Séance d'ouverture 

Conférence Annuelle

14-17 juin 2012

         à Münsingen et Frutigen  (Suisse)


SÉANCE D’OUVERTURE

La Conférence annuelle Suisse/France/Afrique du Nord, l'Eglise méthodiste unie (EEM) s’est tenue du 14 au 16 juin 2012 à Münsingen et le 17 juin 2012 lieu à Frutigen. C'est là que quelque 300 délégués en provenance d'Algérie, de Tunisie, de France et de Suisse se sont retrouvés pour discuter de la marche de l‘Église, planifier et célébrer Dieu. La Conférence a retenu pour thème «agir avec courage».

Jonas Jenzer (flûte de pan) et Christof Fankhauser (clavier) ont ouvert la Conférence Annuelle par un intermède musical.

André Ottersberg et Margrit Bieri d’Interlaken reçoivent des mains de l’évêque Patrick Streiff un coeur pour leur intervention lors du culte d’ouverture.


Séance d’ouverture

La Conférence annuelle de l'EEM s’est ouverte le jeudi 14 juin sur un culte avec Sainte-Cène. Dans leur prédication, les pasteurs André Ottersberg et Margrit Bieri d'Interlaken ont repris le thème de la Conférence et invité l’assemblée d’entrée de jeu à une vie menée «avec courage». Dans la Cène qui célébrée sobrement était palpable le battement du cœur de Dieu.

Salutations

Au nom de tous ses collaborateurs, Markus Bach a adressé la bienvenue à tous les participants à la conférence: «"Nous avons lavé à la Suisse pendant une semaine et abaissé la température de sorte qu’il ne fasse pas trop chaud. Un magnifique arc-en-ciel s’est dessiné dans le ciel de Thoun, signe de la bienveillance de Dieu sur la CA. Le soleil et la chaleur sont de retour, temps idéal pour la Conférence. Depuis il y a eu un magnifique arc en ciel dans le ciel de Thoun, signe de la bienveillance de Dieu sur la CA». A l’évêque, il donne une tasse remplie de cœurs, qu’il sera libre d’offrir à d’autres qu’il entend soutenir et dont il veut saluer le courage en clin d’oeil à la devise de la Conférence « Agir avec courage ». Brin d’humour, les participants ont trouvé sur la table de la confiserie en forme d’ours, rappel que la CA se déroule en pays bernois où l’ours est l’emblème cantonal : «Il n’est pas méchant, il mou et aimant. Et comme le «gummy Baer», nous voulons agir avec coeur et courage», ajoute Markus Bach.


 Salutations de l’évêque

Dans son message d'ouverture, l'évêque Patrick Streiff a souligné  que l’EEM se trouvait à la fin de la deuxième année de son programme stratégique 2010-2018 axé sur le mandat imparti à l’Église : «Conduire le plus de gens possibles à une vie de disciple de Jésus-Christ pour que le monde soit transformé». L’Église se donne 8 ans pour réactualiser localement ce mandat missionnaire.

Toutefois, les statistiques de l’année montrent une baisse des effectifs au sein de l'EEM, fait remarquer l'évêque, signe que la transposition de la stratégie est encore loin d’être réussie :  «Nous sommes loin d’être arrivés au but». Naturellement, la situation varie d’un lieu à l’autre. Dans 43 communautés, aucun progrès n’a été constaté. Dans certaines autres, le déclin est manifeste. Le déclin se poursuit dans 13 communautés, mais en de plus faibles proportions. Dans 16 communautés, le nombre de membres est à l’opposé en augmentation. Il lui paraît par conséquent nécessaire de rester impliqué et appliqué en sachant en particulier apprendre les uns des autres: « Sommes-nous capables d’apprendre les uns des autres ? de tirer des leçons des progrès accomplis selon les lieux ? Qu’apprenons-nous les uns des autres ?»

Si l’on considère la une des journaux à l’occasion de la Conférence générale de Tampa, l’Église se révélerait incapable de changer ses structures. De toutes les manières, le changement de structures même nécessaire ne va pas déclencher le réveil. Le déclin de l’Église est-il alors inéluctable ? Pas si sûr, vu que, tout en bloquant tout changement majeur, l’EEM aux Etats-Unis a plus implanté de communautés locales que jamais (plus de 650 communautés) depuis quatre ans. 

La tendance ici et là est d’engager plus de personnel pour l’implantation de nouvelles communautés et de le restreindre ailleurs. Si renouveau il doit y avoir, il partira de la base de l’Église. Même s’il y a diminution de moyens, la mission qui consiste à conduire localement encore plus de gens à une vie de disciples doit prospérer.

Spontanément, la Conférence a décidé, à la demande d'un pasteur, d’un temps d’échanges informel autour des tables, 15 mn, pour se dire l’un à l’autre ce que chacun a vécu par la grâce de Dieu au cours de l’année écoulée. Suite à ces échanges, la Conférence a été déclarée définitivement ouverte.