Conférence générale 2012 - Messages

Conférence Générale 24 avril - 4 mai 2012 à TAMPA (Etats-Unis)

Culte d’ouverture - Révolution résurrection - Besoin d’amour - L’amour du Christ thérapeutique ? - «Avez-vous la foi ?» avec l’évêque David Yemba

Culte d’ouverture

Célébration du culte d'ouverture de la Conférence générale de l’Eglise méthodiste unie 2012 à Tampa, en Floride, sont (de gauche à droite): Les évêques Larry Goodpaster, Peggy Johnson, Rosemarie Wenner et João Machado Somane et le révérend Avril Casperson. Une photo UMNS par Mike DuBose.

L’évêque Larry M. Goodpaster, président du Conseil des évêques, a invité les 4700 délégués lors du culte d’ouverture à entendre l'appel de Jésus : «Comme les quatre premiers disciples au bord de la mer de Galilée, nous nous réunissons aujourd'hui du côté de Tampa Bay pour nettoyer et réparer les filets», a-t-il dit. «C'est notre affaire, car une fois tous les quatre ans, nous avons besoin de nous réunir pour modifier et corriger les filets que nous désignons sous le nom de «méthodisme uni».

Le culte a pris fin avec la célébration de la sainte cène entre délégués avant le démarrage de leur travail.

«J’ai l’assurance que Jésus apparaîtra ici à Tampa alors que nous sommes occupés avec nos filets», a déclaré Goodpaster. En citant l'Écriture, Marc 1.14-20, Goodpaster dit que tout comme les disciples au bord de la mer de Galilée, «nous allons être invités à tout laisser derrière nous et à suivre Jésus».


Révolution résurrection

L’évêque Peter Weaver (à gauche) accueille les jeunes hommes de la République démocratique du Congo à la Conférence générale de l’Eglise Méthodiste Unie à Tampa, en Floride (de gauche): Byishimo Rugabirwa, Musafiri Musore, Makopa, Rugabirwa et Antoine Gisore. Une photo UMNS par Mike DuBose

Cinq réfugiés africains qui avaient survécu en tant qu’adolescents à un massacre se sont engagés dans une vie nouvelle en Christ; en signe de leur engagement, ils avaient été baptisés dans une rivière froide du New Hampshire. L’évêque méthodiste uni Peter Weaver appelle leur expérience de «révolution résurrection». Il invitait les délégués à se consacrer pareillement tout à nouveau au Christ : «avant d’avoir à lever nos mains pour voter des résolutions, nous prenons dans notre coeur la résolution de nous consacrer au Christ vivant», a-t-il dit.

Le temps pascal - les 50 jours qui séparent la célébration de la résurrection du Christ de la Pentecôte - est un moment idéal pour se retrouver proches des marées de Tampa Bay, a-t-il noté. «Le temps pascal est un temps fort, le moment même où de l'océan de l'amour de Dieu surgit la marée montante de la vie de résurrection», a-t-il expliqué.

«Si Dieu peut ramener à la vie le Christ crucifié, Il peut ramener à la vie une église calcifiée», a dit Weaver. «La résurrection définit qui nous sommes, notre identité».

La connexion entre les Méthodistes unis résulte directement de notre unité dans le Christ et certainement pas de nos désaccords sur toutes les questions figurant à l'ordre du jour de la Conférence. «Certains d'entre nous ici sont dans la peine, certains d'entre nous sont confiants, certains éprouvent un mélange des deux, mais nous sommes tous un», a-t-il dit, ajoutant que «pour l'amour du Christ ressuscité qui nous a aimés, aimons nous les uns les autres».

La vie de disciple effective est en baisse et cette situation inquiète l’évêque Weaver bien davantage que la baisse des effectifs dans certains segments de l'Église. «Lorsque la croissance va de pair avec la transformation des personnes, c’est plus qu’une affaire de quantité, c’est une histoire de qualité: la vie de disciple se rapproche d’une résurrection».

Cela signifie également vouloir «tout faire comme dans la présence immédiate de Dieu», comme Wesley l’avait indiqué dans son premier discours épiscopal il y a 200 ans, affirmait en conclusion Weaver.


Besoin d’amour

Dans le culte du soir le 25 avril, la pasteure McFee Marcia pose une question essentielle : «Quelles sont les choses que vous avez besoin de laisser tomber pour entendre Jésus-Christ plus clairement?» L’évêque James R. King de la Géorgie du Sud enchaînera par un message incisif sur le primat de l’amour.

L’évêque James King (à gauche) et les Revs. Motoe Yamada (au centre) et Kim Reisman chantent lors du culte du soir le 25 Avril  à la Conférence générale 2012 de l’Eglise Méthodiste Unie à Tampa, en Floride. King est le leader épiscopal de la Conférence annuelle (régionale) de la Géorgie du Sud. Reisman est déléguée de la Conférence Indiana, tandis que Yamada est déléguée de la Conférence de Californie et du Nevada. Une photo UMNS par Mike DuBose


Venez, venez tous

«Les portes du Royaume de Dieu sont grandes ouvertes», a-t-il commencé. «Une fois que nous sommes de la partie, c'est notre travail d'inviter les autres à y entrer».

Trop d’églises méthodistes unies sont presque vides, a-t-il dit. Le manque de vitalité et de croissance ont plusieurs causes, mais il existe une réponse simple.

«Il n'y a pas de pénurie de personnes dans le monde, mais il y a une pénurie d'amour. Le potentiel est énorme et les possibilités sont illimitées, car la moisson de Dieu est abondante».

King a défié les croyants de toutes les nationalités, de toutes les races et de toutes les langues à répondre à l'appel de Jésus à «faire des disciples de toutes les nations». Il a lancé cette invitation en plusieurs langues (anglais, français, allemand, coréen, portugais, russe, espagnol et swahili).

"Venez, venez tous!"

Racontant l'appel de Lévi au ministère comme Marc 2 le rapporte, King a dit que Jésus vit Lévi - un percepteur d'impôt - . «Suis-moi» et lui dit, «Écoutez ce message», a-t-il dit.

Comme Méthodistes unis, il a demandé, combien de fois les chrétiens ont-ils entendu cette invitation: «Le Christ nous invite tous, nous tous à sa table? Tous les Lévis du monde sont concernés par cette invitation».

Le paralytique que des amis ont descendu dans la maison à partir du toit, Lévi le percepteur, le jeune berger David - tous étaient des étrangers attirés par l'amour du Christ», continuait King.

«Jésus s’est adressé à l'aveugle, à la prostituée, aux pauvres, au voleur sur la croix», a-t-il dit. Jésus s’est adressé à tous ceux qui étaient encore en dehors du coup. Pourquoi ? Pour les gagner à tout prix. Par tous les moyens.

Appliquer la règle d'or

Aimer les autres change le monde. Centré sur le commandement de Jésus d'aimer les autres, King a exhorté les fidèles méthodistes unis à se concentrer sur leur mission d'amour.

«Si nous oublions la mission, il est facile d'oublier les gens», a-t-il dit sous les applaudissements. «Comme les pharisiens, nous pouvons remplacer les gens par des règles et des lois. Si nous le faisons, notre discipline deviendra de fer, tandis que le nombre de nos membres déclinera».

La clé du succès sera d'appliquer la règle d'or à chaque personne.

«C'est simple mais ça marche», déclarait l'évêque King. «Fais aux autres ce que tu voudrais qu'ils te fassent. Si vous appliquez cette règle, elle va changer votre comportement. Elle va changer l'église locale. Elle va changer la Conférence annuelle. Elle va changer l'Église méthodiste unie ... et oui, elle va transformer le monde.


L’amour du Christ thérapeutique ?

«Est-ce que cet amour peut guérir notre Eglise Méthodiste Unie?» 

Mgr Robert T. Hoshibata en train de prêcher pendant le culte du 26 Avril à la Conférence générale de l’Eglise méthodiste unie à Tampa (Floride). Une photo UMNS de Mike DuBos


Question fondamentale posée par  l’évêque Robert T. Hoshibata dans sa prédication lors du culte du soir le 26 Avril.

Le sermon, basé sur Mc 3.7-12, explorait l'amour thérapeutique du Christ. Alors que Jésus était connu pour sa guérison physique, Hoshibata examinait la capacité de l'amour du Christ à guérir l'âme d'une personne et par ricochet son impact profond sur les individus et l'Église dans son ensemble.

Pour Hoshibata, l’amour du Christ à la base de la guérison de l’âme peut aussi affecter la dénomination. Au milieu des difficultés et des conflits dans l'Église, dit-il, l'accès à l'amour salvifique du Christ est un privilège accessible à tous. Toutefois, a-t-il dit plus tard, «Nous avons besoin de décider de faire partie de l'amour de Dieu qui guérit».

 «Nous pouvons dire que nous sommes des gens animés d’une foi profonde, mais si nous ne vivons pas une foi capable de tendre la main à tout le monde dans l'amour du Christ, alors nous ne sommes, selon les paroles de 1 Corinthiens 13, rien d’autre qu’un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit».

Hoshibata lançait un défi à ses auditeurs: «Imaginez une Église ouverte à tous les enfants de Dieu, ouvrant de propos délibéré son cœur, son esprit et ses portes à tout le monde - tout le monde! Où les disciples de Jésus-Christ proclament et pratiquent l'acceptation de tous - de tous les autres - sans tenir compte de qui ils sont, à quoi ils ressemblent ou de ceux qu'ils aiment. C'est une église ...  c'est une église guérie de la méfiance et la peur».

Offrant la vision d'une Église capable de rejoindre les communautés, les affamés, les sans-abri et les personnes marginalisées, a-t-il conclu, Hoshibata voit une Église «qui sait que l'amour guérit».


«Avez-vous la foi ?» avec l’évêque David Yemba

L’évêque David Yemba a lancé un appel exceptionnel à la formation de leaders imprégnés des valeurs chrétiennes, capables de diriger l’Eglise et le monde, l’un des domaines de focalisation de l’Eglise Méthodiste Unie.

«N'avez-vous pas encore la foi?» c’est la question même de Jésus que l’évêque David Yemba de la Conférence Centrale du Congo repose aux délégués de la Conférence générale (Mc 4.35-41).

Jésus a posé cette question à ses disciples, quand les vents de la mer de Galilée les a menacés.

«Pour les disciples, le maître était indifférent», a déclaré Yemba. «Maître, nous coulons!» Aujourd'hui, nous dirions: «Maître, nous perdons des membres, nous sommes en train de disparaître de la carte!»

Yemba a rappelé aux délégués et aux visiteurs, lors du culte du 30 avril au soir que si les vents, les vagues et l'obscurité portent atteinte à notre sentiment de sécurité, Dieu nous appelle à être fidèles et à rester confiants, car Jésus nous guide. Il va calmer la mer. Ce passage est une invitation adressée à tous les disciples du Christ, passés et présents, à embarquer et à passer de «l'autre côté de la mer» où ils ne connaissent personne et sont en dehors de leur zone de confort.

Yemba a demandé: «Qu'est-ce que ta mer? Ton église ou ta Conférence annuelle? As-tu atteint l' «autre côté de la mer» pour atteindre de nouvelles personnes? Si nous avons la foi, nous passerons à l'étape suivante et chercherons à atteindre ceux qui sont de l'autre côté. Jésus sera là pour être notre guide».


L’Église s’interroge lors de la Conférence générale sur sa vie interne ; David Yemba l’encourage à penser sa restructuration sous l’angle de la mission: «toutes nos discussions, nos débats et délibérations doivent être orientés vers la mission», a déclaré l'évêque. «Sans la mission, le monde que Dieu a tant aimé ne vivra pas de transformation».

«Si Dieu a tant aimé le monde, les disciples de Jésus-Christ doivent aimer le monde plus que leurs structures».

«Avons-nous la foi encore?" Yemba demandé.

Il a encouragé les délégués à examiner structures, budgets et même les questions d'éthique «à la lumière de notre foi en Jésus-Christ».


traduction eemni

umns