charge des relations oecuméniques au sein du Conseil des évêque méthodiste uni, a noté que la reconnaissance des difficultés passées fait partie du processus. «Nous pensons que c'est un moment important dans l'ensemble de nos histoires», a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse précédant la célébration.


«Je crois que le meilleur pour le méthodisme est encore devant nous», a ajouté l’évêque John White. «Cette pleine communion nous donne l'occasion d’étendre notre témoignage dans le monde entier».


Les dénominations, qui coopèrent déjà sur des questions telles que les enfants et la pauvreté, auront désormais la possibilité de poursuivre un vaste programme touchant la mission. «Je pense qu’elle va donner un nouveau souffle à la commission elle-même», a ajouté le révérend Stephen Sidorak, Jr., responsable de la Commission Méthodiste Unie sur l'unité des chrétiens et les questions interreligieuses.


Nous sommes appelés à être des disciples œcuméniques, affirme le secrétaire général du COE

Le pasteur Olav Fykse Tveit donne le sermon pendant le culte du soir à la Conférence générale 2012 de l’Eglise Méthodiste Unie à Tampa, en Floride Une photo UMNS par Mike DuBose.

«Nous et les autres chrétiens dont la théologie, les traditions liturgiques et les contextes locaux peuvent être assez différents des nôtres, nous sommes appelés à être des disciples dans une optique transformatrice», a déclaré le 1er mai le pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général du Conseil œcuménique des Églises (COE), à la Conférence générale 2012 de l'Église méthodiste unie à Tampa (États-Unis).

 

«Il est temps de suivre Jésus Christ dans l'inconnu et même dans ce qui peut faire peur.»

 

Le pasteur Tveit a prononcé ces mots dans sa prédication écrite sur le thème «Être des disciples sur le bord de la mer», à l'occasion de la «journée œcuménique» organisée dans le cadre de la Conférence, qui se tient à Tampa, Floride (États-Unis).

 

Le secrétaire général du COE a fait part de ses réflexions théologiques sur l'idée d'être des disciples œcuméniques, évoquant des exemples des combats que mènent les Églises en faveur de la justice et de la paix.

 

«Être un disciple œcuménique, cela signifie trouver un compromis entre la quête de la connaissance et l'acceptation d'une connaissance incomplète du mystère du Christ. Le cheminement commun nous amène à comprendre que nous pouvons aller de l'avant sans tout savoir», a-t-il déclaré.

 

Dans sa prédication, le pasteur Tveit a par ailleurs présenté le thème de la Dixième Assemblée du COE: «Dieu de la vie, conduis-nous vers la justice et la paix». L'Assemblée du COE se tiendra à Busan (Corée), en 2013.


Traduction eemni

UMNS / COE

Solidarité

Conférence Générale 24 avril - 4 mai 2012 à TAMPA (Etats-Unis)

Acte de repentance par rapport aux Indiens - Repas partagé avec les sans-abri de Tampa - Focus sur la Journée mondiale contre le paludisme

Solidarité
Acte de repentance par rapport aux Indiens

Le Rév. George Tinker en train de prêcher lors du culte du 27 avril, Jour de «l'acte de repentance visant à restaurer les relations avec les Peuples autochtones» pendent la Conférence Générale 2012 de l'Eglise méthodiste Unie à Tampa (Floride). Photo UMNS / MikeDuBose. 


L'Eglise Méthodiste Unie s'est engagée à travailler avec les tribus Cheyenne et Arapaho dans la recherche de la justice tardive pour un massacre perpétré en 1864 sur 168 Amérindiens sans défense où des dirigeants méthodistes du Colorado ont été complices.

La résolution adoptée en 2012 autorise un groupe indépendant à «fournir des informations complètes» sur l'implication des Méthodistes dans le massacre de Sand Creek. Les troupes de l'armée qui ont détruit un village Cheyenne et Arapaho ont été dirigées par le colonel John M. Chivington, un pasteur méthodiste, et approuvé par John Evans, le gouverneur du Colorado qui était un laïc méthodiste éminent. Chivington n'a été ni puni ni censuré par l'Église.

Une autre action prévoit la généralisation de l'enseignement, la repentance et la confession confessionnelle en ce qui concerne le traitement passé des peuples autochtones. La CG demande à chaque congrégation à «démontrer une attitude sincère de repentir».
Trois nuits plus tôt, la Conférence 2012 a pris part à un «acte de repentance» pour les abus commis dans le passé à l’égard des peuples autochtones et indigènes, avec un accent particulier sur Sand Creek.


Repas partagé avec les sans-abri de Tampa

Lawrence Wilson offre des repas aux participants le 1er mai, fête du Ministère avec les pauvres dans un parc à proximité du site de la Conférence générale 2012 de l’Eglise Méthodiste Unie à Tampa, en Floride. Une photo UMNS par Paul Jeffrey.


Les délégués et les invités à la Conférence générale 2012 ont mangé et chanté avec les sans-abri au centre-ville de Tampa le 1er mai à midi. C’était une occasion spéciale pour mettre l’accent sur le ministère de l’Église avec les pauvres.

Plus de 500 personnes sont passées par une tente dans un parc public pour recevoir un pack-repas gratuit et «rompre le pain avec Tampa», parrainé par une association caritative locale.



Focus sur la Journée mondiale contre le paludisme


En 2008, l'évêque Thomas Bickerton a tiré 10 $ de son portefeuille et a poussé la Conférence générale à s'engager dans la lutte contre le paludisme en soutenant Nothing But Nets. Cette action a conduit la Conférence générale à tenir la santé mondiale pour sujet prioritaire. Aujourd'hui, pas de paludisme Imaginez est le fruit de ce geste.

À ce jour, l'Eglise Méthodiste Unie a récolté 20,2 millions de dollars pour soutenir la campagne de la dénomination Imaginez Pas de paludisme qui a eu un impact significatif sur des centaines de milliers de vies.

Le 25 Avril, Journée mondiale du paludisme, les délégués à la Conférence de 2012, en entrant dans le Tampa Convention Center, se voyaient rappeler leur engagement passés par des bénévoles vêtus comme des moustiques transmettant la maladie. Cette action a servi de rappel visuel comme quoi la lutte n'est pas terminée et que l'Église doit redoubler ses efforts pour éliminer le paludisme, source de mort et de souffrance. Un flash mob a attiré près de 1000 délégués au coeur du drame du paludisme.

«Nous voulions vraiment sensibiliser et montrer les progrès qui ont été réalisés. En quelques années, nous avons réduit de moitié les décès par paludisme. À peine en deux ans ... C’est très excitant! C'est formidable de faire partie d'un vaste effort mondial et cela nous rend fiers de savoir que les méthodistes unis sont à la pointe de ce combat».

«C'est une joie de participer à cette campagne parce que je sais son importance pour l'Afrique, et pour la première fois dans notre dénomination, nous sommes tous venus ensemble pour faire la guerre contre le paludisme», a déclaré Yambasu, évêque du Sierra Leone.

Cette campagne contre le paludisme a été centrée sur l'Afrique, principalement parce que l’Afrique sub-saharienne est touchée à 90 % par ce fléau. Les enfants et les femmes, surtout des femmes enceintes, sont les personnes les plus exposées.

Le paludisme est une affection évitable, cette maladie se soigne. Elle tue néanmoins une vie toutes les 30 secondes. L'initiative de l’Eglise Méthodiste Unie contre le paludisme a réduit le taux à une vie toutes les 60 secondes. Cette campagne habilite les peuples d'Afrique à renforcer leurs capacités de lutte contre la maladie et à prévoir les infrastructures nécessaires pour réduire les décès et les souffrances causées par le paludisme.


Traduction eemni

UMNS

Décisions structurelles

Conférence Générale 24 avril - 4 mai 2012 à TAMPA (Etats-Unis)

Sur la nomination des anciens - Extension de diocèses - Nouvelle configuration de l’UMC - Contre le génie génétique dans l'alimentation humaine et animale - Contre toute entrave aux transactions commerciales avec Israël


Sur la nomination des anciens

Une nouvelle législation a été votée par la Conférence générale selon laquelle  les évêques et les cabinets seront autorisés à attribuer aux pasteurs anciens des postes à temps partiel.


Les évêques et leurs cabinets, avec l'approbation de leurs comités directeurs, pourront attribuer des congés non rémunérés à des anciens pour une durée transitoire de 24 mois au maximum.

C’est la fin de «la garantie de l’emploi» pour les pasteurs de la dénomination. 

C’en est fini de la "garantie de l’emploi" pour les pasteurs, ainsi en ont décidé les délégués de a Conférence générale. Cette clause avait été introduite en 1956 dans le but de protéger spécifiquement les femmes dans le pastorat, et les pasteurs qui appartiennent à une minorité ethnique.


Extension de diocèses

Une autre motion présentée par la Conférence de l’Europe du Centre et du Sud a été adoptée concernant l’extension de son ère géographique à la Roumanie et la Belgique. Une dernière motion mais relative à l’Afrique a été également adoptée, signe que le travail de l’EMU se développe. Enfin un quatrième diocèse a été créé dans la République démocratique du Congo.


La Conférence générale approuve l’autonomie du Carrefour des femmes

Par un vote de 889 voix pour et 20 voix contre, la Conférence générale a déclaré l’autonomie du Carrefour des femmes, une première pour l’Église depuis 70 ans.
«C'est très bon résultat pour les femmes méthodistes unies et pour l'Église et nous positionne pour les 143 prochaines années de mission», a déclaré Harriett Jane Olson, directrice générale de l'organisation nationale du Carrefour des femmes. 


Nouvelle configuration de l’UMC

Par un vote de 567 voix contre 384, la Conférence générale 2012 a donné son approbation de principe à une version légèrement modifiée du projet de reconfiguration des agences de l’UMC et la réduction de ses commissions.

Le plan établit la mise en place d’un Conseil général de la stratégie et de la surveillance qui supervisera le travail des agences de l'Eglise méthodiste unie à travers quatre programmes - Commission pour la formation des laïques, Conseil Mondial de la Mission (EMU), Église et Société, Commission pour la formation supérieure et le ministère. Tout en ayant encore leurs propres conseils d'administration, ces agences dépendront dorénavant du conseil général.

Le nouveau conseil général, avec 34 membres avec voix délibérative et 11 conseillers avec voix consultative, remplace la Table connexionnelle qui, depuis 2004, coordonnait les ressources, la mission et le ministère de la dénomination. Le nouvel organe élira un comité exécutif, un secrétaire général, qui ne pourra pas être un évêque, afin de coordonner le travail des cadres supérieurs des autres organismes.


Le Conseil général de la stratégie et de la surveillance aura le pouvoir de «refuser d'approuver des programmes ou des activités qui seraient des doublons inutiles au sein d'une agence ou entre deux ou plusieurs agences, ou qui par ailleurs ne parviennent pas à atteindre les résultats fixés».


Contre le génie génétique dans l'alimentation humaine et animale 

Au total, les délégués ont eu à traiter environ 1.200 motions. Avec de larges majorités, cinq amendements aux Principes Sociaux présentées par le Comité directeur de l'église en Allemagne ont été acceptés. Parmi ces amendements figurent un appel à des économies d'énergie et aux énergies renouvelables, l’exigence de définir clairement les aliments génétiquement modifiés et de ne pas utiliser ce type de fourrage dans l'élevage animal. En outre, les images sexistes et violentes dans les médias sont rejetées. Il était aussi stipulé que les objecteurs de conscience devaient faire l’objet d’un accompagnement pastoral.

Contre toute entrave aux transactions commerciales avec Israël

Deux motions ont été rejetées qui exigeaient le retrait des capitaux de l’EMU des sociétés ayant des relations commerciales avec Israël. La décision a été précédée par des campagnes publiques des deux bords. D'un côté, 1200 rabbins américains ont publié une déclaration opposée à un tel retrait de capitaux. D'autre part le journal Tampa Bay Times publiait un article de l’archevêque anglican d'Afrique du Sud Desmond Tutu qui rapprochait le traitement infligé par Israël aux Palestiniens à l’ancienne politique d'apartheid. Il était temps de mettre fin à la discrimination dont souffrent les Palestiniens.


Traduction eemni

UMNS

Question de l'homosexualité

Conférence Générale 24 avril - 4 mai 2012 à TAMPA (Etats-Unis)

La pratique de l’homosexualité demeure incompatible avec la foi chrétienne selon les Méthodistes

Manifestations de protestation 

Les délégués qui quittent le culte de clôture à la Conférence générale le 26 Avril ont eu à marcher entre les rangs de manifestants. 

Les quelque 300 manifestants répondaient ainsi à l’attitude d'un certain nombre de personnes au cours d'une session de «saintes conversations» sur la sexualité humaine le 25 avril. Les conversations avaient été planifiées pour aider les délégués à dialoguer sur la position de l'Église sur l'homosexualité. Le profond désaccord sur ce sujet suscite un intense débat et maintes manifestations lors de chaque Conférence générale.

«Après les saintes conversations, hier, un certain nombre de gens se sentaient offensés dans ce que nous croyions a été destinés à être un espace de conversation vraiment sainte», a déclaré Marla Marcum de Lexington, au Massachusetts, coordonnatrice bénévole «Love Your Neighbor–Common Witness Coalition» qui avait organisé la manifestation. «Mais... les délégués et les observateurs ont été victimes d'intimidation, de dérision et de mépris dans un certain nombre de salles».

Représentant le courant conservateur, le révérend Jim Cowart, délégué de la Géorgie du Sud déclarera: «Nous sommes en désaccord, et nous avons besoin de faire preuve de tolérance, mais pour certains, la tolérance signifie que toutes les convictions sont égales, et ce n'est pas vrai», a-t-il déclaré  «Nous vous aimons comme vous êtes, et nous vous aimons assez pour vous dire ce que les Écritures disent».


L'Eglise Méthodiste Unie affirme officiellement la valeur sacrée de toute personne, indépendamment de son orientation sexuelle. La dénomination condamne l'homosexualité comme étant incompatible avec l'enseignement chrétien, interdit l'ordination de pratiquants homosexuels auto-déclarés et la célébration du mariage homosexuel par ses pasteurs et dans ses églises.

L'évêque Sally Dyck de la région du Minnesota a déclaré: «ça me fait mal que les gens soient blessés» et soulignait la difficulté pour l'église de traiter de cette question. «Cette question semble vraiment provoquer une fracture dans l'Église, et c'est pourquoi nous voulions avoir un peu de temps de ‘conférence sainte’», dit-elle.


Maintien de sa position

Après une vive discussion, l’Église méthodiste en est restée à sa position antérieure, telle qu'elle est énoncée dans ses Principes Sociaux: la pratique de l'homosexualité n'est pas tolérée et est incompatible avec l'enseignement chrétien.


Les quelques 1.000 délégués de l'organe suprême de l'Eglise méthodiste, qui se sont réunis du 24 Avril au 4 Mai à Tampa (Floride) a examiné deux motions sur le sujet:

la première partait du constat sur le sujet de l’homosexualité les opinions étaient partagées au sein de l'Église mondiale ; la motion fut rejetée à 54 % des voix.

L’autre motion qui en appelait au changement du point de vue officiel de l'Église a rencontré une résistance encore plus forte: 61 % des délégués s’y sont opposés.


Evêque Rosemarie Wenner: «Nous ressentons leur douleur»


Suite aux manifestations de protestation de délégués favorables à la reconnaissance de l’homosexualité et à l’interruption de séance qui s’en est suivie, la nouvelle présidente du Conseil épiscopal de l’EMU, l'évêque allemand Rosemarie Wenner,  faisait une déclaration dans laquelle elle demandait le respect mutuel. Au nom des évêques, elle a partagé la conviction selon laquelle «tous les hommes étaient des enfants de Dieu bien-aimés». 

« Au nom des évêques nommés pour être, suivant le Règlement de l’Église, bergers de l'ensemble du troupeau et, partant, chargés par leur leadership de favoriser la compréhension, la réconciliation et l'unité au sein de l'Église, je me tiens debout face à vous.  Toutes les personnes sont des enfants bien-aimés de Dieu. Telle est notre conviction profonde. Chers sœurs et frères, que vous soyez gay, lesbienne, transsexuel ou bisexuel, vous avez été blessé par «les étapes» de la Conférence générale et par le Règlement de l'Eglise méthodiste unie. Nous ressentons votre douleur. [...]  Je demande à nous tous de nous en tenir à notre engagement à suivre la Conférence d’une manière qui plaise à Dieu, que nous nous regardions les yeux dans les yeux et voyions le visage de Jésus-Christ dans le visage de l'autre, que nous respections le fait que nous sommes tous appelés et aimés par Dieu».

En guise de conclusion, Wenner lira les paroles de Philippiens  2,1-5.


Traduction EEMNI

UMNS

Conseil des évêques - Rapport de l'EMUCI

Conférence Générale 24 avril - 4 mai 2012 à TAMPA (Etats-Unis)

L’évêque Rosemarie Wenner succède à l’évêque Larry M. Goodpaster à la tête du Conseil des évêques

 

L’évêque Méthodiste Unie Rosemarie Wenner d'Allemagne se prépare à succéder à l'évêque Larry Goodpaster. Le «passage du relais" fait l’objet d’une cérémonie et d’une célébration avec les évêques méthodistes Unies le 26 Avril 26 à Tampa, en Floride. Les évêques ont béni Wenner, adoré et célébré la communion ensemble et lui ont adressé leurs félicitations. Wenner est la nouvelle présidente du Conseil des évêques. Une photo UMNS par Kathleen Barry.L’évêque Rosemarie Wenner (Allemagne) succède à l’évêque américain Larry M. Goodpaster (Raleigh / Caroline du Nord), qui a présidé le Conseil depuis 2010. Son mandat dure jusqu'en 2014. 

Le conseil des évêques a pour tâche la direction spirituelle de l'Eglise méthodiste unie dans le monde entier. Cette Église est représentée dans 54 pays dans les Amériques, l'Europe, en Afrique et en Asie avec 11,2 millions de membres. Wenner est depuis 2005 à la tête de l'Eglise méthodiste en Allemagne avec environ 55 500 membres et proches. En Suisse, il y a environ 8.000 méthodistes et en Autriche quelque 1500.


Lors du passage de relais, Rosemarie Wenner a reconnu que personne ne devrait s'attendre à des miracles de la part du nouveau président, mais que chacun «n’hésite pas à en attendre un du Christ ressuscité».

«Le Christ est prêt à accomplir le miracle pour nous donner une perspective d'espérance et pour nous permettre de mettre notre confiance en lui et ses disciples. Le Christ nous parle par sa Parole et la Cène afin que nous obtenions une nouvelle perspective pour l'Église et le monde -. Une perspective pleine d'espoir et de joie».

A la suite des disciples qui marchaient avec Jésus sur le chemin d'Emmaüs, à la suite de John Wesley, dont le cœur avait été étrangement réchauffé par son expérience spirituelle à Aldersgate, «je prie pour que nous vivions comme des témoins de Pâques», déclarait l'évêque Wenner «avec des coeurs brûlants pour nous faire retrouver le premier amour pour le Christ ressuscité ... pour nous garder sur le chemin de l'espoir et de la justice».

L’évêque Wenner est la première femme présidente issue des Conférences centrales. Ses deux domaines d'intervention prioritaires au cours de son mandat seront la mission - aller au-delà du repli sur soi- et l'unité - trouver l'unité dans notre communion fraternelle partagée et le Saint-Esprit.



La Conférence générale à la date du 30 a décidé de ne pas adopter une pétition qui aurait créé un nouveau rôle à temps plein pour le président du Conseil des évêques méthodiste uni. Autrement dit, l’évêque Wenner reste à la tête de la Conférence centrale d’Allemagne tout en étant à la tête du Conseil des évêques méthodiste uni.

Une autre proposition visant à limiter la durée du mandat des évêques aux États-Unis été rejetée. Les évêques des États-Unis continueront à être élus à vie.


Traduction eemni

UMNS


Pour information:

RAPPORT DE TAMPA PAR LA DÉLÉGATION DE L’EMUCI (EGLISE MÉTHODISTE UNIE DE COTE D’IVOIRE) (PDF 189 KO)

Conférence générale 2012 - Messages

Conférence Générale 24 avril - 4 mai 2012 à TAMPA (Etats-Unis)

Culte d’ouverture - Révolution résurrection - Besoin d’amour - L’amour du Christ thérapeutique ? - «Avez-vous la foi ?» avec l’évêque David Yemba

Culte d’ouverture

Célébration du culte d'ouverture de la Conférence générale de l’Eglise méthodiste unie 2012 à Tampa, en Floride, sont (de gauche à droite): Les évêques Larry Goodpaster, Peggy Johnson, Rosemarie Wenner et João Machado Somane et le révérend Avril Casperson. Une photo UMNS par Mike DuBose.

L’évêque Larry M. Goodpaster, président du Conseil des évêques, a invité les 4700 délégués lors du culte d’ouverture à entendre l'appel de Jésus : «Comme les quatre premiers disciples au bord de la mer de Galilée, nous nous réunissons aujourd'hui du côté de Tampa Bay pour nettoyer et réparer les filets», a-t-il dit. «C'est notre affaire, car une fois tous les quatre ans, nous avons besoin de nous réunir pour modifier et corriger les filets que nous désignons sous le nom de «méthodisme uni».

Le culte a pris fin avec la célébration de la sainte cène entre délégués avant le démarrage de leur travail.

«J’ai l’assurance que Jésus apparaîtra ici à Tampa alors que nous sommes occupés avec nos filets», a déclaré Goodpaster. En citant l'Écriture, Marc 1.14-20, Goodpaster dit que tout comme les disciples au bord de la mer de Galilée, «nous allons être invités à tout laisser derrière nous et à suivre Jésus».


Révolution résurrection

L’évêque Peter Weaver (à gauche) accueille les jeunes hommes de la République démocratique du Congo à la Conférence générale de l’Eglise Méthodiste Unie à Tampa, en Floride (de gauche): Byishimo Rugabirwa, Musafiri Musore, Makopa, Rugabirwa et Antoine Gisore. Une photo UMNS par Mike DuBose

Cinq réfugiés africains qui avaient survécu en tant qu’adolescents à un massacre se sont engagés dans une vie nouvelle en Christ; en signe de leur engagement, ils avaient été baptisés dans une rivière froide du New Hampshire. L’évêque méthodiste uni Peter Weaver appelle leur expérience de «révolution résurrection». Il invitait les délégués à se consacrer pareillement tout à nouveau au Christ : «avant d’avoir à lever nos mains pour voter des résolutions, nous prenons dans notre coeur la résolution de nous consacrer au Christ vivant», a-t-il dit.

Le temps pascal - les 50 jours qui séparent la célébration de la résurrection du Christ de la Pentecôte - est un moment idéal pour se retrouver proches des marées de Tampa Bay, a-t-il noté. «Le temps pascal est un temps fort, le moment même où de l'océan de l'amour de Dieu surgit la marée montante de la vie de résurrection», a-t-il expliqué.

«Si Dieu peut ramener à la vie le Christ crucifié, Il peut ramener à la vie une église calcifiée», a dit Weaver. «La résurrection définit qui nous sommes, notre identité».

La connexion entre les Méthodistes unis résulte directement de notre unité dans le Christ et certainement pas de nos désaccords sur toutes les questions figurant à l'ordre du jour de la Conférence. «Certains d'entre nous ici sont dans la peine, certains d'entre nous sont confiants, certains éprouvent un mélange des deux, mais nous sommes tous un», a-t-il dit, ajoutant que «pour l'amour du Christ ressuscité qui nous a aimés, aimons nous les uns les autres».

La vie de disciple effective est en baisse et cette situation inquiète l’évêque Weaver bien davantage que la baisse des effectifs dans certains segments de l'Église. «Lorsque la croissance va de pair avec la transformation des personnes, c’est plus qu’une affaire de quantité, c’est une histoire de qualité: la vie de disciple se rapproche d’une résurrection».

Cela signifie également vouloir «tout faire comme dans la présence immédiate de Dieu», comme Wesley l’avait indiqué dans son premier discours épiscopal il y a 200 ans, affirmait en conclusion Weaver.


Besoin d’amour

Dans le culte du soir le 25 avril, la pasteure McFee Marcia pose une question essentielle : «Quelles sont les choses que vous avez besoin de laisser tomber pour entendre Jésus-Christ plus clairement?» L’évêque James R. King de la Géorgie du Sud enchaînera par un message incisif sur le primat de l’amour.

L’évêque James King (à gauche) et les Revs. Motoe Yamada (au centre) et Kim Reisman chantent lors du culte du soir le 25 Avril  à la Conférence générale 2012 de l’Eglise Méthodiste Unie à Tampa, en Floride. King est le leader épiscopal de la Conférence annuelle (régionale) de la Géorgie du Sud. Reisman est déléguée de la Conférence Indiana, tandis que Yamada est déléguée de la Conférence de Californie et du Nevada. Une photo UMNS par Mike DuBose


Venez, venez tous

«Les portes du Royaume de Dieu sont grandes ouvertes», a-t-il commencé. «Une fois que nous sommes de la partie, c'est notre travail d'inviter les autres à y entrer».

Trop d’églises méthodistes unies sont presque vides, a-t-il dit. Le manque de vitalité et de croissance ont plusieurs causes, mais il existe une réponse simple.

«Il n'y a pas de pénurie de personnes dans le monde, mais il y a une pénurie d'amour. Le potentiel est énorme et les possibilités sont illimitées, car la moisson de Dieu est abondante».

King a défié les croyants de toutes les nationalités, de toutes les races et de toutes les langues à répondre à l'appel de Jésus à «faire des disciples de toutes les nations». Il a lancé cette invitation en plusieurs langues (anglais, français, allemand, coréen, portugais, russe, espagnol et swahili).

"Venez, venez tous!"

Racontant l'appel de Lévi au ministère comme Marc 2 le rapporte, King a dit que Jésus vit Lévi - un percepteur d'impôt - . «Suis-moi» et lui dit, «Écoutez ce message», a-t-il dit.

Comme Méthodistes unis, il a demandé, combien de fois les chrétiens ont-ils entendu cette invitation: «Le Christ nous invite tous, nous tous à sa table? Tous les Lévis du monde sont concernés par cette invitation».

Le paralytique que des amis ont descendu dans la maison à partir du toit, Lévi le percepteur, le jeune berger David - tous étaient des étrangers attirés par l'amour du Christ», continuait King.

«Jésus s’est adressé à l'aveugle, à la prostituée, aux pauvres, au voleur sur la croix», a-t-il dit. Jésus s’est adressé à tous ceux qui étaient encore en dehors du coup. Pourquoi ? Pour les gagner à tout prix. Par tous les moyens.

Appliquer la règle d'or

Aimer les autres change le monde. Centré sur le commandement de Jésus d'aimer les autres, King a exhorté les fidèles méthodistes unis à se concentrer sur leur mission d'amour.

«Si nous oublions la mission, il est facile d'oublier les gens», a-t-il dit sous les applaudissements. «Comme les pharisiens, nous pouvons remplacer les gens par des règles et des lois. Si nous le faisons, notre discipline deviendra de fer, tandis que le nombre de nos membres déclinera».

La clé du succès sera d'appliquer la règle d'or à chaque personne.

«C'est simple mais ça marche», déclarait l'évêque King. «Fais aux autres ce que tu voudrais qu'ils te fassent. Si vous appliquez cette règle, elle va changer votre comportement. Elle va changer l'église locale. Elle va changer la Conférence annuelle. Elle va changer l'Église méthodiste unie ... et oui, elle va transformer le monde.


L’amour du Christ thérapeutique ?

«Est-ce que cet amour peut guérir notre Eglise Méthodiste Unie?» 

Mgr Robert T. Hoshibata en train de prêcher pendant le culte du 26 Avril à la Conférence générale de l’Eglise méthodiste unie à Tampa (Floride). Une photo UMNS de Mike DuBos


Question fondamentale posée par  l’évêque Robert T. Hoshibata dans sa prédication lors du culte du soir le 26 Avril.

Le sermon, basé sur Mc 3.7-12, explorait l'amour thérapeutique du Christ. Alors que Jésus était connu pour sa guérison physique, Hoshibata examinait la capacité de l'amour du Christ à guérir l'âme d'une personne et par ricochet son impact profond sur les individus et l'Église dans son ensemble.

Pour Hoshibata, l’amour du Christ à la base de la guérison de l’âme peut aussi affecter la dénomination. Au milieu des difficultés et des conflits dans l'Église, dit-il, l'accès à l'amour salvifique du Christ est un privilège accessible à tous. Toutefois, a-t-il dit plus tard, «Nous avons besoin de décider de faire partie de l'amour de Dieu qui guérit».

 «Nous pouvons dire que nous sommes des gens animés d’une foi profonde, mais si nous ne vivons pas une foi capable de tendre la main à tout le monde dans l'amour du Christ, alors nous ne sommes, selon les paroles de 1 Corinthiens 13, rien d’autre qu’un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit».

Hoshibata lançait un défi à ses auditeurs: «Imaginez une Église ouverte à tous les enfants de Dieu, ouvrant de propos délibéré son cœur, son esprit et ses portes à tout le monde - tout le monde! Où les disciples de Jésus-Christ proclament et pratiquent l'acceptation de tous - de tous les autres - sans tenir compte de qui ils sont, à quoi ils ressemblent ou de ceux qu'ils aiment. C'est une église ...  c'est une église guérie de la méfiance et la peur».

Offrant la vision d'une Église capable de rejoindre les communautés, les affamés, les sans-abri et les personnes marginalisées, a-t-il conclu, Hoshibata voit une Église «qui sait que l'amour guérit».


«Avez-vous la foi ?» avec l’évêque David Yemba

L’évêque David Yemba a lancé un appel exceptionnel à la formation de leaders imprégnés des valeurs chrétiennes, capables de diriger l’Eglise et le monde, l’un des domaines de focalisation de l’Eglise Méthodiste Unie.

«N'avez-vous pas encore la foi?» c’est la question même de Jésus que l’évêque David Yemba de la Conférence Centrale du Congo repose aux délégués de la Conférence générale (Mc 4.35-41).

Jésus a posé cette question à ses disciples, quand les vents de la mer de Galilée les a menacés.

«Pour les disciples, le maître était indifférent», a déclaré Yemba. «Maître, nous coulons!» Aujourd'hui, nous dirions: «Maître, nous perdons des membres, nous sommes en train de disparaître de la carte!»

Yemba a rappelé aux délégués et aux visiteurs, lors du culte du 30 avril au soir que si les vents, les vagues et l'obscurité portent atteinte à notre sentiment de sécurité, Dieu nous appelle à être fidèles et à rester confiants, car Jésus nous guide. Il va calmer la mer. Ce passage est une invitation adressée à tous les disciples du Christ, passés et présents, à embarquer et à passer de «l'autre côté de la mer» où ils ne connaissent personne et sont en dehors de leur zone de confort.

Yemba a demandé: «Qu'est-ce que ta mer? Ton église ou ta Conférence annuelle? As-tu atteint l' «autre côté de la mer» pour atteindre de nouvelles personnes? Si nous avons la foi, nous passerons à l'étape suivante et chercherons à atteindre ceux qui sont de l'autre côté. Jésus sera là pour être notre guide».


L’Église s’interroge lors de la Conférence générale sur sa vie interne ; David Yemba l’encourage à penser sa restructuration sous l’angle de la mission: «toutes nos discussions, nos débats et délibérations doivent être orientés vers la mission», a déclaré l'évêque. «Sans la mission, le monde que Dieu a tant aimé ne vivra pas de transformation».

«Si Dieu a tant aimé le monde, les disciples de Jésus-Christ doivent aimer le monde plus que leurs structures».

«Avons-nous la foi encore?" Yemba demandé.

Il a encouragé les délégués à examiner structures, budgets et même les questions d'éthique «à la lumière de notre foi en Jésus-Christ».


traduction eemni

umns 

Conférence Générale 24 avril - 4 mai 2012 à TAMPA (Etats-Unis)