Vendredi - Conférence annuelle 2011

Vendredi - Méditation Luc 19,1-10


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

MÉDITATION

Luc 19,1-10

Stefan Zürcher

Chant de la Conférence   Cieux et terre se touchent

Quand des humains renoncent


Quand des humains renoncent à leur suffisance, pour prendre un chemin tout neuf


Ref Cieux et terre se touchent et bougent et la paix fleurit parmi nous.


Quand des humains se donnent, offrant leur personne, pour prendre un chemin tout neuf


Quand des cœurs humains s’aiment sans peur et sans haine, pour prendre un chemin tout neuf.



L’Evangile se niche dans cette assertion : Cieux et terre se touchent.


Il y a là la nostalgie de Dieu à retrouver sa créature, son amour infini qui ne renonce jamais à aimer sa créature. En Jésus-Christ, l’avenir de Dieu s’ouvre comme un cadeau.

En Jésus, ciel et terre se touchent.

Il y va du Royaume de Dieu comme d’un trésor (Mt 13,44). La découverte du trésor suscite l’engouement : le découvreur se défait de tout pour acquérir le trésor. Celui qui découvre ce trésor fait de Dieu le centre de sa vie (sentiment, pensée, agir).Il déclenche le don de soi. Il perd son cœur, son âme pour quelque chose qui est plus grand que soi, pour Dieu. Le paradoxe, c’est que quand on se perd on se retrouve en fait.

Notre cœur est touché de plein fouet. « Expose-toi au trésor des cieux et ta vie en sera transformée».

Notre cœur ne peut pas se donner à plusieurs à la fois, il est fait pour appartenir à quelqu’un seulement. Il s’agit de miser sur une seule carte, les cieux, Jésus-Christ.

Le dévouement aux cieux signifie dévouement à la terre.

Ce n’est pas une affaire de cœur seulement, cela concerne aussi les mains et les pieds ; en se vouant à Dieu, on se dévoue aux humains concrètement.

Cieux et terre se touchent quand les cœurs renoncent à leur suffisance et quand les hommes montrent le Christ par leurs pieds et leurs mains, quand hommes et femmes se laissent entraîner dans les chemins de traverse pour y faire découvrir son amour.

En empruntant de nouvelles voies, allons à la rencontre des autres au nom du Christ.




"Cieux et terre se touchent" 

Méditation, vendredi 17 juin 2011 Conférence annuelle Suisse/France/Afrique du Nord à Winterthur/Zürich 

Par le pasteur. Stefan Zürcher 

Lecture : Luc 19,1-10 

En Jésus les cieux et la terre se touchent


«Cieux et Terre se touchent …», telle est notre devise. N'est-il pas vrai qu’on retrouve tout l’Evangile dans cette courte phrase ? Dans les paroles de Jésus: «Le royaume des cieux est proche» (Matthieu 4:17) Et encore: «Le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous» (Matthieu 12:28). Dieu a laissé le ciel et est descendu sur terre. En Jésus, le Ciel et la Terre se touchent!


Qu'est-ce qu'il ya derrière? Il y a le désir de Dieu pour son monde, pour nous ses créatures, pour les humains, pour vous et moi. Il y a là son amour qui n'abandonne jamais ses créatures et qui a comblé le fossé profond qui le séparait de nous et lui de nous et se montre très proche de nous à chaque instant. C’est la raison d’être de Jésus. Et du message: «Le ciel est venu à vous, le bon avenir de Dieu vous est ouvert».


En Jésus, Dieu vient à nous et nous étire le ciel en nous adressant l’invitation suivante : «Prenez! C'est pour vous, c’est gratuit, c’est un cadeau!» Jadis, Jésus commença visiblement à donner le ciel - il a guéri les malades et libéré les prisonniers du mal et du malin. «Si j’expulse des démons, c’est la preuve que le royaume de Dieu, le ciel est venu jusqu’à vous», a-t-il dit.

 


Le ciel change la terre

En Jésus, le ciel a touché la terre. Mais qu'est-ce qui se passe réellement lorsque le ciel touche la terre? Beaucoup de paraboles que Jésus a racontées en parlent. La suivante:

«Le royaume des cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et a été découvert par un homme. L’homme se réjouit tellement qu'il enterra le trésor, vendit ce qu'il possédait, et acquit le champ». (Matthieu 13:44)


Au coeur de cette parabole se trouve le trésor. Une incroyable puissance s’en dégage, il produit un effet incroyable sur son découvreur. Et celui-ci réagit rapidement : «je dois avoir ce trésor, quel que soit le coût». Et il se met en mouvement toutes affaires cessantes ; il va et vend tout ce qu'il a et achète ce champ avec le trésor. A partir de maintenant, tout tourne autour de ce trésor. Il est devenu le centre de sa vie.


Comme je l'ai déjà dit, ce trésor évoque le royaume des cieux, le bon avenir que nous prépare Dieu, un avenir dans lequel la vie sur terre atteint un bon objectif. Une grande force, dit Jésus, émane du royaume des cieux. Celui qui vient en contact avec lui, se transforme! Là où le ciel touche la terre, là la vie qui accepte cet attouchement, se renouvelle, gagne en valeur et devient à son tout un lieu où le ciel et la terre se touchent. Sous cet angle, Zachée est un exemple impressionnant.


Faire du ciel le centre de sa vie

Un point important - l’inventeur du trésor place ce trésor au cœur de sa vie. A partir de maintenant, c’est le ciel, le bon avenir que lui prépare Dieu,  qui lui donne son orientation de vie. Le ciel est son moteur tout entier. A partir de maintenant, il forme ses pensées, ses désirs, ses sentiments et ses actions.


Dans cette parabole, il s'agit de dévouement. Une belle image décrit ce qu'on entend par dévouement : «perdre son âme», perdre son âme sans retenue dans quelque chose qui nous fascine, nous emporte, dans quelque chose qui est plus grand que nous-mêmes, dans quelque chose qui est en dehors de nous, voilà ce qu’il faut entendre par dévouement .

C'est un paradoxe, que nous nous trouvions au moment même où nous nous perdons, et que nous trouvons un sens à la vie, précisément quand nous sommes tentés par quelque chose jusqu’à nous y perdre. Ou avez-vous jamais vu un jeune couple d'amoureux assis sur un banc de parc serrés l’un contre l’autre en train de se plaindre : «Tout est vide de sens»? L’amour - probablement la forme la plus grandiose et la plus audacieuse du dévouement - remplit nos vies de sens.


Il va de soi que l’important est de savoir pour qui, pour quoi je perds mon âme. Dans la parabole de Jésus, c’est le trésor. Le trésor est la force motrice de l’inventeur. Avec cette parabole, Jésus lance un défi à ses auditeurs : «Aie prise sur le paradis! Prends ce trésor. Donne-toi à lui. A partir de maintenant, c’est le bon avenir que te prépare Dieu qui doit façonner tes pensées, tes désirs, tes sentiments et tes actions. Fais comme cet homme dans la parabole! Fais du ciel le centre de ta vie».


Maintenant nous avons besoin de savoir: Notre cœur est indivisible, il ne peut pas se perdre simultanément en plusieurs choses. C’est soit l’un ou l'autre. C’est pourquoi le ciel désire posséder en entier nos cœurs. C’est soit l’un ou l'autre. Une grande promesse lui est liée: Celui qui ose consacrer son cœur entièrement au ciel, fera aussi l’expérience dans sa vie des cieux et de la terre qui se touchent. Ou pour reprendre les paroles de la chanson: Quand des humains se donnent, offrant leur personne, pour prendre un chemin tout neuf, il fait l’expérience des cieux et de la terre qui se touchent. Aussi la parabole nous invite-t-elle à tout miser, absolument tout sur une seule carte, le ciel, le bon avenir que nous prépare Dieu.


Dévouement pour le ciel est dévouement pour la terre

En Jésus, Dieu étend le ciel vers nous, et celui qui se dévoue au ciel, va en faire l’expérience : dans ma vie, le Ciel et la Terre se touchent.

Maintenant, il existe une tendance dangereuse: Toute personne qui a reniflé l'air du ciel, préférera toujours humer cet air-là.

Nous avons en nous l’entrain de nous éloigner de la terre avec son lot de détresses. Mais Dieu a pris le train de l’abaissement pour rejoindre ceux qui sont assis dans la poussière, parce que Dieu est un Dieu qui est descendu du ciel ». Donc, si vous voulez rester avec Dieu, vous devez pointer votre regard vers le sol, sinon vous risquez de le perdre de vue.

 

Et puisque Dieu n'est pas seulement là où ici-bas souffle une brise fraîche céleste sur terre et facilite la respiration. Il est particulièrement là où la respiration est difficile, parce que ça pue. Et là précisément, dans l’atmosphère étouffante de ce monde, il emporte ceux qui ont respiré l'air du ciel, afin qu'il commence à y souffler un vent frais.


Le dévouement au ciel n'est pas seulement une affaire de cœur. Le dévouement est une affaire de mains et de pieds. Le dévouement n'est pas juste une question de louange le dimanche matin, mais une affaire de tous les jours. Le dévouement au ciel doit devenir dévouement actif à la terre.


Conduire des hommes au dévouement au ciel et à la terre

 Comment fonctionne le dévouement au ciel et la terre? «Entre dans le royaume des cieux, celui qui fait la volonté de mon Père», Jésus a dit (Matthieu 7:21). Et ça correspond à la volonté d’amener d'autres personnes à suivre Jésus-Christ et à les amener à se dévouer au ciel et à la terre, cela revient à accompagner les personnes de façon à ce qu’elles soient fascinées et touchées par le ciel, eau point de placer le bel avenir que leur prépare Dieu au cœur de leur vie.


A quoi cela peut ressembler, nous y avons pensé dans nos communautés, au cours de l'année écoulée, et demain nous allons reprendre cette question.Nous avons d’ores et déjà fait le constat suivant : Nous devons emprunter de nouvelles voies. Et le chant de la conférence nous y encourage:

Quand des humains renoncent


Quand des humains renoncent à leur suffisance, pour prendre un chemin tout neuf


Ref Cieux et terre se touchent et bougent et la paix fleurit parmi nous.


Quand des humains se donnent, offrant leur personne, pour prendre un chemin tout neuf


Quand des cœurs humains s’aiment sans peur et sans haine, pour prendre un chemin tout neuf. 


A propos de nouvelles voies - cela exige beaucoup de créativité, de flexibilité et le courage de prendre des risques. Une petite histoire en guise d’illustration et de conclusion :

Dans une communauté de base brésilienne composée de pêcheurs, quelqu'un a posé la question:

«Pourquoi Jésus voulait -il confier la direction de l’Eglise à Pierre en tant que pêcheur?» La réponse:


«Celui qui se déplace dans le pays,  se construit une route  et la goudronne. Puis il emprunte systématiquement cette route. Mais un pêcheur, lui, part à la recherche des poissons là où ils sont. Par conséquent, il cherche un nouveau chemin chaque jour. Il est important pour lui de bien localiser les poissons. Il se pourrait bien que le chemin d'hier ne lui permette plus d’aborder les poisson du jour».

(www.citypastoral-ra.de; 8.6.2011) 


Le Ciel et la Terre se touchent - et un morceau du monde se renouvelle -  là où nos chemins nous mènent aux gens d'aujourd'hui. Amen.


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Vendredi - rapport du conseil stratégique


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Conseil stratégique 

La plupart des communautés locales ont pris à cœur la réflexion du Conseil stratégique et l’ont même reprise à leur compte, déclarait Jörg Niederer devant la Conférence annuelle vendredi matin. Il est réjouissant de voir le nombre de communautés locales reprenant la thématique du Conseil stratégique, certaines d'entre elles sont sur la bonne voie. Mais ce n’est qu’un début, assure-t-il.


Le vrai travail nous attend. Dans le retour des églises, il est apparu que le projet du Conseil stratégique a déclenché dans certaines communautés locales des craintes: la crainte d’efforts démesurés, la peur de devoir subir des pressions extérieures. Plusieurs circuits ont exprimé leur crainte d’être débordés par cet appel à sortir de ses habitudes et de son cocon communautaire. Il est vrai sur le plan théologique que dans une communauté locale, on doit pouvoir reprendre du souffle et à reprendre pied, pouvoir se ressourcer dans l’église locale. Mais si l’église est ce lieu où l’on peut être porté par les autres, , elle est en même temps le lieu d’où l’on part à la rencontre des autres.

Dans d’autres communautés, on discute de pourcentage d’engagement des pasteurs.

Joerg Niederer fait remarquer que la direction de l’Eglise n’a reçu que peu de souhaits concernant l’aide que pourraient apporter les organes de l’Eglise. Peut-être bien que les gens n’ont pas conscience de leurs besoins, peut-être bien aussi que le Conseil stratégique devrait davantage intervenir sur le plan local.

De fait, on est aujourd’hui entré dans un processus de dialogue pour permettre aux églises de prendre un virage et prendre un nouveau visage.

Il est temps dans chaque église locale de se pencher sur les tâches à accomplir.


Sur la base de ce rapport, la parole est donnée à l’assemblée, aux représentants de deux circuits cités en exemple pour avoir essayé d’appliquer les principes du Conseil stratégique dans leurs communautés respective.


Pasteur Markus Kleiner de Schwarzenburg ...

et pasteure  Andrea Brunner de Zürich-Est


Peter

«Tout a commencé en 2007. Une idée perce un jour quand il faisait du jogging : «c’était comme si Jésus nous disait : j’aimerais m’offrir 100 personnes». «Pourquoi avancerais-je ce chiffre à mes gens ? Alors, Seigneur, confirme-moi ce chiffre». 5 jours plus tard, nous avons reçu 130 FS ; à partir de là, il fallait que je fasse quelque chose avec ce chiffre. Depuis, nous sommes convaincus en tant que communauté de Scharzenburg d’avoir reçu cette direction de la part de Dieu. 2 ans ½ après, nous avons dit à nos membres de réfléchir à cet appel de Dieu. Tout le monde était convaincu du sérieux de cette vision. Depuis nous sommes en chemin. Nous voulions commencer très simplement par la prière : chaque personne prie pour une personne encore éloignée de Jésus, le principe du1X. Nous partageons notre vécu, ce que Dieu fait au niveau de ces personnes tout en continuant à pratiquer Alpha Live.

A ce jour, nos locaux sont déjà trop petits, aussi établissons-nous un groupe de travail pour réfléchir à la suite.

Pour conclure, ce qui m’a frappé, ce qui est vraiment déterminant, ce ne sont pas les offres, ce qui est déterminant, c’est la manière dont nous pensons : la promesse de Dieu, la vision de Dieu joue un rôle essentiel.

Quand nous avons cette conviction de la  part de Dieu, alors cela va marcher. A partir de là, on agit différemment. Il faut tout simplement aimer les gens. Comme Jésus a su aimer les autres jusque dans leur misère. Depuis je me dis qu’il me faut refaire du jogging.»


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Andrea Brunner

«Je viens d’un circuit où les membres des communautés sont confrontés au niveau personnel et communautaire au renoncement et au lâcher prise : nous avons dû prendre congé de personnes, renoncer à la santé et à des activités, et renoncer, c’est accepter de mener le deuil et poursuivre notre engagement de foi tout en gardant l’espoir.


C’est un processus, et dans ce cadre-là, nous nous sommes assigné des tâches, nous nous sommes penchés sur les objectifs fixés par le Conseil de stratégie.


On se demande quelles sont les tâches que le circuit doit accomplir : «renforcer notre relation au Christ et ainsi rendre dynamique le témoignage rendu au Christ». Tous doivent s’y employer quel que soit la responsabilité.

Renforcer la relation au Christ et devenir témoins vivants : une tâche qui se fait dans les petites choses et non pas seulement dans des grands événements.
Une femme vivant dans un foyer de personnes âgées me déclarait : «la mission prioritaire de notre église est peut-être d’être proche de ceux qui sont très loin (paroisse de Bulgarie partenaire), et tout près (voisin de chambre)».

Voilà des questions qui me poursuivent : qu’est-ce qui me fait battre le cœur ? Quelle est ma passion ? La stratégie peut-elle m’amener à réfléchir à ma relation au Christ ? Nous avons de moins en moins de ressources, nous constatons des manques ; suis-je prêt à m’engager ? Est-ce que j’accepte les consignes du conseil stratégique ?

Voici notre espérance, que nous nous laissions encourager dans le silence par le Christ : parlons ouvertement avec Lui de la manière dont nous voulons avancer avec lui !  Réjouissons-nous de la possibilité pour certaines paroisses d’être renforcées par un partenariat avec une autre paroisse.
Ces questions sont de nouveaux défis à relever.


Autres réactions au rapport 


Les réactions et les attentes sont variables d’une paroisse à l’autre. Alors que Zurich-est a pour objectif de renforcer la communion avec le Christ, Schwarzburg a pour but de «faire totalement confiance en Dieu».


Le processus initié par le Conseil de stratégie, qui s’étale sur huit ans, sera suivi, soutenu et encouragé dans les paroisses locales par le Conseil stratégique. Les communautés locales élaboreront une feuille de route pour la suite, déclarait Joerg Niederer.

Il devrait y avoir notamment un soutien ciblé à de la formation et l’examen des structures en place pour vérifier leur adéquation.

L’«Esquisse pour l'objectif de résultat » réalisé par un groupe de travail est une bonne base de discussion. Le document émet le constat critique l’appel du Conseil stratégique ne diffère en rien aux appels et aux initiatives précédentes. À quoi devrait ressembler la stratégie  mise présentement en place des précédentes pour pouvoir apporter des changements durables? Le groupe de travail créé ad hoc pour cette Conférence répond à cette question. 



LE RAPPORT

Les directives relatives au Conseil stratégique définissent ce qui suit: 

Compétences: 

- Le Conseil stratégique agit sur mandat de la Conférence annuelle. Il peut charger les organes de la Conférence annuelle de la mise en œuvre de la stratégie adoptée par la Conférence annuelle. Les organes doivent baser leurs objectifs et leur travail sur la stratégie adoptée par la Conférence annuelle; 

- le Conseil stratégique peut demander aux organes de corriger l'orientation stratégique de leur travail. Les corrections requises doivent être respectées et mises en œuvre par les organes. 

Responsabilités: 

Le Conseil stratégique est chargé de l'élaboration, de la mise en œuvre et du contrôle de l'orientation stratégique de la Conférence annuelle CH/F. 

Composition: 

Des changements dans la composition du Conseil stratégique interviennent régulièrement en raison des départs et arrivées au sein du Cabinet, de l'exécutif du Comité directeur suisse et de la représentation du Comité directeur français. 

1. De la mise en Œuvre de la stratégie 

Durant l'automne qui a suivi l'approbation de la stratégie par la Conférence annuelle 2010, le Conseil stratégique a décrit dans une lettre adressée aux membres de la Conférence annuelle, à l'intention des circuits, et aux présidents compétents, à l'intention de leurs organes, les tâches à accomplir dans la perspective de la mise en œuvre de la stratégie. L'objectif de résultat a) contenait la consigne suivante: «Tous les circuits et organes de la Conférence annuelle auront défini, dans un délai d'un an, des mesures concrètes destinées à les aider à atteindre l'objectif-cadre dans leur propre domaine d'activité.» Dans sa lettre, le Conseil 

stratégique expliquait qu'il s'agissait dans un premier temps d'identifier la manière de mettre en œuvre l'objectif-cadre à court et à moyen terme. Il a ainsi chargé les circuits et les organes d'élaborer au moins une «feuille de route» exposant les étapes et processus concrets prévus pour la mise en œuvre. Au moment de la rédaction du présent rapport, le Conseil stratégique vient de recevoir les premières réactions des circuits et organes. Une synthèse des réactions collationnées sera présentée dans le cadre d'un rapport complémentaire à la Conférence annuelle qui inclura également les besoins de conseils et de formation (objectifs de résultat b) et c) exprimés par les circuits. 

En ce qui concerne l'objectif de résultat f),un groupe de travail a préparé une «esquisse» de plusieurs pages qui a préalablement été présentée et discutée au sein de la Commission pour les questions théologiques et ecclésiastiques. Vous trouverez ce document en annexe au rapport. Lors de la session de la Conférence annuelle, vous aurez la possibilité de prendre brièvement la parole pour indiquer quelles affirmations, parmi toutes celles figurant dans cette esquisse, vous paraissent utiles pour la suite de la mise en œuvre de la stratégie. Nous remercions le groupe de travail pour cette esquisse sincère et stimulante. 

Nous remercions aussi «Théologie en discussion» d'avoir organisé, durant le semestre d'hiver, trois événements consacrés à l'examen de la stratégie. 

Dès que le traitement du contenu de la stratégie et des premières étapes de sa mise en œuvre dans les circuits et les organes conduira ces derniers à se concentrer sur le mandat et l'affinement du profil, il conviendra d'aborder l'objectif de résultat e) (structures de l'Eglise) au niveau de la Conférence annuelle. Nous renvoyons par ailleurs aux rapports du Comité directeur suisse et du Comité Directeur français concernant les développements suivis et les décisions rendues dans leur domaine de compétences respectif. 

2. Motion concernant la marge de manœuvre accordée en matière de pourcentages de postes 

Le Conseil stratégique a débattu de ce sujet, mais, en raison de l'absence pour maladie de certains de ses membres, il n'est pas parvenu à élaborer dans le délai espéré un projet suffisamment mûr pour être présenté à la Conférence annuelle. Le Conseil stratégique a actuellement une bonne vue d'ensemble de la manière dont l'extension et le financement des postes des services centraux ont évolué au fil des dix dernières années et de quels organes disposent de quelles compétences. Dans une prochaine étape, il étudiera plusieurs modèles d'attribution des différentes compétences aux divers organes (Conférence annuelle - Conseil stratégique, organes individuels) pour l'avenir. Il reviendra sur ce sujet à la Conférence annuelle. 

3. Poursuite du travail sur le profil de l'EEM 

En 2007, la Conférence annuelle a décidé, au moment de l'adoption du profil de l'EEM, que deux points tirés du profil seraient choisis pour servir de thèmes prioritaires durant les trois à cinq années suivantes. A l'époque, les deux premiers points déterminés ont été: 

- Animés par la bonté de Dieu, nous transmettons son amour en paroles et en actes. 

- Animés par la passion de Dieu, nous nous engageons pour le bien de toutes et de tous dans la société. 

Le Conseil stratégique a eu un échange de vues sur les expériences réalisées en lien avec le profil de l'EEM. Ce faisant, il a constaté que certains circuits et organes étaient occupés à mettre en œuvre la stratégie. Il serait donc superflu de leur donner de nouveaux thèmes prioritaires. De plus, les points du profil suivis jusque-là correspondent parfaitement au thème de la stratégie. Sans compter que plusieurs circuits se sont attelés à l'ensemble du profil de l'EEM, ce qui peut s'avérer utile et judicieux. Conscient de ce phénomène, le Service Formation et Conseils a publié plusieurs articles dans le magazine «Kirche und Welt» au sujet de l'ensemble du profil de l'EEM. Le Conseil stratégique a donc décidé d'en rester aux deux thèmes prioritaires définis initialement. 

4. Thèmes et sujets prioritaires des prochaines 

conférences annuelles 

Le thème et le sujet prioritaire de la Conférence annuelle seront désormais déterminés par le Conseil stratégique, ce qui modifie les domaines de compétences et la collaboration entre le Conseil stratégique, le comité d'organisation local et le bureau de la Conférence annuelle. L'état d'avancement des travaux de planification pour les prochaines conférences annuelles se présente actuellement comme suit: 

2012: 

Lieu: les séances auront à nouveau lieu à Münsingen; au moment de la rédaction du présent rapport, le circuit chargé d'accueillir la conférence le dimanche n'a pas encore été défini. 

Thème prioritaire: au vu de la célébration des 10 ans de Connexio, le thème prioritaire portera sur la manière dont les méthodistes accomplissent ensemble, par le biais du réseau, de bonnes choses dans la mission et la diaconie. Connexio invitera des membres de nos Eglises partenaires afin de permettre des rencontres et des échanges et de faire découvrir les changements que le service de notre Eglise apporte aux quatre coins du monde. 

2013: 

Lieu: organisation locale des séances et du dimanche (cathédrale de Berne) par l'EEM de Berne. 

Thème prioritaire: encore ouvert. 

Le Conseil stratégique a approuvé une réorganisation des quatre délégations auprès des autres conférences annuelles. Désormais, il y aura un échange par année entre une personne de notre CA et une personne de l'une des trois conférences annuelles d'Allemagne (selon un tournus de trois ans entre les trois conférences allemandes), et un échange par année entre trois personnes de notre CA et trois personnes des six autres conférences annuelles de la Conférence centrale de l'Europe du Centre et du Sud, ce qui donne un tournus de deux ans pour chacune des conférences concernées. Pour ce qui est de la conférence annuelle provisoire d'Autriche, une personne de l'EEM Bregenz pourra assister en qualité d'hôte à la session prévue durant l'année intermédiaire. Cette réorganisation des délégations renforcera le contact au sein de la Conférence centrale, alors même que les restrictions de voyage en vigueur par le passé ont disparu depuis de nombreuses années déjà. L'ensemble des surintendants de la Conférence centrale salue ce changement. 

5. Perspectives 

La tâche prioritaire du Conseil stratégique est dictée par la mise en œuvre et le suivi de la stratégie. 

Outre la motion susmentionnée concernant la marge de manœuvre accordée en termes de pourcentages de postes, l'objectif restant parmi ceux définis l'année passée est le suivant: 

«Le Conseil stratégique veillera également à remodeler les sessions de la Conférence annuelle afin de mettre davantage l'accent sur les thèmes prioritaires, de faire en sorte que le traitement des rapports prenne moins de temps et de prévoir de plus grandes plages pour «conférer» sur des questions de fond.»  Evêque Patrick Streiff, président 


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Vendredi - réactions à l'esquisse du Conseil stratégique


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Théo Schad explique le propos du groupe de travail : donner un aperçu de la vie de l’EEM et expliquer dans le même temps la diminution de ses membres au cours de ces dernières décennies.

Ils se sont posé beaucoup de questions : quelles sont les questions théologiques que nous transmettons aux gens ? Comment faire que les lignes du conseil stratégique aient plus d’efficacité que les précédentes délibérations ?

A la CA de décider ce qu’elle veut entreprendre à partir de leurs conclusions.


«Comment éviter que les bonnes résolutions ne s’évanouissent à l’avenir ? Il faut partir des personnes que nous avons le devoir de servir. Nous disons que nous sommes ouverts aux gens qui sont à l’extérieur, mais en fait nous ne le sommes pas. Il nous faut être ouverts, il faut nous radicaliser», clame Théo Schad.


Pour sortir du marasme, ajoute-t-il, «il importe de créer des champs d’apprentissage, de créer des espaces de liberté où nous pouvons apprendre ensemble à faire du neuf, à trouver du neuf, à penser à autre chose que nous avons toujours fait par le passé.

En tant qu’église, nous n’avons peut-être pas compris que la situation est grave, pas seulement pour l’Eglise, mais aussi pour l’Evangile».

Toutes nos études montrent que le christianisme institutionnalisé ne correspond plus du tout à la réflexion des gens d’aujourd’hui. «Notre volonté de construire des églises est contradictoire avec la réalité du terrain : les gens n’ont rien à cirer si c’est catholique, traditionnel, libéral protestant ou évangélique : nous devons nous intégrer dans le monde réel des gens. Il y a un tas de choses que nous avons fait jusqu’ici ; aujourd’hui il est temps d’apprendre à nous investir dans les personnes».

SI quelqu’un vient avec un projet original, il faudrait pouvoir le soutenir, car l’important est de s’investir dans des gens …. Théo Schaad met en garde contre une certaine bureaucratisme qui tue l’esprit d’initiative, ses propos sont décapants : «Les règlements ne nous permettent pas de nous intéresser aux gens, aux besoins des gens : il faut que l’Evangile puisse les toucher et l’objectif n’est certainement pas que les gens viennent dans nos églises».


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Autres propos recueillis dans la discussion qui a suivi


«Nous bricolons nos règlements, nos structures, comme les pécheurs étaient à réparer les filets. Comme Jésus a appelé les pêcheurs à partir au large à un autre moment que prévu, il nous appelle à sortir à notre tour et à prendre le large ; la réussite est à ce prix. Comme pour Pierre, Jésus va nous demander des choses très différentes que ce que nous avons fait jusqu’ici. Nous ne perdons rien du tout si nous lâchons prise et si nous allons avec le Christ là il veut nous emmener. Laissons nous embarquer dans l’aventure de la foi comme aux premiers jours de la Pentecôte.»



Gardons le profil. Il n’est pas en cause.

«Le profil n’est pas toujours bien accepté, il n’est pas non plus très bien compris, comment faire pour que nos discussions aient des suites auprès de nos membres de base, car on perd quelque chose … J’ai été passionné par le dimanche de la Conférence : j’ai vu qu’après trois jours de discussions intensives des gens étaient venus de tout le territoire de la Conférence, j’ai vu qu’il y avait eu multiplicité d’animations selon les tranches d’âges, puis qu’il y avait eu un culte d’envoi ; tous ceux qui avaient reçu une affectation étaient là avec leur conjoint : on a besoin de ça pour tenir une autre année. C’est ça, l’évangile pour notre église, une pomme dans l’arbre de l’œcuménisme….
Notre profil qui n’est pas seulement du papier mais du vécu n’est pas suffisamment ancré dans nos paroisses.  Les gens se souviennent d’anciennes Conférences où nous vivions une communion extraordinaire : les jeunes viennent-ils encore à nos dimanches de Conférence ? Sont-ils enthousiasmés par l’Evangile ?

Nous avons distribué une invitation importante à nos membres, une dame nous a fait une réflexion : où sont les gens ? Ils sont loin, cela me fait souci».


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Claudia

«Autre chose me préoccupe : la question de surcharge, la question du ressourcement. C’est un thème dont nous parlons beaucoup. Nous aimerions entreprendre un tas de choses ; en tant que membres, nous arrivons à nos limites, la difficulté est générale : nous sommes tellement sollicités dans nos familles et notre vie professionnelle, que nous aimerions reprendre du souffle dans nos églises locales, et si la conseil stratégique devient une charge, nous sommes mal barrés…..
Le Seigneur nous a dit :allez vers les gens et invitez-les à venir à Dieu.

Notre difficulté, c’est de lâcher prise. Cela signifie reprendre son souffle, et ne pas imposer de charge supplémentaire.

Aux gens surchargés, nous aimerions montrer la voie du lâcher prise. Lâcher prise permet de trouver de nouvelles réponses.»


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«J’aimerais ajouter quelque chose : lâcher prise. Qu’est)-ce qui se passe quand il ne se passe rien.  Attendez l’inattendu. Celui qui attend l’inattendu est un pionnier. Espérer et croire est important dans notre vie».


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Qu’est-ce que je peux faire dans ma communauté de base ? J’ai l’impression que tout ça les gens de chez moi n’ont rien à cirer, c’est totalement à côté de la plaque. Comment je puis intéresser les gens à toutes ces orientations ? Ils sont indifférents à ce qui se passe dans les autres paroisses en France»….


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Formation et Conseil

« Quand nous accompagnons les communautés, nous voyons une énorme difficulté à créer des espaces et à reprendre du souffle. Quand il y a de nouveaux plans, les gens trouvent que c’est de trop. Nous aidons les gens à lâcher prise et faire de la place à du neuf.

«Formation et conseil»  reste disponible quoi qu’on dise !

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«J’espère que le document de travail va déclencher des projets, des initiatives et des changements en masse.»


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«Construisez autre chose, concentrez-vous sur autre chose ; à partir de là du neuf naîtra».


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«La mission me fait penser à la parole d’un théologien : «la croix n’a pas de poignée» et ça convient parfaitement à la mission. Des missionnaires sont venus en Asie avec leurs petites boites et leurs poignées ; on s’est demandé ce qui pouvait en sortir.
Sur la croix il n’y a pas de poignée ; un polichinelle ne sort pas de la boite.

Quand on ne sait pas quoi faire, comment faire, c’est peut-être une bonne chose….»


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«Soutenons-nous les uns et les autres qui s’engagent pour les autres. Respectons les communautés qui prennent des initiatives et marchons à leur rythme.»


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«Ayons une vision, quelque chose qui brûle en moi, alors je suis prêt à renoncer à quelque chose. Dernier point, si j’y vais, il aura d’abord la vallée des larmes, cela fait partie du processus, une baisse avant une remontée».


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Hans Eschler

«Au début d’année, on prend de bonnes résolutions. On a pu constater que la passion n’est pas un point important jusqu’ici ; pourtant c’est un facteur spirituel important; Il faut parler d’enthousiasme et de feu brûlant pour le Christ : il faut que nous ayons envie que l’on parle du Christ autour de nous et dans la société et il est important de le vivre d’abord par nous-mêmes. C’est le Christ qui nous transmet cet enthousiasme et nous rend capables de le partager autour de nous».


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Schroemmel

«Cette esquisse conduit à réfléchir à ce qu’elle implique pour moi : ai-je envie comme pasteure d’amener de nouvelles personnes au Christ ? C’est très personnel; je n’ai pas de contact avec des personnes extérieures à  l’église. Cela manque dans nos églises. Quelqu’un racontait que grâce à son poste de travail elle était entrée dans une église. Il faut que cela se produise chez nous.»

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«Les paroisses ont des rythmes différents : on ira plus ou moins vite, le but, c’est d’être ensemble sur ce chemin qui vise à amener des hommes et des femmes à suivre le Christ.

Effectivement, il faut respecter le rythme des églises, par contre il est des églises qui vont dans une tout autre direction. Et c’est de notre devoir de les faire réfléchir et de les inciter à prendre la même direction que nous».

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Joerg Niederer remercie les intervenants de leurs contributions stimulantes.

«Nous avons aussi vu qu’il s’agit de travailler sur les contenus. S’agit-il de survie ? Ce qui nous guide, c’est Dieu ou non ? Les gens sont parfois ailleurs que dans les questionnements que nous posons.»

Qu’est-ce que cela veut dire ? Se préoccuper des attitudes est parfois plus difficile que de travailler sur les structures.

Nous n’avons pas de réponse définitive sur la question de la stratégie.

Nous continuerons à travailler sur le sujet ; nous recevrons les stimulations, les idées, d’où qu’elles viennent. Assurément, il y a beaucoup à faire au sujet des contenus.»


ANNEXE

LE DOCUMENT

Esquisse relative à l'objectif de résultat (F) 

Groupe de travail ad hoc du Conseil stratégique chargé de traiter l'objectif de résultat f) de la stratégie de l'EEM: 

Stefan MolI, Theo Schaad, Walter Wilhelm 

1. Remarque liminaire 

Depuis les années 1930, les EEM et leurs précurseurs connaissent en Suisse un recul du nombre des membres et un retrait de nombreux lieux. Cette phase a été précédée par une période d'expansion initiée en 1860. Dans son histoire, l'EEM a vécu une croissance numérique ou un développement géographique à chaque fois qu'elle s'efforçait de combler un vide social ou spirituel. Cela vaut aussi bien pour la période de la naissance du mouvement méthodiste au 18e siècle que pour l'expansion de l'Eglise en Amérique, lorsque l'Eglise a émigré avec les colons et s'est concentrée sur leurs besoins, et pour l'époque où, au 19e siècle, la piété a connu un grand vide en Allemagne et en Suisse. Et cela vaut aujourd'hui encore, là où elle accueille de nouvelles communautés issues de la migration ou offre un service diaconal destiné à répondre à des problèmes sociaux. 

Mais: bien que de tels vides continuent visiblement à représenter un défi pour nos communautés et notre Eglise, nous n'assistons à aucune croissance numérique ni expansion géographique. De manière générale, l'Eglise perd de son impact, les exceptions locales ne faisant que confirmer la règle. 

La rétrospective présentée sous le point deux de la présente esquisse montre que plusieurs Conférences annuelles ont lancé des initiatives en vue de tourner la page. Les efforts fournis n'ont cependant pas permis de prendre le virage souhaité. La stratégie adoptée lors de la Conférence annuelle 2010 s'inscrit dans la lignée des initiatives et appels déjà décidés et bien souvent tombés dans les oubliettes. Nous n'avons trouvé aucune différence indiquant que la stratégie pourrait avoir des effets à long terme. 

Le mandat confié par le Conseil stratégique au groupe de travail ad hoc précisait: «Une esquisse expose les contextes sociaux et ecclésiastiques ayant contribué à la diminution constante de membres et d'influence sociale constatée au sein de l'EEM depuis 70 ans et les éléments que nous pouvons en tirer dans la perspective de notre gestion actuelle de l'objectif fondamental et de l'objectif-cadre que nous nous sommes fixés. Le résultat sera soumis à la prochaine Conférence annuelle.» 

Lorsque l'on octroie un mandat consistant à établir une esquisse, l'idée est de tracer les grandes lignes du tableau et de ne pas se perdre dans les détails. Pour ce faire, le groupe de travail s'est fondé sur les rapports rédigés par les surintendantes et surintendants à l'intention des diverses Conférences annuelles. Il a égaIement pris connaissance d'un bilan de la situation dressé à ce sujet par Claus D. 

Eck et Stefan Weiler. Enfin, il s'est laissé guider par ses propres expériences et souvenirs. Il est impossible, dans le cadre donné, de procéder à une analyse approfondie des différents thèmes concernés; un tel examen devrait se faire ultérieurement. 

D'aucuns se demandent si une stratégie est vraiment un instrument adéquat pour une Eglise. Ne faudrait-il pas simplement laisser à Dieu le soin de nous dire où il veut mener l'Eglise? Nous sommes fermement opposés à cette attitude quiétiste!. Nous partons du principe que nous devons nous efforcer d'être des bons intendants des «talents qui nous sont confiés». Ce que Dieu nous a confié à nous, méthodistes, n'est pas remis en question, mais demeure au contraire la base de notre service en tant qu'Eglise. 

Quels développements l'EEM a-t-elle suivis en Suisse et en France entre 1970 et 2010? 

Les grandes lignes qui ressortent de la lecture des rapports des surintendants et surintendantes sont les suivantes: 

Statistiquement: 

Outre le nombre des membres, le nombre des églises locales a nettement baissé. Le nombre des circuits, en revanche, n'a que peu diminué. La vie des églises locales se concentrant de plus en plus sur les centres paroissiaux, la plupart des chapelles ont été transformées ou ont fait l'objet de nouvelles constructions. Le processus n'est d'ailleurs pas terminé. 

Le manque de pasteures et pasteurs revient lui aussi régulièrement dans les rapports des surintendants. 

Jusque dans les années 70, la stratégie est claire: l'Eglise s'efforce d'être proche des gens. Pour ce faire, elle construit de nombreuses chapelles, dans des lieux parfois très reculés. Aujourd'hui, la proximité des gens ne dépend cependant plus du lieu où se situent les immeubles. Cette stratégie, qui fut la dernière à se dégager clairement, est aujourd'hui en cours de démantèlement. 

Les rapports des années 70 portent régulièrement sur des domaines comme les cultes, les études bibliques et la relation d'aide. L'année 1971 marque l'adoption d'un programme intitulé «Le courage de faire des expériences», ciblé, notamment, sur une augmentation de 20% du nombre des membres. Or, non seulement le chiffre visé n'est pas atteint, mais le nombre des membres continue à baisser durant la période concernée. Pour contrer le phénomène, le mouvement «Le courage d'être église» relance le travail en petits groupes en fondant des cellules de maison. Le projet «Le courage d'évangéliser» ne porte lui non plus pas de fruits durables. 

Dans les années 80, les rapports abordent des questions et des études relatives au mouvement charismatique émergeant. En plus des tensions théologiques, ce mouvement fait resurgir la question de la piété personnelle et entraîne un changement, qui perdure aujourd'hui encore, dans la culture des cultes par une nouvelle manière de chanter. Le rapetissement de l'Eglise est préoccupant: la «Vision EEM 2000», adoptée en 1986, ne produit cependant elle non plus pas beaucoup d'effets. La Conférence générale de 1984 fixe pour objectif d'accroître le nombre des membres de l'UMC dans un délai de huit ans. Ce but n'est pas atteint. Le développement paroissial et le mouvement de croissance des églises font alors leur entrée et transforment la méthodologie du management en un sujet convenable. 

1 Mouvement ecclésiastique consistant à attendre l'action de Dieu dans la passivité et le silence. 

A la fin des années 80 et dans les années 90, l'Eglise commence à parler des changements sociaux du postmodernisme. La montée du pluralisme et de l'individualisme ainsi que l'importance accrue de la liberté personnelle se font peu à peu sentir. La diversité théologique se développe. On observe de plus en plus souvent des tensions quant à la conduite de l'église. Des tendances congrégationalistes font leur apparition. Dans les rapports, les références à la vision et au mandat de l'EEM se multiplient. Les églises locales sont priées de formuler des lignes directrices définissant leur vision de la communauté; une procédure qui vise à donner une orientation plus claire au travail. Aucune analyse des effets produits par les lignes directrices n'est cependant réalisée après coup. Se pose alors la question de savoir comment conduire les églises locales dans ce contexte. Le rôle de plus en plus délicat des pasteurs fait l'objet de discussions. 

A partir de 1997, l'Eglise est appelée à baser son travail sur la formulation suivante: «D'ici 4 ans, la moitié de toutes les activités proposées par nos paroisses devront systématiquement être développées non pas en fonction de nos propres besoins et style ecclésiastique, mais de manière à répondre aux questions de nos contemporains et sous des formes qui leur soient accessibles.» Si l'idée est très bien accueillie, elle n'a que peu d'effets concrets. Là aussi, il manque une analyse à long terme de la mise en œuvre du projet. Dans le langage de la vie paroissiale, la consigne est en outre rapidement reformulée: d'ici 4 ans, «la moitié de toutes les activités proposées sera tournée vers l'extérieur». Cette modification supprime l'intention intrinsèque du mandat initial de sorte que la mission est à nouveau dirigée par les besoins propres à l'église. 

Les répercussions du travail de Willow Creek se cristallisent dans le concept des cultes ciblés sur des hôtes. La seconde moitié des années 90 est marquée par la réorganisation du travail avec les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, sous l'égide de Takano (1997), et la réorientation de la formation des laïques (1998), ultérieurement reprise par le Service Formation + Conseils (2002). 

Entre 2000 et 2010, le phénomène du postmodernisme prend de l'ampleur. La liberté de suivre sa propre voie conduit des groupes entiers de personnes à quitter l'Eglise. Bien qu'ils invoquent avant tout des motifs théologiques, il s'agit souvent d'une question de pouvoir. Le système des affectations gagne en transparence et s'inscrit dans un processus plus participatif. La charge liée au ministère pastoral devenant plus lourde, l'accompagnement des pasteurs est amélioré (p. ex. entretiens d'évaluation et de motivation). Le bénévolat parvient ici et là à ses limites, ce qui déclenche des discussions sur la valorisation et le suivi des collaborateurs et collaboratrices bénévoles. Dans le travail avec la jeunesse, des personnes sont formées (pasteurs-jeunesse) et engagées à temps partiel (collaborateurs et collaboratrices-jeunesse). Le manque de pasteurs est en partie résolu par l'engagement de prédicateurs laïcs avec responsabilité pastorale et la publication de petites annonces. L'Eglise élabore le profil de l'EEM. Son impact sur le développement de l'Eglise et des paroisses n'a pas encore fait l'objet d'une analyse critique. L'implantation d'églises est activement encouragée et le travail avec la génération des 55 et + renforcé. Des églises de migrants voient le jour. Le Cabinet introduit des changements structurels dans la CA: le groupe de pilotage, qui deviendra le Conseil stratégique, est mis sur pied pour resserrer les liens entre les différentes personnes et les divers organes chargés de la conduite de l'Eglise. Il est encore difficile de déterminer si ce nouvel organe sert davantage à clarifier les divergences entre le Comité directeur suisse et le Cabinet ou s'il assume une responsabilité dirigeante. Des incitations à renouveler le travail des églises locales sont alors formulées sur la base de références à des communautés centrales et des communautés de base, aux 5 signes caractéristiques des églises qui portent 

du fruit, selon les termes de l'évêque R. Schnase, et de la formation «Turnaround» . 

Conclusion: Tous ces documents attestent de manière impressionnante de la volonté de la Conférence annuelle et de la direction de l'Eglise de faire en sorte que des personnes soient touchées par le message de l'Evangile. Pendant toutes ces années, cet objectif demeure ainsi un paradigme pour l'EEM. L'objectif fondamental de la stratégie 2010 s'y tient d'ailleurs lui aussi expressément. On constate néanmoins un écart flagrant entre le désir et la réalité. Il est certes impossible de dire a posteriori où l'EEM se trouverait aujourd'hui si elle n'avait pas lancé toutes ces initiatives. Force est cependant de constater de manière générale qu'elle n'est pas devenue plus missionnaire ni plus efficace pour autant. 

Le nombre des initiatives et concepts visant à développer le travail des églises est lui aussi impressionnant. La question qui se pose est de savoir pourquoi l'on est pas parvenu, malgré tous ces efforts, à améliorer la situation de l'Eglise. Même si ces démarches ne sont pas toutes axées sur une augmentation du nombre des membres, cette attente joue toujours un rôle essentiel dans la pratique. Pourquoi l'EEM n'a-t-elle pas réussi à aller au-delà de l'attente, tout du moins dans le territoire de la Conférence annuelle Suisse-France? 

En parcourant les rapports des surintendants, nous constatons que cette question est abordée avec une grande prudence. Ou plus directement: tant dans ces rapports que dans nos souvenirs des sessions de la CA, nous ne trouvons aucune évaluation claire et durable de toutes ces initiatives. Cela ne signifie pas qu'une telle évaluation n'a pas eu lieu au sein des divers organes, mais le cas échéant, l'évaluation n'a pas eu d'influence significative sur les étapes suivantes. De notre point de vue, il est donc indispensable de mettre sur pied et de conduire des initiatives telles que le profil de l'EEM ou la stratégie 2010 comme un projet. 

3. Forme et contenu 

Lorsque l'on considère ces programmes, il est frappant de voir que la réflexion se concentre fortement sur la question du «comment?». Est-ce que nous faisons les choses comme il faut? Est-ce que les formes dans lesquelles nous travaillons sont adaptées? Ce qui manque un peu sont les discussions sur le contenu. Les questions relatives au fond demeurent en arrière-plan. Quels sont les sujets théologiques fondamentaux qui marquent de leur empreinte la mission et l'évangélisation? L'EEM a-t-elle fait ses devoirs théologiques au cours de ces dernières années? 

Depuis 1950, le contexte social en Suisse et en France a radicalement changé. Avec l'essor économique de l'après-guerre et le mouvement de la génération de mai 68, qui s'est traduit par une modification sociale du rôle de l'homme et de la femme, les individus ont vu les possibilités de vivre leur vie se multiplier. Le postmodernisme qui s'est ensuivi a mis en avant les valeurs de l'épanouissement personnel et de la liberté. Dans le quotidien professionnel, on encourage la flexibilité et la réorientation. Alors que d'un côté on navigue dans ce village globalisé appelé «monde», de l'autre, le côté privé, on se retire volontiers dans le calme de la vie paisible offerte par son petit chez sol". 

Jürg Stolz et Edmée Ballif renvoient dans leur étude «L'avenir des réformés» (2010) aux mega-tendances, qui influent sur des domaines de l'Eglise comme le nombre des membres, la participation aux cultes, la religiosité, l'image publique, 

2 Cf. à ce sujet les thèses "Communication de l'Evangile dans la société postmoderne» élaborées par le groupe de travail Théologie et ministère pastoral de la CC de l'Europe du centre et du sud publiées dans les actes de la CC 2005, p. 158ss. 

les effectifs en personnel et les finances, et font ainsi opposition à l'Eglise sous sa forme traditionnelle, tout en lui offrant de nouvelles possibilités. 


Les changements sociologiques mis en exergue par Stolz/Ballif ont aussi des percussions importantes, en termes de contenu, pour notre foi. L'individualisation de l'être humain exerce une influence considérable sur son rapport aux valeurs qui le définissent. Pour l'homme ou la femme du 19e siècle et du début du 20e siècle, le message de la grâce libératrice de Dieu a eu un impact tout à fait direct sur sa relation avec le monde standardisé de l'industrie et de l'administration, de l'appartenance à la famille, à la société et à la nation. Être pécheur était étroitement lié au fait d'être conscient de ne pas respecter les normes préétablies. Or, que signifie le message de la grâce libératrice de Dieu pour une personne qui est convaincue que la situation «me convient»? A l'époque des années de croissance de l'Eglise, le message biblique, tel qu'il était proclamé par les méthodistes, touchaient les gens dans leur problématique quotidienne. Dans les années 1960, les campagnes d'évangélisation ont quant à elles mis l'accent sur une doctrine paulinienne du pardon (souvent très simplifiée). Elles n'ont cependant pas vraiment été bien accueillies par les gens. L'être humain doit-il d'abord devenir pécheur pour pouvoir recevoir le message de l'Evangile? Les discussions se sont tues sans que l'on ait de trouvé de réponses à ces questions de fond. 

Pour illustrer cette observation, citons un article de Achim Hartner, professeur de théologie pratique à la Haute école théologique de Reutllnqerr'. A quoi l'évangélisation du 21 e siècle peut-elle ressembler? Hârtner répond par le paragraphe suivant: 

«L'Eglise pourrait offrir au 'moi épuisé' (Alain Ehrenberg) par les exigences du quotidien une 'culture de la vie' qui donnerait une nouvelle valeur à ce qui est petit, insignifiant, modeste et provisoire. Ici, nul besoin de taire les éléments brisés, douloureux de la vie, qui peuvent être apportés dans la lumière de la bonté de Dieu. Le regard est fixé sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur une amélioration de la vie qui passe par un approfondissement plutôt que par une multiplication: le message de l'acceptation et de la justification de l'être humain par Dieu redevient d'actualité». Vient alors immédiatement la question de l'église locale: «Développer l'église comme un lieu permettant à celles et ceux d'aujourd'hui qui sont 'fatigués et chargés' (Matthieu 11,28) de respirer et se reposer paraît être un point de départ tout à fait actuel du travail d'évangélisation et de mission de notre temps.» 

Là aussi, la question du «quoi?» théologique est vite évincée par le «comment?» pratique. 

En regardant les programmes des Conférences annuelles de ces dernières années, on remarque un grand intérêt pour «l'église locale». Elle doit être renforcée qualitativement et quantitativement. Cela ne laisse que peu de place à la réflexion sur l'homme ou la femme en tant qu'individu et sur l'action miséricordieuse de Dieu pour lui. 

Parallèlement aux questions sotérioloqiques", l'Eglise doit aussi traiter des questions ecclésioloqiques''. Il n'est pas possible de combler les lacunes apparaissant dans le contenu proposé aux postmodernistes en modifiant des structures ou des formes. 

3 Extrait du magazine «unterweqs» du 16 janvier 2011. «Evanqéliser aujourd'hui: suivre les traces de l'action de Dieu» 

4 Questions relatives au salut et à la rédemption. 

5 Questions relatives à la vision théologique de ce qu'est l'Eglise. 



Quelle culture d'entreprise l'EEM en tant 

qu'organisation apprenante connaît-elle? 

Quiconque lit les procès-verbaux des Conférences annuelles découvrira dans ces documents ainsi que dans les rapports des divers organes une foule d'impulsions au contenu précieux, d'analyses pertinentes, ainsi que de bonnes idées et tentatives, destinées à entraîner un changement de la situation à travers une modification des structures. Aucun changement fondamental n'a cependant été atteint à ce jour au niveau de la base. Les exceptions à cet égard ne font que confirmer la règle. Il semblerait parfois même que l'EEM ait une tradition consistant à faire face aux défis en se contentant de modifier la structure, pour ensuite constater avec étonnement que sa démarche n'a pas produit beaucoup d'effets. Dans le domaine de la direction et de la conduite, les principaux facteurs déterminants, outre la structure, sont pourtant aussi la culture et les personnalités en présence, avec leurs compétences méthodologiques, sociales et personnelles. Comment intégrer efficacement ces éléments 'souples' dans la direction de l'Eglise? 

L'EEM est empreinte d'une culture des rapports. Ces documents sont étroitement liés au principe de direction connexionnelle de la conférence; ils sont adressés à la conférence et constituent la base des délibérations de celle-ci. A l'origine, les rapports montraient les résultats de la mission et de l'évangélisation. Etablir des rapports sur les activités menées avec succès permettait d'une part d'exprimer de la reconnaissance et des louanges à Dieu et d'autre part de procéder à une analyse critique des événements passés, dans la perspective de la planification de nouveaux programmes. Que devons-nous faire? Comment devons-nous le faire? Que devons-nous en apprendre? 

Aujourd'hui, nous surévaluons l'impact de nos rapports à la Conférence annuelle. Apparemment, ils ne parviennent pas à déclencher les processus nécessaires pour que les décisions rendues à la conférence soient traduites en actes dans les églises locales. Ils servent à rendre compte de la situation, mais peinent à faire bouger les choses et sont trop axés sur le passé pour pouvoir indiquer de nouvelles orientations pour l'avenir et démarrer des processus. Afin de pouvoir faire son chemin de la tête jusqu'au cœur, une idée doit visiblement passer non seulement par la lecture et la discussion, mais aussi, et surtout, par l'expérience et le vécu. 

Les processus de changement de la CA doivent-ils donc se développer jusqu'à dépasser la forme du rapport pour pouvoir atteindre la base et devenir des projets d'apprentissage? Qui accompagnerait et évaluerait alors ces projets? 

Des projets courageux, voire téméraires, pourraient être encouragés de manière ciblée. Ces touches de couleur favorisent l'esprit de pionnier. Mais où sont ces visionnaires et ces projets précurseurs qui s'attellent à de nouvelles choses? L'impression générale est que les entreprises courageuses sont davantage accueillies par un scepticisme attentiste que par l'envie, mêlée de curiosité, de soutenir le projet proposé. Dans le même temps, il faut avoir le courage de tirer un trait sur un projet lorsqu'il n'aboutit pas au résultat escompté. Si l'on déplore l'absence d'une évaluation critique, il en va de même du débat public. L'EEM devrait-elle décerner une récompense de l'innovation pour que l'on considère les choses dans une autre perspective? Qui la décernerait et selon quels critères? 

Notre culture d'entreprise comprend également un degré élevé d'identification avec les valeurs de l'Eglise. C'est un bien précieux. Le fait que toutes les impulsions prometteuses d'un impact missionnaire soient accueillies positivement par la conférence et les églises locales est ainsi particulièrement appréciable. En réalité, ce qui entrave la mise en œuvre est l'absence de cohérence dans la gestion des changements et des conflits qui découlent de ceux-ci, mais aussi toutes les incertitudes concernant la manière dont nous pouvons accomplir notre mandat 

missionnaire auprès de nos contemporains. Les instruments connus, - le présent rapport n'en est qu'un parmi d'autres - se sont émoussés; et nous n'avons pas les connaissances ni l'expérience nécessaires pour appliquer des formes alternatives. 

Tout nouveau départ est toujours accompagné par la prière. Nos attentes envers Dieu sont grandes, surtout lorsque nous lançons de nouvelles initiatives. Cette attitude se heurtant cependant souvent à une évaluation critique, la culture de l'Eglise veut aussi que nous mettions en lumière les traces de bénédictions, mais taisions les échecs. Comment faire en sorte qu'à l'avenir nous parvenions de plus en plus à nommer ces échecs et ainsi à formuler notre déception face à nos propres performances ou à l'action de la prière? 

5. Recommandations 

Au vu des réflexions ci-dessus, le sous-comité ad hoc recommande au Conseil stratégique les mesures suivantes: 

a. Travail théologique de fond 

Le message fondamental proclamé par l'Eglise méthodiste doit être revu à la lumière de la perception de soi qu'a l'être humain d'aujourd'hui. Cet examen comprendra une vision compréhensible des notions de perdition, de rédemption et de sanctification. 

Les multiples formes du travail paroissial, mais aussi les nouveaux défis que représentent les communautés de migrants et le travail répondant à des problèmes sociaux remettent en question notre compréhension de la communauté et de l'Eglise. Dans le même esprit, il convient de revenir sur l'ecclésiologie méthodiste. Dans de nombreuses églises locales, la vie est marquée par une culture qui leur est totalement propre. De nouvelles formes de communautés se sont développées. Il faut se demander d'une part quelles sont, d'un point de vue méthodiste, les valeurs et les contenus qu'une communauté chrétienne pourrait offrir en réponse à un isolement largement répandu et d'autre part comment intégrer de nouvelles formes de coexistence dans le quotidien de l'église. 

Soutenir les développements et les accompagner en gardant un esprit critique 

La culture de l'Eglise doit évoluer de manière à promouvoir les processus de développement. L'apprentissage en commun, par le biais d'expériences et de modèles, doit être renforcé par un échange sur les possibilités et les limites. Les églises doivent être encouragées à faire preuve de diversité dans les formes données au travail paroissial, à fixer des priorités claires et à tester de nouvelles formes. Les nouveaux modèles devront bénéficier de l'attention nécessaire et être accompagnés dès le début dans un esprit critique. Les églises témoignant d'un développement extraordinaire seront considérées comme des modèles et soumises à un suivi critique. 

Développement d'une organisation de projet axée sur la 

mise en œuvre de la stratégie 2010 

La stratégie adoptée en 2010 doit être appliquée comme un projet. L'élaboration du projet, la définition des objectifs partiels, la réalisation pratique et le contrôle des résultats doivent être confiés au Conseil stratégique ou à un organe compétent en la matière. Des ressources en finances et en personnel doivent être dégagées en vue de sa mise en œuvre. 

La compréhension de la notion de conduite au sein de l'EEM doit faire l'objet d'un débat. Qui est responsable de l'application des décisions de la Conférence annuelle au sein des églises? Qu'est-ce que cela implique lorsqu'une église locale ne participe pas à la mise en œuvre? Comment le Conseil stratégique, le Cabinet et le Comité directeur assument-ils leur tâche de conduite? Qu'attend-on des pasteurs responsables et des membres laïques à la Conférence annuelle? Comment les organes de l'église locale assument-ils leur tâche de conduite? Comment les personnes dotées d'une responsabilité de conduite - notamment au niveau de l'église locale - sont-elles considérées, formées et motivées? 

6. Pour conclure 

La présente esquisse invite à réfléchir aux stratégies et initiatives actuelles et passées. Pour ce faire, elle pose avant tout des questions, notamment aussi pour exprimer son propre désarroi. Etant donné qu'en dépit des nombreuses initiatives mises en place, nous ne sommes pas parvenus jusqu'ici à prendre à nouveau pied dans la société, plusieurs questions tout à fait fondamentales se posent à nous: 

- En quoi dois-je distinguer la stratégie qui vient d'être adoptée de celles qui l'ont précédée, de sorte que les objectifs fondamentaux et de résultats qu'elle définit débouchent sur des changements durables? 

- Quels sont les vides que nos églises doivent considérer comme des appels et que faut-il pour que l'EEM incarne d'une manière fiable la bonne nouvelle dans ces domaines-là? 

- Dans l'hypothèse où la voie que nous empruntons aujourd'hui ne nous amènerait pas vraiment voire pas du tout dans la direction souhaitée, aurions-nous le courage de transférer les communautés de l'EEM dans d'autres Eglises et d'offrir le reste de notre patrimoine à des mouvements aptes à combler à notre place les vides identifiés au sein de la société? 

Le groupe de travail ad hoc a ressenti en son sein une certaine inquiétude par rapport à la stratégie 2010. Comment pourrait-elle parvenir à contribuer de manière significative à ce que nos contemporains reconnaissent clairement dans notre façon de vivre que nous sommes des disciples de Jésus? Réussira-t-elle là où d'autres initiatives avant elle ont échoué? Si cette question nous a touchés, c'est peut-être parce que notre travail s'est basé davantage sur la situation de l'Eglise que sur la stratégie. L'examen rétrospectif, en particulier, a renforcé notre impression que la stratégie ne pourrait faire bouger les choses qu'à condition qu'un changement intervienne dans l'Eglise et dans l'esprit des gens qui la composent. Nous avons aussi eu l'impression que les manques résidaient davantage dans le fond que dans la forme ou les structures. 

Stefan MolI, Theo Schaad, Walter Wilhelm 


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Vendredi - conseil et formation


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


Une nouvelle annoncée à la CA : Georgette Hunziker se retire de la commission.


La commission FORMATION & CONSEIL propose une prestation scénique en 4 actes mettant en relief le profil de l’Eglise et le mandat de la formation continue qui lui est impartie dans le cadre de l’EEM :


«Quand ciel et terre se touchent, l’église est tournée vers Dieu et vers les autres, au-delà de ses frontières et de ses murs. Au-delà de mes limites. «Formation et Conseil» éveille, promeut vision, foi, changements, car là où ciel et terre ses touchent, l’église se meut vers Dieu et vers les autres au-delà de ses frontières.»


Commission Formation + Conseils (F+C) 

1. Informations 

1.1. Commission 

Avec l'engagement d'Andreas Benz, le poste vacant (40%) de délégué de Formation+Conseils est à nouveau pourvu depuis le i " novembre 2010. Vreni Schertenleib a réduit son temps de travail de 80% à 60% à compter de cette date. Nous sommes heureux d'avoir pu bénéficier avec Andreas Benz d'un délégué compétent et engagé et de savoir que l'équipe de F+C est à nouveau au complet. Lors de notre retraite de décembre 2010, nous avons planché, en tant que commission, sur la stratégie de l'EEM et sa mise en œuvre. 

1.2. Délégués à la formation et aux conseils 

Vreni Schertenleib, déléguée à la formation et aux conseils: l'année de conférence écoulée s'est avérée bonne. Outre les conseils à diverses églises locales et équipes dirigeantes, mes tâches en tant que déléguée ont consisté à organiser et à animer des soirées et des week-ends d'église. La formation de lecteur demeure très demandée. Dans une église, j'ai mené un projet de lecture d'un livre dans le cadre d'une cellule de maison. A peine avais-je terminé la rédaction, mandatée par le Cabinet, d'un concept d'accompagnement intitulé «Turnaround pour les conseils de circuits et les circuits se trouvant devant et dans un processus de changement», en juin 2010, qu'une église me demandait déjà de l'accompagner dans le virage qu'elle souhaitait amorcer. 

La collaboration entre les délégués et Petra Hunold, notre secrétaire, est excellente. Les demandes émanant d'églises qui sollicitent des conseils de toutes sortes ou les requêtes concernant par exemple l'organisation de retraites, de manifestations paroissiales, etc. peuvent en principe être traitées par les deux délégués, bien qu'Andreas Benz travaille en priorité avec les églises qui décident de se lancer dans un processus de changement d'envergure. 

En ce qui concerne la stratégie de l'EEM: dans le cadre de leurs interventions dans les circuits, les deux délégués de F+C, Andreas Benz et Vreni Schertenleib, abordent le plus souvent possible le thème du « Mission Statement », soit en l'intégrant, soit en y faisant référence. Nous avons également déjà reçu des demandes d'équipes travaillant dans différents circuits désireuses d'organiser des retraites et des journées de réflexion sur la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM. Aussi ai-je préparé un module intitulé «rencontre avec des personnages bibliques se trouvant dans un temps de mutation», destiné à servir d'introduction à la question «Comment pouvons-nous, en tant qu'église locale, agir vers l'extérieur de manière à transformer le monde?». 

Andreas Benz, délégué à la formation et aux conseils: lors de la pastorale de fin octobre, déjà, j'ai pu nouer de précieuses relations. Le i " novembre 2010, j'ai ensuite pris un bon départ grâce à l'équipe de Formation+Conseils, à la commission F+C et aux services centraux qui ont facilité mon entrée en fonction. Quelques jours seulement après mon arrivée, j'ai reçu des demandes aussi bien de diverses églises que de l'évêque. Je n'ai donc pas eu beaucoup de temps pour me mettre dans le bain. Depuis, j'accompagne plusieurs circuits se trouvant dans une phase de transition. D'autres veulent simplement poursuivre leur développement ou sollicitent des impulsions ou une animation à l'occasion de week-ends d'église. 


La mise en œuvre de la stratégie de l'EEM revient elle aussi régulièrement sur le tapis. 

A la requête de l'évêque Patrick Streiff, j'ai élaboré une synthèse de l'étude sur les églises de l'EEM «Cali to Action», que j'ai traduite de l'américain en allemand. Le but est de la rendre accessible à toutes les personnes intéressées. J'ai en outre lu à l'intention de l'évêque le livre «Roadmap to Renewal», dont j'ai recommandé la traduction. Cet ouvrage m'a donné de précieuses idées pour accompagner les processus de turnaround, que j'ai démarrés avec succès. Avec Marc Nussbaumer, du cours «CAS Turnaround», la collaboration et le cheminement en commun sont très enrichissants. Le groupe de travail «vie animée» m'a demandé d'apporter ma contribution à la journée des ateliers du mois d'avril, où j'ai animé le workshop «REVEAL - encourager la croissance spirituelle». 

1.3. Déléguée au travail avec les aînés 55+ 

Dans le but de montrer l'important potentiel de la génération des 55+, mais aussi d'atteindre des personnes extérieures à l'Eglise par des activités modernes, Susanne V6geli, déléguée au travail avec les aînés 55+, a fait des visites, de l'accompagnement et des conseils aux circuits sa priorité. Dans ce cadre-là, elle s'efforce d'exposer les différentes représentations de l'âge et la manière dont la marge de manœuvre concernant les membres âgés de notre Eglise a évolué. Si les aînés n'ont pas à réinventer l'Eglise, ils peuvent y ouvrir de nouveaux espaces. Sous la forme d'une sorte de bourse aux idées, la déléguée au travail avec les aînés présente en outre des projets pour les aînés mis sur pied par d'autres circuits et adaptés aux besoins actuels. Elle prend en considération les préoccupations spécifiques au circuit et essaie, en collaboration avec les responsables concernés, de trouver des solutions. L'objectif principal consiste à fortifier les aînés en mettant l'accent sur le maintien des contacts avec des personnes éloignées de l'Eglise, même si elles sont avancées en âge. Elle s'efforce également de promouvoir de manière appropriée la coopération bénévole ainsi qu'une culture de la valorisation à l'égard des personnes d'âge mûr. Lorsque cela est souhaité et pertinent, Susanne V6geli fournit également les coordonnées d'orateurs et oratrices susceptibles d'intervenir dans le cadre d'activités pour les aînés. Elle est reconnaissante pour l'accompagnement que lui apporte le groupe spécialisé « Travail avec les aînés 55+ » dans le choix de ses orientations. 

1.4. Informations du Service 

Le Service est le centre de contact où tout circuit, organe et personne peut adresser ses questions et demandes. En tant que Service, nous jouons un rôle de multiplicateur, d'une part en ce qui concerne les équipes de prestataires de services qui proposent des activités dans le cadre de Formation+Conseils et d'autre part en tant que délégués de Formation+ Conseils au sein de l'EEM CH/F. A cet égard, nous accompagnons, soutenons et conseillons les circuits dans la réalisation de leur mandat. 

En ce qui concerne les équipes de prestataires de services 

Les 18 équipes de prestataires de services réunies sous le toit de Formation+Conseils ont été priées d'étudier dans quelle mesure le «Mission Statement» de l'EEM se reflétait dans leurs activités et si elles voyaient la possibilité de mettre un accent particulier sur ce mandat. Le résultat de ce travail sera visible au stand de Formation+Conseils érigé à la Conférence annuelle. Les équipes ont en outre été encouragées à réfléchir concrètement aux objectifs stratégiques soustendant leurs activités et à se demander comment tenir compte des demandes formulées par le Conseil stratégique. 

Trois événements ont d'ores et déjà été organisés à ce sujet, sous l'égide de F+C, entre fin 2010 et début 2011: 


Théologie en discussion sur le thème: amener des femmes et des hommes à devenir disciples du Christ, afin de transformer le monde. 

«Ufgweckt» sur le thème: Être chrétien au quotidien - vrai et fort 

Journée d'ateliers du groupe «Vie animée» - une aide pratique pour la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM. 

2. Evaluation des objectifs 

2.1. Domaine d'activité Formation+Conseils 

Les objectifs fixés pour 2010 ont été atteints. La formation des lecteurs et l'organisation de diverses activités thématiques ont permis de renforcer les compétences dans les églises locales. Par ailleurs, nous avons pu répondre aux demandes de conseils et d'accompagnements formulées par les circuits, de même qu'aux requêtes relatives à des week-ends d'église ou à des retraites du conseil de circuit. A noter que les délégués de Formation+Conseils sont de plus en plus souvent sollicités pour conseiller et accompagner des circuits et des églises dans la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM et dans des processus de mutation. 

2.2. Domaine d'activité Travail avec les aînés 55+ 

La déléguée au travail avec les aînés 55+, Susanne V6geli, a évalué les questionnaires qu'elle a collationnés dans le cadre du vaste sondage effectué l'année passée. Elle en enverra volontiers les résultats aux personnes intéressées. Il est frappant de constater que de nombreux circuits signalent le besoin de bénéficier d'idées et d'impulsions en ce qui concerne les contacts avec les personnes éloignées de l'Eglise et une organisation moderne des activités proposées aux jeunes aînés. Lors des visites dans les circuits, le questionnaire sert de base de travail à la consultation et aux discussions. 

La journée des multiplicateurs (pasteures et pasteurs, responsables du travail avec les aînés et personnes intéressées), qui s'est déroulée le 11 septembre 2010 en présence du Prof. F. H6pflinger sur le thème des «Transitions», a suscité un vif intérêt. Plusieurs personnes ont saisi avec plaisir cette occasion de bénéficier d'une formation continue. 

Les journées de rencontres pour les aînés organisées à l'hôtel Artos d'Interlaken font désormais partie intégrante du travail avec les aînés effectué par l'EEM au niveau suisse. Cette année, Elsi Altorfer et Walter Gaberthüel ont abordé le thème de la «vie en abondance» en exposant, à la lumière d'épisodes de la vie de Moïse, les diverses images que l'on peut avoir de Dieu. Susanne V6geli a ensuite expliqué dans les grandes lignes en quoi consiste un travail biographique. Il s'agit là d'une forme de rétrospective de sa propre vie, que les personnes âgées, en particulier, utilisent volontiers comme une possibilité de se remémorer les événements passés, car elle donne du sens et de l'importance à la vie. 

3. Motions à la Conférence annuelle 

Aucune. 

4. Objectifs 

4.1. Domaine d'activité Formation+Conseils 

F+C renforce au travers de ses offres la capacité des églises à assumer leur mandat, notamment dans la perspective de la stratégie de l'EEM, 


F+C encourage les églises locales et les circuits dans la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM et dans l'orientation vers le profil de l'EEM, 

les délégués de F+C prodiguent leurs conseils aux équipes prestataires de services confrontées à des situations difficiles et soutiennent, conseillent et accompagnent les églises locales et les circuits dans les processus de transition (Turnaround). 

4.2. Domaine d'activité Travail avec les aînés 55+ Nouveaux objectifs 

L'objectif prioritaire est de sensibiliser chacune et chacun au changement de paradigme dans le travail avec les aînés. A l'avenir, notre société et, par conséquent, nos églises locales, compteront de plus en plus de gens d'âge mûr. En tant qu'EEM, nous voulons tenir compte de ce phénomène et essayer de les encourager plus activement à s'investir, avec leurs compétences, dans la collaboration. 

Grâce à sa formation en gérontologie, une science interdisciplinaire incluant la démographie (structure des âges), la sociologie, la gérontopsychologie, la biologie du vieillissement, la médecine (gériatrie), la psychiatrie, la théologie (spiritualité, soins palliatifs, culture de l'adieu), le travail biographique, la politique des rentes et les finances des aînés, Susanne V6geli dispose dans le domaine gérontologique d'une vision très large qu'elle peut utiliser de manière plus approfondie encore dans ses visites, son appui et ses conseils aux circuits ainsi que dans l'accompagnement proposé. 

Elle se tient à la disposition des églises pour répondre à leurs demandes et à leurs questions en matière de travail avec les aînés et aide volontiers à lancer de nouveaux projets dans ce domaine et à accompagner les processus initiés. 

Du mercredi 23 au vendredi 25 novembre 2011 auront à nouveau lieu les journées de rencontres pour les aînés à l'hôtel Artos, à Interlaken. 

Samedi 31 mars 2010: Journée des multiplicateurs (responsables du travail avec les aînées, pasteures et pasteurs, personnes intéressées) avec Ralph Kunz, Prof. de théologie pratique à la faculté de Zurich sur le thème «Spiritualité et vieillesse». L'idée de cette manifestation est de s'adresser encore davantage à des personnes extérieures à l'Eglise, à Aarau et dans les environs. 

Annexe 

Collaboration concrète 

Le Service F+C est le centre de contact auquel on peut s'adresser pour obtenir des adresses, des conseils, des séances de coaching ainsi que pour l'animation de retraites, de week-ends d'église ou de séminaires. 

Le Service réunit désormais sous son toit les équipes de prestataires de services et les activités suivantes: 

Activités proposées à des dates fixes - GT Renouveau spirituel des paroisses 

- GT Spiritualité 

- Conseils de district 

- Dynamo, Théologie de la pratique paroissiale 

- Chemin d'Emmaüs 

- SaB/Séminaire à Bethesda (avec offres spéciales) 

- Théologie en discussion (TiG) 

- nouveau: voyage de découverte en Israël 

- nouveau: pèlerinage sur le chemin de St-Jacques 

- nouveau: pèlerinage à Assise 


F+C à la carte - prestations 

pouvant être réservées pour des dates convenues individuellement - GT Vie animée 

- Bibliodrama 

- Ennéagramme 

- La foi pas à pas 

- Formation pour lecteurs et lectrices 

- 40 jours - vivre avec une vision 

- Les déléguées à la formation et aux conseils proposent 

d'organiser des manifestations sur le thème de votre choix - Etapes de la vie 

- nouveau: REVEAL - encourager la croissance spirituelle 

Martine Isenring 

Vendredi - implantation d'églises locales


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

RAPPORT IMPLANTATION EGLISES LOCALES

La formation „TURNAROUND“- en arrière-plan

Le groupe de travail pour l’implantation d'église est en pleine mutation. C’est ce qui ressort de son rappor présenté par son président Joerg Niederer à la Conférence annuelle de l'Eglise Méthodiste Unie (EEM) à Winterthur.

Jörg Niederer

Comme le surintendant Jörg Niederer l’a expliqué, l’implantation de nouvelles communautés est passée en retrait devant le «redressement» d’églises existantes. Actuellement, il ya un seul projet d'implantation d’église à Berne. Le projet  est en bonne voie, même si les choses n’avancent pas aussi vite que désiré. Le processus est un peu plus lent que prévu initialement. Matthias Fankhauser  sera affecté à  hauteur de 60 % au lieu de 100 % à ce ministère pionnier et pour les 40 % restants il recevra une affectation ailleurs. «Matthias Fankhauser a le talent de démarrer ce travail en mettant à contribution les laïcs (projet poisson). Nous verrons à quel rythme nous allons travailler, probablement plus lentement» ajoute Joerg Niederer.

La question du plein temps (100%) des pasteurs pionniers se pose. Ce n’est pas nécessairement souhaitable, à l’avenir on risque de démarrer par des postes partiels.

Le cabinet cherchera ailleurs que dans l’EEM des personnes compétentes pour l’implantation d’église, déclarait Joerg Niederer.


Ainsi, comme le travail porte actuellement sur la «formation au redressement des églises, la discussion qui a suivi a porté principalement sur les buts et les objectifs de cette formation. Actuellement, six communautés locales participent à ce programme. Dans la discussion il a été noté que les changements initiés après cette formation ne pouvaient se faire que moyennant une bonne coopération entre les pasteurs et les responsables laïques de la communauté.



RÉACTIONS DE L’ASSEMBLÉE

«C’est une affaire d’équipe plus qu’une affaire individuelle.»

«Dans beaucoup d’églises libres, il y a ce désir de redémarrer du neuf en laissant tomber l’existant».

«Sommes-nous dans une église prête à investir dans les personnes plutôt que dans des bâtiments ?»

«Concernant les bâtiments, nous aimerions avoir plus de rentabilité avec nos immeubles, mais il faut savoir qu’une bonne partie de notre immobilier alimente nos projets présents et à venir. Grâce à ces immeubles de rapport, nous parvenons à financer de nouveaux projets».

«Le travail appartient aux pasteurs mais aussi aux laïques, seulement la marge de disponibilité des laïcs est relative.

«Il faut revoir les compétences et les priorités».


Le rapport

Annexe 

Groupe de travail «Fondation d'églises locales» 

Le groupe de travail Fondation d'églises locales est directement subordonné au Cabinet. Les tâches du GT Fondation d'églises locales comprennent l'accompagnement du processus de fondation de nouvelles églises locales et la re-fondation d'églises locales existantes (Turnaround). Un poste de 40 % est disponible à cette fin, soit, à l'heure actuelle, 35 % pour le projet Turnaround et 5 % pour l'accompagnement de la nouvelle fondation à Berne. 

Par le biais de Formation+Conseils, 10-20 % supplémentaires peuvent être alloués au travail de nouvelle fondation. La collaboration entre les deux organes fonctionne plutôt bien. 

Tout ce que le GT Fondation d'églises locales fait sert finalement à la mise en œuvre ou à l'accompagnement de la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM en Suisse et en France. 

1. Fonder de nouvelles églises locales 

Fondation d'église à Berne 

La fondation d'église à Berne a pris un bon départ. Un premier groupe s'est formé, qui vit l'évangile au quotidien en commun et développe de nombreuses relations dans le voisinage. Numériquement, le groupe ne grandit pas aussi vite qu'anticipé, ce qui a pour effet que les moyens financiers issus de ses rangs n'ont pas encore atteint le niveau prévu. Pour développer plus avant l'église sous forme d'un réseau de relations fortes, il n'est pas nécessaire que Matthias Fankhauser y soit engagé à 100 %. Il est possible de fonder une église avec un engagement de 50-60 % tout en assurant la même qualité. C'est pourquoi il a été décidé que Matthias Fankhauser travaillerait à temps partiel pour la fondation d'église à Berne et serait simultanément affecté à une autre tâche pour le temps partiel restant. De cette manière, l'appui financier fourni par l'église locale d'une part et le compte des projets d'autre part peut être réglé de façon satisfaisante pour les deux parties. 

Nous souhaitons à la nouvelle église récemment fondée, et dont le développement se poursuit, de pouvoir continuer à suivre les traces de bénédiction divine que Dieu a préparées pour elle. 

Nos prières accompagnent Matthias et Esther Fankhauser et leurs enfants dans leur ministère. 

Cours actuel pour fondateurs d'églises 

Au terme de trois sessions du cours pour fondateurs d'églises, organisé conjointement avec les Conférences annuelles allemandes, il apparaît nécessaire d'en revoir le concept. Un nombre relativement élevé de personnes ont pris part aux cours précédents, alors qu'elles n'avaient en fait pas l'intention de fonder des églises locales. D'autres participants auraient eu la possibilité de fonder des églises et étaient prêts à le faire, mais n'ont finalement pas pu passer à l'acte en raison de considérations issues de l'Eglise d'ensemble. D'autres encore ont commencé, avec plus ou moins de succès, à fonder de nouvelles églises. 


A l'avenir, un cours pour fondateurs d'églises ne devrait plus s'adresser qu'à des personnes engagées concrètement dans un projet de fondation d'église. Le cours s'adresserait ainsi à des pionniers, aussi bien chez les pasteurs que chez les laïques. Le «coaching» de projets concrets de fondation d'églises pourrait devenir un nouvel élément de ce cours remanié. 

Désormais, Marc Nussbaumer ne s'occupera plus que du travail de Turnaround, tandis qu'un autre spécialiste (Matthias Fankhauser) accompagnera l'ensemble des travaux de fondation d'églises animés par des laïques et des pasteurs. 

La fondation d'églises par des laïques 

Les fondations d'églises par des collaborateurs laïques (F.I.S.CH.) peuvent bénéficier d'un appui financier et d'un coaching si elles remplissent les conditions suivantes: 

- La Bible joue un rôle essentiel 

- La personne de Jésus Christ occupe une position centrale 

- Les règles de viel le style de vie constituent un thème essentiel 

- Une communauté de foi et de vie est créée 

- Des modèles de discipulat sont développés, c'est-à-dire qu'une croissance per- 

sonnelle et spirituelle ainsi qu'une transformation des personnes est attendue et encouragée. 

Le dépliant relatif aux projets F.I.S.CH a conduit plusieurs personnes à demander des consultations à Matthias Fankhauser. Nous comptons aujourd'hui un cas concret, où une fondation d'église par un laïque se dessine. Des clarifications sont en cours avec d'autres personnes. 

Le coaching est au premier plan de ce genre de projets. Au début d'une telle fondation d'église, les besoins financiers sont en général relativement modestes et jouent un rôle mineur. 

A l'heure actuelle, ce domaine de travail F.I.S.CH. est développé et mis en œuvre par l'engagement de membres du corps pastoral au plan de l'Eglise et par des collaborateurs bénévoles. 

2. Re-fonder des églises locales 

Cours «Turnaround» pour dirigeants d'églises locales 

A l'heure actuelle, les dirigeants de neuf églises locales différentes prennent part au cours «Turnaround» organisé sous l'égide de IGW. Six circuits de l'EEM Suisse y sont engagés: Klingenberg-Kreuzlingen, Muhen, Région Schaffhouse, RheineckDiepoldsau, Rorschach-Romanshorn, Zofingue. Pendant deux ans, ces dirigeants se retrouvent tous les deux mois pour un week-end prolongé dans la Halle 3x3 à Hunzenschwil. A côté de temps forts thématiques, les rencontres comprennent aussi un groupe d'intervision, des visites de projets et des cultes. On trouvera d'autres informations sous www.cas-turnaround.ch.

Un maximum de 5 membres du conseil de chacune de ces églises peuvent égaIement participer à ces week-ends. Ils ne paient que pour les repas et les déplacements. 

Dans l'intervalle des modules de fins de semaines, tous les participants ont droit à un coaching personnel, au cours duquel les mesures décidées comme prochains pas dans leurs églises respectives sont appuyées. 

Le prochain cours « Turnaround » débutera en novembre 2012. 


Réflexions par rapport à la stratégie de 

l'EEM 

La fondation de nouvelles églises a nettement passé à l'arrière-plan des occupations du groupe de travail, ce au profit du programme Turnaround. Le concept "F.I.S.CH", relatif à de nouvelles fondations par des laïques, n'est pour sa part mis en œuvre que très lentement, puisqu'il ne peut être développé et mis en route que par l'engagement de membres du corps pastoral au plan de l'Eglise et par des collaborateurs bénévoles. 

Après trois sessions, le cours «Fondation d'églises» établi en collaboration avec l'EEM allemande doit être ré-orienté. 

Réflexions pour la suite du programme: du fait qu'un grand nombre d'églises locales de l'EEM Suisse-France se trouvent confrontées à une re-fondation, il s'agit de développer l'offre d'accompagnement et de collaboration. Cela peut se faire partiellement dans le cadre de Formation +Conseils, mais en réalité des forces supplémentaires de l'ordre de 20-40 % seraient nécessaires. 

Le domaine de la fondation de nouvelles églises connaît une modification, en ce sens qu'il n'y a plus lieu de partir d'une affectation initiale à 100 %, mais plutôt d'une affectation à temps partiel. 

La fondation de nouvelles églises par des laïques acquiert une très grande importance. 

Un poste à temps partiel (20-40 %) serait également souhaitable pour la fondation de nouvelles églises locales. Un financement hors système des contributions serait possible par le biais du compte des projets. Jusqu'ici, cette proposition du groupe de travail n'a pas suscité d'écho positif de la part des instances compétentes. 

Mesures: 

Renforcement de l'activité de conseils de Turnaround par le cours Turnaround et des consultations individuelles par Formation+Conseils et Marc Nussbaumer. 

Organisation d'autres cours Turnaround avec IGW et Marc Nussbaumer. 

Amélioration du processus d'accompagnement lors de la fondation de nouvelles églises locales (simplification de la prise de décisions). 

Efforts en vue de l'obtention de plus de moyens financiers et de temps partiels 

Mise sur pied de la formation des laïques en lien avec la fondation d'églises, avec ou sans moyens financiers supplémentaires. 

Clarification des conditions cadres régissant la possibilité d'un appui financier au projet lors d'une fondation d'église par des laïques. 

Sensibilisation des circuits à la fondation d'églises locales par eux-mêmes (fondation d'églises filles). 

4. Remarques finales 

La demande d'accompagnement Turnaround est certes réjouissante, mais l'activité du GT Fondation d'églises locales et de ses collaborateurs professionnels et bénévoles s'est modifiée d'une façon qui nous inquiète. 

En tant qu'EEM et que GT Fondation d'églises, nous investissons nettement moins dans la fondation de nouvelles églises parce que toutes les forces sont requises par l'accompagnement Turnaround. Nous sommes revenus au point où nous déterminons nos priorités en fonction des besoins missionnaires des églises existantes plutôt qu'en fonction d'une vue d'ensemble du champ de 


mission Suisse. Et pourtant la règle devrait être: Turnaround, mais pas au détriment de la fondation de nouvelles églises. 

La réévaluation du rapport entre l'activité Turnaround et la fondation de nouvelles églises locales sera à l'ordre du jour d'une des prochaines séances du GT Fondation d'églises locales. La formation et l'accompagnement lors de la fondation de nouvelles églises locales doit rester une priorité. L'engagement de Matthias Fankhauser au plan de l'Eglise et son activité bénévole dans le domaine de la «Fondation de nouvelles églises» ont permis d'effectuer des premiers pas. Des améliorations des procédures de travail du GT Fondation d'églises devraient conduire à d'autres ajustements. Plus de collaboration bénévole et rétribuée serait souhaitable. 

La demande d'accompagnement des circuits dans le cadre du programme Turnaround excède l'offre disponible. Marc Nussbaumer, aussi bien qu'Andreas Benz, ont atteint les limites de leurs possibilités. Actuellement, nous ne pouvons répondre qu'à une partie de la demande par du travail bénévole et par l'engagement de membres du corps pastoral au plan de l'Eglise. 

11. 

Jörg Niederer /  Marc Nussbaumer 


Vendredi - comité directeur


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Comité directeur










Marc Berger, président de l’UEEMF








«Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. A notre Dieu et père soit la gloire aux siècles des siècles. Amen» 

Chers frères et sœurs, 

Ces versets de l'épître aux Philippiens m'ont particulièrement interpellé au début de l'année 2010 et m'accompagne depuis, à titre personnel, mais aussi dans mon activité de Président. 

Je crois que cette bonté de Dieu qui pourvoit se manifeste aussi dans notre Union, là où des femmes et des hommes s'engagent pour lui, il pourvoit. 

Nous avons pu le constater avec le Comité Directeur tout au long de l'année et dans des domaines bien différents. 

Nous sommes reconnaissants au Seigneur d'avoir permis l'arrivée des Pasteurs Jean Marc Bittner et Joël Déjardin qui ont rejoint notre Église au courant de l'été. Leur affectation à Metz et Munster à permis à ces deux Églises d'avoir à nouveau un pasteur. L'arrivée de Daniel Nussbaumer à Mulhouse et l'organisation de nouveaux circuits ont permis de pallier au manque de pasteur que nous déplorions. Mais tout n'est pas résolu, et certaines Eglises souffrent: la desserte de Mont-deMarsan nécessite un engagement important des pasteurs d'Agen et de Fleurance et des amis et membres de Mont de Marsan ainsi que d'Agen et de Fleurance! 

Au printemps nous avons eu la joie d'accueillir l'Eglise Méthodiste Unie de Paris Colombes qui a rejoint notre Union concrétisant sont transfert de la Conférence Annuelle de Côte d'Ivoire à notre Conférence Annuelle Suisse-France. 

L'arrivée de Daniel Morata qui effectue une année de stage à Colmar et Muntzenheim avant de s'engager dans les études nous réjouit et répond aux prières de beaucoup pour que Dieu nous donne des Pasteurs. 

Mais il n'y a pas que les pasteurs, et d'autres s'engagent, beaucoup d'autres. Je ne relèverai pas le défi de les citer tous. Permettez-moi de noter quelques domaines d'actions et d'engagements: 

- le Carrefour de Femmes: Elisabeth Lehmann a souhaité être relevée de la Présidence de cette activité. C'est Evelyne Marques (de Colmar) qui la remplace pour une petite étape de transition, m'a t'elle dit, seconder par Brigitte Hetsch comme Vice-présidente, Florence Déjardin comme Secrétaire et Annie Husser dans la fonction de Trésorière. 

- l'Ecole du Dimanche: sous l'impulsion de Muriel Brinkert et Florianne Van der Voort, un week-end a rassemblé des enfants des Ecoles du Dimanche des Eglises d'Alsace ici à Landersen. Les domaines des enfants et des jeunes sont un vaste champs de mission et le Comité Directeur a le souci de soutenir et développer le travail dans ces domaines. Notre surintendant Etienne Rudolph a accepté de rencontrer les responsables des groupes pour essayer de mettre en commun nos forces et nos expériences. 

- l'aumonerie de Béthesda où nos pasteurs mais aussi des bénévoles œuvrent 


«naturellement» sans que cette action soit formalisée. Les interrogations de plusieurs sur notre place au sein des établissements gérés par Bethesda ont rencontré les attentes du Conseil d'Administration de cette association qui a souhaiter la mise en place d'un «coordonnateur» pour le travail d'aumônerie dans ses structures. Un grand merci à Bernard Lehmann qui a accepté cette charge! 

- le Comité Directeur est aussi un lieu d'engagement au service de l'Église et de son Maître. Permettez-moi de relever l'assiduité d'un grand nombre à nos rencontres dont le rythme s'est un peu rapproché. Vous le voyez au rythme des «Lettres du Comité Directeur» que vous recevez après chacune de nos rencontres. Cette lettre est un outil de communication qui ne fonctionne que dans un sens et je vous invite à ne pas hésiter à faire part aux membres du Comité Directeur de vos besoins, projets, idées, remarques. Le Comité Directeur ne veux pas être un machin lointain qui réclame des chiffres (quand ce n'est pas de l'argent), envoie des «il n'y a qu'à» «il faut qu'on», mais une structure d'échange et de lien pour que nous puissions tous ensemble «amener des hommes et des femmes à suivre Christ». Les rencontres du Comité Directeur sont souvent intenses et longues mais nous aimerions prendre du temps pour pouvoir inviter les personnes concernées selon les sujets traités. C'est la démarche que nous avons menée avec Regain et l'Église de Saint Jean de Valériscle au sujet de nos bâtiments là-bas. Nous continuerons probablement pour d'autres questions. 

Après de longues années d'engagement au sein du Comité Directeur et en raison de son activité professionnelle qui l'empêchait ces derniers temps de participer aux rencontres du Comité Directeur, Marie-Louise ACKER a démissionné. Conformément aux statuts, le Comité Directeur a procédé à son remplacement provisoire par Solange Tisserand (Metz). Ce remplacement à été validé par l'Assemblée Générale des 2 et 3 avril 2011 à Landersen. 

Encore un grand merci à Marie-Louise. Edith Buschenrieder a été désignée par le Comité Directeur pour participer au Conseil Stratégique en remplacement de Marie-Louise. 

Vous vous doutez que le débat autours de la demande d'adhésion à la Fédération Protestante de France a beaucoup occupé le Comité Directeur depuis la fin de l'été. Nous aurons notre vote tout à l'heure sur cette questions mais j'aimerais dès maintenant remercier le groupe de travail qui a préparé les documents qui vous ont été transmis pour alimenter la réflexion dans les Eglises locales. Un grand merci à Jean-Ruben Otge, Etienne Rudolph et Jean-Philippe Waechter pour le temps et l'énergie qu'ils ont mis dans ces préparations. 

Pour ne pas y ajouter un autre dossier, nous n'avons pas travaillé durant cette année sur la question de la Conférence Annuelle francophone. Nous reprendrons ce sujet dans les mois à venir avec les personnes désignées l'année dernière pour cela. 

Dieu pourvoit ... 

Aussi du côté des finances! Cela ne nous dispense pas de nous asseoir et compter. 

Nous verrons le détail tout à l'heure mais il est tout de même à noter que l'année 2010 se termine mieux que prévu. 


L'attention portée aux finances nous amène toujours à nouveau à la question du nombre de postes pastoraux que nous pouvons financer. Comment assurer la nécessaire solidarité entre Eglises et ne pas nous décourager? 

C'est précisément en réponse au soutien financier qu'il avait reçu que Paul écrivit ce «et mon Dieu pourvoir à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ.» . 

J'aime relever le futur employé ici «Dieu pourvoira» ... 

L'Association «Centre de Vacances Landersen» a aussi vécu les bontés de Dieu. Elle a pu début 2010 procéder au remboursement anticipé du prêt de 500 000 FRANCS pour lequel l'Assemblée Générale de notre Union en 2001 avait accordé une garantie hypothécaire sur le jardin du presbytère à Jebsheim. Le prêt remboursé, cette hypothèque devient sans objet et les craintes que d'aucun pouvait nourrir quant à cette parcelle disparaissent. 

Il y a quelques jours, j'ai également reçu un chèque en remboursement du solde des annuités d'un ancien prêt en Ecu pour lequel l'Union avait avancé les remboursements durant les années difficiles que le Centre à connu. 

Le Président de l'Association, Joël Bauer, pourra probablement vous en parler longuement mais ces bonnes nouvelles financières ne signifient pas que tout va bien. Les difficultés ne sont jamais bien loin. 

Comme nous l'avions décidé ici, il y a maintenant deux ans, nos pasteurs ont changé de régime de protection sociale, passant le i " juillet 2010 à la CAVIMAC pour la couverture maladie, vieillesse, invalidité obligatoire complétée par des couvertures auprès de la compagnie AG2R La Mondiale. Cette modification ayant pour but d'améliorer la couverture sociale des pasteurs à coûts constants pour l'Union, la différence de cotisations entre l'ancien et le nouveau régime obligatoire a été réaffectée aux cotisations complémentaires. 

Il reste encore quelques questions que je m'efforce de résoudre. La multiplicité des interlocuteurs, la complexité de certaines organisations, des difficultés à joindre le bon interlocuteur, le manque de temps ralentissent quelques fois la résolution des problèmes. J'espère quand même que la situation sera rapidement normale, tout le monde ayant les bonnes informations. 

Nous voulons nous confier aussi en Dieu pour ce qui est de l'Eglise et du bâtiment à Saint-Jean-de-Valériscle. Comme vous l'avez lu dans la courte présentation qui était jointe à l'ordre de jour de notre Assemblée, après diverses rencontres avec le Conseil de l'Eglise de Saint-Jean et Pascal Maurin pour l'Association Regain, le Comité Directeur vous demande de l'autoriser à vendre les bâtiments que nous avons achetés là-bas en 2006. Nous aurons l'occasion de plus d'échanges lorsque nous traiterons ce point tout à l'heure mais nous croyons que dans cette vallée Dieu pourvoira aux besoins de ceux qui s'engagent pour lui. 

Dieu pourvoira aussi au travers de ceux qui suivent les formations de prédicateur laïque que Joseline assure et pourront renforcer nos Eglises dans leur engagement. Les différentes rencontres de l'Ascension seront l'occasion de présenter cette formation ainsi que les possibilités de formation plus complètes proposées par la Faculté de Théologie de Vaux sur Seine. 

Christian Waldmeyer, dans sa méditation avant l'élection du nouveau bureau du Comité Directeur, faisant un parallèle entre cette élection et la transition entre Moïse et Josué, traçant le parallèle entre le peuple d'Israël et notre Union, il disait : «Josué et le peuple étaient devant des terres à conquérir, notre Union aussi est devant des terres à conquérir». Je vois dans cette comparaison un encouragement à rester missionnaire! 

Comment vivre et partager la Bonne Nouvelle du salut en Christ au 21ème siècle? 


Comment amener aujourd'hui des hommes et des femmes à Christ? 

Là aussi, j'ai la conviction que si nous nous engageons, Dieu pourvoira. 

Tout cela pour qu' «A notre Dieu et père soit la gloire aux siècles des siècles» 

Marc Berger 


Accepté à l’unanimité

Vendredi - Diaconat Bethesda de Strasbourg


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


2010, une année de transition 

Après une année 2009 qui nous a vu fêter le jubilé des 120 ans de l'institution, l'année 2010 a commencé par la fin d'un projet qui a été porté avec un autre établissement de Strasbourg, il s'agit du projet Agora. Il s'agissait d'unir les destins de plusieurs associations d'inspiration protestante œuvrant pour la personne âgée. Trop en avance sur les évolutions attendues des politiques sanitaires et sociales, peut-être trop ambitieux, en tout les cas l'idée a été reprise par d'autres avec une approche moins contraignante et plus politique. Nous nous sommes retrouvés, floués, un peu trahis, dans une alliance dont nous sommes rapidement sortis grâce au courage du président Weyer. 

2010 c'est aussi un contexte politique très prégnant, avec la poursuite de la réforme de l'état, après la crise financière et sociale, la crise des finances publiques! Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, le gouvernement a décidé dès 2007 et 2008 un ensemble de mesures touchant aux politiques menées par l'État et à son organisation et fonctionnement, pour une mise en œuvre s'étalant sur 2009 à 2012. De nouvelles mesures ont donc été décidées en juin 2010 dans un contexte de maîtrise accrue de la dépense publique. Ainsi créées par la loi HPST du 21 juillet 2009, les Agences Régionales de Santé(ARS) sont devenues une réalité depuis le 1er avril 2010, avec la parution d'un certain nombre de décrets d'application. 

Cette réorganisation de nos instances de tutelle impactent fortement nos choix, notre stratégie, et notre devenir. L'étau s'est clairement resserré autour de nos budgets, et l'évolution du prix de journée un sujet hautement politique. Comment allons-nous pouvoir investir dans l'avenir? 

Juin: Changement de Président: 

Lors de l'assemblée Générale de juin, Michel Weyer achève son mandat de Président après 6 années riches en évènements, et c'est Denis Bouchet, 61 ans, qui lui succède. Présent au Conseil d'Administration depuis 1998, Denis Bouchet connait bien notre œuvre. Il entend poursuivre la mission entamée par ses prédécesseurs, avec la même vision d'un service de qualité auprès de la personne âgée, dans le respect des valeurs fondatrices de l'association. 

Parmi les orientations pour les deux premières années de son mandat, figure en bonne place la nécessité de veiller au maintien par le Diaconat Bethesda d'un lien fort avec l'Église Évangélique Méthodiste 

Octobre: Service d'aide à domicile 

Proche de notre association depuis ses débuts, Bethesda Service, association strasbourgeoise d'aide à domicile est forte de 10 salariés ou mandataires. Elle sert 130 personnes dans la région de Strasbourg. 

A la demande de son Conseil d'Administration, nous nous sommes rapprochés en 2010 et c'est maintenant le diaconat Bethesda qui assurera l'administration de cette association, les représentants du CA du Diaconat Bethesda y sont désormais majoritaires dans leur propre Conseil, prenant ainsi en considération les liens étroits de coopération et de collaboration existant entre les deux associations. 


Disparition de Samuel LAUBER en cet automne 2010 : 

C'est brusquement le départ d'une personnalité forte qui a marqué le destin du Diaconat Bethesda pendant plusieurs décennies. 

Samuel Lauber depuis son départ de la présidence en 1998, restait comme un veilleur attentif, présent dans toutes les mémoires, à l'origine de notre réputation et de notre renommée pour beaucoup d'acteurs de la vie publique alsacienne! 

Comme des fils conducteurs en 2010 : les projets immobiliers proposés ou contraints! 

Proposés ? nous avions vendu les locaux de l'ancienne clinique Bethesda de Strasbourg il ya déjà 3 ans. Depuis 2009 et toute l'année 2010 nous nous étions vus proposés de nous y réinstaller en tant que locataires, pour y exploiter une EHPAD* élargie, et même un pôle gérontologique. Le projet a été abandonné en novembre 2010, le prix de journée imposé par les autorités ne pouvant être respecté! 

Contraints? La ville de Munster nous avait annoncé sa décision de mettre en vente les locaux qu'elle nous louait depuis 21 années à munster pour y loger l'EHPAD (Établissement d'hébergement de personnes âgées dépendantes)Caroline. Si nous voulions rester sur place il nous fallait nous mettre sur les rangs, ce qui fut fait. Les tractations avec la ville, le département et les autorités tarifaires sont en passe d'aboutir en ce début 2011, avec une augmentation d'environ 3 du prix de journée, pour le bien de tous. Nous en reparlerons lors du bilan 2011 ! 

Conclusion: 

Voilà donc une année 2010 quelque peu en rupture de par le contexte général avec les années antérieures. Nous restons confiants dans l'avenir, attentifs à la stratégie dans laquelle notre Dieu nous conduira. 

Denis Bouchet

Vendredi - rapport du conseil stratégique


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Conseil stratégique 

La plupart des communautés locales ont pris à cœur la réflexion du Conseil stratégique et l’ont même reprise à leur compte, déclarait Jörg Niederer devant la Conférence annuelle vendredi matin. Il est réjouissant de voir le nombre de communautés locales reprenant la thématique du Conseil stratégique, certaines d'entre elles sont sur la bonne voie. Mais ce n’est qu’un début, assure-t-il.


Le vrai travail nous attend. Dans le retour des églises, il est apparu que le projet du Conseil stratégique a déclenché dans certaines communautés locales des craintes: la crainte d’efforts démesurés, la peur de devoir subir des pressions extérieures. Plusieurs circuits ont exprimé leur crainte d’être débordés par cet appel à sortir de ses habitudes et de son cocon communautaire. Il est vrai sur le plan théologique que dans une communauté locale, on doit pouvoir reprendre du souffle et à reprendre pied, pouvoir se ressourcer dans l’église locale. Mais si l’église est ce lieu où l’on peut être porté par les autres, , elle est en même temps le lieu d’où l’on part à la rencontre des autres.

Dans d’autres communautés, on discute de pourcentage d’engagement des pasteurs.

Joerg Niederer fait remarquer que la direction de l’Eglise n’a reçu que peu de souhaits concernant l’aide que pourraient apporter les organes de l’Eglise. Peut-être bien que les gens n’ont pas conscience de leurs besoins, peut-être bien aussi que le Conseil stratégique devrait davantage intervenir sur le plan local.

De fait, on est aujourd’hui entré dans un processus de dialogue pour permettre aux églises de prendre un virage et prendre un nouveau visage.

Il est temps dans chaque église locale de se pencher sur les tâches à accomplir.


Sur la base de ce rapport, la parole est donnée à l’assemblée, aux représentants de deux circuits cités en exemple pour avoir essayé d’appliquer les principes du Conseil stratégique dans leurs communautés respective.


Pasteur Markus Kleiner de Schwarzenburg ...

et pasteure  Andrea Brunner de Zürich-Est


Peter

«Tout a commencé en 2007. Une idée perce un jour quand il faisait du jogging : «c’était comme si Jésus nous disait : j’aimerais m’offrir 100 personnes». «Pourquoi avancerais-je ce chiffre à mes gens ? Alors, Seigneur, confirme-moi ce chiffre». 5 jours plus tard, nous avons reçu 130 FS ; à partir de là, il fallait que je fasse quelque chose avec ce chiffre. Depuis, nous sommes convaincus en tant que communauté de Scharzenburg d’avoir reçu cette direction de la part de Dieu. 2 ans ½ après, nous avons dit à nos membres de réfléchir à cet appel de Dieu. Tout le monde était convaincu du sérieux de cette vision. Depuis nous sommes en chemin. Nous voulions commencer très simplement par la prière : chaque personne prie pour une personne encore éloignée de Jésus, le principe du1X. Nous partageons notre vécu, ce que Dieu fait au niveau de ces personnes tout en continuant à pratiquer Alpha Live.

A ce jour, nos locaux sont déjà trop petits, aussi établissons-nous un groupe de travail pour réfléchir à la suite.

Pour conclure, ce qui m’a frappé, ce qui est vraiment déterminant, ce ne sont pas les offres, ce qui est déterminant, c’est la manière dont nous pensons : la promesse de Dieu, la vision de Dieu joue un rôle essentiel.

Quand nous avons cette conviction de la  part de Dieu, alors cela va marcher. A partir de là, on agit différemment. Il faut tout simplement aimer les gens. Comme Jésus a su aimer les autres jusque dans leur misère. Depuis je me dis qu’il me faut refaire du jogging.»


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Andrea Brunner

«Je viens d’un circuit où les membres des communautés sont confrontés au niveau personnel et communautaire au renoncement et au lâcher prise : nous avons dû prendre congé de personnes, renoncer à la santé et à des activités, et renoncer, c’est accepter de mener le deuil et poursuivre notre engagement de foi tout en gardant l’espoir.


C’est un processus, et dans ce cadre-là, nous nous sommes assigné des tâches, nous nous sommes penchés sur les objectifs fixés par le Conseil de stratégie.


On se demande quelles sont les tâches que le circuit doit accomplir : «renforcer notre relation au Christ et ainsi rendre dynamique le témoignage rendu au Christ». Tous doivent s’y employer quel que soit la responsabilité.

Renforcer la relation au Christ et devenir témoins vivants : une tâche qui se fait dans les petites choses et non pas seulement dans des grands événements.
Une femme vivant dans un foyer de personnes âgées me déclarait : «la mission prioritaire de notre église est peut-être d’être proche de ceux qui sont très loin (paroisse de Bulgarie partenaire), et tout près (voisin de chambre)».

Voilà des questions qui me poursuivent : qu’est-ce qui me fait battre le cœur ? Quelle est ma passion ? La stratégie peut-elle m’amener à réfléchir à ma relation au Christ ? Nous avons de moins en moins de ressources, nous constatons des manques ; suis-je prêt à m’engager ? Est-ce que j’accepte les consignes du conseil stratégique ?

Voici notre espérance, que nous nous laissions encourager dans le silence par le Christ : parlons ouvertement avec Lui de la manière dont nous voulons avancer avec lui !  Réjouissons-nous de la possibilité pour certaines paroisses d’être renforcées par un partenariat avec une autre paroisse.
Ces questions sont de nouveaux défis à relever.


Autres réactions au rapport 


Les réactions et les attentes sont variables d’une paroisse à l’autre. Alors que Zurich-est a pour objectif de renforcer la communion avec le Christ, Schwarzburg a pour but de «faire totalement confiance en Dieu».


Le processus initié par le Conseil de stratégie, qui s’étale sur huit ans, sera suivi, soutenu et encouragé dans les paroisses locales par le Conseil stratégique. Les communautés locales élaboreront une feuille de route pour la suite, déclarait Joerg Niederer.

Il devrait y avoir notamment un soutien ciblé à de la formation et l’examen des structures en place pour vérifier leur adéquation.

L’«Esquisse pour l'objectif de résultat » réalisé par un groupe de travail est une bonne base de discussion. Le document émet le constat critique l’appel du Conseil stratégique ne diffère en rien aux appels et aux initiatives précédentes. À quoi devrait ressembler la stratégie  mise présentement en place des précédentes pour pouvoir apporter des changements durables? Le groupe de travail créé ad hoc pour cette Conférence répond à cette question. 



LE RAPPORT

Les directives relatives au Conseil stratégique définissent ce qui suit: 

Compétences: 

- Le Conseil stratégique agit sur mandat de la Conférence annuelle. Il peut charger les organes de la Conférence annuelle de la mise en œuvre de la stratégie adoptée par la Conférence annuelle. Les organes doivent baser leurs objectifs et leur travail sur la stratégie adoptée par la Conférence annuelle; 

- le Conseil stratégique peut demander aux organes de corriger l'orientation stratégique de leur travail. Les corrections requises doivent être respectées et mises en œuvre par les organes. 

Responsabilités: 

Le Conseil stratégique est chargé de l'élaboration, de la mise en œuvre et du contrôle de l'orientation stratégique de la Conférence annuelle CH/F. 

Composition: 

Des changements dans la composition du Conseil stratégique interviennent régulièrement en raison des départs et arrivées au sein du Cabinet, de l'exécutif du Comité directeur suisse et de la représentation du Comité directeur français. 

1. De la mise en Œuvre de la stratégie 

Durant l'automne qui a suivi l'approbation de la stratégie par la Conférence annuelle 2010, le Conseil stratégique a décrit dans une lettre adressée aux membres de la Conférence annuelle, à l'intention des circuits, et aux présidents compétents, à l'intention de leurs organes, les tâches à accomplir dans la perspective de la mise en œuvre de la stratégie. L'objectif de résultat a) contenait la consigne suivante: «Tous les circuits et organes de la Conférence annuelle auront défini, dans un délai d'un an, des mesures concrètes destinées à les aider à atteindre l'objectif-cadre dans leur propre domaine d'activité.» Dans sa lettre, le Conseil 

stratégique expliquait qu'il s'agissait dans un premier temps d'identifier la manière de mettre en œuvre l'objectif-cadre à court et à moyen terme. Il a ainsi chargé les circuits et les organes d'élaborer au moins une «feuille de route» exposant les étapes et processus concrets prévus pour la mise en œuvre. Au moment de la rédaction du présent rapport, le Conseil stratégique vient de recevoir les premières réactions des circuits et organes. Une synthèse des réactions collationnées sera présentée dans le cadre d'un rapport complémentaire à la Conférence annuelle qui inclura également les besoins de conseils et de formation (objectifs de résultat b) et c) exprimés par les circuits. 

En ce qui concerne l'objectif de résultat f),un groupe de travail a préparé une «esquisse» de plusieurs pages qui a préalablement été présentée et discutée au sein de la Commission pour les questions théologiques et ecclésiastiques. Vous trouverez ce document en annexe au rapport. Lors de la session de la Conférence annuelle, vous aurez la possibilité de prendre brièvement la parole pour indiquer quelles affirmations, parmi toutes celles figurant dans cette esquisse, vous paraissent utiles pour la suite de la mise en œuvre de la stratégie. Nous remercions le groupe de travail pour cette esquisse sincère et stimulante. 

Nous remercions aussi «Théologie en discussion» d'avoir organisé, durant le semestre d'hiver, trois événements consacrés à l'examen de la stratégie. 

Dès que le traitement du contenu de la stratégie et des premières étapes de sa mise en œuvre dans les circuits et les organes conduira ces derniers à se concentrer sur le mandat et l'affinement du profil, il conviendra d'aborder l'objectif de résultat e) (structures de l'Eglise) au niveau de la Conférence annuelle. Nous renvoyons par ailleurs aux rapports du Comité directeur suisse et du Comité Directeur français concernant les développements suivis et les décisions rendues dans leur domaine de compétences respectif. 

2. Motion concernant la marge de manœuvre accordée en matière de pourcentages de postes 

Le Conseil stratégique a débattu de ce sujet, mais, en raison de l'absence pour maladie de certains de ses membres, il n'est pas parvenu à élaborer dans le délai espéré un projet suffisamment mûr pour être présenté à la Conférence annuelle. Le Conseil stratégique a actuellement une bonne vue d'ensemble de la manière dont l'extension et le financement des postes des services centraux ont évolué au fil des dix dernières années et de quels organes disposent de quelles compétences. Dans une prochaine étape, il étudiera plusieurs modèles d'attribution des différentes compétences aux divers organes (Conférence annuelle - Conseil stratégique, organes individuels) pour l'avenir. Il reviendra sur ce sujet à la Conférence annuelle. 

3. Poursuite du travail sur le profil de l'EEM 

En 2007, la Conférence annuelle a décidé, au moment de l'adoption du profil de l'EEM, que deux points tirés du profil seraient choisis pour servir de thèmes prioritaires durant les trois à cinq années suivantes. A l'époque, les deux premiers points déterminés ont été: 

- Animés par la bonté de Dieu, nous transmettons son amour en paroles et en actes. 

- Animés par la passion de Dieu, nous nous engageons pour le bien de toutes et de tous dans la société. 

Le Conseil stratégique a eu un échange de vues sur les expériences réalisées en lien avec le profil de l'EEM. Ce faisant, il a constaté que certains circuits et organes étaient occupés à mettre en œuvre la stratégie. Il serait donc superflu de leur donner de nouveaux thèmes prioritaires. De plus, les points du profil suivis jusque-là correspondent parfaitement au thème de la stratégie. Sans compter que plusieurs circuits se sont attelés à l'ensemble du profil de l'EEM, ce qui peut s'avérer utile et judicieux. Conscient de ce phénomène, le Service Formation et Conseils a publié plusieurs articles dans le magazine «Kirche und Welt» au sujet de l'ensemble du profil de l'EEM. Le Conseil stratégique a donc décidé d'en rester aux deux thèmes prioritaires définis initialement. 

4. Thèmes et sujets prioritaires des prochaines 

conférences annuelles 

Le thème et le sujet prioritaire de la Conférence annuelle seront désormais déterminés par le Conseil stratégique, ce qui modifie les domaines de compétences et la collaboration entre le Conseil stratégique, le comité d'organisation local et le bureau de la Conférence annuelle. L'état d'avancement des travaux de planification pour les prochaines conférences annuelles se présente actuellement comme suit: 

2012: 

Lieu: les séances auront à nouveau lieu à Münsingen; au moment de la rédaction du présent rapport, le circuit chargé d'accueillir la conférence le dimanche n'a pas encore été défini. 

Thème prioritaire: au vu de la célébration des 10 ans de Connexio, le thème prioritaire portera sur la manière dont les méthodistes accomplissent ensemble, par le biais du réseau, de bonnes choses dans la mission et la diaconie. Connexio invitera des membres de nos Eglises partenaires afin de permettre des rencontres et des échanges et de faire découvrir les changements que le service de notre Eglise apporte aux quatre coins du monde. 

2013: 

Lieu: organisation locale des séances et du dimanche (cathédrale de Berne) par l'EEM de Berne. 

Thème prioritaire: encore ouvert. 

Le Conseil stratégique a approuvé une réorganisation des quatre délégations auprès des autres conférences annuelles. Désormais, il y aura un échange par année entre une personne de notre CA et une personne de l'une des trois conférences annuelles d'Allemagne (selon un tournus de trois ans entre les trois conférences allemandes), et un échange par année entre trois personnes de notre CA et trois personnes des six autres conférences annuelles de la Conférence centrale de l'Europe du Centre et du Sud, ce qui donne un tournus de deux ans pour chacune des conférences concernées. Pour ce qui est de la conférence annuelle provisoire d'Autriche, une personne de l'EEM Bregenz pourra assister en qualité d'hôte à la session prévue durant l'année intermédiaire. Cette réorganisation des délégations renforcera le contact au sein de la Conférence centrale, alors même que les restrictions de voyage en vigueur par le passé ont disparu depuis de nombreuses années déjà. L'ensemble des surintendants de la Conférence centrale salue ce changement. 

5. Perspectives 

La tâche prioritaire du Conseil stratégique est dictée par la mise en œuvre et le suivi de la stratégie. 

Outre la motion susmentionnée concernant la marge de manœuvre accordée en termes de pourcentages de postes, l'objectif restant parmi ceux définis l'année passée est le suivant: 

«Le Conseil stratégique veillera également à remodeler les sessions de la Conférence annuelle afin de mettre davantage l'accent sur les thèmes prioritaires, de faire en sorte que le traitement des rapports prenne moins de temps et de prévoir de plus grandes plages pour «conférer» sur des questions de fond.»  Evêque Patrick Streiff, président 


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Vendredi - réactions à l'esquisse du Conseil stratégique


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Théo Schad explique le propos du groupe de travail : donner un aperçu de la vie de l’EEM et expliquer dans le même temps la diminution de ses membres au cours de ces dernières décennies.

Ils se sont posé beaucoup de questions : quelles sont les questions théologiques que nous transmettons aux gens ? Comment faire que les lignes du conseil stratégique aient plus d’efficacité que les précédentes délibérations ?

A la CA de décider ce qu’elle veut entreprendre à partir de leurs conclusions.


«Comment éviter que les bonnes résolutions ne s’évanouissent à l’avenir ? Il faut partir des personnes que nous avons le devoir de servir. Nous disons que nous sommes ouverts aux gens qui sont à l’extérieur, mais en fait nous ne le sommes pas. Il nous faut être ouverts, il faut nous radicaliser», clame Théo Schad.


Pour sortir du marasme, ajoute-t-il, «il importe de créer des champs d’apprentissage, de créer des espaces de liberté où nous pouvons apprendre ensemble à faire du neuf, à trouver du neuf, à penser à autre chose que nous avons toujours fait par le passé.

En tant qu’église, nous n’avons peut-être pas compris que la situation est grave, pas seulement pour l’Eglise, mais aussi pour l’Evangile».

Toutes nos études montrent que le christianisme institutionnalisé ne correspond plus du tout à la réflexion des gens d’aujourd’hui. «Notre volonté de construire des églises est contradictoire avec la réalité du terrain : les gens n’ont rien à cirer si c’est catholique, traditionnel, libéral protestant ou évangélique : nous devons nous intégrer dans le monde réel des gens. Il y a un tas de choses que nous avons fait jusqu’ici ; aujourd’hui il est temps d’apprendre à nous investir dans les personnes».

SI quelqu’un vient avec un projet original, il faudrait pouvoir le soutenir, car l’important est de s’investir dans des gens …. Théo Schaad met en garde contre une certaine bureaucratisme qui tue l’esprit d’initiative, ses propos sont décapants : «Les règlements ne nous permettent pas de nous intéresser aux gens, aux besoins des gens : il faut que l’Evangile puisse les toucher et l’objectif n’est certainement pas que les gens viennent dans nos églises».


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Autres propos recueillis dans la discussion qui a suivi


«Nous bricolons nos règlements, nos structures, comme les pécheurs étaient à réparer les filets. Comme Jésus a appelé les pêcheurs à partir au large à un autre moment que prévu, il nous appelle à sortir à notre tour et à prendre le large ; la réussite est à ce prix. Comme pour Pierre, Jésus va nous demander des choses très différentes que ce que nous avons fait jusqu’ici. Nous ne perdons rien du tout si nous lâchons prise et si nous allons avec le Christ là il veut nous emmener. Laissons nous embarquer dans l’aventure de la foi comme aux premiers jours de la Pentecôte.»



Gardons le profil. Il n’est pas en cause.

«Le profil n’est pas toujours bien accepté, il n’est pas non plus très bien compris, comment faire pour que nos discussions aient des suites auprès de nos membres de base, car on perd quelque chose … J’ai été passionné par le dimanche de la Conférence : j’ai vu qu’après trois jours de discussions intensives des gens étaient venus de tout le territoire de la Conférence, j’ai vu qu’il y avait eu multiplicité d’animations selon les tranches d’âges, puis qu’il y avait eu un culte d’envoi ; tous ceux qui avaient reçu une affectation étaient là avec leur conjoint : on a besoin de ça pour tenir une autre année. C’est ça, l’évangile pour notre église, une pomme dans l’arbre de l’œcuménisme….
Notre profil qui n’est pas seulement du papier mais du vécu n’est pas suffisamment ancré dans nos paroisses.  Les gens se souviennent d’anciennes Conférences où nous vivions une communion extraordinaire : les jeunes viennent-ils encore à nos dimanches de Conférence ? Sont-ils enthousiasmés par l’Evangile ?

Nous avons distribué une invitation importante à nos membres, une dame nous a fait une réflexion : où sont les gens ? Ils sont loin, cela me fait souci».


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Claudia

«Autre chose me préoccupe : la question de surcharge, la question du ressourcement. C’est un thème dont nous parlons beaucoup. Nous aimerions entreprendre un tas de choses ; en tant que membres, nous arrivons à nos limites, la difficulté est générale : nous sommes tellement sollicités dans nos familles et notre vie professionnelle, que nous aimerions reprendre du souffle dans nos églises locales, et si la conseil stratégique devient une charge, nous sommes mal barrés…..
Le Seigneur nous a dit :allez vers les gens et invitez-les à venir à Dieu.

Notre difficulté, c’est de lâcher prise. Cela signifie reprendre son souffle, et ne pas imposer de charge supplémentaire.

Aux gens surchargés, nous aimerions montrer la voie du lâcher prise. Lâcher prise permet de trouver de nouvelles réponses.»


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«J’aimerais ajouter quelque chose : lâcher prise. Qu’est)-ce qui se passe quand il ne se passe rien.  Attendez l’inattendu. Celui qui attend l’inattendu est un pionnier. Espérer et croire est important dans notre vie».


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Qu’est-ce que je peux faire dans ma communauté de base ? J’ai l’impression que tout ça les gens de chez moi n’ont rien à cirer, c’est totalement à côté de la plaque. Comment je puis intéresser les gens à toutes ces orientations ? Ils sont indifférents à ce qui se passe dans les autres paroisses en France»….


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Formation et Conseil

« Quand nous accompagnons les communautés, nous voyons une énorme difficulté à créer des espaces et à reprendre du souffle. Quand il y a de nouveaux plans, les gens trouvent que c’est de trop. Nous aidons les gens à lâcher prise et faire de la place à du neuf.

«Formation et conseil»  reste disponible quoi qu’on dise !

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«J’espère que le document de travail va déclencher des projets, des initiatives et des changements en masse.»


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«Construisez autre chose, concentrez-vous sur autre chose ; à partir de là du neuf naîtra».


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«La mission me fait penser à la parole d’un théologien : «la croix n’a pas de poignée» et ça convient parfaitement à la mission. Des missionnaires sont venus en Asie avec leurs petites boites et leurs poignées ; on s’est demandé ce qui pouvait en sortir.
Sur la croix il n’y a pas de poignée ; un polichinelle ne sort pas de la boite.

Quand on ne sait pas quoi faire, comment faire, c’est peut-être une bonne chose….»


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«Soutenons-nous les uns et les autres qui s’engagent pour les autres. Respectons les communautés qui prennent des initiatives et marchons à leur rythme.»


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«Ayons une vision, quelque chose qui brûle en moi, alors je suis prêt à renoncer à quelque chose. Dernier point, si j’y vais, il aura d’abord la vallée des larmes, cela fait partie du processus, une baisse avant une remontée».


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Hans Eschler

«Au début d’année, on prend de bonnes résolutions. On a pu constater que la passion n’est pas un point important jusqu’ici ; pourtant c’est un facteur spirituel important; Il faut parler d’enthousiasme et de feu brûlant pour le Christ : il faut que nous ayons envie que l’on parle du Christ autour de nous et dans la société et il est important de le vivre d’abord par nous-mêmes. C’est le Christ qui nous transmet cet enthousiasme et nous rend capables de le partager autour de nous».


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Schroemmel

«Cette esquisse conduit à réfléchir à ce qu’elle implique pour moi : ai-je envie comme pasteure d’amener de nouvelles personnes au Christ ? C’est très personnel; je n’ai pas de contact avec des personnes extérieures à  l’église. Cela manque dans nos églises. Quelqu’un racontait que grâce à son poste de travail elle était entrée dans une église. Il faut que cela se produise chez nous.»

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«Les paroisses ont des rythmes différents : on ira plus ou moins vite, le but, c’est d’être ensemble sur ce chemin qui vise à amener des hommes et des femmes à suivre le Christ.

Effectivement, il faut respecter le rythme des églises, par contre il est des églises qui vont dans une tout autre direction. Et c’est de notre devoir de les faire réfléchir et de les inciter à prendre la même direction que nous».

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Joerg Niederer remercie les intervenants de leurs contributions stimulantes.

«Nous avons aussi vu qu’il s’agit de travailler sur les contenus. S’agit-il de survie ? Ce qui nous guide, c’est Dieu ou non ? Les gens sont parfois ailleurs que dans les questionnements que nous posons.»

Qu’est-ce que cela veut dire ? Se préoccuper des attitudes est parfois plus difficile que de travailler sur les structures.

Nous n’avons pas de réponse définitive sur la question de la stratégie.

Nous continuerons à travailler sur le sujet ; nous recevrons les stimulations, les idées, d’où qu’elles viennent. Assurément, il y a beaucoup à faire au sujet des contenus.»


ANNEXE

LE DOCUMENT

Esquisse relative à l'objectif de résultat (F) 

Groupe de travail ad hoc du Conseil stratégique chargé de traiter l'objectif de résultat f) de la stratégie de l'EEM: 

Stefan MolI, Theo Schaad, Walter Wilhelm 

1. Remarque liminaire 

Depuis les années 1930, les EEM et leurs précurseurs connaissent en Suisse un recul du nombre des membres et un retrait de nombreux lieux. Cette phase a été précédée par une période d'expansion initiée en 1860. Dans son histoire, l'EEM a vécu une croissance numérique ou un développement géographique à chaque fois qu'elle s'efforçait de combler un vide social ou spirituel. Cela vaut aussi bien pour la période de la naissance du mouvement méthodiste au 18e siècle que pour l'expansion de l'Eglise en Amérique, lorsque l'Eglise a émigré avec les colons et s'est concentrée sur leurs besoins, et pour l'époque où, au 19e siècle, la piété a connu un grand vide en Allemagne et en Suisse. Et cela vaut aujourd'hui encore, là où elle accueille de nouvelles communautés issues de la migration ou offre un service diaconal destiné à répondre à des problèmes sociaux. 

Mais: bien que de tels vides continuent visiblement à représenter un défi pour nos communautés et notre Eglise, nous n'assistons à aucune croissance numérique ni expansion géographique. De manière générale, l'Eglise perd de son impact, les exceptions locales ne faisant que confirmer la règle. 

La rétrospective présentée sous le point deux de la présente esquisse montre que plusieurs Conférences annuelles ont lancé des initiatives en vue de tourner la page. Les efforts fournis n'ont cependant pas permis de prendre le virage souhaité. La stratégie adoptée lors de la Conférence annuelle 2010 s'inscrit dans la lignée des initiatives et appels déjà décidés et bien souvent tombés dans les oubliettes. Nous n'avons trouvé aucune différence indiquant que la stratégie pourrait avoir des effets à long terme. 

Le mandat confié par le Conseil stratégique au groupe de travail ad hoc précisait: «Une esquisse expose les contextes sociaux et ecclésiastiques ayant contribué à la diminution constante de membres et d'influence sociale constatée au sein de l'EEM depuis 70 ans et les éléments que nous pouvons en tirer dans la perspective de notre gestion actuelle de l'objectif fondamental et de l'objectif-cadre que nous nous sommes fixés. Le résultat sera soumis à la prochaine Conférence annuelle.» 

Lorsque l'on octroie un mandat consistant à établir une esquisse, l'idée est de tracer les grandes lignes du tableau et de ne pas se perdre dans les détails. Pour ce faire, le groupe de travail s'est fondé sur les rapports rédigés par les surintendantes et surintendants à l'intention des diverses Conférences annuelles. Il a égaIement pris connaissance d'un bilan de la situation dressé à ce sujet par Claus D. 

Eck et Stefan Weiler. Enfin, il s'est laissé guider par ses propres expériences et souvenirs. Il est impossible, dans le cadre donné, de procéder à une analyse approfondie des différents thèmes concernés; un tel examen devrait se faire ultérieurement. 

D'aucuns se demandent si une stratégie est vraiment un instrument adéquat pour une Eglise. Ne faudrait-il pas simplement laisser à Dieu le soin de nous dire où il veut mener l'Eglise? Nous sommes fermement opposés à cette attitude quiétiste!. Nous partons du principe que nous devons nous efforcer d'être des bons intendants des «talents qui nous sont confiés». Ce que Dieu nous a confié à nous, méthodistes, n'est pas remis en question, mais demeure au contraire la base de notre service en tant qu'Eglise. 

Quels développements l'EEM a-t-elle suivis en Suisse et en France entre 1970 et 2010? 

Les grandes lignes qui ressortent de la lecture des rapports des surintendants et surintendantes sont les suivantes: 

Statistiquement: 

Outre le nombre des membres, le nombre des églises locales a nettement baissé. Le nombre des circuits, en revanche, n'a que peu diminué. La vie des églises locales se concentrant de plus en plus sur les centres paroissiaux, la plupart des chapelles ont été transformées ou ont fait l'objet de nouvelles constructions. Le processus n'est d'ailleurs pas terminé. 

Le manque de pasteures et pasteurs revient lui aussi régulièrement dans les rapports des surintendants. 

Jusque dans les années 70, la stratégie est claire: l'Eglise s'efforce d'être proche des gens. Pour ce faire, elle construit de nombreuses chapelles, dans des lieux parfois très reculés. Aujourd'hui, la proximité des gens ne dépend cependant plus du lieu où se situent les immeubles. Cette stratégie, qui fut la dernière à se dégager clairement, est aujourd'hui en cours de démantèlement. 

Les rapports des années 70 portent régulièrement sur des domaines comme les cultes, les études bibliques et la relation d'aide. L'année 1971 marque l'adoption d'un programme intitulé «Le courage de faire des expériences», ciblé, notamment, sur une augmentation de 20% du nombre des membres. Or, non seulement le chiffre visé n'est pas atteint, mais le nombre des membres continue à baisser durant la période concernée. Pour contrer le phénomène, le mouvement «Le courage d'être église» relance le travail en petits groupes en fondant des cellules de maison. Le projet «Le courage d'évangéliser» ne porte lui non plus pas de fruits durables. 

Dans les années 80, les rapports abordent des questions et des études relatives au mouvement charismatique émergeant. En plus des tensions théologiques, ce mouvement fait resurgir la question de la piété personnelle et entraîne un changement, qui perdure aujourd'hui encore, dans la culture des cultes par une nouvelle manière de chanter. Le rapetissement de l'Eglise est préoccupant: la «Vision EEM 2000», adoptée en 1986, ne produit cependant elle non plus pas beaucoup d'effets. La Conférence générale de 1984 fixe pour objectif d'accroître le nombre des membres de l'UMC dans un délai de huit ans. Ce but n'est pas atteint. Le développement paroissial et le mouvement de croissance des églises font alors leur entrée et transforment la méthodologie du management en un sujet convenable. 

1 Mouvement ecclésiastique consistant à attendre l'action de Dieu dans la passivité et le silence. 

A la fin des années 80 et dans les années 90, l'Eglise commence à parler des changements sociaux du postmodernisme. La montée du pluralisme et de l'individualisme ainsi que l'importance accrue de la liberté personnelle se font peu à peu sentir. La diversité théologique se développe. On observe de plus en plus souvent des tensions quant à la conduite de l'église. Des tendances congrégationalistes font leur apparition. Dans les rapports, les références à la vision et au mandat de l'EEM se multiplient. Les églises locales sont priées de formuler des lignes directrices définissant leur vision de la communauté; une procédure qui vise à donner une orientation plus claire au travail. Aucune analyse des effets produits par les lignes directrices n'est cependant réalisée après coup. Se pose alors la question de savoir comment conduire les églises locales dans ce contexte. Le rôle de plus en plus délicat des pasteurs fait l'objet de discussions. 

A partir de 1997, l'Eglise est appelée à baser son travail sur la formulation suivante: «D'ici 4 ans, la moitié de toutes les activités proposées par nos paroisses devront systématiquement être développées non pas en fonction de nos propres besoins et style ecclésiastique, mais de manière à répondre aux questions de nos contemporains et sous des formes qui leur soient accessibles.» Si l'idée est très bien accueillie, elle n'a que peu d'effets concrets. Là aussi, il manque une analyse à long terme de la mise en œuvre du projet. Dans le langage de la vie paroissiale, la consigne est en outre rapidement reformulée: d'ici 4 ans, «la moitié de toutes les activités proposées sera tournée vers l'extérieur». Cette modification supprime l'intention intrinsèque du mandat initial de sorte que la mission est à nouveau dirigée par les besoins propres à l'église. 

Les répercussions du travail de Willow Creek se cristallisent dans le concept des cultes ciblés sur des hôtes. La seconde moitié des années 90 est marquée par la réorganisation du travail avec les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, sous l'égide de Takano (1997), et la réorientation de la formation des laïques (1998), ultérieurement reprise par le Service Formation + Conseils (2002). 

Entre 2000 et 2010, le phénomène du postmodernisme prend de l'ampleur. La liberté de suivre sa propre voie conduit des groupes entiers de personnes à quitter l'Eglise. Bien qu'ils invoquent avant tout des motifs théologiques, il s'agit souvent d'une question de pouvoir. Le système des affectations gagne en transparence et s'inscrit dans un processus plus participatif. La charge liée au ministère pastoral devenant plus lourde, l'accompagnement des pasteurs est amélioré (p. ex. entretiens d'évaluation et de motivation). Le bénévolat parvient ici et là à ses limites, ce qui déclenche des discussions sur la valorisation et le suivi des collaborateurs et collaboratrices bénévoles. Dans le travail avec la jeunesse, des personnes sont formées (pasteurs-jeunesse) et engagées à temps partiel (collaborateurs et collaboratrices-jeunesse). Le manque de pasteurs est en partie résolu par l'engagement de prédicateurs laïcs avec responsabilité pastorale et la publication de petites annonces. L'Eglise élabore le profil de l'EEM. Son impact sur le développement de l'Eglise et des paroisses n'a pas encore fait l'objet d'une analyse critique. L'implantation d'églises est activement encouragée et le travail avec la génération des 55 et + renforcé. Des églises de migrants voient le jour. Le Cabinet introduit des changements structurels dans la CA: le groupe de pilotage, qui deviendra le Conseil stratégique, est mis sur pied pour resserrer les liens entre les différentes personnes et les divers organes chargés de la conduite de l'Eglise. Il est encore difficile de déterminer si ce nouvel organe sert davantage à clarifier les divergences entre le Comité directeur suisse et le Cabinet ou s'il assume une responsabilité dirigeante. Des incitations à renouveler le travail des églises locales sont alors formulées sur la base de références à des communautés centrales et des communautés de base, aux 5 signes caractéristiques des églises qui portent 

du fruit, selon les termes de l'évêque R. Schnase, et de la formation «Turnaround» . 

Conclusion: Tous ces documents attestent de manière impressionnante de la volonté de la Conférence annuelle et de la direction de l'Eglise de faire en sorte que des personnes soient touchées par le message de l'Evangile. Pendant toutes ces années, cet objectif demeure ainsi un paradigme pour l'EEM. L'objectif fondamental de la stratégie 2010 s'y tient d'ailleurs lui aussi expressément. On constate néanmoins un écart flagrant entre le désir et la réalité. Il est certes impossible de dire a posteriori où l'EEM se trouverait aujourd'hui si elle n'avait pas lancé toutes ces initiatives. Force est cependant de constater de manière générale qu'elle n'est pas devenue plus missionnaire ni plus efficace pour autant. 

Le nombre des initiatives et concepts visant à développer le travail des églises est lui aussi impressionnant. La question qui se pose est de savoir pourquoi l'on est pas parvenu, malgré tous ces efforts, à améliorer la situation de l'Eglise. Même si ces démarches ne sont pas toutes axées sur une augmentation du nombre des membres, cette attente joue toujours un rôle essentiel dans la pratique. Pourquoi l'EEM n'a-t-elle pas réussi à aller au-delà de l'attente, tout du moins dans le territoire de la Conférence annuelle Suisse-France? 

En parcourant les rapports des surintendants, nous constatons que cette question est abordée avec une grande prudence. Ou plus directement: tant dans ces rapports que dans nos souvenirs des sessions de la CA, nous ne trouvons aucune évaluation claire et durable de toutes ces initiatives. Cela ne signifie pas qu'une telle évaluation n'a pas eu lieu au sein des divers organes, mais le cas échéant, l'évaluation n'a pas eu d'influence significative sur les étapes suivantes. De notre point de vue, il est donc indispensable de mettre sur pied et de conduire des initiatives telles que le profil de l'EEM ou la stratégie 2010 comme un projet. 

3. Forme et contenu 

Lorsque l'on considère ces programmes, il est frappant de voir que la réflexion se concentre fortement sur la question du «comment?». Est-ce que nous faisons les choses comme il faut? Est-ce que les formes dans lesquelles nous travaillons sont adaptées? Ce qui manque un peu sont les discussions sur le contenu. Les questions relatives au fond demeurent en arrière-plan. Quels sont les sujets théologiques fondamentaux qui marquent de leur empreinte la mission et l'évangélisation? L'EEM a-t-elle fait ses devoirs théologiques au cours de ces dernières années? 

Depuis 1950, le contexte social en Suisse et en France a radicalement changé. Avec l'essor économique de l'après-guerre et le mouvement de la génération de mai 68, qui s'est traduit par une modification sociale du rôle de l'homme et de la femme, les individus ont vu les possibilités de vivre leur vie se multiplier. Le postmodernisme qui s'est ensuivi a mis en avant les valeurs de l'épanouissement personnel et de la liberté. Dans le quotidien professionnel, on encourage la flexibilité et la réorientation. Alors que d'un côté on navigue dans ce village globalisé appelé «monde», de l'autre, le côté privé, on se retire volontiers dans le calme de la vie paisible offerte par son petit chez sol". 

Jürg Stolz et Edmée Ballif renvoient dans leur étude «L'avenir des réformés» (2010) aux mega-tendances, qui influent sur des domaines de l'Eglise comme le nombre des membres, la participation aux cultes, la religiosité, l'image publique, 

2 Cf. à ce sujet les thèses "Communication de l'Evangile dans la société postmoderne» élaborées par le groupe de travail Théologie et ministère pastoral de la CC de l'Europe du centre et du sud publiées dans les actes de la CC 2005, p. 158ss. 

les effectifs en personnel et les finances, et font ainsi opposition à l'Eglise sous sa forme traditionnelle, tout en lui offrant de nouvelles possibilités. 


Les changements sociologiques mis en exergue par Stolz/Ballif ont aussi des percussions importantes, en termes de contenu, pour notre foi. L'individualisation de l'être humain exerce une influence considérable sur son rapport aux valeurs qui le définissent. Pour l'homme ou la femme du 19e siècle et du début du 20e siècle, le message de la grâce libératrice de Dieu a eu un impact tout à fait direct sur sa relation avec le monde standardisé de l'industrie et de l'administration, de l'appartenance à la famille, à la société et à la nation. Être pécheur était étroitement lié au fait d'être conscient de ne pas respecter les normes préétablies. Or, que signifie le message de la grâce libératrice de Dieu pour une personne qui est convaincue que la situation «me convient»? A l'époque des années de croissance de l'Eglise, le message biblique, tel qu'il était proclamé par les méthodistes, touchaient les gens dans leur problématique quotidienne. Dans les années 1960, les campagnes d'évangélisation ont quant à elles mis l'accent sur une doctrine paulinienne du pardon (souvent très simplifiée). Elles n'ont cependant pas vraiment été bien accueillies par les gens. L'être humain doit-il d'abord devenir pécheur pour pouvoir recevoir le message de l'Evangile? Les discussions se sont tues sans que l'on ait de trouvé de réponses à ces questions de fond. 

Pour illustrer cette observation, citons un article de Achim Hartner, professeur de théologie pratique à la Haute école théologique de Reutllnqerr'. A quoi l'évangélisation du 21 e siècle peut-elle ressembler? Hârtner répond par le paragraphe suivant: 

«L'Eglise pourrait offrir au 'moi épuisé' (Alain Ehrenberg) par les exigences du quotidien une 'culture de la vie' qui donnerait une nouvelle valeur à ce qui est petit, insignifiant, modeste et provisoire. Ici, nul besoin de taire les éléments brisés, douloureux de la vie, qui peuvent être apportés dans la lumière de la bonté de Dieu. Le regard est fixé sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur une amélioration de la vie qui passe par un approfondissement plutôt que par une multiplication: le message de l'acceptation et de la justification de l'être humain par Dieu redevient d'actualité». Vient alors immédiatement la question de l'église locale: «Développer l'église comme un lieu permettant à celles et ceux d'aujourd'hui qui sont 'fatigués et chargés' (Matthieu 11,28) de respirer et se reposer paraît être un point de départ tout à fait actuel du travail d'évangélisation et de mission de notre temps.» 

Là aussi, la question du «quoi?» théologique est vite évincée par le «comment?» pratique. 

En regardant les programmes des Conférences annuelles de ces dernières années, on remarque un grand intérêt pour «l'église locale». Elle doit être renforcée qualitativement et quantitativement. Cela ne laisse que peu de place à la réflexion sur l'homme ou la femme en tant qu'individu et sur l'action miséricordieuse de Dieu pour lui. 

Parallèlement aux questions sotérioloqiques", l'Eglise doit aussi traiter des questions ecclésioloqiques''. Il n'est pas possible de combler les lacunes apparaissant dans le contenu proposé aux postmodernistes en modifiant des structures ou des formes. 

3 Extrait du magazine «unterweqs» du 16 janvier 2011. «Evanqéliser aujourd'hui: suivre les traces de l'action de Dieu» 

4 Questions relatives au salut et à la rédemption. 

5 Questions relatives à la vision théologique de ce qu'est l'Eglise. 



Quelle culture d'entreprise l'EEM en tant 

qu'organisation apprenante connaît-elle? 

Quiconque lit les procès-verbaux des Conférences annuelles découvrira dans ces documents ainsi que dans les rapports des divers organes une foule d'impulsions au contenu précieux, d'analyses pertinentes, ainsi que de bonnes idées et tentatives, destinées à entraîner un changement de la situation à travers une modification des structures. Aucun changement fondamental n'a cependant été atteint à ce jour au niveau de la base. Les exceptions à cet égard ne font que confirmer la règle. Il semblerait parfois même que l'EEM ait une tradition consistant à faire face aux défis en se contentant de modifier la structure, pour ensuite constater avec étonnement que sa démarche n'a pas produit beaucoup d'effets. Dans le domaine de la direction et de la conduite, les principaux facteurs déterminants, outre la structure, sont pourtant aussi la culture et les personnalités en présence, avec leurs compétences méthodologiques, sociales et personnelles. Comment intégrer efficacement ces éléments 'souples' dans la direction de l'Eglise? 

L'EEM est empreinte d'une culture des rapports. Ces documents sont étroitement liés au principe de direction connexionnelle de la conférence; ils sont adressés à la conférence et constituent la base des délibérations de celle-ci. A l'origine, les rapports montraient les résultats de la mission et de l'évangélisation. Etablir des rapports sur les activités menées avec succès permettait d'une part d'exprimer de la reconnaissance et des louanges à Dieu et d'autre part de procéder à une analyse critique des événements passés, dans la perspective de la planification de nouveaux programmes. Que devons-nous faire? Comment devons-nous le faire? Que devons-nous en apprendre? 

Aujourd'hui, nous surévaluons l'impact de nos rapports à la Conférence annuelle. Apparemment, ils ne parviennent pas à déclencher les processus nécessaires pour que les décisions rendues à la conférence soient traduites en actes dans les églises locales. Ils servent à rendre compte de la situation, mais peinent à faire bouger les choses et sont trop axés sur le passé pour pouvoir indiquer de nouvelles orientations pour l'avenir et démarrer des processus. Afin de pouvoir faire son chemin de la tête jusqu'au cœur, une idée doit visiblement passer non seulement par la lecture et la discussion, mais aussi, et surtout, par l'expérience et le vécu. 

Les processus de changement de la CA doivent-ils donc se développer jusqu'à dépasser la forme du rapport pour pouvoir atteindre la base et devenir des projets d'apprentissage? Qui accompagnerait et évaluerait alors ces projets? 

Des projets courageux, voire téméraires, pourraient être encouragés de manière ciblée. Ces touches de couleur favorisent l'esprit de pionnier. Mais où sont ces visionnaires et ces projets précurseurs qui s'attellent à de nouvelles choses? L'impression générale est que les entreprises courageuses sont davantage accueillies par un scepticisme attentiste que par l'envie, mêlée de curiosité, de soutenir le projet proposé. Dans le même temps, il faut avoir le courage de tirer un trait sur un projet lorsqu'il n'aboutit pas au résultat escompté. Si l'on déplore l'absence d'une évaluation critique, il en va de même du débat public. L'EEM devrait-elle décerner une récompense de l'innovation pour que l'on considère les choses dans une autre perspective? Qui la décernerait et selon quels critères? 

Notre culture d'entreprise comprend également un degré élevé d'identification avec les valeurs de l'Eglise. C'est un bien précieux. Le fait que toutes les impulsions prometteuses d'un impact missionnaire soient accueillies positivement par la conférence et les églises locales est ainsi particulièrement appréciable. En réalité, ce qui entrave la mise en œuvre est l'absence de cohérence dans la gestion des changements et des conflits qui découlent de ceux-ci, mais aussi toutes les incertitudes concernant la manière dont nous pouvons accomplir notre mandat 

missionnaire auprès de nos contemporains. Les instruments connus, - le présent rapport n'en est qu'un parmi d'autres - se sont émoussés; et nous n'avons pas les connaissances ni l'expérience nécessaires pour appliquer des formes alternatives. 

Tout nouveau départ est toujours accompagné par la prière. Nos attentes envers Dieu sont grandes, surtout lorsque nous lançons de nouvelles initiatives. Cette attitude se heurtant cependant souvent à une évaluation critique, la culture de l'Eglise veut aussi que nous mettions en lumière les traces de bénédictions, mais taisions les échecs. Comment faire en sorte qu'à l'avenir nous parvenions de plus en plus à nommer ces échecs et ainsi à formuler notre déception face à nos propres performances ou à l'action de la prière? 

5. Recommandations 

Au vu des réflexions ci-dessus, le sous-comité ad hoc recommande au Conseil stratégique les mesures suivantes: 

a. Travail théologique de fond 

Le message fondamental proclamé par l'Eglise méthodiste doit être revu à la lumière de la perception de soi qu'a l'être humain d'aujourd'hui. Cet examen comprendra une vision compréhensible des notions de perdition, de rédemption et de sanctification. 

Les multiples formes du travail paroissial, mais aussi les nouveaux défis que représentent les communautés de migrants et le travail répondant à des problèmes sociaux remettent en question notre compréhension de la communauté et de l'Eglise. Dans le même esprit, il convient de revenir sur l'ecclésiologie méthodiste. Dans de nombreuses églises locales, la vie est marquée par une culture qui leur est totalement propre. De nouvelles formes de communautés se sont développées. Il faut se demander d'une part quelles sont, d'un point de vue méthodiste, les valeurs et les contenus qu'une communauté chrétienne pourrait offrir en réponse à un isolement largement répandu et d'autre part comment intégrer de nouvelles formes de coexistence dans le quotidien de l'église. 

Soutenir les développements et les accompagner en gardant un esprit critique 

La culture de l'Eglise doit évoluer de manière à promouvoir les processus de développement. L'apprentissage en commun, par le biais d'expériences et de modèles, doit être renforcé par un échange sur les possibilités et les limites. Les églises doivent être encouragées à faire preuve de diversité dans les formes données au travail paroissial, à fixer des priorités claires et à tester de nouvelles formes. Les nouveaux modèles devront bénéficier de l'attention nécessaire et être accompagnés dès le début dans un esprit critique. Les églises témoignant d'un développement extraordinaire seront considérées comme des modèles et soumises à un suivi critique. 

Développement d'une organisation de projet axée sur la 

mise en œuvre de la stratégie 2010 

La stratégie adoptée en 2010 doit être appliquée comme un projet. L'élaboration du projet, la définition des objectifs partiels, la réalisation pratique et le contrôle des résultats doivent être confiés au Conseil stratégique ou à un organe compétent en la matière. Des ressources en finances et en personnel doivent être dégagées en vue de sa mise en œuvre. 

La compréhension de la notion de conduite au sein de l'EEM doit faire l'objet d'un débat. Qui est responsable de l'application des décisions de la Conférence annuelle au sein des églises? Qu'est-ce que cela implique lorsqu'une église locale ne participe pas à la mise en œuvre? Comment le Conseil stratégique, le Cabinet et le Comité directeur assument-ils leur tâche de conduite? Qu'attend-on des pasteurs responsables et des membres laïques à la Conférence annuelle? Comment les organes de l'église locale assument-ils leur tâche de conduite? Comment les personnes dotées d'une responsabilité de conduite - notamment au niveau de l'église locale - sont-elles considérées, formées et motivées? 

6. Pour conclure 

La présente esquisse invite à réfléchir aux stratégies et initiatives actuelles et passées. Pour ce faire, elle pose avant tout des questions, notamment aussi pour exprimer son propre désarroi. Etant donné qu'en dépit des nombreuses initiatives mises en place, nous ne sommes pas parvenus jusqu'ici à prendre à nouveau pied dans la société, plusieurs questions tout à fait fondamentales se posent à nous: 

- En quoi dois-je distinguer la stratégie qui vient d'être adoptée de celles qui l'ont précédée, de sorte que les objectifs fondamentaux et de résultats qu'elle définit débouchent sur des changements durables? 

- Quels sont les vides que nos églises doivent considérer comme des appels et que faut-il pour que l'EEM incarne d'une manière fiable la bonne nouvelle dans ces domaines-là? 

- Dans l'hypothèse où la voie que nous empruntons aujourd'hui ne nous amènerait pas vraiment voire pas du tout dans la direction souhaitée, aurions-nous le courage de transférer les communautés de l'EEM dans d'autres Eglises et d'offrir le reste de notre patrimoine à des mouvements aptes à combler à notre place les vides identifiés au sein de la société? 

Le groupe de travail ad hoc a ressenti en son sein une certaine inquiétude par rapport à la stratégie 2010. Comment pourrait-elle parvenir à contribuer de manière significative à ce que nos contemporains reconnaissent clairement dans notre façon de vivre que nous sommes des disciples de Jésus? Réussira-t-elle là où d'autres initiatives avant elle ont échoué? Si cette question nous a touchés, c'est peut-être parce que notre travail s'est basé davantage sur la situation de l'Eglise que sur la stratégie. L'examen rétrospectif, en particulier, a renforcé notre impression que la stratégie ne pourrait faire bouger les choses qu'à condition qu'un changement intervienne dans l'Eglise et dans l'esprit des gens qui la composent. Nous avons aussi eu l'impression que les manques résidaient davantage dans le fond que dans la forme ou les structures. 

Stefan MolI, Theo Schaad, Walter Wilhelm 


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Vendredi - conseil et formation


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


Une nouvelle annoncée à la CA : Georgette Hunziker se retire de la commission.


La commission FORMATION & CONSEIL propose une prestation scénique en 4 actes mettant en relief le profil de l’Eglise et le mandat de la formation continue qui lui est impartie dans le cadre de l’EEM :


«Quand ciel et terre se touchent, l’église est tournée vers Dieu et vers les autres, au-delà de ses frontières et de ses murs. Au-delà de mes limites. «Formation et Conseil» éveille, promeut vision, foi, changements, car là où ciel et terre ses touchent, l’église se meut vers Dieu et vers les autres au-delà de ses frontières.»


Commission Formation + Conseils (F+C) 

1. Informations 

1.1. Commission 

Avec l'engagement d'Andreas Benz, le poste vacant (40%) de délégué de Formation+Conseils est à nouveau pourvu depuis le i " novembre 2010. Vreni Schertenleib a réduit son temps de travail de 80% à 60% à compter de cette date. Nous sommes heureux d'avoir pu bénéficier avec Andreas Benz d'un délégué compétent et engagé et de savoir que l'équipe de F+C est à nouveau au complet. Lors de notre retraite de décembre 2010, nous avons planché, en tant que commission, sur la stratégie de l'EEM et sa mise en œuvre. 

1.2. Délégués à la formation et aux conseils 

Vreni Schertenleib, déléguée à la formation et aux conseils: l'année de conférence écoulée s'est avérée bonne. Outre les conseils à diverses églises locales et équipes dirigeantes, mes tâches en tant que déléguée ont consisté à organiser et à animer des soirées et des week-ends d'église. La formation de lecteur demeure très demandée. Dans une église, j'ai mené un projet de lecture d'un livre dans le cadre d'une cellule de maison. A peine avais-je terminé la rédaction, mandatée par le Cabinet, d'un concept d'accompagnement intitulé «Turnaround pour les conseils de circuits et les circuits se trouvant devant et dans un processus de changement», en juin 2010, qu'une église me demandait déjà de l'accompagner dans le virage qu'elle souhaitait amorcer. 

La collaboration entre les délégués et Petra Hunold, notre secrétaire, est excellente. Les demandes émanant d'églises qui sollicitent des conseils de toutes sortes ou les requêtes concernant par exemple l'organisation de retraites, de manifestations paroissiales, etc. peuvent en principe être traitées par les deux délégués, bien qu'Andreas Benz travaille en priorité avec les églises qui décident de se lancer dans un processus de changement d'envergure. 

En ce qui concerne la stratégie de l'EEM: dans le cadre de leurs interventions dans les circuits, les deux délégués de F+C, Andreas Benz et Vreni Schertenleib, abordent le plus souvent possible le thème du « Mission Statement », soit en l'intégrant, soit en y faisant référence. Nous avons également déjà reçu des demandes d'équipes travaillant dans différents circuits désireuses d'organiser des retraites et des journées de réflexion sur la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM. Aussi ai-je préparé un module intitulé «rencontre avec des personnages bibliques se trouvant dans un temps de mutation», destiné à servir d'introduction à la question «Comment pouvons-nous, en tant qu'église locale, agir vers l'extérieur de manière à transformer le monde?». 

Andreas Benz, délégué à la formation et aux conseils: lors de la pastorale de fin octobre, déjà, j'ai pu nouer de précieuses relations. Le i " novembre 2010, j'ai ensuite pris un bon départ grâce à l'équipe de Formation+Conseils, à la commission F+C et aux services centraux qui ont facilité mon entrée en fonction. Quelques jours seulement après mon arrivée, j'ai reçu des demandes aussi bien de diverses églises que de l'évêque. Je n'ai donc pas eu beaucoup de temps pour me mettre dans le bain. Depuis, j'accompagne plusieurs circuits se trouvant dans une phase de transition. D'autres veulent simplement poursuivre leur développement ou sollicitent des impulsions ou une animation à l'occasion de week-ends d'église. 


La mise en œuvre de la stratégie de l'EEM revient elle aussi régulièrement sur le tapis. 

A la requête de l'évêque Patrick Streiff, j'ai élaboré une synthèse de l'étude sur les églises de l'EEM «Cali to Action», que j'ai traduite de l'américain en allemand. Le but est de la rendre accessible à toutes les personnes intéressées. J'ai en outre lu à l'intention de l'évêque le livre «Roadmap to Renewal», dont j'ai recommandé la traduction. Cet ouvrage m'a donné de précieuses idées pour accompagner les processus de turnaround, que j'ai démarrés avec succès. Avec Marc Nussbaumer, du cours «CAS Turnaround», la collaboration et le cheminement en commun sont très enrichissants. Le groupe de travail «vie animée» m'a demandé d'apporter ma contribution à la journée des ateliers du mois d'avril, où j'ai animé le workshop «REVEAL - encourager la croissance spirituelle». 

1.3. Déléguée au travail avec les aînés 55+ 

Dans le but de montrer l'important potentiel de la génération des 55+, mais aussi d'atteindre des personnes extérieures à l'Eglise par des activités modernes, Susanne V6geli, déléguée au travail avec les aînés 55+, a fait des visites, de l'accompagnement et des conseils aux circuits sa priorité. Dans ce cadre-là, elle s'efforce d'exposer les différentes représentations de l'âge et la manière dont la marge de manœuvre concernant les membres âgés de notre Eglise a évolué. Si les aînés n'ont pas à réinventer l'Eglise, ils peuvent y ouvrir de nouveaux espaces. Sous la forme d'une sorte de bourse aux idées, la déléguée au travail avec les aînés présente en outre des projets pour les aînés mis sur pied par d'autres circuits et adaptés aux besoins actuels. Elle prend en considération les préoccupations spécifiques au circuit et essaie, en collaboration avec les responsables concernés, de trouver des solutions. L'objectif principal consiste à fortifier les aînés en mettant l'accent sur le maintien des contacts avec des personnes éloignées de l'Eglise, même si elles sont avancées en âge. Elle s'efforce également de promouvoir de manière appropriée la coopération bénévole ainsi qu'une culture de la valorisation à l'égard des personnes d'âge mûr. Lorsque cela est souhaité et pertinent, Susanne V6geli fournit également les coordonnées d'orateurs et oratrices susceptibles d'intervenir dans le cadre d'activités pour les aînés. Elle est reconnaissante pour l'accompagnement que lui apporte le groupe spécialisé « Travail avec les aînés 55+ » dans le choix de ses orientations. 

1.4. Informations du Service 

Le Service est le centre de contact où tout circuit, organe et personne peut adresser ses questions et demandes. En tant que Service, nous jouons un rôle de multiplicateur, d'une part en ce qui concerne les équipes de prestataires de services qui proposent des activités dans le cadre de Formation+Conseils et d'autre part en tant que délégués de Formation+ Conseils au sein de l'EEM CH/F. A cet égard, nous accompagnons, soutenons et conseillons les circuits dans la réalisation de leur mandat. 

En ce qui concerne les équipes de prestataires de services 

Les 18 équipes de prestataires de services réunies sous le toit de Formation+Conseils ont été priées d'étudier dans quelle mesure le «Mission Statement» de l'EEM se reflétait dans leurs activités et si elles voyaient la possibilité de mettre un accent particulier sur ce mandat. Le résultat de ce travail sera visible au stand de Formation+Conseils érigé à la Conférence annuelle. Les équipes ont en outre été encouragées à réfléchir concrètement aux objectifs stratégiques soustendant leurs activités et à se demander comment tenir compte des demandes formulées par le Conseil stratégique. 

Trois événements ont d'ores et déjà été organisés à ce sujet, sous l'égide de F+C, entre fin 2010 et début 2011: 


Théologie en discussion sur le thème: amener des femmes et des hommes à devenir disciples du Christ, afin de transformer le monde. 

«Ufgweckt» sur le thème: Être chrétien au quotidien - vrai et fort 

Journée d'ateliers du groupe «Vie animée» - une aide pratique pour la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM. 

2. Evaluation des objectifs 

2.1. Domaine d'activité Formation+Conseils 

Les objectifs fixés pour 2010 ont été atteints. La formation des lecteurs et l'organisation de diverses activités thématiques ont permis de renforcer les compétences dans les églises locales. Par ailleurs, nous avons pu répondre aux demandes de conseils et d'accompagnements formulées par les circuits, de même qu'aux requêtes relatives à des week-ends d'église ou à des retraites du conseil de circuit. A noter que les délégués de Formation+Conseils sont de plus en plus souvent sollicités pour conseiller et accompagner des circuits et des églises dans la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM et dans des processus de mutation. 

2.2. Domaine d'activité Travail avec les aînés 55+ 

La déléguée au travail avec les aînés 55+, Susanne V6geli, a évalué les questionnaires qu'elle a collationnés dans le cadre du vaste sondage effectué l'année passée. Elle en enverra volontiers les résultats aux personnes intéressées. Il est frappant de constater que de nombreux circuits signalent le besoin de bénéficier d'idées et d'impulsions en ce qui concerne les contacts avec les personnes éloignées de l'Eglise et une organisation moderne des activités proposées aux jeunes aînés. Lors des visites dans les circuits, le questionnaire sert de base de travail à la consultation et aux discussions. 

La journée des multiplicateurs (pasteures et pasteurs, responsables du travail avec les aînés et personnes intéressées), qui s'est déroulée le 11 septembre 2010 en présence du Prof. F. H6pflinger sur le thème des «Transitions», a suscité un vif intérêt. Plusieurs personnes ont saisi avec plaisir cette occasion de bénéficier d'une formation continue. 

Les journées de rencontres pour les aînés organisées à l'hôtel Artos d'Interlaken font désormais partie intégrante du travail avec les aînés effectué par l'EEM au niveau suisse. Cette année, Elsi Altorfer et Walter Gaberthüel ont abordé le thème de la «vie en abondance» en exposant, à la lumière d'épisodes de la vie de Moïse, les diverses images que l'on peut avoir de Dieu. Susanne V6geli a ensuite expliqué dans les grandes lignes en quoi consiste un travail biographique. Il s'agit là d'une forme de rétrospective de sa propre vie, que les personnes âgées, en particulier, utilisent volontiers comme une possibilité de se remémorer les événements passés, car elle donne du sens et de l'importance à la vie. 

3. Motions à la Conférence annuelle 

Aucune. 

4. Objectifs 

4.1. Domaine d'activité Formation+Conseils 

F+C renforce au travers de ses offres la capacité des églises à assumer leur mandat, notamment dans la perspective de la stratégie de l'EEM, 


F+C encourage les églises locales et les circuits dans la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM et dans l'orientation vers le profil de l'EEM, 

les délégués de F+C prodiguent leurs conseils aux équipes prestataires de services confrontées à des situations difficiles et soutiennent, conseillent et accompagnent les églises locales et les circuits dans les processus de transition (Turnaround). 

4.2. Domaine d'activité Travail avec les aînés 55+ Nouveaux objectifs 

L'objectif prioritaire est de sensibiliser chacune et chacun au changement de paradigme dans le travail avec les aînés. A l'avenir, notre société et, par conséquent, nos églises locales, compteront de plus en plus de gens d'âge mûr. En tant qu'EEM, nous voulons tenir compte de ce phénomène et essayer de les encourager plus activement à s'investir, avec leurs compétences, dans la collaboration. 

Grâce à sa formation en gérontologie, une science interdisciplinaire incluant la démographie (structure des âges), la sociologie, la gérontopsychologie, la biologie du vieillissement, la médecine (gériatrie), la psychiatrie, la théologie (spiritualité, soins palliatifs, culture de l'adieu), le travail biographique, la politique des rentes et les finances des aînés, Susanne V6geli dispose dans le domaine gérontologique d'une vision très large qu'elle peut utiliser de manière plus approfondie encore dans ses visites, son appui et ses conseils aux circuits ainsi que dans l'accompagnement proposé. 

Elle se tient à la disposition des églises pour répondre à leurs demandes et à leurs questions en matière de travail avec les aînés et aide volontiers à lancer de nouveaux projets dans ce domaine et à accompagner les processus initiés. 

Du mercredi 23 au vendredi 25 novembre 2011 auront à nouveau lieu les journées de rencontres pour les aînés à l'hôtel Artos, à Interlaken. 

Samedi 31 mars 2010: Journée des multiplicateurs (responsables du travail avec les aînées, pasteures et pasteurs, personnes intéressées) avec Ralph Kunz, Prof. de théologie pratique à la faculté de Zurich sur le thème «Spiritualité et vieillesse». L'idée de cette manifestation est de s'adresser encore davantage à des personnes extérieures à l'Eglise, à Aarau et dans les environs. 

Annexe 

Collaboration concrète 

Le Service F+C est le centre de contact auquel on peut s'adresser pour obtenir des adresses, des conseils, des séances de coaching ainsi que pour l'animation de retraites, de week-ends d'église ou de séminaires. 

Le Service réunit désormais sous son toit les équipes de prestataires de services et les activités suivantes: 

Activités proposées à des dates fixes - GT Renouveau spirituel des paroisses 

- GT Spiritualité 

- Conseils de district 

- Dynamo, Théologie de la pratique paroissiale 

- Chemin d'Emmaüs 

- SaB/Séminaire à Bethesda (avec offres spéciales) 

- Théologie en discussion (TiG) 

- nouveau: voyage de découverte en Israël 

- nouveau: pèlerinage sur le chemin de St-Jacques 

- nouveau: pèlerinage à Assise 


F+C à la carte - prestations 

pouvant être réservées pour des dates convenues individuellement - GT Vie animée 

- Bibliodrama 

- Ennéagramme 

- La foi pas à pas 

- Formation pour lecteurs et lectrices 

- 40 jours - vivre avec une vision 

- Les déléguées à la formation et aux conseils proposent 

d'organiser des manifestations sur le thème de votre choix - Etapes de la vie 

- nouveau: REVEAL - encourager la croissance spirituelle 

Martine Isenring 

Vendredi - implantation d'églises locales


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

RAPPORT IMPLANTATION EGLISES LOCALES

La formation „TURNAROUND“- en arrière-plan

Le groupe de travail pour l’implantation d'église est en pleine mutation. C’est ce qui ressort de son rappor présenté par son président Joerg Niederer à la Conférence annuelle de l'Eglise Méthodiste Unie (EEM) à Winterthur.

Jörg Niederer

Comme le surintendant Jörg Niederer l’a expliqué, l’implantation de nouvelles communautés est passée en retrait devant le «redressement» d’églises existantes. Actuellement, il ya un seul projet d'implantation d’église à Berne. Le projet  est en bonne voie, même si les choses n’avancent pas aussi vite que désiré. Le processus est un peu plus lent que prévu initialement. Matthias Fankhauser  sera affecté à  hauteur de 60 % au lieu de 100 % à ce ministère pionnier et pour les 40 % restants il recevra une affectation ailleurs. «Matthias Fankhauser a le talent de démarrer ce travail en mettant à contribution les laïcs (projet poisson). Nous verrons à quel rythme nous allons travailler, probablement plus lentement» ajoute Joerg Niederer.

La question du plein temps (100%) des pasteurs pionniers se pose. Ce n’est pas nécessairement souhaitable, à l’avenir on risque de démarrer par des postes partiels.

Le cabinet cherchera ailleurs que dans l’EEM des personnes compétentes pour l’implantation d’église, déclarait Joerg Niederer.


Ainsi, comme le travail porte actuellement sur la «formation au redressement des églises, la discussion qui a suivi a porté principalement sur les buts et les objectifs de cette formation. Actuellement, six communautés locales participent à ce programme. Dans la discussion il a été noté que les changements initiés après cette formation ne pouvaient se faire que moyennant une bonne coopération entre les pasteurs et les responsables laïques de la communauté.



RÉACTIONS DE L’ASSEMBLÉE

«C’est une affaire d’équipe plus qu’une affaire individuelle.»

«Dans beaucoup d’églises libres, il y a ce désir de redémarrer du neuf en laissant tomber l’existant».

«Sommes-nous dans une église prête à investir dans les personnes plutôt que dans des bâtiments ?»

«Concernant les bâtiments, nous aimerions avoir plus de rentabilité avec nos immeubles, mais il faut savoir qu’une bonne partie de notre immobilier alimente nos projets présents et à venir. Grâce à ces immeubles de rapport, nous parvenons à financer de nouveaux projets».

«Le travail appartient aux pasteurs mais aussi aux laïques, seulement la marge de disponibilité des laïcs est relative.

«Il faut revoir les compétences et les priorités».


Le rapport

Annexe 

Groupe de travail «Fondation d'églises locales» 

Le groupe de travail Fondation d'églises locales est directement subordonné au Cabinet. Les tâches du GT Fondation d'églises locales comprennent l'accompagnement du processus de fondation de nouvelles églises locales et la re-fondation d'églises locales existantes (Turnaround). Un poste de 40 % est disponible à cette fin, soit, à l'heure actuelle, 35 % pour le projet Turnaround et 5 % pour l'accompagnement de la nouvelle fondation à Berne. 

Par le biais de Formation+Conseils, 10-20 % supplémentaires peuvent être alloués au travail de nouvelle fondation. La collaboration entre les deux organes fonctionne plutôt bien. 

Tout ce que le GT Fondation d'églises locales fait sert finalement à la mise en œuvre ou à l'accompagnement de la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM en Suisse et en France. 

1. Fonder de nouvelles églises locales 

Fondation d'église à Berne 

La fondation d'église à Berne a pris un bon départ. Un premier groupe s'est formé, qui vit l'évangile au quotidien en commun et développe de nombreuses relations dans le voisinage. Numériquement, le groupe ne grandit pas aussi vite qu'anticipé, ce qui a pour effet que les moyens financiers issus de ses rangs n'ont pas encore atteint le niveau prévu. Pour développer plus avant l'église sous forme d'un réseau de relations fortes, il n'est pas nécessaire que Matthias Fankhauser y soit engagé à 100 %. Il est possible de fonder une église avec un engagement de 50-60 % tout en assurant la même qualité. C'est pourquoi il a été décidé que Matthias Fankhauser travaillerait à temps partiel pour la fondation d'église à Berne et serait simultanément affecté à une autre tâche pour le temps partiel restant. De cette manière, l'appui financier fourni par l'église locale d'une part et le compte des projets d'autre part peut être réglé de façon satisfaisante pour les deux parties. 

Nous souhaitons à la nouvelle église récemment fondée, et dont le développement se poursuit, de pouvoir continuer à suivre les traces de bénédiction divine que Dieu a préparées pour elle. 

Nos prières accompagnent Matthias et Esther Fankhauser et leurs enfants dans leur ministère. 

Cours actuel pour fondateurs d'églises 

Au terme de trois sessions du cours pour fondateurs d'églises, organisé conjointement avec les Conférences annuelles allemandes, il apparaît nécessaire d'en revoir le concept. Un nombre relativement élevé de personnes ont pris part aux cours précédents, alors qu'elles n'avaient en fait pas l'intention de fonder des églises locales. D'autres participants auraient eu la possibilité de fonder des églises et étaient prêts à le faire, mais n'ont finalement pas pu passer à l'acte en raison de considérations issues de l'Eglise d'ensemble. D'autres encore ont commencé, avec plus ou moins de succès, à fonder de nouvelles églises. 


A l'avenir, un cours pour fondateurs d'églises ne devrait plus s'adresser qu'à des personnes engagées concrètement dans un projet de fondation d'église. Le cours s'adresserait ainsi à des pionniers, aussi bien chez les pasteurs que chez les laïques. Le «coaching» de projets concrets de fondation d'églises pourrait devenir un nouvel élément de ce cours remanié. 

Désormais, Marc Nussbaumer ne s'occupera plus que du travail de Turnaround, tandis qu'un autre spécialiste (Matthias Fankhauser) accompagnera l'ensemble des travaux de fondation d'églises animés par des laïques et des pasteurs. 

La fondation d'églises par des laïques 

Les fondations d'églises par des collaborateurs laïques (F.I.S.CH.) peuvent bénéficier d'un appui financier et d'un coaching si elles remplissent les conditions suivantes: 

- La Bible joue un rôle essentiel 

- La personne de Jésus Christ occupe une position centrale 

- Les règles de viel le style de vie constituent un thème essentiel 

- Une communauté de foi et de vie est créée 

- Des modèles de discipulat sont développés, c'est-à-dire qu'une croissance per- 

sonnelle et spirituelle ainsi qu'une transformation des personnes est attendue et encouragée. 

Le dépliant relatif aux projets F.I.S.CH a conduit plusieurs personnes à demander des consultations à Matthias Fankhauser. Nous comptons aujourd'hui un cas concret, où une fondation d'église par un laïque se dessine. Des clarifications sont en cours avec d'autres personnes. 

Le coaching est au premier plan de ce genre de projets. Au début d'une telle fondation d'église, les besoins financiers sont en général relativement modestes et jouent un rôle mineur. 

A l'heure actuelle, ce domaine de travail F.I.S.CH. est développé et mis en œuvre par l'engagement de membres du corps pastoral au plan de l'Eglise et par des collaborateurs bénévoles. 

2. Re-fonder des églises locales 

Cours «Turnaround» pour dirigeants d'églises locales 

A l'heure actuelle, les dirigeants de neuf églises locales différentes prennent part au cours «Turnaround» organisé sous l'égide de IGW. Six circuits de l'EEM Suisse y sont engagés: Klingenberg-Kreuzlingen, Muhen, Région Schaffhouse, RheineckDiepoldsau, Rorschach-Romanshorn, Zofingue. Pendant deux ans, ces dirigeants se retrouvent tous les deux mois pour un week-end prolongé dans la Halle 3x3 à Hunzenschwil. A côté de temps forts thématiques, les rencontres comprennent aussi un groupe d'intervision, des visites de projets et des cultes. On trouvera d'autres informations sous www.cas-turnaround.ch.

Un maximum de 5 membres du conseil de chacune de ces églises peuvent égaIement participer à ces week-ends. Ils ne paient que pour les repas et les déplacements. 

Dans l'intervalle des modules de fins de semaines, tous les participants ont droit à un coaching personnel, au cours duquel les mesures décidées comme prochains pas dans leurs églises respectives sont appuyées. 

Le prochain cours « Turnaround » débutera en novembre 2012. 


Réflexions par rapport à la stratégie de 

l'EEM 

La fondation de nouvelles églises a nettement passé à l'arrière-plan des occupations du groupe de travail, ce au profit du programme Turnaround. Le concept "F.I.S.CH", relatif à de nouvelles fondations par des laïques, n'est pour sa part mis en œuvre que très lentement, puisqu'il ne peut être développé et mis en route que par l'engagement de membres du corps pastoral au plan de l'Eglise et par des collaborateurs bénévoles. 

Après trois sessions, le cours «Fondation d'églises» établi en collaboration avec l'EEM allemande doit être ré-orienté. 

Réflexions pour la suite du programme: du fait qu'un grand nombre d'églises locales de l'EEM Suisse-France se trouvent confrontées à une re-fondation, il s'agit de développer l'offre d'accompagnement et de collaboration. Cela peut se faire partiellement dans le cadre de Formation +Conseils, mais en réalité des forces supplémentaires de l'ordre de 20-40 % seraient nécessaires. 

Le domaine de la fondation de nouvelles églises connaît une modification, en ce sens qu'il n'y a plus lieu de partir d'une affectation initiale à 100 %, mais plutôt d'une affectation à temps partiel. 

La fondation de nouvelles églises par des laïques acquiert une très grande importance. 

Un poste à temps partiel (20-40 %) serait également souhaitable pour la fondation de nouvelles églises locales. Un financement hors système des contributions serait possible par le biais du compte des projets. Jusqu'ici, cette proposition du groupe de travail n'a pas suscité d'écho positif de la part des instances compétentes. 

Mesures: 

Renforcement de l'activité de conseils de Turnaround par le cours Turnaround et des consultations individuelles par Formation+Conseils et Marc Nussbaumer. 

Organisation d'autres cours Turnaround avec IGW et Marc Nussbaumer. 

Amélioration du processus d'accompagnement lors de la fondation de nouvelles églises locales (simplification de la prise de décisions). 

Efforts en vue de l'obtention de plus de moyens financiers et de temps partiels 

Mise sur pied de la formation des laïques en lien avec la fondation d'églises, avec ou sans moyens financiers supplémentaires. 

Clarification des conditions cadres régissant la possibilité d'un appui financier au projet lors d'une fondation d'église par des laïques. 

Sensibilisation des circuits à la fondation d'églises locales par eux-mêmes (fondation d'églises filles). 

4. Remarques finales 

La demande d'accompagnement Turnaround est certes réjouissante, mais l'activité du GT Fondation d'églises locales et de ses collaborateurs professionnels et bénévoles s'est modifiée d'une façon qui nous inquiète. 

En tant qu'EEM et que GT Fondation d'églises, nous investissons nettement moins dans la fondation de nouvelles églises parce que toutes les forces sont requises par l'accompagnement Turnaround. Nous sommes revenus au point où nous déterminons nos priorités en fonction des besoins missionnaires des églises existantes plutôt qu'en fonction d'une vue d'ensemble du champ de 


mission Suisse. Et pourtant la règle devrait être: Turnaround, mais pas au détriment de la fondation de nouvelles églises. 

La réévaluation du rapport entre l'activité Turnaround et la fondation de nouvelles églises locales sera à l'ordre du jour d'une des prochaines séances du GT Fondation d'églises locales. La formation et l'accompagnement lors de la fondation de nouvelles églises locales doit rester une priorité. L'engagement de Matthias Fankhauser au plan de l'Eglise et son activité bénévole dans le domaine de la «Fondation de nouvelles églises» ont permis d'effectuer des premiers pas. Des améliorations des procédures de travail du GT Fondation d'églises devraient conduire à d'autres ajustements. Plus de collaboration bénévole et rétribuée serait souhaitable. 

La demande d'accompagnement des circuits dans le cadre du programme Turnaround excède l'offre disponible. Marc Nussbaumer, aussi bien qu'Andreas Benz, ont atteint les limites de leurs possibilités. Actuellement, nous ne pouvons répondre qu'à une partie de la demande par du travail bénévole et par l'engagement de membres du corps pastoral au plan de l'Eglise. 

11. 

Jörg Niederer /  Marc Nussbaumer 


Vendredi - comité directeur


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Comité directeur










Marc Berger, président de l’UEEMF








«Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. A notre Dieu et père soit la gloire aux siècles des siècles. Amen» 

Chers frères et sœurs, 

Ces versets de l'épître aux Philippiens m'ont particulièrement interpellé au début de l'année 2010 et m'accompagne depuis, à titre personnel, mais aussi dans mon activité de Président. 

Je crois que cette bonté de Dieu qui pourvoit se manifeste aussi dans notre Union, là où des femmes et des hommes s'engagent pour lui, il pourvoit. 

Nous avons pu le constater avec le Comité Directeur tout au long de l'année et dans des domaines bien différents. 

Nous sommes reconnaissants au Seigneur d'avoir permis l'arrivée des Pasteurs Jean Marc Bittner et Joël Déjardin qui ont rejoint notre Église au courant de l'été. Leur affectation à Metz et Munster à permis à ces deux Églises d'avoir à nouveau un pasteur. L'arrivée de Daniel Nussbaumer à Mulhouse et l'organisation de nouveaux circuits ont permis de pallier au manque de pasteur que nous déplorions. Mais tout n'est pas résolu, et certaines Eglises souffrent: la desserte de Mont-deMarsan nécessite un engagement important des pasteurs d'Agen et de Fleurance et des amis et membres de Mont de Marsan ainsi que d'Agen et de Fleurance! 

Au printemps nous avons eu la joie d'accueillir l'Eglise Méthodiste Unie de Paris Colombes qui a rejoint notre Union concrétisant sont transfert de la Conférence Annuelle de Côte d'Ivoire à notre Conférence Annuelle Suisse-France. 

L'arrivée de Daniel Morata qui effectue une année de stage à Colmar et Muntzenheim avant de s'engager dans les études nous réjouit et répond aux prières de beaucoup pour que Dieu nous donne des Pasteurs. 

Mais il n'y a pas que les pasteurs, et d'autres s'engagent, beaucoup d'autres. Je ne relèverai pas le défi de les citer tous. Permettez-moi de noter quelques domaines d'actions et d'engagements: 

- le Carrefour de Femmes: Elisabeth Lehmann a souhaité être relevée de la Présidence de cette activité. C'est Evelyne Marques (de Colmar) qui la remplace pour une petite étape de transition, m'a t'elle dit, seconder par Brigitte Hetsch comme Vice-présidente, Florence Déjardin comme Secrétaire et Annie Husser dans la fonction de Trésorière. 

- l'Ecole du Dimanche: sous l'impulsion de Muriel Brinkert et Florianne Van der Voort, un week-end a rassemblé des enfants des Ecoles du Dimanche des Eglises d'Alsace ici à Landersen. Les domaines des enfants et des jeunes sont un vaste champs de mission et le Comité Directeur a le souci de soutenir et développer le travail dans ces domaines. Notre surintendant Etienne Rudolph a accepté de rencontrer les responsables des groupes pour essayer de mettre en commun nos forces et nos expériences. 

- l'aumonerie de Béthesda où nos pasteurs mais aussi des bénévoles œuvrent 


«naturellement» sans que cette action soit formalisée. Les interrogations de plusieurs sur notre place au sein des établissements gérés par Bethesda ont rencontré les attentes du Conseil d'Administration de cette association qui a souhaiter la mise en place d'un «coordonnateur» pour le travail d'aumônerie dans ses structures. Un grand merci à Bernard Lehmann qui a accepté cette charge! 

- le Comité Directeur est aussi un lieu d'engagement au service de l'Église et de son Maître. Permettez-moi de relever l'assiduité d'un grand nombre à nos rencontres dont le rythme s'est un peu rapproché. Vous le voyez au rythme des «Lettres du Comité Directeur» que vous recevez après chacune de nos rencontres. Cette lettre est un outil de communication qui ne fonctionne que dans un sens et je vous invite à ne pas hésiter à faire part aux membres du Comité Directeur de vos besoins, projets, idées, remarques. Le Comité Directeur ne veux pas être un machin lointain qui réclame des chiffres (quand ce n'est pas de l'argent), envoie des «il n'y a qu'à» «il faut qu'on», mais une structure d'échange et de lien pour que nous puissions tous ensemble «amener des hommes et des femmes à suivre Christ». Les rencontres du Comité Directeur sont souvent intenses et longues mais nous aimerions prendre du temps pour pouvoir inviter les personnes concernées selon les sujets traités. C'est la démarche que nous avons menée avec Regain et l'Église de Saint Jean de Valériscle au sujet de nos bâtiments là-bas. Nous continuerons probablement pour d'autres questions. 

Après de longues années d'engagement au sein du Comité Directeur et en raison de son activité professionnelle qui l'empêchait ces derniers temps de participer aux rencontres du Comité Directeur, Marie-Louise ACKER a démissionné. Conformément aux statuts, le Comité Directeur a procédé à son remplacement provisoire par Solange Tisserand (Metz). Ce remplacement à été validé par l'Assemblée Générale des 2 et 3 avril 2011 à Landersen. 

Encore un grand merci à Marie-Louise. Edith Buschenrieder a été désignée par le Comité Directeur pour participer au Conseil Stratégique en remplacement de Marie-Louise. 

Vous vous doutez que le débat autours de la demande d'adhésion à la Fédération Protestante de France a beaucoup occupé le Comité Directeur depuis la fin de l'été. Nous aurons notre vote tout à l'heure sur cette questions mais j'aimerais dès maintenant remercier le groupe de travail qui a préparé les documents qui vous ont été transmis pour alimenter la réflexion dans les Eglises locales. Un grand merci à Jean-Ruben Otge, Etienne Rudolph et Jean-Philippe Waechter pour le temps et l'énergie qu'ils ont mis dans ces préparations. 

Pour ne pas y ajouter un autre dossier, nous n'avons pas travaillé durant cette année sur la question de la Conférence Annuelle francophone. Nous reprendrons ce sujet dans les mois à venir avec les personnes désignées l'année dernière pour cela. 

Dieu pourvoit ... 

Aussi du côté des finances! Cela ne nous dispense pas de nous asseoir et compter. 

Nous verrons le détail tout à l'heure mais il est tout de même à noter que l'année 2010 se termine mieux que prévu. 


L'attention portée aux finances nous amène toujours à nouveau à la question du nombre de postes pastoraux que nous pouvons financer. Comment assurer la nécessaire solidarité entre Eglises et ne pas nous décourager? 

C'est précisément en réponse au soutien financier qu'il avait reçu que Paul écrivit ce «et mon Dieu pourvoir à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ.» . 

J'aime relever le futur employé ici «Dieu pourvoira» ... 

L'Association «Centre de Vacances Landersen» a aussi vécu les bontés de Dieu. Elle a pu début 2010 procéder au remboursement anticipé du prêt de 500 000 FRANCS pour lequel l'Assemblée Générale de notre Union en 2001 avait accordé une garantie hypothécaire sur le jardin du presbytère à Jebsheim. Le prêt remboursé, cette hypothèque devient sans objet et les craintes que d'aucun pouvait nourrir quant à cette parcelle disparaissent. 

Il y a quelques jours, j'ai également reçu un chèque en remboursement du solde des annuités d'un ancien prêt en Ecu pour lequel l'Union avait avancé les remboursements durant les années difficiles que le Centre à connu. 

Le Président de l'Association, Joël Bauer, pourra probablement vous en parler longuement mais ces bonnes nouvelles financières ne signifient pas que tout va bien. Les difficultés ne sont jamais bien loin. 

Comme nous l'avions décidé ici, il y a maintenant deux ans, nos pasteurs ont changé de régime de protection sociale, passant le i " juillet 2010 à la CAVIMAC pour la couverture maladie, vieillesse, invalidité obligatoire complétée par des couvertures auprès de la compagnie AG2R La Mondiale. Cette modification ayant pour but d'améliorer la couverture sociale des pasteurs à coûts constants pour l'Union, la différence de cotisations entre l'ancien et le nouveau régime obligatoire a été réaffectée aux cotisations complémentaires. 

Il reste encore quelques questions que je m'efforce de résoudre. La multiplicité des interlocuteurs, la complexité de certaines organisations, des difficultés à joindre le bon interlocuteur, le manque de temps ralentissent quelques fois la résolution des problèmes. J'espère quand même que la situation sera rapidement normale, tout le monde ayant les bonnes informations. 

Nous voulons nous confier aussi en Dieu pour ce qui est de l'Eglise et du bâtiment à Saint-Jean-de-Valériscle. Comme vous l'avez lu dans la courte présentation qui était jointe à l'ordre de jour de notre Assemblée, après diverses rencontres avec le Conseil de l'Eglise de Saint-Jean et Pascal Maurin pour l'Association Regain, le Comité Directeur vous demande de l'autoriser à vendre les bâtiments que nous avons achetés là-bas en 2006. Nous aurons l'occasion de plus d'échanges lorsque nous traiterons ce point tout à l'heure mais nous croyons que dans cette vallée Dieu pourvoira aux besoins de ceux qui s'engagent pour lui. 

Dieu pourvoira aussi au travers de ceux qui suivent les formations de prédicateur laïque que Joseline assure et pourront renforcer nos Eglises dans leur engagement. Les différentes rencontres de l'Ascension seront l'occasion de présenter cette formation ainsi que les possibilités de formation plus complètes proposées par la Faculté de Théologie de Vaux sur Seine. 

Christian Waldmeyer, dans sa méditation avant l'élection du nouveau bureau du Comité Directeur, faisant un parallèle entre cette élection et la transition entre Moïse et Josué, traçant le parallèle entre le peuple d'Israël et notre Union, il disait : «Josué et le peuple étaient devant des terres à conquérir, notre Union aussi est devant des terres à conquérir». Je vois dans cette comparaison un encouragement à rester missionnaire! 

Comment vivre et partager la Bonne Nouvelle du salut en Christ au 21ème siècle? 


Comment amener aujourd'hui des hommes et des femmes à Christ? 

Là aussi, j'ai la conviction que si nous nous engageons, Dieu pourvoira. 

Tout cela pour qu' «A notre Dieu et père soit la gloire aux siècles des siècles» 

Marc Berger 


Accepté à l’unanimité

Vendredi - CMFT


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


Centre Méthodiste de Formation Théologique (CMFT) 

Temps d'accompagnement (Etienne Rudolph) 

La Commission «Temps d'Accompagnement» accompagne actuellement 5 pasteurs entrant dans le ministère de l'EEM : 

David Loché: est en dernière année du temps d'accompagnement. Il a accompli avec succès les travaux demandés. Actuellement à Alès, il est en charge de deux Eglises locales. Il est accompagné par le pasteur Grégoire Chahinian et arrive au bout du temps d'accompagnement. La Commission des ministères le recommande pour l'ordination au ministère d'ancien. 

Théodore Paka : est en dernière année du temps d'accompagnement. Actuellement à Saint-Imier, il est accompagné par le pasteur Pierre Siegfried. Il a accompli avec succès les travaux demandés et arrive au bout du temps d'accompagnement. La Commission des ministères le recommande pour l'ordination au ministère d'ancien. 

Joseline Waechter : est en dernière année du temps d'accompagnement. Avec son mari, elle a en charge trois communautés à Paris. Elle est accompagnée par le pasteur Etienne Rudolph. Elle a accompli avec succès les travaux demandés et arrive au bout du temps d'accompagnement. La Commission des ministères la recommande pour l'ordination au ministère d'ancien. 


Joël Déjardin : pasteur d'une Eglise partenaire (UNEPREF), il est actuellement mis à disposition par son Eglise d'origine et exerce son ministère actuellement à Munster. Il est en période de découverte de notre Eglise et souhaite entrer pleinement dans le ministère de l'EEM. Il est accompagné par le pasteur Robert Gillet. Son temps d'accompagnement sera de 2 ans avec un programme spécial. 

Jean-Marc Bittner : pasteur de l'Eglise baptiste (FEEB), il a posé sa candidature dans notre Eglise et il est actuellement en service à Metz. Il est accompagné par le pasteur Daniel Osswald. Son temps d'accompagnement sera de 2 ans avec un programme spécial. 

Par ailleurs, en janvier 2011, a eu lieu le séminaire/tutorium sur le thème « Conduite d'Eglise ». Les pasteurs en temps d'accompagnement ont participé à ce séminaire. Christophe et Myriam Waechter, bien que déjà reconnus comme prédicateurs laïcs avec affectation pastorale (à Anduze et Valleraugue), ont été invités à ce séminaire pour leur permettre d'entrer toujours mieux dans leur ministère au sein de l'EEM. Seul Christophe Waechter a pu y participer. 

Pastorale (Jean-Ruben Otge) 

Dans notre pastorale annuelle nationale, nous nous sommes arrêtés sur les sujets: « Développer notre caractère de bon berger », ainsi que sur « Les enjeux du culte ». 

Par ailleurs, des pastorales régionales ont lieu: 3 rencontres annuelles dans le grand Est et 2 ou 3 fois dans le Sud-Ouest. 

Formation des Laïcs (loseline Waechter) 

24 inscrits suivent les cours, 5 d'entre eux arrivant en fin de parcours. 

L'équipe d'enseignants s'est enrichie du pasteur Théo Paka (pasteur à SaintImier) et de Mme Danielle Doh (professeur de religion) qui se sont attelés avec sérieux au suivi de plusieurs élèves: qu'ils en soient ici remerciés. Si cette équipe-là pouvait se renforcer un peu plus, ce serait un vrai sujet de reconnaissance. 

La journée de Rencontre nationale du 11 septembre 2010 à Colmar a été très bien suivie (plus d'une vingtaine de participants). Cette rencontre annuelle est très importante car elle permet aux participants et aux enseignants de faire mutuellement connaissance. La prochaine rencontre aura lieu le week-end des 10 et 11 septembre 2011. 

La rédaction des cours pour les prédicateurs laïques est quasiment achevée. Les événements électoraux en Côte d'Ivoire, fin novembre 2010, ont fortement perturbé les travaux de l'Equipe d'Abidjan réunie à ce moment-là. Deux cours de théologie pratique restent à finaliser, ce qui devrait pouvoir se faire fin juin 2011, juste avant la Consultation Méthodiste de l'Enseignement francophone, prévue à Kinshasa/RDC. 

Finances (Willy Funtsch) 

Sans rentrer dans le détail, en 2010, nos dépenses s'élèvent à 10 249 euros, auxquels s'ajoutent 4 400 francs suisses pour la location des locaux de Lausanne et l'abonnement téléphone. 


En guise de perspective (Grégoire Chahinian, président du CMFT) 

Nous sommes reconnaissants pour la disponibilité et l'investissement de chacune et chacun qui œuvrent au sein du CMFT. Cependant, nous sommes aussi conscients que le bénévolat de chacun d'entre nous a ses limites, et que l'apport du travail fourni par une personne salariée temps partiel pour commencer) serait d'un grand secours pour le développement du CMFT. 

Merci pour votre confiance renouvelée et vos prières de soutien. 

Grégoire Chahinian


Le Président Grégoire Chahinian s’est excusé.

Rapport adopté

Vendredi - Afrique du Nord


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


Daniel Nussbaumer

Département Afrique du Nord 

Responsable du département: Sr Vroni Hofer; 

autres membres: pasto Daniel Nussbaumer (surintendant de l'Afrique du Nord, ex officio), évêque Patrick Streiff, Dorothée Keller (jusqu'en octobre 2010), Thomas Rodemeyer (depuis octobre 2010), pasto Ueli Sennhauser, Andreas Stârnpff (ex officio). 

Tâche 

Les communautés de l'EEM en Algérie font partie de la Conférence annuelle de l'EEM Suisse-France. Le département soutient le pasteur Daniel Nussbaumer dans sa tâche d'accompagnement de ces communautés. 

Situation actuelle 

Actuellement l'EEM compte des communautés à Alger, Oran, Ouacif, Constantine et Larbaa Nath Irathen. Il est réjouissant de constater que ces communautés peuvent se réunir et célébrer des cultes librement, et qu'elles le font! Dans les communautés de la Kabylie, à Laarba et Ouacif, des personnes se tournent vers le Christ et sont baptisées. Le travail parmi les femmes s'avère fructueux. Les deux communautés grandissent . 

Constantine: depuis novembre 2009, Hamid Guernine effectue un bon travail comme responsable de la communauté. Les cultes rassemblent entre 12 et 25 personnes. Tous les jours, des visiteurs viennent en outre sonner à la porte; Ce sont des personnes qui s'intéressent à la foi chrétienne, des étudiants et des enseignants de l'Université toute proche, des ressortissants de l'Afrique noire, des religieux . 

Oran: la situation est toujours délicate en raison de l'absence de pasteur . 

Alger: le 30 novembre 2010, à l'issue d'une année mouvementée, le bâtiment de l'Eglise réformée, à Alger, a été confisqué et ses habitants expulsés. Sœur Anne-Geneviève est rentrée dans sa maison-mère, à Grandchamp (CH), après avoir servi pendant plus de 50 ans en Algérie. Roger Correvon et Kamel Saoudia ont pu emménager dans la maison, vide, d'un membre de la communauté. L'Eglise catholique leur a mis une chapelle à disposition à Hydra. Les responsables de l'EPA ont investi le bâtiment confisqué. Ils ont propagé le mensonge selon lequel Roger Correvon serait rentré en Suisse et affirmé qu'il n'y avait plus de communauté réformée à Alger. Un noyau de dix personnes a célébré Noël ensemble à Hydra. Depuis, les cultes accueillent à nouveau une vingtaine de personnes. 


Quelques mots supplémentaires sur l’Afrique du Nord 

Tunis

A Tunis, Daniel Nussbaumer se dit heureux de la présence du couple Jacqueline et Isaac Agre. La situation s’est apaisée, il n’en demeure pas moins que les revendications se poursuivent. L’engagement du couple Agre joue essentiellement au niveau de Caritas dans l’accueil de réfugiés subsahariens.

L’autre volet est leur présence au sein de l’Eglise réformée de Tunis. Ils habitent le quartier de Montfleuri où ils développent le projet d’un home d’accueil pour jeunes filles. 

Ils nourrissent l’espoir de créer sur place une communauté méthodiste. Prions pour l’engagement de notre couple dans cette ville. Particulièrement pour la santé de Isaac.


Algérie

A Mulhouse vient de se tenir une journée Connexio avec les délégués venus d’Afrique du Nord. Lundi eut lieu le travail de coordination ; les principaux responsables de l’œuvre en Afrique du Nord se retrouvent 4X par année pour partager le vécu des communautés; mercredi, ils ont réfléchir sur leur vie d’église en Algérie. Ils ont pris la décision de constituer leurs lieux de culte en circuits méthodistes et ainsi grâce à cette étape ils espèrent être reconnus comme Eglise méthodiste unie en Algérie.
Mais atteindre cet objectif n’est pas chose aisée. Car le côté administratif reste flou. Obtenir une autorisation de séjour ou de travail reste un parcours de combattant.


Actuellement, le gouvernement travaille à la mise en place d’une société civile. Il a l’intention de promulguer une nouvelle loi pour fonder le droit associatif. Sera-ce suffisant pour contrer le mécontentement populaire ?


Le travail sur place a été compliqué par le conflit qui oppose l’EMU au bureau de l’Eglise Protestante d’Algérie. Avec le soutien de son avocat, l’EPA a réussi à détourner le titre de propriété de l’église d’Alger en le remettant au nom de l’EPA. 


Concernant l’évolution qui a eu lieu ces derniers mois, l’église de Constantine s’est développée malgré un environnement qui n’est pas évident, une ville des plus islamiques en Algérie.

Il y a dix jours, une personne a fracassé la porte d’entrée de l’église. La personne a été maîtrisée à temps par la police qui était présente sur place.

Il y a volonté d’être église, d’être ce lieu où l’Evangile de Jésus-Christ est proclamé et vécu concrètement : voilà l’objectif de ces communautés; Chaque fois qu’une personne passe par les eaux du baptême , c’est la preuve affichée que Jésus-Christ est vivant et que des personnes sont prêtes à le suivre et ce dans un contexte difficile.


Veuillez prier pour l’Eglise d’Algérie pour qu’elle apprenne à travailler à l’unité, à s’accepter mutuellement.


Le pasteur Hugh Johnson fait part du décès de Slimane Burschen il y a peu. Il a été un des dix enfants du premier pasteur autochtone en Algérie. Né en Tunisie, il a fait ses études en Algérie (Constantine). Pour lui, «c’était un géant.  La seule chose qui m’a aidé,  c’est un homme comme Slimane qui m’a précédé. Il a fait ses études en beaucoup d’endroits, il est devenu professeur là même où il a étudié.

Après son expérience de l’Afrique du Nord, il a été pasteur de l’ERF. Il a servi l’Eglise au Sénégal, au Tchad et en Côte d’Ivoire. Il a enseigné la philosophie à Strasbourg.

Il était en train de mourir à petit feu ; avant de mourir, il a demandé à sa femme de chercher deux hommes pour son service mémorial : Hugh était une des deux personnes, l’autre a été un de ses anciens élèves à Strasbourg. «Nous avons suivi les demandes  de Slimane : qu’aucune larme ne soit versée à ses obsèques».

Cette église réformée de Chambon sur Lignon, a vu un pasteur méthodiste et un pasteur luthérien célébrer ses obsèques dans une église réformée.

En cela, nous voyons l’impact de Slimane partout où il est passé. Il est mort à 81 ans. Il a eu le temps de grandir en un vrai géant.

Vendredi - district francophone


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Réunion du district francophone

Au cours de cette rencontre, une discussion en petits groupes a été menée sur le document «Stratégie VIE, projet VIE : il s’agissait de voir l’état d’avancement de la réflexion sur le renouvellement de l’église au niveau local. Mais dans un premier temps, le surintendant Etienne Rudolph et le président de l’UEEMF Marc Berger ont donné la parole aux représentants de plusieurs églises du district francophone, dans l’ordre, Bruxelles, Lausanne, les églises en Algérie et la congrégation des Sœurs de Béthesda.


Faisons connaissance

Augustin

Délégué laïc du circuit méthodiste de Bruxelles. Le pasteur qui supervise ne pouvait pas venir, son épouse étant brusquement tombée malade. Le circuit compte pas moins de 5 pasteurs. Lui-même collabore avec ces 5 pasteurs. La communauté est née de la volonté de méthodistes de prier ensemble. Et ce depuis 2006. Cette idée fut concrétisée et s’est heurtée à divers problèmes Le problème des locaux

En avril, le président de l’EPUB nous a renvoyés dans les églises locales (comme sous-locataires), mais grâce à l’Eglise catholique la communauté a été acceptée par l’église catholique depuis avril 2010. La communauté est installée à présent dans un cadre idéal.

Difficulté de la reconnaissance officielle

Le méthodisme s’est concentré dans le protestantisme belge (EPUB). Devant ces difficultés, on s’est mis en prière et on s’est tourné vers les responsables méthodistes (évêques Wenner Rose-Marie et Patrick Streiff). Avec l’aide de Dieu et la prière, et surtout l’implication de l’évêque Streiff et ses relations avec l’EPUB, la communauté a été reconnue officiellement par l’EPUB. Le week-end dernier, l’évêque et le surintendant sont venus vivre l’œuvre du Seigneur à Bruxelles.


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Lausanne

Pierre Bertololy

C’est une église ancienne, la première église  méthodiste de pierre construite en Suisse, ce qui explique l’attachement des membres de l’église au bâtiment ; ce n’est pas toujours facile d’aller de l’avant. Calme et sérénité reviennent. Ceux qui sont partis ne sont pas revenus.

Sous peu, Pierre Bertololy fera des propositions pour montrer comment témoigner à l’extérieur.

L’église est d’abord un lieu de culte. Concernant les paroissiens, nous essayons de vivre la communion fraternelle le mieux possible. Les membres se retrouvent volontiers : on s’aime davantage. «Nous avons survécu, et maintenant il faut voir maintenant comment on va vivre». 


Algérie

Abdenour

Laarba, pasteur de la station Ex Fort national

Il y a en moyenne de 100 à 120 personnes au culte célébré dans un garage aménagé. Car la salle de culte officielle est encore occupée par une sœur blanche.

Aujourd’hui, on fait un culte dans ce garage, et l’on en remercie le Seigneur. 80% de chrétiens n’ont pas accès à un lieu de culte. Notre église est une des rares églises à disposer de locaux. Quand les gens viennent à l’Eglise méthodiste, ils sont à l’aise, car ils sont sur un terrain qui appartient à l’église, car nombreuses sont les églises de maison.

Malgré cette précarité, l’Evangile est annoncé ; 87 personnes en 2010 ont été baptisées, 40 personnes depuis le début de l’année.
De temps en temps, on a des réactions brutales de la part des autorités, car elles ont du mal à concevoir que le Seigneur agisse et que ce n’est pas une histoire de personnes.

Notre projet consiste à nous ouvrir aux villages d’alentour ; Mais notre problème est de trouver à chaque fois un lieu de culte.


Saïd

Kabylie

Spécial pour notre pays : Saïd est originaire de la région de Kabylie et est responsable d’une communauté située à 35 km de Tizi Ouzou. Sa communauté a été créée en 2000 dans sa maison, comme une église de maison. Ainsi s’est propagé l’Evangile dans la région. Cette église de maison a progressé et a enregistré 30/35 membres baptisés dans sa maison.» Les locaux ne pouvant pas contenir tout ce monde, nous allons reculer les murs ; Jésus a répondu à notre prière. En 2000/2001, on a passé un an dans un garage. Nous allons reprendre la demande de pousser les murs afin d’élargir la surface. Un voisin est venu le trouver pour proposer de louer une surface plus grande. En 2007, on a acheté une parcelle de terre, aménagé une salle de culte, un presbytère, une salle d’enfants. On a assisté à ces miracles : Jésus ressuscite son église, ce n’est pas une nouvelle église, mais Jésus ressuscite son église».

Ils travaillent avec les femmes (rôle important des femmes dans l’église comme dans la société) avec les petits enfants et leurs familles, car ce sont les enfants qui vont reprendre le flambeau.



Hamid

Constantine

Autre région, autre culture.

«Constantine est la ville la plus musulmane, cela ne nous empêche pas d’être une église ouverte. Peut-être avons-nous la chance d’avoir deux policiers en face de chez nous. 

L’autre jour, un homme est venu frapper avec un marteau la porte de l’église… Heureusement que la police a veillé».

Plusieurs viennent discrètement. Les baptêmes se font en privé. A défaut de la confiance. Entre eux, la confiance ne règne pas.
Hamid essaie de créer un climat de confiance, loin de la peur. En dehors des Algériens, il y a des Africains qui viennent étudier, de plusieurs nationalités (10 pays africains) ; ceux-ci constituent le noyau fort de l’église et gèrent la vie de l’église au quotidien. «Si on a cette ancre dans l’espérance, elle nous garde et nous stabilise même s’il y a des tempêtes à surmonter».



Roger Correvon

Alger

L’église d’Alger est la plus ancienne église protestante dans la capitale. Hugh Johnson a officié à Alger pendant 33 ans. Les Réformés ont passé le relais à l’Eglise méthodiste pour la poursuite du travail. Cette église qui réunissait une cinquantaine de personnes a subi de fortes pressions. Initialement, cette église formait le cœur de l’EPA dans le souci de fédérer toutes les sensibilités du protestantisme algérien.  Le président était longtemps Hugh Johnson,  Ulli Sennhauser puis est arrivé Mustapha Krim, le premier président algérien de cette association.

L’EPA a fait un transfert de titres  et l’église d’Alger a perdu la propriété de ses locaux. Le procès en civil a ordonné l’expulsion de Roger Correvon, de l’église et de l’association œcuménique rencontre et développement. Dans le transfert, il y a eu perte de membres. A ce jour, l’église forte d’une vingtaine de membres a besoin de soutien et de prière.
«Le choc, c’est que cela vienne d’autres chrétiens… Avec la complicité des autorités».




L’EEM compte des sœurs

Congrégation Sœurs Bethesda

Sœur Louise

Sœur Marlyse avait la vision de transformer la communauté en congrégation. Ce n’était pas facile, car cela impliquait  un déménagement important… Les sœurs ont décidé de continuer à vivre. «Nous sommes une petite communauté et nous ne voyons pas encore comment cela va continuer. Dieu permet que la congrégation continue à vivre et à le servir….» 10 sœurs habitent une maison, 21 quai Zorn. Dans cette maison, il y a des possibilités de réunion et d’accueil (La Traversée). Les Sœurs essaient de faire de cette maison une maison d’accueil et une maison d’hébergement.

«Dieu nous a aidés à entrer dans cette vision. Nous sommes prêts à nous y engager», déclare Sœur Louise.

Sœur Marlyse était la plus jeune à décéder. C’était cette année.
Il pourvoira à la suite, assure Sœur Louise. Elle remercie l’évêque Bolleter présent dans la salle qui les aide et les visite et a permis l’édition du livre-témoignage de Sœur Marlyse.. «Il est une foi».

Le tiers Ordre est encore en projet : à savoir l’engagement à la prière en communion avec les Sœurs.

La Maison de miséricorde mérite bien son nom.



2e partie


Le second temps était consacré à des échanges en petits groupes sur ce que chaque église locale vit en terme de renouvellement.

Les questions de base :

  • La thématique concerne-t-elle notre Eglise locale ?
  • Avons-nous déjà réfléchi, localement, à cette thématique ?
  • Qu’est-ce qui est difficile à mettre en œuvre dans cette perspective ?En quoi avons-nous besoin d’aide localement ?
  • Qu’est-ce qui a déjà été fait ou qui sera fait prochainement ?


Vendredi - Carrefour des femmes


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Mme Bach complète son rapport écrit.


Le Carrefour des Femmes a retenu un thème pour deux ans : en tant que femmes, nous sommes engagées dans la vie de disciples, mais comment ? Tout en tenant compte des charges et des pressions  qu’elles subissent et pas seulement de la part des hommes.

Comment trouverons-nous des femmes prêtes à s’engager dans la durée ?
On en trouve beaucoup prêtes à s’engager ponctuellement sur des sujets relevant de leur compétence.

Le Carrefour prépare plusieurs réunions à l’intention des églises locales.

A la recherche de renfort, elle en appelle à des volontaires pour renforcer ce travail d’équipe.

1. Informations 

1.1. Travail au sein du comité 

Nous avons placé la période 2011/2013 sous le thème « animée et ouverte à l'autre» qui constituera la base des différentes manifestations organisées dans le cadre du Carrefour des femmes au cours de ces deux prochaines années (journée féminine, divers week-ends). 

1.2. Stratégie et mise en œuvre au sein du Carrefour 

des femmes 

Les animations du Carrefour des femmes reposeront sur notre thème biennal, qui comprend également l'affirmation de la stratégie selon laquelle nous voulons: « amener des femmes et des hommes à devenir disciples du Christ, afin de transformer le monde. » La stratégie a été débattue au sein du comité et s'intègrera dans les activités proposées. En dehors des événements qui se déroulent au plan suisse, le Carrefour des femmes offre également des journées de formation aux groupes de femmes des églises locales. Pour faire connaître cette animation, nous publions un papillon intitulé « Frauen treffen Frauen ». La coordination des différentes manifestations incombe au groupe spécialisé Formation. 

1.3. Situation en termes de personnel 

Plusieurs membres du comité ont présenté leur démission à compter de l'Assemblée des déléguées de cette année. Toutes n'ont malheureusement pas pu être remplacées. Force est de constater qu'il devient de plus en plus difficile de trouver des femmes disposées à assumer l'une des multiples tâches à accomplir. 


Bien que nous tenions à maintenir une co-présidence, nous n'avons pas réussi à trouver une deuxième co-présidente. 

Nous avons cependant le plaisir de pouvoir proposer un travail intéressant avec et pour des femmes, de nombreuses rencontres enrichissantes et un domaine d'activité varié. 

Nous offrons aussi la possibilité de faire un « stage» afin de permettre de découvrir les activités du Carrefour des femmes. 

Le groupe de travail Groupement féminin de la Conférence centrale d'Europe du centre et du sud est quant à lui en quête d'une nouvelle coordinatrice apte à succéder à Regula Stotz. L'élection à ce poste est prévue pour la Conférence centrale 2013. 

1.4. Remerciements 

Nous tenons à remercier les nombreuses femmes qui s'engagent dans les paroisses et dans l'ensemble de l'Eglise et qui, au travers de leurs dons, de leurs prières, de leur temps et de leur argent, soutiennent la cause des femmes. Grâce à ses séminaires et à son soutien financier, le Carrefour des femmes a pu offrir un appui à maints endroits en Suisse et en France ainsi que dans les pays membres de notre Conférence centrale. 

Un grand merci aussi à toutes les femmes qui nous ont fait bénéficier de leur précieuse collaboration au sein du comité et des groupes de travail et qui ont consacré de nombreuses heures à leur engagement bénévole. 

Cher Evêque, chers membres de la Conférence, 

A la fin de ce rapport, j'ai - Marian Bach - à cœur de vous adresser quelques mots personnels pour vous remercier très chaleureusement pour les nombreuses rencontres enrichissantes que j'ai pu avoir avec vous au cours de ces dernières années. Vous avez enrichi ma vie, vous l'avez marquée de votre empreinte et bénie. Je tiens aussi à exprimer plus particulièrement ma gratitude à l'égard de toutes les femmes du comité, et plus spécialement encore à Esther Steiger et Hanna Wilhelm, qui m'ont accompagnée dans la co-présidence. Ensemble, nous avons partagé beaucoup de joie, de travail, de prières, et toutes ces choses qui font partie de la vie. Je me souviendrai toujours avec plaisir de ce temps passé avec vous. 

Mes prières et mes pensées continueront à accompagner le travail du Carrefour des femmes. Que Dieu vous bénisse et vous garde. 

Vendredi - groupe de travail contre la violence et les abus


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Avant que Therese Streit quitte sa fonction de responsable du groupe de travail, il y a un an, elle s'est attelée, en collaboration avec l'équipe, à la mise à jour de tous les documents de base nécessaires. Ce faisant, nous avons constaté qu'il existait des parallèles intéressants avec les fondements du GT KIK. Dans le cadre de plusieurs séances communes, nous avons alors élaboré un nouveau concept d'intervention en cas de crise (KIK), décrit plus en détails dans le rapport du GT KIK (Service Takano). Nous sommes d'avis que ces deux groupes de travail sont appelés à fusionner dans un avenir proche. 

Christian Schmutz, responsable ad intérim du GTC


Vendredi - soirée festive


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

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Soirée festive sous le signe du mouvement

Vendredi soir eut lieu la soirée dite festive qui permet de saluer les nouveaux collaborateurs et d’honorer les pasteurs pour leurs années d’engagement au service de l’Église Évangélique Méthodiste.

Un certain nombre de personnes étaient invités à monter sur la scène soit pour leurs longues années d’engagement au service de l’Eglise, soit parce qu’ils étaient de peu de nouveaux collaborateurs.

Les ordonnateurs de la soirée, Jörg Niederer und Brigitte Moser, n’ont pas épargné l’évêque Patrick Streiff en l’appelant à bouger plusieurs fois de sa place, thématique oblige ! C’était pour lui permettre de ressentir ce qui se passe quand on est poussé à changer de place !

Les «Moody Tunes» ont aussi créé une bonne ambiance, nombreux étaient les claquements des doigts et des pieds, les applaudissements qui accompagnaient leurs morceaux, „Amazing Grace“ à „C'est si bon“ d’Yves Montand en passant par «Imagine» de John Lennon.

Le surintendant Jörg Niederer et la pasteure Brigitte Moser animaient avec adresse la soirée, interrogeant les invités sur ce qui les avaient animés et ce qu’ils voulaient changer.

Paul Henri Brès, Paul Henri Brès, Benjamin Boller et Werner Burkhard célébraient leur 60 ans de ministère. Martin Geu ses 40 ans et les pasteur Peter Steiger, Felix Wilhelm leurs 30 ans d’engagement comme pasteurs de l’EEM tout comme Daniel Burkhalter ses 30 ans d’engagement à la tête de l’administration de l’Église. Le pasteur Daniel Eschbach est actif dans l’EEM depuis 20 ans. Quant à Esther Baier, Hanna Läng, Christoph Schluep, Rolf Wyder et Stefan Zolliker, ils ont été honorés pour leurs 10 ans de ministère comme pasteurs de l’EEM.

Nouvellement pasteurs de l’EEM ont été salués Stephan Müller (Liestal-Frenkendorf), Bernfried Schnell (Bregenz A), Johann Wäfler (Glarus), Jeongsoo Lee, (EEM coréenne à l’Est de la Suisse), Jürg Krebs (Zürich Nord), Karin Toth Krebs (assistante de paroisse, Zürich Nord), Christian Hagen (stagiaire à Uzwil-Flawil). Thomas Rodemeyer travaille depuis peu comme assistant de l’évêque dans le domaine des finances. Andreas Benz est le nouveau collaborateur engagé dans la commission Formation+ Conseil. A l’administration centrale, Gisbert Dörr est une nouvelle collaboratrice. Au niveau de Connexio, Daniela Deck est la nouvelle chargée de communication, Daria Hofer la personne en charge des projets de développement et Cornelia Baburi Giger est en charge des relations publiques et de la recherche de fonds.

Ensuite, il a été question de ceux qui partent à la retraite : Werner et Heidi Wydler et Ernst et Hildegard Wäfler de Spiez. 

Tout ce beau monde a partagé des anedoctes tirées de leur vie, sur ce qui les a émus et mis en mouvement (jeu de mots) pendant quelques deux heures. Ils ont été animés toujours à nouveau par l’amour de Dieu et par la passion de le servir, Lui et les autres. Comme disciples, ils restent en mouvement à la suite de Jésus leur Maître et cherchent à amener d’autres gens à en faire autant.



Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH