Conférence annuelle 2011

Jeudi - Conférence annuelle 2011

Jeudi - l'évêque Patrick Streiff ouvre la Conférence annuelle

Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

En ouverture à la Conférence Annuelle de l’Eglise Evangélique Méthodiste Suisse / France / Afrique du Nord, jeudi le 16 juin au matin, l’évêque Patrick Streiff salue l’évêque Henri Bolleter et son épouse Martha, donne des nouvelles de l’évêque Franz Schaeffer absent de la Conférence pour des raisons de santé.


Cette Conférence s’est tenue  dans les locaux tout neufs d’une Eglise Evangélique à la Parkarena de Winterthur (Suisse).


Elle commença par un culte solennel axé sur le souvenir des frères et sœurs décédés durant l’année écoulée et suivi par la Sainte Cène. Werner et Heidi Wydler accompagnés de Ruth Abächerli ont présidé ce culte. L’ensemble Béthanie placé sous la direction de Käthi Lindenmann a encadré le tout musicalement.


Au nom du comité d’organisation, Werner Wydler a adressé la bienvenue à l’évêque Patrick Streiff et lui a remis en guise de cadeau une boite de chocolats remplie d’un assortiment de spécialités locales, les „Schoggistängeli“. Il a appelé la bénédiction de Dieu sur la Conférence. Son thème est accrocheur : «Cieux et terre se touchent». Puisse ce mot d’ordre devenir réalité pendant cette Conférence, affirmait Werner Wydler.

Dans son discours d’ouverture, l’évêque Patrick Streiff attirait l’attention de l’assistance sur le fait que neuf autres Conférences Annuelles de l’EEM mondiale étaient en train de se dérouler en même temps que la nôtre. En Europe, c’est celle de Norvège  qui est en train se de tenir sous la direction de l’évêque Olson ainsi que la Conférence annuelle provisoire du Sud de la Russie sous la direction de l’évêque Växby. Sept autres Conférences siègent aux Etats-Unis.  L’évêque était tout heureux de signaler à l’assemblée le transfert après l’église de Paris-Laumière d’une nouvelle communauté de l’Eglise méthodiste unie de Côte d’Ivoire à notre Conférence, la communauté de Paris-Colombes. Il salue son représentant, Jacob N’Gbesso, président des laïcs. L’évêque salue aussi un invité de marque en la personne de Esaïe Yed Angoran représentant l’Eglise Méthodiste Unie de Côte d’Ivoire. Ancien ministre Houphouet Boigny, M. Angoran a mis ses talents et son temps au service de l’EMUCI. Il est devenu le bras droit de l’évêque Benjamin Boni, il coordonne le côté africain de la consultation théologique pour la formation théologique et est le délégué de l’Afrique occidentale à la Conférence générale. Il se réjouit d’être présent à l’ordination de Joseline Miélissa Waechter. Miélissa est le prénom avec lequel elle a été accueillie par la famille de Yed Angoran en Côte d’Ivoire.


Année 1

Le président de la Conférence aborde d’emblée la question de la stratégie adoptée par l’EEM pour les huit années à venir (2010-2018) en ces mots : «Nous sommes en l’an 1 après l’adoption de la stratégie». Tout se joue dans la mise en œuvre de la stratégie. La théologie méthodiste nous apprend à juger correctement de l'interaction entre Dieu et l'homme : «il existe un bon équilibre dans la collaboration entre Dieu et l’homme». L’œuvre de Dieu va de pair avec la part humaine. Mais l’initiative part toujours de Dieu : il prend le premier l’initiative de nous engager du côté du bien :.  A nous le . C’est sur cette base que nous pouvons nous engager de notre mieux : «Il nous rend capables et nous fait prendre avec enthousiasme des initiatives, il agit en premier à notre niveau, et nous rend ensuite capables de faire le bien. Quand cieux et terre se touchent, Dieu met toujours la main à l’ouvrage et il utilise ensuite nos mains pour son Royaume. C’est pourquoi nous devons et pouvons utiliser tous les outils que nous connaissons, y compris les instruments du management pour promouvoir la mission de l’Eglise», affirmait Patrick Streiff.

Nous sommes en l’an 1 du programme 2010-2018. Des églises ont commencé à réfléchir à cette question. Il y a déjà eu quelques retours sur la mise en œuvre de ces lignes directrices.

Si nous voulons faire du bien, il est nécessaire d’enthousiasmer nos membres à prendre part à cette œuvre. Quelques impulsions seront données lors de la session de samedi matin ainsi que divers exemples. Le potentiel de l’église, ce sont les personnes. Aux fruits ont reconnaît l’arbre. C’est à nos fruits que sera révélée la manière dont nous travaillons et mettons en pratique les objectifs de la stratégie. «Mais pour croître, les fruits ont besoin de temps. Ce temps-là, nous voulons nous le prendre et travailler dans le but de transformer le monde et de glorifier Dieu. Le but final de tous nos labeurs est en effet d’amener les uns et les autres à devenir disciples de Jésus-Christ pour transformer le monde : «Là où l’Eglise vit le message de l’Evangile et est prête à payer un certain prix et à se consacrer à sa mission, elle vivra. Amener des femmes et des hommes à suivre le Christ ne peut avoir pour but que de changer le monde et de glorifier Dieu. Que cette Conférence annuelle soit un nouveau petit pas dans cette voie !», déclare en conclusion l’évêque.


Jeudi - Rapport des surintendants


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Dans leur rapport 2011, les surintendants reviennent sur la mission impartie à l’Eglise de Jésus-Christ, devenue ligne directrice pour l’EEM de 2010-2018 :

Nous, les hommes et les femmes de l'Eglise Evangélique Méthodiste, nous vivons une mission: amener des hommes et des femmes à devenir des disciples du Christ.

A la surprise générale, ce rapport n’a pas soulevé de réactions au sein de la Conférence : il a été adopté sans discussion.


Ce rapport reprend la thématique de la Conférence «Cieux et terre se touchent» et nous engage à fixer de nos yeux l’horizon, là même où cieux et terre se touchent. Ce regard prend en ligne de compte l’action de Dieu en notre temps et au lieu de notre engagement avec en arrière-plan le mandat missionnaire : «nous vivons une mission : amener des hommes à devenir disciples de Jésus-Christ.»


Qu’est-ce qui pousse les membres et amis de l’EEM à appliquer ce mandat ? L’enthousiasme personnel est un facteur déterminant sans compter le fait d’être personnellement touché par ce que Dieu a fait en Jésus-Christ en faveur du monde. Des individus marqués par cette touche divine influencent tout à tour leur entourage.


A l’aide de trois questions, les surintendants précisent la nature de cette mission, amener des hommes à devenir des disciples. Répondre à la question : «Pourquoi doit-on amener les hommes à devenir des disciples de Jésus ?» est chose simple, écrivent-ils. Jésus aurait procédé de la même manière. Parmi les autres raisons, il y a le fait que «Jésus a enlevé la culpabilité qui nous séparait de Dieu», et le désir de nous faire découvrir et accepter l’amour de Dieu à travers cette action. Leur vie changera de perspective par-delà la mort.

«Pourquoi les gens ont-ils besoin de l’Eglise ?» se demandent alors les surintendants dans leur rapport. La foi n’est une affaire privée, mais missionnaire. Telle la conviction profonde de ces responsables d’église.


«Pourquoi les gens ont-ils besoin de notre Eglise ?» telle est la question suivante que pose le rapport. Les dons et talents sont octroyés à l’EEM de manière à ce qu’elle soit une église attractive et une communauté qui «confesse sa foi, parce que les hommes et les femmes qui la composent ont fait l’expérience de l’amour de Dieu». Dans le même temps, elle est une église où se manifestent à la fois l’attachement aux fondamentaux de la foi et la liberté d’expression. En outre, elle est une Eglise qui confère, dans le sens qu’elle prend ses décisions après un temps de discussion. Les grandes décisions sont ainsi prises en Conférence. L’EEM est ensuite une grande église mondiale, une église ouverte à la réalité de l’Eglise universelle et sachant prendre ses responsabilités.

En conclusion, les surintendants expriment leur intention d’accompagner les communautés locales à traduire certains objectifs. Entre autres choses à «vivre la vie de disciples». Mais aussi à faire en sorte que les communautés locales ne concentrent plus leur engagement sur leurs propres besoins, mais avec soin et ténacité sur les gens de leur entourage, de leur région pour les amener à devenir disciples de Jésus-Christ. Ce mandat concerne l’ensemble de la communauté et ne peut pas être cédé seulement aux pasteurs, à des commissions ou à des actions isolées.


Congé de Markus Bach

Après que Markus Bach a présenté le rapport des surintendants, la Conférence a pris congé de lui en tant que surintendant de la région de Berne sous une salve d’applaudissements. «Markus Bach a été pendant 10 ans surintendant de Berne et j’aimerais l’en remercier», relève l’évêque Patrick Streiff qui apprécie l’homme et son apport inestimable au sein du Cabinet : il a apporté une énorme expérience au cours d’une période de grands changements et bouleversements. Son apport était jugé utile. Patrick Streiff le remercie de ses conseils. A présent, Markus Bach va retourner à un ministère pastoral classique et va se concentrer sur sa nouvelle paroisse, mais pas seulement, car de nouvelles tâches l’attendent, maintenant qu’il vient d’être élu comme secrétaire de la Conférence centrale. «Il est heureux que des personnes ayant acquis une telle expérience puissent rester au service de l’Eglise», déclare l’évêque. Markus répond à l’assemblée : «C’était un privilège pour moi de continuer à bénéficier de ces richesses et de ces apports : j’ai eu du plaisir à assumer ma tâche et me réjouis de la tâche qui l’attend.»

Claudia Haslebacher est la nouvelle surintendante du district de Berne.


Les membres confessants en hausse

L’EEM en Suisse/France compte à la fin de 2010 quelque 6’162 membres confessants, 3’678 amis et 182 membres baptisés. 142 personnes viennent d’être admis comme membres professants. L’EEM en Suisse dénombre 134 membres confessants en moins qu’à la fin 2009. Bien que les admissions comme membres confessants sont en hausse, le nombre de membres décline sensiblement dans l’ensemble de l’EEM de Suisse/France (décès, radiations, départs).

4’575 personnes ont été accompagnées par 1’502 collaborateurs dans le cadre du travail de Takano (parmi les enfants, les jeunes et les jeunes adultes).

En moyenne, 5’016 adultes suivent le culte dominical dans 119 communautés locales. Dans l’EEM en France, les 21 communautés locales qui la compose ont gagné 68 membres confessants pour compter en tout 1’279 membres : il faut se rappeler le transfert dans notre Conférence annuelle de la communauté de Paris-Colombes (84 membres) : comme quoi pour grandir rapidement il faut s’occuper des migrants ! On ne dispose pas de statistiques de l’EEM en Algérie. L’EEM y travaille au sein de quatre communautés locales.


L’admission de nouveaux membres aujourd’hui ne peut pas être mise sur le même plan que l’admission de membres 50 ans en arrière. Dans le temps, c’était des gens qui, après quelques visites, devenaient membres et puis tous les jeunes devenaient membres après la fête de fin du catéchisme; aujourd’hui,c‘est différent, nous avons plus de membres que ce que nous pouvons désigner statistiquement. Le membre qui est admis, doit confesser sa foi, parler de sa vie dans la communauté. Il s’engage à participer à l’avancement du Royaume de Dieu. Nos communautés comptent beaucoup d’amis qui hésitent longtemps à franchir formellement le pas de l’engagement de membres. Peut-être réussirons-nous un jour à faire que la question de membres ne soit pas seulement une question de statistiques ou d’association, mais de gens qui s’engagent à part entière, relève Markus Bach et d’ajouter qu’il ne faut pas tout axer sur des chiffres, sachant que derrière les chiffres il y a des personnes à atteindre». Parole de sagesse...


Le rapport est adopté à l’unanimité.


Rapport des surintendants à la Conférence annuelle 2011 du 16 au 19 juin 2011 à Winterthur et Zürich

En intégralité

 

Jörg Niederer, Etienne Rudolph, Martin Streit, Markus Bach

Le thème de la Conférence annuelle « Les cieux et la terre se touchent » peut être interprété de bien des manières. Dans la perspective du rapport des surintendants à la Conférence annuelle, nous avons choisi d’aborder ce thème en lien avec le texte biblique se référant au moment où Jésus commence son œuvre, dans Matthieu 4,17: « Dès ce moment, Jésus se mit à prêcher: Changez de comportement, disait-il, car le Royaume des cieux s’est approché! ». Depuis l’époque où Jésus a commencé son œuvre, la promesse selon laquelle les cieux sont tellement proches des hommes qu’ils touchent la terre est toujours valable pour l’humanité. Dans l’œuvre de Jésus, les cieux et la terre se touchent. En Jésus-Christ, il est possible de faire l’expérience des cieux sur la terre. Les cieux ne sont pas une réalité éloignée de nous. Jésus est le Dieu devenu homme qui a apporté les cieux sur la terre. En Jésus, les cieux et la terre se touchent.


Et pourtant, Jésus encourage les gens à contribuer à cet événement, ce qui ne va apparemment pas de soi. « Changez de comportement » signifie que nous, êtres humains, devons nous orienter vers cet événement. Jésus a encouragé les disciples à changer de mentalité et à s’ouvrir aux cieux qui s’approchent. Lorsque nous agissons en tant qu’Eglise, les cieux s’insinuent dans les fissures et les égratignures de la terre. Nous ne disposons pas uniquement de nos propres possibilités (terrestres), mais comptons aussi sur l’action (céleste) de Dieu dans notre temps. En tant que méthodistes, nous nous appuyons sur les deux: l’œuvre de Dieu (les cieux) dans notre temps et notre inlassable engagement (la terre).


Nous appelons l’endroit où les cieux et la terre se touchent « horizon ». Quelle que soit la direction dans laquelle nous nous tournons, nos yeux se posent toujours sur l’horizon. Le seul moyen de ne pas voir l’horizon est de tourner son regard vers l’intérieur, de se concentrer uniquement sur soi. Dès que nous regardons loin de nous, nous voyons néanmoins l’horizon. En tant que Cabinet, nous sommes tout disposés à comprendre cela comme une promesse à notre Eglise et à nos communautés. Levons nos yeux vers l’endroit où les cieux et la terre se touchent, découvrons un nouvel horizon, vaste, qui ne soit pas limité par un regard fixé sur l’intérieur! Découvrons notre mandat et notre envoi en nous orientant vers les cieux tous proches, en nous tournant vers la présence de Dieu auprès des êtres humains que nous voulons conduire à suivre le Christ, pour transformer le monde!


Après avoir traité lors de la dernière session de la Conférence la seconde partie du mandat missionnaire (pour transformer le monde), nous voulons nous concentrer cette année sur la première partie de la phrase:

Nous, les hommes et les femmes de l'Eglise Evangélique Méthodiste, nous vivons une mission: amener des hommes et des femmes à devenir des disciples du Christ.


1. D’où venons-nous?

Nombreux sont ceux qui nous ont fait remarquer que ce mandat missionnaire n’avait rien de nouveau pour notre Eglise. C’est vrai! Il y a plus de 100 ans, notre Eglise a vu le jour et connu un grand essor. Les membres de l’époque ont réussi à amener beaucoup de monde à suivre le Christ. Nous ne sommes plus jamais parvenus à atteindre la croissance et l’expansion de ce temps-là. Pourtant, le contexte social de notre Eglise ne nous était pas toujours favorable. Plusieurs rétrospectives historiques récentes, comme celles réalisées à Bienne et à Bâle, par exemple, en témoignent. Ainsi le délégué américain a-t-il dû intervenir politiquement à Berne et confirmer que l’Eglise méthodiste n’était pas une secte pour que les prédications méthodistes soient à nouveau autorisées à Bienne. Les méthodistes ont cependant aussi réussi à former des immenses écoles du dimanche accueillant de nombreux enfants extérieurs à l’Eglise venus écouter les histoires bibliques. De fait, les méthodistes brûlaient d’envie de transmettre la bonne nouvelle de Jésus-Christ à leurs prochains.

Bien des gens ont alors trouvé le chemin de l’Eglise méthodiste épiscopale et de la ‘Evangelische Gemeinschaft’. Ils sont ensuite devenus membres pour manifester leur désir d’être des disciples du Christ. Il est rare que ce genre de communauté soit accueilli avec joie et nos ancêtres se sont parfois heurtés au mépris de leurs contemporains lorsqu’ils s’affiliaient à la ‘Gemeinschaft’ ou aux méthodistes. La pression extérieure n’était certainement pas la même partout, mais elle existait; pourtant, les communautés grandissaient. D’ailleurs, c’est justement à cause de cette pression que de nombreuses églises locales ont créé leurs propres associations: associations chorales, associations de femmes et d’hommes. Ces associations étaient souvent désignées par le terme d’« alliance », qui faisait référence à un groupe de per- sonnes déterminé appartement à l’église, comme l’alliance des femmes et, plus tard, l’alliance des jeunes. A certains endroits, ce phénomène a entraîné une introversion croissante. Est-il possible qu’à cette époque, les tâches liées à la mission et à l’évangélisation aient été de plus en plus souvent déléguées au pasteur ou à des institutions ou organisations spécifiques?


Il y a plus de 100 ans, le but de l’Eglise était d’être présente dans le plus grand nombre d’endroits possibles. Il faut dire qu’à cette époque, la mobilité était très restreinte. Il était donc important de construire une chapelle un peu partout, pour être présent sur place. En principe, il suffisait de disposer d’une salle de culte et, parfois, d’une petite salle. L’élément déterminant demeurait néanmoins le fait que les gens brûlaient d’envie de conduire leurs prochains à suivre Jésus. Certaines communautés agissaient ainsi pour marquer leur rejet de la société d’alors, dans un désir conscient de prendre leurs distances par rap- port au « monde ». Il y en avait cependant aussi d’autres pour lesquelles il était important de ne pas se séparer du monde. A l’époque déjà, les églises locales n’étaient pas toutes identiques. A l’époque déjà, il existait des différences quant à l’orientation à prendre ou à la compréhension du mandat confié à l’Eglise.


Qu’est-ce qui fait que l’Eglise a quand même grandi? L’une des principales caractéristiques que nous voyons aujourd’hui est le désir ardent de ne pas vouloir garder pour soi la bonne nouvelle de Jésus- Christ, mais de la transmettre aux personnes de son entourage. Nous y voyons un enthousiasme et une reconnaissance personnelle profonde pour tout ce que Dieu a fait pour le monde, dans son ensemble, en Jésus-Christ. Cette perception selon laquelle le monde entier est concerné par l’action du Christ a égale- ment conduit à la mise en place d’activités socio-diaconales destinées à transformer le monde.


2. Où en sommes-nous aujourd’hui?

Comment parvenir aujourd’hui à amener des hommes et des femmes à devenir des disciples du Christ?

Il est évident que nous ne vivons plus dans les mêmes conditions sociales que celles qu’ont connues les premiers méthodistes à l’époque où l’Eglise s’est développée. Il semble donc logique que nous ne puissions pas simplement reprendre ce qui fonctionnait alors. Il vaut néanmoins la peine d’étudier attentivement les différences existantes pour tirer du passé certains enseignements utiles pour le présent.


Ce qui frappe, c’est que la pression exercée de l’extérieur sur les églises locales est nettement moins importante que par le passé. De manière générale, la société ne remet plus en question notre droit d’exister. Tant en France qu’en Suisse, il n’existe aucune restriction particulière quant à nos activités en tant qu’Eglise. Il en va autrement en Algérie. Il semble par contre que la pression exercée de l’intérieur ait pris de l’ampleur. Cela signifie que nous nous concentrons aujourd’hui davantage sur des questions que nous nous posons nous-mêmes: quelles sont les tâches de l’église locale, comment nous distinguer des autres Eglises ou sous quelles formes célébrer les cultes, quels cantiques chanter et quelles activités organiser? Nous réfléchissons cependant aussi à nos finances et nous demandons si nous pouvons continuer à engager tel ou tel pasteur, quelles sont ses tâches, au service de qui il devrait se trouver, pour- quoi les pasteurs sont tenus d’accomplir autant de tâches pour l’ensemble de l’Eglise, alors que ça n’apporte rien à la communauté locale, etc. S’il est important de répondre à ces questions, ce ne sont pas des réponses qui justifieront en quoi que ce soit notre existence en tant que communauté chrétienne ou qu’Eglise!


La Conférence annuelle 2010 a adopté une stratégie selon laquelle nous souhaitons amener de plus en plus d’hommes et de femmes à être des disciples du Christ au cours des huit prochaines années. Certaines personnes ont compris cet objectif comme la réponse aux questions internes que nous nous po- sons. La stratégie a été interprétée comme étant la tâche qui nous était désormais dévolue, comme un moyen d’acquérir plus de membres, comme une mesure de recherche de fonds, etc. Il s’agirait cependant là d’un raccourci un peu simpliste. La préoccupation centrale de la stratégie consiste bien plutôt à vouloir conduire des hommes et des femmes à devenir des disciples du Christ. Elle ne se concentre plus sur nous, mais sur l’envoi de Dieu, auquel nous, êtres humains, pouvons et devons contribuer. Nous devrons certes toujours répondre aux questions posées ci-dessus, mais ce ne sont pas ces questions-là qui nous motiveront à être une Eglise crédible aujourd’hui, car les réponses à ces questions ne justifient en fin de compte pas notre existence en tant qu’Eglise!


La question essentielle que nous devons nous poser aujourd’hui est: comment parvenir à amener des hommes et des femmes à devenir des disciples du Christ? Un regard aux statistiques devrait nous fournir un premier indice à cet égard. Les personnes qui se sont tournées vers Jésus et ont confessé publique- ment leur foi sont admises dans notre Eglise lors d’une célébration de renouvellement des vœux du baptême ou deviennent des membres confessants à l’occasion d’un baptême. Au cours de ces dernières an- nées, le nombre de ces personnes oscillait entre à peine 100 et un plus de 200 par année pour l’ensemble du territoire de la conférence. Ce chiffre ne correspond cependant pas forcément à des « nouveaux disciples de Jésus », car il comprend souvent des personnes qui ont quitté d’autres Eglises pour venir s’installer chez nous. Il est vrai que nous les comptons comme des nouveaux membres, mais cela ne signifie pas que ce soient forcément des nouveaux disciples. La situation est similaire en ce qui concerne les départs. Les gens qui partent de chez nous ont souvent trouvé un nouveau foyer spirituel ailleurs, même si ce n’est pas le cas de tous ceux qui quittent notre Eglise.


Il est donc difficile de répondre clairement à la question de savoir si nous parvenons à conduire des con- duire des hommes et des femmes à devenir des disciples du Christ. Certes, il y a des églises qui peuvent sans aucun problème répondre oui à cette question, mais il en existe aussi dans lesquelles il n’y a eu aucune célébration de renouvellement des vœux du baptême au cours de ces dernières années (et par- fois même au cours des dix dernières années, voire plus!). Bien que ces statistiques révèlent certains éléments dignes d’intérêt, elles ne reflètent en aucun cas toute la réalité. Si l’on voulait obtenir une image aussi proche de la réalité que possible, nous devrions également tenir compte d’autres observations et expériences. Il faudrait ainsi se demander

-    si la croissance numérique des membres de notre Eglise ne découle pas de la venue de personnes issues d’autres communautés chrétiennes;

-    si nous sommes capables d’offrir un foyer spirituel à nos propres enfants et adolescents; les Flambeaux et la formation de pasteur-jeunesse sont de bons outils à cet égard;

-    comment faire pour qu’en dépit de la baisse du nombre des actions d’évangélisation, des hommes et des femmes soient invités à croire en Jésus-Christ et que des personnes en recherche soient accompagnées dans leur quête;

-    comment des personnes qui viennent de se tourner vers le Christ peuvent s’intégrer dans le réseau de relations existant dans nos communautés de manière à y trouver un filet solide où développer leur foi et leur vie de disciple;

- comment faire en sorte que les « nouveaux venus » dans nos communautés puissent faire, sur place et dans l’ensemble de l’Eglise, des expériences positives et utiles qu’ils n’auraient pas envie de manquer.


Nous constatons que la réponse à la question de savoir si nous parvenons aujourd’hui à conduire des hommes et des femmes à devenir des disciples du Christ différera d’une communauté à l’autre et d’un circuit à l’autre. Il est donc également important de ne pas proposer une recette ou une procédure générale applicable à tous les circuits, mais de faire en sorte que plusieurs modes de fonctionnement puissent être utilisés suivant la situation et le lieu. L’important pour nous est que chaque église locale se demande comment amener davantage d’hommes et de femmes à devenir des disciples du Christ. Dans le rapport du Cabinet à la Conférence annuelle de l’année dernière, nous avons mentionné les trois questions essentielles posées par l’évêque Växby:

- Pourquoi les gens ont-ils besoin de Jésus?

- Pourquoi les gens ont-ils besoin de l’Eglise?

- Pourquoi les gens ont-ils besoin de notre Eglise?

Il s’agit de questions qui s’adressent à nous en tant qu’ « insiders ». Quelles réponses donnerions-nous à une personne de l’extérieur qui nous poserait ces questions? A partir de ces questions, nous aimerions formuler les réflexions et idées suivantes. Elles visent à nous aider à amener de plus en plus d’hommes et de femmes à devenir des disciples du Christ.


Pourquoi faut-il amener des hommes et des femmes à devenir des disciples du Christ?

Une première réponse simple à cette question consiste à dire parce que Jésus l’a fait. La Bible compte de nombreux exemples indiquant que Jésus a appelé des gens à le suivre. La Bible parle alors de disciples qui ont suivi Jésus. Il était important pour Jésus de ne pas simplement proclamer une nouvelle doctrine, mais vraiment d’amener des gens à la vivre. Ce faisant, il montrait clairement que le suivre impliquait aussi de porter sa croix (Mt 16,24), de prendre ses distances par rapport aux valeurs que l’on avait jusque là (Mt 8,34) et de se consacrer entièrement à cette nouvelle vie et à ses nouvelles valeurs (Lc 9,61 ss). Avec Jésus et la communauté postpascale, toutes et tous, femmes et hommes, jeunes et vieux, juifs et non-juifs, sont invités à faire de même.


La deuxième réponse que nous pouvons donner à la question de savoir pourquoi nous devons amener des hommes et des femmes à devenir des disciples du Christ se trouve dans la raison même qui a poussé Jésus à le faire: le Royaume des cieux s’est approché (Mt 4, 17). Dans l’incarnation de Jésus, les cieux et la terre se touchent. En Jésus Christ, Dieu s’est fait homme et est venu vivre parmi nous (cf. Jn 1). Le sens de l’envoi de Jésus dans le monde réside dans le fait que l’être humain peut se tourner vers les cieux (faire demi-tour, se repentir). Inviter des personnes à suivre le Christ signifie donc que nous les convions à se tourner vers Jésus et à faire l’expérience, en elles-mêmes, que « les cieux et la terre se touchent ». Le but est de leur faire découvrir que le royaume des cieux est si proche qu’elles peuvent s’en saisir et le prendre pour elles. En Jésus-Christ, Dieu a désormais un visage. Les gens peuvent ainsi découvrir dans leur quotidien que Dieu est leur père et qu’ils sont les enfants de Dieu. Le Saint-Esprit fait en eux ce qu’eux-mêmes sont incapables de faire (Rom 8). C’est l’expérience de la grâce de Dieu.


En faisant l’expérience de la présence de Dieu, l’être humain prend cependant aussi conscience de sa faute. La troisième raison pour laquelle nous invitons les hommes et les femmes à être des disciples est que nous pouvons leur promettre que Jésus a annulé cette faute qui nous sépare de Dieu, sans que nous ayons à faire quelque chose en échange. Cette expérience de la grâce justificatrice que nous n’avons pas eue à mériter est particulièrement précieuse dans la société de performance d’aujourd’hui, mais peut- être aussi difficile à accepter par certains justement à cause de cela. Dans cette action qui se produit à l’extérieur de nous, réside aussi la particularité et la spécificité de la religion chrétienne, par rapport à toutes les autres religions.


Le souhait de voir les personnes reconnaître et accepter l’amour qui se cache derrière cette action est la quatrième réponse à la question posée ci-dessus. L’être humain a besoin de faire l’expérience de l’amour et de l’acceptation pour vivre. Sans cette expérience, il ne peut pas vivre. Les personnes de notre entourage ont en quelque sorte droit à la proclamation, en paroles et en actes, du message d’acceptation et d’amour de Dieu. Ce faisant, veillons à ce que notre attitude envers les autres soit clairement plus convaincante que nos seules paroles. Le message fondamental des méthodistes qui parle d’une « foi active dans l’amour », exprime parfaitement cette affirmation.


Cinquièmement, nous donnons la réponse qui aurait peut-être été la principale raison invoquée par les premiers méthodistes. L’ordre des réponses ne revêt toutefois ici aucune valeur intentionnelle. Il convient d’amener des personnes à devenir des disciples du Christ pour qu’elles aient la vie éternelle. L’être humain a besoin dans sa vie d’une perspective qui aille au-delà de sa mort. Il est frappant de constater qu’aujourd’hui on n’en parle rarement, alors que lors des enterrements, en particulier, les gens posent beaucoup de questions sur la vie après la mort. Apparemment, ils n’obtiennent que peu, voire pas du tout, de réponses satisfaisantes à ce sujet au cours de leur vie ou refoulent complètement la question. En tant que disciples de Jésus, nous avons une réponse à ces questions et ne devons pas en priver les per- sonnes qui nous entourent.


La liste des réponses à la question de savoir pourquoi nous devons amener des femmes et des hommes à devenir des disciples du Christ n’est certainement pas exhaustive, mais nous espérons qu’elle donnera des pistes pour nous motiver à prendre au sérieux et à accomplir le mandat que Jésus nous a confié.


Pourquoi les gens ont-ils besoin de l’Eglise?

Pour la plupart des membres de l’Eglise Evangélique Méthodiste, il est « normal » de faire partie d’une Eglise. Cette appartenance n’est cependant pas aussi « normale » pour les personnes extérieures à l’Eglise ou celles qui sont nouvelles dans la foi. Elles considèrent au contraire l’institution de l’ « Eglise » avec une certaine méfiance ou, dans le meilleur des cas, avec un intérêt réservé. On nous demande régulièrement pourquoi il ne peut pas y avoir de foi en Dieu, en Jésus, qui soit détachée de l’Eglise; en quelque sorte une foi d’ordre privé.


Nous ne pensons pas que la foi soit « uniquement » quelque chose de privé. Certes, elle repose sur l’acceptation individuelle de Jésus, mais la « foi » ne se limite pas à ça. Nous sommes profondément con- vaincus que notre foi revêt un caractère missionnaire. Comme Jésus a été envoyé dans le monde, nous sommes nous aussi des croyants envoyés dans le monde. Dans l’introduction de la Constitution de l’EEM, il est écrit: « L’Eglise de Jésus-Christ œuvre dans le monde et pour le monde » (Constitution de l’EEM, art. 1,2). Nous sommes redevables au monde du témoignage de Jésus-Christ! Nous ne pouvons pas faire autre chose que de parler de ce dont notre cœur est rempli: « Car la bouche exprime ce dont le cœur est plein. » (Mt 12,34).


Lorsque la foi n’est pas une chose privée mais œuvre dans et pour le monde, on la désigne par le terme d’Eglise, qui rassemble les croyants, tant dans les réunions communes que dans l’envoi commun. « L’Eglise est l’union de tous les vrais croyants en Jésus-Christ, leur Seigneur. Elle est la communauté sauvée, envoyée dans le monde, pour annoncer le salut, communauté dans laquelle la Parole de Dieu est prêchée par des hommes et des femmes appelés par Dieu et dans laquelle les sacrements sont administrés correctement selon leur institution par le Christ. Par l’action du Saint-Esprit, l’Eglise invite à l’adoration de Dieu, travaille à l’édification des croyants et au salut du monde. » (Constitution de l’EEM, art. 1,1). En vertu de notre Constitution, l’Eglise n’a aucun but en soi, ni ne se justifie par ses propres structures. Elle vise à aider les croyants à vivre leur foi et leur mission dans le monde. Pour les croyants, elle représente simultanément un foyer dans le monde et un envoi vers le monde.


Pour décrire l’Eglise, Paul a utilisé l’image du corps, avec ses différents membres (1 Cor 12). Dieu a ras- semblé les croyants pour former ce corps. Cette communauté est le corps du Christ rendu visible pour le monde. Les personnes appartenant à l’Eglise Evangélique Méthodiste sont ainsi elles aussi désignées comme des « membres ». Elles sont membres du corps du Christ, ce qui s’exprime par leur affiliation à l’Eglise. Cette appartenance au corps du Christ ne doit pas forcément se faire dans l’EEM. De nombreuses Eglises font partie de l’Eglise de Jésus-Christ. En tant qu’EEM nous avons, pour reprendre l’image de Paul dans 1 Corinthiens 12, une fonction et un don particuliers, que nous accomplissons joyeusement et volontiers dans le monde, sans pour autant dévaloriser les autres dons et fonctions assumés par d’autres Eglises.


Pourquoi les gens ont-ils besoin de notre Eglise?

Quels sont les forces, les dons qui nous caractérisent nous, en tant qu’Eglise Evangélique Méthodiste? Qu’attendent les gens qui suivent l’appel de Jésus lorsqu’ils viennent dans notre Eglise? L’énumération des principales caractéristiques de notre Eglise présentée ci-dessous s’applique à toutes les communautés de l’EEM. C’est la combinaison de ces caractéristiques essentielles qui fait la particularité et la valeur de notre Eglise. Si certains de ces critères apparaissent aussi dans d’autres Eglises, leur combinaison est spécifique à l’ « Eglise méthodiste ».


Nous sommes une Eglise relationnelle

Les personnes qui ont trouvé ou trouveront un foyer dans l’EEM entretiennent dans notre Eglise leur relation avec Dieu et avec les autres. Etant donné qu’elles pourraient aussi entretenir leur relation avec Dieu dans d’autres Eglises et communautés, la raison pour laquelle elles trouvent un foyer chez nous ou pas réside essentiellement dans les relations avec les autres. Le fait de parvenir à établir et à maintenir des relations avec des personnes qui ne font pas (encore) partie de l’église locale est ainsi déterminant pour la croissance de la communauté. Lorsque de telles relations existent, il arrive souvent que des gens trouvent le chemin de nos églises. Ils ne le font généralement pas parce que nous avons les meilleures prédications, les sièges les plus confortables, le meilleur café ou la théologie la plus convaincante, mais parce qu’ils peuvent nouer des relations dans l’une de nos églises. De nombreux circuits qui se sont soumis au test ‘Koinonia’ indiquent que l’une de leurs forces réside dans les « relations agréables ». Une bonne partie des communautés qui travaillent sur le livre de l’évêque Schnase « Les paroisses qui portent du fruit et leurs caractéristiques » consacre beaucoup de temps à l’aspect relationnel de l’ « hospitalité radicale ». Les relations sont l’une de nos forces – veillons à ce qu’elles ne soient pas uniquement tournées vers l’intérieur.


Nous formons, en tant qu’Eglise, une communauté de personnes qui témoignent de leur foi.

Nous nous distinguons en cela des Eglises réformées de Suisse, qui considèrent la présence dans un territoire donné comme un élément déterminant de l’appartenance des protestants à l’Eglise. Le fait de reconnaître Jésus- Christ comme Seigneur et Sauveur, la Bible comme fondement de notre foi et de notre vie, et la sanctification (faire le bien et éviter le mal), est une condition sine qua non pour devenir membre confessant de notre Eglise. Notre cœur est rempli de l’amour de Dieu versé dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous est donné (Rm 5,5). Cet amour de Dieu vaut pour toutes et tous, car personne ne peut le mériter. Per- sonne ne peut donc en être exclu, ni ne peut l’obtenir par des efforts particuliers. En cela, nous sommes différents de certaines Eglises libres. Dans nos églises, toutes et tous sont invités à chercher et à témoigner la présence de Dieu parmi nous.


Nous sommes une Eglise diversifiée

Les racines de notre foi sont ancrées en Christ et non pas dans une certaine forme de foi. Aussi avons-nous toute une variété de formes de foi et de communautés, qui illustrent chacune à leur manière la richesse des dons de Dieu. Cette diversité se retrouve aussi chez les pasteurs. Nous ne sommes pas d’avis que nous devons toutes et tous penser, agir et croire de la même manière pour être des disciples fidèles de Jésus. Nous estimons bien plutôt que le Christ se trouve au centre de notre foi et de notre vie. Ainsi s’applique à notre Eglise le principe exprimé par notre père fondateur: nous sommes unis dans l’essentiel (le Christ est au centre) et pour tout le reste nous disons qu’il faut penser et laisser penser. Tout comme l’arc-en-ciel comprend différentes couleurs qui se juxtaposent harmonieusement, ce qui en fait justement un arc-en-ciel, nous ne nous voyons pas, en tant qu’Eglise, comme arborant une seule couleur ou identité, mais comme une combinaison de différentes couleurs qui se complètent, se corrigent et aident à montrer au monde le royaume de Dieu. Ne nous laissons pas perturbés par l’exigence générale qui veut que l’on ne puisse s’occuper que d’une seule couleur. Nous sommes heureux de pouvoir être une Eglise diversifiée.


Nous sommes une Eglise qui confère

En tant qu’Eglise qui plonge ses racines dans la réforme, nous respectons le sacerdoce universel, qui s’exprime chez nous par l’importance du travail des laïques. Les pasteurs ne sont pas les seuls à conduire les communautés, puisque la direction de l’église se compose aussi bien de la pasteure ou du pasteur que de laïques. C’est la raison pour laquelle nous ne parlons pas des dirigeants de l’église, mais de la direction de l’église, ce qui souligne la collaboration entre les membres pastoraux et les laïques. Dans ce contexte, les pasteurs ont pour responsabilité particulière de gérer le contenu et les structures de la vie communautaire dans le respect de notre règlement commun. La structure de notre Eglise est faite de conférences (conférences de circuit, conférences annuelles, conférences centrales et conférence générale). Les décisions de notre Eglise ne sont pas prises par des individus (particulièrement inspirés) mais par des conférences. Nous croyons que tous les chrétiens et toutes les chrétiennes sont remplis du Saint-Esprit et donc inspirés. Il vaut la peine d’écouter l’avis de chacune et de chacun. C’est pourquoi il est important que l’appartenance à notre Eglise soit considérée comme une confession et non pas simplement comme une affiliation à une association.


Nous sommes une Eglise mondiale

qui ne veut pas simplement être église ou communauté sur place, mais a pour mission de proclamer l’évangile dans le monde entier. Nous ne tenons donc pas uniquement compte de nous-mêmes et de nos propres besoins, mais aussi de l’existence et des besoins d’autrui (au sein de la Conférence annuelle et dans le monde entier). Cette solidarité ne se traduit pas seulement dans les questions financières, mais aussi dans les ministères et les responsabilités par-delà les frontières de l’église locale. Cette réalité nous différencie des communautés autonomes de notre entourage.


3. A quoi aspirons-nous?

Comment faire en sorte qu’à l’avenir nous arrivions encore à amener des femmes et des hommes à suivre le Christ? Nous ne pouvons pas revenir au temps et aux méthodes du passé, même si certaines choses héritées « de nos ancêtres » fonctionnent encore dans nos églises. Nous avons aujourd’hui besoin d’une nouvelle compréhension de ce que ‘signifie être église’ qui ne soit pas concentrée sur nous-mêmes, mais vive le mandat de Jésus consistant à amener des hommes et des femmes à être des disciples, pour transformer le monde. Nous devons réapprendre (pour autant que nous ne l’ayons pas déjà fait) que l’on ne cherche pas une Eglise ou une communauté pour son propre bien, mais que l’on vit l’Eglise comme la présence de Dieu parmi les hommes. La communauté ou l’Eglise n’est pas là pour nous, pour nous per- mettre d’entendre une bonne prédication, d’avoir un pasteur « crédible » ou de boire un meilleur café. La communauté est là pour nous aider à accomplir tous ensemble la mission que Jésus nous a confiée, à savoir conduire des femmes et des hommes à le suivre.


En tant que Cabinet, nous souhaitons donc avoir des circuits qui présentent les valeurs de référence ci- après. L’un des éléments de la mise en œuvre de la stratégie consistera pour nous à accompagner les circuits dans le processus d’acceptation et d’application de ces valeurs de référence. Nous nous efforcerons aussi toujours davantage d’évaluer les affectations sur la base de ces valeurs de référence et de promouvoir ces valeurs dans le cadre des nouvelles affectations.

1. En tant que membres de la communauté, nous vivons consciemment comme des disciples du Christ. Nous cherchons en nous ce cœur si plein que notre bouche exprime ce qui le remplit. Nous sommes conscients de la joie que nous éprouvons à suivre Jésus et invitons par là-même des personnes de notre entourage à devenir des disciples du Christ. Nous considérons notre propre vie de disciple comme l’une de nos compétences essentielles et pouvons ainsi inviter d’autres personnes à faire de même.

2. Le circuit n’oriente pas son mandat sur ses propres besoins, mais sur la manière la plus efficace d’amener, là où il se trouve ou dans sa région, des hommes et des femmes à suivre le Christ.

3. Le mandat consistant à amener des hommes et des femmes à devenir des disciples du Christ concerne l’ensemble de la communauté et ne peut pas être délégué au corps pastoral ou à des organes déterminés, ni aux organisateurs d’actions ou d’activités spécifiques.

4. En amenant des femmes et des hommes à suivre Jésus, nous posons la pierre angulaire qui transformera le monde. Le fait que des personnes soient amenées à être des disciples nous ouvre des possibilités sur la manière dont le monde peut être transformé. En tant que circuit, nous nous efforçons consciemment d’exploiter ces possibilités de manière cohérente et ciblée.

Au sein du Cabinet, nous avons procédé au cours de ces dernières années à une évaluation annuelle des différents circuits et communautés et ainsi essayé de nous faire une idée du développement des circuits. Cette analyse nous a aidés à fixer des priorités dans notre travail. Nous conserverons cet outil et l’utiliserons désormais en l’orientant plus systématique encore sur l’aspect du discipulat. Pour ce faire, nous demandons de plus en plus souvent dans le cadre de nos discussions dans les circuits, comment ils arrivent à amener des hommes et des femmes à devenir des disciples du Christ, et encourageons les circuits à prendre des mesures concrètes dans cette direction.


L’évangéliste Marc raconte la parabole de la semence qui pousse toute seule (Mc 4,26 ss): « Jésus dit encore: Voici à quoi ressemble le Royaume de Dieu: Un homme répand de la semence dans son champ. Ensuite, il continue à dormir durant la nuit et à se lever chaque jour, et pendant ce temps les graines germent et poussent sans qu’il sache comment. La terre fait pousser d’elle-même la récolte: d’abord la tire des plantes, puis l’épi vert, et enfin le grain bien formé dans l’épi. Dès que le grain est mûr, l’homme se met au travail avec sa faucille, car le moment de la moisson est arrivé. » Cette parabole montre d’une manière toute simple, en quoi consiste notre mission en tant qu’Eglise et communauté: répandre de la semence dans le champ. Nous sommes confiants que ce sont la bonté et la grâce de Dieu qui feront germer les graines et pousser la plante. Et ce sera à nous d’appeler les gens pour la récolte et de moissonner à la gloire de Dieu. Nous nous en réjouissons!


____________



A la surprise générale, ce rapport n’a pas soulevé de réactions au sein de la Conférence : il a été adopté sans discussion.


Ce rapport a repris la thématique de la Conférence «Cieux et terre se touchent» et nous engage à fixer de nos yeux l’horizon, là même où cieux et terre se touchent. Ce regard prend en ligne de compte l’action de Dieu en notre temps et au lieu de notre engagement avec en arrière-plan le mandat missionnaire : «nous vivons une mission : amener des hommes à devenir disciples de Jésus-Christ.»


Qu’est-ce qui pousse les membres et amis de l’EEM à appliquer ce mandat ? L’enthousiasme personnel est un facteur déterminant sans compter le fait d’être personnellement touché par ce que Dieu a fait en Jésus-Christ en faveur du monde. Des individus marqués par cette touche divine influencent tout à tour leur entourage.


A l’aide de trois questions, les surintendants précisent la nature de cette mission, amener des hommes à devenir des disciples. Répondre à la question : «Pourquoi doit-on amener les hommes à devenir des disciples de Jésus ?» est chose simple, écrivent-ils. Jésus aurait procédé de la même manière. Parmi les autres raisons, il y a le fait que «Jésus a enlevé la culpabilité qui nous séparait de Dieu», et le désir de leur faire découvrir et accepter l’amour de Dieu à travers cette action. Leur vie changera de perspective par-delà la mort.

«Pourquoi les gens ont-ils besoin de l’Eglise ?» se demandent alors les surintendants dans leur rapport. La foi n’est une affaire privée, mais missionnaire. Telle la conviction profonde de ces responsables d’église.


«Pourquoi les gens ont-ils besoin de notre Eglise ?» telle est la question suivante que pose le rapport. Les dons et talents sont octroyés à l’EEM de manière à ce qu’elle soit une église attractive et une communauté qui «confesse sa foi, parce que les hommes et les femmes qui la composent ont fait l’expérience de l’amour de Dieu». Dans le même temps, elle est une église où se manifeste à la fois l’attachement aux fondamentaux de la foi et la liberté d’expression. En outre, elle une Eglise qui confère, dans le sens qu’elle prend ses décisions après un temps de discussion. Les grandes décisions sont ainsi prises en Conférence. L’EEM est ensuite une grande église mondiale, une église ouverte à la réalité de l’Eglise universelle et sachant prendre ses responsabilités.

En conclusion, les surintendants expriment leur intention d’accompagner les communautés locales à traduire certains objectifs. Entre autres choses à «vivre la vie de disciples». Mais aussi à faire en sorte que les communautés locales ne concentrent plus leur engagement sur leurs propres besoins, mais avec soin et ténacité sur les gens de leur entourage, de leur région pour les amener à devenir disciples de Jésus-Christ. Ce mandat concerne l’ensemble de la communauté et ne peut pas être cédé seulement aux pasteurs, à des commissions ou à des actions isolées.


Congé de Markus Bach

Après que Markus Bach a présenté le rapport des surintendants, la Conférence a pris congé de lui en tant que surintendant de la région de Berne avec une salve d’applaudissements. «Markus Bach a été pendant 10 ans surintendant de Berne et j’aimerais l’en remercier», relève l’évêque Patrick Streiff qui apprécie l’homme et son apport inestimable au sein du Cabinet : il a apporté une énorme expérience au cours d’une période de grands changements et bouleversements. Son apport était jugé utile. Patrick Streiff le remercie de ses conseils. A présent, Markus Bach va retourner à un ministère pastoral classique et va se concentrer sur sa nouvelle paroisse, mais pas seulement, car de nouvelles tâches l’attendent, maintenant qu’il vient d’être élu comme secrétaire de la Conférence centrale. Il est heureux que des personnes ayant acquis une telle expérience puissent rester au service de l’Eglise. Markus répond à l’assemblée : «C’était un privilège pour moi de continuer à bénéficier de ces richesses et de ces apports : j’ai eu du plaisir à assumer ma tâche et me réjouis de la tâche qui l’attend.»

Claudia Haslebacher est la nouvelle surintendante du district de Berne.


Les membres confessants en hausse

L’EEM en Suisse/France compte à la fin de 2010 quelque 6’162 membres confessants, 3’678 amis et 182 membres baptisés. 142 personnes viennent d’être admis comme membres professants. L’EEM en Suisse dénombre 134 membres confessants en moins qu’à la fin 2009. Bien que les admissions comme membres confessants sont en hausse, le nombre de membres décline sensiblement dans l’ensemble de l’EEM de Suisse/France (décès, radiations, départs).

4’575 personnes ont été accompagnées par 1’502 collaborateurs dans le cadre du travail de Takano (parmi les enfants, les jeunes et les jeunes adultes).

En moyenne, 5’016 adultes suivent le culte dominical dans 119 communautés locales. Dans l’EEM en France, les 21 communautés locales qui la compose ont gagné 68 membres confessants pour compter en tout 1’279 membres : il faut se rappeler le transfert dans notre Conférence annuelle de la communauté de Paris-Colombe (84 membres) : comme quoi pour grandir rapidement il faut s’occuper des migrants ! On ne dispose pas de statistiques de l’EEM en Algérie. L’EEM y travaille au sein de quatre communautés locales.


L’admission de nouveaux membres aujourd’hui ne peut pas être mise sur le même plan que les admissions de membres 50 ans en arrière. Dans le temps, c’était des gens qui, après quelques visites, devenaient membres et puis tous les jeunes devenaient membres après la fête de fin du catéchisme; aujourd’hui,c‘est différent, nous avons plus de membres que ce que nous pouvons désigner statistiquement. Le membre qui est admis, doit confesser sa foi, parler de sa vie dans la communauté. Il s’engage à participer à l’avancement du Royaume de Dieu. Nos communautés comptent beaucoup d’amis qui hésitent longtemps à franchir formellement le pas de l’engagement de membres. Peut-être réussirons-nous un jour à faire que la question de membres ne soit pas seulement une question de statistiques ou d’association, mais de gens qui s’engagent à part entière, relève Markus Bach et d’ajouter qu’il ne faut pas tout axer sur des chiffres, sachant que derrière les chiffres il y a des personnes à atteindre». Parole de sagesse...


Le rapport est adopté à l’unanimité.

 Rapport des surintendants (fichier pdf 165 ko)

Jeudi - session à huis-clos

Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Cet après-midi, séance séparée pour pasteurs et laïcs.


SESSION A HUIS CLOS


Sept pasteurs admis comme pasteurs de plein droit de la Conférence annuelle

Deux nouvelles candidatures au ministère pastoral se présentent dans le domaine germanophone. Dans la partie francophone, Daniel Morata déjà reconnu comme candidat est sur le point d’entamer ses études théologiques à l’IBN de Nogent-sur-Marne.

Théo Paka (Saint-Imier), Joseline Waechter (Paris) et David Loché (Alès) sont les pasteurs admis dans la conférence comme pasteurs de plein droit.


L’évêque Patrick Streiff et le président de l’Alliance des pasteurs, Urs Rickenbacher les accueillera au sein du corps pastoral avec la plus grande joie. L’évêque leur fera remarquer que dorénavant ils vont devoir défendre le profil de l’EEM. Le Règlement de l’Eglise stipule que préalablement à toute admission les candidats répondent aux 19 questions posées par John Wesley qui ont trait au ministère pastoral. L’évêque posera ces questions sans en omettre une, dont celle-ci : «es-tu décidé à consacrer tout ton temps à l’œuvre de Dieu ?»


Urs Rickenbacher leur remis aux nouveaux pasteurs une petite lanterne pour illustrer la mission qui leur incombe dorénavant, apporter la lumière du Christ au monde, mais aussi pour leur signifier qu’une lumière va s’allumer pour eux au sein de la communauté de service de l’EEM.



Commission des ministères

A la place de Claudia Haslebacher  devenant surintendante, Markus Bach assure dorénavant la présidence de la commission des ministères.

Jeudi - session des laïcs


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Session des Laïcs

Les laïcs désirent vivre des relations sincères et authentiques

Les présidents laïcs de la Conférence, Markus et Ruth Voegelin ont dirigé la session des Laïcs de la Conférence annuelle de l’Eglise Evangélique Méthodiste (EEM à Winterthur jeudi après-midi. Dans une discussion très animée en groupes, les délégués laïcs ont réfléchi sur l’impact et la répercussion à long terme de la stratégie adoptée par l’EEM pour les années 2010-2018 : que faut-il pour que l’EEM vive et transmette de façon crédible l’Evangile ?

Le sondage et les discussions  sont en cours d’évaluation, mais déjà il ressort le désir de moins de bureaucratie, le besoin de relations personnelles plus fortes avec Dieu et les êtres humains…. La volonté de cultive r des relations en dehors de la communauté locale de manière sincère, intéressée et authentique….

Stefan Ilg de la paroisse, Adliswil / Zurich 2 a souligné la réticence des membres du CEM, «s'exposer». Il est important de «mettre en pratique ce que nous prêchons" dans la vie quotidienne.


On devrait reprendre à zéro toutes les relations et ne pas songer à les cultiver seulement en interne dans la communauté. Sonja Eschler de Büren-Granges a renvoyé à l'enthousiasme des joueurs de football: «Si nous vivons notre foi avec autant d’enthousiasme que les footballeurs, la Bonne Nouvelle serait crédible».

La 2e partie a porté sur la «culture des rapports». La discussion était animée. Il a été démontré que les rapports débattus lors de la Conférence annuelle peinent à déclencher «le moindre processus de changement» au niveau des communautés locales.

Dans le rapport communiqué à la Conférence, il était dit à la page 47:

Aujourd'hui, nous surévaluons l'impact de nos rapports à la Conférence annuelle. Apparemment, ils ne parviennent pas à déclencher les processus nécessaires pour que les décisions rendues à la conférence soient traduites en actes dans les églises locales. Ils servent à rendre compte de la situation, mais peinent à faire bouger les choses et sont trop axés sur le passé pour pouvoir indiquer de nouvelles orientations pour l'avenir et démarrer des processus. Afin de pouvoir faire son chemin de la tête jusqu'au cœur, une idée doit visiblement passer non seulement par la lecture et la discussion, mais aussi, et surtout, par l'expérience et le vécu. 

Les processus de changement de la CA doivent-ils donc se développer jusqu'à dépasser la forme du rapport pour pouvoir atteindre la base et devenir des projets d'apprentissage? Qui accompagnerait et évaluerait alors ces projets? 


Ceux qui étaient présents ont pu faire part de leurs commentaires par l'intermédiaire d'un questionnaire quant aux changements qu’il faudrait opérer : il faut moins regarder vers le passé et plus vers le futur, notre vision gagne à être orientée vers l’avenir, les planifications être telles que d’une année à l’autre on puisse noter les progrès accomplis.

Sur une initiative de Ruth et Mark Voegelin et en présence de la modératrice Madeleine Bähler, plusieurs laïques et pasteur-e-s ont fourni un travail intense en vue de l'élaboration du « Guide de gestion des conflits au niveau des églises locales et des circuits ».. Ce document couvre des sujets tels que la détection précoce des conflits, le suivi de conflits orienté vers des solutions, la communication et d’autres formes d’aide. Il devrait aider concrètement les paroisses dans leur vie quotidienne


On a pris soin d’inclure les autorités compétentes de l'Eglise comme «Formation + Conseil» et «Communication» qui sont déjà actives dans ce domaine dans la création de ce guide.


C'est la première fois que les églises de l'EEM Suisse-France disposent d'un guide destiné à les aider à gérer des situations conflictuelles. 

Les premières discussions à ce sujet ont eu lieu à l'automne 2009. La rédaction du guide à nécessité un total de cinq séances. Le groupe de travail a rassemblé des idées émanant de différentes parties, puis adopté le guide. Les responsables des églises et des circuits concernés par un conflit y trouveront là un « instrument d'orientation » très précieux, une aide et un encouragement.


Ruth Voegelin a annoncé qu’on recherchait pour 2012 un nouveau responsable laïc du district dans le district bernois . Elle a salué la collaboration avec les responsables laïcs comme un «travail passionnant».


A la fin de la réunion, Manuel Both, responsable laïc du district nord-est  de Suisse, a remercié les délégués laïcs de la conférence pour leurs efforts. A l’assistance a été remis un bonbon avec une parole de bénédiction.

Jeudi - Guide de gestion des conflits


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


Y sont évoquées diverses situations de crises et les solutions à mettre en œuvre.


Guide 

de gestion des conflits 

au niveau des églises locales et des circuits 

1. Introduction 

Les explications ci-après sont destinées à fournir des pistes et à clarifier la situation afin d'aider à la gestion des conflits pouvant surgir dans la communauté ou les organes du circuit. 

Définition du conflit 

Un conflit peut être décrit de manière très générale comme un état de tension né de positions contradictoires irréconciliables entre deux parties ou plus. Lors de conflits, le véritable problème ne réside pas dans les différences existantes, mais dans la manière dont elles sont traitées. 

Constat fondamental 

Tant l'Ancien que le Nouveau Testament comportent de nombreux passages faisant état de situations conflictuelles. Le premier récit commence avec Adam et Eve; un conflit qui éclate avec Dieu et entre eux. Parmi les autres exemples, citons celui de Caïn et Abel ou la dispute entre Pierre et Paul (Gal. 2,11 ss). Les conflits font donc partie de la création et, partant, de la vie de tout être humain. 

En réalité, les conflits ne sont pas fondamentalement négatifs, mais offrent au contraire une possibilité de remettre en question notre manière de penser et de percevoir les choses. Dans nos églises, nous pouvons apporter une contribution importante en termes d'assainissement des relations en cas de conflit. Pour cela, il faut aborder les tensions et les divergences de vues avec un esprit ouvert et constructif. A noter que sans conflits, l'injustice demeure et n'est pas remise en question; il n'existe alors aucun espoir de changement. Les conflits peuvent ainsi s'avérer nécessaires pour que les bonnes intentions de Dieu puissent se réaliser. 

Avant qu'un conflit ne s'envenime, nous pouvons emprunter une voie pleine de promesses. En tant que personnes aimées par Dieu, nous pouvons parler de nos désaccords, de nos divergences de vues ou de nos fautes et les gérer dans le respect. 


La réconciliation en Jésus-Christ nous donne, à nous chrétiens, un puissant argument pour emprunter cette voie suffisamment tôt. C'est ce qu'exprime notamment la prière du Notre père: « Et pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». Le pardon de Dieu nous permet de rencontrer ceux qui nous entourent dans un esprit de réconciliation. 

Les situations conflictuelles nous offrent justement cette grande chance de pouvoir faire l'expérience libératrice de la foi, de l'amour et de l'espérance. Quelqu'un qui a surmonté des crises ou des conflits peut en ressortir plus fort. 

Notre tâche consiste à faire le premier pas, avant que nos sentiments et nos pensées s'accumulent et se transforment en un conflit ouvert. (cf. exemple, page 6) 

A partir de là, il convient d'utiliser à bon escient les connaissances et les expériences recueillies dans le cadre de l'étude des conflits et des services de consultation professionnels. Le but n'est ni d'ignorer ni de relativiser les conflits, mais au contraire de développer nos compétences sociales de telle sorte que nous parvenions, dans la mesure du possible, à nous sortir nous-mêmes de situations conflictuelles, tout en sachant reconnaître le moment où une aide extérieure s'impose. 

2. Identification précoce 

Une réglementation claire des compétences est un bon moyen de prévention et permet d'empêcher ou de désamorcer des conflits. Si la structure organisationnelle fournit une certaine sécurité et des informations utiles, elle peut aussi renforcer le pouvoir, entraîner des adaptations ou des résistances et créer des situations de subordination. Quoi qu'il en soit, les cahiers des charges contribuent à une bonne exploitation des ressources, délimitent les domaines de responsabilités et protègent des prises de pouvoir arbitraires. Ces éléments, de même que les innovations organisationnelles, doivent être prises en compte dans l'identification précoce des conflits. 

La manière dont nous abordons les différences d'opinions est primordiale. Il convient notamment de déterminer si les divergences portent sur des questions de fond ou s'il s'agit d'oppositions d'ordre émotionnel et de tenir compte des différences exprimées et des diverses perceptions manifestées avant que la situation débouche sur des actes indésirables. Un écart trop important entre la manière de penser, la sensibilité et la perception d'une part et la volonté et les actes d'autre part peut se traduire par un conflit. 

2.1 Prévention 

Au niveau du circuit, la commission collaboration pasteur-paroisse / le conseil de circuit peut aider la communauté ou le circuit à mieux résister au conflit. Les entretiens d'évaluation et de motivation peuvent également s'avérer utiles pour l'identification précoce des conflits. De même, les accompagnateurs et accompagnatrices qui suivent les nouveaux collaborateurs et collaboratrices durant leur phase d'introduction peuvent attirer l'attention sur des situations particulières indiquant un conflit potentiel. 

Enfin, les cultes, séminaires ou cellules de maison sont autant de possibilités de se pencher sur la question des conflits et de ses multiples facettes. Formation + Conseils de l'EEM propose par ailleurs différents modules de soutien. 


En dépit de toutes les mesures préventives, nous ne parviendrons pas dans tous les cas à clarifier les points de vue ou à renforcer la communauté au point d'éviter tout conflit à l'avenir. Nous devons apprendre à gérer les tensions de manière constructive et à trouver des solutions viables, même lorsque des divergences factuelles ou personnelles demeurent. 

2.2 Types de conflit et interlocuteurs 

Il convient d'identifier le type de conflit dont il s'agit et de définir les interlocuteurs auxquels s'adresser pour déterminer au mieux la suite de la procédure. 

Les types de conflit sont parfois difficiles à distinguer les uns des autres et il n'est pas rare qu'une situation conflictuelle soit le résultat de plusieurs sortes de différends. 

Types de conflit 

- Conflit d'objectif et d'intérêt (p. ex. rénover la chapelle en ville en tenant compte des exigences relative à la protection du patrimoine ou construire un bâtiment moderne en périphérie?) 

- Conflit d'organisation ou de structure (p. ex. compétences) 

- Conflit de valeurs et de jugement (p. ex. style de piété) 

- Conflit de répartition (p. ex. ressources financières ou en personnel) 

- Conflit de rôles et de pouvoir (pasteur - conseil de circuit - surintendant-e) 

- Conflit relationnel (entre deux personnes ou plus) 

- etc. 

Interlocuteurs 

Les interlocuteurs proposent une première audition, sans obligations ni conditions. L'audition doit se dérouler sans bureaucratie aucune et être facilement accessible. Il est impératif de toujours écouter les deux parties, dans la perspective de trouver un consensus sur la base duquel les questions litigieuses pourront être traitées. Le but consiste aussi à clarifier la suite du processus. 

Les parties au conflit ci-dessous sont présentées à titre d'exemple. Au moment de la désignation des interlocuteurs, il convient de tenir compte de l'organisation du circuit. 

Parties au conflit Membres de la paroisse 

Membre de la paroisse et pasteur-e 

Premier interlocuteur 

Pasteur-e / conseil de circuit 

Président-e de la commission collaboration pasteur-paroisse ou du conseil de circuit 

Pasteur-e 

Membre de la paroisse et membre dirigeant Membres pastoraux 

(au sein d'une équipe) 

Membres dirigeants 

Membre dirigeant et pasteur-e 

Président-e de la commission collaboration pasteur-circuit et à défaut le surintendant/la surintendante Pasteur-e 

Président-e de la commission collaboration pasteur-paroisse ou du conseil de circuit 

En cas de conflit, les interlocuteurs susmentionnés informent le surintendant/la surintendante, au plus tard au moment du recours à des conseillers externes. 


2.3 Evaluation des conflits 

Les degrés d'escalade des conflits (selon le Prof. F. Glasl) illustrent les différentes phases d'un conflit et les réactions observées dans chacune de ces phases. Plus le degré d'un conflit est évalué avec précision, plus les possibilités et les limites de l'auto-assistance sont faciles à identifier. 

1. Durcissement des points de vue, crispation. Pas encore d'appartenance rigide à un camp. 

2. Polémique, pensée en noir et blanc, formation de groupes avec violence verbale. Lutte pour la supériorité; alternance entre coopération et concurrence. 

3. Parler n'est plus d'aucun secours, d'où un passage à l'acte. Dichotomie entre comportement verbal et non-verbal, augmentation de la méfiance réciproque. Perte de l'empathie. Concurrence prenant le pas sur la coopération. 

4. Rumeurs, vision négative du camp adverse, paille dans l'œil du voisin. Les parties se poussent mutuellement à assumer des rôles négatifs. 

5. Perte de la face, perte des valeurs, attaques directes personnelles et publiques contre la partie adverse. 

Menaces et ripostes, stress, actions de chantage, augmentation de la pression. 

Mise à exécution des menaces, préjudices infligés vécus comme des victoires personnelles. 

8. Eclatement des parties et tentative de destruction matérielle et/ou psychiquesociale de l'adversaire. 

9. Point de non-retour. Recherche de l'anéantissement de l'autre au prix de son propre anéantissement. Volonté de nuire durablement à la descendance. 

3. Gestion des conflits 

Les parties au conflit doivent élaborer des solutions et dégager des pistes indiquant la manière dont elles entendent atteindre l'objectif qu'elles ont défini. La clarification d'un conflit doit intégrer toutes les parties concernées. Il convient de veiller à la position ou au comportement des parties: les dialogues doivent être directs, l'écoute active, la discussion commune; il faut éviter de parler les uns des autres. 

Degrés d'escalade 

1 - 3 L'auto-assistance peut déboucher sur une solution du conflit. Il convient de vérifier si un entretien avec une personne de confiance peut s'avérer utile en cas de conflit. Ce dialogue peut avoir lieu soit avec l'un des interlocuteurs susmentionnés soit avec un spécialiste d'un autre circuit. L'essentiel est avant tout d'aborder les points litigieux, de clarifier les oppositions et de définir un objectif. 

3 - 4 Il est impératif que toutes les parties soient fondamentalement disposées à bénéficier d'un accompagnement. Nous recommandons de demander de l'aide à l'extérieur de la paroisse à une personne ayant de l'expérience en matière de conflits. Son impartialité est une condition indispensable. A noter qu'aucune des personnes parties au conflit ne peut assumer de fonction dirigeante dans le processus. 

à partir de 5     A partir du degré d'escalade 5, il est indispensable de recourir à une 

aide et un accompagnement extérieurs pour parvenir à résoudre le conflit. 


3.1 Accompagnement des parties au conflit dans la perspective d'une solution 

Le conseil de paroisse ou de circuit demande de manière indépendante et délibérée, au plus tard à partir du degré d'escalade 3, l'aide d'une conseillère ou d'un conseiller extérieur à la communauté et en informe les organes concernés. Le surintendant ou la surintendante peut également ordonner une consultation/un accompagnement. 

Le conseil de circuit établit le budget nécessaire aux services du conseiller ou de la conseillère et prend une décision à ce sujet. Les différentes formes de consultation sont décrites en annexe. 

3.2 Communication 

Il convient de veiller à ce que toutes les personnes concernées reçoivent des informations concordantes, si possible en même temps. La communication doit être compréhensible et aussi simple que possible. 

Comment 

Les informations doivent être fournies par écrit, sous une forme adaptée au déroulement du processus. Si nécessaire, elles doivent être complétées par des informations orales. Les moyens d'information doivent être définis suffisamment tôt et connus de l'ensemble de la communauté. Un texte écrit devrait être porté par toutes les personnes concernées. 

Quoi 

Les communications doivent être exemptes de toute attribution de faute et respecter la dignité des personnes concernées. L'objet du conflit doit être nommé. Les informations doivent être factuelles et fournir autant d'indications que nécessaire tout en en disant le moins possible. 

Qui 

La communication incombe à une personne désignée à cet effet par la commission pour la collaboration pasteur-paroisse ou le conseil de circuit au début du processus. Cela implique de toutes les parties concernées qu'elles respectent le principe de confidentialité. La personne chargée de la communication doit posséder les compétences et la crédibilité nécessaires. Il peut s'agir d'un membre de la commission pour la collaboration pasteur-paroisse / du conseil de circuit ou d'un professionnel. 

Quand 

Le plus tôt possible, pour éviter les rumeurs. Une communication proactive est donc recommandée. Toute décision doit être communiquée le plus rapidement possible. 

Où 

Il convient de distinguer entre la communication entre les parties au conflit d'une part et la communication aux personnes extérieures au conflit d'autre part. Ce faisant, il faut éviter l'apparition de rumeurs. 


4. Conclusion 

Même dans un conflit, il est important de placer l'objectif commun que sont Dieu et la mission de l'Eglise au centre des discussions. Nous pouvons compter sur l'appui de l'Esprit Saint, qui nous accompagne dans et au travers des situations de conflit. 

Les personnes ont besoin de plus ou moins de temps pour suivre un processus entamé dans le cadre d'une situation conflictuelle et elles nécessitent parfois l'aide d'un professionnel pour pouvoir gérer (transformer) un conflit de manière constructive. Ce processus peut déboucher sur de nouveaux enseignements et perspectives utiles 

au développement de l'église. 

Ce ne sont pas les choses elles-mêmes qui nous gênent, mais l'idée que nous nous faisons des choses. 

Epictète 

Nous souhaitons à toutes les personnes concernées, aux communautés et aux circuits des pas encourageants et des expériences riches en bénédictions. 

Au nom du groupe de travail Conflits Markus & Ruth Voegelin, RLC 

Membres du groupe de travail: 

Madeleine Bähler (modératrice) 

Markus Bitterli / Käthi Hiltbrand / Markus Da Rugna / Stefan Zürcher Markus & Ruth Voegelin (responsables) 



Outils auxiliaires

1. Exemple tiré de la pratique

La situation exposée ci-après peut par exemple être utilisée pour introduire la réflexion sur la gestion des conflits au

niveau du circuit. A la fin du culte, une musicienne se plaint auprès du pasteur d'une réaction négative exprimée par un membre de la communauté. Elle explique qu'elle s'est vraiment fait descendre en flammes parce que la personne qui a émis la cri- tique n'a aimé ni sa musique ni son choix des cantiques. Se sentant agressée personnellement, elle n'a plus envie d'apporter sa contribution musicale au culte. Le pasteur prend cette déclaration au sérieux. Il reconnaît que les personnes concernées n'arrivent plus à se parler et prend donc contact avec la personne incriminée. Il lui demande comment elle a perçu le culte et la musique. Le pasteur essaie de lui faire comprendre que sa réaction ne changera pas grand-chose à la situation, mais qu'elle a été blessante. La personne concernée se rend compte du fait que son comportement n'était pas correct et prend contact avec la musicienne pour s'excuser. Le fond du problème n'est certes pas réglé puisque la différence des goûts musicaux demeure un potentiel de conflit, mais au plan humain, les deux personnes peuvent à nouveau se regarder en face et essayer de gérer leurs différences de manière plus consciente. Questions: - Connaissez-vous ce conflit ou des conflits similaires? - Comment le conflit évoluerait-il en l'absence de toute intervention? - Comment géreriez-vous ce type de conflit? Le cas échéant, que feriez-vous différemment? - Quel comportement auriez-vous adopté si vous aviez été dans ces trois différents rôles?


2. Consultation et accompagnement par un service externe Supervision, La supervision consiste en une analyse approfondie des expériences vécues. Dans le cadre d'une supervision, des personnes ou des groupes réfléchissent à leurs actes, à leur manière de penser et aux structures qui les entourent. L'accent est mis sur de nouvelles perspectives, sur une réflexion créative, une évolution émotionnelle, une compréhension de l'organisation et sur l'action. La supervision a pour objectif d' « accompagner et optimiser les processus d'apprentissage, de changement et de développement de personnes et de groupes. » Coaching Le coaching consiste à apporter à des personnes se trouvant dans une situation complexe et délicate un accompagnement axé sur une solution et un objectif. Il s'adresse généralement à des personnes exerçant des fonctions dirigeantes. Le but du coaching est d'aider des gens à examiner et à faire évoluer leur propre comportement, mais aussi à améliorer leur capacité d'apprentissage et de prestation.

Le conseiller ou la conseillère aide à prendre du recul par rapport à la situation, à circonscrire le problème et à dégager les objectifs et solutions potentiels. Dans le cas du coaching, la durée du processus est en principe définie à

l'avance.

Transformation des conflits

La transformation des conflits s'attache aux points de vue personnels, liés au comportement et aux mentalités, sociaux, structurels et culturels d'un conflit. Elle vise à transformer des processus destructeurs en développements constructifs. La transformation des conflits est un processus systémique, au travers duquel les personnes concernées s'exercent à adopter de nouvelles perspectives et positions ainsi qu'une nouvelle attitude envers soi-même et les autres et qui permet d'introduire des adaptations structurelles. Il arrive que l'on ne trouve pas de solution au conflit. Mais même lorsque les intérêts, les valeurs et les besoins des personnes concernées demeurent différents, il est possible de gérer la situation sans violence et dans le respect.

Médiation

La médiation est une forme de facilitation. Il s'agit d'un processus visant à apporter une solution constructive à un conflit entre deux parties opposées, mais désireuses de parvenir à une solution commune grâce à la médiation. La plupart du temps, la solution est consignée par écrit et son application vérifiée au bout d'un délai fixé d'un commun accord.

Le médiateur ou la médiatrice ne prend aucune décision concernant le conflit ni ne propose aucune solution, se con- tentant de diriger le processus. L'idée primordiale de la médiation est de laisser les parties aux conflits assumer leur propre responsabilité. Développement organisationnelLe développement organisationnel consiste à initier des processus de changement et d'évolution au sein d'organisations et à les suivre méthodiquement. Ce processus fait appel aux capacités de chacune et chacun et de l'organisation en tant que tout. Dans les églises locales, ce principe est utile pour appuyer la gestion des conflits. 


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Jeudi - Faculté de théologie de Reutlingen


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH












3 lignes directrices guident les travaux de la Faculté de théologie méthodiste de Reutlingen, rappelle le professeur Michaël Naussner : la foi vécue, la pensée libérée et l’amour actif, préalable à tout engagement fructueux et qui s’inscrit dans la continuité de la tradition méthodiste.

Il se dit heureux de la présence des Suisses qui ont doublé de 1à 2 et de 2 à 6 cette année, heureux aussi de ce réseautage entre l’Allemagne et la Suisse. A partir de cette année, pour la première, ce sera un Suisse, Markus Bach, qui va présider le conseil d’administration de la Faculté.

Reutlingen a de plus en plus d’étudiants étrangers (Ghana, Ethyiopie, Bulgarie) et conclue des accords avec diverses instances (Tübingen, Duke, Corée du Sud (3 séminaires méthodistes à Séoul), etc….) pour des échanges entre apprenants et enseignants. Reutlingen espère obtenir des bourses pour les étudiants en provenance d’Afrique et d’Amérique Latine.

Au cours de l’été 2011 sera bouclé le premier cycle d’études du nouveau programme d’enseignement à distance e-learning.

La Faculté de théologie de Reutlingen a été confirmée en 2010 par l’Etat comme un établissement supérieur. Elle publie régulièrement des publications pour répondre aux besoins de l'Eglise.

Cet établissement adossé à l’Eglise méthodiste vit grâce au soutien des Conférences annuelles allemandes et suisses tout comme des dons  de son cercle d’amis. Vu que le Conférences allemandes doit revoir à la baisse leur budget, la situation financière de la Faculté est tendue. Michaël Nausner signale que dorénavant il est possible de verser des dons directement depuis le site de la Faculté : www.th-reutlingen.de.

Autre information : Manfred Marquard et Walter Klaiber viennent de fêter leur 70e anniversaire.

Le rapport

Haute école théologique de Reutlingen Haute école spécialisée de l'Eglise Evangélique Méthodiste reconnue par l'Etat 

1. Développement de la haute école 

1.1. Ré-accréditation par le Conseil des sciences 

Sollicitée l'an passé, la ré-accréditation de la haute école par le Conseil des sciences - l'instance compétente pour les accréditations au plan fédéral -, a dans l'intervalle été effectuée avec succès. Sur la base du rapport d'évaluation d'une commission d'experts qui a examiné de manière critique le profil, l'équipement, le programme d'études offert et les travaux de recherche de notre haute école lors d'une visite sur place en octobre 2010, le Conseil des sciences a décidé, à fin janvier 2011, de ré-accréditer la HER pour dix nouvelles années en tant que haute école spécialisée. La combinaison réussie entre travail scientifique et orientation pratique, l'accompagnement intensif des apprenants et les liens de coopération multiples aux plans national et international, en particulier, ont fait l'objet d'une appréciation positive. Les recommandations jointes à la décision concernent plus spécifiquement le renforcement des pouvoirs du recteur/de la recteure par rapport au conseil d'administration, le développement des travaux de recherche et l'augmentation de l'effectif du personnel de la bibliothèque. Que la réaccréditation ait été accordée non seulement pour cinq, mais pour dix ans et cela sans aucune condition, est un signe réjouissant d'appréciation de notre travail, mais aussi une incitation à renforcer plus encore la qualité substantielle et théologique de nos programmes d'études (cf. la prise de position détaillée du Conseil des Sciences http://www.wissenschaftsrat.de/download/archiv/1007-11.pdf). 

1.2. Reconnaissance des diplômes 

La reconnaissance par l'Etat de la HER et d'autres instituts de formation liés aux Eglises libres ou à des entités indépendantes (tels que la haute école théologique libre de Giessen) a déclenché du côté de l'Eglise évangélique allemande (EKD) et des facultés évangéliques de théologie allemandes un débat sur la reconnaissance des diplômes par les universités d'Etat. L'an passé, la recommandation d'un groupe de travail de la EKD de ne pas reconnaître, par principe, les diplômes des hautes écoles - la possibilité d'exceptions, notamment en faveur de notre haute école, étant réservée - a suscité un certain énervement. Dans l'intervalle, des prises de positions critiques, émises entre autres par les facultés évangéliques de théologie elles-mêmes, ont promu une attitude plus nuancée, similaire à celle des facultés de théologie en Suisse. 

Il reste dans notre intérêt de viser, de manière mesurée et sans polémique inutile, à assurer à nos programmes d'études la perméabilité par rapport aux études de théologie universitaires et de développer les bonnes relations avec les facultés. Il sera toutefois important d'affirmer le profil indépendant de la formation théologique donnée par l'Eglise contre les prétentions hégémoniques de la théologie universitaire. Il y va non seulement de notre propre tradition, mais aussi de la diversité des formes de la formation théologique dans le contexte international et œcuménique. Les directives sur la formation en vue du ministère ordonné, préparées lors de deux consultations de la Communion d'Eglises protestantes en Europe (CEPE) et destinées à être approuvées par l'Assemblée plénière en septembre 2012, donnent une orientation importante pour le débat sur ce sujet. 



1.3. Coopérations 

Les coopérations internationales, qui font partie depuis toujours du profil de notre haute école, ont été élargies au cours des dernières années. Nous citons, à titre d'exemple, quelques développements récents: 

1. Les premiers étudiants du programme d'études électronique de la Methodist eAcademy, soutenu par les Conférences centrales européennes en liaison avec les séminaires, achèveront leur cours en été 2011. Une nouvelle volée, comprenant probablement un nombre nettement accru de participants, entamera ses études en automne 2011. Plusieurs enseignants de notre haute école participeront à nouveau à l'élaboration et au déroulement des cours. Grâce à un accord entre la e-academy et la HER, il sera à l'avenir possible de certifier les étudiants de langue allemande, en fonction de leur situation spécifique, au niveau du BA ou du MA. Un accord similaire a été conclu avec l'Ecole de théologie norvégienne d'Oslo pour le programme en langue anglaise. 

2. Trois nouveaux étudiants ont commencé au début de l'année académique 2010/11 le programme d'accompagnement pour pasteurs-jeunesse conçu en coopération avec la Conférence annuelle Suisse/France. Malgré la double charge de travail subie par moments du fait de leur engagement simultané aux études et en paroisse, les désormais quatre étudiants maîtrisent jusqu'ici leur programme à notre entière satisfaction. 

3. Le programme d'échanges avec la Duke University, préparé en commun avec la faculté évangélique de théologie de l'université de Tübingen débutera en automne 2011. Une étudiante de Duke viendra en Allemagne pour un séjour d'études d'un an; elle prendra part aux cours à Reutlingen ou à Tübingen, cependant qu'un étudiant de Tübingen se prépare à une année d'études aux Etats-Unis. L'université de Duke exonère les étudiants allemands des taxes de cours, tandis que la HER soutient les étudiants invités en leur fournissant un logement à prix réduit. L'université de Tübingen pour sa part prépare un appui financier approprié. 

4. Les relations existant depuis assez longtemps avec les hautes écoles méthodistes en Corée ont été réactualisées par une conférence de Michael Nausner prononcée en automne 2010 à l'université théologique méthodiste. L'université théologique méthodiste, tout comme la Mokwon University, ont manifesté leur intérêt pour un programme formel d'échanges. 

2. Etudes et enseignement 

2.1. Etudiantes/étudiants 

Un total de 45 étudiants/étudiantes sont inscrits à notre haute école pour le semestre d'été de cette année. L'an passé, sept étudiants ayant obtenu leur Master et trois étudiants ayant achevé leur semestre complémentaire nous ont quittés pour un engagement en église; trois autres sont partis avec un diplôme de Bachelor en poche, pour suivre une autre formation ou pour un stage en paroisse. Pour l'année académique en cours, nous avons accueilli le nombre très réjouissant de dix-sept nouveaux étudiants, dont trois étudiants internationaux en Master. Avec l'appui de la Conférence annuelle Suisse/France, nous avons reçu pour la première fois chez nous un étudiant orthodoxe de Macédoine. Trois autres nouveaux étudiants nous rejoindront pour le semestre d'été. 

La composition du corps estudiantin ne s'est que très légèrement modifiée par rapport à l'an passé. Il faut toutefois noter que la tendance, observable depuis quelques années déjà, à une diversité croissante de la provenance, des buts des études et de l'âge des étudiantes/étudiants, se poursuit. Et même si la grande majorité des étudiants/étudiantes viennent encore et toujours de l'EEM, la proportion de celles/ceux qui, après un pré-stage, visent à intégrer le ministère pastoral, est en baisse. Cela tient sans doute, en partie, à la situation de l'emploi dans certaines Conférences annuelles, mais cela résulte aussi des changements de conditions-cadres d'une société où les plans de carrières standardisés et le choix dès la jeunesse d'un métier à vie ne vont plus de soi. L'Eglise comme la haute école sont confrontées au défi de s'adapter à des conditions moins facilement déchiffrables (également pour ce qui est de la conception de la vocation), mais aussi à l'opportunité de découvrir de nouvelles voies pour gagner des gens doués au service de l'Eglise. De toutes manières, la question de savoir comment conduire des personnes compétentes à s'engager dans le service à plein temps de l'Eglise, se posera à l'avenir avec de plus en plus d'acuité. 

A ce propos, le conseil d'administration de la HER s'est penché sur la question d'un accompagnement spirituel approprié et de la promotion de l'aptitude personnelle des étudiants/étudiantes à servir dans l'Eglise. Ce n'est pas un hasard si cette même question a été posée et ardemment discutée dans le cadre de la consultation de la CEPE mentionnée plus haut. Cette démarche figure évidemment d'ores et déjà dans l'enseignement et dans l'accompagnement individuel des étudiantes/étudiants de la HER, mais il reste à vérifier s'il n'y aurait pas lieu de créer un instrument complémentaire. Il existe des modèles dans diverses hautes écoles chez nous et à l'étranger. 

2.2. Corps enseignant 

La composition personnelle du collège n'a pas changé au cours de l'année écoulée. A côté des sept professeurs attitrés, quatre chargés de cours enseignent la pédagogie, la psychologie, l'art oratoire et la théologie pastorale. Les cours spéciaux donnés par Reto Nagelin, du secrétariat Takano, dans le cadre de la formation des pasteurs jeunesse, sont également ouverts à tous les étudiants/étudiantes et rencontrent un bon écho. 

En raison notamment de différentes situations de surcharge vécues par certains ces dernières années, au vu aussi des défis et des exigences croissantes à l'égard de la haute école dans son ensemble, le collège des professeurs à plein temps s'est soumis l'an passé à un coaching sous la direction d'un professionnel qualifié. Le processus a été vécu comme très bénéfique pour ce qui est de la collaboration et de l'estime réciproque. 

Holger Eschmann est le premier collègue à se prévaloir de la possibilité, ouverte depuis longtemps, de bénéficier d'un semestre de recherche. Il va passer une partie de ce semestre à la nouvelle chaire de « spiritual care » à l'université Ludwig-Maximilian de Munich et travailler dans le domaine de la psychologie de la religion. Son remplacement à ses cours de relation d'aide et d'homilétique sera assuré par des chargés de cours externes. 

2.3. Conférenciers invités et manifestations spéciales 

Une haute école de la taille de la HER retire un bénéfice tout particulier d'invités venus de l'intérieur comme de l'extérieur de notre pays et qui élargissent notre horizon par leurs expériences et leurs perspectives théologiques. A titre d'exemple, je mentionnerai ici quelques-unes des conférences de l'année écoulée: 

Michael von Brück, théologien évangélique et connaisseur approfondi, en particulier, de la religion tibétaine, a animé un séminaire-bloc sur le bouddhisme et les questions relatives au dialogue chrétien-bouddhiste. Le théologien méthodiste anglais Clive Marsh a parlé de la « spiritualité à l'âge du divertissement ». Matthias Beier, ancien diplômé de notre séminaire et actuellement professeur de théologie pastorale à Indianapolis/USA, a présenté son livre « Dieu sans peur », une introduction à la pensée d'Eugen Drewermann. Wolfgang Thönissen, directeur de l'Institut catholique Johann-Adam-Möhler pour l'œcuménisme à Paderborn, a ouvert l'année académique avec son exposé sur les « Accès œcuméniques à la Réforme» dans une perspective catholique. Bruce Birch, professeur d'Ancien Testament et ancien doyen du Wesley Theological Seminary à Washington a parlé de l'importance de la prophétie vétéro-testamentaire pour les tâches de direction actuelles (<< Reclaiming Prophetic Leadership»). Maisa Gomez, enseignante à l'Ecole de théologie de Cambine/Mozambique et le surintendant Daniel Mhone, accompagné de son épouse Mot y, nous ont apporté, chacun à sa manière, un regard sur le travail ecclésial et théologique en Afrique australe. Enfin, le spécialiste juif en sciences de la religion Yuval Lapide nous a conduits pendant un après-midi d'étude, à partir du livre de la Genèse, dans l'exégèse juive-rabbinique. 

La soirée festive en l'honneur de nos anciens directeurs Walter Klaiber et Manfred Marquardt, qui ont tous deux fêté leur 70e anniversaire l'an passé, a constitué un temps fort hors série. Wilfried Harle, professeur de théologie systématique à Heidelberg et interlocuteur des deux jubilaires pendant de longues années, a prononcé un discours très personnel sur le thème de « la grâce vécue - expérimentée, pensée, témoignée ». Un opuscule de célébration rassemblant les contributions des enseignants actuels a paru sous forme d'un double cahier de « Theologie für die Praxis» et peut être commandé aux éditions Ruprecht ou à la HER. 

2.4. Congrès EEM 

A l'invitation du Comité directeur d'Allemagne, la HER participe avec d'autres œuvres et secrétariats techniques à la planification et la préparation d'un Congrès EEM (anciennement: congrès des jeunes adultes). Le congrès doit avoir lieu du 4 au 7 avril 2013 à Reutlingen et veut s'adresser à un large cercle d'adultes, venant de l'EEM et au-delà, et intéressés par la théologie. A la façon d'un petit 'Kirchentag', le programme comprendra des études bibliques, des conférences, des séminaires, des ateliers, des cultes et un programme culturel. La semaine théologique habituelle sera intégrée au programme d'ensemble sous forme d'un Forum théologie. Le thème général portera sur la question d'une existence crédible des individus et de l'Eglise dans une société en mutation rapide. Le titre de travail provisoire est: « Tout reste autrement. Etre chrétien dans un monde en mutation ». 

3. Finances et affaires de la fondation 

3.1. Situation financière générale 

La situation financière de la HER est dans l'ensemble stable. Bien que les comptes définitifs pour l'année 2010 ne soient pas encore disponibles, nous escomptons un bilan équilibré. La participation des Conférences annuelles au financement a atteint en 2010 un total de 336 252 euros, soit environ 38,5 % du budget total. La part de la Conférence annuelle Suisse-France représente près de 7 %. Les recettes provenant de l'immobilier et des contributions des étudiants/étudiantes atteignent un bon 40 %, les contributions des cercles d'amis en Allemagne et en Suisse quelque 12 % et la subvention de la Foundation for Evangelism pour la chaire de Armin Hartel environ 5 % du budget. 

La diminution du volume des moyens attribués à la CC d'Allemagne, effectuée dans le cadre de ce qui se nomme le processus prioritaire, entraînera probablement à partir de 2012 des réductions touchant aussi la HER, qui ne devraient toutefois pas mettre en danger la substance de notre travail. Néanmoins, des économies deviendront incontournables dans les domaines de l'administration et de l'économie domestique et il faudra si possible prendre des mesures pour augmenter l'efficacité énergétique. Il y aura également lieu de vérifier dans quelle mesure ces pertes pourront être compensées par une augmentation des recettes, par exemple de l'immobilier, ainsi que par une meilleure approche des cercles d'amis et du programme d'appels de fonds. 

Je tiens à remercier tout particulièrement la Conférence annuelle pour le maintien d'une contribution annuelle inchangée. Elle nous aide à remplir adéquatement notre mandat consistant à former des hommes et des femmes en vue du ministère de la proclamation de l'Evangile. 

3.2. Elections 

Lors de la nouvelle constitution du conseil d'administration en 2009, le pasteur Thomas Lessmann s'était déclaré prêt à assumer la présidence, à titre intérimaire, pour deux années de plus. Dès lors, cette fonction échoit cette année, conformément au tournus, à la CA Suisse-France. Je remercie cordialement Thomas Lessmann pour son engagement et son appui, ainsi que le surintendant Markus Bach d'avoir bien voulu se mettre à disposition comme successeur. Les postes de vice-président/vice-présidente et de secrétaire sont également à repourvoir. 

Le recteur/la recteure et le pro-recteur/la pro-recteure sont eux aussi soumis à réélection en 2011. La constellation actuelle sera-t-elle maintenue? Un processus de formation d'opinion au sein de l'assemblée et du conseil d'administration en décidera. 

4. Conclusion 

Les événements du Japon, qui tiennent actuellement le monde en haleine, nous confrontent douloureusement aux gémissements de la création (Romains 8) souffrant sous les coups de la nature déchaînée, ainsi qu'aux risques d'une économie et d'un style de vie tout aussi déchaînés et qui prennent l'être humain et la nature en otage de notre « névrose de croissance» (A. Muschg). Tous deux nous appellent à la plainte et à l'intercession pour les victimes, à la réflexion théologique et à la conversion pratique à un style de vie conscient de la finitude et de la fragilité de notre existence en tant que créatures de Dieu. Que Dieu nous y assiste. 

Je remercie tous ceux qui, l'année passée, ont appuyé notre haute école par leurs moyens financiers, leurs idées, leur engagement et leur intercession. 

Avec mes salutations très cordiales 

Jörg Barthel 


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


Vendredi - Conférence annuelle 2011

Vendredi - Méditation Luc 19,1-10


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

MÉDITATION

Luc 19,1-10

Stefan Zürcher

Chant de la Conférence   Cieux et terre se touchent

Quand des humains renoncent


Quand des humains renoncent à leur suffisance, pour prendre un chemin tout neuf


Ref Cieux et terre se touchent et bougent et la paix fleurit parmi nous.


Quand des humains se donnent, offrant leur personne, pour prendre un chemin tout neuf


Quand des cœurs humains s’aiment sans peur et sans haine, pour prendre un chemin tout neuf.



L’Evangile se niche dans cette assertion : Cieux et terre se touchent.


Il y a là la nostalgie de Dieu à retrouver sa créature, son amour infini qui ne renonce jamais à aimer sa créature. En Jésus-Christ, l’avenir de Dieu s’ouvre comme un cadeau.

En Jésus, ciel et terre se touchent.

Il y va du Royaume de Dieu comme d’un trésor (Mt 13,44). La découverte du trésor suscite l’engouement : le découvreur se défait de tout pour acquérir le trésor. Celui qui découvre ce trésor fait de Dieu le centre de sa vie (sentiment, pensée, agir).Il déclenche le don de soi. Il perd son cœur, son âme pour quelque chose qui est plus grand que soi, pour Dieu. Le paradoxe, c’est que quand on se perd on se retrouve en fait.

Notre cœur est touché de plein fouet. « Expose-toi au trésor des cieux et ta vie en sera transformée».

Notre cœur ne peut pas se donner à plusieurs à la fois, il est fait pour appartenir à quelqu’un seulement. Il s’agit de miser sur une seule carte, les cieux, Jésus-Christ.

Le dévouement aux cieux signifie dévouement à la terre.

Ce n’est pas une affaire de cœur seulement, cela concerne aussi les mains et les pieds ; en se vouant à Dieu, on se dévoue aux humains concrètement.

Cieux et terre se touchent quand les cœurs renoncent à leur suffisance et quand les hommes montrent le Christ par leurs pieds et leurs mains, quand hommes et femmes se laissent entraîner dans les chemins de traverse pour y faire découvrir son amour.

En empruntant de nouvelles voies, allons à la rencontre des autres au nom du Christ.




"Cieux et terre se touchent" 

Méditation, vendredi 17 juin 2011 Conférence annuelle Suisse/France/Afrique du Nord à Winterthur/Zürich 

Par le pasteur. Stefan Zürcher 

Lecture : Luc 19,1-10 

En Jésus les cieux et la terre se touchent


«Cieux et Terre se touchent …», telle est notre devise. N'est-il pas vrai qu’on retrouve tout l’Evangile dans cette courte phrase ? Dans les paroles de Jésus: «Le royaume des cieux est proche» (Matthieu 4:17) Et encore: «Le Royaume de Dieu est arrivé jusqu'à vous» (Matthieu 12:28). Dieu a laissé le ciel et est descendu sur terre. En Jésus, le Ciel et la Terre se touchent!


Qu'est-ce qu'il ya derrière? Il y a le désir de Dieu pour son monde, pour nous ses créatures, pour les humains, pour vous et moi. Il y a là son amour qui n'abandonne jamais ses créatures et qui a comblé le fossé profond qui le séparait de nous et lui de nous et se montre très proche de nous à chaque instant. C’est la raison d’être de Jésus. Et du message: «Le ciel est venu à vous, le bon avenir de Dieu vous est ouvert».


En Jésus, Dieu vient à nous et nous étire le ciel en nous adressant l’invitation suivante : «Prenez! C'est pour vous, c’est gratuit, c’est un cadeau!» Jadis, Jésus commença visiblement à donner le ciel - il a guéri les malades et libéré les prisonniers du mal et du malin. «Si j’expulse des démons, c’est la preuve que le royaume de Dieu, le ciel est venu jusqu’à vous», a-t-il dit.

 


Le ciel change la terre

En Jésus, le ciel a touché la terre. Mais qu'est-ce qui se passe réellement lorsque le ciel touche la terre? Beaucoup de paraboles que Jésus a racontées en parlent. La suivante:

«Le royaume des cieux est semblable à un trésor qui était caché dans un champ et a été découvert par un homme. L’homme se réjouit tellement qu'il enterra le trésor, vendit ce qu'il possédait, et acquit le champ». (Matthieu 13:44)


Au coeur de cette parabole se trouve le trésor. Une incroyable puissance s’en dégage, il produit un effet incroyable sur son découvreur. Et celui-ci réagit rapidement : «je dois avoir ce trésor, quel que soit le coût». Et il se met en mouvement toutes affaires cessantes ; il va et vend tout ce qu'il a et achète ce champ avec le trésor. A partir de maintenant, tout tourne autour de ce trésor. Il est devenu le centre de sa vie.


Comme je l'ai déjà dit, ce trésor évoque le royaume des cieux, le bon avenir que nous prépare Dieu, un avenir dans lequel la vie sur terre atteint un bon objectif. Une grande force, dit Jésus, émane du royaume des cieux. Celui qui vient en contact avec lui, se transforme! Là où le ciel touche la terre, là la vie qui accepte cet attouchement, se renouvelle, gagne en valeur et devient à son tout un lieu où le ciel et la terre se touchent. Sous cet angle, Zachée est un exemple impressionnant.


Faire du ciel le centre de sa vie

Un point important - l’inventeur du trésor place ce trésor au cœur de sa vie. A partir de maintenant, c’est le ciel, le bon avenir que lui prépare Dieu,  qui lui donne son orientation de vie. Le ciel est son moteur tout entier. A partir de maintenant, il forme ses pensées, ses désirs, ses sentiments et ses actions.


Dans cette parabole, il s'agit de dévouement. Une belle image décrit ce qu'on entend par dévouement : «perdre son âme», perdre son âme sans retenue dans quelque chose qui nous fascine, nous emporte, dans quelque chose qui est plus grand que nous-mêmes, dans quelque chose qui est en dehors de nous, voilà ce qu’il faut entendre par dévouement .

C'est un paradoxe, que nous nous trouvions au moment même où nous nous perdons, et que nous trouvons un sens à la vie, précisément quand nous sommes tentés par quelque chose jusqu’à nous y perdre. Ou avez-vous jamais vu un jeune couple d'amoureux assis sur un banc de parc serrés l’un contre l’autre en train de se plaindre : «Tout est vide de sens»? L’amour - probablement la forme la plus grandiose et la plus audacieuse du dévouement - remplit nos vies de sens.


Il va de soi que l’important est de savoir pour qui, pour quoi je perds mon âme. Dans la parabole de Jésus, c’est le trésor. Le trésor est la force motrice de l’inventeur. Avec cette parabole, Jésus lance un défi à ses auditeurs : «Aie prise sur le paradis! Prends ce trésor. Donne-toi à lui. A partir de maintenant, c’est le bon avenir que te prépare Dieu qui doit façonner tes pensées, tes désirs, tes sentiments et tes actions. Fais comme cet homme dans la parabole! Fais du ciel le centre de ta vie».


Maintenant nous avons besoin de savoir: Notre cœur est indivisible, il ne peut pas se perdre simultanément en plusieurs choses. C’est soit l’un ou l'autre. C’est pourquoi le ciel désire posséder en entier nos cœurs. C’est soit l’un ou l'autre. Une grande promesse lui est liée: Celui qui ose consacrer son cœur entièrement au ciel, fera aussi l’expérience dans sa vie des cieux et de la terre qui se touchent. Ou pour reprendre les paroles de la chanson: Quand des humains se donnent, offrant leur personne, pour prendre un chemin tout neuf, il fait l’expérience des cieux et de la terre qui se touchent. Aussi la parabole nous invite-t-elle à tout miser, absolument tout sur une seule carte, le ciel, le bon avenir que nous prépare Dieu.


Dévouement pour le ciel est dévouement pour la terre

En Jésus, Dieu étend le ciel vers nous, et celui qui se dévoue au ciel, va en faire l’expérience : dans ma vie, le Ciel et la Terre se touchent.

Maintenant, il existe une tendance dangereuse: Toute personne qui a reniflé l'air du ciel, préférera toujours humer cet air-là.

Nous avons en nous l’entrain de nous éloigner de la terre avec son lot de détresses. Mais Dieu a pris le train de l’abaissement pour rejoindre ceux qui sont assis dans la poussière, parce que Dieu est un Dieu qui est descendu du ciel ». Donc, si vous voulez rester avec Dieu, vous devez pointer votre regard vers le sol, sinon vous risquez de le perdre de vue.

 

Et puisque Dieu n'est pas seulement là où ici-bas souffle une brise fraîche céleste sur terre et facilite la respiration. Il est particulièrement là où la respiration est difficile, parce que ça pue. Et là précisément, dans l’atmosphère étouffante de ce monde, il emporte ceux qui ont respiré l'air du ciel, afin qu'il commence à y souffler un vent frais.


Le dévouement au ciel n'est pas seulement une affaire de cœur. Le dévouement est une affaire de mains et de pieds. Le dévouement n'est pas juste une question de louange le dimanche matin, mais une affaire de tous les jours. Le dévouement au ciel doit devenir dévouement actif à la terre.


Conduire des hommes au dévouement au ciel et à la terre

 Comment fonctionne le dévouement au ciel et la terre? «Entre dans le royaume des cieux, celui qui fait la volonté de mon Père», Jésus a dit (Matthieu 7:21). Et ça correspond à la volonté d’amener d'autres personnes à suivre Jésus-Christ et à les amener à se dévouer au ciel et à la terre, cela revient à accompagner les personnes de façon à ce qu’elles soient fascinées et touchées par le ciel, eau point de placer le bel avenir que leur prépare Dieu au cœur de leur vie.


A quoi cela peut ressembler, nous y avons pensé dans nos communautés, au cours de l'année écoulée, et demain nous allons reprendre cette question.Nous avons d’ores et déjà fait le constat suivant : Nous devons emprunter de nouvelles voies. Et le chant de la conférence nous y encourage:

Quand des humains renoncent


Quand des humains renoncent à leur suffisance, pour prendre un chemin tout neuf


Ref Cieux et terre se touchent et bougent et la paix fleurit parmi nous.


Quand des humains se donnent, offrant leur personne, pour prendre un chemin tout neuf


Quand des cœurs humains s’aiment sans peur et sans haine, pour prendre un chemin tout neuf. 


A propos de nouvelles voies - cela exige beaucoup de créativité, de flexibilité et le courage de prendre des risques. Une petite histoire en guise d’illustration et de conclusion :

Dans une communauté de base brésilienne composée de pêcheurs, quelqu'un a posé la question:

«Pourquoi Jésus voulait -il confier la direction de l’Eglise à Pierre en tant que pêcheur?» La réponse:


«Celui qui se déplace dans le pays,  se construit une route  et la goudronne. Puis il emprunte systématiquement cette route. Mais un pêcheur, lui, part à la recherche des poissons là où ils sont. Par conséquent, il cherche un nouveau chemin chaque jour. Il est important pour lui de bien localiser les poissons. Il se pourrait bien que le chemin d'hier ne lui permette plus d’aborder les poisson du jour».

(www.citypastoral-ra.de; 8.6.2011) 


Le Ciel et la Terre se touchent - et un morceau du monde se renouvelle -  là où nos chemins nous mènent aux gens d'aujourd'hui. Amen.


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Vendredi - rapport du conseil stratégique


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Conseil stratégique 

La plupart des communautés locales ont pris à cœur la réflexion du Conseil stratégique et l’ont même reprise à leur compte, déclarait Jörg Niederer devant la Conférence annuelle vendredi matin. Il est réjouissant de voir le nombre de communautés locales reprenant la thématique du Conseil stratégique, certaines d'entre elles sont sur la bonne voie. Mais ce n’est qu’un début, assure-t-il.


Le vrai travail nous attend. Dans le retour des églises, il est apparu que le projet du Conseil stratégique a déclenché dans certaines communautés locales des craintes: la crainte d’efforts démesurés, la peur de devoir subir des pressions extérieures. Plusieurs circuits ont exprimé leur crainte d’être débordés par cet appel à sortir de ses habitudes et de son cocon communautaire. Il est vrai sur le plan théologique que dans une communauté locale, on doit pouvoir reprendre du souffle et à reprendre pied, pouvoir se ressourcer dans l’église locale. Mais si l’église est ce lieu où l’on peut être porté par les autres, , elle est en même temps le lieu d’où l’on part à la rencontre des autres.

Dans d’autres communautés, on discute de pourcentage d’engagement des pasteurs.

Joerg Niederer fait remarquer que la direction de l’Eglise n’a reçu que peu de souhaits concernant l’aide que pourraient apporter les organes de l’Eglise. Peut-être bien que les gens n’ont pas conscience de leurs besoins, peut-être bien aussi que le Conseil stratégique devrait davantage intervenir sur le plan local.

De fait, on est aujourd’hui entré dans un processus de dialogue pour permettre aux églises de prendre un virage et prendre un nouveau visage.

Il est temps dans chaque église locale de se pencher sur les tâches à accomplir.


Sur la base de ce rapport, la parole est donnée à l’assemblée, aux représentants de deux circuits cités en exemple pour avoir essayé d’appliquer les principes du Conseil stratégique dans leurs communautés respective.


Pasteur Markus Kleiner de Schwarzenburg ...

et pasteure  Andrea Brunner de Zürich-Est


Peter

«Tout a commencé en 2007. Une idée perce un jour quand il faisait du jogging : «c’était comme si Jésus nous disait : j’aimerais m’offrir 100 personnes». «Pourquoi avancerais-je ce chiffre à mes gens ? Alors, Seigneur, confirme-moi ce chiffre». 5 jours plus tard, nous avons reçu 130 FS ; à partir de là, il fallait que je fasse quelque chose avec ce chiffre. Depuis, nous sommes convaincus en tant que communauté de Scharzenburg d’avoir reçu cette direction de la part de Dieu. 2 ans ½ après, nous avons dit à nos membres de réfléchir à cet appel de Dieu. Tout le monde était convaincu du sérieux de cette vision. Depuis nous sommes en chemin. Nous voulions commencer très simplement par la prière : chaque personne prie pour une personne encore éloignée de Jésus, le principe du1X. Nous partageons notre vécu, ce que Dieu fait au niveau de ces personnes tout en continuant à pratiquer Alpha Live.

A ce jour, nos locaux sont déjà trop petits, aussi établissons-nous un groupe de travail pour réfléchir à la suite.

Pour conclure, ce qui m’a frappé, ce qui est vraiment déterminant, ce ne sont pas les offres, ce qui est déterminant, c’est la manière dont nous pensons : la promesse de Dieu, la vision de Dieu joue un rôle essentiel.

Quand nous avons cette conviction de la  part de Dieu, alors cela va marcher. A partir de là, on agit différemment. Il faut tout simplement aimer les gens. Comme Jésus a su aimer les autres jusque dans leur misère. Depuis je me dis qu’il me faut refaire du jogging.»


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Andrea Brunner

«Je viens d’un circuit où les membres des communautés sont confrontés au niveau personnel et communautaire au renoncement et au lâcher prise : nous avons dû prendre congé de personnes, renoncer à la santé et à des activités, et renoncer, c’est accepter de mener le deuil et poursuivre notre engagement de foi tout en gardant l’espoir.


C’est un processus, et dans ce cadre-là, nous nous sommes assigné des tâches, nous nous sommes penchés sur les objectifs fixés par le Conseil de stratégie.


On se demande quelles sont les tâches que le circuit doit accomplir : «renforcer notre relation au Christ et ainsi rendre dynamique le témoignage rendu au Christ». Tous doivent s’y employer quel que soit la responsabilité.

Renforcer la relation au Christ et devenir témoins vivants : une tâche qui se fait dans les petites choses et non pas seulement dans des grands événements.
Une femme vivant dans un foyer de personnes âgées me déclarait : «la mission prioritaire de notre église est peut-être d’être proche de ceux qui sont très loin (paroisse de Bulgarie partenaire), et tout près (voisin de chambre)».

Voilà des questions qui me poursuivent : qu’est-ce qui me fait battre le cœur ? Quelle est ma passion ? La stratégie peut-elle m’amener à réfléchir à ma relation au Christ ? Nous avons de moins en moins de ressources, nous constatons des manques ; suis-je prêt à m’engager ? Est-ce que j’accepte les consignes du conseil stratégique ?

Voici notre espérance, que nous nous laissions encourager dans le silence par le Christ : parlons ouvertement avec Lui de la manière dont nous voulons avancer avec lui !  Réjouissons-nous de la possibilité pour certaines paroisses d’être renforcées par un partenariat avec une autre paroisse.
Ces questions sont de nouveaux défis à relever.


Autres réactions au rapport 


Les réactions et les attentes sont variables d’une paroisse à l’autre. Alors que Zurich-est a pour objectif de renforcer la communion avec le Christ, Schwarzburg a pour but de «faire totalement confiance en Dieu».


Le processus initié par le Conseil de stratégie, qui s’étale sur huit ans, sera suivi, soutenu et encouragé dans les paroisses locales par le Conseil stratégique. Les communautés locales élaboreront une feuille de route pour la suite, déclarait Joerg Niederer.

Il devrait y avoir notamment un soutien ciblé à de la formation et l’examen des structures en place pour vérifier leur adéquation.

L’«Esquisse pour l'objectif de résultat » réalisé par un groupe de travail est une bonne base de discussion. Le document émet le constat critique l’appel du Conseil stratégique ne diffère en rien aux appels et aux initiatives précédentes. À quoi devrait ressembler la stratégie  mise présentement en place des précédentes pour pouvoir apporter des changements durables? Le groupe de travail créé ad hoc pour cette Conférence répond à cette question. 



LE RAPPORT

Les directives relatives au Conseil stratégique définissent ce qui suit: 

Compétences: 

- Le Conseil stratégique agit sur mandat de la Conférence annuelle. Il peut charger les organes de la Conférence annuelle de la mise en œuvre de la stratégie adoptée par la Conférence annuelle. Les organes doivent baser leurs objectifs et leur travail sur la stratégie adoptée par la Conférence annuelle; 

- le Conseil stratégique peut demander aux organes de corriger l'orientation stratégique de leur travail. Les corrections requises doivent être respectées et mises en œuvre par les organes. 

Responsabilités: 

Le Conseil stratégique est chargé de l'élaboration, de la mise en œuvre et du contrôle de l'orientation stratégique de la Conférence annuelle CH/F. 

Composition: 

Des changements dans la composition du Conseil stratégique interviennent régulièrement en raison des départs et arrivées au sein du Cabinet, de l'exécutif du Comité directeur suisse et de la représentation du Comité directeur français. 

1. De la mise en Œuvre de la stratégie 

Durant l'automne qui a suivi l'approbation de la stratégie par la Conférence annuelle 2010, le Conseil stratégique a décrit dans une lettre adressée aux membres de la Conférence annuelle, à l'intention des circuits, et aux présidents compétents, à l'intention de leurs organes, les tâches à accomplir dans la perspective de la mise en œuvre de la stratégie. L'objectif de résultat a) contenait la consigne suivante: «Tous les circuits et organes de la Conférence annuelle auront défini, dans un délai d'un an, des mesures concrètes destinées à les aider à atteindre l'objectif-cadre dans leur propre domaine d'activité.» Dans sa lettre, le Conseil 

stratégique expliquait qu'il s'agissait dans un premier temps d'identifier la manière de mettre en œuvre l'objectif-cadre à court et à moyen terme. Il a ainsi chargé les circuits et les organes d'élaborer au moins une «feuille de route» exposant les étapes et processus concrets prévus pour la mise en œuvre. Au moment de la rédaction du présent rapport, le Conseil stratégique vient de recevoir les premières réactions des circuits et organes. Une synthèse des réactions collationnées sera présentée dans le cadre d'un rapport complémentaire à la Conférence annuelle qui inclura également les besoins de conseils et de formation (objectifs de résultat b) et c) exprimés par les circuits. 

En ce qui concerne l'objectif de résultat f),un groupe de travail a préparé une «esquisse» de plusieurs pages qui a préalablement été présentée et discutée au sein de la Commission pour les questions théologiques et ecclésiastiques. Vous trouverez ce document en annexe au rapport. Lors de la session de la Conférence annuelle, vous aurez la possibilité de prendre brièvement la parole pour indiquer quelles affirmations, parmi toutes celles figurant dans cette esquisse, vous paraissent utiles pour la suite de la mise en œuvre de la stratégie. Nous remercions le groupe de travail pour cette esquisse sincère et stimulante. 

Nous remercions aussi «Théologie en discussion» d'avoir organisé, durant le semestre d'hiver, trois événements consacrés à l'examen de la stratégie. 

Dès que le traitement du contenu de la stratégie et des premières étapes de sa mise en œuvre dans les circuits et les organes conduira ces derniers à se concentrer sur le mandat et l'affinement du profil, il conviendra d'aborder l'objectif de résultat e) (structures de l'Eglise) au niveau de la Conférence annuelle. Nous renvoyons par ailleurs aux rapports du Comité directeur suisse et du Comité Directeur français concernant les développements suivis et les décisions rendues dans leur domaine de compétences respectif. 

2. Motion concernant la marge de manœuvre accordée en matière de pourcentages de postes 

Le Conseil stratégique a débattu de ce sujet, mais, en raison de l'absence pour maladie de certains de ses membres, il n'est pas parvenu à élaborer dans le délai espéré un projet suffisamment mûr pour être présenté à la Conférence annuelle. Le Conseil stratégique a actuellement une bonne vue d'ensemble de la manière dont l'extension et le financement des postes des services centraux ont évolué au fil des dix dernières années et de quels organes disposent de quelles compétences. Dans une prochaine étape, il étudiera plusieurs modèles d'attribution des différentes compétences aux divers organes (Conférence annuelle - Conseil stratégique, organes individuels) pour l'avenir. Il reviendra sur ce sujet à la Conférence annuelle. 

3. Poursuite du travail sur le profil de l'EEM 

En 2007, la Conférence annuelle a décidé, au moment de l'adoption du profil de l'EEM, que deux points tirés du profil seraient choisis pour servir de thèmes prioritaires durant les trois à cinq années suivantes. A l'époque, les deux premiers points déterminés ont été: 

- Animés par la bonté de Dieu, nous transmettons son amour en paroles et en actes. 

- Animés par la passion de Dieu, nous nous engageons pour le bien de toutes et de tous dans la société. 

Le Conseil stratégique a eu un échange de vues sur les expériences réalisées en lien avec le profil de l'EEM. Ce faisant, il a constaté que certains circuits et organes étaient occupés à mettre en œuvre la stratégie. Il serait donc superflu de leur donner de nouveaux thèmes prioritaires. De plus, les points du profil suivis jusque-là correspondent parfaitement au thème de la stratégie. Sans compter que plusieurs circuits se sont attelés à l'ensemble du profil de l'EEM, ce qui peut s'avérer utile et judicieux. Conscient de ce phénomène, le Service Formation et Conseils a publié plusieurs articles dans le magazine «Kirche und Welt» au sujet de l'ensemble du profil de l'EEM. Le Conseil stratégique a donc décidé d'en rester aux deux thèmes prioritaires définis initialement. 

4. Thèmes et sujets prioritaires des prochaines 

conférences annuelles 

Le thème et le sujet prioritaire de la Conférence annuelle seront désormais déterminés par le Conseil stratégique, ce qui modifie les domaines de compétences et la collaboration entre le Conseil stratégique, le comité d'organisation local et le bureau de la Conférence annuelle. L'état d'avancement des travaux de planification pour les prochaines conférences annuelles se présente actuellement comme suit: 

2012: 

Lieu: les séances auront à nouveau lieu à Münsingen; au moment de la rédaction du présent rapport, le circuit chargé d'accueillir la conférence le dimanche n'a pas encore été défini. 

Thème prioritaire: au vu de la célébration des 10 ans de Connexio, le thème prioritaire portera sur la manière dont les méthodistes accomplissent ensemble, par le biais du réseau, de bonnes choses dans la mission et la diaconie. Connexio invitera des membres de nos Eglises partenaires afin de permettre des rencontres et des échanges et de faire découvrir les changements que le service de notre Eglise apporte aux quatre coins du monde. 

2013: 

Lieu: organisation locale des séances et du dimanche (cathédrale de Berne) par l'EEM de Berne. 

Thème prioritaire: encore ouvert. 

Le Conseil stratégique a approuvé une réorganisation des quatre délégations auprès des autres conférences annuelles. Désormais, il y aura un échange par année entre une personne de notre CA et une personne de l'une des trois conférences annuelles d'Allemagne (selon un tournus de trois ans entre les trois conférences allemandes), et un échange par année entre trois personnes de notre CA et trois personnes des six autres conférences annuelles de la Conférence centrale de l'Europe du Centre et du Sud, ce qui donne un tournus de deux ans pour chacune des conférences concernées. Pour ce qui est de la conférence annuelle provisoire d'Autriche, une personne de l'EEM Bregenz pourra assister en qualité d'hôte à la session prévue durant l'année intermédiaire. Cette réorganisation des délégations renforcera le contact au sein de la Conférence centrale, alors même que les restrictions de voyage en vigueur par le passé ont disparu depuis de nombreuses années déjà. L'ensemble des surintendants de la Conférence centrale salue ce changement. 

5. Perspectives 

La tâche prioritaire du Conseil stratégique est dictée par la mise en œuvre et le suivi de la stratégie. 

Outre la motion susmentionnée concernant la marge de manœuvre accordée en termes de pourcentages de postes, l'objectif restant parmi ceux définis l'année passée est le suivant: 

«Le Conseil stratégique veillera également à remodeler les sessions de la Conférence annuelle afin de mettre davantage l'accent sur les thèmes prioritaires, de faire en sorte que le traitement des rapports prenne moins de temps et de prévoir de plus grandes plages pour «conférer» sur des questions de fond.»  Evêque Patrick Streiff, président 


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Vendredi - réactions à l'esquisse du Conseil stratégique


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Théo Schad explique le propos du groupe de travail : donner un aperçu de la vie de l’EEM et expliquer dans le même temps la diminution de ses membres au cours de ces dernières décennies.

Ils se sont posé beaucoup de questions : quelles sont les questions théologiques que nous transmettons aux gens ? Comment faire que les lignes du conseil stratégique aient plus d’efficacité que les précédentes délibérations ?

A la CA de décider ce qu’elle veut entreprendre à partir de leurs conclusions.


«Comment éviter que les bonnes résolutions ne s’évanouissent à l’avenir ? Il faut partir des personnes que nous avons le devoir de servir. Nous disons que nous sommes ouverts aux gens qui sont à l’extérieur, mais en fait nous ne le sommes pas. Il nous faut être ouverts, il faut nous radicaliser», clame Théo Schad.


Pour sortir du marasme, ajoute-t-il, «il importe de créer des champs d’apprentissage, de créer des espaces de liberté où nous pouvons apprendre ensemble à faire du neuf, à trouver du neuf, à penser à autre chose que nous avons toujours fait par le passé.

En tant qu’église, nous n’avons peut-être pas compris que la situation est grave, pas seulement pour l’Eglise, mais aussi pour l’Evangile».

Toutes nos études montrent que le christianisme institutionnalisé ne correspond plus du tout à la réflexion des gens d’aujourd’hui. «Notre volonté de construire des églises est contradictoire avec la réalité du terrain : les gens n’ont rien à cirer si c’est catholique, traditionnel, libéral protestant ou évangélique : nous devons nous intégrer dans le monde réel des gens. Il y a un tas de choses que nous avons fait jusqu’ici ; aujourd’hui il est temps d’apprendre à nous investir dans les personnes».

SI quelqu’un vient avec un projet original, il faudrait pouvoir le soutenir, car l’important est de s’investir dans des gens …. Théo Schaad met en garde contre une certaine bureaucratisme qui tue l’esprit d’initiative, ses propos sont décapants : «Les règlements ne nous permettent pas de nous intéresser aux gens, aux besoins des gens : il faut que l’Evangile puisse les toucher et l’objectif n’est certainement pas que les gens viennent dans nos églises».


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Autres propos recueillis dans la discussion qui a suivi


«Nous bricolons nos règlements, nos structures, comme les pécheurs étaient à réparer les filets. Comme Jésus a appelé les pêcheurs à partir au large à un autre moment que prévu, il nous appelle à sortir à notre tour et à prendre le large ; la réussite est à ce prix. Comme pour Pierre, Jésus va nous demander des choses très différentes que ce que nous avons fait jusqu’ici. Nous ne perdons rien du tout si nous lâchons prise et si nous allons avec le Christ là il veut nous emmener. Laissons nous embarquer dans l’aventure de la foi comme aux premiers jours de la Pentecôte.»



Gardons le profil. Il n’est pas en cause.

«Le profil n’est pas toujours bien accepté, il n’est pas non plus très bien compris, comment faire pour que nos discussions aient des suites auprès de nos membres de base, car on perd quelque chose … J’ai été passionné par le dimanche de la Conférence : j’ai vu qu’après trois jours de discussions intensives des gens étaient venus de tout le territoire de la Conférence, j’ai vu qu’il y avait eu multiplicité d’animations selon les tranches d’âges, puis qu’il y avait eu un culte d’envoi ; tous ceux qui avaient reçu une affectation étaient là avec leur conjoint : on a besoin de ça pour tenir une autre année. C’est ça, l’évangile pour notre église, une pomme dans l’arbre de l’œcuménisme….
Notre profil qui n’est pas seulement du papier mais du vécu n’est pas suffisamment ancré dans nos paroisses.  Les gens se souviennent d’anciennes Conférences où nous vivions une communion extraordinaire : les jeunes viennent-ils encore à nos dimanches de Conférence ? Sont-ils enthousiasmés par l’Evangile ?

Nous avons distribué une invitation importante à nos membres, une dame nous a fait une réflexion : où sont les gens ? Ils sont loin, cela me fait souci».


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Claudia

«Autre chose me préoccupe : la question de surcharge, la question du ressourcement. C’est un thème dont nous parlons beaucoup. Nous aimerions entreprendre un tas de choses ; en tant que membres, nous arrivons à nos limites, la difficulté est générale : nous sommes tellement sollicités dans nos familles et notre vie professionnelle, que nous aimerions reprendre du souffle dans nos églises locales, et si la conseil stratégique devient une charge, nous sommes mal barrés…..
Le Seigneur nous a dit :allez vers les gens et invitez-les à venir à Dieu.

Notre difficulté, c’est de lâcher prise. Cela signifie reprendre son souffle, et ne pas imposer de charge supplémentaire.

Aux gens surchargés, nous aimerions montrer la voie du lâcher prise. Lâcher prise permet de trouver de nouvelles réponses.»


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«J’aimerais ajouter quelque chose : lâcher prise. Qu’est)-ce qui se passe quand il ne se passe rien.  Attendez l’inattendu. Celui qui attend l’inattendu est un pionnier. Espérer et croire est important dans notre vie».


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Qu’est-ce que je peux faire dans ma communauté de base ? J’ai l’impression que tout ça les gens de chez moi n’ont rien à cirer, c’est totalement à côté de la plaque. Comment je puis intéresser les gens à toutes ces orientations ? Ils sont indifférents à ce qui se passe dans les autres paroisses en France»….


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Formation et Conseil

« Quand nous accompagnons les communautés, nous voyons une énorme difficulté à créer des espaces et à reprendre du souffle. Quand il y a de nouveaux plans, les gens trouvent que c’est de trop. Nous aidons les gens à lâcher prise et faire de la place à du neuf.

«Formation et conseil»  reste disponible quoi qu’on dise !

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«J’espère que le document de travail va déclencher des projets, des initiatives et des changements en masse.»


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«Construisez autre chose, concentrez-vous sur autre chose ; à partir de là du neuf naîtra».


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«La mission me fait penser à la parole d’un théologien : «la croix n’a pas de poignée» et ça convient parfaitement à la mission. Des missionnaires sont venus en Asie avec leurs petites boites et leurs poignées ; on s’est demandé ce qui pouvait en sortir.
Sur la croix il n’y a pas de poignée ; un polichinelle ne sort pas de la boite.

Quand on ne sait pas quoi faire, comment faire, c’est peut-être une bonne chose….»


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«Soutenons-nous les uns et les autres qui s’engagent pour les autres. Respectons les communautés qui prennent des initiatives et marchons à leur rythme.»


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«Ayons une vision, quelque chose qui brûle en moi, alors je suis prêt à renoncer à quelque chose. Dernier point, si j’y vais, il aura d’abord la vallée des larmes, cela fait partie du processus, une baisse avant une remontée».


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Hans Eschler

«Au début d’année, on prend de bonnes résolutions. On a pu constater que la passion n’est pas un point important jusqu’ici ; pourtant c’est un facteur spirituel important; Il faut parler d’enthousiasme et de feu brûlant pour le Christ : il faut que nous ayons envie que l’on parle du Christ autour de nous et dans la société et il est important de le vivre d’abord par nous-mêmes. C’est le Christ qui nous transmet cet enthousiasme et nous rend capables de le partager autour de nous».


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Schroemmel

«Cette esquisse conduit à réfléchir à ce qu’elle implique pour moi : ai-je envie comme pasteure d’amener de nouvelles personnes au Christ ? C’est très personnel; je n’ai pas de contact avec des personnes extérieures à  l’église. Cela manque dans nos églises. Quelqu’un racontait que grâce à son poste de travail elle était entrée dans une église. Il faut que cela se produise chez nous.»

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«Les paroisses ont des rythmes différents : on ira plus ou moins vite, le but, c’est d’être ensemble sur ce chemin qui vise à amener des hommes et des femmes à suivre le Christ.

Effectivement, il faut respecter le rythme des églises, par contre il est des églises qui vont dans une tout autre direction. Et c’est de notre devoir de les faire réfléchir et de les inciter à prendre la même direction que nous».

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Joerg Niederer remercie les intervenants de leurs contributions stimulantes.

«Nous avons aussi vu qu’il s’agit de travailler sur les contenus. S’agit-il de survie ? Ce qui nous guide, c’est Dieu ou non ? Les gens sont parfois ailleurs que dans les questionnements que nous posons.»

Qu’est-ce que cela veut dire ? Se préoccuper des attitudes est parfois plus difficile que de travailler sur les structures.

Nous n’avons pas de réponse définitive sur la question de la stratégie.

Nous continuerons à travailler sur le sujet ; nous recevrons les stimulations, les idées, d’où qu’elles viennent. Assurément, il y a beaucoup à faire au sujet des contenus.»


ANNEXE

LE DOCUMENT

Esquisse relative à l'objectif de résultat (F) 

Groupe de travail ad hoc du Conseil stratégique chargé de traiter l'objectif de résultat f) de la stratégie de l'EEM: 

Stefan MolI, Theo Schaad, Walter Wilhelm 

1. Remarque liminaire 

Depuis les années 1930, les EEM et leurs précurseurs connaissent en Suisse un recul du nombre des membres et un retrait de nombreux lieux. Cette phase a été précédée par une période d'expansion initiée en 1860. Dans son histoire, l'EEM a vécu une croissance numérique ou un développement géographique à chaque fois qu'elle s'efforçait de combler un vide social ou spirituel. Cela vaut aussi bien pour la période de la naissance du mouvement méthodiste au 18e siècle que pour l'expansion de l'Eglise en Amérique, lorsque l'Eglise a émigré avec les colons et s'est concentrée sur leurs besoins, et pour l'époque où, au 19e siècle, la piété a connu un grand vide en Allemagne et en Suisse. Et cela vaut aujourd'hui encore, là où elle accueille de nouvelles communautés issues de la migration ou offre un service diaconal destiné à répondre à des problèmes sociaux. 

Mais: bien que de tels vides continuent visiblement à représenter un défi pour nos communautés et notre Eglise, nous n'assistons à aucune croissance numérique ni expansion géographique. De manière générale, l'Eglise perd de son impact, les exceptions locales ne faisant que confirmer la règle. 

La rétrospective présentée sous le point deux de la présente esquisse montre que plusieurs Conférences annuelles ont lancé des initiatives en vue de tourner la page. Les efforts fournis n'ont cependant pas permis de prendre le virage souhaité. La stratégie adoptée lors de la Conférence annuelle 2010 s'inscrit dans la lignée des initiatives et appels déjà décidés et bien souvent tombés dans les oubliettes. Nous n'avons trouvé aucune différence indiquant que la stratégie pourrait avoir des effets à long terme. 

Le mandat confié par le Conseil stratégique au groupe de travail ad hoc précisait: «Une esquisse expose les contextes sociaux et ecclésiastiques ayant contribué à la diminution constante de membres et d'influence sociale constatée au sein de l'EEM depuis 70 ans et les éléments que nous pouvons en tirer dans la perspective de notre gestion actuelle de l'objectif fondamental et de l'objectif-cadre que nous nous sommes fixés. Le résultat sera soumis à la prochaine Conférence annuelle.» 

Lorsque l'on octroie un mandat consistant à établir une esquisse, l'idée est de tracer les grandes lignes du tableau et de ne pas se perdre dans les détails. Pour ce faire, le groupe de travail s'est fondé sur les rapports rédigés par les surintendantes et surintendants à l'intention des diverses Conférences annuelles. Il a égaIement pris connaissance d'un bilan de la situation dressé à ce sujet par Claus D. 

Eck et Stefan Weiler. Enfin, il s'est laissé guider par ses propres expériences et souvenirs. Il est impossible, dans le cadre donné, de procéder à une analyse approfondie des différents thèmes concernés; un tel examen devrait se faire ultérieurement. 

D'aucuns se demandent si une stratégie est vraiment un instrument adéquat pour une Eglise. Ne faudrait-il pas simplement laisser à Dieu le soin de nous dire où il veut mener l'Eglise? Nous sommes fermement opposés à cette attitude quiétiste!. Nous partons du principe que nous devons nous efforcer d'être des bons intendants des «talents qui nous sont confiés». Ce que Dieu nous a confié à nous, méthodistes, n'est pas remis en question, mais demeure au contraire la base de notre service en tant qu'Eglise. 

Quels développements l'EEM a-t-elle suivis en Suisse et en France entre 1970 et 2010? 

Les grandes lignes qui ressortent de la lecture des rapports des surintendants et surintendantes sont les suivantes: 

Statistiquement: 

Outre le nombre des membres, le nombre des églises locales a nettement baissé. Le nombre des circuits, en revanche, n'a que peu diminué. La vie des églises locales se concentrant de plus en plus sur les centres paroissiaux, la plupart des chapelles ont été transformées ou ont fait l'objet de nouvelles constructions. Le processus n'est d'ailleurs pas terminé. 

Le manque de pasteures et pasteurs revient lui aussi régulièrement dans les rapports des surintendants. 

Jusque dans les années 70, la stratégie est claire: l'Eglise s'efforce d'être proche des gens. Pour ce faire, elle construit de nombreuses chapelles, dans des lieux parfois très reculés. Aujourd'hui, la proximité des gens ne dépend cependant plus du lieu où se situent les immeubles. Cette stratégie, qui fut la dernière à se dégager clairement, est aujourd'hui en cours de démantèlement. 

Les rapports des années 70 portent régulièrement sur des domaines comme les cultes, les études bibliques et la relation d'aide. L'année 1971 marque l'adoption d'un programme intitulé «Le courage de faire des expériences», ciblé, notamment, sur une augmentation de 20% du nombre des membres. Or, non seulement le chiffre visé n'est pas atteint, mais le nombre des membres continue à baisser durant la période concernée. Pour contrer le phénomène, le mouvement «Le courage d'être église» relance le travail en petits groupes en fondant des cellules de maison. Le projet «Le courage d'évangéliser» ne porte lui non plus pas de fruits durables. 

Dans les années 80, les rapports abordent des questions et des études relatives au mouvement charismatique émergeant. En plus des tensions théologiques, ce mouvement fait resurgir la question de la piété personnelle et entraîne un changement, qui perdure aujourd'hui encore, dans la culture des cultes par une nouvelle manière de chanter. Le rapetissement de l'Eglise est préoccupant: la «Vision EEM 2000», adoptée en 1986, ne produit cependant elle non plus pas beaucoup d'effets. La Conférence générale de 1984 fixe pour objectif d'accroître le nombre des membres de l'UMC dans un délai de huit ans. Ce but n'est pas atteint. Le développement paroissial et le mouvement de croissance des églises font alors leur entrée et transforment la méthodologie du management en un sujet convenable. 

1 Mouvement ecclésiastique consistant à attendre l'action de Dieu dans la passivité et le silence. 

A la fin des années 80 et dans les années 90, l'Eglise commence à parler des changements sociaux du postmodernisme. La montée du pluralisme et de l'individualisme ainsi que l'importance accrue de la liberté personnelle se font peu à peu sentir. La diversité théologique se développe. On observe de plus en plus souvent des tensions quant à la conduite de l'église. Des tendances congrégationalistes font leur apparition. Dans les rapports, les références à la vision et au mandat de l'EEM se multiplient. Les églises locales sont priées de formuler des lignes directrices définissant leur vision de la communauté; une procédure qui vise à donner une orientation plus claire au travail. Aucune analyse des effets produits par les lignes directrices n'est cependant réalisée après coup. Se pose alors la question de savoir comment conduire les églises locales dans ce contexte. Le rôle de plus en plus délicat des pasteurs fait l'objet de discussions. 

A partir de 1997, l'Eglise est appelée à baser son travail sur la formulation suivante: «D'ici 4 ans, la moitié de toutes les activités proposées par nos paroisses devront systématiquement être développées non pas en fonction de nos propres besoins et style ecclésiastique, mais de manière à répondre aux questions de nos contemporains et sous des formes qui leur soient accessibles.» Si l'idée est très bien accueillie, elle n'a que peu d'effets concrets. Là aussi, il manque une analyse à long terme de la mise en œuvre du projet. Dans le langage de la vie paroissiale, la consigne est en outre rapidement reformulée: d'ici 4 ans, «la moitié de toutes les activités proposées sera tournée vers l'extérieur». Cette modification supprime l'intention intrinsèque du mandat initial de sorte que la mission est à nouveau dirigée par les besoins propres à l'église. 

Les répercussions du travail de Willow Creek se cristallisent dans le concept des cultes ciblés sur des hôtes. La seconde moitié des années 90 est marquée par la réorganisation du travail avec les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, sous l'égide de Takano (1997), et la réorientation de la formation des laïques (1998), ultérieurement reprise par le Service Formation + Conseils (2002). 

Entre 2000 et 2010, le phénomène du postmodernisme prend de l'ampleur. La liberté de suivre sa propre voie conduit des groupes entiers de personnes à quitter l'Eglise. Bien qu'ils invoquent avant tout des motifs théologiques, il s'agit souvent d'une question de pouvoir. Le système des affectations gagne en transparence et s'inscrit dans un processus plus participatif. La charge liée au ministère pastoral devenant plus lourde, l'accompagnement des pasteurs est amélioré (p. ex. entretiens d'évaluation et de motivation). Le bénévolat parvient ici et là à ses limites, ce qui déclenche des discussions sur la valorisation et le suivi des collaborateurs et collaboratrices bénévoles. Dans le travail avec la jeunesse, des personnes sont formées (pasteurs-jeunesse) et engagées à temps partiel (collaborateurs et collaboratrices-jeunesse). Le manque de pasteurs est en partie résolu par l'engagement de prédicateurs laïcs avec responsabilité pastorale et la publication de petites annonces. L'Eglise élabore le profil de l'EEM. Son impact sur le développement de l'Eglise et des paroisses n'a pas encore fait l'objet d'une analyse critique. L'implantation d'églises est activement encouragée et le travail avec la génération des 55 et + renforcé. Des églises de migrants voient le jour. Le Cabinet introduit des changements structurels dans la CA: le groupe de pilotage, qui deviendra le Conseil stratégique, est mis sur pied pour resserrer les liens entre les différentes personnes et les divers organes chargés de la conduite de l'Eglise. Il est encore difficile de déterminer si ce nouvel organe sert davantage à clarifier les divergences entre le Comité directeur suisse et le Cabinet ou s'il assume une responsabilité dirigeante. Des incitations à renouveler le travail des églises locales sont alors formulées sur la base de références à des communautés centrales et des communautés de base, aux 5 signes caractéristiques des églises qui portent 

du fruit, selon les termes de l'évêque R. Schnase, et de la formation «Turnaround» . 

Conclusion: Tous ces documents attestent de manière impressionnante de la volonté de la Conférence annuelle et de la direction de l'Eglise de faire en sorte que des personnes soient touchées par le message de l'Evangile. Pendant toutes ces années, cet objectif demeure ainsi un paradigme pour l'EEM. L'objectif fondamental de la stratégie 2010 s'y tient d'ailleurs lui aussi expressément. On constate néanmoins un écart flagrant entre le désir et la réalité. Il est certes impossible de dire a posteriori où l'EEM se trouverait aujourd'hui si elle n'avait pas lancé toutes ces initiatives. Force est cependant de constater de manière générale qu'elle n'est pas devenue plus missionnaire ni plus efficace pour autant. 

Le nombre des initiatives et concepts visant à développer le travail des églises est lui aussi impressionnant. La question qui se pose est de savoir pourquoi l'on est pas parvenu, malgré tous ces efforts, à améliorer la situation de l'Eglise. Même si ces démarches ne sont pas toutes axées sur une augmentation du nombre des membres, cette attente joue toujours un rôle essentiel dans la pratique. Pourquoi l'EEM n'a-t-elle pas réussi à aller au-delà de l'attente, tout du moins dans le territoire de la Conférence annuelle Suisse-France? 

En parcourant les rapports des surintendants, nous constatons que cette question est abordée avec une grande prudence. Ou plus directement: tant dans ces rapports que dans nos souvenirs des sessions de la CA, nous ne trouvons aucune évaluation claire et durable de toutes ces initiatives. Cela ne signifie pas qu'une telle évaluation n'a pas eu lieu au sein des divers organes, mais le cas échéant, l'évaluation n'a pas eu d'influence significative sur les étapes suivantes. De notre point de vue, il est donc indispensable de mettre sur pied et de conduire des initiatives telles que le profil de l'EEM ou la stratégie 2010 comme un projet. 

3. Forme et contenu 

Lorsque l'on considère ces programmes, il est frappant de voir que la réflexion se concentre fortement sur la question du «comment?». Est-ce que nous faisons les choses comme il faut? Est-ce que les formes dans lesquelles nous travaillons sont adaptées? Ce qui manque un peu sont les discussions sur le contenu. Les questions relatives au fond demeurent en arrière-plan. Quels sont les sujets théologiques fondamentaux qui marquent de leur empreinte la mission et l'évangélisation? L'EEM a-t-elle fait ses devoirs théologiques au cours de ces dernières années? 

Depuis 1950, le contexte social en Suisse et en France a radicalement changé. Avec l'essor économique de l'après-guerre et le mouvement de la génération de mai 68, qui s'est traduit par une modification sociale du rôle de l'homme et de la femme, les individus ont vu les possibilités de vivre leur vie se multiplier. Le postmodernisme qui s'est ensuivi a mis en avant les valeurs de l'épanouissement personnel et de la liberté. Dans le quotidien professionnel, on encourage la flexibilité et la réorientation. Alors que d'un côté on navigue dans ce village globalisé appelé «monde», de l'autre, le côté privé, on se retire volontiers dans le calme de la vie paisible offerte par son petit chez sol". 

Jürg Stolz et Edmée Ballif renvoient dans leur étude «L'avenir des réformés» (2010) aux mega-tendances, qui influent sur des domaines de l'Eglise comme le nombre des membres, la participation aux cultes, la religiosité, l'image publique, 

2 Cf. à ce sujet les thèses "Communication de l'Evangile dans la société postmoderne» élaborées par le groupe de travail Théologie et ministère pastoral de la CC de l'Europe du centre et du sud publiées dans les actes de la CC 2005, p. 158ss. 

les effectifs en personnel et les finances, et font ainsi opposition à l'Eglise sous sa forme traditionnelle, tout en lui offrant de nouvelles possibilités. 


Les changements sociologiques mis en exergue par Stolz/Ballif ont aussi des percussions importantes, en termes de contenu, pour notre foi. L'individualisation de l'être humain exerce une influence considérable sur son rapport aux valeurs qui le définissent. Pour l'homme ou la femme du 19e siècle et du début du 20e siècle, le message de la grâce libératrice de Dieu a eu un impact tout à fait direct sur sa relation avec le monde standardisé de l'industrie et de l'administration, de l'appartenance à la famille, à la société et à la nation. Être pécheur était étroitement lié au fait d'être conscient de ne pas respecter les normes préétablies. Or, que signifie le message de la grâce libératrice de Dieu pour une personne qui est convaincue que la situation «me convient»? A l'époque des années de croissance de l'Eglise, le message biblique, tel qu'il était proclamé par les méthodistes, touchaient les gens dans leur problématique quotidienne. Dans les années 1960, les campagnes d'évangélisation ont quant à elles mis l'accent sur une doctrine paulinienne du pardon (souvent très simplifiée). Elles n'ont cependant pas vraiment été bien accueillies par les gens. L'être humain doit-il d'abord devenir pécheur pour pouvoir recevoir le message de l'Evangile? Les discussions se sont tues sans que l'on ait de trouvé de réponses à ces questions de fond. 

Pour illustrer cette observation, citons un article de Achim Hartner, professeur de théologie pratique à la Haute école théologique de Reutllnqerr'. A quoi l'évangélisation du 21 e siècle peut-elle ressembler? Hârtner répond par le paragraphe suivant: 

«L'Eglise pourrait offrir au 'moi épuisé' (Alain Ehrenberg) par les exigences du quotidien une 'culture de la vie' qui donnerait une nouvelle valeur à ce qui est petit, insignifiant, modeste et provisoire. Ici, nul besoin de taire les éléments brisés, douloureux de la vie, qui peuvent être apportés dans la lumière de la bonté de Dieu. Le regard est fixé sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur une amélioration de la vie qui passe par un approfondissement plutôt que par une multiplication: le message de l'acceptation et de la justification de l'être humain par Dieu redevient d'actualité». Vient alors immédiatement la question de l'église locale: «Développer l'église comme un lieu permettant à celles et ceux d'aujourd'hui qui sont 'fatigués et chargés' (Matthieu 11,28) de respirer et se reposer paraît être un point de départ tout à fait actuel du travail d'évangélisation et de mission de notre temps.» 

Là aussi, la question du «quoi?» théologique est vite évincée par le «comment?» pratique. 

En regardant les programmes des Conférences annuelles de ces dernières années, on remarque un grand intérêt pour «l'église locale». Elle doit être renforcée qualitativement et quantitativement. Cela ne laisse que peu de place à la réflexion sur l'homme ou la femme en tant qu'individu et sur l'action miséricordieuse de Dieu pour lui. 

Parallèlement aux questions sotérioloqiques", l'Eglise doit aussi traiter des questions ecclésioloqiques''. Il n'est pas possible de combler les lacunes apparaissant dans le contenu proposé aux postmodernistes en modifiant des structures ou des formes. 

3 Extrait du magazine «unterweqs» du 16 janvier 2011. «Evanqéliser aujourd'hui: suivre les traces de l'action de Dieu» 

4 Questions relatives au salut et à la rédemption. 

5 Questions relatives à la vision théologique de ce qu'est l'Eglise. 



Quelle culture d'entreprise l'EEM en tant 

qu'organisation apprenante connaît-elle? 

Quiconque lit les procès-verbaux des Conférences annuelles découvrira dans ces documents ainsi que dans les rapports des divers organes une foule d'impulsions au contenu précieux, d'analyses pertinentes, ainsi que de bonnes idées et tentatives, destinées à entraîner un changement de la situation à travers une modification des structures. Aucun changement fondamental n'a cependant été atteint à ce jour au niveau de la base. Les exceptions à cet égard ne font que confirmer la règle. Il semblerait parfois même que l'EEM ait une tradition consistant à faire face aux défis en se contentant de modifier la structure, pour ensuite constater avec étonnement que sa démarche n'a pas produit beaucoup d'effets. Dans le domaine de la direction et de la conduite, les principaux facteurs déterminants, outre la structure, sont pourtant aussi la culture et les personnalités en présence, avec leurs compétences méthodologiques, sociales et personnelles. Comment intégrer efficacement ces éléments 'souples' dans la direction de l'Eglise? 

L'EEM est empreinte d'une culture des rapports. Ces documents sont étroitement liés au principe de direction connexionnelle de la conférence; ils sont adressés à la conférence et constituent la base des délibérations de celle-ci. A l'origine, les rapports montraient les résultats de la mission et de l'évangélisation. Etablir des rapports sur les activités menées avec succès permettait d'une part d'exprimer de la reconnaissance et des louanges à Dieu et d'autre part de procéder à une analyse critique des événements passés, dans la perspective de la planification de nouveaux programmes. Que devons-nous faire? Comment devons-nous le faire? Que devons-nous en apprendre? 

Aujourd'hui, nous surévaluons l'impact de nos rapports à la Conférence annuelle. Apparemment, ils ne parviennent pas à déclencher les processus nécessaires pour que les décisions rendues à la conférence soient traduites en actes dans les églises locales. Ils servent à rendre compte de la situation, mais peinent à faire bouger les choses et sont trop axés sur le passé pour pouvoir indiquer de nouvelles orientations pour l'avenir et démarrer des processus. Afin de pouvoir faire son chemin de la tête jusqu'au cœur, une idée doit visiblement passer non seulement par la lecture et la discussion, mais aussi, et surtout, par l'expérience et le vécu. 

Les processus de changement de la CA doivent-ils donc se développer jusqu'à dépasser la forme du rapport pour pouvoir atteindre la base et devenir des projets d'apprentissage? Qui accompagnerait et évaluerait alors ces projets? 

Des projets courageux, voire téméraires, pourraient être encouragés de manière ciblée. Ces touches de couleur favorisent l'esprit de pionnier. Mais où sont ces visionnaires et ces projets précurseurs qui s'attellent à de nouvelles choses? L'impression générale est que les entreprises courageuses sont davantage accueillies par un scepticisme attentiste que par l'envie, mêlée de curiosité, de soutenir le projet proposé. Dans le même temps, il faut avoir le courage de tirer un trait sur un projet lorsqu'il n'aboutit pas au résultat escompté. Si l'on déplore l'absence d'une évaluation critique, il en va de même du débat public. L'EEM devrait-elle décerner une récompense de l'innovation pour que l'on considère les choses dans une autre perspective? Qui la décernerait et selon quels critères? 

Notre culture d'entreprise comprend également un degré élevé d'identification avec les valeurs de l'Eglise. C'est un bien précieux. Le fait que toutes les impulsions prometteuses d'un impact missionnaire soient accueillies positivement par la conférence et les églises locales est ainsi particulièrement appréciable. En réalité, ce qui entrave la mise en œuvre est l'absence de cohérence dans la gestion des changements et des conflits qui découlent de ceux-ci, mais aussi toutes les incertitudes concernant la manière dont nous pouvons accomplir notre mandat 

missionnaire auprès de nos contemporains. Les instruments connus, - le présent rapport n'en est qu'un parmi d'autres - se sont émoussés; et nous n'avons pas les connaissances ni l'expérience nécessaires pour appliquer des formes alternatives. 

Tout nouveau départ est toujours accompagné par la prière. Nos attentes envers Dieu sont grandes, surtout lorsque nous lançons de nouvelles initiatives. Cette attitude se heurtant cependant souvent à une évaluation critique, la culture de l'Eglise veut aussi que nous mettions en lumière les traces de bénédictions, mais taisions les échecs. Comment faire en sorte qu'à l'avenir nous parvenions de plus en plus à nommer ces échecs et ainsi à formuler notre déception face à nos propres performances ou à l'action de la prière? 

5. Recommandations 

Au vu des réflexions ci-dessus, le sous-comité ad hoc recommande au Conseil stratégique les mesures suivantes: 

a. Travail théologique de fond 

Le message fondamental proclamé par l'Eglise méthodiste doit être revu à la lumière de la perception de soi qu'a l'être humain d'aujourd'hui. Cet examen comprendra une vision compréhensible des notions de perdition, de rédemption et de sanctification. 

Les multiples formes du travail paroissial, mais aussi les nouveaux défis que représentent les communautés de migrants et le travail répondant à des problèmes sociaux remettent en question notre compréhension de la communauté et de l'Eglise. Dans le même esprit, il convient de revenir sur l'ecclésiologie méthodiste. Dans de nombreuses églises locales, la vie est marquée par une culture qui leur est totalement propre. De nouvelles formes de communautés se sont développées. Il faut se demander d'une part quelles sont, d'un point de vue méthodiste, les valeurs et les contenus qu'une communauté chrétienne pourrait offrir en réponse à un isolement largement répandu et d'autre part comment intégrer de nouvelles formes de coexistence dans le quotidien de l'église. 

Soutenir les développements et les accompagner en gardant un esprit critique 

La culture de l'Eglise doit évoluer de manière à promouvoir les processus de développement. L'apprentissage en commun, par le biais d'expériences et de modèles, doit être renforcé par un échange sur les possibilités et les limites. Les églises doivent être encouragées à faire preuve de diversité dans les formes données au travail paroissial, à fixer des priorités claires et à tester de nouvelles formes. Les nouveaux modèles devront bénéficier de l'attention nécessaire et être accompagnés dès le début dans un esprit critique. Les églises témoignant d'un développement extraordinaire seront considérées comme des modèles et soumises à un suivi critique. 

Développement d'une organisation de projet axée sur la 

mise en œuvre de la stratégie 2010 

La stratégie adoptée en 2010 doit être appliquée comme un projet. L'élaboration du projet, la définition des objectifs partiels, la réalisation pratique et le contrôle des résultats doivent être confiés au Conseil stratégique ou à un organe compétent en la matière. Des ressources en finances et en personnel doivent être dégagées en vue de sa mise en œuvre. 

La compréhension de la notion de conduite au sein de l'EEM doit faire l'objet d'un débat. Qui est responsable de l'application des décisions de la Conférence annuelle au sein des églises? Qu'est-ce que cela implique lorsqu'une église locale ne participe pas à la mise en œuvre? Comment le Conseil stratégique, le Cabinet et le Comité directeur assument-ils leur tâche de conduite? Qu'attend-on des pasteurs responsables et des membres laïques à la Conférence annuelle? Comment les organes de l'église locale assument-ils leur tâche de conduite? Comment les personnes dotées d'une responsabilité de conduite - notamment au niveau de l'église locale - sont-elles considérées, formées et motivées? 

6. Pour conclure 

La présente esquisse invite à réfléchir aux stratégies et initiatives actuelles et passées. Pour ce faire, elle pose avant tout des questions, notamment aussi pour exprimer son propre désarroi. Etant donné qu'en dépit des nombreuses initiatives mises en place, nous ne sommes pas parvenus jusqu'ici à prendre à nouveau pied dans la société, plusieurs questions tout à fait fondamentales se posent à nous: 

- En quoi dois-je distinguer la stratégie qui vient d'être adoptée de celles qui l'ont précédée, de sorte que les objectifs fondamentaux et de résultats qu'elle définit débouchent sur des changements durables? 

- Quels sont les vides que nos églises doivent considérer comme des appels et que faut-il pour que l'EEM incarne d'une manière fiable la bonne nouvelle dans ces domaines-là? 

- Dans l'hypothèse où la voie que nous empruntons aujourd'hui ne nous amènerait pas vraiment voire pas du tout dans la direction souhaitée, aurions-nous le courage de transférer les communautés de l'EEM dans d'autres Eglises et d'offrir le reste de notre patrimoine à des mouvements aptes à combler à notre place les vides identifiés au sein de la société? 

Le groupe de travail ad hoc a ressenti en son sein une certaine inquiétude par rapport à la stratégie 2010. Comment pourrait-elle parvenir à contribuer de manière significative à ce que nos contemporains reconnaissent clairement dans notre façon de vivre que nous sommes des disciples de Jésus? Réussira-t-elle là où d'autres initiatives avant elle ont échoué? Si cette question nous a touchés, c'est peut-être parce que notre travail s'est basé davantage sur la situation de l'Eglise que sur la stratégie. L'examen rétrospectif, en particulier, a renforcé notre impression que la stratégie ne pourrait faire bouger les choses qu'à condition qu'un changement intervienne dans l'Eglise et dans l'esprit des gens qui la composent. Nous avons aussi eu l'impression que les manques résidaient davantage dans le fond que dans la forme ou les structures. 

Stefan MolI, Theo Schaad, Walter Wilhelm 


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Vendredi - conseil et formation


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


Une nouvelle annoncée à la CA : Georgette Hunziker se retire de la commission.


La commission FORMATION & CONSEIL propose une prestation scénique en 4 actes mettant en relief le profil de l’Eglise et le mandat de la formation continue qui lui est impartie dans le cadre de l’EEM :


«Quand ciel et terre se touchent, l’église est tournée vers Dieu et vers les autres, au-delà de ses frontières et de ses murs. Au-delà de mes limites. «Formation et Conseil» éveille, promeut vision, foi, changements, car là où ciel et terre ses touchent, l’église se meut vers Dieu et vers les autres au-delà de ses frontières.»


Commission Formation + Conseils (F+C) 

1. Informations 

1.1. Commission 

Avec l'engagement d'Andreas Benz, le poste vacant (40%) de délégué de Formation+Conseils est à nouveau pourvu depuis le i " novembre 2010. Vreni Schertenleib a réduit son temps de travail de 80% à 60% à compter de cette date. Nous sommes heureux d'avoir pu bénéficier avec Andreas Benz d'un délégué compétent et engagé et de savoir que l'équipe de F+C est à nouveau au complet. Lors de notre retraite de décembre 2010, nous avons planché, en tant que commission, sur la stratégie de l'EEM et sa mise en œuvre. 

1.2. Délégués à la formation et aux conseils 

Vreni Schertenleib, déléguée à la formation et aux conseils: l'année de conférence écoulée s'est avérée bonne. Outre les conseils à diverses églises locales et équipes dirigeantes, mes tâches en tant que déléguée ont consisté à organiser et à animer des soirées et des week-ends d'église. La formation de lecteur demeure très demandée. Dans une église, j'ai mené un projet de lecture d'un livre dans le cadre d'une cellule de maison. A peine avais-je terminé la rédaction, mandatée par le Cabinet, d'un concept d'accompagnement intitulé «Turnaround pour les conseils de circuits et les circuits se trouvant devant et dans un processus de changement», en juin 2010, qu'une église me demandait déjà de l'accompagner dans le virage qu'elle souhaitait amorcer. 

La collaboration entre les délégués et Petra Hunold, notre secrétaire, est excellente. Les demandes émanant d'églises qui sollicitent des conseils de toutes sortes ou les requêtes concernant par exemple l'organisation de retraites, de manifestations paroissiales, etc. peuvent en principe être traitées par les deux délégués, bien qu'Andreas Benz travaille en priorité avec les églises qui décident de se lancer dans un processus de changement d'envergure. 

En ce qui concerne la stratégie de l'EEM: dans le cadre de leurs interventions dans les circuits, les deux délégués de F+C, Andreas Benz et Vreni Schertenleib, abordent le plus souvent possible le thème du « Mission Statement », soit en l'intégrant, soit en y faisant référence. Nous avons également déjà reçu des demandes d'équipes travaillant dans différents circuits désireuses d'organiser des retraites et des journées de réflexion sur la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM. Aussi ai-je préparé un module intitulé «rencontre avec des personnages bibliques se trouvant dans un temps de mutation», destiné à servir d'introduction à la question «Comment pouvons-nous, en tant qu'église locale, agir vers l'extérieur de manière à transformer le monde?». 

Andreas Benz, délégué à la formation et aux conseils: lors de la pastorale de fin octobre, déjà, j'ai pu nouer de précieuses relations. Le i " novembre 2010, j'ai ensuite pris un bon départ grâce à l'équipe de Formation+Conseils, à la commission F+C et aux services centraux qui ont facilité mon entrée en fonction. Quelques jours seulement après mon arrivée, j'ai reçu des demandes aussi bien de diverses églises que de l'évêque. Je n'ai donc pas eu beaucoup de temps pour me mettre dans le bain. Depuis, j'accompagne plusieurs circuits se trouvant dans une phase de transition. D'autres veulent simplement poursuivre leur développement ou sollicitent des impulsions ou une animation à l'occasion de week-ends d'église. 


La mise en œuvre de la stratégie de l'EEM revient elle aussi régulièrement sur le tapis. 

A la requête de l'évêque Patrick Streiff, j'ai élaboré une synthèse de l'étude sur les églises de l'EEM «Cali to Action», que j'ai traduite de l'américain en allemand. Le but est de la rendre accessible à toutes les personnes intéressées. J'ai en outre lu à l'intention de l'évêque le livre «Roadmap to Renewal», dont j'ai recommandé la traduction. Cet ouvrage m'a donné de précieuses idées pour accompagner les processus de turnaround, que j'ai démarrés avec succès. Avec Marc Nussbaumer, du cours «CAS Turnaround», la collaboration et le cheminement en commun sont très enrichissants. Le groupe de travail «vie animée» m'a demandé d'apporter ma contribution à la journée des ateliers du mois d'avril, où j'ai animé le workshop «REVEAL - encourager la croissance spirituelle». 

1.3. Déléguée au travail avec les aînés 55+ 

Dans le but de montrer l'important potentiel de la génération des 55+, mais aussi d'atteindre des personnes extérieures à l'Eglise par des activités modernes, Susanne V6geli, déléguée au travail avec les aînés 55+, a fait des visites, de l'accompagnement et des conseils aux circuits sa priorité. Dans ce cadre-là, elle s'efforce d'exposer les différentes représentations de l'âge et la manière dont la marge de manœuvre concernant les membres âgés de notre Eglise a évolué. Si les aînés n'ont pas à réinventer l'Eglise, ils peuvent y ouvrir de nouveaux espaces. Sous la forme d'une sorte de bourse aux idées, la déléguée au travail avec les aînés présente en outre des projets pour les aînés mis sur pied par d'autres circuits et adaptés aux besoins actuels. Elle prend en considération les préoccupations spécifiques au circuit et essaie, en collaboration avec les responsables concernés, de trouver des solutions. L'objectif principal consiste à fortifier les aînés en mettant l'accent sur le maintien des contacts avec des personnes éloignées de l'Eglise, même si elles sont avancées en âge. Elle s'efforce également de promouvoir de manière appropriée la coopération bénévole ainsi qu'une culture de la valorisation à l'égard des personnes d'âge mûr. Lorsque cela est souhaité et pertinent, Susanne V6geli fournit également les coordonnées d'orateurs et oratrices susceptibles d'intervenir dans le cadre d'activités pour les aînés. Elle est reconnaissante pour l'accompagnement que lui apporte le groupe spécialisé « Travail avec les aînés 55+ » dans le choix de ses orientations. 

1.4. Informations du Service 

Le Service est le centre de contact où tout circuit, organe et personne peut adresser ses questions et demandes. En tant que Service, nous jouons un rôle de multiplicateur, d'une part en ce qui concerne les équipes de prestataires de services qui proposent des activités dans le cadre de Formation+Conseils et d'autre part en tant que délégués de Formation+ Conseils au sein de l'EEM CH/F. A cet égard, nous accompagnons, soutenons et conseillons les circuits dans la réalisation de leur mandat. 

En ce qui concerne les équipes de prestataires de services 

Les 18 équipes de prestataires de services réunies sous le toit de Formation+Conseils ont été priées d'étudier dans quelle mesure le «Mission Statement» de l'EEM se reflétait dans leurs activités et si elles voyaient la possibilité de mettre un accent particulier sur ce mandat. Le résultat de ce travail sera visible au stand de Formation+Conseils érigé à la Conférence annuelle. Les équipes ont en outre été encouragées à réfléchir concrètement aux objectifs stratégiques soustendant leurs activités et à se demander comment tenir compte des demandes formulées par le Conseil stratégique. 

Trois événements ont d'ores et déjà été organisés à ce sujet, sous l'égide de F+C, entre fin 2010 et début 2011: 


Théologie en discussion sur le thème: amener des femmes et des hommes à devenir disciples du Christ, afin de transformer le monde. 

«Ufgweckt» sur le thème: Être chrétien au quotidien - vrai et fort 

Journée d'ateliers du groupe «Vie animée» - une aide pratique pour la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM. 

2. Evaluation des objectifs 

2.1. Domaine d'activité Formation+Conseils 

Les objectifs fixés pour 2010 ont été atteints. La formation des lecteurs et l'organisation de diverses activités thématiques ont permis de renforcer les compétences dans les églises locales. Par ailleurs, nous avons pu répondre aux demandes de conseils et d'accompagnements formulées par les circuits, de même qu'aux requêtes relatives à des week-ends d'église ou à des retraites du conseil de circuit. A noter que les délégués de Formation+Conseils sont de plus en plus souvent sollicités pour conseiller et accompagner des circuits et des églises dans la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM et dans des processus de mutation. 

2.2. Domaine d'activité Travail avec les aînés 55+ 

La déléguée au travail avec les aînés 55+, Susanne V6geli, a évalué les questionnaires qu'elle a collationnés dans le cadre du vaste sondage effectué l'année passée. Elle en enverra volontiers les résultats aux personnes intéressées. Il est frappant de constater que de nombreux circuits signalent le besoin de bénéficier d'idées et d'impulsions en ce qui concerne les contacts avec les personnes éloignées de l'Eglise et une organisation moderne des activités proposées aux jeunes aînés. Lors des visites dans les circuits, le questionnaire sert de base de travail à la consultation et aux discussions. 

La journée des multiplicateurs (pasteures et pasteurs, responsables du travail avec les aînés et personnes intéressées), qui s'est déroulée le 11 septembre 2010 en présence du Prof. F. H6pflinger sur le thème des «Transitions», a suscité un vif intérêt. Plusieurs personnes ont saisi avec plaisir cette occasion de bénéficier d'une formation continue. 

Les journées de rencontres pour les aînés organisées à l'hôtel Artos d'Interlaken font désormais partie intégrante du travail avec les aînés effectué par l'EEM au niveau suisse. Cette année, Elsi Altorfer et Walter Gaberthüel ont abordé le thème de la «vie en abondance» en exposant, à la lumière d'épisodes de la vie de Moïse, les diverses images que l'on peut avoir de Dieu. Susanne V6geli a ensuite expliqué dans les grandes lignes en quoi consiste un travail biographique. Il s'agit là d'une forme de rétrospective de sa propre vie, que les personnes âgées, en particulier, utilisent volontiers comme une possibilité de se remémorer les événements passés, car elle donne du sens et de l'importance à la vie. 

3. Motions à la Conférence annuelle 

Aucune. 

4. Objectifs 

4.1. Domaine d'activité Formation+Conseils 

F+C renforce au travers de ses offres la capacité des églises à assumer leur mandat, notamment dans la perspective de la stratégie de l'EEM, 


F+C encourage les églises locales et les circuits dans la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM et dans l'orientation vers le profil de l'EEM, 

les délégués de F+C prodiguent leurs conseils aux équipes prestataires de services confrontées à des situations difficiles et soutiennent, conseillent et accompagnent les églises locales et les circuits dans les processus de transition (Turnaround). 

4.2. Domaine d'activité Travail avec les aînés 55+ Nouveaux objectifs 

L'objectif prioritaire est de sensibiliser chacune et chacun au changement de paradigme dans le travail avec les aînés. A l'avenir, notre société et, par conséquent, nos églises locales, compteront de plus en plus de gens d'âge mûr. En tant qu'EEM, nous voulons tenir compte de ce phénomène et essayer de les encourager plus activement à s'investir, avec leurs compétences, dans la collaboration. 

Grâce à sa formation en gérontologie, une science interdisciplinaire incluant la démographie (structure des âges), la sociologie, la gérontopsychologie, la biologie du vieillissement, la médecine (gériatrie), la psychiatrie, la théologie (spiritualité, soins palliatifs, culture de l'adieu), le travail biographique, la politique des rentes et les finances des aînés, Susanne V6geli dispose dans le domaine gérontologique d'une vision très large qu'elle peut utiliser de manière plus approfondie encore dans ses visites, son appui et ses conseils aux circuits ainsi que dans l'accompagnement proposé. 

Elle se tient à la disposition des églises pour répondre à leurs demandes et à leurs questions en matière de travail avec les aînés et aide volontiers à lancer de nouveaux projets dans ce domaine et à accompagner les processus initiés. 

Du mercredi 23 au vendredi 25 novembre 2011 auront à nouveau lieu les journées de rencontres pour les aînés à l'hôtel Artos, à Interlaken. 

Samedi 31 mars 2010: Journée des multiplicateurs (responsables du travail avec les aînées, pasteures et pasteurs, personnes intéressées) avec Ralph Kunz, Prof. de théologie pratique à la faculté de Zurich sur le thème «Spiritualité et vieillesse». L'idée de cette manifestation est de s'adresser encore davantage à des personnes extérieures à l'Eglise, à Aarau et dans les environs. 

Annexe 

Collaboration concrète 

Le Service F+C est le centre de contact auquel on peut s'adresser pour obtenir des adresses, des conseils, des séances de coaching ainsi que pour l'animation de retraites, de week-ends d'église ou de séminaires. 

Le Service réunit désormais sous son toit les équipes de prestataires de services et les activités suivantes: 

Activités proposées à des dates fixes - GT Renouveau spirituel des paroisses 

- GT Spiritualité 

- Conseils de district 

- Dynamo, Théologie de la pratique paroissiale 

- Chemin d'Emmaüs 

- SaB/Séminaire à Bethesda (avec offres spéciales) 

- Théologie en discussion (TiG) 

- nouveau: voyage de découverte en Israël 

- nouveau: pèlerinage sur le chemin de St-Jacques 

- nouveau: pèlerinage à Assise 


F+C à la carte - prestations 

pouvant être réservées pour des dates convenues individuellement - GT Vie animée 

- Bibliodrama 

- Ennéagramme 

- La foi pas à pas 

- Formation pour lecteurs et lectrices 

- 40 jours - vivre avec une vision 

- Les déléguées à la formation et aux conseils proposent 

d'organiser des manifestations sur le thème de votre choix - Etapes de la vie 

- nouveau: REVEAL - encourager la croissance spirituelle 

Martine Isenring 

Vendredi - implantation d'églises locales


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

RAPPORT IMPLANTATION EGLISES LOCALES

La formation „TURNAROUND“- en arrière-plan

Le groupe de travail pour l’implantation d'église est en pleine mutation. C’est ce qui ressort de son rappor présenté par son président Joerg Niederer à la Conférence annuelle de l'Eglise Méthodiste Unie (EEM) à Winterthur.

Jörg Niederer

Comme le surintendant Jörg Niederer l’a expliqué, l’implantation de nouvelles communautés est passée en retrait devant le «redressement» d’églises existantes. Actuellement, il ya un seul projet d'implantation d’église à Berne. Le projet  est en bonne voie, même si les choses n’avancent pas aussi vite que désiré. Le processus est un peu plus lent que prévu initialement. Matthias Fankhauser  sera affecté à  hauteur de 60 % au lieu de 100 % à ce ministère pionnier et pour les 40 % restants il recevra une affectation ailleurs. «Matthias Fankhauser a le talent de démarrer ce travail en mettant à contribution les laïcs (projet poisson). Nous verrons à quel rythme nous allons travailler, probablement plus lentement» ajoute Joerg Niederer.

La question du plein temps (100%) des pasteurs pionniers se pose. Ce n’est pas nécessairement souhaitable, à l’avenir on risque de démarrer par des postes partiels.

Le cabinet cherchera ailleurs que dans l’EEM des personnes compétentes pour l’implantation d’église, déclarait Joerg Niederer.


Ainsi, comme le travail porte actuellement sur la «formation au redressement des églises, la discussion qui a suivi a porté principalement sur les buts et les objectifs de cette formation. Actuellement, six communautés locales participent à ce programme. Dans la discussion il a été noté que les changements initiés après cette formation ne pouvaient se faire que moyennant une bonne coopération entre les pasteurs et les responsables laïques de la communauté.



RÉACTIONS DE L’ASSEMBLÉE

«C’est une affaire d’équipe plus qu’une affaire individuelle.»

«Dans beaucoup d’églises libres, il y a ce désir de redémarrer du neuf en laissant tomber l’existant».

«Sommes-nous dans une église prête à investir dans les personnes plutôt que dans des bâtiments ?»

«Concernant les bâtiments, nous aimerions avoir plus de rentabilité avec nos immeubles, mais il faut savoir qu’une bonne partie de notre immobilier alimente nos projets présents et à venir. Grâce à ces immeubles de rapport, nous parvenons à financer de nouveaux projets».

«Le travail appartient aux pasteurs mais aussi aux laïques, seulement la marge de disponibilité des laïcs est relative.

«Il faut revoir les compétences et les priorités».


Le rapport

Annexe 

Groupe de travail «Fondation d'églises locales» 

Le groupe de travail Fondation d'églises locales est directement subordonné au Cabinet. Les tâches du GT Fondation d'églises locales comprennent l'accompagnement du processus de fondation de nouvelles églises locales et la re-fondation d'églises locales existantes (Turnaround). Un poste de 40 % est disponible à cette fin, soit, à l'heure actuelle, 35 % pour le projet Turnaround et 5 % pour l'accompagnement de la nouvelle fondation à Berne. 

Par le biais de Formation+Conseils, 10-20 % supplémentaires peuvent être alloués au travail de nouvelle fondation. La collaboration entre les deux organes fonctionne plutôt bien. 

Tout ce que le GT Fondation d'églises locales fait sert finalement à la mise en œuvre ou à l'accompagnement de la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM en Suisse et en France. 

1. Fonder de nouvelles églises locales 

Fondation d'église à Berne 

La fondation d'église à Berne a pris un bon départ. Un premier groupe s'est formé, qui vit l'évangile au quotidien en commun et développe de nombreuses relations dans le voisinage. Numériquement, le groupe ne grandit pas aussi vite qu'anticipé, ce qui a pour effet que les moyens financiers issus de ses rangs n'ont pas encore atteint le niveau prévu. Pour développer plus avant l'église sous forme d'un réseau de relations fortes, il n'est pas nécessaire que Matthias Fankhauser y soit engagé à 100 %. Il est possible de fonder une église avec un engagement de 50-60 % tout en assurant la même qualité. C'est pourquoi il a été décidé que Matthias Fankhauser travaillerait à temps partiel pour la fondation d'église à Berne et serait simultanément affecté à une autre tâche pour le temps partiel restant. De cette manière, l'appui financier fourni par l'église locale d'une part et le compte des projets d'autre part peut être réglé de façon satisfaisante pour les deux parties. 

Nous souhaitons à la nouvelle église récemment fondée, et dont le développement se poursuit, de pouvoir continuer à suivre les traces de bénédiction divine que Dieu a préparées pour elle. 

Nos prières accompagnent Matthias et Esther Fankhauser et leurs enfants dans leur ministère. 

Cours actuel pour fondateurs d'églises 

Au terme de trois sessions du cours pour fondateurs d'églises, organisé conjointement avec les Conférences annuelles allemandes, il apparaît nécessaire d'en revoir le concept. Un nombre relativement élevé de personnes ont pris part aux cours précédents, alors qu'elles n'avaient en fait pas l'intention de fonder des églises locales. D'autres participants auraient eu la possibilité de fonder des églises et étaient prêts à le faire, mais n'ont finalement pas pu passer à l'acte en raison de considérations issues de l'Eglise d'ensemble. D'autres encore ont commencé, avec plus ou moins de succès, à fonder de nouvelles églises. 


A l'avenir, un cours pour fondateurs d'églises ne devrait plus s'adresser qu'à des personnes engagées concrètement dans un projet de fondation d'église. Le cours s'adresserait ainsi à des pionniers, aussi bien chez les pasteurs que chez les laïques. Le «coaching» de projets concrets de fondation d'églises pourrait devenir un nouvel élément de ce cours remanié. 

Désormais, Marc Nussbaumer ne s'occupera plus que du travail de Turnaround, tandis qu'un autre spécialiste (Matthias Fankhauser) accompagnera l'ensemble des travaux de fondation d'églises animés par des laïques et des pasteurs. 

La fondation d'églises par des laïques 

Les fondations d'églises par des collaborateurs laïques (F.I.S.CH.) peuvent bénéficier d'un appui financier et d'un coaching si elles remplissent les conditions suivantes: 

- La Bible joue un rôle essentiel 

- La personne de Jésus Christ occupe une position centrale 

- Les règles de viel le style de vie constituent un thème essentiel 

- Une communauté de foi et de vie est créée 

- Des modèles de discipulat sont développés, c'est-à-dire qu'une croissance per- 

sonnelle et spirituelle ainsi qu'une transformation des personnes est attendue et encouragée. 

Le dépliant relatif aux projets F.I.S.CH a conduit plusieurs personnes à demander des consultations à Matthias Fankhauser. Nous comptons aujourd'hui un cas concret, où une fondation d'église par un laïque se dessine. Des clarifications sont en cours avec d'autres personnes. 

Le coaching est au premier plan de ce genre de projets. Au début d'une telle fondation d'église, les besoins financiers sont en général relativement modestes et jouent un rôle mineur. 

A l'heure actuelle, ce domaine de travail F.I.S.CH. est développé et mis en œuvre par l'engagement de membres du corps pastoral au plan de l'Eglise et par des collaborateurs bénévoles. 

2. Re-fonder des églises locales 

Cours «Turnaround» pour dirigeants d'églises locales 

A l'heure actuelle, les dirigeants de neuf églises locales différentes prennent part au cours «Turnaround» organisé sous l'égide de IGW. Six circuits de l'EEM Suisse y sont engagés: Klingenberg-Kreuzlingen, Muhen, Région Schaffhouse, RheineckDiepoldsau, Rorschach-Romanshorn, Zofingue. Pendant deux ans, ces dirigeants se retrouvent tous les deux mois pour un week-end prolongé dans la Halle 3x3 à Hunzenschwil. A côté de temps forts thématiques, les rencontres comprennent aussi un groupe d'intervision, des visites de projets et des cultes. On trouvera d'autres informations sous www.cas-turnaround.ch.

Un maximum de 5 membres du conseil de chacune de ces églises peuvent égaIement participer à ces week-ends. Ils ne paient que pour les repas et les déplacements. 

Dans l'intervalle des modules de fins de semaines, tous les participants ont droit à un coaching personnel, au cours duquel les mesures décidées comme prochains pas dans leurs églises respectives sont appuyées. 

Le prochain cours « Turnaround » débutera en novembre 2012. 


Réflexions par rapport à la stratégie de 

l'EEM 

La fondation de nouvelles églises a nettement passé à l'arrière-plan des occupations du groupe de travail, ce au profit du programme Turnaround. Le concept "F.I.S.CH", relatif à de nouvelles fondations par des laïques, n'est pour sa part mis en œuvre que très lentement, puisqu'il ne peut être développé et mis en route que par l'engagement de membres du corps pastoral au plan de l'Eglise et par des collaborateurs bénévoles. 

Après trois sessions, le cours «Fondation d'églises» établi en collaboration avec l'EEM allemande doit être ré-orienté. 

Réflexions pour la suite du programme: du fait qu'un grand nombre d'églises locales de l'EEM Suisse-France se trouvent confrontées à une re-fondation, il s'agit de développer l'offre d'accompagnement et de collaboration. Cela peut se faire partiellement dans le cadre de Formation +Conseils, mais en réalité des forces supplémentaires de l'ordre de 20-40 % seraient nécessaires. 

Le domaine de la fondation de nouvelles églises connaît une modification, en ce sens qu'il n'y a plus lieu de partir d'une affectation initiale à 100 %, mais plutôt d'une affectation à temps partiel. 

La fondation de nouvelles églises par des laïques acquiert une très grande importance. 

Un poste à temps partiel (20-40 %) serait également souhaitable pour la fondation de nouvelles églises locales. Un financement hors système des contributions serait possible par le biais du compte des projets. Jusqu'ici, cette proposition du groupe de travail n'a pas suscité d'écho positif de la part des instances compétentes. 

Mesures: 

Renforcement de l'activité de conseils de Turnaround par le cours Turnaround et des consultations individuelles par Formation+Conseils et Marc Nussbaumer. 

Organisation d'autres cours Turnaround avec IGW et Marc Nussbaumer. 

Amélioration du processus d'accompagnement lors de la fondation de nouvelles églises locales (simplification de la prise de décisions). 

Efforts en vue de l'obtention de plus de moyens financiers et de temps partiels 

Mise sur pied de la formation des laïques en lien avec la fondation d'églises, avec ou sans moyens financiers supplémentaires. 

Clarification des conditions cadres régissant la possibilité d'un appui financier au projet lors d'une fondation d'église par des laïques. 

Sensibilisation des circuits à la fondation d'églises locales par eux-mêmes (fondation d'églises filles). 

4. Remarques finales 

La demande d'accompagnement Turnaround est certes réjouissante, mais l'activité du GT Fondation d'églises locales et de ses collaborateurs professionnels et bénévoles s'est modifiée d'une façon qui nous inquiète. 

En tant qu'EEM et que GT Fondation d'églises, nous investissons nettement moins dans la fondation de nouvelles églises parce que toutes les forces sont requises par l'accompagnement Turnaround. Nous sommes revenus au point où nous déterminons nos priorités en fonction des besoins missionnaires des églises existantes plutôt qu'en fonction d'une vue d'ensemble du champ de 


mission Suisse. Et pourtant la règle devrait être: Turnaround, mais pas au détriment de la fondation de nouvelles églises. 

La réévaluation du rapport entre l'activité Turnaround et la fondation de nouvelles églises locales sera à l'ordre du jour d'une des prochaines séances du GT Fondation d'églises locales. La formation et l'accompagnement lors de la fondation de nouvelles églises locales doit rester une priorité. L'engagement de Matthias Fankhauser au plan de l'Eglise et son activité bénévole dans le domaine de la «Fondation de nouvelles églises» ont permis d'effectuer des premiers pas. Des améliorations des procédures de travail du GT Fondation d'églises devraient conduire à d'autres ajustements. Plus de collaboration bénévole et rétribuée serait souhaitable. 

La demande d'accompagnement des circuits dans le cadre du programme Turnaround excède l'offre disponible. Marc Nussbaumer, aussi bien qu'Andreas Benz, ont atteint les limites de leurs possibilités. Actuellement, nous ne pouvons répondre qu'à une partie de la demande par du travail bénévole et par l'engagement de membres du corps pastoral au plan de l'Eglise. 

11. 

Jörg Niederer /  Marc Nussbaumer 


Vendredi - comité directeur


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Comité directeur










Marc Berger, président de l’UEEMF








«Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. A notre Dieu et père soit la gloire aux siècles des siècles. Amen» 

Chers frères et sœurs, 

Ces versets de l'épître aux Philippiens m'ont particulièrement interpellé au début de l'année 2010 et m'accompagne depuis, à titre personnel, mais aussi dans mon activité de Président. 

Je crois que cette bonté de Dieu qui pourvoit se manifeste aussi dans notre Union, là où des femmes et des hommes s'engagent pour lui, il pourvoit. 

Nous avons pu le constater avec le Comité Directeur tout au long de l'année et dans des domaines bien différents. 

Nous sommes reconnaissants au Seigneur d'avoir permis l'arrivée des Pasteurs Jean Marc Bittner et Joël Déjardin qui ont rejoint notre Église au courant de l'été. Leur affectation à Metz et Munster à permis à ces deux Églises d'avoir à nouveau un pasteur. L'arrivée de Daniel Nussbaumer à Mulhouse et l'organisation de nouveaux circuits ont permis de pallier au manque de pasteur que nous déplorions. Mais tout n'est pas résolu, et certaines Eglises souffrent: la desserte de Mont-deMarsan nécessite un engagement important des pasteurs d'Agen et de Fleurance et des amis et membres de Mont de Marsan ainsi que d'Agen et de Fleurance! 

Au printemps nous avons eu la joie d'accueillir l'Eglise Méthodiste Unie de Paris Colombes qui a rejoint notre Union concrétisant sont transfert de la Conférence Annuelle de Côte d'Ivoire à notre Conférence Annuelle Suisse-France. 

L'arrivée de Daniel Morata qui effectue une année de stage à Colmar et Muntzenheim avant de s'engager dans les études nous réjouit et répond aux prières de beaucoup pour que Dieu nous donne des Pasteurs. 

Mais il n'y a pas que les pasteurs, et d'autres s'engagent, beaucoup d'autres. Je ne relèverai pas le défi de les citer tous. Permettez-moi de noter quelques domaines d'actions et d'engagements: 

- le Carrefour de Femmes: Elisabeth Lehmann a souhaité être relevée de la Présidence de cette activité. C'est Evelyne Marques (de Colmar) qui la remplace pour une petite étape de transition, m'a t'elle dit, seconder par Brigitte Hetsch comme Vice-présidente, Florence Déjardin comme Secrétaire et Annie Husser dans la fonction de Trésorière. 

- l'Ecole du Dimanche: sous l'impulsion de Muriel Brinkert et Florianne Van der Voort, un week-end a rassemblé des enfants des Ecoles du Dimanche des Eglises d'Alsace ici à Landersen. Les domaines des enfants et des jeunes sont un vaste champs de mission et le Comité Directeur a le souci de soutenir et développer le travail dans ces domaines. Notre surintendant Etienne Rudolph a accepté de rencontrer les responsables des groupes pour essayer de mettre en commun nos forces et nos expériences. 

- l'aumonerie de Béthesda où nos pasteurs mais aussi des bénévoles œuvrent 


«naturellement» sans que cette action soit formalisée. Les interrogations de plusieurs sur notre place au sein des établissements gérés par Bethesda ont rencontré les attentes du Conseil d'Administration de cette association qui a souhaiter la mise en place d'un «coordonnateur» pour le travail d'aumônerie dans ses structures. Un grand merci à Bernard Lehmann qui a accepté cette charge! 

- le Comité Directeur est aussi un lieu d'engagement au service de l'Église et de son Maître. Permettez-moi de relever l'assiduité d'un grand nombre à nos rencontres dont le rythme s'est un peu rapproché. Vous le voyez au rythme des «Lettres du Comité Directeur» que vous recevez après chacune de nos rencontres. Cette lettre est un outil de communication qui ne fonctionne que dans un sens et je vous invite à ne pas hésiter à faire part aux membres du Comité Directeur de vos besoins, projets, idées, remarques. Le Comité Directeur ne veux pas être un machin lointain qui réclame des chiffres (quand ce n'est pas de l'argent), envoie des «il n'y a qu'à» «il faut qu'on», mais une structure d'échange et de lien pour que nous puissions tous ensemble «amener des hommes et des femmes à suivre Christ». Les rencontres du Comité Directeur sont souvent intenses et longues mais nous aimerions prendre du temps pour pouvoir inviter les personnes concernées selon les sujets traités. C'est la démarche que nous avons menée avec Regain et l'Église de Saint Jean de Valériscle au sujet de nos bâtiments là-bas. Nous continuerons probablement pour d'autres questions. 

Après de longues années d'engagement au sein du Comité Directeur et en raison de son activité professionnelle qui l'empêchait ces derniers temps de participer aux rencontres du Comité Directeur, Marie-Louise ACKER a démissionné. Conformément aux statuts, le Comité Directeur a procédé à son remplacement provisoire par Solange Tisserand (Metz). Ce remplacement à été validé par l'Assemblée Générale des 2 et 3 avril 2011 à Landersen. 

Encore un grand merci à Marie-Louise. Edith Buschenrieder a été désignée par le Comité Directeur pour participer au Conseil Stratégique en remplacement de Marie-Louise. 

Vous vous doutez que le débat autours de la demande d'adhésion à la Fédération Protestante de France a beaucoup occupé le Comité Directeur depuis la fin de l'été. Nous aurons notre vote tout à l'heure sur cette questions mais j'aimerais dès maintenant remercier le groupe de travail qui a préparé les documents qui vous ont été transmis pour alimenter la réflexion dans les Eglises locales. Un grand merci à Jean-Ruben Otge, Etienne Rudolph et Jean-Philippe Waechter pour le temps et l'énergie qu'ils ont mis dans ces préparations. 

Pour ne pas y ajouter un autre dossier, nous n'avons pas travaillé durant cette année sur la question de la Conférence Annuelle francophone. Nous reprendrons ce sujet dans les mois à venir avec les personnes désignées l'année dernière pour cela. 

Dieu pourvoit ... 

Aussi du côté des finances! Cela ne nous dispense pas de nous asseoir et compter. 

Nous verrons le détail tout à l'heure mais il est tout de même à noter que l'année 2010 se termine mieux que prévu. 


L'attention portée aux finances nous amène toujours à nouveau à la question du nombre de postes pastoraux que nous pouvons financer. Comment assurer la nécessaire solidarité entre Eglises et ne pas nous décourager? 

C'est précisément en réponse au soutien financier qu'il avait reçu que Paul écrivit ce «et mon Dieu pourvoir à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ.» . 

J'aime relever le futur employé ici «Dieu pourvoira» ... 

L'Association «Centre de Vacances Landersen» a aussi vécu les bontés de Dieu. Elle a pu début 2010 procéder au remboursement anticipé du prêt de 500 000 FRANCS pour lequel l'Assemblée Générale de notre Union en 2001 avait accordé une garantie hypothécaire sur le jardin du presbytère à Jebsheim. Le prêt remboursé, cette hypothèque devient sans objet et les craintes que d'aucun pouvait nourrir quant à cette parcelle disparaissent. 

Il y a quelques jours, j'ai également reçu un chèque en remboursement du solde des annuités d'un ancien prêt en Ecu pour lequel l'Union avait avancé les remboursements durant les années difficiles que le Centre à connu. 

Le Président de l'Association, Joël Bauer, pourra probablement vous en parler longuement mais ces bonnes nouvelles financières ne signifient pas que tout va bien. Les difficultés ne sont jamais bien loin. 

Comme nous l'avions décidé ici, il y a maintenant deux ans, nos pasteurs ont changé de régime de protection sociale, passant le i " juillet 2010 à la CAVIMAC pour la couverture maladie, vieillesse, invalidité obligatoire complétée par des couvertures auprès de la compagnie AG2R La Mondiale. Cette modification ayant pour but d'améliorer la couverture sociale des pasteurs à coûts constants pour l'Union, la différence de cotisations entre l'ancien et le nouveau régime obligatoire a été réaffectée aux cotisations complémentaires. 

Il reste encore quelques questions que je m'efforce de résoudre. La multiplicité des interlocuteurs, la complexité de certaines organisations, des difficultés à joindre le bon interlocuteur, le manque de temps ralentissent quelques fois la résolution des problèmes. J'espère quand même que la situation sera rapidement normale, tout le monde ayant les bonnes informations. 

Nous voulons nous confier aussi en Dieu pour ce qui est de l'Eglise et du bâtiment à Saint-Jean-de-Valériscle. Comme vous l'avez lu dans la courte présentation qui était jointe à l'ordre de jour de notre Assemblée, après diverses rencontres avec le Conseil de l'Eglise de Saint-Jean et Pascal Maurin pour l'Association Regain, le Comité Directeur vous demande de l'autoriser à vendre les bâtiments que nous avons achetés là-bas en 2006. Nous aurons l'occasion de plus d'échanges lorsque nous traiterons ce point tout à l'heure mais nous croyons que dans cette vallée Dieu pourvoira aux besoins de ceux qui s'engagent pour lui. 

Dieu pourvoira aussi au travers de ceux qui suivent les formations de prédicateur laïque que Joseline assure et pourront renforcer nos Eglises dans leur engagement. Les différentes rencontres de l'Ascension seront l'occasion de présenter cette formation ainsi que les possibilités de formation plus complètes proposées par la Faculté de Théologie de Vaux sur Seine. 

Christian Waldmeyer, dans sa méditation avant l'élection du nouveau bureau du Comité Directeur, faisant un parallèle entre cette élection et la transition entre Moïse et Josué, traçant le parallèle entre le peuple d'Israël et notre Union, il disait : «Josué et le peuple étaient devant des terres à conquérir, notre Union aussi est devant des terres à conquérir». Je vois dans cette comparaison un encouragement à rester missionnaire! 

Comment vivre et partager la Bonne Nouvelle du salut en Christ au 21ème siècle? 


Comment amener aujourd'hui des hommes et des femmes à Christ? 

Là aussi, j'ai la conviction que si nous nous engageons, Dieu pourvoira. 

Tout cela pour qu' «A notre Dieu et père soit la gloire aux siècles des siècles» 

Marc Berger 


Accepté à l’unanimité

Vendredi - Diaconat Bethesda de Strasbourg


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


2010, une année de transition 

Après une année 2009 qui nous a vu fêter le jubilé des 120 ans de l'institution, l'année 2010 a commencé par la fin d'un projet qui a été porté avec un autre établissement de Strasbourg, il s'agit du projet Agora. Il s'agissait d'unir les destins de plusieurs associations d'inspiration protestante œuvrant pour la personne âgée. Trop en avance sur les évolutions attendues des politiques sanitaires et sociales, peut-être trop ambitieux, en tout les cas l'idée a été reprise par d'autres avec une approche moins contraignante et plus politique. Nous nous sommes retrouvés, floués, un peu trahis, dans une alliance dont nous sommes rapidement sortis grâce au courage du président Weyer. 

2010 c'est aussi un contexte politique très prégnant, avec la poursuite de la réforme de l'état, après la crise financière et sociale, la crise des finances publiques! Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, le gouvernement a décidé dès 2007 et 2008 un ensemble de mesures touchant aux politiques menées par l'État et à son organisation et fonctionnement, pour une mise en œuvre s'étalant sur 2009 à 2012. De nouvelles mesures ont donc été décidées en juin 2010 dans un contexte de maîtrise accrue de la dépense publique. Ainsi créées par la loi HPST du 21 juillet 2009, les Agences Régionales de Santé(ARS) sont devenues une réalité depuis le 1er avril 2010, avec la parution d'un certain nombre de décrets d'application. 

Cette réorganisation de nos instances de tutelle impactent fortement nos choix, notre stratégie, et notre devenir. L'étau s'est clairement resserré autour de nos budgets, et l'évolution du prix de journée un sujet hautement politique. Comment allons-nous pouvoir investir dans l'avenir? 

Juin: Changement de Président: 

Lors de l'assemblée Générale de juin, Michel Weyer achève son mandat de Président après 6 années riches en évènements, et c'est Denis Bouchet, 61 ans, qui lui succède. Présent au Conseil d'Administration depuis 1998, Denis Bouchet connait bien notre œuvre. Il entend poursuivre la mission entamée par ses prédécesseurs, avec la même vision d'un service de qualité auprès de la personne âgée, dans le respect des valeurs fondatrices de l'association. 

Parmi les orientations pour les deux premières années de son mandat, figure en bonne place la nécessité de veiller au maintien par le Diaconat Bethesda d'un lien fort avec l'Église Évangélique Méthodiste 

Octobre: Service d'aide à domicile 

Proche de notre association depuis ses débuts, Bethesda Service, association strasbourgeoise d'aide à domicile est forte de 10 salariés ou mandataires. Elle sert 130 personnes dans la région de Strasbourg. 

A la demande de son Conseil d'Administration, nous nous sommes rapprochés en 2010 et c'est maintenant le diaconat Bethesda qui assurera l'administration de cette association, les représentants du CA du Diaconat Bethesda y sont désormais majoritaires dans leur propre Conseil, prenant ainsi en considération les liens étroits de coopération et de collaboration existant entre les deux associations. 


Disparition de Samuel LAUBER en cet automne 2010 : 

C'est brusquement le départ d'une personnalité forte qui a marqué le destin du Diaconat Bethesda pendant plusieurs décennies. 

Samuel Lauber depuis son départ de la présidence en 1998, restait comme un veilleur attentif, présent dans toutes les mémoires, à l'origine de notre réputation et de notre renommée pour beaucoup d'acteurs de la vie publique alsacienne! 

Comme des fils conducteurs en 2010 : les projets immobiliers proposés ou contraints! 

Proposés ? nous avions vendu les locaux de l'ancienne clinique Bethesda de Strasbourg il ya déjà 3 ans. Depuis 2009 et toute l'année 2010 nous nous étions vus proposés de nous y réinstaller en tant que locataires, pour y exploiter une EHPAD* élargie, et même un pôle gérontologique. Le projet a été abandonné en novembre 2010, le prix de journée imposé par les autorités ne pouvant être respecté! 

Contraints? La ville de Munster nous avait annoncé sa décision de mettre en vente les locaux qu'elle nous louait depuis 21 années à munster pour y loger l'EHPAD (Établissement d'hébergement de personnes âgées dépendantes)Caroline. Si nous voulions rester sur place il nous fallait nous mettre sur les rangs, ce qui fut fait. Les tractations avec la ville, le département et les autorités tarifaires sont en passe d'aboutir en ce début 2011, avec une augmentation d'environ 3 du prix de journée, pour le bien de tous. Nous en reparlerons lors du bilan 2011 ! 

Conclusion: 

Voilà donc une année 2010 quelque peu en rupture de par le contexte général avec les années antérieures. Nous restons confiants dans l'avenir, attentifs à la stratégie dans laquelle notre Dieu nous conduira. 

Denis Bouchet

Vendredi - rapport du conseil stratégique


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Conseil stratégique 

La plupart des communautés locales ont pris à cœur la réflexion du Conseil stratégique et l’ont même reprise à leur compte, déclarait Jörg Niederer devant la Conférence annuelle vendredi matin. Il est réjouissant de voir le nombre de communautés locales reprenant la thématique du Conseil stratégique, certaines d'entre elles sont sur la bonne voie. Mais ce n’est qu’un début, assure-t-il.


Le vrai travail nous attend. Dans le retour des églises, il est apparu que le projet du Conseil stratégique a déclenché dans certaines communautés locales des craintes: la crainte d’efforts démesurés, la peur de devoir subir des pressions extérieures. Plusieurs circuits ont exprimé leur crainte d’être débordés par cet appel à sortir de ses habitudes et de son cocon communautaire. Il est vrai sur le plan théologique que dans une communauté locale, on doit pouvoir reprendre du souffle et à reprendre pied, pouvoir se ressourcer dans l’église locale. Mais si l’église est ce lieu où l’on peut être porté par les autres, , elle est en même temps le lieu d’où l’on part à la rencontre des autres.

Dans d’autres communautés, on discute de pourcentage d’engagement des pasteurs.

Joerg Niederer fait remarquer que la direction de l’Eglise n’a reçu que peu de souhaits concernant l’aide que pourraient apporter les organes de l’Eglise. Peut-être bien que les gens n’ont pas conscience de leurs besoins, peut-être bien aussi que le Conseil stratégique devrait davantage intervenir sur le plan local.

De fait, on est aujourd’hui entré dans un processus de dialogue pour permettre aux églises de prendre un virage et prendre un nouveau visage.

Il est temps dans chaque église locale de se pencher sur les tâches à accomplir.


Sur la base de ce rapport, la parole est donnée à l’assemblée, aux représentants de deux circuits cités en exemple pour avoir essayé d’appliquer les principes du Conseil stratégique dans leurs communautés respective.


Pasteur Markus Kleiner de Schwarzenburg ...

et pasteure  Andrea Brunner de Zürich-Est


Peter

«Tout a commencé en 2007. Une idée perce un jour quand il faisait du jogging : «c’était comme si Jésus nous disait : j’aimerais m’offrir 100 personnes». «Pourquoi avancerais-je ce chiffre à mes gens ? Alors, Seigneur, confirme-moi ce chiffre». 5 jours plus tard, nous avons reçu 130 FS ; à partir de là, il fallait que je fasse quelque chose avec ce chiffre. Depuis, nous sommes convaincus en tant que communauté de Scharzenburg d’avoir reçu cette direction de la part de Dieu. 2 ans ½ après, nous avons dit à nos membres de réfléchir à cet appel de Dieu. Tout le monde était convaincu du sérieux de cette vision. Depuis nous sommes en chemin. Nous voulions commencer très simplement par la prière : chaque personne prie pour une personne encore éloignée de Jésus, le principe du1X. Nous partageons notre vécu, ce que Dieu fait au niveau de ces personnes tout en continuant à pratiquer Alpha Live.

A ce jour, nos locaux sont déjà trop petits, aussi établissons-nous un groupe de travail pour réfléchir à la suite.

Pour conclure, ce qui m’a frappé, ce qui est vraiment déterminant, ce ne sont pas les offres, ce qui est déterminant, c’est la manière dont nous pensons : la promesse de Dieu, la vision de Dieu joue un rôle essentiel.

Quand nous avons cette conviction de la  part de Dieu, alors cela va marcher. A partir de là, on agit différemment. Il faut tout simplement aimer les gens. Comme Jésus a su aimer les autres jusque dans leur misère. Depuis je me dis qu’il me faut refaire du jogging.»


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Andrea Brunner

«Je viens d’un circuit où les membres des communautés sont confrontés au niveau personnel et communautaire au renoncement et au lâcher prise : nous avons dû prendre congé de personnes, renoncer à la santé et à des activités, et renoncer, c’est accepter de mener le deuil et poursuivre notre engagement de foi tout en gardant l’espoir.


C’est un processus, et dans ce cadre-là, nous nous sommes assigné des tâches, nous nous sommes penchés sur les objectifs fixés par le Conseil de stratégie.


On se demande quelles sont les tâches que le circuit doit accomplir : «renforcer notre relation au Christ et ainsi rendre dynamique le témoignage rendu au Christ». Tous doivent s’y employer quel que soit la responsabilité.

Renforcer la relation au Christ et devenir témoins vivants : une tâche qui se fait dans les petites choses et non pas seulement dans des grands événements.
Une femme vivant dans un foyer de personnes âgées me déclarait : «la mission prioritaire de notre église est peut-être d’être proche de ceux qui sont très loin (paroisse de Bulgarie partenaire), et tout près (voisin de chambre)».

Voilà des questions qui me poursuivent : qu’est-ce qui me fait battre le cœur ? Quelle est ma passion ? La stratégie peut-elle m’amener à réfléchir à ma relation au Christ ? Nous avons de moins en moins de ressources, nous constatons des manques ; suis-je prêt à m’engager ? Est-ce que j’accepte les consignes du conseil stratégique ?

Voici notre espérance, que nous nous laissions encourager dans le silence par le Christ : parlons ouvertement avec Lui de la manière dont nous voulons avancer avec lui !  Réjouissons-nous de la possibilité pour certaines paroisses d’être renforcées par un partenariat avec une autre paroisse.
Ces questions sont de nouveaux défis à relever.


Autres réactions au rapport 


Les réactions et les attentes sont variables d’une paroisse à l’autre. Alors que Zurich-est a pour objectif de renforcer la communion avec le Christ, Schwarzburg a pour but de «faire totalement confiance en Dieu».


Le processus initié par le Conseil de stratégie, qui s’étale sur huit ans, sera suivi, soutenu et encouragé dans les paroisses locales par le Conseil stratégique. Les communautés locales élaboreront une feuille de route pour la suite, déclarait Joerg Niederer.

Il devrait y avoir notamment un soutien ciblé à de la formation et l’examen des structures en place pour vérifier leur adéquation.

L’«Esquisse pour l'objectif de résultat » réalisé par un groupe de travail est une bonne base de discussion. Le document émet le constat critique l’appel du Conseil stratégique ne diffère en rien aux appels et aux initiatives précédentes. À quoi devrait ressembler la stratégie  mise présentement en place des précédentes pour pouvoir apporter des changements durables? Le groupe de travail créé ad hoc pour cette Conférence répond à cette question. 



LE RAPPORT

Les directives relatives au Conseil stratégique définissent ce qui suit: 

Compétences: 

- Le Conseil stratégique agit sur mandat de la Conférence annuelle. Il peut charger les organes de la Conférence annuelle de la mise en œuvre de la stratégie adoptée par la Conférence annuelle. Les organes doivent baser leurs objectifs et leur travail sur la stratégie adoptée par la Conférence annuelle; 

- le Conseil stratégique peut demander aux organes de corriger l'orientation stratégique de leur travail. Les corrections requises doivent être respectées et mises en œuvre par les organes. 

Responsabilités: 

Le Conseil stratégique est chargé de l'élaboration, de la mise en œuvre et du contrôle de l'orientation stratégique de la Conférence annuelle CH/F. 

Composition: 

Des changements dans la composition du Conseil stratégique interviennent régulièrement en raison des départs et arrivées au sein du Cabinet, de l'exécutif du Comité directeur suisse et de la représentation du Comité directeur français. 

1. De la mise en Œuvre de la stratégie 

Durant l'automne qui a suivi l'approbation de la stratégie par la Conférence annuelle 2010, le Conseil stratégique a décrit dans une lettre adressée aux membres de la Conférence annuelle, à l'intention des circuits, et aux présidents compétents, à l'intention de leurs organes, les tâches à accomplir dans la perspective de la mise en œuvre de la stratégie. L'objectif de résultat a) contenait la consigne suivante: «Tous les circuits et organes de la Conférence annuelle auront défini, dans un délai d'un an, des mesures concrètes destinées à les aider à atteindre l'objectif-cadre dans leur propre domaine d'activité.» Dans sa lettre, le Conseil 

stratégique expliquait qu'il s'agissait dans un premier temps d'identifier la manière de mettre en œuvre l'objectif-cadre à court et à moyen terme. Il a ainsi chargé les circuits et les organes d'élaborer au moins une «feuille de route» exposant les étapes et processus concrets prévus pour la mise en œuvre. Au moment de la rédaction du présent rapport, le Conseil stratégique vient de recevoir les premières réactions des circuits et organes. Une synthèse des réactions collationnées sera présentée dans le cadre d'un rapport complémentaire à la Conférence annuelle qui inclura également les besoins de conseils et de formation (objectifs de résultat b) et c) exprimés par les circuits. 

En ce qui concerne l'objectif de résultat f),un groupe de travail a préparé une «esquisse» de plusieurs pages qui a préalablement été présentée et discutée au sein de la Commission pour les questions théologiques et ecclésiastiques. Vous trouverez ce document en annexe au rapport. Lors de la session de la Conférence annuelle, vous aurez la possibilité de prendre brièvement la parole pour indiquer quelles affirmations, parmi toutes celles figurant dans cette esquisse, vous paraissent utiles pour la suite de la mise en œuvre de la stratégie. Nous remercions le groupe de travail pour cette esquisse sincère et stimulante. 

Nous remercions aussi «Théologie en discussion» d'avoir organisé, durant le semestre d'hiver, trois événements consacrés à l'examen de la stratégie. 

Dès que le traitement du contenu de la stratégie et des premières étapes de sa mise en œuvre dans les circuits et les organes conduira ces derniers à se concentrer sur le mandat et l'affinement du profil, il conviendra d'aborder l'objectif de résultat e) (structures de l'Eglise) au niveau de la Conférence annuelle. Nous renvoyons par ailleurs aux rapports du Comité directeur suisse et du Comité Directeur français concernant les développements suivis et les décisions rendues dans leur domaine de compétences respectif. 

2. Motion concernant la marge de manœuvre accordée en matière de pourcentages de postes 

Le Conseil stratégique a débattu de ce sujet, mais, en raison de l'absence pour maladie de certains de ses membres, il n'est pas parvenu à élaborer dans le délai espéré un projet suffisamment mûr pour être présenté à la Conférence annuelle. Le Conseil stratégique a actuellement une bonne vue d'ensemble de la manière dont l'extension et le financement des postes des services centraux ont évolué au fil des dix dernières années et de quels organes disposent de quelles compétences. Dans une prochaine étape, il étudiera plusieurs modèles d'attribution des différentes compétences aux divers organes (Conférence annuelle - Conseil stratégique, organes individuels) pour l'avenir. Il reviendra sur ce sujet à la Conférence annuelle. 

3. Poursuite du travail sur le profil de l'EEM 

En 2007, la Conférence annuelle a décidé, au moment de l'adoption du profil de l'EEM, que deux points tirés du profil seraient choisis pour servir de thèmes prioritaires durant les trois à cinq années suivantes. A l'époque, les deux premiers points déterminés ont été: 

- Animés par la bonté de Dieu, nous transmettons son amour en paroles et en actes. 

- Animés par la passion de Dieu, nous nous engageons pour le bien de toutes et de tous dans la société. 

Le Conseil stratégique a eu un échange de vues sur les expériences réalisées en lien avec le profil de l'EEM. Ce faisant, il a constaté que certains circuits et organes étaient occupés à mettre en œuvre la stratégie. Il serait donc superflu de leur donner de nouveaux thèmes prioritaires. De plus, les points du profil suivis jusque-là correspondent parfaitement au thème de la stratégie. Sans compter que plusieurs circuits se sont attelés à l'ensemble du profil de l'EEM, ce qui peut s'avérer utile et judicieux. Conscient de ce phénomène, le Service Formation et Conseils a publié plusieurs articles dans le magazine «Kirche und Welt» au sujet de l'ensemble du profil de l'EEM. Le Conseil stratégique a donc décidé d'en rester aux deux thèmes prioritaires définis initialement. 

4. Thèmes et sujets prioritaires des prochaines 

conférences annuelles 

Le thème et le sujet prioritaire de la Conférence annuelle seront désormais déterminés par le Conseil stratégique, ce qui modifie les domaines de compétences et la collaboration entre le Conseil stratégique, le comité d'organisation local et le bureau de la Conférence annuelle. L'état d'avancement des travaux de planification pour les prochaines conférences annuelles se présente actuellement comme suit: 

2012: 

Lieu: les séances auront à nouveau lieu à Münsingen; au moment de la rédaction du présent rapport, le circuit chargé d'accueillir la conférence le dimanche n'a pas encore été défini. 

Thème prioritaire: au vu de la célébration des 10 ans de Connexio, le thème prioritaire portera sur la manière dont les méthodistes accomplissent ensemble, par le biais du réseau, de bonnes choses dans la mission et la diaconie. Connexio invitera des membres de nos Eglises partenaires afin de permettre des rencontres et des échanges et de faire découvrir les changements que le service de notre Eglise apporte aux quatre coins du monde. 

2013: 

Lieu: organisation locale des séances et du dimanche (cathédrale de Berne) par l'EEM de Berne. 

Thème prioritaire: encore ouvert. 

Le Conseil stratégique a approuvé une réorganisation des quatre délégations auprès des autres conférences annuelles. Désormais, il y aura un échange par année entre une personne de notre CA et une personne de l'une des trois conférences annuelles d'Allemagne (selon un tournus de trois ans entre les trois conférences allemandes), et un échange par année entre trois personnes de notre CA et trois personnes des six autres conférences annuelles de la Conférence centrale de l'Europe du Centre et du Sud, ce qui donne un tournus de deux ans pour chacune des conférences concernées. Pour ce qui est de la conférence annuelle provisoire d'Autriche, une personne de l'EEM Bregenz pourra assister en qualité d'hôte à la session prévue durant l'année intermédiaire. Cette réorganisation des délégations renforcera le contact au sein de la Conférence centrale, alors même que les restrictions de voyage en vigueur par le passé ont disparu depuis de nombreuses années déjà. L'ensemble des surintendants de la Conférence centrale salue ce changement. 

5. Perspectives 

La tâche prioritaire du Conseil stratégique est dictée par la mise en œuvre et le suivi de la stratégie. 

Outre la motion susmentionnée concernant la marge de manœuvre accordée en termes de pourcentages de postes, l'objectif restant parmi ceux définis l'année passée est le suivant: 

«Le Conseil stratégique veillera également à remodeler les sessions de la Conférence annuelle afin de mettre davantage l'accent sur les thèmes prioritaires, de faire en sorte que le traitement des rapports prenne moins de temps et de prévoir de plus grandes plages pour «conférer» sur des questions de fond.»  Evêque Patrick Streiff, président 


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Vendredi - réactions à l'esquisse du Conseil stratégique


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Théo Schad explique le propos du groupe de travail : donner un aperçu de la vie de l’EEM et expliquer dans le même temps la diminution de ses membres au cours de ces dernières décennies.

Ils se sont posé beaucoup de questions : quelles sont les questions théologiques que nous transmettons aux gens ? Comment faire que les lignes du conseil stratégique aient plus d’efficacité que les précédentes délibérations ?

A la CA de décider ce qu’elle veut entreprendre à partir de leurs conclusions.


«Comment éviter que les bonnes résolutions ne s’évanouissent à l’avenir ? Il faut partir des personnes que nous avons le devoir de servir. Nous disons que nous sommes ouverts aux gens qui sont à l’extérieur, mais en fait nous ne le sommes pas. Il nous faut être ouverts, il faut nous radicaliser», clame Théo Schad.


Pour sortir du marasme, ajoute-t-il, «il importe de créer des champs d’apprentissage, de créer des espaces de liberté où nous pouvons apprendre ensemble à faire du neuf, à trouver du neuf, à penser à autre chose que nous avons toujours fait par le passé.

En tant qu’église, nous n’avons peut-être pas compris que la situation est grave, pas seulement pour l’Eglise, mais aussi pour l’Evangile».

Toutes nos études montrent que le christianisme institutionnalisé ne correspond plus du tout à la réflexion des gens d’aujourd’hui. «Notre volonté de construire des églises est contradictoire avec la réalité du terrain : les gens n’ont rien à cirer si c’est catholique, traditionnel, libéral protestant ou évangélique : nous devons nous intégrer dans le monde réel des gens. Il y a un tas de choses que nous avons fait jusqu’ici ; aujourd’hui il est temps d’apprendre à nous investir dans les personnes».

SI quelqu’un vient avec un projet original, il faudrait pouvoir le soutenir, car l’important est de s’investir dans des gens …. Théo Schaad met en garde contre une certaine bureaucratisme qui tue l’esprit d’initiative, ses propos sont décapants : «Les règlements ne nous permettent pas de nous intéresser aux gens, aux besoins des gens : il faut que l’Evangile puisse les toucher et l’objectif n’est certainement pas que les gens viennent dans nos églises».


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Autres propos recueillis dans la discussion qui a suivi


«Nous bricolons nos règlements, nos structures, comme les pécheurs étaient à réparer les filets. Comme Jésus a appelé les pêcheurs à partir au large à un autre moment que prévu, il nous appelle à sortir à notre tour et à prendre le large ; la réussite est à ce prix. Comme pour Pierre, Jésus va nous demander des choses très différentes que ce que nous avons fait jusqu’ici. Nous ne perdons rien du tout si nous lâchons prise et si nous allons avec le Christ là il veut nous emmener. Laissons nous embarquer dans l’aventure de la foi comme aux premiers jours de la Pentecôte.»



Gardons le profil. Il n’est pas en cause.

«Le profil n’est pas toujours bien accepté, il n’est pas non plus très bien compris, comment faire pour que nos discussions aient des suites auprès de nos membres de base, car on perd quelque chose … J’ai été passionné par le dimanche de la Conférence : j’ai vu qu’après trois jours de discussions intensives des gens étaient venus de tout le territoire de la Conférence, j’ai vu qu’il y avait eu multiplicité d’animations selon les tranches d’âges, puis qu’il y avait eu un culte d’envoi ; tous ceux qui avaient reçu une affectation étaient là avec leur conjoint : on a besoin de ça pour tenir une autre année. C’est ça, l’évangile pour notre église, une pomme dans l’arbre de l’œcuménisme….
Notre profil qui n’est pas seulement du papier mais du vécu n’est pas suffisamment ancré dans nos paroisses.  Les gens se souviennent d’anciennes Conférences où nous vivions une communion extraordinaire : les jeunes viennent-ils encore à nos dimanches de Conférence ? Sont-ils enthousiasmés par l’Evangile ?

Nous avons distribué une invitation importante à nos membres, une dame nous a fait une réflexion : où sont les gens ? Ils sont loin, cela me fait souci».


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Claudia

«Autre chose me préoccupe : la question de surcharge, la question du ressourcement. C’est un thème dont nous parlons beaucoup. Nous aimerions entreprendre un tas de choses ; en tant que membres, nous arrivons à nos limites, la difficulté est générale : nous sommes tellement sollicités dans nos familles et notre vie professionnelle, que nous aimerions reprendre du souffle dans nos églises locales, et si la conseil stratégique devient une charge, nous sommes mal barrés…..
Le Seigneur nous a dit :allez vers les gens et invitez-les à venir à Dieu.

Notre difficulté, c’est de lâcher prise. Cela signifie reprendre son souffle, et ne pas imposer de charge supplémentaire.

Aux gens surchargés, nous aimerions montrer la voie du lâcher prise. Lâcher prise permet de trouver de nouvelles réponses.»


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«J’aimerais ajouter quelque chose : lâcher prise. Qu’est)-ce qui se passe quand il ne se passe rien.  Attendez l’inattendu. Celui qui attend l’inattendu est un pionnier. Espérer et croire est important dans notre vie».


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Qu’est-ce que je peux faire dans ma communauté de base ? J’ai l’impression que tout ça les gens de chez moi n’ont rien à cirer, c’est totalement à côté de la plaque. Comment je puis intéresser les gens à toutes ces orientations ? Ils sont indifférents à ce qui se passe dans les autres paroisses en France»….


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Formation et Conseil

« Quand nous accompagnons les communautés, nous voyons une énorme difficulté à créer des espaces et à reprendre du souffle. Quand il y a de nouveaux plans, les gens trouvent que c’est de trop. Nous aidons les gens à lâcher prise et faire de la place à du neuf.

«Formation et conseil»  reste disponible quoi qu’on dise !

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«J’espère que le document de travail va déclencher des projets, des initiatives et des changements en masse.»


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«Construisez autre chose, concentrez-vous sur autre chose ; à partir de là du neuf naîtra».


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«La mission me fait penser à la parole d’un théologien : «la croix n’a pas de poignée» et ça convient parfaitement à la mission. Des missionnaires sont venus en Asie avec leurs petites boites et leurs poignées ; on s’est demandé ce qui pouvait en sortir.
Sur la croix il n’y a pas de poignée ; un polichinelle ne sort pas de la boite.

Quand on ne sait pas quoi faire, comment faire, c’est peut-être une bonne chose….»


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«Soutenons-nous les uns et les autres qui s’engagent pour les autres. Respectons les communautés qui prennent des initiatives et marchons à leur rythme.»


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«Ayons une vision, quelque chose qui brûle en moi, alors je suis prêt à renoncer à quelque chose. Dernier point, si j’y vais, il aura d’abord la vallée des larmes, cela fait partie du processus, une baisse avant une remontée».


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Hans Eschler

«Au début d’année, on prend de bonnes résolutions. On a pu constater que la passion n’est pas un point important jusqu’ici ; pourtant c’est un facteur spirituel important; Il faut parler d’enthousiasme et de feu brûlant pour le Christ : il faut que nous ayons envie que l’on parle du Christ autour de nous et dans la société et il est important de le vivre d’abord par nous-mêmes. C’est le Christ qui nous transmet cet enthousiasme et nous rend capables de le partager autour de nous».


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Schroemmel

«Cette esquisse conduit à réfléchir à ce qu’elle implique pour moi : ai-je envie comme pasteure d’amener de nouvelles personnes au Christ ? C’est très personnel; je n’ai pas de contact avec des personnes extérieures à  l’église. Cela manque dans nos églises. Quelqu’un racontait que grâce à son poste de travail elle était entrée dans une église. Il faut que cela se produise chez nous.»

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«Les paroisses ont des rythmes différents : on ira plus ou moins vite, le but, c’est d’être ensemble sur ce chemin qui vise à amener des hommes et des femmes à suivre le Christ.

Effectivement, il faut respecter le rythme des églises, par contre il est des églises qui vont dans une tout autre direction. Et c’est de notre devoir de les faire réfléchir et de les inciter à prendre la même direction que nous».

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Joerg Niederer remercie les intervenants de leurs contributions stimulantes.

«Nous avons aussi vu qu’il s’agit de travailler sur les contenus. S’agit-il de survie ? Ce qui nous guide, c’est Dieu ou non ? Les gens sont parfois ailleurs que dans les questionnements que nous posons.»

Qu’est-ce que cela veut dire ? Se préoccuper des attitudes est parfois plus difficile que de travailler sur les structures.

Nous n’avons pas de réponse définitive sur la question de la stratégie.

Nous continuerons à travailler sur le sujet ; nous recevrons les stimulations, les idées, d’où qu’elles viennent. Assurément, il y a beaucoup à faire au sujet des contenus.»


ANNEXE

LE DOCUMENT

Esquisse relative à l'objectif de résultat (F) 

Groupe de travail ad hoc du Conseil stratégique chargé de traiter l'objectif de résultat f) de la stratégie de l'EEM: 

Stefan MolI, Theo Schaad, Walter Wilhelm 

1. Remarque liminaire 

Depuis les années 1930, les EEM et leurs précurseurs connaissent en Suisse un recul du nombre des membres et un retrait de nombreux lieux. Cette phase a été précédée par une période d'expansion initiée en 1860. Dans son histoire, l'EEM a vécu une croissance numérique ou un développement géographique à chaque fois qu'elle s'efforçait de combler un vide social ou spirituel. Cela vaut aussi bien pour la période de la naissance du mouvement méthodiste au 18e siècle que pour l'expansion de l'Eglise en Amérique, lorsque l'Eglise a émigré avec les colons et s'est concentrée sur leurs besoins, et pour l'époque où, au 19e siècle, la piété a connu un grand vide en Allemagne et en Suisse. Et cela vaut aujourd'hui encore, là où elle accueille de nouvelles communautés issues de la migration ou offre un service diaconal destiné à répondre à des problèmes sociaux. 

Mais: bien que de tels vides continuent visiblement à représenter un défi pour nos communautés et notre Eglise, nous n'assistons à aucune croissance numérique ni expansion géographique. De manière générale, l'Eglise perd de son impact, les exceptions locales ne faisant que confirmer la règle. 

La rétrospective présentée sous le point deux de la présente esquisse montre que plusieurs Conférences annuelles ont lancé des initiatives en vue de tourner la page. Les efforts fournis n'ont cependant pas permis de prendre le virage souhaité. La stratégie adoptée lors de la Conférence annuelle 2010 s'inscrit dans la lignée des initiatives et appels déjà décidés et bien souvent tombés dans les oubliettes. Nous n'avons trouvé aucune différence indiquant que la stratégie pourrait avoir des effets à long terme. 

Le mandat confié par le Conseil stratégique au groupe de travail ad hoc précisait: «Une esquisse expose les contextes sociaux et ecclésiastiques ayant contribué à la diminution constante de membres et d'influence sociale constatée au sein de l'EEM depuis 70 ans et les éléments que nous pouvons en tirer dans la perspective de notre gestion actuelle de l'objectif fondamental et de l'objectif-cadre que nous nous sommes fixés. Le résultat sera soumis à la prochaine Conférence annuelle.» 

Lorsque l'on octroie un mandat consistant à établir une esquisse, l'idée est de tracer les grandes lignes du tableau et de ne pas se perdre dans les détails. Pour ce faire, le groupe de travail s'est fondé sur les rapports rédigés par les surintendantes et surintendants à l'intention des diverses Conférences annuelles. Il a égaIement pris connaissance d'un bilan de la situation dressé à ce sujet par Claus D. 

Eck et Stefan Weiler. Enfin, il s'est laissé guider par ses propres expériences et souvenirs. Il est impossible, dans le cadre donné, de procéder à une analyse approfondie des différents thèmes concernés; un tel examen devrait se faire ultérieurement. 

D'aucuns se demandent si une stratégie est vraiment un instrument adéquat pour une Eglise. Ne faudrait-il pas simplement laisser à Dieu le soin de nous dire où il veut mener l'Eglise? Nous sommes fermement opposés à cette attitude quiétiste!. Nous partons du principe que nous devons nous efforcer d'être des bons intendants des «talents qui nous sont confiés». Ce que Dieu nous a confié à nous, méthodistes, n'est pas remis en question, mais demeure au contraire la base de notre service en tant qu'Eglise. 

Quels développements l'EEM a-t-elle suivis en Suisse et en France entre 1970 et 2010? 

Les grandes lignes qui ressortent de la lecture des rapports des surintendants et surintendantes sont les suivantes: 

Statistiquement: 

Outre le nombre des membres, le nombre des églises locales a nettement baissé. Le nombre des circuits, en revanche, n'a que peu diminué. La vie des églises locales se concentrant de plus en plus sur les centres paroissiaux, la plupart des chapelles ont été transformées ou ont fait l'objet de nouvelles constructions. Le processus n'est d'ailleurs pas terminé. 

Le manque de pasteures et pasteurs revient lui aussi régulièrement dans les rapports des surintendants. 

Jusque dans les années 70, la stratégie est claire: l'Eglise s'efforce d'être proche des gens. Pour ce faire, elle construit de nombreuses chapelles, dans des lieux parfois très reculés. Aujourd'hui, la proximité des gens ne dépend cependant plus du lieu où se situent les immeubles. Cette stratégie, qui fut la dernière à se dégager clairement, est aujourd'hui en cours de démantèlement. 

Les rapports des années 70 portent régulièrement sur des domaines comme les cultes, les études bibliques et la relation d'aide. L'année 1971 marque l'adoption d'un programme intitulé «Le courage de faire des expériences», ciblé, notamment, sur une augmentation de 20% du nombre des membres. Or, non seulement le chiffre visé n'est pas atteint, mais le nombre des membres continue à baisser durant la période concernée. Pour contrer le phénomène, le mouvement «Le courage d'être église» relance le travail en petits groupes en fondant des cellules de maison. Le projet «Le courage d'évangéliser» ne porte lui non plus pas de fruits durables. 

Dans les années 80, les rapports abordent des questions et des études relatives au mouvement charismatique émergeant. En plus des tensions théologiques, ce mouvement fait resurgir la question de la piété personnelle et entraîne un changement, qui perdure aujourd'hui encore, dans la culture des cultes par une nouvelle manière de chanter. Le rapetissement de l'Eglise est préoccupant: la «Vision EEM 2000», adoptée en 1986, ne produit cependant elle non plus pas beaucoup d'effets. La Conférence générale de 1984 fixe pour objectif d'accroître le nombre des membres de l'UMC dans un délai de huit ans. Ce but n'est pas atteint. Le développement paroissial et le mouvement de croissance des églises font alors leur entrée et transforment la méthodologie du management en un sujet convenable. 

1 Mouvement ecclésiastique consistant à attendre l'action de Dieu dans la passivité et le silence. 

A la fin des années 80 et dans les années 90, l'Eglise commence à parler des changements sociaux du postmodernisme. La montée du pluralisme et de l'individualisme ainsi que l'importance accrue de la liberté personnelle se font peu à peu sentir. La diversité théologique se développe. On observe de plus en plus souvent des tensions quant à la conduite de l'église. Des tendances congrégationalistes font leur apparition. Dans les rapports, les références à la vision et au mandat de l'EEM se multiplient. Les églises locales sont priées de formuler des lignes directrices définissant leur vision de la communauté; une procédure qui vise à donner une orientation plus claire au travail. Aucune analyse des effets produits par les lignes directrices n'est cependant réalisée après coup. Se pose alors la question de savoir comment conduire les églises locales dans ce contexte. Le rôle de plus en plus délicat des pasteurs fait l'objet de discussions. 

A partir de 1997, l'Eglise est appelée à baser son travail sur la formulation suivante: «D'ici 4 ans, la moitié de toutes les activités proposées par nos paroisses devront systématiquement être développées non pas en fonction de nos propres besoins et style ecclésiastique, mais de manière à répondre aux questions de nos contemporains et sous des formes qui leur soient accessibles.» Si l'idée est très bien accueillie, elle n'a que peu d'effets concrets. Là aussi, il manque une analyse à long terme de la mise en œuvre du projet. Dans le langage de la vie paroissiale, la consigne est en outre rapidement reformulée: d'ici 4 ans, «la moitié de toutes les activités proposées sera tournée vers l'extérieur». Cette modification supprime l'intention intrinsèque du mandat initial de sorte que la mission est à nouveau dirigée par les besoins propres à l'église. 

Les répercussions du travail de Willow Creek se cristallisent dans le concept des cultes ciblés sur des hôtes. La seconde moitié des années 90 est marquée par la réorganisation du travail avec les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, sous l'égide de Takano (1997), et la réorientation de la formation des laïques (1998), ultérieurement reprise par le Service Formation + Conseils (2002). 

Entre 2000 et 2010, le phénomène du postmodernisme prend de l'ampleur. La liberté de suivre sa propre voie conduit des groupes entiers de personnes à quitter l'Eglise. Bien qu'ils invoquent avant tout des motifs théologiques, il s'agit souvent d'une question de pouvoir. Le système des affectations gagne en transparence et s'inscrit dans un processus plus participatif. La charge liée au ministère pastoral devenant plus lourde, l'accompagnement des pasteurs est amélioré (p. ex. entretiens d'évaluation et de motivation). Le bénévolat parvient ici et là à ses limites, ce qui déclenche des discussions sur la valorisation et le suivi des collaborateurs et collaboratrices bénévoles. Dans le travail avec la jeunesse, des personnes sont formées (pasteurs-jeunesse) et engagées à temps partiel (collaborateurs et collaboratrices-jeunesse). Le manque de pasteurs est en partie résolu par l'engagement de prédicateurs laïcs avec responsabilité pastorale et la publication de petites annonces. L'Eglise élabore le profil de l'EEM. Son impact sur le développement de l'Eglise et des paroisses n'a pas encore fait l'objet d'une analyse critique. L'implantation d'églises est activement encouragée et le travail avec la génération des 55 et + renforcé. Des églises de migrants voient le jour. Le Cabinet introduit des changements structurels dans la CA: le groupe de pilotage, qui deviendra le Conseil stratégique, est mis sur pied pour resserrer les liens entre les différentes personnes et les divers organes chargés de la conduite de l'Eglise. Il est encore difficile de déterminer si ce nouvel organe sert davantage à clarifier les divergences entre le Comité directeur suisse et le Cabinet ou s'il assume une responsabilité dirigeante. Des incitations à renouveler le travail des églises locales sont alors formulées sur la base de références à des communautés centrales et des communautés de base, aux 5 signes caractéristiques des églises qui portent 

du fruit, selon les termes de l'évêque R. Schnase, et de la formation «Turnaround» . 

Conclusion: Tous ces documents attestent de manière impressionnante de la volonté de la Conférence annuelle et de la direction de l'Eglise de faire en sorte que des personnes soient touchées par le message de l'Evangile. Pendant toutes ces années, cet objectif demeure ainsi un paradigme pour l'EEM. L'objectif fondamental de la stratégie 2010 s'y tient d'ailleurs lui aussi expressément. On constate néanmoins un écart flagrant entre le désir et la réalité. Il est certes impossible de dire a posteriori où l'EEM se trouverait aujourd'hui si elle n'avait pas lancé toutes ces initiatives. Force est cependant de constater de manière générale qu'elle n'est pas devenue plus missionnaire ni plus efficace pour autant. 

Le nombre des initiatives et concepts visant à développer le travail des églises est lui aussi impressionnant. La question qui se pose est de savoir pourquoi l'on est pas parvenu, malgré tous ces efforts, à améliorer la situation de l'Eglise. Même si ces démarches ne sont pas toutes axées sur une augmentation du nombre des membres, cette attente joue toujours un rôle essentiel dans la pratique. Pourquoi l'EEM n'a-t-elle pas réussi à aller au-delà de l'attente, tout du moins dans le territoire de la Conférence annuelle Suisse-France? 

En parcourant les rapports des surintendants, nous constatons que cette question est abordée avec une grande prudence. Ou plus directement: tant dans ces rapports que dans nos souvenirs des sessions de la CA, nous ne trouvons aucune évaluation claire et durable de toutes ces initiatives. Cela ne signifie pas qu'une telle évaluation n'a pas eu lieu au sein des divers organes, mais le cas échéant, l'évaluation n'a pas eu d'influence significative sur les étapes suivantes. De notre point de vue, il est donc indispensable de mettre sur pied et de conduire des initiatives telles que le profil de l'EEM ou la stratégie 2010 comme un projet. 

3. Forme et contenu 

Lorsque l'on considère ces programmes, il est frappant de voir que la réflexion se concentre fortement sur la question du «comment?». Est-ce que nous faisons les choses comme il faut? Est-ce que les formes dans lesquelles nous travaillons sont adaptées? Ce qui manque un peu sont les discussions sur le contenu. Les questions relatives au fond demeurent en arrière-plan. Quels sont les sujets théologiques fondamentaux qui marquent de leur empreinte la mission et l'évangélisation? L'EEM a-t-elle fait ses devoirs théologiques au cours de ces dernières années? 

Depuis 1950, le contexte social en Suisse et en France a radicalement changé. Avec l'essor économique de l'après-guerre et le mouvement de la génération de mai 68, qui s'est traduit par une modification sociale du rôle de l'homme et de la femme, les individus ont vu les possibilités de vivre leur vie se multiplier. Le postmodernisme qui s'est ensuivi a mis en avant les valeurs de l'épanouissement personnel et de la liberté. Dans le quotidien professionnel, on encourage la flexibilité et la réorientation. Alors que d'un côté on navigue dans ce village globalisé appelé «monde», de l'autre, le côté privé, on se retire volontiers dans le calme de la vie paisible offerte par son petit chez sol". 

Jürg Stolz et Edmée Ballif renvoient dans leur étude «L'avenir des réformés» (2010) aux mega-tendances, qui influent sur des domaines de l'Eglise comme le nombre des membres, la participation aux cultes, la religiosité, l'image publique, 

2 Cf. à ce sujet les thèses "Communication de l'Evangile dans la société postmoderne» élaborées par le groupe de travail Théologie et ministère pastoral de la CC de l'Europe du centre et du sud publiées dans les actes de la CC 2005, p. 158ss. 

les effectifs en personnel et les finances, et font ainsi opposition à l'Eglise sous sa forme traditionnelle, tout en lui offrant de nouvelles possibilités. 


Les changements sociologiques mis en exergue par Stolz/Ballif ont aussi des percussions importantes, en termes de contenu, pour notre foi. L'individualisation de l'être humain exerce une influence considérable sur son rapport aux valeurs qui le définissent. Pour l'homme ou la femme du 19e siècle et du début du 20e siècle, le message de la grâce libératrice de Dieu a eu un impact tout à fait direct sur sa relation avec le monde standardisé de l'industrie et de l'administration, de l'appartenance à la famille, à la société et à la nation. Être pécheur était étroitement lié au fait d'être conscient de ne pas respecter les normes préétablies. Or, que signifie le message de la grâce libératrice de Dieu pour une personne qui est convaincue que la situation «me convient»? A l'époque des années de croissance de l'Eglise, le message biblique, tel qu'il était proclamé par les méthodistes, touchaient les gens dans leur problématique quotidienne. Dans les années 1960, les campagnes d'évangélisation ont quant à elles mis l'accent sur une doctrine paulinienne du pardon (souvent très simplifiée). Elles n'ont cependant pas vraiment été bien accueillies par les gens. L'être humain doit-il d'abord devenir pécheur pour pouvoir recevoir le message de l'Evangile? Les discussions se sont tues sans que l'on ait de trouvé de réponses à ces questions de fond. 

Pour illustrer cette observation, citons un article de Achim Hartner, professeur de théologie pratique à la Haute école théologique de Reutllnqerr'. A quoi l'évangélisation du 21 e siècle peut-elle ressembler? Hârtner répond par le paragraphe suivant: 

«L'Eglise pourrait offrir au 'moi épuisé' (Alain Ehrenberg) par les exigences du quotidien une 'culture de la vie' qui donnerait une nouvelle valeur à ce qui est petit, insignifiant, modeste et provisoire. Ici, nul besoin de taire les éléments brisés, douloureux de la vie, qui peuvent être apportés dans la lumière de la bonté de Dieu. Le regard est fixé sur la qualité plutôt que sur la quantité, sur une amélioration de la vie qui passe par un approfondissement plutôt que par une multiplication: le message de l'acceptation et de la justification de l'être humain par Dieu redevient d'actualité». Vient alors immédiatement la question de l'église locale: «Développer l'église comme un lieu permettant à celles et ceux d'aujourd'hui qui sont 'fatigués et chargés' (Matthieu 11,28) de respirer et se reposer paraît être un point de départ tout à fait actuel du travail d'évangélisation et de mission de notre temps.» 

Là aussi, la question du «quoi?» théologique est vite évincée par le «comment?» pratique. 

En regardant les programmes des Conférences annuelles de ces dernières années, on remarque un grand intérêt pour «l'église locale». Elle doit être renforcée qualitativement et quantitativement. Cela ne laisse que peu de place à la réflexion sur l'homme ou la femme en tant qu'individu et sur l'action miséricordieuse de Dieu pour lui. 

Parallèlement aux questions sotérioloqiques", l'Eglise doit aussi traiter des questions ecclésioloqiques''. Il n'est pas possible de combler les lacunes apparaissant dans le contenu proposé aux postmodernistes en modifiant des structures ou des formes. 

3 Extrait du magazine «unterweqs» du 16 janvier 2011. «Evanqéliser aujourd'hui: suivre les traces de l'action de Dieu» 

4 Questions relatives au salut et à la rédemption. 

5 Questions relatives à la vision théologique de ce qu'est l'Eglise. 



Quelle culture d'entreprise l'EEM en tant 

qu'organisation apprenante connaît-elle? 

Quiconque lit les procès-verbaux des Conférences annuelles découvrira dans ces documents ainsi que dans les rapports des divers organes une foule d'impulsions au contenu précieux, d'analyses pertinentes, ainsi que de bonnes idées et tentatives, destinées à entraîner un changement de la situation à travers une modification des structures. Aucun changement fondamental n'a cependant été atteint à ce jour au niveau de la base. Les exceptions à cet égard ne font que confirmer la règle. Il semblerait parfois même que l'EEM ait une tradition consistant à faire face aux défis en se contentant de modifier la structure, pour ensuite constater avec étonnement que sa démarche n'a pas produit beaucoup d'effets. Dans le domaine de la direction et de la conduite, les principaux facteurs déterminants, outre la structure, sont pourtant aussi la culture et les personnalités en présence, avec leurs compétences méthodologiques, sociales et personnelles. Comment intégrer efficacement ces éléments 'souples' dans la direction de l'Eglise? 

L'EEM est empreinte d'une culture des rapports. Ces documents sont étroitement liés au principe de direction connexionnelle de la conférence; ils sont adressés à la conférence et constituent la base des délibérations de celle-ci. A l'origine, les rapports montraient les résultats de la mission et de l'évangélisation. Etablir des rapports sur les activités menées avec succès permettait d'une part d'exprimer de la reconnaissance et des louanges à Dieu et d'autre part de procéder à une analyse critique des événements passés, dans la perspective de la planification de nouveaux programmes. Que devons-nous faire? Comment devons-nous le faire? Que devons-nous en apprendre? 

Aujourd'hui, nous surévaluons l'impact de nos rapports à la Conférence annuelle. Apparemment, ils ne parviennent pas à déclencher les processus nécessaires pour que les décisions rendues à la conférence soient traduites en actes dans les églises locales. Ils servent à rendre compte de la situation, mais peinent à faire bouger les choses et sont trop axés sur le passé pour pouvoir indiquer de nouvelles orientations pour l'avenir et démarrer des processus. Afin de pouvoir faire son chemin de la tête jusqu'au cœur, une idée doit visiblement passer non seulement par la lecture et la discussion, mais aussi, et surtout, par l'expérience et le vécu. 

Les processus de changement de la CA doivent-ils donc se développer jusqu'à dépasser la forme du rapport pour pouvoir atteindre la base et devenir des projets d'apprentissage? Qui accompagnerait et évaluerait alors ces projets? 

Des projets courageux, voire téméraires, pourraient être encouragés de manière ciblée. Ces touches de couleur favorisent l'esprit de pionnier. Mais où sont ces visionnaires et ces projets précurseurs qui s'attellent à de nouvelles choses? L'impression générale est que les entreprises courageuses sont davantage accueillies par un scepticisme attentiste que par l'envie, mêlée de curiosité, de soutenir le projet proposé. Dans le même temps, il faut avoir le courage de tirer un trait sur un projet lorsqu'il n'aboutit pas au résultat escompté. Si l'on déplore l'absence d'une évaluation critique, il en va de même du débat public. L'EEM devrait-elle décerner une récompense de l'innovation pour que l'on considère les choses dans une autre perspective? Qui la décernerait et selon quels critères? 

Notre culture d'entreprise comprend également un degré élevé d'identification avec les valeurs de l'Eglise. C'est un bien précieux. Le fait que toutes les impulsions prometteuses d'un impact missionnaire soient accueillies positivement par la conférence et les églises locales est ainsi particulièrement appréciable. En réalité, ce qui entrave la mise en œuvre est l'absence de cohérence dans la gestion des changements et des conflits qui découlent de ceux-ci, mais aussi toutes les incertitudes concernant la manière dont nous pouvons accomplir notre mandat 

missionnaire auprès de nos contemporains. Les instruments connus, - le présent rapport n'en est qu'un parmi d'autres - se sont émoussés; et nous n'avons pas les connaissances ni l'expérience nécessaires pour appliquer des formes alternatives. 

Tout nouveau départ est toujours accompagné par la prière. Nos attentes envers Dieu sont grandes, surtout lorsque nous lançons de nouvelles initiatives. Cette attitude se heurtant cependant souvent à une évaluation critique, la culture de l'Eglise veut aussi que nous mettions en lumière les traces de bénédictions, mais taisions les échecs. Comment faire en sorte qu'à l'avenir nous parvenions de plus en plus à nommer ces échecs et ainsi à formuler notre déception face à nos propres performances ou à l'action de la prière? 

5. Recommandations 

Au vu des réflexions ci-dessus, le sous-comité ad hoc recommande au Conseil stratégique les mesures suivantes: 

a. Travail théologique de fond 

Le message fondamental proclamé par l'Eglise méthodiste doit être revu à la lumière de la perception de soi qu'a l'être humain d'aujourd'hui. Cet examen comprendra une vision compréhensible des notions de perdition, de rédemption et de sanctification. 

Les multiples formes du travail paroissial, mais aussi les nouveaux défis que représentent les communautés de migrants et le travail répondant à des problèmes sociaux remettent en question notre compréhension de la communauté et de l'Eglise. Dans le même esprit, il convient de revenir sur l'ecclésiologie méthodiste. Dans de nombreuses églises locales, la vie est marquée par une culture qui leur est totalement propre. De nouvelles formes de communautés se sont développées. Il faut se demander d'une part quelles sont, d'un point de vue méthodiste, les valeurs et les contenus qu'une communauté chrétienne pourrait offrir en réponse à un isolement largement répandu et d'autre part comment intégrer de nouvelles formes de coexistence dans le quotidien de l'église. 

Soutenir les développements et les accompagner en gardant un esprit critique 

La culture de l'Eglise doit évoluer de manière à promouvoir les processus de développement. L'apprentissage en commun, par le biais d'expériences et de modèles, doit être renforcé par un échange sur les possibilités et les limites. Les églises doivent être encouragées à faire preuve de diversité dans les formes données au travail paroissial, à fixer des priorités claires et à tester de nouvelles formes. Les nouveaux modèles devront bénéficier de l'attention nécessaire et être accompagnés dès le début dans un esprit critique. Les églises témoignant d'un développement extraordinaire seront considérées comme des modèles et soumises à un suivi critique. 

Développement d'une organisation de projet axée sur la 

mise en œuvre de la stratégie 2010 

La stratégie adoptée en 2010 doit être appliquée comme un projet. L'élaboration du projet, la définition des objectifs partiels, la réalisation pratique et le contrôle des résultats doivent être confiés au Conseil stratégique ou à un organe compétent en la matière. Des ressources en finances et en personnel doivent être dégagées en vue de sa mise en œuvre. 

La compréhension de la notion de conduite au sein de l'EEM doit faire l'objet d'un débat. Qui est responsable de l'application des décisions de la Conférence annuelle au sein des églises? Qu'est-ce que cela implique lorsqu'une église locale ne participe pas à la mise en œuvre? Comment le Conseil stratégique, le Cabinet et le Comité directeur assument-ils leur tâche de conduite? Qu'attend-on des pasteurs responsables et des membres laïques à la Conférence annuelle? Comment les organes de l'église locale assument-ils leur tâche de conduite? Comment les personnes dotées d'une responsabilité de conduite - notamment au niveau de l'église locale - sont-elles considérées, formées et motivées? 

6. Pour conclure 

La présente esquisse invite à réfléchir aux stratégies et initiatives actuelles et passées. Pour ce faire, elle pose avant tout des questions, notamment aussi pour exprimer son propre désarroi. Etant donné qu'en dépit des nombreuses initiatives mises en place, nous ne sommes pas parvenus jusqu'ici à prendre à nouveau pied dans la société, plusieurs questions tout à fait fondamentales se posent à nous: 

- En quoi dois-je distinguer la stratégie qui vient d'être adoptée de celles qui l'ont précédée, de sorte que les objectifs fondamentaux et de résultats qu'elle définit débouchent sur des changements durables? 

- Quels sont les vides que nos églises doivent considérer comme des appels et que faut-il pour que l'EEM incarne d'une manière fiable la bonne nouvelle dans ces domaines-là? 

- Dans l'hypothèse où la voie que nous empruntons aujourd'hui ne nous amènerait pas vraiment voire pas du tout dans la direction souhaitée, aurions-nous le courage de transférer les communautés de l'EEM dans d'autres Eglises et d'offrir le reste de notre patrimoine à des mouvements aptes à combler à notre place les vides identifiés au sein de la société? 

Le groupe de travail ad hoc a ressenti en son sein une certaine inquiétude par rapport à la stratégie 2010. Comment pourrait-elle parvenir à contribuer de manière significative à ce que nos contemporains reconnaissent clairement dans notre façon de vivre que nous sommes des disciples de Jésus? Réussira-t-elle là où d'autres initiatives avant elle ont échoué? Si cette question nous a touchés, c'est peut-être parce que notre travail s'est basé davantage sur la situation de l'Eglise que sur la stratégie. L'examen rétrospectif, en particulier, a renforcé notre impression que la stratégie ne pourrait faire bouger les choses qu'à condition qu'un changement intervienne dans l'Eglise et dans l'esprit des gens qui la composent. Nous avons aussi eu l'impression que les manques résidaient davantage dans le fond que dans la forme ou les structures. 

Stefan MolI, Theo Schaad, Walter Wilhelm 


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Vendredi - conseil et formation


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


Une nouvelle annoncée à la CA : Georgette Hunziker se retire de la commission.


La commission FORMATION & CONSEIL propose une prestation scénique en 4 actes mettant en relief le profil de l’Eglise et le mandat de la formation continue qui lui est impartie dans le cadre de l’EEM :


«Quand ciel et terre se touchent, l’église est tournée vers Dieu et vers les autres, au-delà de ses frontières et de ses murs. Au-delà de mes limites. «Formation et Conseil» éveille, promeut vision, foi, changements, car là où ciel et terre ses touchent, l’église se meut vers Dieu et vers les autres au-delà de ses frontières.»


Commission Formation + Conseils (F+C) 

1. Informations 

1.1. Commission 

Avec l'engagement d'Andreas Benz, le poste vacant (40%) de délégué de Formation+Conseils est à nouveau pourvu depuis le i " novembre 2010. Vreni Schertenleib a réduit son temps de travail de 80% à 60% à compter de cette date. Nous sommes heureux d'avoir pu bénéficier avec Andreas Benz d'un délégué compétent et engagé et de savoir que l'équipe de F+C est à nouveau au complet. Lors de notre retraite de décembre 2010, nous avons planché, en tant que commission, sur la stratégie de l'EEM et sa mise en œuvre. 

1.2. Délégués à la formation et aux conseils 

Vreni Schertenleib, déléguée à la formation et aux conseils: l'année de conférence écoulée s'est avérée bonne. Outre les conseils à diverses églises locales et équipes dirigeantes, mes tâches en tant que déléguée ont consisté à organiser et à animer des soirées et des week-ends d'église. La formation de lecteur demeure très demandée. Dans une église, j'ai mené un projet de lecture d'un livre dans le cadre d'une cellule de maison. A peine avais-je terminé la rédaction, mandatée par le Cabinet, d'un concept d'accompagnement intitulé «Turnaround pour les conseils de circuits et les circuits se trouvant devant et dans un processus de changement», en juin 2010, qu'une église me demandait déjà de l'accompagner dans le virage qu'elle souhaitait amorcer. 

La collaboration entre les délégués et Petra Hunold, notre secrétaire, est excellente. Les demandes émanant d'églises qui sollicitent des conseils de toutes sortes ou les requêtes concernant par exemple l'organisation de retraites, de manifestations paroissiales, etc. peuvent en principe être traitées par les deux délégués, bien qu'Andreas Benz travaille en priorité avec les églises qui décident de se lancer dans un processus de changement d'envergure. 

En ce qui concerne la stratégie de l'EEM: dans le cadre de leurs interventions dans les circuits, les deux délégués de F+C, Andreas Benz et Vreni Schertenleib, abordent le plus souvent possible le thème du « Mission Statement », soit en l'intégrant, soit en y faisant référence. Nous avons également déjà reçu des demandes d'équipes travaillant dans différents circuits désireuses d'organiser des retraites et des journées de réflexion sur la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM. Aussi ai-je préparé un module intitulé «rencontre avec des personnages bibliques se trouvant dans un temps de mutation», destiné à servir d'introduction à la question «Comment pouvons-nous, en tant qu'église locale, agir vers l'extérieur de manière à transformer le monde?». 

Andreas Benz, délégué à la formation et aux conseils: lors de la pastorale de fin octobre, déjà, j'ai pu nouer de précieuses relations. Le i " novembre 2010, j'ai ensuite pris un bon départ grâce à l'équipe de Formation+Conseils, à la commission F+C et aux services centraux qui ont facilité mon entrée en fonction. Quelques jours seulement après mon arrivée, j'ai reçu des demandes aussi bien de diverses églises que de l'évêque. Je n'ai donc pas eu beaucoup de temps pour me mettre dans le bain. Depuis, j'accompagne plusieurs circuits se trouvant dans une phase de transition. D'autres veulent simplement poursuivre leur développement ou sollicitent des impulsions ou une animation à l'occasion de week-ends d'église. 


La mise en œuvre de la stratégie de l'EEM revient elle aussi régulièrement sur le tapis. 

A la requête de l'évêque Patrick Streiff, j'ai élaboré une synthèse de l'étude sur les églises de l'EEM «Cali to Action», que j'ai traduite de l'américain en allemand. Le but est de la rendre accessible à toutes les personnes intéressées. J'ai en outre lu à l'intention de l'évêque le livre «Roadmap to Renewal», dont j'ai recommandé la traduction. Cet ouvrage m'a donné de précieuses idées pour accompagner les processus de turnaround, que j'ai démarrés avec succès. Avec Marc Nussbaumer, du cours «CAS Turnaround», la collaboration et le cheminement en commun sont très enrichissants. Le groupe de travail «vie animée» m'a demandé d'apporter ma contribution à la journée des ateliers du mois d'avril, où j'ai animé le workshop «REVEAL - encourager la croissance spirituelle». 

1.3. Déléguée au travail avec les aînés 55+ 

Dans le but de montrer l'important potentiel de la génération des 55+, mais aussi d'atteindre des personnes extérieures à l'Eglise par des activités modernes, Susanne V6geli, déléguée au travail avec les aînés 55+, a fait des visites, de l'accompagnement et des conseils aux circuits sa priorité. Dans ce cadre-là, elle s'efforce d'exposer les différentes représentations de l'âge et la manière dont la marge de manœuvre concernant les membres âgés de notre Eglise a évolué. Si les aînés n'ont pas à réinventer l'Eglise, ils peuvent y ouvrir de nouveaux espaces. Sous la forme d'une sorte de bourse aux idées, la déléguée au travail avec les aînés présente en outre des projets pour les aînés mis sur pied par d'autres circuits et adaptés aux besoins actuels. Elle prend en considération les préoccupations spécifiques au circuit et essaie, en collaboration avec les responsables concernés, de trouver des solutions. L'objectif principal consiste à fortifier les aînés en mettant l'accent sur le maintien des contacts avec des personnes éloignées de l'Eglise, même si elles sont avancées en âge. Elle s'efforce également de promouvoir de manière appropriée la coopération bénévole ainsi qu'une culture de la valorisation à l'égard des personnes d'âge mûr. Lorsque cela est souhaité et pertinent, Susanne V6geli fournit également les coordonnées d'orateurs et oratrices susceptibles d'intervenir dans le cadre d'activités pour les aînés. Elle est reconnaissante pour l'accompagnement que lui apporte le groupe spécialisé « Travail avec les aînés 55+ » dans le choix de ses orientations. 

1.4. Informations du Service 

Le Service est le centre de contact où tout circuit, organe et personne peut adresser ses questions et demandes. En tant que Service, nous jouons un rôle de multiplicateur, d'une part en ce qui concerne les équipes de prestataires de services qui proposent des activités dans le cadre de Formation+Conseils et d'autre part en tant que délégués de Formation+ Conseils au sein de l'EEM CH/F. A cet égard, nous accompagnons, soutenons et conseillons les circuits dans la réalisation de leur mandat. 

En ce qui concerne les équipes de prestataires de services 

Les 18 équipes de prestataires de services réunies sous le toit de Formation+Conseils ont été priées d'étudier dans quelle mesure le «Mission Statement» de l'EEM se reflétait dans leurs activités et si elles voyaient la possibilité de mettre un accent particulier sur ce mandat. Le résultat de ce travail sera visible au stand de Formation+Conseils érigé à la Conférence annuelle. Les équipes ont en outre été encouragées à réfléchir concrètement aux objectifs stratégiques soustendant leurs activités et à se demander comment tenir compte des demandes formulées par le Conseil stratégique. 

Trois événements ont d'ores et déjà été organisés à ce sujet, sous l'égide de F+C, entre fin 2010 et début 2011: 


Théologie en discussion sur le thème: amener des femmes et des hommes à devenir disciples du Christ, afin de transformer le monde. 

«Ufgweckt» sur le thème: Être chrétien au quotidien - vrai et fort 

Journée d'ateliers du groupe «Vie animée» - une aide pratique pour la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM. 

2. Evaluation des objectifs 

2.1. Domaine d'activité Formation+Conseils 

Les objectifs fixés pour 2010 ont été atteints. La formation des lecteurs et l'organisation de diverses activités thématiques ont permis de renforcer les compétences dans les églises locales. Par ailleurs, nous avons pu répondre aux demandes de conseils et d'accompagnements formulées par les circuits, de même qu'aux requêtes relatives à des week-ends d'église ou à des retraites du conseil de circuit. A noter que les délégués de Formation+Conseils sont de plus en plus souvent sollicités pour conseiller et accompagner des circuits et des églises dans la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM et dans des processus de mutation. 

2.2. Domaine d'activité Travail avec les aînés 55+ 

La déléguée au travail avec les aînés 55+, Susanne V6geli, a évalué les questionnaires qu'elle a collationnés dans le cadre du vaste sondage effectué l'année passée. Elle en enverra volontiers les résultats aux personnes intéressées. Il est frappant de constater que de nombreux circuits signalent le besoin de bénéficier d'idées et d'impulsions en ce qui concerne les contacts avec les personnes éloignées de l'Eglise et une organisation moderne des activités proposées aux jeunes aînés. Lors des visites dans les circuits, le questionnaire sert de base de travail à la consultation et aux discussions. 

La journée des multiplicateurs (pasteures et pasteurs, responsables du travail avec les aînés et personnes intéressées), qui s'est déroulée le 11 septembre 2010 en présence du Prof. F. H6pflinger sur le thème des «Transitions», a suscité un vif intérêt. Plusieurs personnes ont saisi avec plaisir cette occasion de bénéficier d'une formation continue. 

Les journées de rencontres pour les aînés organisées à l'hôtel Artos d'Interlaken font désormais partie intégrante du travail avec les aînés effectué par l'EEM au niveau suisse. Cette année, Elsi Altorfer et Walter Gaberthüel ont abordé le thème de la «vie en abondance» en exposant, à la lumière d'épisodes de la vie de Moïse, les diverses images que l'on peut avoir de Dieu. Susanne V6geli a ensuite expliqué dans les grandes lignes en quoi consiste un travail biographique. Il s'agit là d'une forme de rétrospective de sa propre vie, que les personnes âgées, en particulier, utilisent volontiers comme une possibilité de se remémorer les événements passés, car elle donne du sens et de l'importance à la vie. 

3. Motions à la Conférence annuelle 

Aucune. 

4. Objectifs 

4.1. Domaine d'activité Formation+Conseils 

F+C renforce au travers de ses offres la capacité des églises à assumer leur mandat, notamment dans la perspective de la stratégie de l'EEM, 


F+C encourage les églises locales et les circuits dans la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM et dans l'orientation vers le profil de l'EEM, 

les délégués de F+C prodiguent leurs conseils aux équipes prestataires de services confrontées à des situations difficiles et soutiennent, conseillent et accompagnent les églises locales et les circuits dans les processus de transition (Turnaround). 

4.2. Domaine d'activité Travail avec les aînés 55+ Nouveaux objectifs 

L'objectif prioritaire est de sensibiliser chacune et chacun au changement de paradigme dans le travail avec les aînés. A l'avenir, notre société et, par conséquent, nos églises locales, compteront de plus en plus de gens d'âge mûr. En tant qu'EEM, nous voulons tenir compte de ce phénomène et essayer de les encourager plus activement à s'investir, avec leurs compétences, dans la collaboration. 

Grâce à sa formation en gérontologie, une science interdisciplinaire incluant la démographie (structure des âges), la sociologie, la gérontopsychologie, la biologie du vieillissement, la médecine (gériatrie), la psychiatrie, la théologie (spiritualité, soins palliatifs, culture de l'adieu), le travail biographique, la politique des rentes et les finances des aînés, Susanne V6geli dispose dans le domaine gérontologique d'une vision très large qu'elle peut utiliser de manière plus approfondie encore dans ses visites, son appui et ses conseils aux circuits ainsi que dans l'accompagnement proposé. 

Elle se tient à la disposition des églises pour répondre à leurs demandes et à leurs questions en matière de travail avec les aînés et aide volontiers à lancer de nouveaux projets dans ce domaine et à accompagner les processus initiés. 

Du mercredi 23 au vendredi 25 novembre 2011 auront à nouveau lieu les journées de rencontres pour les aînés à l'hôtel Artos, à Interlaken. 

Samedi 31 mars 2010: Journée des multiplicateurs (responsables du travail avec les aînées, pasteures et pasteurs, personnes intéressées) avec Ralph Kunz, Prof. de théologie pratique à la faculté de Zurich sur le thème «Spiritualité et vieillesse». L'idée de cette manifestation est de s'adresser encore davantage à des personnes extérieures à l'Eglise, à Aarau et dans les environs. 

Annexe 

Collaboration concrète 

Le Service F+C est le centre de contact auquel on peut s'adresser pour obtenir des adresses, des conseils, des séances de coaching ainsi que pour l'animation de retraites, de week-ends d'église ou de séminaires. 

Le Service réunit désormais sous son toit les équipes de prestataires de services et les activités suivantes: 

Activités proposées à des dates fixes - GT Renouveau spirituel des paroisses 

- GT Spiritualité 

- Conseils de district 

- Dynamo, Théologie de la pratique paroissiale 

- Chemin d'Emmaüs 

- SaB/Séminaire à Bethesda (avec offres spéciales) 

- Théologie en discussion (TiG) 

- nouveau: voyage de découverte en Israël 

- nouveau: pèlerinage sur le chemin de St-Jacques 

- nouveau: pèlerinage à Assise 


F+C à la carte - prestations 

pouvant être réservées pour des dates convenues individuellement - GT Vie animée 

- Bibliodrama 

- Ennéagramme 

- La foi pas à pas 

- Formation pour lecteurs et lectrices 

- 40 jours - vivre avec une vision 

- Les déléguées à la formation et aux conseils proposent 

d'organiser des manifestations sur le thème de votre choix - Etapes de la vie 

- nouveau: REVEAL - encourager la croissance spirituelle 

Martine Isenring 

Vendredi - implantation d'églises locales


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

RAPPORT IMPLANTATION EGLISES LOCALES

La formation „TURNAROUND“- en arrière-plan

Le groupe de travail pour l’implantation d'église est en pleine mutation. C’est ce qui ressort de son rappor présenté par son président Joerg Niederer à la Conférence annuelle de l'Eglise Méthodiste Unie (EEM) à Winterthur.

Jörg Niederer

Comme le surintendant Jörg Niederer l’a expliqué, l’implantation de nouvelles communautés est passée en retrait devant le «redressement» d’églises existantes. Actuellement, il ya un seul projet d'implantation d’église à Berne. Le projet  est en bonne voie, même si les choses n’avancent pas aussi vite que désiré. Le processus est un peu plus lent que prévu initialement. Matthias Fankhauser  sera affecté à  hauteur de 60 % au lieu de 100 % à ce ministère pionnier et pour les 40 % restants il recevra une affectation ailleurs. «Matthias Fankhauser a le talent de démarrer ce travail en mettant à contribution les laïcs (projet poisson). Nous verrons à quel rythme nous allons travailler, probablement plus lentement» ajoute Joerg Niederer.

La question du plein temps (100%) des pasteurs pionniers se pose. Ce n’est pas nécessairement souhaitable, à l’avenir on risque de démarrer par des postes partiels.

Le cabinet cherchera ailleurs que dans l’EEM des personnes compétentes pour l’implantation d’église, déclarait Joerg Niederer.


Ainsi, comme le travail porte actuellement sur la «formation au redressement des églises, la discussion qui a suivi a porté principalement sur les buts et les objectifs de cette formation. Actuellement, six communautés locales participent à ce programme. Dans la discussion il a été noté que les changements initiés après cette formation ne pouvaient se faire que moyennant une bonne coopération entre les pasteurs et les responsables laïques de la communauté.



RÉACTIONS DE L’ASSEMBLÉE

«C’est une affaire d’équipe plus qu’une affaire individuelle.»

«Dans beaucoup d’églises libres, il y a ce désir de redémarrer du neuf en laissant tomber l’existant».

«Sommes-nous dans une église prête à investir dans les personnes plutôt que dans des bâtiments ?»

«Concernant les bâtiments, nous aimerions avoir plus de rentabilité avec nos immeubles, mais il faut savoir qu’une bonne partie de notre immobilier alimente nos projets présents et à venir. Grâce à ces immeubles de rapport, nous parvenons à financer de nouveaux projets».

«Le travail appartient aux pasteurs mais aussi aux laïques, seulement la marge de disponibilité des laïcs est relative.

«Il faut revoir les compétences et les priorités».


Le rapport

Annexe 

Groupe de travail «Fondation d'églises locales» 

Le groupe de travail Fondation d'églises locales est directement subordonné au Cabinet. Les tâches du GT Fondation d'églises locales comprennent l'accompagnement du processus de fondation de nouvelles églises locales et la re-fondation d'églises locales existantes (Turnaround). Un poste de 40 % est disponible à cette fin, soit, à l'heure actuelle, 35 % pour le projet Turnaround et 5 % pour l'accompagnement de la nouvelle fondation à Berne. 

Par le biais de Formation+Conseils, 10-20 % supplémentaires peuvent être alloués au travail de nouvelle fondation. La collaboration entre les deux organes fonctionne plutôt bien. 

Tout ce que le GT Fondation d'églises locales fait sert finalement à la mise en œuvre ou à l'accompagnement de la mise en œuvre de la stratégie de l'EEM en Suisse et en France. 

1. Fonder de nouvelles églises locales 

Fondation d'église à Berne 

La fondation d'église à Berne a pris un bon départ. Un premier groupe s'est formé, qui vit l'évangile au quotidien en commun et développe de nombreuses relations dans le voisinage. Numériquement, le groupe ne grandit pas aussi vite qu'anticipé, ce qui a pour effet que les moyens financiers issus de ses rangs n'ont pas encore atteint le niveau prévu. Pour développer plus avant l'église sous forme d'un réseau de relations fortes, il n'est pas nécessaire que Matthias Fankhauser y soit engagé à 100 %. Il est possible de fonder une église avec un engagement de 50-60 % tout en assurant la même qualité. C'est pourquoi il a été décidé que Matthias Fankhauser travaillerait à temps partiel pour la fondation d'église à Berne et serait simultanément affecté à une autre tâche pour le temps partiel restant. De cette manière, l'appui financier fourni par l'église locale d'une part et le compte des projets d'autre part peut être réglé de façon satisfaisante pour les deux parties. 

Nous souhaitons à la nouvelle église récemment fondée, et dont le développement se poursuit, de pouvoir continuer à suivre les traces de bénédiction divine que Dieu a préparées pour elle. 

Nos prières accompagnent Matthias et Esther Fankhauser et leurs enfants dans leur ministère. 

Cours actuel pour fondateurs d'églises 

Au terme de trois sessions du cours pour fondateurs d'églises, organisé conjointement avec les Conférences annuelles allemandes, il apparaît nécessaire d'en revoir le concept. Un nombre relativement élevé de personnes ont pris part aux cours précédents, alors qu'elles n'avaient en fait pas l'intention de fonder des églises locales. D'autres participants auraient eu la possibilité de fonder des églises et étaient prêts à le faire, mais n'ont finalement pas pu passer à l'acte en raison de considérations issues de l'Eglise d'ensemble. D'autres encore ont commencé, avec plus ou moins de succès, à fonder de nouvelles églises. 


A l'avenir, un cours pour fondateurs d'églises ne devrait plus s'adresser qu'à des personnes engagées concrètement dans un projet de fondation d'église. Le cours s'adresserait ainsi à des pionniers, aussi bien chez les pasteurs que chez les laïques. Le «coaching» de projets concrets de fondation d'églises pourrait devenir un nouvel élément de ce cours remanié. 

Désormais, Marc Nussbaumer ne s'occupera plus que du travail de Turnaround, tandis qu'un autre spécialiste (Matthias Fankhauser) accompagnera l'ensemble des travaux de fondation d'églises animés par des laïques et des pasteurs. 

La fondation d'églises par des laïques 

Les fondations d'églises par des collaborateurs laïques (F.I.S.CH.) peuvent bénéficier d'un appui financier et d'un coaching si elles remplissent les conditions suivantes: 

- La Bible joue un rôle essentiel 

- La personne de Jésus Christ occupe une position centrale 

- Les règles de viel le style de vie constituent un thème essentiel 

- Une communauté de foi et de vie est créée 

- Des modèles de discipulat sont développés, c'est-à-dire qu'une croissance per- 

sonnelle et spirituelle ainsi qu'une transformation des personnes est attendue et encouragée. 

Le dépliant relatif aux projets F.I.S.CH a conduit plusieurs personnes à demander des consultations à Matthias Fankhauser. Nous comptons aujourd'hui un cas concret, où une fondation d'église par un laïque se dessine. Des clarifications sont en cours avec d'autres personnes. 

Le coaching est au premier plan de ce genre de projets. Au début d'une telle fondation d'église, les besoins financiers sont en général relativement modestes et jouent un rôle mineur. 

A l'heure actuelle, ce domaine de travail F.I.S.CH. est développé et mis en œuvre par l'engagement de membres du corps pastoral au plan de l'Eglise et par des collaborateurs bénévoles. 

2. Re-fonder des églises locales 

Cours «Turnaround» pour dirigeants d'églises locales 

A l'heure actuelle, les dirigeants de neuf églises locales différentes prennent part au cours «Turnaround» organisé sous l'égide de IGW. Six circuits de l'EEM Suisse y sont engagés: Klingenberg-Kreuzlingen, Muhen, Région Schaffhouse, RheineckDiepoldsau, Rorschach-Romanshorn, Zofingue. Pendant deux ans, ces dirigeants se retrouvent tous les deux mois pour un week-end prolongé dans la Halle 3x3 à Hunzenschwil. A côté de temps forts thématiques, les rencontres comprennent aussi un groupe d'intervision, des visites de projets et des cultes. On trouvera d'autres informations sous www.cas-turnaround.ch.

Un maximum de 5 membres du conseil de chacune de ces églises peuvent égaIement participer à ces week-ends. Ils ne paient que pour les repas et les déplacements. 

Dans l'intervalle des modules de fins de semaines, tous les participants ont droit à un coaching personnel, au cours duquel les mesures décidées comme prochains pas dans leurs églises respectives sont appuyées. 

Le prochain cours « Turnaround » débutera en novembre 2012. 


Réflexions par rapport à la stratégie de 

l'EEM 

La fondation de nouvelles églises a nettement passé à l'arrière-plan des occupations du groupe de travail, ce au profit du programme Turnaround. Le concept "F.I.S.CH", relatif à de nouvelles fondations par des laïques, n'est pour sa part mis en œuvre que très lentement, puisqu'il ne peut être développé et mis en route que par l'engagement de membres du corps pastoral au plan de l'Eglise et par des collaborateurs bénévoles. 

Après trois sessions, le cours «Fondation d'églises» établi en collaboration avec l'EEM allemande doit être ré-orienté. 

Réflexions pour la suite du programme: du fait qu'un grand nombre d'églises locales de l'EEM Suisse-France se trouvent confrontées à une re-fondation, il s'agit de développer l'offre d'accompagnement et de collaboration. Cela peut se faire partiellement dans le cadre de Formation +Conseils, mais en réalité des forces supplémentaires de l'ordre de 20-40 % seraient nécessaires. 

Le domaine de la fondation de nouvelles églises connaît une modification, en ce sens qu'il n'y a plus lieu de partir d'une affectation initiale à 100 %, mais plutôt d'une affectation à temps partiel. 

La fondation de nouvelles églises par des laïques acquiert une très grande importance. 

Un poste à temps partiel (20-40 %) serait également souhaitable pour la fondation de nouvelles églises locales. Un financement hors système des contributions serait possible par le biais du compte des projets. Jusqu'ici, cette proposition du groupe de travail n'a pas suscité d'écho positif de la part des instances compétentes. 

Mesures: 

Renforcement de l'activité de conseils de Turnaround par le cours Turnaround et des consultations individuelles par Formation+Conseils et Marc Nussbaumer. 

Organisation d'autres cours Turnaround avec IGW et Marc Nussbaumer. 

Amélioration du processus d'accompagnement lors de la fondation de nouvelles églises locales (simplification de la prise de décisions). 

Efforts en vue de l'obtention de plus de moyens financiers et de temps partiels 

Mise sur pied de la formation des laïques en lien avec la fondation d'églises, avec ou sans moyens financiers supplémentaires. 

Clarification des conditions cadres régissant la possibilité d'un appui financier au projet lors d'une fondation d'église par des laïques. 

Sensibilisation des circuits à la fondation d'églises locales par eux-mêmes (fondation d'églises filles). 

4. Remarques finales 

La demande d'accompagnement Turnaround est certes réjouissante, mais l'activité du GT Fondation d'églises locales et de ses collaborateurs professionnels et bénévoles s'est modifiée d'une façon qui nous inquiète. 

En tant qu'EEM et que GT Fondation d'églises, nous investissons nettement moins dans la fondation de nouvelles églises parce que toutes les forces sont requises par l'accompagnement Turnaround. Nous sommes revenus au point où nous déterminons nos priorités en fonction des besoins missionnaires des églises existantes plutôt qu'en fonction d'une vue d'ensemble du champ de 


mission Suisse. Et pourtant la règle devrait être: Turnaround, mais pas au détriment de la fondation de nouvelles églises. 

La réévaluation du rapport entre l'activité Turnaround et la fondation de nouvelles églises locales sera à l'ordre du jour d'une des prochaines séances du GT Fondation d'églises locales. La formation et l'accompagnement lors de la fondation de nouvelles églises locales doit rester une priorité. L'engagement de Matthias Fankhauser au plan de l'Eglise et son activité bénévole dans le domaine de la «Fondation de nouvelles églises» ont permis d'effectuer des premiers pas. Des améliorations des procédures de travail du GT Fondation d'églises devraient conduire à d'autres ajustements. Plus de collaboration bénévole et rétribuée serait souhaitable. 

La demande d'accompagnement des circuits dans le cadre du programme Turnaround excède l'offre disponible. Marc Nussbaumer, aussi bien qu'Andreas Benz, ont atteint les limites de leurs possibilités. Actuellement, nous ne pouvons répondre qu'à une partie de la demande par du travail bénévole et par l'engagement de membres du corps pastoral au plan de l'Eglise. 

11. 

Jörg Niederer /  Marc Nussbaumer 


Vendredi - comité directeur


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Comité directeur










Marc Berger, président de l’UEEMF








«Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. A notre Dieu et père soit la gloire aux siècles des siècles. Amen» 

Chers frères et sœurs, 

Ces versets de l'épître aux Philippiens m'ont particulièrement interpellé au début de l'année 2010 et m'accompagne depuis, à titre personnel, mais aussi dans mon activité de Président. 

Je crois que cette bonté de Dieu qui pourvoit se manifeste aussi dans notre Union, là où des femmes et des hommes s'engagent pour lui, il pourvoit. 

Nous avons pu le constater avec le Comité Directeur tout au long de l'année et dans des domaines bien différents. 

Nous sommes reconnaissants au Seigneur d'avoir permis l'arrivée des Pasteurs Jean Marc Bittner et Joël Déjardin qui ont rejoint notre Église au courant de l'été. Leur affectation à Metz et Munster à permis à ces deux Églises d'avoir à nouveau un pasteur. L'arrivée de Daniel Nussbaumer à Mulhouse et l'organisation de nouveaux circuits ont permis de pallier au manque de pasteur que nous déplorions. Mais tout n'est pas résolu, et certaines Eglises souffrent: la desserte de Mont-deMarsan nécessite un engagement important des pasteurs d'Agen et de Fleurance et des amis et membres de Mont de Marsan ainsi que d'Agen et de Fleurance! 

Au printemps nous avons eu la joie d'accueillir l'Eglise Méthodiste Unie de Paris Colombes qui a rejoint notre Union concrétisant sont transfert de la Conférence Annuelle de Côte d'Ivoire à notre Conférence Annuelle Suisse-France. 

L'arrivée de Daniel Morata qui effectue une année de stage à Colmar et Muntzenheim avant de s'engager dans les études nous réjouit et répond aux prières de beaucoup pour que Dieu nous donne des Pasteurs. 

Mais il n'y a pas que les pasteurs, et d'autres s'engagent, beaucoup d'autres. Je ne relèverai pas le défi de les citer tous. Permettez-moi de noter quelques domaines d'actions et d'engagements: 

- le Carrefour de Femmes: Elisabeth Lehmann a souhaité être relevée de la Présidence de cette activité. C'est Evelyne Marques (de Colmar) qui la remplace pour une petite étape de transition, m'a t'elle dit, seconder par Brigitte Hetsch comme Vice-présidente, Florence Déjardin comme Secrétaire et Annie Husser dans la fonction de Trésorière. 

- l'Ecole du Dimanche: sous l'impulsion de Muriel Brinkert et Florianne Van der Voort, un week-end a rassemblé des enfants des Ecoles du Dimanche des Eglises d'Alsace ici à Landersen. Les domaines des enfants et des jeunes sont un vaste champs de mission et le Comité Directeur a le souci de soutenir et développer le travail dans ces domaines. Notre surintendant Etienne Rudolph a accepté de rencontrer les responsables des groupes pour essayer de mettre en commun nos forces et nos expériences. 

- l'aumonerie de Béthesda où nos pasteurs mais aussi des bénévoles œuvrent 


«naturellement» sans que cette action soit formalisée. Les interrogations de plusieurs sur notre place au sein des établissements gérés par Bethesda ont rencontré les attentes du Conseil d'Administration de cette association qui a souhaiter la mise en place d'un «coordonnateur» pour le travail d'aumônerie dans ses structures. Un grand merci à Bernard Lehmann qui a accepté cette charge! 

- le Comité Directeur est aussi un lieu d'engagement au service de l'Église et de son Maître. Permettez-moi de relever l'assiduité d'un grand nombre à nos rencontres dont le rythme s'est un peu rapproché. Vous le voyez au rythme des «Lettres du Comité Directeur» que vous recevez après chacune de nos rencontres. Cette lettre est un outil de communication qui ne fonctionne que dans un sens et je vous invite à ne pas hésiter à faire part aux membres du Comité Directeur de vos besoins, projets, idées, remarques. Le Comité Directeur ne veux pas être un machin lointain qui réclame des chiffres (quand ce n'est pas de l'argent), envoie des «il n'y a qu'à» «il faut qu'on», mais une structure d'échange et de lien pour que nous puissions tous ensemble «amener des hommes et des femmes à suivre Christ». Les rencontres du Comité Directeur sont souvent intenses et longues mais nous aimerions prendre du temps pour pouvoir inviter les personnes concernées selon les sujets traités. C'est la démarche que nous avons menée avec Regain et l'Église de Saint Jean de Valériscle au sujet de nos bâtiments là-bas. Nous continuerons probablement pour d'autres questions. 

Après de longues années d'engagement au sein du Comité Directeur et en raison de son activité professionnelle qui l'empêchait ces derniers temps de participer aux rencontres du Comité Directeur, Marie-Louise ACKER a démissionné. Conformément aux statuts, le Comité Directeur a procédé à son remplacement provisoire par Solange Tisserand (Metz). Ce remplacement à été validé par l'Assemblée Générale des 2 et 3 avril 2011 à Landersen. 

Encore un grand merci à Marie-Louise. Edith Buschenrieder a été désignée par le Comité Directeur pour participer au Conseil Stratégique en remplacement de Marie-Louise. 

Vous vous doutez que le débat autours de la demande d'adhésion à la Fédération Protestante de France a beaucoup occupé le Comité Directeur depuis la fin de l'été. Nous aurons notre vote tout à l'heure sur cette questions mais j'aimerais dès maintenant remercier le groupe de travail qui a préparé les documents qui vous ont été transmis pour alimenter la réflexion dans les Eglises locales. Un grand merci à Jean-Ruben Otge, Etienne Rudolph et Jean-Philippe Waechter pour le temps et l'énergie qu'ils ont mis dans ces préparations. 

Pour ne pas y ajouter un autre dossier, nous n'avons pas travaillé durant cette année sur la question de la Conférence Annuelle francophone. Nous reprendrons ce sujet dans les mois à venir avec les personnes désignées l'année dernière pour cela. 

Dieu pourvoit ... 

Aussi du côté des finances! Cela ne nous dispense pas de nous asseoir et compter. 

Nous verrons le détail tout à l'heure mais il est tout de même à noter que l'année 2010 se termine mieux que prévu. 


L'attention portée aux finances nous amène toujours à nouveau à la question du nombre de postes pastoraux que nous pouvons financer. Comment assurer la nécessaire solidarité entre Eglises et ne pas nous décourager? 

C'est précisément en réponse au soutien financier qu'il avait reçu que Paul écrivit ce «et mon Dieu pourvoir à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ.» . 

J'aime relever le futur employé ici «Dieu pourvoira» ... 

L'Association «Centre de Vacances Landersen» a aussi vécu les bontés de Dieu. Elle a pu début 2010 procéder au remboursement anticipé du prêt de 500 000 FRANCS pour lequel l'Assemblée Générale de notre Union en 2001 avait accordé une garantie hypothécaire sur le jardin du presbytère à Jebsheim. Le prêt remboursé, cette hypothèque devient sans objet et les craintes que d'aucun pouvait nourrir quant à cette parcelle disparaissent. 

Il y a quelques jours, j'ai également reçu un chèque en remboursement du solde des annuités d'un ancien prêt en Ecu pour lequel l'Union avait avancé les remboursements durant les années difficiles que le Centre à connu. 

Le Président de l'Association, Joël Bauer, pourra probablement vous en parler longuement mais ces bonnes nouvelles financières ne signifient pas que tout va bien. Les difficultés ne sont jamais bien loin. 

Comme nous l'avions décidé ici, il y a maintenant deux ans, nos pasteurs ont changé de régime de protection sociale, passant le i " juillet 2010 à la CAVIMAC pour la couverture maladie, vieillesse, invalidité obligatoire complétée par des couvertures auprès de la compagnie AG2R La Mondiale. Cette modification ayant pour but d'améliorer la couverture sociale des pasteurs à coûts constants pour l'Union, la différence de cotisations entre l'ancien et le nouveau régime obligatoire a été réaffectée aux cotisations complémentaires. 

Il reste encore quelques questions que je m'efforce de résoudre. La multiplicité des interlocuteurs, la complexité de certaines organisations, des difficultés à joindre le bon interlocuteur, le manque de temps ralentissent quelques fois la résolution des problèmes. J'espère quand même que la situation sera rapidement normale, tout le monde ayant les bonnes informations. 

Nous voulons nous confier aussi en Dieu pour ce qui est de l'Eglise et du bâtiment à Saint-Jean-de-Valériscle. Comme vous l'avez lu dans la courte présentation qui était jointe à l'ordre de jour de notre Assemblée, après diverses rencontres avec le Conseil de l'Eglise de Saint-Jean et Pascal Maurin pour l'Association Regain, le Comité Directeur vous demande de l'autoriser à vendre les bâtiments que nous avons achetés là-bas en 2006. Nous aurons l'occasion de plus d'échanges lorsque nous traiterons ce point tout à l'heure mais nous croyons que dans cette vallée Dieu pourvoira aux besoins de ceux qui s'engagent pour lui. 

Dieu pourvoira aussi au travers de ceux qui suivent les formations de prédicateur laïque que Joseline assure et pourront renforcer nos Eglises dans leur engagement. Les différentes rencontres de l'Ascension seront l'occasion de présenter cette formation ainsi que les possibilités de formation plus complètes proposées par la Faculté de Théologie de Vaux sur Seine. 

Christian Waldmeyer, dans sa méditation avant l'élection du nouveau bureau du Comité Directeur, faisant un parallèle entre cette élection et la transition entre Moïse et Josué, traçant le parallèle entre le peuple d'Israël et notre Union, il disait : «Josué et le peuple étaient devant des terres à conquérir, notre Union aussi est devant des terres à conquérir». Je vois dans cette comparaison un encouragement à rester missionnaire! 

Comment vivre et partager la Bonne Nouvelle du salut en Christ au 21ème siècle? 


Comment amener aujourd'hui des hommes et des femmes à Christ? 

Là aussi, j'ai la conviction que si nous nous engageons, Dieu pourvoira. 

Tout cela pour qu' «A notre Dieu et père soit la gloire aux siècles des siècles» 

Marc Berger 


Accepté à l’unanimité

Vendredi - CMFT


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


Centre Méthodiste de Formation Théologique (CMFT) 

Temps d'accompagnement (Etienne Rudolph) 

La Commission «Temps d'Accompagnement» accompagne actuellement 5 pasteurs entrant dans le ministère de l'EEM : 

David Loché: est en dernière année du temps d'accompagnement. Il a accompli avec succès les travaux demandés. Actuellement à Alès, il est en charge de deux Eglises locales. Il est accompagné par le pasteur Grégoire Chahinian et arrive au bout du temps d'accompagnement. La Commission des ministères le recommande pour l'ordination au ministère d'ancien. 

Théodore Paka : est en dernière année du temps d'accompagnement. Actuellement à Saint-Imier, il est accompagné par le pasteur Pierre Siegfried. Il a accompli avec succès les travaux demandés et arrive au bout du temps d'accompagnement. La Commission des ministères le recommande pour l'ordination au ministère d'ancien. 

Joseline Waechter : est en dernière année du temps d'accompagnement. Avec son mari, elle a en charge trois communautés à Paris. Elle est accompagnée par le pasteur Etienne Rudolph. Elle a accompli avec succès les travaux demandés et arrive au bout du temps d'accompagnement. La Commission des ministères la recommande pour l'ordination au ministère d'ancien. 


Joël Déjardin : pasteur d'une Eglise partenaire (UNEPREF), il est actuellement mis à disposition par son Eglise d'origine et exerce son ministère actuellement à Munster. Il est en période de découverte de notre Eglise et souhaite entrer pleinement dans le ministère de l'EEM. Il est accompagné par le pasteur Robert Gillet. Son temps d'accompagnement sera de 2 ans avec un programme spécial. 

Jean-Marc Bittner : pasteur de l'Eglise baptiste (FEEB), il a posé sa candidature dans notre Eglise et il est actuellement en service à Metz. Il est accompagné par le pasteur Daniel Osswald. Son temps d'accompagnement sera de 2 ans avec un programme spécial. 

Par ailleurs, en janvier 2011, a eu lieu le séminaire/tutorium sur le thème « Conduite d'Eglise ». Les pasteurs en temps d'accompagnement ont participé à ce séminaire. Christophe et Myriam Waechter, bien que déjà reconnus comme prédicateurs laïcs avec affectation pastorale (à Anduze et Valleraugue), ont été invités à ce séminaire pour leur permettre d'entrer toujours mieux dans leur ministère au sein de l'EEM. Seul Christophe Waechter a pu y participer. 

Pastorale (Jean-Ruben Otge) 

Dans notre pastorale annuelle nationale, nous nous sommes arrêtés sur les sujets: « Développer notre caractère de bon berger », ainsi que sur « Les enjeux du culte ». 

Par ailleurs, des pastorales régionales ont lieu: 3 rencontres annuelles dans le grand Est et 2 ou 3 fois dans le Sud-Ouest. 

Formation des Laïcs (loseline Waechter) 

24 inscrits suivent les cours, 5 d'entre eux arrivant en fin de parcours. 

L'équipe d'enseignants s'est enrichie du pasteur Théo Paka (pasteur à SaintImier) et de Mme Danielle Doh (professeur de religion) qui se sont attelés avec sérieux au suivi de plusieurs élèves: qu'ils en soient ici remerciés. Si cette équipe-là pouvait se renforcer un peu plus, ce serait un vrai sujet de reconnaissance. 

La journée de Rencontre nationale du 11 septembre 2010 à Colmar a été très bien suivie (plus d'une vingtaine de participants). Cette rencontre annuelle est très importante car elle permet aux participants et aux enseignants de faire mutuellement connaissance. La prochaine rencontre aura lieu le week-end des 10 et 11 septembre 2011. 

La rédaction des cours pour les prédicateurs laïques est quasiment achevée. Les événements électoraux en Côte d'Ivoire, fin novembre 2010, ont fortement perturbé les travaux de l'Equipe d'Abidjan réunie à ce moment-là. Deux cours de théologie pratique restent à finaliser, ce qui devrait pouvoir se faire fin juin 2011, juste avant la Consultation Méthodiste de l'Enseignement francophone, prévue à Kinshasa/RDC. 

Finances (Willy Funtsch) 

Sans rentrer dans le détail, en 2010, nos dépenses s'élèvent à 10 249 euros, auxquels s'ajoutent 4 400 francs suisses pour la location des locaux de Lausanne et l'abonnement téléphone. 


En guise de perspective (Grégoire Chahinian, président du CMFT) 

Nous sommes reconnaissants pour la disponibilité et l'investissement de chacune et chacun qui œuvrent au sein du CMFT. Cependant, nous sommes aussi conscients que le bénévolat de chacun d'entre nous a ses limites, et que l'apport du travail fourni par une personne salariée temps partiel pour commencer) serait d'un grand secours pour le développement du CMFT. 

Merci pour votre confiance renouvelée et vos prières de soutien. 

Grégoire Chahinian


Le Président Grégoire Chahinian s’est excusé.

Rapport adopté

Vendredi - Afrique du Nord


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


Daniel Nussbaumer

Département Afrique du Nord 

Responsable du département: Sr Vroni Hofer; 

autres membres: pasto Daniel Nussbaumer (surintendant de l'Afrique du Nord, ex officio), évêque Patrick Streiff, Dorothée Keller (jusqu'en octobre 2010), Thomas Rodemeyer (depuis octobre 2010), pasto Ueli Sennhauser, Andreas Stârnpff (ex officio). 

Tâche 

Les communautés de l'EEM en Algérie font partie de la Conférence annuelle de l'EEM Suisse-France. Le département soutient le pasteur Daniel Nussbaumer dans sa tâche d'accompagnement de ces communautés. 

Situation actuelle 

Actuellement l'EEM compte des communautés à Alger, Oran, Ouacif, Constantine et Larbaa Nath Irathen. Il est réjouissant de constater que ces communautés peuvent se réunir et célébrer des cultes librement, et qu'elles le font! Dans les communautés de la Kabylie, à Laarba et Ouacif, des personnes se tournent vers le Christ et sont baptisées. Le travail parmi les femmes s'avère fructueux. Les deux communautés grandissent . 

Constantine: depuis novembre 2009, Hamid Guernine effectue un bon travail comme responsable de la communauté. Les cultes rassemblent entre 12 et 25 personnes. Tous les jours, des visiteurs viennent en outre sonner à la porte; Ce sont des personnes qui s'intéressent à la foi chrétienne, des étudiants et des enseignants de l'Université toute proche, des ressortissants de l'Afrique noire, des religieux . 

Oran: la situation est toujours délicate en raison de l'absence de pasteur . 

Alger: le 30 novembre 2010, à l'issue d'une année mouvementée, le bâtiment de l'Eglise réformée, à Alger, a été confisqué et ses habitants expulsés. Sœur Anne-Geneviève est rentrée dans sa maison-mère, à Grandchamp (CH), après avoir servi pendant plus de 50 ans en Algérie. Roger Correvon et Kamel Saoudia ont pu emménager dans la maison, vide, d'un membre de la communauté. L'Eglise catholique leur a mis une chapelle à disposition à Hydra. Les responsables de l'EPA ont investi le bâtiment confisqué. Ils ont propagé le mensonge selon lequel Roger Correvon serait rentré en Suisse et affirmé qu'il n'y avait plus de communauté réformée à Alger. Un noyau de dix personnes a célébré Noël ensemble à Hydra. Depuis, les cultes accueillent à nouveau une vingtaine de personnes. 


Quelques mots supplémentaires sur l’Afrique du Nord 

Tunis

A Tunis, Daniel Nussbaumer se dit heureux de la présence du couple Jacqueline et Isaac Agre. La situation s’est apaisée, il n’en demeure pas moins que les revendications se poursuivent. L’engagement du couple Agre joue essentiellement au niveau de Caritas dans l’accueil de réfugiés subsahariens.

L’autre volet est leur présence au sein de l’Eglise réformée de Tunis. Ils habitent le quartier de Montfleuri où ils développent le projet d’un home d’accueil pour jeunes filles. 

Ils nourrissent l’espoir de créer sur place une communauté méthodiste. Prions pour l’engagement de notre couple dans cette ville. Particulièrement pour la santé de Isaac.


Algérie

A Mulhouse vient de se tenir une journée Connexio avec les délégués venus d’Afrique du Nord. Lundi eut lieu le travail de coordination ; les principaux responsables de l’œuvre en Afrique du Nord se retrouvent 4X par année pour partager le vécu des communautés; mercredi, ils ont réfléchir sur leur vie d’église en Algérie. Ils ont pris la décision de constituer leurs lieux de culte en circuits méthodistes et ainsi grâce à cette étape ils espèrent être reconnus comme Eglise méthodiste unie en Algérie.
Mais atteindre cet objectif n’est pas chose aisée. Car le côté administratif reste flou. Obtenir une autorisation de séjour ou de travail reste un parcours de combattant.


Actuellement, le gouvernement travaille à la mise en place d’une société civile. Il a l’intention de promulguer une nouvelle loi pour fonder le droit associatif. Sera-ce suffisant pour contrer le mécontentement populaire ?


Le travail sur place a été compliqué par le conflit qui oppose l’EMU au bureau de l’Eglise Protestante d’Algérie. Avec le soutien de son avocat, l’EPA a réussi à détourner le titre de propriété de l’église d’Alger en le remettant au nom de l’EPA. 


Concernant l’évolution qui a eu lieu ces derniers mois, l’église de Constantine s’est développée malgré un environnement qui n’est pas évident, une ville des plus islamiques en Algérie.

Il y a dix jours, une personne a fracassé la porte d’entrée de l’église. La personne a été maîtrisée à temps par la police qui était présente sur place.

Il y a volonté d’être église, d’être ce lieu où l’Evangile de Jésus-Christ est proclamé et vécu concrètement : voilà l’objectif de ces communautés; Chaque fois qu’une personne passe par les eaux du baptême , c’est la preuve affichée que Jésus-Christ est vivant et que des personnes sont prêtes à le suivre et ce dans un contexte difficile.


Veuillez prier pour l’Eglise d’Algérie pour qu’elle apprenne à travailler à l’unité, à s’accepter mutuellement.


Le pasteur Hugh Johnson fait part du décès de Slimane Burschen il y a peu. Il a été un des dix enfants du premier pasteur autochtone en Algérie. Né en Tunisie, il a fait ses études en Algérie (Constantine). Pour lui, «c’était un géant.  La seule chose qui m’a aidé,  c’est un homme comme Slimane qui m’a précédé. Il a fait ses études en beaucoup d’endroits, il est devenu professeur là même où il a étudié.

Après son expérience de l’Afrique du Nord, il a été pasteur de l’ERF. Il a servi l’Eglise au Sénégal, au Tchad et en Côte d’Ivoire. Il a enseigné la philosophie à Strasbourg.

Il était en train de mourir à petit feu ; avant de mourir, il a demandé à sa femme de chercher deux hommes pour son service mémorial : Hugh était une des deux personnes, l’autre a été un de ses anciens élèves à Strasbourg. «Nous avons suivi les demandes  de Slimane : qu’aucune larme ne soit versée à ses obsèques».

Cette église réformée de Chambon sur Lignon, a vu un pasteur méthodiste et un pasteur luthérien célébrer ses obsèques dans une église réformée.

En cela, nous voyons l’impact de Slimane partout où il est passé. Il est mort à 81 ans. Il a eu le temps de grandir en un vrai géant.

Vendredi - district francophone


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Réunion du district francophone

Au cours de cette rencontre, une discussion en petits groupes a été menée sur le document «Stratégie VIE, projet VIE : il s’agissait de voir l’état d’avancement de la réflexion sur le renouvellement de l’église au niveau local. Mais dans un premier temps, le surintendant Etienne Rudolph et le président de l’UEEMF Marc Berger ont donné la parole aux représentants de plusieurs églises du district francophone, dans l’ordre, Bruxelles, Lausanne, les églises en Algérie et la congrégation des Sœurs de Béthesda.


Faisons connaissance

Augustin

Délégué laïc du circuit méthodiste de Bruxelles. Le pasteur qui supervise ne pouvait pas venir, son épouse étant brusquement tombée malade. Le circuit compte pas moins de 5 pasteurs. Lui-même collabore avec ces 5 pasteurs. La communauté est née de la volonté de méthodistes de prier ensemble. Et ce depuis 2006. Cette idée fut concrétisée et s’est heurtée à divers problèmes Le problème des locaux

En avril, le président de l’EPUB nous a renvoyés dans les églises locales (comme sous-locataires), mais grâce à l’Eglise catholique la communauté a été acceptée par l’église catholique depuis avril 2010. La communauté est installée à présent dans un cadre idéal.

Difficulté de la reconnaissance officielle

Le méthodisme s’est concentré dans le protestantisme belge (EPUB). Devant ces difficultés, on s’est mis en prière et on s’est tourné vers les responsables méthodistes (évêques Wenner Rose-Marie et Patrick Streiff). Avec l’aide de Dieu et la prière, et surtout l’implication de l’évêque Streiff et ses relations avec l’EPUB, la communauté a été reconnue officiellement par l’EPUB. Le week-end dernier, l’évêque et le surintendant sont venus vivre l’œuvre du Seigneur à Bruxelles.


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Lausanne

Pierre Bertololy

C’est une église ancienne, la première église  méthodiste de pierre construite en Suisse, ce qui explique l’attachement des membres de l’église au bâtiment ; ce n’est pas toujours facile d’aller de l’avant. Calme et sérénité reviennent. Ceux qui sont partis ne sont pas revenus.

Sous peu, Pierre Bertololy fera des propositions pour montrer comment témoigner à l’extérieur.

L’église est d’abord un lieu de culte. Concernant les paroissiens, nous essayons de vivre la communion fraternelle le mieux possible. Les membres se retrouvent volontiers : on s’aime davantage. «Nous avons survécu, et maintenant il faut voir maintenant comment on va vivre». 


Algérie

Abdenour

Laarba, pasteur de la station Ex Fort national

Il y a en moyenne de 100 à 120 personnes au culte célébré dans un garage aménagé. Car la salle de culte officielle est encore occupée par une sœur blanche.

Aujourd’hui, on fait un culte dans ce garage, et l’on en remercie le Seigneur. 80% de chrétiens n’ont pas accès à un lieu de culte. Notre église est une des rares églises à disposer de locaux. Quand les gens viennent à l’Eglise méthodiste, ils sont à l’aise, car ils sont sur un terrain qui appartient à l’église, car nombreuses sont les églises de maison.

Malgré cette précarité, l’Evangile est annoncé ; 87 personnes en 2010 ont été baptisées, 40 personnes depuis le début de l’année.
De temps en temps, on a des réactions brutales de la part des autorités, car elles ont du mal à concevoir que le Seigneur agisse et que ce n’est pas une histoire de personnes.

Notre projet consiste à nous ouvrir aux villages d’alentour ; Mais notre problème est de trouver à chaque fois un lieu de culte.


Saïd

Kabylie

Spécial pour notre pays : Saïd est originaire de la région de Kabylie et est responsable d’une communauté située à 35 km de Tizi Ouzou. Sa communauté a été créée en 2000 dans sa maison, comme une église de maison. Ainsi s’est propagé l’Evangile dans la région. Cette église de maison a progressé et a enregistré 30/35 membres baptisés dans sa maison.» Les locaux ne pouvant pas contenir tout ce monde, nous allons reculer les murs ; Jésus a répondu à notre prière. En 2000/2001, on a passé un an dans un garage. Nous allons reprendre la demande de pousser les murs afin d’élargir la surface. Un voisin est venu le trouver pour proposer de louer une surface plus grande. En 2007, on a acheté une parcelle de terre, aménagé une salle de culte, un presbytère, une salle d’enfants. On a assisté à ces miracles : Jésus ressuscite son église, ce n’est pas une nouvelle église, mais Jésus ressuscite son église».

Ils travaillent avec les femmes (rôle important des femmes dans l’église comme dans la société) avec les petits enfants et leurs familles, car ce sont les enfants qui vont reprendre le flambeau.



Hamid

Constantine

Autre région, autre culture.

«Constantine est la ville la plus musulmane, cela ne nous empêche pas d’être une église ouverte. Peut-être avons-nous la chance d’avoir deux policiers en face de chez nous. 

L’autre jour, un homme est venu frapper avec un marteau la porte de l’église… Heureusement que la police a veillé».

Plusieurs viennent discrètement. Les baptêmes se font en privé. A défaut de la confiance. Entre eux, la confiance ne règne pas.
Hamid essaie de créer un climat de confiance, loin de la peur. En dehors des Algériens, il y a des Africains qui viennent étudier, de plusieurs nationalités (10 pays africains) ; ceux-ci constituent le noyau fort de l’église et gèrent la vie de l’église au quotidien. «Si on a cette ancre dans l’espérance, elle nous garde et nous stabilise même s’il y a des tempêtes à surmonter».



Roger Correvon

Alger

L’église d’Alger est la plus ancienne église protestante dans la capitale. Hugh Johnson a officié à Alger pendant 33 ans. Les Réformés ont passé le relais à l’Eglise méthodiste pour la poursuite du travail. Cette église qui réunissait une cinquantaine de personnes a subi de fortes pressions. Initialement, cette église formait le cœur de l’EPA dans le souci de fédérer toutes les sensibilités du protestantisme algérien.  Le président était longtemps Hugh Johnson,  Ulli Sennhauser puis est arrivé Mustapha Krim, le premier président algérien de cette association.

L’EPA a fait un transfert de titres  et l’église d’Alger a perdu la propriété de ses locaux. Le procès en civil a ordonné l’expulsion de Roger Correvon, de l’église et de l’association œcuménique rencontre et développement. Dans le transfert, il y a eu perte de membres. A ce jour, l’église forte d’une vingtaine de membres a besoin de soutien et de prière.
«Le choc, c’est que cela vienne d’autres chrétiens… Avec la complicité des autorités».




L’EEM compte des sœurs

Congrégation Sœurs Bethesda

Sœur Louise

Sœur Marlyse avait la vision de transformer la communauté en congrégation. Ce n’était pas facile, car cela impliquait  un déménagement important… Les sœurs ont décidé de continuer à vivre. «Nous sommes une petite communauté et nous ne voyons pas encore comment cela va continuer. Dieu permet que la congrégation continue à vivre et à le servir….» 10 sœurs habitent une maison, 21 quai Zorn. Dans cette maison, il y a des possibilités de réunion et d’accueil (La Traversée). Les Sœurs essaient de faire de cette maison une maison d’accueil et une maison d’hébergement.

«Dieu nous a aidés à entrer dans cette vision. Nous sommes prêts à nous y engager», déclare Sœur Louise.

Sœur Marlyse était la plus jeune à décéder. C’était cette année.
Il pourvoira à la suite, assure Sœur Louise. Elle remercie l’évêque Bolleter présent dans la salle qui les aide et les visite et a permis l’édition du livre-témoignage de Sœur Marlyse.. «Il est une foi».

Le tiers Ordre est encore en projet : à savoir l’engagement à la prière en communion avec les Sœurs.

La Maison de miséricorde mérite bien son nom.



2e partie


Le second temps était consacré à des échanges en petits groupes sur ce que chaque église locale vit en terme de renouvellement.

Les questions de base :

  • La thématique concerne-t-elle notre Eglise locale ?
  • Avons-nous déjà réfléchi, localement, à cette thématique ?
  • Qu’est-ce qui est difficile à mettre en œuvre dans cette perspective ?En quoi avons-nous besoin d’aide localement ?
  • Qu’est-ce qui a déjà été fait ou qui sera fait prochainement ?


Vendredi - Carrefour des femmes


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Mme Bach complète son rapport écrit.


Le Carrefour des Femmes a retenu un thème pour deux ans : en tant que femmes, nous sommes engagées dans la vie de disciples, mais comment ? Tout en tenant compte des charges et des pressions  qu’elles subissent et pas seulement de la part des hommes.

Comment trouverons-nous des femmes prêtes à s’engager dans la durée ?
On en trouve beaucoup prêtes à s’engager ponctuellement sur des sujets relevant de leur compétence.

Le Carrefour prépare plusieurs réunions à l’intention des églises locales.

A la recherche de renfort, elle en appelle à des volontaires pour renforcer ce travail d’équipe.

1. Informations 

1.1. Travail au sein du comité 

Nous avons placé la période 2011/2013 sous le thème « animée et ouverte à l'autre» qui constituera la base des différentes manifestations organisées dans le cadre du Carrefour des femmes au cours de ces deux prochaines années (journée féminine, divers week-ends). 

1.2. Stratégie et mise en œuvre au sein du Carrefour 

des femmes 

Les animations du Carrefour des femmes reposeront sur notre thème biennal, qui comprend également l'affirmation de la stratégie selon laquelle nous voulons: « amener des femmes et des hommes à devenir disciples du Christ, afin de transformer le monde. » La stratégie a été débattue au sein du comité et s'intègrera dans les activités proposées. En dehors des événements qui se déroulent au plan suisse, le Carrefour des femmes offre également des journées de formation aux groupes de femmes des églises locales. Pour faire connaître cette animation, nous publions un papillon intitulé « Frauen treffen Frauen ». La coordination des différentes manifestations incombe au groupe spécialisé Formation. 

1.3. Situation en termes de personnel 

Plusieurs membres du comité ont présenté leur démission à compter de l'Assemblée des déléguées de cette année. Toutes n'ont malheureusement pas pu être remplacées. Force est de constater qu'il devient de plus en plus difficile de trouver des femmes disposées à assumer l'une des multiples tâches à accomplir. 


Bien que nous tenions à maintenir une co-présidence, nous n'avons pas réussi à trouver une deuxième co-présidente. 

Nous avons cependant le plaisir de pouvoir proposer un travail intéressant avec et pour des femmes, de nombreuses rencontres enrichissantes et un domaine d'activité varié. 

Nous offrons aussi la possibilité de faire un « stage» afin de permettre de découvrir les activités du Carrefour des femmes. 

Le groupe de travail Groupement féminin de la Conférence centrale d'Europe du centre et du sud est quant à lui en quête d'une nouvelle coordinatrice apte à succéder à Regula Stotz. L'élection à ce poste est prévue pour la Conférence centrale 2013. 

1.4. Remerciements 

Nous tenons à remercier les nombreuses femmes qui s'engagent dans les paroisses et dans l'ensemble de l'Eglise et qui, au travers de leurs dons, de leurs prières, de leur temps et de leur argent, soutiennent la cause des femmes. Grâce à ses séminaires et à son soutien financier, le Carrefour des femmes a pu offrir un appui à maints endroits en Suisse et en France ainsi que dans les pays membres de notre Conférence centrale. 

Un grand merci aussi à toutes les femmes qui nous ont fait bénéficier de leur précieuse collaboration au sein du comité et des groupes de travail et qui ont consacré de nombreuses heures à leur engagement bénévole. 

Cher Evêque, chers membres de la Conférence, 

A la fin de ce rapport, j'ai - Marian Bach - à cœur de vous adresser quelques mots personnels pour vous remercier très chaleureusement pour les nombreuses rencontres enrichissantes que j'ai pu avoir avec vous au cours de ces dernières années. Vous avez enrichi ma vie, vous l'avez marquée de votre empreinte et bénie. Je tiens aussi à exprimer plus particulièrement ma gratitude à l'égard de toutes les femmes du comité, et plus spécialement encore à Esther Steiger et Hanna Wilhelm, qui m'ont accompagnée dans la co-présidence. Ensemble, nous avons partagé beaucoup de joie, de travail, de prières, et toutes ces choses qui font partie de la vie. Je me souviendrai toujours avec plaisir de ce temps passé avec vous. 

Mes prières et mes pensées continueront à accompagner le travail du Carrefour des femmes. Que Dieu vous bénisse et vous garde. 

Vendredi - groupe de travail contre la violence et les abus


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Avant que Therese Streit quitte sa fonction de responsable du groupe de travail, il y a un an, elle s'est attelée, en collaboration avec l'équipe, à la mise à jour de tous les documents de base nécessaires. Ce faisant, nous avons constaté qu'il existait des parallèles intéressants avec les fondements du GT KIK. Dans le cadre de plusieurs séances communes, nous avons alors élaboré un nouveau concept d'intervention en cas de crise (KIK), décrit plus en détails dans le rapport du GT KIK (Service Takano). Nous sommes d'avis que ces deux groupes de travail sont appelés à fusionner dans un avenir proche. 

Christian Schmutz, responsable ad intérim du GTC


Vendredi - soirée festive


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

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Soirée festive sous le signe du mouvement

Vendredi soir eut lieu la soirée dite festive qui permet de saluer les nouveaux collaborateurs et d’honorer les pasteurs pour leurs années d’engagement au service de l’Église Évangélique Méthodiste.

Un certain nombre de personnes étaient invités à monter sur la scène soit pour leurs longues années d’engagement au service de l’Eglise, soit parce qu’ils étaient de peu de nouveaux collaborateurs.

Les ordonnateurs de la soirée, Jörg Niederer und Brigitte Moser, n’ont pas épargné l’évêque Patrick Streiff en l’appelant à bouger plusieurs fois de sa place, thématique oblige ! C’était pour lui permettre de ressentir ce qui se passe quand on est poussé à changer de place !

Les «Moody Tunes» ont aussi créé une bonne ambiance, nombreux étaient les claquements des doigts et des pieds, les applaudissements qui accompagnaient leurs morceaux, „Amazing Grace“ à „C'est si bon“ d’Yves Montand en passant par «Imagine» de John Lennon.

Le surintendant Jörg Niederer et la pasteure Brigitte Moser animaient avec adresse la soirée, interrogeant les invités sur ce qui les avaient animés et ce qu’ils voulaient changer.

Paul Henri Brès, Paul Henri Brès, Benjamin Boller et Werner Burkhard célébraient leur 60 ans de ministère. Martin Geu ses 40 ans et les pasteur Peter Steiger, Felix Wilhelm leurs 30 ans d’engagement comme pasteurs de l’EEM tout comme Daniel Burkhalter ses 30 ans d’engagement à la tête de l’administration de l’Église. Le pasteur Daniel Eschbach est actif dans l’EEM depuis 20 ans. Quant à Esther Baier, Hanna Läng, Christoph Schluep, Rolf Wyder et Stefan Zolliker, ils ont été honorés pour leurs 10 ans de ministère comme pasteurs de l’EEM.

Nouvellement pasteurs de l’EEM ont été salués Stephan Müller (Liestal-Frenkendorf), Bernfried Schnell (Bregenz A), Johann Wäfler (Glarus), Jeongsoo Lee, (EEM coréenne à l’Est de la Suisse), Jürg Krebs (Zürich Nord), Karin Toth Krebs (assistante de paroisse, Zürich Nord), Christian Hagen (stagiaire à Uzwil-Flawil). Thomas Rodemeyer travaille depuis peu comme assistant de l’évêque dans le domaine des finances. Andreas Benz est le nouveau collaborateur engagé dans la commission Formation+ Conseil. A l’administration centrale, Gisbert Dörr est une nouvelle collaboratrice. Au niveau de Connexio, Daniela Deck est la nouvelle chargée de communication, Daria Hofer la personne en charge des projets de développement et Cornelia Baburi Giger est en charge des relations publiques et de la recherche de fonds.

Ensuite, il a été question de ceux qui partent à la retraite : Werner et Heidi Wydler et Ernst et Hildegard Wäfler de Spiez. 

Tout ce beau monde a partagé des anedoctes tirées de leur vie, sur ce qui les a émus et mis en mouvement (jeu de mots) pendant quelques deux heures. Ils ont été animés toujours à nouveau par l’amour de Dieu et par la passion de le servir, Lui et les autres. Comme disciples, ils restent en mouvement à la suite de Jésus leur Maître et cherchent à amener d’autres gens à en faire autant.



Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


Samedi - Conférence annuelle 2011

Samedi - vie de disciple - évêque Walter Klaiber


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Walter Klaiber, évêque à la retraite

Etude biblique

La vie de disciple


La question que je traite concerne les raisons pour lesquelles Jésus a appelés les disciples à le suivre et les modalités pratiques de ce discipulat. Pour nous demander ensuite comment nous devons à notre tour appeler les autres à devenir les disciples de Jésus-Christ.

Nous écouterons préalablement les Evangiles.
Comme première action de la part de Jésus, il y a eu la vocation des premiers disciples.

Ils laissèrent leurs bateaux et le suivirent. C’est là que Jésus les appelle.

Appeler les hommes à devenir des pécheurs d’hommes prend un accent particulier.

Il les appelle à poursuivre l’œuvre de Jésus. Ils entreront de plein pied dans la mission avec lui avec pour objectif de transmettre son message. Ils partageront la vie et le travail avec Lui comme avec d’autres disciples.

Lc 5 Pierre est pétrifié devant la puissance de Jésus et un sentiment d’indignité le saisit ; Jésus lui accorde le pardon et la mission, la conversion et la vocation tout à la fois. L’appel à suivre le Christ est le modèle d’une acceptation inconditionnelle.

Ce qui était caractéristique, c’était que Jésus appelait des pécheurs : il accueille des gens de mauvaise vie ; cette communion avec Jésus retrouvée est le signe d’une relation rétablie avec le Père en parole et en acte.

Au jeune homme, il enjoint de vendre ses biens, c’est le pas qui lui permet d’apprendre à faire confiance en Dieu. C’est un appel à l’amour, qui lui fait cruellement défaut.

Les candidatures sont semées d’embûches.

La première qualité d’un disciple, c’est d’aller de l’avant malgré les difficultés, ce n’est pas une aventures dénuée de risques. C’est aller de l’avant sans se laisser rebuter par les difficultés. C’est aussi être prêt à partir partager avec les siens ce que Dieu a fait dans sa vie. Des femmes ont renoncé à leurs richesses pour cheminer avec Jésus. Ce sont les seules qui n’ont pas abandonné Jésus à l’heure critique de la croix.

Un disciple amène les autres à Jésus : nous avons trouvé le Messie et «ils le conduisirent à Jésus». «Tu es le Fils de Dieu, du Dieu vivant».

La priorité consiste à se laisser réorienter constamment sur Lui.

Le document complet


Comment et pourquoi Jésus a-t-il appelé des personnes à le suivre?

Exposé présenté lors de la session de la Conférence annuelle Suisse-France 2011

Winterthur, samedi 18 juin 2011

Walter Klaiber, évêque à la retraite

La question qui m’a été donnée pour thème est claire et sans équivoque : Comment et pourquoi – il devrait donc être facile d’y répondre. Dans les Evangiles, on trouve en effet plusieurs récits décrivant la manière dont Jésus a appelé des personnes à le suivre. Quant à savoir si nous pourrons en tirer des instructions sur la manière dont nous pouvons appeler des personnes à suivre le Christ, c’est une autre question. C’est pourquoi j’aimerais prendre le temps qui m’est imparti pour laisser les textes de l’Evangile nous parler et voir ce qu’ils disent sur notre problématique.

1. L’appel irrésistible de Jésus – appel des premiers disciples

La première action de Jésus dont nous parlent Marc et Matthieu est celle de l’appel des premiers disciples (Mc 1,1-20 Mt 4,18-22).

Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter le filet dans la mer: c’étaient des pêcheurs. Jésus leur dit: « Venez à ma suite, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. » Laissant aussitôt leurs filets, ils le suivirent.

Avançant un peu, il vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère, qui étaient dans leur barque en train d’arranger leurs filets. Aussitôt, il les appela. Et laissant dans la barque leur père Zébédée avec les ouvriers, ils partirent à sa suite.

Jésus rassemble des gens derrière lui en leur disant simplement: Allez hop, suivez-moi! Il ne dit pas pourquoi ils doivent le suivre, mais dans quel but : Je vous ferai pêcheur d’hommes. Cette formulation est quand même particulière ! D’autant que pêcher des hommes a une connotation négative. Qui pourrait donc avoir envie d’être capturé ! Seul le contexte peut expliquer les paroles de Jésus. Pour ces gens qui ont passé leur vie à pêcher des poissons pour gagner leur vie, il s’agit désormais de consacrer leur vie à gagner des personnes pour le Royaume de Dieu.

L’acte consistant à suivre Jésus s’apparente au comportement des étudiants des rabbins. C’est là raison pour laquelle on a appelé les personnes qui suivaient Jésus les disciples, un ancien mot pour ‘apprenti’, ‘étudiant’. Mais il y a là une différence essentielle. Un rabbin ne lance pas d’appel à ses étudiants. Ils le suivent de leur propre chef. Ils ne sont pas non plus appelés à une tâche, mais suivent un enseignement. L’appel de Jésus ressemble davantage à l’appel d’Elisée par Elie dans 1 Rois 19, 19-21. Il est le fondement d’un envoi à poursuivre l’œuvre de Jésus.

Ce qui est également important, c’est que ce récit vient juste après le résumé du sermon de Jésus, dans Mt 1,15 qui dit : Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est proche. Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle. L’appel des disciples montre donc de manière exemplaire comment la bonne nouvelle de l’approche du Royaume de Dieu peut conduire des personnes à renoncer à leur vie d’avant et à se confier à la Parole de Dieu et de Jésus.

Jésus ne semble cependant pas appeler les gens au hasard, mais choisit de manière très particulière ceux qu’il veut intégrer à sa mission. Il est ainsi dit des douze que Jésus les a appelés pour les avoir avec lui et les envoyer prêcher (Mc 3,14). La communion avec Jésus débouche sur la mission consistant à transmettre le message de Jésus et l’action de Jésus. Pour ce faire, Jésus n’appelle pas uniquement quelques individus, mais tout un groupe de gens. Suivre Jésus signifie donc également être en communion de vie, d’apprentissage et de travail avec Jésus, mais aussi avec d’autres disciples.

Luc décrit l’appel des premiers disciples un peu différemment. Après l’histoire de la pêche miraculeuse, il est écrit:

1

A cette vue, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus en disant: « Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un coupable. C’est que l’effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui devant la quantité de poissons qu’ils avaient pris; ... Jésus dit à Simon: « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu auras à capturer. » Ramenant alors les barques à terre, laissant tout, ils le suivirent. (Lc 5,8 et s.)

Au plan historique – c'est-à-dire dans la perspective de la question de savoir comment tout cela s’est passé exactement – les deux récits sont difficiles à harmoniser, même si on s’est régulièrement efforcé de le faire. Mais au plan factuel, ils se complètent. Le récit de Luc montre la profondeur de l’appel de Jésus dans l’existence humaine. C’est l’expérience de la présence de Dieu et de l’aide merveilleuse qu’elle signifie pour lui qui secoue Pierre au plus profond de lui. Il sent que sa vie ne peut pas demeurer devant Dieu. La réponse de Jésus, cependant, consiste à l’appeler dans sa communauté et à lui confier une tâche qui remplira sa vie d’une toute autre manière. Lui, qui a été saisi par le miracle des bienfaits de Dieu, doit devenir pêcheur d’hommes, faire en sorte qu’ils orientent leur vie vers la communion salvatrice avec Dieu. Pardon et envoi, acceptation par Dieu et appel à suivre Jésus, don et acceptation de la grâce constituent en réalité un processus.

De même, la rencontre avec le Christ ressuscité a-t-elle été pour Paul à la fois une conversion et un appel.

2. L’appel à suivre le Christ – modèle d’une acceptation inconditionnelle

Mc 2,13-17 raconte aussi comment un homme a été appelé en chemin par Jésus:

Jésus s’en alla de nouveau au bord de la mer. Toute la foule venait à lui, et il les enseignait. En passant, il vit Lévi, le fils d’Alphée, assis au bureau des taxes. Il lui dit: « Suis-moi. » Il se leva et le suivit.

Le voici à table dans sa maison, et beaucoup de collecteurs d’impôts et de pécheurs avaient pris place avec Jésus et ses disciples, car ils étaient nombreux et ils le suivaient. Et des scribes pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les collecteurs d’impôts, disaient à ses disciples: « Quoi? Il mange avec les collecteurs d’impôts et les pécheurs? » Jésus, qui avait entendu, leur dit: « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades; je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs.

Si l’appel d’un collecteur d’impôts à quitter sa caisse pour suivre Jésus correspond à ce que nous avons entendu dans Mc 1, 16-20 sur l’appel de Jésus à le suivre, il est également écrit que de nombreux collecteurs d’impôts et pécheurs avaient pris place avec Jésus et le suivaient. Jésus explique cela par le fait qu’il est venu pour appeler les pécheurs. Dans quel but les appelle-t-il et comment le suivent-ils ? Luc précise cet élément dans la version de son récit. Jésus dit qu’il est venu pour amener les pécheurs à la repentance (Lc 5,32). Le fait que Jésus le fasse en partageant un bon repas avec eux est considéré comme un scandale ! La rupture avec la vie d’avant ne se voit pas tout de suite. D’où le reproche des pharisiens: « Cet homme accueille des gens de mauvaise vie et mange avec eux » (Lc 15,2). Jésus s’adresse aux personnes qu’il rencontre de différentes manières. Il y a ceux auxquels il montre par sa simple présence que loin de les avoir abandonnés, Dieu les inclut dans son règne salvateur. Et il y a ceux qu’il appelle à le suivre. Ils incarnent le modèle de ce que signifie entendre l’appel de Dieu et se soumettre à son règne. Leur vie et leur communion avec Jésus est l’un des signes du Royaume de Dieu à venir. Leur cheminement n’est pas une condition qu’ils doivent remplir pour pouvoir faire l’expérience du salut de Dieu. C’est parce qu’ils ont été saisis par la proximité de Dieu en la personne et dans l’appel de Jésus qu’ils deviennent les messagers du salut, qu’ils transmettent en paroles et en actes.

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Dans certains cas, l’appel à suivre Jésus peut aussi être une manière de tester à quel point le désir de se donner à Dieu est sérieux, comme le montre Mc 10,20 et s. En voilà un qui cherche le chemin de la vie éternelle et qui, lorsque Jésus lui recommande de suivre les commandements peut dire : Maître, j’ai suivi tous les commandements dès ma jeunesse. Et il est dit de lui:

Jésus le regarda, et se prit à l’aimer; il lui dit: « Une seule chose te manque; va, ce que tu as, vends-le, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor dans le ciel; puis viens, suis-moi. ».

Jésus n’ajoute pas là une condition supplémentaire. Distribuer ses biens aux pauvres et suivre Jésus n’est pas la bonne œuvre qui manque encore à cet homme, mais le pas à franchir pour qu’il confie vraiment sa vie à Dieu. L’appel à suivre Jésus est un appel lancé par amour. A travers lui, Jésus appelle à croire, à mettre toute sa confiance en Dieu. C’est cela qui manque à cet homme.

Ceux qui suivent cet appel ne forment pas une catégorie particulière d’ « hommes parfaits », comme on l’a pensé sur la base de Mt 19,21 (Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi). Par leur obéissance, ils représentent le sérieux de la foi qui s’applique en principe à tous les chrétiens.

3. Les candidatures sont semées d’embûches

Jésus appelle à le suivre. Présenter soi-même sa candidature ou négocier les conditions dans lesquelles on aimerait entrer à sa suite est plutôt difficile. Les événements décrits dans Lc 9,57-62 sont parlants à cet égard:

Comme ils étaient en route, quelqu’un dit à Jésus en chemin: « Je te suivrai partout où tu iras. » Jésus lui dit: « Les renards ont des terriers et les oiseaux du ciel des nids; le Fils de l’homme, lui, n’a pas où poser la tête. »

Il dit à un autre: « Suis-moi. » Celui-ci répondit: « Permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. » Mais Jésus lui dit: « Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi, va annoncer le Règne de Dieu. »

Le caractère radical de ces paroles est plus décourageant qu’accueillant. Il n’est pas écrit ici : ‘Viens à Jésus et tous tes problèmes seront réglés’. Suivre le Christ n’est pas synonyme de bien- être ou de détente. Ceux qui suivent Jésus doivent savoir qu’ils risquent de se retrouver apatrides et d’entrer en conflit avec les règles de la piété. Ils ont pour tâche de ne plus regarder que vers l’avant, vers le chemin qu’ils empruntent avec Jésus.

D’autres exemples montrent que suivre le Christ peut aussi se passer très différemment. On le voit tout particulièrement dans la fin du récit du possédé libéré, qui demande à Jésus en prenant congé de lui (Mc 5,18-20), la permission de rester avec lui.

Jésus ne le lui permit pas, mais il lui dit: « Va dans ta maison auprès des tiens et rapporte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi dans sa miséricorde. ». L’homme s’en alla et se mit à proclamer dans la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui.

Pendant son temps sur la terre, déjà, Jésus indique une nouvelle manière de le suivre qui ne consiste plus à tout quitter pour lui emboîter le pas, mais à transmettre à son entourage ce que Dieu a fait dans notre vie personnelle.

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Mais il y a également des gens qui suivent Jésus sans qu’il soit question d’un appel. On trouve ainsi une brève remarque, rarement prise en compte, mais importante dans notre contexte, dans Mc 15,40 et s.:

Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, et parmi elles Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé, qui le suivaient et le servaient quand il était en Galilée et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

Ces femmes aussi ont entendu l’appel de Jésus et se sont jointes à lui. Il y a donc également des manières moins spectaculaires et moins remarquées de suivre le Christ. Il est d’autant plus frappant de constater que ces femmes sont les seules qui n’ont pas abandonné Jésus!

4. Amener des hommes et des femmes à Jésus

Seul Jésus peut appeler à le suivre. Mais le chemin qui mène à sa suite peut être préparé par le témoignage d’êtres humains. C’est ce que montre l’Evangile de Jean qui présente déjà sa version de l’histoire de l’appel dans une perspective post-pascale de la situation (Jean 1,35-51). Jean Baptise envoie deux de ses disciples à Jésus en leur disant :

« Voici l’agneau de Dieu. » Les deux disciples, l’entendant parler ainsi, suivirent Jésus. ... André, le frère de Simon Pierre, était l’un de ces deux qui avaient écouté Jean et suivi Jésus. Il va trouver, avant tout autre, son propre frère Simon: « Nous avons trouvé le Messie! » Il l’amena à Jésus. Fixant son regard sur lui, Jésus dit: « Tu es Simon, le fils de Jean; tu seras appelé Céphas. » ...

Le lendemain, Jésus résolut de gagner la Galilée. Il trouve Philippe et lui dit: « Suis-moi. » ... Philippe va trouver Nathanaël et lui dit: « Celui de qui il est écrit dans la Loi de Moïse et dans les prophètes, nous l’avons trouvé: c’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. » - « De Nazareth, lui dit Nathanaël, peut-il sortir quelque chose de bon? » Philippe lui dit: « Viens et vois. » ... Nathanaël reprit: « Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël. » ... Jésus lui répondit: « ... vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme.

Chercher et être trouvé, tel pourrait être le titre de cette histoire. Ce qui est impressionnant, c’est que les différentes réponses à la question de savoir qui est Jésus renferment le secret de la présence de Dieu en lui et ne peuvent pourtant la décrire que de manière temporaire. L’élément déterminant demeure la rencontre personnelle. On ne peut pas convaincre quelqu’un de suivre Jésus par des arguments. Quiconque amène quelqu’un à Jésus ne peut que lui dire : « Viens et vois ! »

5. Le prix et le salaire de qui le suit

Dans plusieurs des affirmations de Jésus reprises dans les Evangiles, il apparaît clairement que suivre le Christ n’est pas seulement un modèle de cheminement que certains sont appeler à suivre de manière particulière, mais un concept de vie déterminant applicable à tous. Suite à la confession que fait Pierre après l’annonce des souffrances que va endurer le Christ et à leur refus par Pierre, il est écrit dans Mc 8,34 et s.:

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Puis il fit venir la foule avec ses disciples et il leur dit: « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix, et qu’il me suive. En effet, qui veut sauver sa vie, la perdra; mais qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile, la sauvera. »

Cela ne s’applique pas uniquement à ceux que Jésus à appeler à le suivre de son vivant. Suivre le Christ signifie ici mener notre vie en tant que disciples de Jésus dans l’église post-pascale. Pour suivre le Christ d’une manière authentique et cohérente, il faut répondre aux trois conditions suivantes:

(1) Se renier. Cela ne signifie pas renoncer à soi-même ou détruire son Moi, mais regarder au-delà de soi, prendre du recul par rapport à soi-même et se détacher de ses propres préoccupations.

(2) Prendre sa croix. A l’époque, cela avait une signification concrète. Celui qui était condamné à la mort sur la croix devait porter la lourde poutre transversale sur laquelle il allait être cloué jusqu’au lieu de son exécution. Être prêt à prendre sa croix implique donc aussi d’être disposé à accepter la mort comme une conséquence de son choix de suivre Jésus. Comme le montre Lc 9,23 où le terme « chaque jour » est ajouté, on a cependant aussi compris ce terme au sens figuré. Il s’agit d’être prêt à supporter les inconvénients, les résistances et les difficultés qui découlent de notre décision de suivre Jésus jusqu’au bout.

(3) Suivre Jésus. Alors que dans l’introduction, suivre Jésus, signifie en gros être disciple, il s’agit ici pratiquement de mener sa vie dans les « traces » de Jésus (1Pierre 2,21 : Et c’est à cela que vous avez été appelés parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces). Suivre Jésus comme il a vécu est encore possible aujourd’hui pour ceux qui entendent l’appel de sa résurrection. Il a ouvert la voie pour une vie avec et pour d’autres. Nous n’avons donc plus à le faire. Notre rôle est de suivre ses traces. « Que ferait

Jésus ? » demandent certains de nos jeunes, et ils portent un bracelet sur lequel sont inscrites les lettres WWJD (What Would Jesus Do?), pour avoir cette question présente à l’esprit en permanence.

Cela ne ressemble pas vraiment à une invitation à une vie heureuse et comblée. Pourtant, l’objectif positif reste à l’esprit, même si ce n’est que d’une manière paradoxale (v. 35). Sauver sa vie fait partie des instincts basiques de toute créature. Mais les humains se rendent régulièrement compte que lorsqu’ils ne se préoccupent que de leur propre vie et veulent la conserver à tout prix, ils perdent la vraie vie. A force de se préoccuper de leur propre sécurité, ils se barricadent et étouffent la vie véritable : la vie communautaire, la vie pour les autres et la vie pour Dieu. Seuls ceux qui sont prêts à risquer leur vie découvrent ce qu’elle est vraiment. Après Pâques, Jésus est devenu présent dans le message de l’Evangile. Il s’agit là d’une nouvelle description de ce que signifie suivre Jésus. Il s’agit d’embrasser la cause du Christ, de témoigner de la présence de Dieu parmi les hommes pour qui il s’est investi dans la vie et dans la mort. Toute personne qui met sa vie en jeu pour cette cause la sauvera et la gagnera. Car cela crée une communion avec Dieu. Elle est la vie, ici et pour l’éternité.

Les Evangiles parlent cependant aussi du salaire que l’on reçoit lorsque l’on suit Jésus. Dans Mc 10,27 il est écrit après l’histoire de l’homme riche qui ne voulait pas suivre Jésus:

Pierre se mit à lui dire: « Et bien! Nous, nous avons tout laissé pour te suivre. » Jésus lui dit: « En vérité, je vous le déclare, personne n’aura laissé maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs à cause de moi et à cause l’Evangile, sans recevoir au centuple maintenant, en ce temps-ci, maisons, frères, sœurs, mères, enfants et champs, avec des persécutions, et dans le monde à venir la vie éternelle. »

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Le gain d’une nouvelle communion, solide, n’est pas la raison, mais la conséquence de la décision de suivre Jésus. La rupture d’avec sa famille d’origine, qui demeure souvent inévitable aujourd’hui encore dans de nombreuses cultures religieuses, conduit à une nouvelle famille et à une richesse d’une toute autre sorte. Mais attention, cette culture de contraste, à contre-courant, qui est appelée à naître ne doit pas devenir une sous-culture qui se coupe de l’autre.

6. Amener des hommes et des femmes à suivre Jésus - contenu de notre mission

L’instruction enjoignant à amener des hommes et des femmes à suivre Jésus, tel que nous la connaissons de Mt 28,18-20, n’est pas la seule manière dont le Nouveau Testament évoque le mandat missionnaire de l’église, mais c’est l’une des formulations les plus efficaces de « l’ordre de mission ». Dans ce passage, le ressuscité dit aux disciples:

Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc: de toutes les nations faites des disciples les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps.

Le mandat confié aux disciples s’inscrit ainsi dans la promesse de la présence et du règne du Christ. L’appel à suivre le Christ ne peut se faire par ses propres forces. Reste la question de savoir comment faire pour amener des personnes à suivre Jésus. Dans le texte grec, le mot faire, qui nous pose tant de problèmes dans les traductions allemande, française et anglaise, n’existe pas. Amener des femmes et des hommes à suivre Jésus est donc une bonne manière de décrire ce que « faire des disciples » ou « Making disciples » signifie réellement. Il s’agit de conduire des hommes et des femmes dans une communauté de vie et d’apprentissage avec Jésus et de les accompagner sur le chemin avec le Christ. Pour y parvenir, il faut franchir deux étapes:

1. Le baptême au nom du Dieu trinitaire : les personnes sont alors placées dans la réalité de l’action de Dieu en Jésus-Christ. Cet acte reflète la situation post-pascale : la porte vers la communion avec Dieu et le chemin avec le Christ s’ouvre lorsque des hommes et des femmes se laissent emporter par ce que Dieu à fait en Christ et par ce qu’il continue à faire à travers son esprit. Ce qui est déterminant pour que des personnes suivent Jésus n’est pas ce qu’elles font, mais ce qui se produit en elles.

2. L’enseignement de ce que le Christ a ordonné. C’est l’accent que met Matthieu sur le mandat missionnaire : suivre le Christ, c’est s’orienter vers les paroles et l’œuvre de Jésus et laisser sa vie être déterminée par le chemin que Lui nous montre. Il n’est pas dit que cela nous sauvera. Quiconque a lu l’Evangile sait que : vivre ainsi est le chemin de la vie. Le salut n’est pas la récompense d’une manière d’agir. Le salut c’est être emmené par Jésus sur ce chemin et être conduit par lui vers le but.

Reste le défi consistant à conduire toutes les nations à suivre le Christ. Le chemin avec Jésus ne peut-il pas être emprunté uniquement par des individus ? C’est vrai. Mais ces individus ne sont jamais seuls sur ce chemin, ils sont toujours en communion avec d’autres. Et ils le font dans la certitude que l’appel s’adresse à tout le monde et que leur exemple invite toutes et tous à cheminer avec Jésus.

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7. Que signifie amener des hommes et des femmes à suivre Jésus?

1. Suivre Jésus c’est s’orienter vers le Christ. En lui, nous découvrons non pas une méthode qui nous montre comment nous pouvons amener des gens à le suivre, mais bien une personne à travers laquelle Dieu interpelle et anime des femmes et des hommes à lui remettre la direction de leur vie.

2. Suivre Jésus c’est se mettre en mouvement. Jésus ne dit pas pourquoi il est avantageux de le suivre, mais à quoi il emploie ceux qu’il appelle. Acceptation et envoi ou – en d’autres termes – justification et sanctification sont indissociablement liés.

3. Suivre Jésus c’est regarder vers l’avant. Quiconque suit Jésus est accueilli par les personnes qui ont besoin de l’amour de Dieu. Suivre Jésus c’est se rassembler autour de lui et de sa cause et en même temps être envoyé vers ceux vers qui Jésus se savait envoyé: vers les pauvres, les marginaux, les malades et ceux qui sont asservis au péché et aux forces du mal.

4. Suivre Jésus c’est entrer dans la communauté de tous ceux qui suivent le Christ. Vivre avec Jésus dans cette communauté de vie et d’apprentissage signifie aussi apprendre ensemble et les uns des autres. Suivre Jésus veux dire partager la vie de ceux qui sont également en chemin, mais avant tout de ceux que nous aimerions emmener sur ce chemin.

5. Suivre Jésus c’est viser l’horizon du Règne de Dieu à venir. La foule des disciples n’est pas identique à la foule des rachetés. Suivre Jésus a toujours quelque chose d’exemplaire et reste pourtant pour ceux qui sont appelés une vocation inéluctable. Pour une Eglise et des communautés de tradition méthodiste, il est évident que le critère ultime du travail ne saurait être une large influence et la croissance de la communauté, mais bien l’appel à « répandre la sanctification sur le pays » par un service fidèle.

6. Suivre Jésus est vécu de façons différentes. Le rôle de ceux qui ont reçu un appel particulier est aussi important que le service de ceux qui vivent avec Jésus au quotidien. C’est précisément dans cette diversité que suivre Jésus devient une réalité vivante et concrète pour les autres.

7. Amener des femmes et des hommes à suivre Jésus, ne peut réussir que si nous nous orientons nous-mêmes constamment vers lui, si nous nous laissons contaminés par son amour et si par notre action et notre inaction, par nos paroles et nos actes, nous attirons l’attention sur lui : viens et vois!

Walter Klaiber

 (fichier pdf 174 ko)



  Powerpoint étude biblique de l’évêque Walter Klaiber (74 ko)

Samedi - étude "l'EEM et l'avenir des Réformés"

Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Théo Schaad

L'Eglise Evangélique Méthodiste

et l'étude sur 

"L'Avenir des Réformés"


Exposé présenté lors de la Conférence annuelle Suisse-France

de l'Eglise Evangélique Méthodiste

le 18 juin 2011 à Winterthur


1.  Introduction


Il y a un an paraissait aux Editions théologiques de Zurich (TVZ) l'étude sur "L'Avenir des Réformés". Elle avait été commandée à l'Observatoire des religions en Suisse de l'Université de Lausanne dans le cadre de la discussion sur une révision de la constitution de la Fédération des Eglises Protestantes en Suisse (FEPS). Les deux auteurs, le prof. Jörg Stolz et son assistante Edmée Ballif, ont noté dans une première partie huit tendances générales du changement social qui, du point de vue de la sociologie des religions, influencent le travail des Eglises. Le 26 mars 2011, le professeur Stoltz a présenté les résultats de cette étude à un public méthodiste dans le cadre d'une journée de "Théologie en débat avec le quotidien" (TiG). A cette occasion, on m'avait demandé d'exposer brièvement les effets exercés par ces tendances sur le travail de l'EEM. J'ai le plaisir de pouvoir vous présenter aujourd'hui une version un peu plus élaborée de ces réflexions. 


La publication de la version française de cette étude est prévue pour le mois de juillet de cette année aux Editions Labor et Fides à Genève. 



2.  Huit tendances générales du changement social et les occasions qu'elles 

     présentent pour l'EEM


Les auteurs énoncent dans leur étude huit tendances sociales auxquelles l'Eglise doit se confronter. Ils indiquent que ces tendances participent d'un développement général de la société et que l'Eglise – même si celle-ci se conçoit encore comme socialement normative – ne peut pas les influencer:


-  La dissociation entre la religion et les sous-systèmes sociaux

-  L'individualisation

-  Les nouveaux modes de vie et les milieux sociaux

-  Le changement des valeurs

-  Les concurrents séculiers de l'Eglise

-  La pluralisation religieuse et l'augmentation de la part des personnes sans

   confession

-  La société de l'information et les nouvelles technologies

-  Le "retour" de la religion


Les changements qui influencent négativement une institution, voire la remettent en question, sont généralement jugés négativement par celle-ci. Elle "prend connaissance avec regret" de ce que les conditions se modifient. Mais si nous regardons ces tendances d'un peu plus près et les mettons en relation avec le mandat de l'Eglise, qui est d'appeler des hommes et des femmes à suivre Jésus, nous apercevons alors de véritables occasions. Et c'est celles-ci que j'aimerais examiner aujourd'hui.



  1. La dissociation entre la religion et les sous-systèmes sociaux 


On constate que "les différents domaines dont se compose la société (droit, politique, instruction publique, éducation, santé publique, science, de même que la religion, justement), suivent chacun de plus en plus une direction autonome". L'étude montre en particulier la dissociation entre l'Eglise et l'Etat, l'Eglise et le système éducatif, l'Eglise et le système de santé et d'autres sous-systèmes dans le domaine économique. Rappelons-nous qu'au Moyen-Âge, tous ces aspects de la vie humaine étaient compris comme une seule grande entité imprégnée par l'Eglise et la théologie. Ce processus de dissociation, qui dure depuis des siècles, semble maintenant plus ou moins parvenu à son terme. 

En fait, ces dissociations sont d'ores et déjà présentes dans le système de l'Eglise libre. Celle-ci entretient avec l'Etat une "non-relation" affirmée et doit s'organiser, comme tout autre groupement moral, dans le cadre du droit associatif. 


Et lorsque de telles relations ont existé, c'était plutôt dans le cadre de systèmes sociaux utilisés pour la proclamation de l'Evangile en paroles et en actes. Souvenons-nous des nombreuses institutions de l'Eglise dans les domaines de l'hébergement, de l'imprimerie et de l'édition, de la formation (école ménagère), du social (foyer pour enfants) et de la santé (diaconats gérant des hôpitaux). Il est intéressant de noter que ces dernières années, presque toutes ces relations ont été dissoutes par l'Eglise. Elles ont été perçues comme ne répondant plus à leur objectif.


Mais la dissociation, telle que décrite par l'étude, offre aux Eglises – et pas seulement aux Eglises libres – une réelle occasion. Quand l'étude affirme: "Les scientifiques aspirent surtout à la reconnaissance de leurs pairs (renommée), les politiciens veulent être élus et réélus, les journalistes recherchent des sujets inédits et sensationnels, etc., et ce faisant deviennent (relativement) indifférents aux critères et aux objectifs des acteurs des autres sous-systèmes", cela donne une toute nouvelle liberté au message chrétien. Les anciens concurrents des Eglises sur le fond, la philosophie et les sciences naturelles, ont largement quitté le terrain de la confrontation avec l'Eglise. La philosophie s'est retirée au loin et la dispute entre les sciences naturelles et la théologie n'a plus lieu que dans la tête d'enseignants et de journalistes qui, sans prendre connaissance de la position actuelle de la théologie évangélique de la création, persistent à décrire l'Eglise comme arriérée. 


La dissociation entre la religion et les sous-systèmes sociaux a dès lors pour conséquence que le message évangélique peut être proclamé comme le "tout autre" sans entrer en collision avec les systèmes existants. L'Eglise libre en particulier, qui adresse son message à l'individu, sans se préoccuper de savoir à quel sous-système social il appartient, retrouve une toute nouvelle liberté pour sa proclamation. 


Mais cette nouvelle situation comporte également des dangers. L'Eglise – et particulièrement les Eglises libres – tendent à considérer qu'à côté de leur propre existence et du message qu'elles ont à diffuser, les autres sous-systèmes sociaux sont secondaires et ne méritent guère de considération. L'hostilité face à la science menace toujours de refaire surface. Dans le cadre de sa théologie de la création et de la grâce, l'EEM doit pourtant prendre connaissance des réalisations de ces sous-systèmes – qu'il s'agisse de la science, de la technique, de l'économie ou autres, les reconnaître et examiner comment le message libérateur de la grâce de Dieu parle à l'être humain dans son appartenance au système. En la matière, l'un des grands débats à venir pourrait bien porter sur les affirmations des neurologues au sujet du libre arbitre humain. 


.2 L'individualisation


"L'individualisation signifie que les personnes sont de plus en plus libérées des structures  sociales traditionnelles. Les gens, selon leur sexe et leur milieu familial, ne sont plus fixés pour toute leur vie à un seul milieu social, à une seule confession, à un seul rôle social possible, à un seul domicile."


Cette tendance, l'EEM la ressent douloureusement. Le nombre de jeunes qui ont vécu l'essentiel de leur socialisation dans la communauté locale et y restent a dramatiquement diminué. L'EEM ne peut tout simplement plus compter sur les générations suivantes issues de ses propres rangs; elle doit constamment trouver de nouveaux membres.



L'un des forces du méthodisme venait de ce qu'il ne se contentait pas de prêcher aux gens la grâce libératrice de Dieu, mais qu'il offrait en même temps aux hommes et aux femmes qu'il touchait une forme de communauté au sein de laquelle ils pouvaient vivre, fortifier et approfondir leur foi. Il mettait à disposition de ces personnes une structure sociale au sein de laquelle celles-ci se sentaient comprises et soutenues. L'étude constate que dans le domaine séculier, l'offre de telles structures sociales a grandi et que de fréquents changements ne posent plus une question de fidélité au sens éthique du terme.


Mais la tendance à l'individualisation vient aussi à la rencontre de l'Eglise. Elle concerne en effet aussi ces personnes que l'Eglise devrait identifier comme groupe-cible: la personne qui cherche dans la religion des réponses aux questions du sens de la vie et un appui et qui veut vivre sa spiritualité. Une telle personne n'est plus fortement ancrée dans sa structure sociale et le transfert vers l'Eglise est plus facile qu'il ne l'était naguère.


Ceci nous mène directement à la prochaine tendance sociale.



  1. Les nouveaux modes de vie et les milieux sociaux


"Lorsque, sous l'effet de l'individualisation, l'appartenance, jusqu'alors relativement stable, à une classe sociale s'estompe, et qu'éclatent les milieux traditionnels formés en fonction de la morale sociale et du territoire, la question surgit de savoir comment les gens peuvent désormais se catégoriser les uns les autres. Comment savoir à qui l'on a affaire, avec qui l'on doit se mettre en rapport, avec qui "cela vaut la peine" de lier connaissance ou amitié ? On peut se servir pour cela des "milieux définis par le style de vie". Ces milieux se définissent non seulement par les différences dans l'accès aux ressources, mais justement aussi par un style de vie, avec les valeurs, les normes, les aspirations, les activités de loisir, les préférences esthétiques, etc. qui le constituent."


Jetons tout d'abord un bref coup d'œil à l'histoire de l'EEM. En 1968, en Suisse, deux Eglises libres se sont réunies pour former l'Eglise Evangélique Méthodiste: l'Eglise méthodiste et la Communauté évangélique (Evangelische Gemeinschaft). Rétrospectivement – et en fonction des expériences de l'auteur dans des communautés locales des deux Eglises d'origine – je dirais aujourd'hui qu'il y avait une différence fondamentale entre les compréhensions d'elles-mêmes de ces deux Eglises, différence qui n'a jamais été abordée sur le fond. L'Eglise méthodiste englobait des personnes des milieux de vie les plus divers. Elle leur offrait un lieu où elles pouvaient fortifier leur foi pour pouvoir ensuite la vivre dans leur milieu. La Communauté évangélique essayait d'être elle-même un milieu de style de vie, avec ses "valeurs propres, ses normes, ses objectifs typiques, ses activités de loisirs, ses préférences esthétiques, etc." (voir ci-dessus). Ce tableau est peut-être caricatural, mais il décrit le problème.


Par principe, il faut partir de l'idée que le message biblique vaut pour tous les êtres humains, dans tous les milieux. Les journaux de John Wesley montrent très clairement qu'il s'est adressé à tous ceux qui voulaient entendre la prédication du salut en Christ. Reste qu'une Eglise peut bien entendu décider d'adresser le message à un segment particulier de la population, comme le fait l'Armée du Salut (qui ne se conçoit justement pas comme Eglise). Mais l'EEM devrait discuter la question de savoir si elle ne devrait pas prendre hardiment le risque d'oser reformuler son message de manière telle que des personnes des milieux de vie les plus divers y trouvent des réponses à leurs questions et puissent vivre leur foi sans devoir quitter leur milieu. 


Une telle voie présenterait des contraintes considérables pour l'élaboration des programmes des communautés locales. Car d'une part, il ne faudrait pas que se perde au sein de la communauté la possibilité de développer une structure sociale. Mais d'autre part, il devrait aussi être possible que des personnes venant des milieux de vie et des milieux sociaux les plus divers puissent s'y retrouver – avant tout pour célébrer ensemble les cultes et les sacrements, mais aussi pour échanger sur des questions relatives à la foi ou encore pour la catéchèse des adultes – sans avoir nécessairement à adopter cette communauté comme leur propre milieu défini par le style de vie.


Il serait catastrophique que l'EEM devienne elle-même un milieu de style de vie, dans lequel 

seuls des gens de même tendance trouveraient place. On peut évidemment aussi être église de cette manière-là - mais pas une Eglise proclamant la grâce universelle de Dieu



.4 Le changement des valeurs


"Si, sous l'effet de l'individualisation, les gens sont obligés de décider de plus en plus par eux-mêmes, et si de ce fait ils se différencient toujours plus les uns des autres, ils ont besoin de valeurs qui soient adaptées à cette réalité. …Dans la première moitié du XXe siècle encore, la discipline, l'obéissance, l'accomplissement du devoir, la fidélité la maîtrise de soi, la tempérance, etc. étaient des valeurs tenues en haute estime par une bonne partie de la société occidentale. Depuis les années soixante surtout, les valeurs liées à l'épanouissement individuel ont pris le dessus. Il s'agit selon Klages d'une part de valeurs hédonistes (recherche de la jouissance, de l'aventure, du suspens, de l'émotion) et d'autre part de valeurs individualistes (créativité, spontanéité, accomplissement personnel, tolérance, liberté individuelle)".


Le remplacement des valeurs du devoir et de l'adhésion par les valeurs de l'épanouissement individuel place les Eglises devant un défi considérable. Que signifie ce changement pour l'éthique chrétienne ?


Il faudrait rappeler ici la distinction faite habituellement en théologie méthodiste entre "essentials" et "opinions", soit entre ce qui est essentiel pour la foi chrétienne et ce qui en découle. La proclamation essentielle de la grâce de Dieu doit aussi pouvoir atteindre la génération post-68, sans la contraindre à s'enserrer dans le corset des valeurs du devoir et d'adhésion de la 1ère moitié du XXe siècle. Ce qui est essentiel, c'est pour une personne d'être saisie par la grâce de Dieu, ce sont la naissance et le développement de ce que nous appelons une relation de disciple entre cette personne et le Christ.  Les opinions sont alors la diversité, qu'il faut découvrir, de ce que la proclamation essentielle produit dans des personnes aux personnalités différentes. Ou, en d'autres termes: l'EEM n'a pas à déterminer les glissières de sécurité des valeurs chrétiennes, mais à comprendre le Christ comme la ligne conductrice que peuvent suivre des croyants issus des milieux et des structures sociales les plus diverses. 


L'étude dit: "Les individus ne sont plus disposés à se laisser prescrire quoi que ce soit de la part de l'Eglise en tant qu'institution. Les Eglises peuvent stimuler la réflexion, mais non plus imposer des vérités". Lorsque la fonction de l'Eglise est réduite à imposer des vérités devant être crues, cela est insuffisant. La première vérité qu'elle a à proclamer est la fiabilité de la grâce de Dieu. Pour ce qu'en font les croyants, elle s'en tient à "penser et laisser penser".



.5 Les concurrents séculiers des Eglises  


"Comme dans toujours plus de domaines, les individus deviennent des «demandeurs» et des «fournisseurs» qui se considèrent comme libres dans tous leurs choix; l'affiliation à une Eglise, la pratique religieuses et la diaconie deviennent elles-mêmes des «offres» que l'on peut solliciter comme «demandeur» et auxquelles on peut offrir du temps et de l'énergie. Dans les sociétés modernes, les Eglises offrent des  «produits»  qui sont exposés à une rude concurrence séculière". 


Ici, l'étude habille les tâches et les activités des Eglises du langage de l'économie, parle de concurrence et de compétition. On peut rejeter cette forme et rompre le dialogue. Mais on peut aussi entrer en matière. Il s'agit alors du produit que l'Eglise a à offrir. 


Mais là aussi, il ne suffit pas de voir le produit en termes de grandeurs formelles telles que pratique religieuse, communion et diaconie. La "unique selling proposition / USP", donc la caractéristique qui, dans le cadre de la compétition, place l'Eglise clairement au-dessus du lot des autres offres, n'est pas simplement affaire de formes au sein desquelles elle est Eglise, mais bien du contenu avec lequel elle remplit ces formes. Il s'agit du message que l'Eglise a à diffuser. 


Une des questions que la Conférence annuelle de l'EEM doit traditionnellement se poser, est: "que prêchons-nous ?" Ce qui démontre clairement que l'Eglise se définit en grande partie par le contenu de sa prédication. Le thème central a toujours été celui de "la grâce vécue".


Mais il faut tout de même se poser la question de savoir quels sont, aujourd'hui, les points d'accrochage dans l'existence humaine, à quels besoins de l'être humain le message biblique répond en premier lieu. Il s'agit sans aucun doute des moments de transition et de rupture: naissance (baptême), transitions (confirmation, mariage) et mort (service funèbre). A ces moments-là, l'Eglise a l'occasion d'apporter son message comme réponse à la question du sens. Les entretiens de relation d'aide et de conseil sont du même ordre. Ces événements et ces possibilités doivent par conséquent être spécifiquement préparés en vue de répondre aux questions des personnes quant au sens de ce qu'ils vivent. 


Pour ce qui est du contenu du message, l'Eglise n'a pas à craindre l'apparition d'une concurrence séculière, pour autant qu'elle soit prête à effectuer le travail théologique consistant à orienter ce contenu en fonction des besoins des gens – sans pour autant renoncer au cœur du message. Mais il faut prendre l'étude très au sérieux quand elle dit que la façon de transmettre le message doit être très soigneusement réfléchie. Nous reviendrons dans le dernier chapitre sur la question du contenu et de la forme du message qu'il s'agit de diffuser. 



.6 La pluralisation religieuse et l'augmentation de la part des personnes sans

       confession


En Suisse, de 1970 à 2000, le nombre de personnes sans confession a crû de 1 % à 11 %; le nombre des musulmans a passé de 0.3 % à 4.2 %. Il est certain que ces chiffres augmenteront encore significativement quand seront connus les résultats du recensement de 2010. 


Ces chiffres touchent à l'existence des Eglises libres dans la mesure où le nombre croissant de personnes sans confession est aussi un indice du fait que la religion n'est plus nécessairement liée à l'appartenance à une institution. L'EEM vit cette "dés-institutionna- lisation" en ce que l'effectif des membres s'amenuise constamment par rapport au nombre de ceux qui, certes, sont atteints par l'Eglise, mais n'en sont pas formellement membres. 


Dans ce contexte, il y a lieu de se poser la question de savoir si la modification du nombre des membres est le critère le plus important du développement de l'EEM. On disait naguère que les effets du méthodisme ne se manifestaient que pour une petite part à l'intérieur de l'Eglise, mais qu'ils se faisaient largement sentir à l'extérieur de celle-ci – une réflexion dont il serait également bon de tenir compte pour l'avenir.


Il est un domaine dans lequel l'EEM a relevé positivement le défi du pluralisme religieux: les églises de la migration. Des immigrants venus d'autres continents et d'autres cultures forment leurs propres communautés au sein desquelles ils vivent leur religiosité. Nombre d'églises locales ont non seulement mis des locaux à disposition de ces communautés, elles ont aussi recherché la collaboration. Les formes d'organisation de l'EEM s'avèrent propices pour aider ces communautés à s'intégrer tout en leur laissant leur identité culturelle propre



  1.   La société de l'information et les nouvelles technologies 


"L'entrée dans l'ère de l'information n'est pas sans conséquences pour les Eglises réformées. Les paroisses et les Eglises  doivent se servir des médias de masse pour se présenter. Elles doivent faire face à la concurrence croissante de nombreux autres acteurs sociaux qui tous luttent pour conquérir l'attention du public.


Le message de l'Eglise est lui aussi, d'abord, une information. Et les nouvelles technologies y conviennent parfaitement. Mais il est en même temps parole humaine de réconfort qui doit être transmise de personne à personne. Et comme la participation active à la société de l'information entraîne des frais, la tendance est grande au sein de l'Eglise, à mettre l'accent avant tout sur la proclamation de la Parole de personne à personne. 


L'attention des médias s'obtient à propos de thèmes et de personnalités. L'EEM est trop petite et n'a pas les ressources financières suffisantes pour être un "Player", un acteur majeur dans ce domaine. Il faut néanmoins se demander si elle ne devrait pas traiter certains thèmes théologiques de telle manière que ceux-ci puissent tout à fait trouver leur place dans les médias. Il en va de même de la mise en valeur de personnalités qui seraient à disposition des médias pour fournir des informations compétentes. 


Il y aurait lieu d'examiner le concept médiatique de l'EEM pour déterminer quelle part des ressources en personnel et en finances devraient être investies dans un travail médiatique adéquat. 



  1. Le "retour" de la religion


L'étude nomme cette tendance avant de souligner immédiatement que ce n'en est pas une. "Si on le mesure en fonction de la religiosité effectivement pratiquée, on ne peut, d'une manière générale, parler d'un retour de la religion ou des religions en Suisse.» Sur un autre plan, l'intérêt pour la religion a clairement grandi: «C'est notamment  du fait des inquiétudes liées à l'islam que les Eglises chrétiennes en général connaissent en Suisse un regain d'intérêt et que, plus qu'auparavant, les milieux politiques et les représentants de l'Etat attendent des Eglises qu'elles soient des partenaires fiables." (p. 53).


Ce phénomène est sans doute lié à d'autres tendances signalées ici, p. ex. la dissociation des sous-systèmes sociaux, ou encore avec l'individualisation. La religiosité personnelle n'est plus le stigmate de la personne obscurantiste, mais est respectée. Et l'appartenance à une Eglise libre n'est plus le signe d'une sortie de la société civile; elle est acceptée au sein de la multiplicité des milieux de vie. C'est ainsi que le fait que la religion joue à nouveau un rôle dans la société, présente aussi une occasion pour le travail de l'EEM. 




3.   Conclusions


Les tendances énumérées dans l'étude montrent que la société, l'environnement de l'Eglise, s'est massivement modifiée au cours des 50 dernières années. L'important recul de l'effectif des membres de l'EEM indique qu'elle n'a pas réussi à s'adapter à ces changements. 


Les changements dans la société, en particulier la sécularisation croissante, font rapidement naître dans l'Eglise l'idée qu'ils sont dirigés contre l'Eglise. Si l'on donne crédit à cette pensée, la ghettoïsation menace rapidement. Un examen plus attentif des tendances montre en effet que celles-ci ouvrent aussi des chances réelles pour l'activité de l'Eglise. Si l'Eglise veut répondre à son mandat, celles-ci doivent être prises au sérieux.


L'Eglise doit se convaincre que ce qu'elle a en mains, ce qu'elle proclame, son message aux humains, est quelque chose d'unique que personne ne peut lui contester et dont le contenu est inégalable. Elle doit avoir confiance dans le message porteur de vie de l'Evangile. Elle doit à nouveau se convaincre qu'elle tient en main la lumière qui ne doit pas être cachée sous le boisseau, mais doit être mise sur le candélabre afin d'être vue. Elle a besoin d'avoir confiance dans le fait que la ville qui est sur la montagne ne peut rester cachée. 


L'étude présente un grand nombre de tableaux et de diagrammes qui présentent ces grands changements à l'aide de données statistiques. Pour l'Eglise, il est important de voir les personnes derrière ces chiffres. Mais ce ne sont plus les personnes de la première moitié du siècle passé essayant de vivre, au risque d'échouer, les valeurs du devoir et d'adhérence de leur temps et sont réconfortées par le message de la grâce justificatrice. Ce sont des personnes qui se sont libérées de la tutelle des institutions et qui, dans le sens de l'individualisation, cherchent à se définir par elles-mêmes. L'Eglise doit rencontrer cette personne les yeux dans les yeux et écouter très attentivement, pour savoir quel réconfort elle en attend.


Dès lors que les notions de ciel et d'enfer, de félicité éternelle et de damnation éternelle ne sont plus une préoccupation fondamentale de l'être humain, il importe de se reposer la question du but de l' "Opération Evangile". Ne s'agit-il pas au fond que la vie – la vie matérielle entre la naissance et la mort – soit réussie, en d'autres termes qu'elle ne soit pas perdue ? Du point de vue des contenus, cela pourrait signifier de dire à celui qui se demande: "Suis-je celui que je pourrais être, que je voudrais être, que je devrais être ? Comment puis-je encore plus m'épanouir moi-même ?" : "Tu es accepté tel que tu es. Ton Créateur te reconnaît. Continue à te développer et sois serein".


Ce n'est pas par hasard que l'une des grandes Eglises réformées cantonales de Suisse se désigne comme "communauté de recherche et de cheminement". Elle comprend par-là tous les habitants évangéliques de ce canton. L'EEM peut tranquillement dire qu'elle n'est pas en recherche, mais qu'elle a trouvé: l'expérience de la foi vécue, la confirmation de la confiance en la grâce de Dieu. 


Au-delà de ces questions de contenus se posent les questions de formes : "Comment prêchons-nous ?".  Les activités exercées aujourd'hui dans le cadre de la communauté (cultes, formation des adultes, groupes thématiques) ne permettent plus guère d'atteindre des personnes n'appartenant pas à l'Eglise. "L'essor des concurrents séculiers" se fait particulièrement sentir dans ce domaine. Les actes pastoraux constituent une exception. 


Les croyants eux-mêmes sont encore et toujours essentiels pour la diffusion du message biblique. Cela commence dans la famille, avec la transmission des histoires bibliques par les parents et les grands-parents. Guider et soutenir ceux-ci est une tâche fondamentale de l'Eglise.


Ce sont ensuite la vie des croyants – chacun dans son milieu de vie et dans sa structure sociale –, leur façon de gérer les questions de la vie et de l'existence, mais aussi leur sérénité et leur rayonnement, qui sont en fin de compte porteurs du message chrétien. L'Eglise doit les promouvoir et les fortifier dans cette fonction. C'est au fond un "retour aux sources" du mouvement méthodiste.



4.  Remarque finale


L'étude sur "L'Avenir des Réformés" – qui s'adresse essentiellement aux Eglises cantonales et multitudinistes – présente l'arrière-plan sociétal devant lequel se déroule aussi notre travail. Elle est un motif de réflexions fondamentales, d'un travail théologique intense, mais avant tout d'espérer que des hommes et des femmes vont devenir disciples de Jésus et qu'ainsi "le monde sera transformé". 


____________________



Note du traducteur: les passages surlignés en gris sont des citations tirées de la traduction française de l'étude, à paraître chez Labor et Fides, Genève, à mi-2011


 l’exposé sous la forme d’un fichier pdf 158 ko


Voir le powerpoint de présentation de cette étude

Samedi - discussion avec Joe Leeman


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Discussion avec Joe Leeman, pasteur de l’église hôte de la CA

GVC Bewegung


En signe d’ouverture, la Conférence Annuelle a interrogé samedi matin un des pasteurs de cette église en pleine expansion, du GVC Bewegung qui l’accueille dans ses murs. Une église jeune d’existence et qui attire des centaines de jeunes. Son succès ne tient pas à une recette particulière mais au respect de quelques idées claires.

La vie de disciples se joue la semaine, dans la vie de tous les jours, à la maison, au travail. On célèbre le culte le dimanche pour recevoir de nouvelles forces et  un enseignement pour pouvoir reprendre le flambeau du témoignage dans la semaine.

Les prédications doivent être proches de la vie réelle et tendre à concrétiser l’enseignement de la parole.


L’ELÉMENT important pour le pasteur Joe Lehman, c’est de témoigner de la puissance du Seigneur. Sa proposition unique est de faire valoir la puissance du Seigneur illimitée. La parole bénie du Seigneur est à vivre par chacun.

Il signale que dans ces locaux se tiennent plusieurs cultes le dimanche. Le premier est plus calme que les autres. Le suivant est suivi par un autre public, l’ambiance devient plus électrique, dynamique et créative, quand bien même le message reste le même.

Les pasteurs thématisent les sujets à aborder dans l’année. Ils partent de la vie pour revenir à l’Ecriture. Ils font des séries bibliques (sur un livre précis), pour que les personnes reçoivent une formation biblique adéquate complète.

⅓ des gens viennent des églises d’alentour. Les pasteurs sont très sceptiques a priori par rapport à ces nouvelles recrues, ils vérifient toujours les raisons de ce changement d’église. Le ⅔ est constitué de gens qui ont déménagé par le biais d’étudiants (grand nombre d’étudiants). Le dernier tiers vient de gens sans attaches religieuses.

Autre idée défendue par Joe Lehman, toutes les églises ne doivent pas nécessairement se ressembler ; il n’y a besoin de chercher à s’imiter servilement. Les pasteurs de la GVC Bewegung participent aux pastorales locales, et croient en l’unité du corps du Christ et en la vitalité du Royaume de part et d’autre.

Leur fondation diaconale apporte des réponses aux détresses sociales (Es 58, intérêt aux éclopés de la vie) : elle offre une aide de niveau professionnel.

éJésus s’est rendu auprès des gens les plus éloignés de Dieu, dont les douaniers compromis avec le pouvoir romain. Nous aussi, en tant qu’église, allons à la rencontre des plus distanciés. Même s’il y a des tensions et des risques».


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3 questions


  • Réussissons-nous à faire des disciples de Jésus-Christ ?
  • Echouons-nous ? Y-a--t-il des domaines, des activités auxquelles il a fallu dire non ?
  • Que pouvons-nous apprendre ?



La valeur d’une communauté joue sur d’autres repères que sa grandeur. Il s’agit de promouvoir le concept d’une personnalité renouvelée ouverte aux autres.

L’ouverture aux personnes, l’ouverture à la diversité sont des facteurs de développement.

L’église repose sur un postulat d’espérance : comment répondre de l’espérance que nous donne le Christ sans imposer à autrui une ligne directrice ?

Samedi - commission des questions théologiques


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH



  1. Rapports des Groupes de travail de la Conférence 

Questions théologiques Urs Rickenbacher 

1. Informations 

Nous avons travaillé comme d'habitude dans le cadre du groupe de travail «Théologie et ministères» de la Conférence centrale. Quatre points étaient à traiter l'an passé: 

Nous avions à élaborer à l'attention du Comité exécutif une recommandation quant à la façon dont la question de la durée du mandat de nos évêques pouvait être réglée au sein de notre cc. 

La Communion d'Eglises protestantes en Europe (CEPE) nous a demandé une prise de position sur son rapport «Ecriture, Confession de foi, Eglise». 

Il s'agissait aussi de rédiger une prise de position au sujet d'un deuxième rapport de la CEPE, intitulé «Ministère, ordination et episkopé». 

Finalement nous avons revu une dernière fois le texte des «Eléments essentiels de la foi d'un point de vue méthodiste». Cette page A4 doit fournir des impulsions pour des discussions, p.ex. lors de soirées d'information destinées aux nouveaux membres professants ou dans le cadre de cercles de maisons. 

Tous ces textes seront publiés dans le cadre des procès-verbaux du Comité exécutif (session 2011). 

2. Mise en œuvre de la stratégie 

Nous n'avons pas traité la stratégie de l'EEM Suisse dans le cadre de la CC; la plupart des membres du groupe de travail n'appartiennent pas à l'EEM Suisse et nous n'avions de toute façon pas de temps à y consacrer. 

Notre travail peut toutefois parfaitement être compris comme une mise en œuvre de la stratégie: vivre en disciple du Christ a un rapport essentiel avec la formation d'une opinion théologique; le débat théologique forme notre pensée et notre action. 

On entend toujours à nouveau des remarques du genre: «Lorsqu'une communauté grandit, il ne faut pas la critiquer». En est-il vraiment ainsi? Pouvons-nous partir de l'idée que lorsqu'un groupe se développe rapidement, l'engagement à vivre à la suite du Christ s'en trouve nettement renforcé? Nous devrions discuter cela sur le fond et pas seulement en termes de statistiques. Notre groupe entend inciter à ce débat. 

En tant que groupe de travail de la Conférence centrale, nous avons d'ailleurs, au cours de ces dernières années, mis l'accent dans plusieurs publications sur la manière dont nous pouvons formuler et transmettre la foi de façon actuelle. Nous mentionnons en particulier : Communication de l'Evangile dans la société postmoderne (2005); Le mandat inaliénable de la mission dans les conditions du 21 e siècle (2009); Eléments essentiels de la foi d'un point de vue méthodiste (2011). 

3. Nouveaux objectifs 

Le groupe de travail de la CC souhaite travailler sur le concept de la vérité. Ce débat nous paraît lui aussi urgent, dès lors qu'il s'agit de définir comment nous formulons aujourd'hui notre foi et comment nous nous comprenons en tant qu'Eglise. 

Il est possible que le Comité exécutif nous confie encore d'autres mandats. 

Je me retire maintenant du groupe de travail «Théologie et ministères» de la CC et donc aussi de la commission 21 de notre CA, afin de pouvoir me consacrer aux 


tâches liées à ma fonction de président de l'Alliance des personnes ordonnées. Ana Palik-Kuncak reprend, à titre intérimaire, la présidence du groupe de travail de la cc. La représentation du groupe de travail de la CA au sein de la commission 21 doit encore être réglée. Cette Conférence  a eu donc lieu du 16 au 19 juin. Les séances de travail se tiennent à Oberwinterthur. Le dimanche, nous célébrons le culte à Zürich.

Nous nous réjouissons d’être tous ensemble sous la parole « Cieux et terre se touchent ».

Samedi - relations extérieures


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

«L’œcuménisme n’est pas un hobby mais entre dans le cadre du mandat imparti au peuple de Dieu».

 Relations inter-Eglises Sven Büchmeier 

Communauté de travail des Eglises chrétiennes en Suisse (CTECCH) / Sven Büchmeier 

Elargir la reconnaissance du baptême 

L'assemblée plénière de la Communauté de travail des Eglises chrétiennes en Suisse CTEC-CH a décidé le 21 octobre 2009 de mandater un groupe de travail chargé d'étudier la question de l'élargissement de la reconnaissance du baptême de 1973. Sven Büchmeier participe à ce groupe. 

Le rapport d'expertise du Prof. Urs von Arx constitue la base de ce travail. Celui-ci a déterminé la position actuelle des Eglises membres de la CTEC. «L'expertise montre qu'une révision de la Déclaration des Eglises cantonales de 1973, effectuée sur la base de la Déclaration de Magdeburg (2007) en Allemagne, serait judicieuse.» D'autre part, des clarifications ont montré qu'une telle déclaration doit reposer sur une base théologico-pastorale solide. 

Dès 1973, la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (y incluse l'EEM), la Conférence catholique-romaine des évêques suisses et l'Eglise catholiquechrétienne en Suisse avaient décidé la reconnaissance réciproque des baptêmes. Cette déclaration doit maintenant être revue quant à ses termes et complétée. Il s'agira d'élargir la reconnaissance réciproque des baptêmes au plus grand nombre possible d'Eglises membres de la CTEC. Un livret d'accompagnement comportant des réflexions théologiques et pastorales doit aider à approfondir le travail dans les paroisses. 

Nouvelles présidente et vice-présidente de la CTEC 

La Communauté de travail des Eglises chrétiennes en Suisse a élu le 22 septembre 2010, à Lausanne, la vice-présidente Adèle Kelham comme nouvelle présidente. Elle a pris ses fonctions le 1er janvier 2011. La nouvelle présidente, anglicane, succède à l'évêque Vitus Huonder, évêque de Coire. Elle sera l'une des rares femmes au monde à occuper un tel poste. 

Lors de sa session du 10 janvier 2011, la présidence de la CTEC-CH a élu comme nouvelle vice-présidente la pasteure Rita Famos. Elle est membre du Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse. Son mandat est de deux ans. 

Le 28 août 2011, la CTEC-CH fêtera à Lucerne ses 40 ans d'existence dans le cadre d'un culte solennel. 

Relation Etat et communautés religieuses 

Le rapport du "Groupe de travail Relation Etat - communautés religieuses" a montré que la CTEC-CH est un interlocuteur trop peu connu de la Confédération. Un nouveau groupe de travail a dès lors été institué pour clarifier le rôle de la CTEC-CH. Pour le groupe de travail, la thématique d'ensemble apparaît comme un trop gros paquet pour la CTEC-CH. Il propose par conséquent que l'on se contente de l'élaboration de l'article constitutionnel sur les religions. L'assemblée des délégués a souscrit à cette proposition. Une audition dans le cadre de laquelle les Eglises ont pu soumettre leurs propositions a eu lieu en janvier 2011. L'évêque Patrick Streiff et Claudia Haslebacher y ont participé. 


Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) / Markus Bach 

L'année écoulée a été marquée à la FEPS par de nouvelles élections à la prestdence et à la direction exécutive. L'assemblée des délégués d'été a élu comme nouveau président Gottfried Locher pour succéder à Thomas Wipf. L'assemblée des délégués d'automne a élu le nouveau Conseil de sept membres - cinq membres sortants ne se représentaient pas. Ont été élus: pasteure Kristin Rassier Buri (VD, sortante), Peter Schmid (BL, sortant), pasteure Rita Famos-Pfander (ZH, nouvelle), Regula Kummer (TG, nouvelle), pasteur Daniel de Roche (FR, nouveau), Lini Sutter-Ambühl (GR, nouvelle). Le nouveau chancelier a été élu en la personne du pasteur Philippe Woodtli pour succéder à Théo Schaad qui part à la retraite à la fin de l'année. A cet endroit, nous tenons à remercier très chaleureusement Théo Schaad pour son ministère à la FEPS, qu'il a toujours accompli en étant conscient d'être aussi méthodiste. 

Sur le fond, on a travaillé à la formulation d'articles sur le baptême dans les constitutions d'Eglises. Le Conseil de la FEPS a élaboré des propositions de textes destinés aux constitutions des Eglises cantonales, propositions qui ont suscité des discussions animées. Les différences quant à la pratique du baptême et à la compréhension de la qualité de membre de l'Eglise étant très marquées, le but était de parvenir à une compréhension unifiée en la matière. Les textes prévoient entre autres la possibilité du baptême des adultes ainsi qu'une célébration de confirmation du baptême. Finalement, les textes ont été adoptés sous forme de recommandations. 

Le Conseil de la FEPS s'engage durablement pour un article sur les religions dans la constitution fédérale. Dans cette optique, une consultation a eu lieu l'automne passé avec des représentants des Eglises et de l'Etat. Il s'est avéré qu'il y a une réelle volonté de dialogue, mais que la réalisation d'un article sur les religions devra surmonter encore nombre d'obstacles. 

La FEPS a nouvellement conclu avec la VG Musikedition Kassel un contrat portant sur l'utilisation et la projection de chants pendant le culte, similaire à celui que l'EEM avait conclu il y a quelques années avec ce même éditeur. De ce fait, nous pouvons renoncer depuis cette année à payer nous-mêmes ces droits et gagner ainsi env. 7'000.- à 8'000.-- francs. Les droits à verser au "Pool des chants" ne sont cependant pas compris dans l'accord précité. 

Claudia Haslebacher remplacera Markus Bach en tant que représentante du Cabinet à l'assemblée des délégués dès l'automne 2011. 

ERGK (Commission du dialogue protestant - catholique-romain) / Sven Büchmeier 

La ERGK se préoccupe elle aussi, et intensément, du baptême. 

Lors d'une rencontre de deux jours qui s'est déroulée les 10/11 octobre 2010 à St. Niklausen, trois intervenants ont offert une présentation stimulante sur le thème: «Appréciation critique de la reconnaissance du baptême de 1973. Qu'estce qui a changé depuis 19737 Analyse du document à la lumière de la situation actuelle dans la société et dans l'Eglise.» On en a conclu que le travail de la commission ne devait pas aboutir à un nouveau document sur la reconnaissance réciproque des baptêmes, mais qu'il y avait lieu d'élaborer une sorte de commentaire accompagnant ce document, qui prendrait en compte le contexte actuel ainsi que la situation ecclésiale et sociétale présente et approfondirait et élargirait certaines questions et certains thèmes. 


Il en est résulté un volumineux catalogue de thèmes et de questions, duquel chaque membre de la commission a choisi un ou plusieurs points sur lesquels il va travailler d'ici à la prochaine session au printemps de 2011. 

Lors de cette rencontre, la commission a également envisagé l'organisation d'une journée consacrée au thème du baptême. Concernant la date, il a été proposé de retenir 2013, soit le 40e anniversaire de la signature de la reconnaissance réciproque des baptêmes (1973 à Béthanie, St. Niklausen!). Il faudrait si possible pouvoir prendre une décision à ce sujet en mars 2011. 

Commission de dialogue entre juifs et protestants (EJGK) / Bernhard Krebs 

Au terme d'un travail long et intensif, la première déclaration commune officielle de juifs et de chrétiens a été publiée en octobre 2010. 

La brochure (en allemand et en français) «Ensemble sur le chemin du respect» a été envoyée à tous les pasteurs et peut être commandée ou téléchargée auprès de la FEPS, www.feps.chouinfo@feps.ch.

La déclaration étaie la confiance mutuelle qui, au cours de ces dernières années, n'a cessé de se renforcer entre juifs et chrétiens. Il serait souhaitable que cette publication soit l'occasion pour les églises locales de s'intéresser plus souvent et de manière plus intense au dialogue juifs-chrétiens. Lucie Kaennel, co-présidente réformée de l'EJCK, déclare: «Le manque d'intérêt de la base réformée à l'égard du judaïsme doit être surmonté. Il s'agit de développer cet intérêt dans les écoles, les paroisses, auprès des pasteurs et des laïques.» 

A ce propos, je propose un séminaire en trois parties intitulé «Introduction au judaïsme». Les demandes d'informations détaillées et les questions de dates doivent m'être adressées directement (Bernhard.Krebs@emk-schweiz.ch)

Au terme de la législature, j'ai quitté la commission. L'EEM a nommé Félix Wilhelm, Bienne, pour m'y succéder. 

VFG Eglises libres Suisse / Markus Bach 

La Fédération des Eglises libres et communautés évangéliques en Suisse (VFG) vient de changer de nom et s'appelle désormais «Eglises libres Suisse» ou «VFG Eglises libres Suisse». L'adresse électronique est quant à elle devenue www.freikirchen.ch. C'est dans ce cadre que le VFG discute actuellement la perspective d'un élargissement, de manière à pouvoir effectivement représenter les Eglises libres en Suisse. A cette fin, un nouveau statut d' « invité» a été décidé en conférence de direction et les conditions d'entrée ont été assouplies. De même, la collaboration avec les œuvres doit être améliorée. 

Le Jour du Christ a eu lieu l'an passé à Berne. Cet événement, dont l'initiative revient au VFG, est réalisé en collaboration avec la FEPS. L'évaluation a montré qu'il y a eu moins de participants que prévu. On est tout de même satisfait du résultat, ainsi que du fait que toutes les dépenses ont pu être couvertes. L'écho médiatique a toutefois été décevant et il faut se demander si de tels grands projets ont un avenir. Le VFG va en temps opportun se reposer la question de savoir si cet énorme effort en vaut la peine. 

Une étude du projet 58 du Fonds national portant sur une analyse financière des Eglises en Suisse (FAKIR), à laquelle l'EEM a également participé, s'est révélée être d'un grand intérêt pour le VFG. On peut retenir de cette étude qu' «avec les Eglises, on en a pour son argent». En ce qui concerne les Eglises libres, en particulier, il ressort que: 

- les Eglises cantonales reçoivent env. 1 milliard de francs par an par le canal de l'impôt ecclésiastique, 


- les Eglises libres effectuent 200 % de travail non rémunéré pour chaque poste à temps complet, 

les Eglises cantonales investissent 30 % et les Eglises libres 50 % de leurs moyens financiers dans le travail social. Ce qui démontre clairement que les Eglises cantonales ne fournissent pas plus de travail social que les Eglises li- 

    bres, qui ne reçoivent pas de soutien par le canal de     l'impôt. 

Pour le VFG, ce constat représente une base substantielle pour la poursuite de son combat en faveur de la possibilité de déduire les dons du revenu imposable, bien que les obstacles soient encore nombreux dans ce domaine. 

Le VFG s'efforce également de s'engager au plan politique et a créé une commission politique - lieu de rencontre et de discussion pour les dirigeants des Eglises et des politiciens chrétiens. Le conseiller national Erich 

 représente l'EEM dans cette commission. 

Dès l'automne 2011, Claudia Haslebacher agira en tant que représentante du Cabinet auprès de VFG Eglises libres Suisse, à la place de Markus Bach. 

Alliance Evangélique Suisse (AES) / Matthias Fankhauser 

Le Jour du Christ et la Conférence StopPauvreté ont constitué deux sommets du travail de l'AES; leur impact a largement dépassé les frontières de l'AES. 25 000 chrétiennes et chrétiens se sont rassemblés à Berne pour le Jour du Christ afin de prier Dieu et réfléchir à la question de savoir comment les chrétiens peuvent s'engager activement dans la société actuelle. La Conférence StopPauvreté avait pour slogan «Embrasser le monde». Les déclarations de l'orateur invité Martin Dahinden, directeur de la DDC, ont suscité un vif intérêt. 

Le Réseau évangélique (RES) constitue la partie romande de l'Alliance Evangélique Suisse. Pour l'heure, les deux comités se sont attelés à promouvoir le travail commun au niveau national. L'association nationale AES-RES possède d'ores et déjà de nouveaux statuts qui permettent une collaboration plus étroite entre la Suisse alémanique et la Suisse romande. 

Etre en chemin ensemble en tant que chrétiens est l'objet principal de l'AES. La Conférence mondiale d'évangélisation au Cap en a fait la démonstration au plan mondial. 22 Suisses et Suissesses représentant l'art, la jeunesse, la politique, la mission et l'Eglise y ont pris part en tant que délégués AES/RES au congrès «Lausanne III». 

Les publications et les prises de positions relatives aux thèmes les plus divers dans les domaines de la politique, l'économie et la société constituent une autre facette encore du travail de l'AES. L'AES a notamment publié une documentation sur Henry Dunant décrivant son arrière-plan chrétien et son engagement comme secrétaire du mouvement de l'Alliance. 

Le journal gratuit .Vtertelstunde'' (Quart d'heure pour l'essentiel), diffusé à 800'000 exemplaires, est désormais utilisé par de nombreuses églises locales pour annoncer l'évangile à leurs concitoyens. 

Mais le volet le plus connu du travail de l'Alliance est et reste la Semaine de prière de l'Alliance. Lorsque des chrétiens prient ensemble, cela ne passe pas inaperçu. Quelque 30 journaux locaux ont fait rapport sur ce rassemblement des chrétiens dans leur localité. 

D'autres informations sur le travail de l'AES se trouvent sur le site www.each.ch.

Réaction à la stratégie 

En travaillant dans le cadre de groupements et de relations œcuméniques, nous nous engageons consciemment, en tant qu'EEM, pour un œcuménisme missionnaire, dans le sens où nous posons la question de savoir comment les Eglises peuvent témoigner ensemble de l'évangile. Le mandat missionnaire a constitué 


une impulsion majeure pour le mouvement œcuménique moderne. Aujourd'hui, toutes les Eglises de ce pays sont placées au défi de faire connaître l'évangile à nos contemporains. A cette fin, nous avons besoin d'une coopération renforcée sans égard pour les différences confessionnelles. (SB) 

Samedi - rapport Takano


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH



1. Aperçu du travail de la commission Takano 

Introduction 

Inspirés par l'objectif-cadre stratégique de la Conférence annuelle 2010, nous avons poursuivi la planification à moyen terme du travail de Takano pour les années 2008 à 2012, qui compte un total de 45 mesures. Dans le même temps, nous avons mis en œuvre les structures participatives présentées lors de la Conférence annuelle 2010 qui visent à renforcer le mouvement que constitue le travail avec les enfants, les adolescents et les jeunes adultes. 

Comme prévu, il s'est alors avéré que la voie participative sur laquelle nous nous lançons ne sera couronnée de succès qu'au prix de beaucoup d'efforts, d'inspiration et d'endurance. En effet, la participation des gens (qu'ils soient jeunes ou un peu plus âgés), ne commence pas sur le papier, mais dans les relations personnelles et les activités concrètes - axées sur les besoins. 

Nous nous sommes donc demandé comment améliorer l'image de la Commission Takano dans la perspective du réseautage, de la direction stratégique et des ressources internes. L'une des réponses, qui permettrait d'accroître réellement la participation et la contribution, est de faire en sorte que les plus jeunes générations puissent à l'avenir jouer un rôle direct, en tant que « représentants de la jeunesse », dans l'aménagement du travail de la Commission. Simultanément, le personnel spécialisé travaillant dans les différents niveaux sera encore développé. 

La Commission Takano est convaincue que le succès de la « stratégie de croissance» est étroitement lié à l'intégration des adolescents et des jeunes adultes dans les églises locales. En orientant les activités sur les secteurs d'âge correspondants, la Commission Takano vise à améliorer les conditions-cadres à cet égard, tout en offrant aux églises locales, par le biais du Service, davantage de prestations. 

Evaluation des objectifs de 2010 

1 Poser les jalons du développement de structures participatives dans le travail spécifique aux niveaux. Evaluer et réitérer les « lunches par niveaux» en 2010. 

En mai 2010, deux « lunches par niveaux» (rencontres d'échange) ont eu lieu et réuni 12 personnes (personnel de Takano et responsables du niveau IV); en janvier 2011, une autre rencontre a rassemblée 6 personnes (responsables des niveaux IV + V). De nouvelles activités seront maintenant planifiées sur la base des premières expériences réalisées. Nous prévoyons déjà d'autres rencontres d'échange dans le cadre de « Lounges » mises en place lors d'événements comme le dimanche de la Conférence ou le Festival. 

2 Intégrer à la commission Takano des représentantes / représentants 

du travail spécifique aux niveaux. 

Avec l'arrivée de la nouvelle présidente des Flambeaux (Nicole Becher) et de Markus Kleiner (thème de la famille), la représentation spécifique aux niveaux a d'ores et déjà été en grande partie renforcée. D'autres mesures 


devraient être réalisées en 2011. L'intégration directe des divers groupes d'intérêt (à savoir les niveaux 4 et 5) est également à l'ordre du jour (voir introduction). 

3 Mettre en œuvre une première série de mesures issues du concept de 

formation. 

Le concept de formation a été épuré dans le cadre de plusieurs séances de travail. Il fait actuellement l'objet d'une procédure de consultation. Le Commission Takano considère qu'il est de son devoir d'adopter une approche pragmatique par rapport à la question des ressources qui se pose dans le cadre de l'application du concept: la mise en œuvre se fera ainsi en fonction des moyens existants. Il conviendra en outre d'organiser des activités supplémentaires en recourant à des collaborations au sein de Takano, au sein de l'EEM et avec des tiers. Dans le même temps, le Service assumera différentes tâches supplémentaires. Un premier plan de mise en œuvre a été établi et pourra être appliqué rapidement (voir nouveaux objectifs) . 

4 Organiser et évaluer « ImPuls » - le festival proposé dans le cadre du 

travail de Takano. 

Le festival a largement dépassé les attentes et sera reconduit du 28 au 30 octobre 2011 (voir rétrospective dans la partie du rapport rédigée par le Service). 

5 Présenter, pour décision, les directives relatives au travail de Takano. Dans le cadre de ce processus, nous avons constaté que l'intégration des adolescents et des jeunes adultes au travail de la Commission (structures participatives) ainsi que la perception qu'avait la Commission de son propre rôle (<< altitude de croisière », tâche de réseautage stratégique [notamment au sens d'un soutien de la direction pour les organes internes à l'Eglise], etc.) devaient être définies non pas dans le sillage, mais en amont de la révision des directives. Des éléments essentiels ont d'ores déjà été élaborés à cet égard (voir nouveaux objectifs). 

Nouveaux objectifs 

Les objectifs que nous nous sommes fixés pour la nouvelle année de conférence sont les suivants: 

Définir plus précisément les structures participatives au sein de Takano et au niveau de la Commission Takano. 

Adapter les directives à cette nouvelle perception du travail. 

Diffuser clairement et en fonction des besoins, à l'intérieur et à l'extérieur de l'Eglise, les prestations du Service conformément à la vision selon laquelle « Nous sommes le centre de compétences du travail avec les enfants, les adolescents, les jeunes adultes et les familles ». 

4. Mettre en œuvre le nouveau concept de formation. 

Jonathan Gimmel président de la Commission Takano 


2. Aperçu du travail du Service Takano 

1. Rétrospective sur le festival 

Le premier festival ImPuls, qui s'est déroulé fin août 2010 à Hunzenschwil, est allé bien au-delà de nos espérances. Les préparatifs intenses de l'équipe du Service, idéalement complétée pour l'occasion par quelques pasteurs-jeunesse, l'organisation sur place, avec l'énorme soutien de l'église 3x3, les orateurs compétents qui ont animé les ateliers et les exposants créatifs du marché ont fait de cette manifestation un événement inoubliable. Seul le manque d'inscriptions, en particulier de la part de la catégorie d'âge ciblée dans les églises, nous a un peu frustrés et laissés songeurs. Grâce à la participation de quelque 80 responsables des Flambeaux, aux 12 équipes qui ont participé au tournoi sportif et aux nombreux invités présents le dimanche, nous avons néanmoins vécu beaucoup de rencontres. 

Il ressort clairement d'un sondage et de son évaluation que ce festival répond à un besoin. C'est pourquoi nous avons décidé de maintenir l'événement et d'organiser le deuxième festival ImPuls cette année déjà, du 28 au 30 octobre 2011, à Hunzenschwil. Nous instaurerons alors notamment la première « Conférence des jeunes» au niveau suisse, dont le but est de faire naître une véritable structure participative des jeunes dans notre Eglise (à l'instar de l'EEM au niveau mondial). 

2. Perception qu'a le Service de soi-même 

A l'occasion de la retraite du Service, au printemps 2010, nous avons redéfini, au cours d'un processus intense, la perception que nous avons de nous-mêmes. Notre nouvelle vision est la suivante: 

« Nous sommes le centre de compétences du travail avec les enfants, les adolescents, les jeunes adultes et les familles ». 

But de l'organisation et objectifs 

Nous nous considérons comme un centre de compétences et comme le principal centre de contact des églises de l'EEM dans le domaine du travail avec les enfants, les adolescents, les jeunes adultes et les familles. 

Nous aidons les églises à travailler d'une manière ciblée sur les relations. 

Nous proposons nos locaux pour des séances, des formations et des rencontres de l'EEM au niveau national ainsi que d'autres organisations. 

Valeurs centrales 

Nous sommes au service des églises locales, vivons une vision diaconale et nous considérons comme un prestataire de services. 

De par nos structures participatives, nous offrons aux églises locales et aux jeunes la possibilité de participer à notre organisation. 

Devise quant à notre action 

Nous savons (presque) tout et rendons (presque) tout possible. Nous aimerions transmettre sciemment notre savoir et rendre notre réseau de connaissances et de partenariats accessible aux églises locales. 


3. Décision de la CA 2010 concernant la stratégie Objectif-cadre: «Par le biais des églises locales de l'EEM Suisse-France, de plus en plus de personnes seront amenées à devenir des disciples de Jésus-Christ. » 

La principale tâche du Service consiste à encadrer le travail réalisé avec les enfants et les adolescents au sein des églises locales. La question de savoir si le Service doit également avoir une action directe sur l'extérieur et, le cas échéant, comment, reste à déterminer. 

Les Flambeaux de notre Eglise se considèrent comme une branche d'activité dont le but avoué est d'atteindre les enfants extérieurs à l'Eglise et, à travers eux, leurs familles. 

Dans le cadre de notre vision de notre travail, mais aussi de l'objectif-cadre, nous appuyons activement les églises dans le travail tourné vers les jeunes de l'extérieur. En voici quelques exemples: 

accompagnement d'églises locales dans des projets tournés vers l'extérieur (p. ex. Berne, Bâle);. mise en réseau de collaboratrices et collaborateurs par des rencontres d'échange organisées dans le cadre de « Lunches par niveau»; 

élaboration, par les niveaux IV et V, d'un outil de travail axé sur le travail avec les jeunes extérieurs à l'Eglise; 

formation de responsables du niveau V «Travail orienté sur des projets» et «Travail orienté sur des expériences vécues» entre jeunes du même âge. Cette formation soutient les jeunes adultes dans leurs contacts avec des jeunes du même âge extérieurs à leur église locale; 

nouveau travail avec les familles visant d'une part à intégrer activement les parents des enfants et des jeunes dans le travail (formation continue, échange, etc.) et d'autre part, à travers le thème « vivre sa foi à la maison », à les encourager à nouer et à entretenir des relations à leur lieu de domicile (voisinage); 

publication du magazine « Invista » (supplément du Kirche+Welt), successeur du «Flanell », qui présente le travail effectué dans les églises en ce qui concerne le domaine de Takano et l'expose ainsi à l'extérieur; 

création d'un nouveau site internet présentant l'ensemble du travail avec les jeunes de l'EEM, y compris les Flambeaux. Ce nouveau site s'adressera non seulement aux collaboratrices et aux collaborateurs, mais aussi aux parents et à toutes autres personnes intéressées en-dehors de l'Eglise; 

apparition de Takano sur une plate-forme sociale d'Internet. 

Dans la formation des pasteurs-jeunesse, le travail vers l'extérieur constitue l'une des priorités du travail pratique: « Le rôle principal du pasteur-jeunesse ou de la pasteure-jeunesse n'est pas d'alléger la tâche des personnes qui s'occupent des activités proposées par l'église locale. Il ou elle doit avoir du temps pour développer et mettre en œuvre des nouvelles activités destinées aux jeunes (50 % du temps de travail dans le circuit). Ces activités ne visent pas à maintenir des situations existantes au sein de l'église, mais s'adressent au contraire à des groupes-cibles. Elles doivent être conçues pour être différentes et, ainsi pour permettre à d' « autres» (des jeunes éloignés de l'Eglise) d'avoir accès à l'évangile. (Extrait de la description de projet comprise dans la formation de pasteur-ejeunesse). 

4. Pasteurs-jeunesse 

Malheureusement, au i " avril 2011, aucun jeune n'avait entendu l'appel pour suivre la formation de pasteur-jeunesse. Dans un circuit, un pasteur-jeunesse a pourtant senti cet appel, mais il a finalement décidé, en dépit de nombreuses dis- 


eussions, de ne pas devenir pasteur-jeunesse, mais de travailler comme collaborateur-jeunesse dans le circuit. 

Bien que le « trou» laissé dans la formation par cette volée manquante soit défavorable au cursus de formation, il permet de dégager des ressources. Nous allons les utiliser pour faire de la publicité dans les circuits pour le programme de formation des pasteurs-jeunesse et ses avantages « spécifiques à l'EEM » et pour offrir aux circuits un soutien concret dans l'appel des jeunes adultes. L'expérience montre en effet que l'engagement classique de collaborateurs-jeunesse ne permet souvent pas de développer durablement le travail avec les jeunes. 

Ruedi Stahli, de l'EEM de Schlatt, qui vient de commencer sa troisième année de formation, se sent à l'aise dans cette filière. La partie pratique et la partie théorique se complètent bien. Rebeka Burkhalter (EEM Soleure), Benjamin (3x3) et Carolin Kohr (Zurich 4) ont bien démarré leur formation et ont achevé avec succès le premier semestre. Carolin Kohr doit cependant interrompre sa formation pour une belle raison puisqu'elle attend un enfant. Elle continuera néanmoins à travailler dans le circuit et reprendra sa formation lorsque Benjamin aura terminé la sienne. 

Fin juillet 2010, Luzia Lins (Sevelen), David Gassamnn (Zofingue) et Samuel Meyer (Flaach) ont achevé avec succès leur formation. Tous trois poursuivent leur travail à temps partiel dans leurs circuits. 

La collaboration avec les responsables de la Haute école théologique de Reutlingen fonctionne très bien. La présence des trois nouveaux pasteurs-jeunesse en formation a fait surgir différents besoins d'adaptation du plan d'études, ce qui a entraîné quelques remous au début de semestre. Il en résulte que tous les éléments de la formation (théorie et pratique du travail avec les jeunes / disciplines théologiques / cours de base / pratique) sont désormais intégrés au système des crédits. Ce processus a une fois de plus démontré à quel point la collaboration avec la Haute école théologique de Reutlingen était réactive et peu compliquée. 

La branche « Théologie et pratique du travail avec la jeunesse », proposée aux pasteurs-jeunesse par le Service Takano, est désormais également ouverte aux autres étudiants sous la forme d'une branche à option. Le nombre de participants enregistré durant le semestre d'été est réjouissant puisqu'il comptait 14 étudiants; 10 étudiants se sont inscrits pour le semestre d'hiver. Nous étudierons cette année dans quelle mesure il est possible et judicieux d'ouvrir le cours de base et les 'journées en réseau' à d'autres collaborateurs et collaboratrices de l'EEM Suisse. 

s. GT KIK, par Christian Schmutz, président du GT KIK 

KIK= « Intervention concrète en cas de crise », groupe de travail de Takano. 

Durant l'année écoulée, nous avons à nouveau consacré la majeure partie de nos occupations au thème de l'exploitation sexuelle. Nous avons eu la désillusion de constater que ce problème ne s'arrêtait pas aux portes de notre Eglise. Suite aux expériences réalisées, nous allons chercher avec le Service Takano des manières d'améliorer encore la formation des collaboratrices et les collaborateurs actifs dans le travail avec les enfants et les adolescents et de les sensibiliser à ce sujet. Comme annoncé, nous collaborons actuellement avec le groupe de travail contre la violence et les abus pour élaborer un concept destiné à créer une équipe commune d'intervention en cas de crise disponible 24 heures sur 24 pour l'ensemble de l'EEM Suisse/France. Ses principales caractéristiques seront de proposer un numéro de téléphone unique à appeler en cas de crise et d'urgence, des interlocuteurs compétents aptes à traiter les problèmes et à offrir le plus rapidement 


possible une aide professionnelle ainsi qu'un groupe chargé d'élaborer des mesures de prévention et de formation sur la base des expériences vécues. Ces travaux sont étroitement liés et coordonnés avec ceux de l'état-major de crise. 

Reto Naqelin Beat Bachmann, direction du Service Takano 

3. Aperçu du travail spécifique aux niveaux 

NIVEAU 1 

o - 4 ans 

Ursi Bar-Welti, la spécialiste du travail avec les tout-petits, se rend dans les églises locales pour proposer des formations sur le thème: « Faire plus que garder des enfants ». Le but est d'expliquer qu'il est possible de faire découvrir très simplement aux tout-petits l'amour de Dieu pour eux. Elle propose désormais aussi des formations sur le thème « La foi à la maison », conçues spécifiquement pour les parents. Elle répond en outre à des demandes de conseils des églises locales concernant des projets « de bas seuil» « pendant la semaine », comme par exemple des moments de chants avec les petits, des moments de jeu chrétiens, des rencontres musicales, etc. 

Pour clarifier les besoins existants dans cette tranche d'âge, un « questionnaire sur la situation actuelle» a été envoyé à toutes les églises locales. Sur les 60 questionnaires expédiés, 26 ont été retournés. Le résultat montre qu'environ un tiers des églises locales qui ont répondu au sondage n'effectue aucun travail au niveau l, qu'un autre tiers s'occupe de 1 à 2 petits-enfants et que le troisième tiers compte de nombreux enfants en bas âge et propose un programme en conséquence. 

Parmi les autres projets menés durant l'année écoulée, mentionnons encore la conférence pour les tout-petits sur le thème de « Joseph », à Strasbourg, le programme des enfants mis sur pied à l'occasion du festival Takano sur le thème du « Bon berger» et la création du groupe de jeu « Chilemüüsli » à Zurich-Altstetten. 

NIVEAU II 

5 - 8 ans 

Au niveau II, notre spécialiste, Michèle Bachmann-Schweizer, a achevé le projet d'envergure relatif au matériel didactique. Nous disposons ainsi désormais d'un vaste matériel de travail, avec des leçons bibliques portant sur quatre ans qui suivent la chronologie biblique et l'année ecclésiastique et dont les histoires sont toutes adaptées à cette catégorie d'âge. 

Pour compléter ce matériel, Michèle travaille actuellement sur d'autres thèmes comme « Les femmes dans la Bible» et un dossier d'idées pour l'organisation de semaines destinées aux enfants. Outre différentes présentations axées sur ce niveau et une formation sur le thème « Raconter des histoires de manière créative », l'autre priorité de cette année a été l'élaboration d'un concept de méditation pour la rencontre suisse des Flambeaux « Point 11 ». 

NIVEAU III 

9 - 11 ans 

Au niveau III, il existe déjà un matériel de travail sur les connaissances bibliques et pouvant être utilisé sur au moins deux ans. Nous sommes convaincus que cette catégorie d'âge représente un élément particulièrement important pour le concept de Takano. C'est en effet dans ce niveau que les enfants peuvent découvrir la Bible sous une forme ludique et créative. Il vaut la peine de travailler avec la Bible lors des rencontres avec les enfants de cet âge, et non pas « seulement» 


de raconter des histoires ou de réserver les cours bibliques aux adolescents plus âgés. L'expérience a démontré que les leçons portant sur les connaissances bibliques destinées au 9-11 ans peuvent être conduites dans le cadre du culte de l'enfance, le dimanche matin, par des bénévoles ou durant la semaine, par exemple, par un membre du corps pastoral. 

La collaboration au sein de l'association inter-paroissiale « KidsTreff Suisse» revêt une grande importance pour le travail avec les enfants. Ce modèle permet aux enfants de faire l'expérience de l'amour de Dieu d'une manière créative et pleine d'enthousiasme, tout en étant accompagnés dans la foi. Ce modèle complète par ailleurs idéalement le concept de Takano. Les grandes journées de séminaire du travail « KidsTreff », que nous organisons d'entente avec les délégués de Chrischona, de l'Alliance des Eglises évangéliques libres, de l'Alliance des communautés pentecôtistes évangéliques et de l'Union des assemblées missionnaires, sont également très enrichissantes pour les collaborateurs et les collaboratrices. Régulièrement, une trentaine de membres des églises de l'EEM travaillant avec les enfants participe aux journées de séminaire de « KidsTreff ». 

NIVEAU IV 

12 - 16 ans 

Au niveau IV, notre spécialiste Micha Kunkler travaille notamment sur les projets suivants: 

Camp IV 2011, le « Camp d'enseignement» national sur le thème: «Qui détient le pouvoir? » 

« Rencontre suisse Point 11 »: nouvelle forme de méditations pour les adoles- 

cents, avec des apports interactifs 

transition IV-V, coaching de projets dans les églises 

cultes divers pour et avec les jeunes 

« Action 72 heures», menée en septembre 2010 

Une étroite collaboration s'est développée entre les niveaux IV et V. Nous aimerions encourager les églises locales à se concentrer sur le passage de l'adolescence à l'âge d'adulte afin de clarifier les besoins à cet égard et de lancer des projets conjointement avec les jeunes. 

NIVEAU V 

17 - 30 ans 

Barbara Morf, la spécialiste du niveau V, s'est rendue dans différents groupes de jeunes adultes et a proposé plusieurs projets nationaux pour cette tranche d'âge. Les deux modules de formation « LeaderV» ont ainsi pu être organisés. L'offre d'hiver ViliaCamp, proposée en collaboration avec la Ligue pour la lecture de la bible à la Villa Backpackers, a dû être annulée faute de participants. Nous avons malgré tout décidé de réorganiser ce camp et envisageons la possibilité d'élargir l'offre aux familles. 

De manière générale, il est très difficile de motiver les jeunes adultes à s'intéresser à des activités inter-paroissiales. L'écho que nous entendons généralement lorsque nous parlons de nos projets est: « Ça a l'air super - jamais entendu parlé, il y a déjà tellement de trucs dans notre églises! ». 

Pour que les jeunes, ainsi que les enfants et les adolescents de l'EEM, aient voix au chapitre au sein de l'Eglise, nous travaillons à l'élaboration d'une Conférence suisse pour les jeunes dont le coup d'envoi sera donné le dimanche 30 octobre, lors du festival ImPuls. 

En collaboration avec le niveau IV, nous préparons actuellement un nouveau dossier de travail axé sur le travail avec les jeunes extérieurs à l'Eglise. 


Evaluation des objectifs 

Instituer de nouvelles structures avec des groupes spécialisés (pour remplacer le Conseil chargé des niveaux) 

La réorganisation de la Commission Takano en groupes spécialisés continue à occuper la commission. Le processus n'est pas encore terminé. Nous poursuivrons notre travail sur ce sujet lors de la retraite de la Commission prévue le 25 juin 2011. 

Resserrer les liens entre les niveaux IV et V en proposant en particulier aux paroisses une formation sur l'intégration des jeunes adultes 

L'outil de travail conçu aux niveaux IV et V est en cours d'élaboration. 

Le concept de formation est terminé. 

Les modules de formation continue sont en cours de planification. 

La formation des LeaderV a été menée avec succès. 

Introduire une nouvelle identité visuelle par le biais du site internet et du magazine 

• Le nouveau magazine «Invista» (supplément du Kirche+Welt), qui contient des rapports sur le travail avec les enfants, les adolescents et les jeunes adultes de l'EEM Suisse est désormais publié. 

Un nouveau site internet est en cours de création. 

Nouveaux objectifs 

Pour l'année de conférence à venir, les objectifs stratégiques découlant de l'objectif-cadre de l'EEM Suisse ainsi que de notre propre vision et mission sont les suivants: 

Communiquer activement la nouvelle vision par le biais d'un Mission Statement et le faire découvrir à un minimum de dix circuits. 

Lancer au moins trois projets individuels (projets modèles/pilotes) destinés à des églises spécifiques. 

Proposer des modules de formation continue et des événements destinés à motiver et à former les collaborateurs et les collaboratrices dans le domaine de l'accompagnement de personnes. 

Elaborer l'outil de travail destiné au travail avec les jeunes extérieurs à l'Eglise. 

Offrir des prestations (conférence des jeunes, ImPuls, nouveau site internet, formations continues) qui aident les jeunes à avancer dans la foi. 

Organiser le festival ImPuls 2011 et la conférence des jeunes (participation et intégration des niveaux IV et V à la culture interne caractéristique de l'EEM). 

Reto Nagelin, Beat Bachmann, direction du Service Takano 

4. Aperçu du travail des Flambeaux 

Infos 

Pour les Flambeaux, l'année 2010 a été une année de bouleversements. Le Comité directeur avait pour tâche de mettre en œuvre les changements structurels décidés lors de l'Assemblée des délégués 2009. La nouvelle structure prévoit que les Flambeaux soient désormais conduits par un organe directionnel, à savoir le Comité directeur des Flambeaux. La direction opérationnelle et stratégique des Flambeaux, jusqu'ici réparties entre le Conseil des Flambeaux et le Comité, sont ainsi maintenant réunies au sein du Comité directeur. Le travail effectué en 2010 


reposait déjà sur les nouvelles structures. Les règlements ont quant à eux été adaptés progressivement jusqu'à être adoptés par l'Assemblée des délégués 2010. 

Outre cette restructuration, aujourd'hui achevée, nous avons entamé les préparatifs de la rencontre suisse. Le CO est actif dans six domaines, qui comprennent un total de 46 départements. Ce chiffre laisse entrevoir l'importance des ressources des Flambeaux engagées dans le «Point 11». La rencontre suisse a ainsi déjà constitué l'un des points-forts de notre activité et gagnera encore en importance jusqu'à ce qu'il soit derrière nous. Il s'agit là d'un moyen idéal pour les Flambeaux de continuer à grandir ensemble, d'une part au sein des différents groupes de Flambeaux présents dans les diverses régions et d'autre part en tant que régions. Pour ce faire, les collaboratrices et collaborateurs travaillent au sein de départements nouvellement créés qui ne se connaissaient pas auparavant. Je suis toujours étonné de voir tout ce qui peut être réalisé dans un réseau comme les Flambeaux grâce d'une part aux précieux contacts et relations existants et d'autre part aux anciens responsables désireux de s'engager durablement après avoir dirigé un groupe local. A propos de la rencontre suisse: la journée des visites, avec le culte (qui, nous l'espérons, est inscrit dans tous les agendas des églises), aura lieu le 31 juillet 2011 dans la grande tente! 

Outre les points susmentionnés, il convient d'évoquer la formation. Le vaste éventail de formations a pu être maintenu grâce aux nombreux responsables de formation et collaboratrices et collaborateurs motivés. Durant l'année écoulée, 60 jeunes ont appris, dans le cadre de la formation de base, le savoir-faire de la technique des Flambeaux. La formation de responsable de groupe, reconnue par Jeunesse et Sport (J+S), a été suivie par une cinquantaine de responsables. Lors du culte de l'Assemblée générale du 20 mars, 22 personnes ont pu être envoyées en tant que responsable de camp ou responsable principal, deux titres reconnus par J+S. Ces responsables formés retournent ensuite dans les groupes de Flambeaux locaux, au sein de leurs églises, avec un rôle de responsable et un sac à dos débordant de choses apprises, d'expériences vécues et de compétences acquises. Il est réjouissant et appréciable de constater que les connaissances qu'ils se sont appropriées sont maintenant transmises et appliquées dans les églises et viennent enrichir les activités proposées. 

Il convient également de mentionner ici une offre de cours particulier, à savoir le cours pour les cadres (<<KaKu»). Nous nous félicitons aussi de la réussite du lancement du nouveau festival ImPuls. Les nombreux échos positifs qui nous sont parvenus suite à cet événement, auquel nous avions intégré le cours pour les cadres, nous permet d'envisager avec optimisme le prochain festival ImPuls commun, fin octobre, qui comprendra à nouveau un cours pour les cadres. 

Depuis l'Assemblée générale, la présidence des Flambeaux a été repourvue après avoir été vacante pendant toute une année. L'Assemblée a en effet élu avec enthousiasme Nicole Becher, «Viva», comme nouvelle présidente des Flambeaux. Elle se présente elle-même ci-après. 

« Castor », Martin Graber, spécialiste des Flambeaux + direction ad intérim du Comité des Flambeaux durant la vacance de la présidence 

Nouvelle présidente 

Je suis heureuse d'avoir repris la présidence des Flambeaux! 

Mes contacts, encore récents mais très intenses, avec les Flambeaux de notre circuit m'ont motivée à me lancer dans le travail avec les Flambeaux. C'est avec plaisir que j'investirai ma personne et mes dons pour soutenir ce travail. 


Je trouve que les Flambeaux constituent une super activité de l'EEM pour permettre à des enfants de découvrir la foi et l'Eglise. En effet, même s'ils n'iront jamais à l'église (en dehors des manifestations organisées par les Flambeaux), ils recevront un tas de choses utiles pour la suite dont ils pourront se servir plus tard. C'est d'autant plus important d'équiper de connaissances solides dans toutes les questions liées à la foi et à l'Eglise les personnes qui ont des contacts avec les enfants et qui dirigent les Flambeaux. 

Je trouve tout aussi important de bien faire comprendre aux églises et à leurs organes dirigeants le trésor que représentent les Flambeaux dans la communauté. Or, ces deux éléments font partie des tâches de la direction des Flambeaux - et donc de la présidente des Flambeaux. 

Après la première phase d'adaptation au sein du Comité (avec, notamment, les travaux de finalisation des nouveaux règlements - cela faisait longtemps que je n'avais plus lu autant de règles commencent désormais la mise en œuvre des nouvelles structures et l'élaboration de nouveaux projets -, sans oublier bien sûr la rencontre suisse « Point 11 »

Lève les yeux - relève ton prochain! « VIVA », Nicole Becher, présidente des Flambeaux 



Les enfants et les jeunes sont à considérer comme des facteurs  de renouveau pour l’église. Leur manière de poser des questions est de nature à revitaliser les liens dans l’église. Ils nous enrichissent dans notre existence jusque dans l’église.

Tout commence en famille.



Objectif cadre 2010-2018

Par le biais des églises locales de l’EEM Suisse/France, de plus en plus de personnes seront amenés à devenir des disciples de JCH.

Il s’agit de mettre de plus en plus de personnes en mouvement à la suite du Christ.

Notre devoir consiste à ce que l’église, notre église soit une patrie pour nos enfants, un home où il fait bon vivre, où ils aient plaisir à vivre.

La brochure Takano «Dieu a plusieurs facettes» nous motive à repenser l’image que nous avons de Dieu.

C’est passionnant de voir quelles sont les images des ados et comment cette image de Dieu se transforme au cours des leçons.

INVISTA ce mot en romanche se traduit par avoir une vue d’ensemble pour prendre connaissance, et c’est justement cette connaissance de la grande diversité du travail qui marque la ligne éditoriale du journal édité par Takano.

«Nous veillerons à rendre attractifs nos cultes pour les jeunes de manière à rendre plus aisée leur participation à la vie de l’église».

LES JEUNES VEULENT ÊTRE ENTENDUS ET PARTICIPER ACTIVEMENT AU DÉVELOPPEMENT. La question est de savoir si nous les soutenons ou les bloquons.


Matthias Maurer.

«Il s’agit de rendre les jeunes participants.»

«Toute entreprise a ses risques : la fidélité dans l’exercice de la responsabilité est nécessaire comme le soutien à apporter aux jeunes quand ils émettent une idée créative, un projet…»


SOUTENEZ LES JEUNES ET NE LES LAISSEZ PAS TOMBER.

LES JEUNES SONT UNE ÉNERGIE VITALE

Samedi - Église et Société


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH



Eglise et société Markus Da Rugna et lorg Niederer 

Contenu et thèmes 

Après les bonnes expériences faites lors de la CA 2010 en participant à la présentation du temps fort, nous nous sommes remis à l'ouvrage sur divers thèmes actuels. 

- En plus de nos prises de positions en rapport avec des campagnes de votations, nous nous sommes occupés de la polarisation et du caractère émotionnel croissants des affiches et des discussions y relatives. Quo vadis Helvetia7 

- La « Décennie Vaincre la violence» du Conseil œcuménique des Eglises a été clôturée en décembre passé par un culte œcuménique, auquel J6rg Niederer a participé. 

- Dans l'optique d'étendre le réseau, nous sommes en contact avec Hans Martin Renno, le nouveau « chargé de la responsabilité diaconale et socio-politique » de la CC d'Allemagne. 

- Notre projet de nous engager pour sensibiliser plus fortement les églises locales à la cause de la diaconie, nous a occupés pendant plusieurs séances (voir ciaprès). 

- Personnel: après 10 ans de collaboration, Christa Wichers met fin à sa participation à notre groupe de travail. Nous la remercions très cordialement pour tous ses apports et lui souhaitons une bonne sensibilité pour ses engagements futurs. 

- Le Comité exécutif de la Conférence centrale du Centre et du Sud de l'Europe a décidé de co-soutenir deux pétitions à la Conférence générale 2012: 

- en collaboration avec l'Agence générale Eglise et société et la Conférence centrale d'Allemagne (et éventuellement la Conférence centrale de l'Europe du Nord), une motion est adressée à la Conférence générale aux fins d'obtenir la révision complète des Principes sociaux, afin que les mini-résolutions actuelles redeviennent de vrais principes; 

- en collaboration avec la Conférence centrale d'Allemagne, une motion est adressée à la Conférence générale aux fins d'obtenir qu'une compensation C02 obligatoire soit introduite pour tous les vols aériens effectués à tous les niveaux de la dénomination mondiale. 

Des informations relatives à ces deux résolutions peuvent être obtenues auprès de J6rg Niederer. 

Réaction à la stratégie 

Le Groupe de travail Eglise et société est l'unité au sein de la commission 21 qui suit - ou entreprend d'étudier - les thèmes sociaux et éthiques. Eu égard aux deux domaines de la «sanctification personnelle» et de la «sanctification de la société (sociale)» qui contribuent à atteindre l'objectif d'amener des femmes et des hommes à devenir disciples du Christ, la priorité de la commission porte clairement sur le domaine social, sociétal. 

Rétrospective: jusqu'ici, le GTC 214 a pris position au sujet d'initiatives et de votations aux contenus sociaux importants pour l'Eglise. Il s'est également pen- 


ché sur des questions éthiques prioritaires, essayant ainsi de promouvoir au sein des églises locales une prise de conscience accrue du Profil social. 

Les personnes venant du domaine de la théologie sont très bien représentées au sein de la commission. De nouveaux membres, issus du domaine politique, sont venus s'y ajouter. Les professionnels du travail social y sont sous-représentés. Jusqu'ici, le groupe de travail n'a guère pu contribuer à un travail social qualifié au niveau des circuits, du fait que nous ne disposions ni du temps ni du personnel professionnel nécessaires. Il n'y a pas de poste pour ce genre de travail, contrairement à la Conférence centrale d'Allemagne. Tout se fait sur la base du volontariat. 

Réorientation: le groupe de travail Eglise et société est l'un des rares programmes de travail au sein de l'EEM à souligner la responsabilité sociale et sociétale liée à la mise en œuvre de la stratégie. Quiconque veut amener des personnes à devenir disciples du Christ, doit faire en sorte, de manière crédible, que son message se transforme en actes. L'évangélisation a toujours lieu dans le cadre d'une relation dialectique entre proclamation et action opérant sous le signe du Royaume de Dieu qui arrive. 

Mesures: 

Le groupe de travail étudie dans quelle mesure l'engagement temps partiel) d'un professionnel pourrait contribuer à la formation et à l'accompagnement technique des circuits dans le cadre de la mise en œuvre de projets et d'activités dans le domaine social. Ceci devrait se faire en collaboration avec « Formation et Conseils» et « Connexio Suisse-France ». Des entretiens préliminaires entre ces trois organes devraient avoir lieu encore avant la CA 2011. 

Les églises locales devraient être sensibilisées à l'idée d'intégrer à leur programme des thèmes sociaux important pour la population environnante. Ceci dit, des passerelles visibles et concrètes devraient relier une action socialement responsable et la prédication. Il faut les deux éléments pour parvenir à une compréhension globale du salut et de la liberté chrétienne. A l'avenir, il sera veillé avec plus d'attention à ce que la documentation destinée aux églises locales montre ce qu'il y a de spécifiquement chrétien dans l'action éthique au sein de la société. 

Les thèmes de notre travail sont toujours à jour sur: http://emk-kircheundgesellschaft.ch/

Samedi - Connexio


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH



Des réunions sont en vue dans un proche avenir sur l’Afrique et les Roms en Europe centrale.

Des voyages et des rencontres sont programmés au Zimbabwe, Cambodge et en Bolivie.

«Nous avons la mission et la diaconie dans le sang, elles sont partie intégrante de l’EEM.

Merci à tous les donateurs qui ont versé des millions de dons cette année. Merci de vivre Connexio dans le monde entier toute l’année.»

«Nous sommes appelés à vivre notre solidarité avec les frères de l’Est, de l’Afrique et d’Asie qui n’ont que peu de ressources. Redisons-le dans nos communautés locales».


Le rapport


Connexio 

Réseau pour la mission et la diaconie 

Introduction 

L'un des postulats énoncés lors de la création de Connexio était que nous voulions être une organisation apprenante, c'est-à-dire que nous voulions régulièrement continuer à nous former et constamment adapter notre action aux nouvelles connaissances acquises et expériences réalisées. Nos thèmes annuels, à savoir «je veux voir ce qu'il y a» (2010) et «je veux comprendre» (2011), reprennent ce sujet et visent à nous aider à réfléchir au type de «formation» dont nous avons besoin aujourd'hui et aux problèmes d'éducation et de formation, auxquels nos partenaires sont confrontés dans les divers pays où nous sommes engagés. L'une des conclusions de notre réflexion est que les conditions-cadre de notre travail évoluent constamment et que le «changement» constitue en fait un état permanent. 

A l'instar de tous les organes de l'EEM, Connexio a été prié de préciser en quoi l'organisation pouvait contribuer à la réalisation des objectifs fixés par la stratégie de l'EEM: « ... de plus en plus de personnes seront amenées à devenir des disciples de Jésus-Christ». Connexio se considère là aussi comme un instrument de l'EEM Suisse-France auquel les églises locales et les organes peuvent recourir pour initier et mettre en œuvre des projets allant dans ce sens. L'une des nouvelles priorités de Connexio à cet égard est le travail auprès des jeunes adultes qui désirent s'investir dans la mission et la diaconie. Un objectif a d'ailleurs d'ores et déjà été atteint dans ce domaine: la demande d'engagements de courte durée n'a jamais été aussi forte qu'aujourd'hui; actuellement, deux personnes se trouvent ainsi au Cambodge, une autre en Argentine et une quatrième au Chili. 

Notre but, et nous sommes convaincus que nous y parviendrons, est que de plus en plus de jeunes s'intéressent au travail de Connexio et s'engagent eux aussi dans la mission et la diaconie. 

Département Afrique 

Responsable du département: Oesch Christine Schneider-; 

autres membres: Roland Baumann, Elisabeth Guldener, Claire Meier (dès mars 2011), Marianne Tapis (jusqu'à fin 2010), pasto Stefan Zolliker (jusqu'à juin 2011), Daria Hofer (depuis septembre 2010), Andreas Stârnpff (ex officio). 

Contexte 

Le département Afrique entretient des relations avec nos Eglises partenaires en République démocratique du Congo et au Zimbabwe. Comme ces dernières années, ces deux pays ont été en butte, durant l'année sous rapport, à des difficultés économiques et politiques. Le Congo continue à souffrir des conséquences de la crise financière mondiale et, à l'Est du pays en particulier, de troubles assimilables à une guerre civile. Dans la région minière du Sud du pays, d'innombrables personnes demeurent sans emploi et les tensions sociales se sont exacerbées. Au Zimbabwe, l'instabilité politique s'est à nouveau intensifiée. Les rumeurs qui circulent au sujet du mauvais état de santé du dirigeant Robert Mugabe inquiètent les gens et font fuir les investisseurs potentiels. Dans le même temps, les préparatifs des nouvelles élections présidentielles ont démarré; ils s'accompagnent de mesures d'intimidation contre la population. 


République démocratique du Congo 

Au Congo, nous avons aujourd'hui des contacts avec les trois régions épiscopales: 

- au Congo central Connexio se concentre sur le renforcement des structures de base de l'Eglise; 

- au Nord-Katanga, Connexio a mis la priorité sur le domaine de la santé et le travail avec la jeunesse; 

- au Sud-Congo, le département Afrique continue à soutenir les projets suivants: CDIM (projet agricole pour la région de Mulungwishi), partenariats inter-paroissiaux avec Mulungwishi et Kolwezi, partenariat avec l'Université Méthodiste au Katanga (en particulier cofinancement d'une évaluation destinée à définir la future orientation de l'institution). 

En 2010, l'Eglise méthodiste au Congo a célébré ses 100 ans d'existence. A cette occasion, Connexio a versé 100 000 francs pour la construction et la rénovation de trois bâtiments importants situés dans la station missionnaire de Mulungwishi. Connexio a en outre délégué quatre personnes pour la représenter aux festivités. 

Mulungwishi: Le terrain qui abrite la station missionnaire, y compris l'Université, les écoles, les cliniques, etc., appartient à l'Etat, qui le met à la disposition de l'Eglise par le biais de contrats à long terme. La reconduction de ces contrats ayant été «oubliée» pendant des décennies, l'Eglise a soudain risqué de perdre le terrain en quelques semaines. Le problème est probablement lié au fait que les richesses présumément contenues dans le sous-sol de la région ont éveillé l'avidité de certains. Connexio a alors rapidement payé une avance de 40'000 USD pour permettre à l'Eglise de préserver ses droits. D'autres partenaires ayant également versé des montants considérables, Connexio a finalement pu transformer l'avance en contributions régulières qui seront attribuées à différents projets en 2011. 

Projet agricole: depuis quelques années, la direction opérationnelle et stratégique du projet se trouve dans les mains de Congolaises et Congolais, respectivement de l'Eglise locale. Force est de constater que le projet ne représente pas une priorité pour la direction de l'Eglise et que le personnel dirigeant local est souvent dépassé par les événements. En fait, nous devrions continuer à assurer soutien et accompagnement, mais sommes tout simplement trop éloignés pour le faire. La suite du projet n'est pas très claire pour l'instant. Les objectifs que nous avons formulés (coaching pour le responsable local du projet) n'ont pas été atteints. Dans l'ensemble, l'impact du projet dans les villages s'avère positif, mais il est menacé par les problèmes structurels encore irrésolus. 

Université: après avoir reçu une multitude de demandes pour répondre aux préoccupations les plus diverses, nous avons demandé à plusieurs reprises une évaluation globale de la situation et l'élaboration d'un concept relatif à l'avenir de l'Université. Finalement, nous avons nous-mêmes financé une évaluation. Nous disposons désormais d'un rapport exhaustif, qui expose parfaitement les principaux problèmes (administration et comptabilité médiocres, etc.), mais ne propose aucune solution, hormis la planification détaillée de la construction d'un nouveau campus pour 6 000 étudiants. Nous constatons que nos partenaires africains procèdent différemment de nous: pour bâtir une université au Congo, il faut d'abord recruter le plus d'étudiants possible. Les frais d'écolage servent alors à payer le salaire des professeurs invités puis, peu à peu, à construire l'infrastructure (logements, auditoires). Ce mode de fonctionnement n'est pas compatible avec notre vision de la planification et de la mise en œuvre d'un projet, et encore moins avec celle de donateurs potentiels comme la Direction du développement et de la coopération (DDC) et les fondations. Au vu de ces différences criantes, nous devons nous demander ce que signifie «être partenaire». 


Zimbabwe 

Notre engagement au Zimbabwe se concentre sur l'hôpital de Mutambara, qui comprend également, entre autres, une école de soins infirmiers, un service de santé de base et un programme de lutte contre le SIDA. A la fin de l'année une école pour sages-femmes a ouvert ses portes. Des femmes infirmières diplômées et au bénéfice d'une expérience professionnelle peuvent y suivre une formation continue pour devenir sages-femmes. Connexio a versé une contribution de 14'500 USD pour la rénovation des chambres et des salles de cours ainsi que pour l'assainissement, urgemment nécessaire, des installations sanitaires et de la cuisine. L'argent a également permis d'acheter du matériel didactique. 

Le partenariat prévu depuis longtemps déjà entre le centre de formation bâlois 'Bethesda Bildung Basel' et l'hôpital de Mutambara se met en place. L'automne dernier, le responsable de la formation de l'école de soins infirmiers au Zimbabwe et la Sœur supérieure ont visité l'hôpital et l'école de soins infirmiers de Bethesda. En décembre, les deux premières stagiaires ont effectué un engagement de courte durée à Mutambara. Trois autres suivront en janvier 2011. Les premières expériences réalisées sont positives. 

L'absence de moyens de communication dans les régions rurales du Zimbabwe posant de gros problème, nous avons décidé de participer à l'installation d'une connexion internet pour Mutambara (hôpital, écoles, Eglise). Malheureusement, il nous manque le savoir-faire local et les interlocuteurs sur place pour mener à bien un tel projet. Désireux de tenir compte de l'avis de l'Eglise et de ses priorités, nous essayons d'établir des contacts avec l'évêque et le surintendant afin de planifier avec eux les prochaines étapes de ce processus. 

Durant l'année sous rapport, Connexio a contribué à financer l'exploitation courante de l'hôpital ainsi que les salaires des médecins. Nous poursuivons ainsi notre objectif visant à encourager le personnel qualifié local à rester à Mutambara - et au Zimbabwe en général. 

Département Afrique du Nord 

Responsable du département: Sr Vroni Hofer; 

autres membres: pasteur Daniel Nussbaumer (surintendant de l'Afrique du Nord, ex officio), évêque Patrick Streiff, Dorothée Keller (jusqu'en octobre 2010), Thomas Rodemeyer (depuis octobre 2010), pasto Ueli Sennhauser, Andreas Stârnpff (ex officio). 

Tâche 

Les communautés de l'EEM en Algérie font partie de la Conférence annuelle de l'EEM Suisse-France. Le département soutient le pasteur Daniel Nussbaumer dans sa tâche d'accompagnement de ces communautés. 

Situation actuelle 

Actuellement l'EEM compte des communautés à Alger, Oran, Ouacif, Constantine et Larbaa Nath Irathen. Il est réjouissant de constater que ces communautés peuvent se réunir et célébrer des cultes librement, et qu'elles le font! Dans les communautés de la Kabylie, à Laarba et Ouacif, des personnes se tournent vers le Christ et sont baptisées. Le travail parmi les femmes s'avère fructueux. Les deux communautés grandissent. 

Constantine: depuis novembre 2009, Hamid Guernine effectue un bon travail comme responsable de la communauté. Les cultes rassemblent entre 12 et 25 personnes. Tous les jours, des visiteurs viennent en outre sonner à la porte; Ce 


sont des personnes qui s'intéressent à la foi chrétienne, des étudiants et des enseignants de l'Université toute proche, des ressortissants de l'Afrique noire, des religieux. 

Oran: la situation est toujours délicate en raison de l'absence de pasteur. 

Alger: le 30 novembre 2010, à l'issue d'une année mouvementée, le bâtiment de l'Eglise réformée, à Alger, a été confisqué et ses habitants expulsés. Sœur Anne-Geneviève est rentrée dans sa maison-mère, à Grandchamp (CH), après avoir servi pendant plus de 50 ans en Algérie. Roger Correvon et Kamel Saoudia ont pu emménager dans la maison, vide, d'un membre de la communauté. L'Eglise catholique leur a mis une chapelle à disposition à Hydra. Les responsables de l'EPA ont investi le bâtiment confisqué. Ils ont propagé le mensonge selon lequel Roger Correvon serait rentré en Suisse et affirmé qu'il n'y avait plus de communauté réformée à Alger. Un noyau de dix personnes a célébré Noël ensemble à Hydra. Depuis, les cultes accueillent à nouveau une vingtaine de personnes. 

Département Amérique latine 

Responsable du département: Barbara Oppliger; 

autres membres: Martina l.àubli, pasto Daniel Nussbaumer, Barbara Mazotti (jusqu'à fin 2010), Lorna Barra (depuis juillet 2010), Andreas Starnpff (ex officio). 

Rencontres 

Après plusieurs mois d'apprentissage de la langue et d'acclimatation en Bolivie, Lukas et Rahel Fankhauser, ainsi que leurs quatre enfants, ont débuté leur travail en Amérique latine en mars 2010. Au cours de l'année, Lukas Fankhauser, accompagné de la responsable du département, Barbara Oppliger, et du secrétaire exécutif, Andreas Stàrnpfli, a rendu visite aux directions des Eglises de Bolivie, d'Argentine et du Chili et participé aux tables rondes des Eglises méthodistes en Argentine et au Chili. Dans ces deux pays, de nouveaux évêques sont entrés en fonction et leur Cabinet respectif a été remanié. Le président de l'Eglise méthodiste d'Uruguay a également assisté à la table ronde organisée en Argentine. Le contact personnel avec ces nouveaux interlocuteurs est particulièrement important et précieux. 

Au printemps 2010, des représentants de Connexio ont participé aux festivités marquant le dixième anniversaire du CREAS. 

En février 2011, 18 personnes ont effectué un voyage en Argentine et au Chili, sous la conduite des membres du département Martina l.àubli et Daniel Nussbau mer. Ce voyage de rencontres de trois semaines, comprenant des visites dans les églises locales de l'EEM et des excursions dans certaines des merveilles naturelles de la Patagonie, a remporté un franc succès. 

Toujours en février 2011, six personnes venues de Suisse sont allées aider la communauté méthodiste de Tarija, en Bolivie, à rénover sa chapelle. Cet engagement, dirigé par Lukas Fankhauser, a été très apprécié des deux côtés. 

Argentine 

Depuis début 2011, Connexio soutient dans plusieurs villes des foyers pour étudiants de la IEMA. Ces foyers offrent à des étudiantes et des étudiants issus de familles à faible revenu un lieu où ils peuvent se loger et manger à moindre coût, dans une ambiance familiale. Les étudiantes et les étudiants s'engagent en contrepartie à aider, quelques heures par semaine, des enfants des quartiers pauvres à faire leurs devoirs. 


Depuis quelques temps, Denise Sigrist appuie la IEMA dans ses contacts avec les Eglises partenaires à l'étranger. Elle contribue ainsi aussi au maintien des relations avec la Suisse. 

Bolivie 

L'engagement des Fankhauser porte ses fruits. La mise en œuvre, l'élaboration des rapports et l'évaluation des projets fonctionnent mieux maintenant que les personnes responsables peuvent bénéficier d'un suivi et de conseils. Les personnes sans formation ont en effet parfois de la peine à dépenser de l'argent, même si les fonds en question ont été autorisés et budgétés. Les familles pauvres et leurs enfants profitent désormais plus tôt et mieux des projets qui leur sont destinés. Le projet de bourses pour les femmes a été amélioré, de même que l'infrastructure des centres pour femmes. 

Chili 

Dans la collaboration entre Connexio et l'Iglesia Metodista de Chile (IMECH), l'accent est mis sur l'appui au travail parmi les Mapuche, au sud du Chili. Connexio finance notamment un projet de formation continue pour les femmes Mapuche, qui sont issues de milieux très pauvres et très simples, afin de les aider à mieux s'occuper de leur famille et à lui offrir un soutien plus solide. Une évaluation du projet est prévue en mai 2011. 

Outre la prise de contact des nouveaux dirigeants de l'Eglise, la table ronde a été largement consacrée aux dégâts causés par le tremblement de terre qui a secoué le Chili fin février 2010. Près de 500 personnes ont été tuées. Le séisme, de magnitude 8,8 a non seulement détruit des quartiers d'habitation, mais aussi endommagé des chapelles de l'Eglise méthodiste. Connexio soutient leur reconstruction en envoyant de l'argent prélevé dans le Fonds d'aide d'urgence. 

Département Asie 

Responsable du département: Daniel Husser; 

autres membres: Daniel Keo (communauté cambodgienne, Strasbourg), pasto Beyong Koan Lee, pasto Stefan Pfister, pasto Peter Siegfried, Heidi Schnegg (depuis août 2011), Daria Hofer (depuis septembre 2010), Andreas Stàrnpfti (ex officio). 

Développement de l'Eglise Méthodiste au Cambodge 

Le département s'engage en faveur du développement de l'Eglise Méthodiste au Cambodge. Cet appui s'effectue en étroite collaboration avec les Eglises Méthodistes de Corée, de Singapour, de l'Eglise méthodiste sinophone de Malaisie et des Etats-Unis. 

De nombreux dirigeants ayant été assassinés durant la guerre civile, la Methodist Mission Cambodia (MMC) manque de cadres locaux. Il est donc urgent, de former des Cambodgiennes et des Cambodgiens et de leur confier des responsabilités. Depuis août 2010, les dix surintendants de la MMC sont des Cambodgiens. En août 2010, Andreas Stârnpff et Peter Siegfried ont assisté à la séance du 'Coordinating Board' et à la Conférence de mission. En janvier 2011, le 'Implemention Committee' s'est en outre réuni à l'école biblique de Phnom Penh. Connexio y était représenté par Andreas Stârnpfti et Daria Hofer. Le comité soutient la MMC dans le développement d'une Eglise autonome. Parallèlement à la prise de responsabilités, le but est aussi de réduire la dépendance financière par rapport à l'étranger: en 2010, les églises locales ont couvert 10% de leurs besoins financiers. L'année précédente, ce pourcentage ne s'élevait qu'à 7%. Actuellement, il existe 200 églises locales et près de 3'000 membres adultes. Le nombre de visiteurs aux cultes a augmenté de 700 personnes, ce qui correspond à une croissance de 12%. 

La joie de voir cette Eglise grandir si rapidement a été assombrie par le départ de certains pasteurs et pasteures et par la scission de plusieurs communautés. C'est la raison pour laquelle John Ling, un médiateur de Malaisie, appuie depuis début 2010 un processus de réconciliation entre les communautés et les pasteures et pasteurs qui ont quitté l'Eglise. En collaboration avec la communauté cambodgienne de Strasbourg, Daniel Husser et Daniel Keo ont pris contact avec plusieurs des pasteurs concernés. Des signes réjouissants indiquent que certains d'entre eux sont prêts à se lancer dans ce processus de réconciliation. 

Formation et coopération au développement 

En plus des contributions financières versées par la MMC, plusieurs personnes s'engagent personnellement pour l'édification de l'Eglise Méthodiste au Cambodge: 

Peter Siegfried et Stefan Pfister ont organisé en 2010 trois cours de formation continue destinés aux responsables des communautés. Il s'agit d'un complément pratique aux matières théoriques enseignées durant la formation à l'école biblique. 

Jusqu'ici Connexio attribuait des petits montants aux projets sociaux mis sur pied par les églises locales. Désormais, il soutiendra un projet de développement rural de plus grande envergure appelé CHAD (Community Health and Agricultural Development), l'Eglise méthodiste finnoise, respectivement l'autorité chargée du développement en Finlande, ayant décidé de mettre un terme à son appui financier. 

Venue d'un représentant et engagements de courte durée 

En mars 2011, le pasteur Romeo dei Rosario, responsable du pays, se rendra en Suisse. Romeo dei Rosario, surintendant, a effectué une visite en Suisse. Romeo dei Rosario est l'un de nos interlocuteurs le plus important. Il est engagé par l'agence missionnaire américaine GBGM et représente nos préoccupations et demandes et celles des Etats-Unis au Cambodge. 

De janvier à juillet 2011, Damaris Eschler, de l'EEM de Büren a.A., effectue un engagement de courte durée dans le foyer pour enfants COSI, à Phnom Penh. Elle suit et enseigne les enfants et participe à des actions d'évangélisation dans les villages environnements. De février à août 2011, Lukas Meier se trouve quant à lui à l'extérieur de la capitale, pour un engagement de courte durée. Cet agriculteur bio de formation, qui vient de l'EEM de Liestal, soutient les Cambodgiens dans des projets agricoles axés sur les plantes et les animaux. 

Projet de partenariat Santepheap 

Depuis 2008, Connexo soutient le projet de partenariat de la communauté cambodgienne de Strasbourg destiné à créer, sur un terrain de 5 hectares, de nouvelles possibilités de logements et de cultures au profit de cinq familles pauvres. Dans l'intervalle, le projet n'a pratiquement plus besoin de l'appui de Connexio. Il a cependant été très touché par le décès du responsable du projet en décembre 2010. Une direction provisoire a été mise en place, mais il est souhaité, qu'un pasteur puisse être affecté par MMe. Le secteur agricole a également subi des revers, le terrain n'étant adapté qu'à un petit nombre de cultures. Aujourd'hui, on y plante principalement du riz, des bananes et des légumes. Deux classes sont proposées aux écolières et écoliers du village. Grâce au financement du Carrefour des femmes de l'EEM de France, deux enseignantes ont pu être engagées. Des 


études bibliques ont régulièrement lieu le samedi et des cultes ont lieu le dimanche. 

Département Europe centrale/Balkans 

Responsable du département: Regula Stotz; 

autres membres: Evêque Patrick Streiff (invité si nécessaire), Daniel Herzog, Dorothée Keller (jusqu'à octobre 2010), pasto André Ottersberg, Urs Schweizer, pasto Simon Zürcher (à partir de 2010), Andreas Stârnpff (ex officio). 

Objectifs du département 

Le département soutient le travail de l'EEM en Albanie, en Bulgarie, en Croatie, en Macédoine, en Pologne, en Serbie, en République slovaque et en République tchèque ainsi qu'en Hongrie. Hormis les contributions financières substantielles versées au titre des salaires pastoraux, de l'infrastructure et de projets sociaux des Eglises, les membres du département s'engagent pour promouvoir les rencontres et les relations. Le but n'est pas uniquement de tisser des liens entre la Suisse et la France d'une part et les partenaires en Europe centrale et aux Balkans d'autre part, mais de favoriser les relations entre les Eglises de cette région. 

Rencontre avec les surintendants de la Conférence centrale de l'EEM d'Europe du Centre et du Sud à Birsfelden 

En mars 2010, une rencontre a à nouveau eu lieu, après un intervalle d'une année, entre les membres du département et la surintendante et les surintendants dans le cadre de la Conférence centrale de l'Europe du Centre et du Sud, cette fois à Birsfelden. Son but était en particulier d'identifier la manière dont Connexio pouvait améliorer son soutien aux responsables des Eglises partenaires dans les domaines de la prise de conscience de leurs possibilités et de la promotion des rencontres. Etant donné que ces Eglises ne disposent que de moyens modestes, elles sont intéressées à pouvoir utiliser les informations et le matériel de Connexio dans leurs langues. Le département doit maintenant réfléchir à la manière dont Connexio peut s'engager dans ces domaines. 

Partenariats, objectifs et perspectives d'avenir 

L'état des lieux des partenariats paroissiaux existant entre les églises locales de Suisse-France concernées et le département a révélé plusieurs problèmes à résoudre. Certains partenariats ont besoin d'un soutien pour pouvoir se poursuivre à l'avenir. Il convient de leur donner de nouvelles idées pour les motiver à maintenir les échanges. Le département cherche actuellement des moyens d'accompagner ces églises dans leur parcours . 

Il considère que la réorientation de Connexio entraînera des incertitudes, mais offrira aussi un potentiel d'améliorations utiles. Cela vaut en particulier dans le domaine des médias sociaux (Facebook), mais aussi de la création de forums. 

Mise en réseau 

En février 2011, Daria Hofer et Thomas Rodemeyer (bureau de l'évêque) ont participé, en Hongrie, à une consultation sur le travail de l'Eglise méthodiste avec les Roms en Europe centrale et dans les Balkans. Les débats portaient avec tout sur la manière de créer un meilleur réseautage entre les différents projets réalisés dans le cadre du travail avec les Roms et sur l'intégration des Roms dans la société. Juste avant la consultation, une petite délégation de représentants du GBGM, de Connexio et du bureau de l'évêque avait rendu visite à des communau- 


tés Roms en Hongrie en en République tchèque. Cette rencontre constitue un premier pas vers une intensification des relations de la CA Suisse-France et de notre département dans ce domaine; d'autres suivront ultérieurement. 

Département Suisse-France 

Responsable du département: Werner Steiger; 

autres membres: pasto J6rg Niederer (surintendant, ex officio), Beat Bachmann, pasto Willy Funtsch, pasto Sylvia Minder, pasto Markus Schiess, Mario Dall'Oglio (jusqu'en mars 2011), Daria Hofer (depuis septembre 2010), Andreas Starnpff (invité si nécessaire). 

Objectifs du département 

Le département motive et soutient des paroisses dans la réalisation de projets missionnaires et diaconaux. Son action se manifeste au travers de conseils et de contributions aux frais de fonctionnement et aux salaires, dans la phase initiale des projets, ainsi que de la mise en réseau de projets similaires. 

Concours de projets 

En 2010, le département a lancé pour la deuxième fois un concours de projets destiné à motiver les paroisses à assumer de nouvelles tâches et à rédiger un rapport sur ces activités. Sept projets nous ont été soumis. Le département a présenté les trois projets les mieux placés lors de la Conférence annuelle 2010, à Münsingen. Les responsables des trois meilleurs projets reçoivent un prix en argent qu'ils peuvent utiliser, à leur convenance, pour accomplir de bonnes choses. Le i " prix (3'000 francs) a été décerné à l'église de Sevelen pour son service de garderie et le 2e (2'000 francs) à l'église de Winterthour, pour l'action WC organisée lors du festival Albani. La troisième place a été partagée entre les églises de Codognan/Caveirac, pour la mise sur pied de la campagne d'évangélisation, et l'église de Birsfelden, pour l'organisation du jeu et de la journée écologiques. Chacune a reçu 500 francs. 

Dans le cadre du troisième concours de projets, en 2011, nous avons a nouveau reçu sept projets. A noter que le département Suisse-France cherche des pistes alternatives au concours de projet afin de soutenir au mieux les communautés désireuses de faire en sorte que leur action ait un impact socio-diaconal sur la société. 

Organisation de forums 

En 2011, le département Suisse-France souhaite proposer des forums de discussion, en collaboration avec des communautés de l'EEM et des entreprises actives dans le domaine social. L'idée est de visiter l'église «Kirche im Prisma», à Rapperswil, en septembre, ainsi que la fondation «Wendepunkt», à Muhen, toujours en septembre. Un autre forum est prévu dans le cadre du festival 'Impuls' de l'EEM à Hunzenschwil. 

Département Rencontres et communication Responsable du département: Denise Rütimann; 

autres membres: Ruth l.âubli, Nicole Gutknecht, Urs Schweizer (jusqu'en juillet 2010), Mario Dall'Oglio (jusqu'en mars 2011), Daniela Deck (depuis octobre 2010), Andreas Stârnpff (ex officio). 


Avenir de Connexio 

Les «rencontres et la communication» sont des domaines clés de Connexio. Les questions essentielles que nous nous posons sont: Comment initier des rencontres de sorte qu'elles débouchent sur des relations, des partenariats et, en fin de compte, un véritable réseau? Comment motiver d'autres personnes, en particulier les adolescents et les jeunes adultes, à s'intéresser aux sujets donc s'occupe Connexio? Comment atteindre des personnes extérieures à l'EEM? Quel est le lien entre toutes ces questions et la structure ou le mode de fonctionnement de Connexio? Ce sont là une partie des questions qui ont été abordées dans le cadre de notre retraite, en novembre 2010, par des membres du Comité et des différents départements qui se sont penchés sur l'avenir de Connexio. L'une des possibilités est d'utiliser les forums proposés par les moyens de communication modernes et d'organiser des forums régionaux, qui remplaceront les traditionnelles journées de rencontres à compter de 2011. En créant une page «Connexio» sur la plateforme sociale Facebook, nous avons fait un premier pas en direction des forums (voir www.facebook.com). Toutes les personnes intéressées peuvent y rédiger ou commenter des articles et y télécharger des photos et des vidéos. Nous espérons que la communauté de fans de cette page se développera. 

Il a été décidé qu'en janvier 2011, chaque département organiserait un à deux forums régionaux. Le but de ces rencontres est de réunir des personnes qui s'intéressent au même secteur d'activité. Les forums se dérouleront donc dans des lieux différents, à des périodes de la journée différentes et sous des formes différentes (exposés, discussions, ateliers, visites d'entreprises, etc.). 

Rencontres 

Les engagements de courte durée sont appréciés par les jeunes et constituent l'une des forces de Connexio. Les membres des Eglises partenaires reconnaissent eux aussi le caractère enrichissant de ces échanges. Grâce aux relations personnelles qui se tissent lors de ces rencontres, les stages permettent aussi d'instaurer un lien durable entre des personnes de cultures différentes. C'est là une chance que nous aimerions à l'avenir offrir à davantage de jeunes de notre Eglise. C'est pourquoi nous cherchons à proposer d'autres possibilités de stages auprès des Eglises partenaires. Durant l'année sous rapport, quatre engagements de courte durée ont eu lieu, sous la forme de trois stages sociaux effectués par des femmes et d'un stage en agriculture effectué par un homme. Deux de ces jeunes adultes se sont rendus au Cambodge, une en Argentine et une au Chili. 

Lors du Festival Takano 2010, deux ateliers ont été organisés sur le thème des engagements de courte durée. Des anciens « stagiaires» sont venus y parIer de leur expérience. Le département Rencontres et communication a en outre présenté un stand au « Marché des possibilités ». L'objectif était de faire découvrir avec les cinq sens les régions où Connexio s'engage. Pour ce faire, nous avons utilisé des tableaux, de la musique, des fruits exotiques et des objets cachés, que l'on pouvait toucher. 

En ce qui concerne les orateurs venus parler du travail de Connexio, les églises locales ont pu accueillir à l'automne 2010 Margarita Todorova, de Bulgarie, qui est pasteure et membre du Comité exécutif du Conseil mondial de l'UMC et Wilfried Nausner, pasteur autrichien et surintendant en Albanie, Croatie et Macédoine, accompagné de Jean Nausner. En février 2011, Romeo dei Rosaria, Country Director du Cambodge, a présenté plusieurs exposés en Suisse. 

Les voyages de rencontre constituent également une bonne occasion de faire la connaissance de méthodistes d'autres pays et d'autres cultures et de nouer des relations par-delà les frontières et les continents. Un voyage a été organisé au 


Cambodge en janvier 2010 et un autre en Patagonie (Argentine et Chili) en février 2011. Un voyage en Bolivie, prévu en avril 2010, a été annulé faute de participants. 

Le 30 octobre a eu lieu à Bienne la journée de rencontres 2010 de Connexio. y ont été invités, entre autres, le président de la ville de Bienne, Hans St6ckli, et la formatrice pour adultes Grete Jenei. Quelque 60 personnes ont assisté aux exposés et aux ateliers sur les différents secteurs d'activités, se sont laissées inspirer par le Playback Theater de Zurich et ont profité des échanges entre les différentes communautés et cultures. 

Communication 

La prière du mois de Connexio a fait ses preuves et continuera d'être publiée. Elle offre aux églises la possibilité de prier une fois par mois, à l'occasion d'un culte, pour certains des sujets de préoccupation de Connexio et de nos organisations partenaires. A cette occasion, il est aussi possible d'allumer une bougie ornée du symbole de Connexio. 

Afin de sensibiliser l'Eglise aux sujets qui sont importants pour Connexio et pour nos organisations partenaires et d'en proposer un examen plus approfondi, nous travaillons désormais sur la base de thèmes (pluri- )annuels. Un appel de printemps ainsi que du matériel de travail destiné aux responsables des communautés sont élaborés sur ce thème. Nous espérons que chaque église locale organisera au moins un événement sur ce thème et que les appels seront recommandés par la communauté et transmis aux membres et amis. En 2010, nous nous sommes concentrés sur la «Formation». Avec la devise «je veux voir ce qu'il y a », Connexio a marqué le coup d'envoie d'un cycle de trois ans sur la formation. Ce sujet sera approfondi en 2011 avec la devise «je veux comprendre» . 

Département «Communication francophone» Responsable du département: pasto Etienne Rudolph; 

autres membres: Claude Boussemart, Emile Fath, Daniel Husser, Barbara Mazotti, Pascale Meyer, pasto Daniel Nussbaumer, Mario Dall'Oglio (jusqu'en mars 2011), Daniela Deck (depuis mars 2011), Andreas Stàrnpfti (ex officio). 




Activités 

Le département promeut les rencontres et la communication entre Connexio et le district francophone de notre Eglise. 

L'un des points forts a été le deuxième festival d'évangélisation à Codognan et Caveirac (sud-ouest de la France), en août 2010, au cours duquel plusieurs soirées d'évangélisation ont eu lieu, sous la direction du pasteur Pascal Maurin et de son épouse Nicole. A cette occasion, Claude et Lydie Boussemart ont présenté le travail de Connexio dans le cadre de divers ateliers. L'avenir du festival d'évangélisation, qui a été couronné de succès, demeure incertain. En janvier 2011, le Conseil municipal a en effet décidé de ne plus mettre le terrain utilisé jusqu'ici par l'EEM à la disposition de la communauté. Selon les explications des autorités, l'organisation du festival dans un lieu public ne serait pas compatible avec le principe de laïcité en vigueur en France. On ne sait donc pas encore si, où et dans quelle mesure le festival 2011 pourra avoir lieu. 

Le jour de l'Ascension 2010, des cultes Connexio ont été célébrés simultanément à Alès, Bienne, Landersen, Mont-de-Marsan et Paris. Tous étaient axés sur le thème annuel de la « Formation ». 

En 2011, des forums sont prévus à Mulhouse et à Strasbourg. 


Département Finances 

Responsable du département: Harald Bolleter; autres membres: Andrea Roffier, Andreas Stârnpfti (ex officio). 

Le département est chargé de préparer le budget et les comptes annuels à l'intention du Comité directeur suisse et d'assurer une surveillance constante de la situation financière de Connexio. 

Le volte-face de l'administration fiscale du canton de Zurich, qui, au printemps 2010, a déclaré que tous les dons versés à Connexio étaient déductibles des impôts sans que nous ayons besoin de modifier nos structures nous a beaucoup réjouis. Cette décision a ensuite été reprise par les autres cantons. 

Vous trouverez ci-après une évaluation des comptes annuels 2010. 

Secrétariat Connexio 

Secrétaire exécutif: Andreas Stârnpff (100%) ; autres collaboratrices et collaborateurs: Nicole Gutknecht (collaboratrice du secrétariat, 80%), Mario Dall'Oglio (relations publiques, 80%, jusqu'en mars 2011), Daria Hofer (coordinatrice de projets, 70%, depuis mi-août 2010), Daniela Deck (chargée de communication, 70%, depuis octobre 2010), Andrea Roffler (finances, administration centrale de l'EEM, 20%). 

Pour renforcer le secrétariat dans les domaines de la coordination des projets et de la communication, deux nouveaux postes à temps partiel ont été créés à l'automne 2010. Les nouvelles collaboratrices, Daria Hofer et Daniela Deck, se sont vite mises dans le bain. Mario Dall'Oglio quitte Connexio en mars 2011 après s'être engagé pendant sept ans dans les relations publiques. Son poste sera repourvu aussi rapidement que possible. L'équipe modifiée s'entend bien et s'investit avec beaucoup d'enthousiasme pour consolider le réseau de Connexio. 

Collaboratrices et collaborateurs de Connexio à l'étranger 

(état au i " janvier 2011) 

Algérie: pasto Abdenour Ait Abdelmalek, pasto Roger Correvon; Argentine: Hanni Gut de Grad; 

Bolivie: Rahel et Lukas Fankhauser 

Croatie: Heidi et Petar Zunic (jusqu'en septembre 2010) 

Les collaboratrices et collaborateurs retraités suivants continuent à vivre dans le pays où ils ont travaillé les années précédant leur retraite et à s'engager pour les Eglises partenaires locales: Erna Saïm (Algérie); Nelly et Erich Allenbach, Elisabeth Stauffer, Anner6s Voegeli de Benedetto (Argentine); Louise Werder (République démocratique du Congo).


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH


Dimanche - Conférence annuelle 2011

Dimanche - prédication de l'évêque Patrick Streiff - Jean 1,51


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Prédication sur Jean 1, 51

Lectures: Gen. 28, 10-22; Matth. 6, 19-21


     Où le ciel et la terre se touchent-ils ? La célèbre fresque du cycle de la Création de la Chapelle Sixtine montre effectivement la main de Dieu tendue en direction de la main de l'être humain. Les deux doigts se touchent presque, mais pas tout à fait. 


     Où le ciel et la terre se touchent-ils ?  Nous avons entendu deux lectures bibliques: celle du rêve de Jacob à Béthel, où les anges montent et descendent une échelle qui relie Jacob avec le ciel; et celle tirée du Sermon sur la montagne au sujet des trésors que nous devons amasser au ciel et non sur la terre. Qu'est-ce que tout cela a à voir avec l'objectif fondamental de la Conférence annuelle et le thème prioritaire d'hier samedi: "amener des hommes et de femmes à devenir des disciples du Christ" ?


     Permettez-moi de commencer par une observation au sujet du rêve de Jacob. Ce rêve fait partie de l'histoire de sa vie. C'est une histoire intense et pleine de tensions. Jacob est en fuite. Il a en quelque sorte choisi la fuite en avant pour ne pas avoir à revoir son frère. Il fuit vers des parents, mais il doit tout laisser derrière lui, le milieu  familier et plus particulièrement l'étroite relation avec sa mère. Pour lui, le soleil se couche – au propre comme au figuré. Dans cette phase très angoissante et incertaine, il rêve d'anges qui établissent un lien entre sa situation sur terre et le ciel. Grâce aux anges, le ciel touche la terre. Et Jacob entend la voix de Dieu qui lui promet que Dieu sera auprès de lui, qu'il le ramènera à sa terre natale et fera de lui le père d'un peuple innombrable. A cet instant, cieux et terre se sont touchés et un effroi sacré réveille Jacob. Depuis ce rêve, le monde a changé pour lui. Non pas qu'il soit délivré de toutes les difficultés. Bien au contraire, car il sera exploité et trompé par son oncle. La vie ne devient pas plus simple pour Jacob. Ce n'est pas le rêve d'une vie heureuse. Et pourtant, le monde a changé parce que maintenant, pour Jacob, Dieu est présent dans ce monde.


     Le récit biblique révèle une vérité profonde: Dieu devient proche des êtres humains dans les abîmes de la vie. Le ciel et la terre ne se touchent pas là où des humains parviennent à atteindre des sommets. L'histoire de la Tour de Babel constitue à cet égard un avertissement exemplaire contre la présomption de ceux qui s'illusionnent en pensant que tout est faisable. Le ciel et la terre se touchent – Dieu merci – au milieu des contraintes et des bassesses de la vie. Dieu rencontre Jacob lorsqu'il est en fuite; il rencontre Moïse dans le désert, après qu'il a tué un surveillant égyptien; Jonas dans le ventre du poisson, après qu'il a été jeté à la mer; Paul, lorsqu'il est littéralement à terre, jeté bas par son cheval. C'est dans les tréfonds de la vie que Dieu devient proche des humains. 


Jörg Rieger, un méthodiste allemand qui enseigne maintenant aux Etats-Unis, nomme dans son nouvel ouvrage « Grace under Pressure » (la grâce sous pression) ces situations où l’on touche le fond comme étant ce lieu qui a été et est encore familier aux méthodistes, là où ils sont restés un mouvement de renouvellement. Il cite des exemples du travail de l’Eglise en Afrique et en Asie ou parmi les pauvres des grandes villes d’Amérique du Nord. La force transformatrice de la grâce se manifeste chez les personnes qui vivent une existence extrêmement difficile. Elle se manifeste chez des personnes vivant des situations limites et entraîne des élans de renouveau. Les autres personnes, celles qui vont bien et qui s’assurent de tous côtés, souhaitent s’épargner de pareils risques et de telles dépendances. C’est pourquoi les êtres humains doivent d’abord prendre conscience eux-mêmes de leur détresse et tenir le coup, pour pouvoir apprendre à mettre leur espérance en Dieu. Vous qui recevez aujourd’hui un mandat pastoral dans l’Eglise ou qui êtes ordonnés, je vous encourage à apprendre à mettre votre espérance en Dieu quand vous atteignez vos limites.


Dans les discussions relatives à la diminution des effectifs de membres dans notre Eglise et à la stratégie, on a souvent mentionné que cela exerçait une pression et que la croissance n’est pas faisable. Oui, elle n’est pas faisable. Nous l’avons toujours souligné. L’objectif fondamental que nous nous sommes fixé en tant qu’Eglise, pose des questions profondément spirituelles. N’avons-nous pas, en tant qu’individus et en tant qu’Eglise, trop passé notre existence chrétienne dans les zones confortables d’une vie régulière et bien sécurisée ? Avons-nous perdu l’expérience d’être touchés par la grâce de Dieu au cœur de la détresse ?


Où le ciel et la terre se touchent-ils ?  Au début de l’évangile de Jean, Jésus revient au rêve de Jacob et dit, faisant allusion à son propre chemin : « En vérité, en vérité, je vous le dis : vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme. » (Jean 1, 51) Le ciel et la terre se touchent dans la vie de Jésus. Son parcours l’a mené tout particulièrement vers les nécessiteux. Il a bien sûr aussi recherché le contact avec les décideurs de son peuple, il s’est mis à table avec eux, mais il a vu que sa mission consistait à annoncer la  Bonne Nouvelle aux pauvres, proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer les opprimés en liberté. (Luc 4, 18). Le ciel et la terre se sont touchés sur  le chemin de vie de Jésus.


Dans le Sermon sur la montagne, Jésus appelle par conséquent ses disciples à amasser des trésors dans le ciel et non sur la terre. Nous arrivons ainsi à la deuxième lecture. Wesley a souvent fait référence à ce texte. Non parce qu’il aurait eu tendance à fuir le monde. Bien au contraire. Il a relié l’accumulation de trésors dans le ciel aux « œuvres de la miséricorde », c'est-à-dire à l’action de faire du bien à des personnes dans le besoin. Les méthodistes de Suisse et de France accumulent-ils vraiment des trésors dans le ciel ? Dans l’affirmative, les dons à Connexio, notre réseau pour la mission et la diaconie, cesseront au deuxième semestre de reculer pour au contraire recommencer à croître – et un alléluia reconnaissant parviendra d’Amérique latine, d’Afrique, du Cambodge, d’Europe centrale et des Balkans au secrétariat. Dans l’affirmative, les églises locales pourront rapporter que l’Evangile a touché de nouvelles personnes et a transformé leurs vies, qu’elles sont devenues amies et amis de l’église ou même qu’elles ont prononcé les vœux du baptême et qu’elles se sont fait admettre dans l’alliance de la communauté. Dans l’affirmative, des méthodistes ont renoncé à bien des choses agréables et ont osé s’engager dans des services et des rencontres présentant des risques et le rayonnement de leur église s’est accru. Dans l’affirmative, des hommes et des femmes se laisseront appeler, aussi à l’avenir, à un ministère pastoral ordonné pour contribuer à bâtir l’Eglise et la guider dans sa mission. Dans l’affirmative … oui, si vous êtes prêts à accumuler des trésors dans le ciel, comme Jésus a encouragé ses disciples à le faire.


Où le ciel et la terre se touchent-ils ? De la  manière la plus visible en Jésus, le Fils de l’homme et Fils de Dieu. Et par conséquent aussi partout où des femmes et des hommes cherchent la communion avec lui et osent une vie de disciple avec lui. La vie nouvelle du disciple est thématisée par les trois premiers couplets du cantique de notre Conférence. Le premier couplet fait allusion à la conversion : Quand des humains renoncent à leur suffisance pour prendre un chemin tout neuf, cieux et terre se touchent et la paix fleurit parmi nous. Le deuxième couplet fait allusion à la foi active dans l’amour : Quand des humains se donnent, se souviennent de l’amour et prennent un chemin tout neuf, cieux et terre se touchent et la paix fleurit parmi nous. Le troisième couplet fait allusion au chemin que nous parcourons en commun : Quand des cœurs humains s’aiment, sans peur et sans haine, cieux et terre se touchent et la paix fleurit parmi nous.

Ainsi, accumulez des trésors dans le ciel en vivant sur terre comme disciples de Jésus Christ. 

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Dimanche - présentation des pasteurs ordonnés


Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

PRÉSENTATION DES PASTEURS ORDONNÉS

Joseline Miélissa Waechter

Née en 1952 et mariée, 4 enfants


Comment ma vocation pastorale s’est-elle confirmée pendant le temps d’accompagnement ?

Elle s'est faite en douceur, pour moi l'accompagnement a précédé la vocation.

Tout au long de mes services pour l'église, Alger d'abord, puis Colmar et les cours de prédicateurs, Paris ensuite, le Seigneur m'a peu à peu conduite à me rendre compte de cette vocation, de l'accepter, d'y entrer, et finalement d'y trouver réellement ma joie.


Dans quels domaines se trouvent mes points forts ?

J'ai beaucoup de plaisir chaque fois que je dois apporter une prédication ou une étude biblique, c'est pour moi la partie la plus gratifiante du ministère pastoral.


Comment et où est-ce que je pense pouvoir m’impliquer en France et dans la communauté de service de l’EEM avec mes dons ?

Actuellement en service à Paris, parmi nos frères et sœurs issus de l'immigration, je pense y être à la place voulue par le Seigneur et m'y efforce de répondre au mieux à leurs besoins. Passer de femme de pasteur avec l'expérience de trente ans que cela comporte, au statut actuel de collaboratrice la plus proche de mon mari, est un privilège que j'apprécie à sa juste valeur.

Quels enjeux et défis me travaillent dans la perspective de l’Eglise en général et de mon Eglise locale en particulier ?

Le brassage de populations de tous horizons est un enjeu important pour l'Eglise à Paris : répondre à la mission du Christ envers eux, et en même temps recevoir la richesse que représentent ces personnes dans l'église. Chocs de cultures différentes, reconnaissance de l'œuvre de Dieu dans l'autre (celui qui m'est différent, parfois si différent et si semblable) mais aussi chez moi. Tout cela est très 'pétillant', surprenant, parfois dérangeant, et souvent encourageant. Comment répondre aux besoins spirituels, mais aussi tout le matériel qui va avec, sans pour autant se substituer aux personnes elles-mêmes (papiers, santé, travail, logement, blues du pays, famille dispersée, les uns ici les autres là-bas,...) ? Défi sans cesse renouvelé au quotidien.



David Loché 

Né en 1971, marié, sans enfants


Comment ma vocation pastorale s'est-elle confirmée pendant le temps d'accompagnement?

- Par l'envie confirmée de me consacrer tout entier à la tâche malgré les quelquesdifficultés et déceptions. 

- Ensuite par la confiance des églises locales, communautairement tout d'abord mais aussi dans les contacts personnels. 

- Les personnes qui mes sont confiées dans leur marche. Je n'ai pas l'impression d'être très compétent dans l'accompagnement mais voir des personnes rechercher la présence de Dieu dans leur vie et se voir confier leur accompagnement est pour moi une confirmation capitale et une source d'encouragement. 



Dans quels domaines se trouvent mes points forts? 

- Enseignement 

- Contacts avec les gens en général. Quelques contacts sont moins évidents que 

d'autres mais c'est le lot de chaque pasteur. 


Comment et où est-ce que je pense pouvoir m'impliquer en France et dans la communauté de service de l'EEM avec mes dons? 

Deux églises ça ne suffit pas? 


Quels enjeux et défis me travaillent dans la perspective de l'Eglise en général et de mon Eglise locale en particulier? 

- Que les églises ressemblent de moins en moins à des clubs et de plus en plus à des familles de frères et sœurs qui s'aiment parce que le Christ les a aimés le premier. 

- Mon rêve est que chacun désapprenne à « faire » des activités d'église pour apprendre à « être» des disciples. Nous sommes tous plus ou moins en chemin entre ces deux tendances. Du moins je l'espère. 




Théodore Paka

Né en 1960, Célibataire 


Comment ma vocation pastorale s'est-elle confirmée pendant le temps d'accompagnement? 

La confirmation de ma vocation pastorale s'est faite à travers trois repères : - La reconnaissance de l'appel par la communauté 

- La confirmation des aptitudes pour le ministère par la communauté

- L'arrivée de nouvelles personnes en phase de recherche. 


Dans quels domaines se trouvent mes points forts? 

Domaines de l'écoute, de la prédication, des relations avec les églises sœurs. 


Comment et où est-ce que je pense pouvoir m'impliquer en France et dans la communauté de service de l'EEM avec mes dons? 

Toute implication pastorale de ma part se fera avec la conscience du «chargé de missions» qui travaille en équipe et s'appuie sur l'Enseignement du Seigneur. Je n'ai pas de lieu spécifique où je souhaiterai travailler. Toutefois, j'espère 

être affecté là oÙ je puis être utile. 


Quels enjeux et défis me travaillent dans la perspective de l'Eglise en général et de mon Eglise locale en particulier? 

Trois préoccupations : 

- Comment arriver à une prise de conscience du lien fraternel de tous les hommes à partir de la vie qu'ils ont en commun? 

- Comment présenter le contenu et la signification de la venue du Seigneur 

dans un langage adapté au monde d'aujourd'hui? 

La problématique du rayonnement et de la croissance de l'Eglise 

Dimanche - le culte d'ordination en video

Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

1e partie



2e partie


3e partie


4e partie


5e partie



Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH



Conférence Annuelle 16-19 juin 2011 à OBERWINTERTHUR / ZURICH

Cieux et terre se touchent

Dans notre recueil des cantiques en allemand, l’auteur Thomas Laubach nous fait chanter sous le N° 568 : « Là où les hommes oublient le passé, changent de chemins et recommencent à nouveau, là les cieux et la terre se touchent afin que la paix soit parmi nous ». Les relations humaines sont finement tissées et toujours en danger de rupture, y compris les relations entre chrétiens au sein de l’Église. C’est pourquoi là où les hommes oublient leur propre intérêt en faveur des besoins du prochain, là où les hommes laissent derrière eux les chemins battus, là où les hommes ont ensemble le courage pour un renouveau, là les cieux et la terre se touchent, le temporaire et l’éternité. Là où les hommes vivent ce renouveau, là notre vie terrestre se renouvelle. C’est cela que nous espérons éprouver et vivre ensemble lors de notre Conférence annuelle 2011.

Cette Conférence  a eu donc lieu du 16 au 19 juin. Les séances de travail se son tenues à Oberwinterthur. Le dimanche, le culte était célébré à Zürich.

Nous nous réjouissons d’être tous ensemble sous la parole « Cieux et terre se touchent ».