Conférence annuelle 2010

Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG

Présentation de la CA 2010

Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG


Proches et étrangers les uns pour les autres

La CA de l’EEM a eu lieu du 24 au 26 juin à Münsingen, tandis que le culte d’ordination a eu lieu à Strasbourg (F) le dimanche 27 juin. 


Le samedi 26, délégués et visiteurs ont été confrontés au thème de « l’étranger » dans leurs propres rangs. Les communautés de migrants font partie des communautés de notre église qui connaissent le plus grand développement. Vivre dans un pays étranger parmi des étrangers, provoque une grande nostalgie de son pays natal et un besoin de sécurité. Il n’est donc pas étonnant que « les étrangers » recherchent la compagnie des leurs et les trouvent au sein de l’EEM. L’invité de la CA, l’évêque David Kekumba Yemba de la république démocratique du Congo en sait quelque chose. Le samedi de la Conférence était placé sous le thème « proche et étranger : être chrétien parmi des hommes et des femmes du monde entier ».

 

NB: Lectures en marge de la CA 2010:

  • « La création renouvelée de Dieu - un appel à l'espérance et à l'action » est disponible en français sur Internet à l'adresse www.hopeandaction.org
  • L’étude « Les nouvelles Eglises de migrants en Suisse » (127 pages, en français et en allemand) peut être téléchargée gratuitement ou commandée pour CHF 15,-- sur www.feps.ch/shop

Séance d'ouverture

Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG

La Conférence annuelle Suisse/France/Afrique du Nord a siégé du 24 au 26 juin 2010 à Münsingen près de Berne sous la direction de l’évêque Patrick Streiff. 

Le pasteur Andrew Steiner, (Liestal) et le pasteur Matthias Fankhauser (Berne) animent pour commencer le culte d’ouverture en s’inspirant de l'histoire des disciples d’Emmaüs (Luc 24). À la suite des disciples d’Emmaüs, les participants à la conférence ont été invités à vivre une rencontre renouvelée de Jésus, à croire en sa présence, même s'il vient incognito. La célébration de la Sainte Cène était une occasion très concrète de faire l’expérience de la présence de Dieu.

E n tant que président du comité d’organisation de la Conférence, Matthias Fankhauser a adressé la bienvenue à tous les membres de la Conférence annuelle. Il a présenté toute son équipe habillée pour la circonstance d’un T-shirt portant l'inscription «WorldChange" conformément au thème du congrès, «... Pour transformer le monde». En soufflant de la Vuvuzela, l'évêque a créé a surprise - simple clin d’œil amusé et amusant à la compétition qui se joue en Afrique du Sud  - ; c’est ainsi qu’il a déclaré ouverte la session 2010 de la Conférence Annuelle.


Message d'ouverture de l'évêque

Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG

MESSAGE D’OUVERTURE DE L’ÉVÊQUE

Comme il est de coutume, l’évêque Patrick Streiff apporte un message directement inspiré du mot d’ordre retenu pour cette Conférence «Pour transformer le monde» qui rejoint le mot d’ordre plus complet de l’Église mondiale (The United Methodist Church - UMC) «conduire les gens à devenir les disciples de Jésus-Christ pour transformer le monde».

Dieu change le monde quand les gens deviennent disciples de Jésus-Christ, affirme d’emblée l’évêque Patrick Streiff. Il s’agit moins de maintenir l’église dans l’état présent que de prendre conscience de la force de rayonnement de l’Evangile. Notre ministère dans le monde est en jeu bien plus que le gain de nouveaux membres. L’enjeu présent est de gagner les gens à l’idée de partager le mandat du Seigneur. Les gens sont notre potentiel, le potentiel même à faire fructifier.

Il a souligné en particulier le fait que l'Église n'a plus lieu d’être quand elle se contente de vivre repliée sur elle-même. Quand une Église vit centrée sur elle-même, elle est en passe de mourir, mais là où l’Église vit le mandat missionnaire qui lui est imparti et qu’elle est prête à se dépenser sans compter dans ce but, alors elle vivra.

On ne peut «amener les gens à suivre Jésus-Christ que si nous gardons en vue le but de changer le monde et de glorifier Dieu».

Là où l’Église se donne à fond, elle vivra. Elle se donne à fond quand elle conduit les gens à devenir disciples de Jésus ; dans ces conditions-là, elle contribuera à transformer le monde et à glorifier Dieu.

L’engagement de chrétiens contribue effectivement au changement du monde, même si cela ne fait pas la une des journaux. La séance de samedi matin abordera le thème de la migration et de la pauvreté et la question de notre contribution à ce monde sera posée à cette occasion.

En Europe, les Églises sont en train de mourir, du moins c’est l’impression de certains : pourtant nombreuses sont les communautés vivantes en train de vivre un engagement fort dans notre monde sécularisé…

Connexio : nouvelle thématique et stabilité des rentrées financières

Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG

Connexio, le réseau mission et diaconie de l'Eglise méthodiste unie (EEM), a retenu le thème de la formation cette année. Les responsables de la commission l’ont fait savoir dans leur rapport à la Conférence annuelle de l'EMU à Münsingen. Le bilan financier pourrait être, dans l'ensemble, qualifié de stable.

Les gagnants du concours de projets 2010 (Codognan, Winterthur, Sevelen et Birsfelden


«La formation est un processus, où Dieu nous transforme à son image», a déclaré le co-président de Connexio, le pasteur Simon Zürcher, à propos du nouveau thème annuel du département missionnaire : « Je veux voir » LA FORMATION OFFRE DES PERSPECTIVES D’AVENIR, OUVRE L’HORIZON. Connexio défend une approche holistique de la formation et de l’éducation «pour transformer le monde» : le département missionnaire offre de partout des formations pour ... transformer le monde. À travers les documents publiés par ses soins, Connexio cherche à faire connaître son approche. «Etre formé ne signifie pas avoir accumulé le maximum de connaissances possibles, mais savoir partager le maximum d'amour possible» (Carl Jakob Burckhardt), comme on le découvre sur une carte postale publiée par Connexio. Simon Zürcher informe la CA sur les sessions de courte durée pour jeunes adultes avec les églises partenaires donnant un bon aperçu du travail de Connexio.


Andreas Stämpfli, directeur de Connexio, commence par donner de bonnes nouvelles: les autorités fiscales du canton de Zurich permettent depuis peu la déduction des dons adressés à Connexio. Les autres cantons devraient suivre cet exemple. Le travail de Connexio évolue en fonction de la situation à l’étranger, constate Andreas Stämpfli : à l’étranger, on a moins besoin de ressortissants suisses ou français, parce que les résidents locaux compétents sont en nombre suffisant. Connexio finance les études de jeunes susceptibles de servir leur pays à leur retour. C'est la raison pour laquelle la collecte de fonds est indispensable aujourd’hui plus que jamais. «L’envoi d'une lettre circulaire ne suffit plus aujourd'hui pour récolter des fonds », a déclaré le directeur général de Connexio, «encore faut-il présenter des projets précis». Afin d'améliorer la communication et les partenariats à l’étranger, Connexio s’apprête à créer deux nouveaux emplois à temps partiel. Le personnel est en cours de recrutement.

La situation financière de Conexio varie d’une année à l’autre : après une bonne année 2008, on a assisté à une baisse des rentrées l’année suivante : les rentrées de Connexio ont tendance à fléchir, mais demeurent stables en moyenne.  «Les contributions individuelles ont tendance à augmenter, tandis que les communautés locales donnent moins - certaines massivement moins». Connexio est reconnaissant pour les dons d’où qu’ils viennent. 

Il énonce enfin un constat : en cas de crise dans un pays du tiers monde, la situation s’aggrave rapidement et en profondeur ; il est difficile de garder la tête au-dessus de l’eau.

Résultat du concours projets 2010

Simon Zürcher a présenté les lauréats du concours de projets Connexio. La communauté de Sevelen avec son service de baby-sitting a obtenu le 1er prix et la communauté de Winterthur a obtenu quant à elle le 2e prix avec l’action -nettoyage des toilettes- à l’occasion de l’ «Albanifest». Cordognan dans le sud de la France avec son projet d'évangélisation ‘Le Pays Vidourle Camargue en fête 2010 2e édition’,  et Birsfelden avec sa journée consacrée à l’énergie ont atteint le même score et se départagent donc le troisième prix. 

Chacun est remercié pour son engagement. Un nouveau concours sera relancé en 2011 avec ces règles :

  • Toute la communauté doit y être impliquée,
  • les gens d’alentour doivent être touchés,
  • le projet sera créatif, inventif.

L’évêque David Iemba qui a été le recteur de  l’Université méthodiste du Zimbabwe se voit offrir un livret avec les salutations et les signatures des délégués de la conférence. Un autre livret sera préparé pour la conférence du Congo Sud qui commémore cette année le centenaire de l’arrivée des missionnaires.Des cartes destinées aux collaborateurs à l’étranger seront également signées.

Le Congo du Sud a une Université : Connexio paiera la construction d’un dortoir ; le département informatique a besoin d’urgence de matériel.

Rapport CONNEXIO 2010, fichier pdf, 150 ko

FACULTÉ DE THÉOLOGIE DE REUTLINGEN : COLLABORATION ACCRUE AVEC LA SUISSE

Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG

Le professeur Michael Nausner apporte à la CA Suisse/France/Afrique du Nord les salutations du collège professoral de la Faculté de Théologie de Reutlingen de l'Eglise Evangélique Méthodiste (EEM). Dans ce lieu de formation théologique pour la zone germanophone, on est particulièrement heureux de la collaboration accrue avec l’EEM en Suisse.

Le professeur Michael Nausner présente son rapport sur la Faculté de Théologie de Reutlingen.

À Reutlingen, l’année écoulée était riche, elle se caractérisait par la nouvelle devise de la faculté: «Une foi vécue - une pensée libre - un amour actif». Le lien avec la Suisse, ainsi s’exprime M. Nausner, s’est considérablement renforcé ces derniers temps. Ainsi, le nombre d'étudiants suisses a augmenté, passant de un à trois. Reto Nägelin du département Takano est chargé de cours sur le «Travail avec les jeunes». La coopération est bonne pour le développement de l'e-Académie, la plate-forme de formation sur Internet. Et enfin, on apprécie avec reconnaissance que les étudiants suisses jouent un rôle très positif dans la communauté culturelle internationale de la Faculté.

Michael Nausner a invité la Conférence annuelle Suisse / France / Afrique du Nord à continuer également à la soutenir dans la prière. La définition des priorités dans l'accomplissement de la mission d'enseignement, la recherche, les besoins d’accréditation de la Faculté dans le cadre de la réforme de Bologne constituent toujours encore un défi.

Au nom de la Conférence annuelle, l’évêque Patrick Streiff a remercié chaleureusement M. Nausner pour le rapport oral et écrit qu’il venait de présenter et a souhaité la bénédiction du Seigneur sur cette instance de formation de l’EEM.

RAPPORT ÉCRIT concernant la Faculté de Théologie de Reutlingen, CA 2010, fichier pdf, 124 ko

RAPPORT DES SURINTENDANTS : ENCOURAGER LES PETITS PAS CONCRETS

Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG


Chaque année, les surintendants des quatre districts de l'Eglise méthodiste unie (EEM) de la Conférence annuelle Suisse-France-Afrique du Nord présentent leur rapport. Le rapport de cette année met l'accent sur la mise en œuvre pratique de la mission fondamentale de l'Eglise. Le groupe de travail ‘Implantation d’églises’ apporte des éléments encourageants dans son rapport.


Martin Streit a présenté le rapport des surintendants.

Qu’est-ce qui peut nous aider comme Église à réaliser notre mandat missionnaire ?  Le rapport de cette année des surintendants débat de cette question lors de la Conférence annuelle de l'EMU/EEM Suisse-France-Afrique du Nord, jeudi 24 juin à Münsingen. Les rapports des surintendants et de l’EEM de ces dernières années ont présenté divers outils favorisant le développement durable des communautés locales. Quels objectifs et quelles bonnes intentions ont été tirés de ces rapports ? Que faisons-nous de ces instruments localement pour avancer dans la mise en œuvre du mandat missionnaire ? Atteindre des gens qui ne sont pas dans nos murs. Que se passe-t-il à la base, au niveau de nos membres d’église ?

Malgré nos nombreux efforts, force est de constater que nous sommes loin de remplir notre mission: «amener les gens à suivre le Christ pour transformer le monde».

L'objectif du travail réside dans l'avenir dans la mise en œuvre de ce contenu. On n'a pas besoin de nouveau concept, mais on doit seulement prendre, oser prendre des mesures concrètes. Chaque district peut adopter les siennes. «Chaque communauté locale devra choisir elle-même les outils qu’elle empruntera pour mettre en œuvre le mandat missionnaire, estime le surintendant Martin Streit, qui a présenté le rapport. «Oser de petits pas, mais des pas précis, c’est mieux que de ne pas avancer du tout. Avons-nous du courage pour changer les choses ? Sans courage, il n’est point de transformation possible ! J’attends avec impatience de savoir où des pas courageux seront franchis pour l’annonce de l’Evangile en paroles et en actes».

Dans la discussion qui a suivi, l’assemblée s’est interrogée sur les raisons pour lesquelles les communautés ont opéré jusqu’ici si peu de changements dans la direction souhaitée. Plusieurs facteurs expliquent selon Martin Streit cette forte réserve au changement : le fait que la paroisse soit imbue d’elle-même, la persistance d’anciens conflits ou le changement trop fréquent de pasteurs ont certainement joué un rôle. On a également évoqué les conclusions de Th. G. Bandy mentionnées dans le rapport:

«1. Les petites églises aiment trop leur bâtiment. 

2. Les petites églises aiment trop leur pasteur/pasteure. 

3. Les petites églises s'aiment trop elles-mêmes». 

Le point sur l’implantation de nouvelles églises

Le groupe de travail, qui accompagne la création de nouvelles communautés locales et la refondation de communautés existantes à la demande du Cabinet, a précisé les caractéristiques de ces nouvelles communautés locales, lesquelles s'appliquent également aux communautés existantes:

La Bible y joue un rôle majeur,

La personne de Jésus-Christ est d'une importance centrale,

Règles de vie / mode de vie sont un sujet clé,

Une communauté de foi et de vie est formée,

On y encourage une vie de disciple, càd qu’on attend et encourage la croissance personnelle et spirituelle et le changement des personnes.

Le groupe de travail a également été en mesure d'annoncer que l’implantation de l’église de Berne est en bonne voie. De nouveaux contacts ont été établis et le noyau de base a pris ses responsabilités. Par contre, il a été mis fin à l’implantation de l’église de Diemtigtal suite à une évaluation au bout de la troisième année. Aucun noyau de responsables n’a pu se former durant cet intervalle susceptible d’aider à l’édification de la communauté.

L’EMU/EEM offre un nouvel instrument, en collaboration avec l'Institut de formation IGW, à savoir un cours sur deux ans "Turnaraound" (voir aussi le modèle anglo-saxon « fresh expressions ») pour les responsables laïques, les paroissiens et les membres des conseils. Le cours placé sous la direction du pasteur EEM/EMU Marc Nussbaumer aidera les communautés locales à progresser dans un processus de changement qui leur permettra d’amener des personnes extérieures à nos églises dans une relation avec Jésus-Christ. Des personnes de quelques quatre communautés sont intéressées par ce premier cours. Ce programme n’est proposé qu’en langue allemande pour l’heure. Ce serait une bonne chose d’en envisager la traduction du cours à l’avenir.

La formation dans l’implantation d’église a débuté au troisième trimestre, Novembre 2009. 11 pasteurs et trois laïcs de l’EEM de Suisse et d’Allemagne y ont pris part.

Merci à Daniel Nussbaumer

On a pris congé de Daniel Nussbaumer comme surintendant.

La Conférence annuelle a remercié Daniel Nussbaumer qui a dirigé le district francophone en qualité de surintendant pendant huit ans. Le district francophone constitue la moitié du diocèse (rien que l’Algérie et son désert, c’est la moitié du diocèse). Désormais, il sera à nouveau pasteur en paroisse, affecté à Mulhouse. Daniel Nussbaumer reste toutefois chargé de la coordination pour l'Algérie. «Tu garderas encore l’Afrique du Nord, parce que nous avons vu que la situation est tellement complexe que la continuité dans l’accompagnement de ce travail est indispensable», explique l’évêque Patrick Streiff qui, en guise de remerciement lui remet quelque chose en rapport avec les oiseaux, mais pas quelque chose de très créatif, une carte, mais la carte est unique avec ces mots supplémentaires : «avec cette carte, toi, tu es unique, tu nous manqueras certainement dans le cabinet, nous avons toujours apprécié ta présence et ton ouverture pour vivre avec les personnes traversant des situations difficiles».

L’évêque lui souhaite comme à Jane Marie, son épouse un temps de repos et de ressourcement béni pendant l’été «et après que Dieu continue de te bénir dans ta paroisse» de Mulhouse.

En retour, Daniel Nussbaumer partage à la CA une confidence : il fait circuler une photo qu’il a reçue au début de cette conférence ici à Münsingen ; cette photo représente les quelques personnes encore présentes à la fin de l’AG de cette église de Bruxelles ; «c’est là que j’ai réalisé la difficulté que j’aurai à lâcher ce genre de relations à l’avenir».

Son successeur comme surintendant est Etienne Rudolph.

RAPPORT DES SUR-INTENDANTS 2010, fichier pdf, 195 ko

Commission des ministères : entretiens réguliers avec les pasteurs


Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG


La Commission des ministères de l’EEM/EMU est chargée d’accompagner les pasteurs de l'Eglise évangélique méthodiste (EMU/EEM)  de Suisse et de France. Elle a passé au crible son travail et engagé des améliorations.

Claudia Haslebacher, présidente de la commission des ministères

La Commission des ministères en coopération s’est penchée sur l’accompagnement des pasteurs. Claudia Haslebacher, présidente de ladite commission s’est exprimée sur ce point à la Conférence annuelle de l'EEM/EMU à Münsingen. Les surintendants auront dorénavant des entretiens avec les pasteurs deux fois par an. Ces entretiens devraient essentiellement servir à leur encouragement et  leur stimulation dans l’exercice de leur ministère.

La Conférence annuelle de l'EEM/EMU adopte la proposition de la Commission des ministères.

Des dispositions sont également prises pour que tout étudiant en théologie et futur ministre du culte de notre Église soit l’objet d’un suivi régulier d’un point de vue pastoral.



RÉUNION DU DISTRICT FRANCOPHONE


Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG

Les francophones se sont retrouvés en grand nombre pour deux heures de partage intensif autour de la question de la formation telle qu’elle est dispensée dans les églises locales : comment procède-t-on localement pour promouvoir la vie de disciples de Jésus-Christ ?

Le surintendant Daniel Nussbaumer a demandé à un représentant de chaque région phare de ce district francophone d’esquisser rapidement la situation localement, le pasteur Isaac Agré en ce qui concerne l’église de Tunis et son travail social entrepris dans le cadre de CARITAS, le pasteur Abdenour Ait Abdemelek en poste à Laarba en Kabylie, le pasteur ByeongKoan Lee en poste à Fleurance, le pasteur Bernard Lehmann en charge de l’église de Strasbourg et le pasteur JP Waechter en charge avec son épouse du circuit de Paris (Paris-Laumière, Paris-Colombes, Gennevilliers). Tous ces intervenants avaient en commun de n’être à leur poste que depuis peu et pour la plupart ils cherchent encore les meilleures manières de faire pour remplir le mandat missionnaire, à l’écoute du Seigneur et des membres les uns des autres : amener les gens à devenir disciples de Jésus-Christ pour transformer le monde.


Précisons que le pasteur de Fleurance, ByeoungKoan Lee sera ordonné lors du culte solennel de la Conférence célébré à l’Eglise Saint Paul de Strasbourg le dimanche 28 juin 2010 et donc à compter de cette date intégré de plein droit à la Conférence Annuelle comme pasteur ancien. L’ordination de deux autres pasteurs sera officiellement reconnue à cette occasion.

Fait émouvant, l’évêque Patrick Streiff leur a posé les 19 questions réglementaires qui traduisent les pointes importantes de tout ministère : crois-tu en Jésus-Christ ? Aspires-tu à la perfection ? Sérieusement ? Es-tu décidé à te consacrer totalement à Dieu et à son œuvre ? Es-tu prêt à devenir toujours plus semblables à Jésus-Christ et à te laisser conduire par l’Esprit Saint ?

Le district francophone se réjouit de l’engagement pris officiellement par le pasteur ByeongKoan Lee et le recommande à la grâce du Seigneur pour la poursuite de son ministère.


SOIRÉE JUBILAIRE : L’EEM/EMU FÊTE SES COLLABORATEURS


Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG

Lors d’une veillée jubilaire, la Conférence annuelle 2010 à Münsingen de l'Eglise Méthodiste Unie (EMU/EEM) a accueilli 20 nouveaux employés, honoré 13 personnes pour leurs années de service et six autres en partance à la retraite.

Markus Bach, surintendant du district de Berne, présente les nouveaux collaborateurs.

La cérémonie s'est déroulée dans l’Église réformée de Münsingen. Les participants à la conférence ont reçu, divine surprise, à l'entrée de l’église une carte doublée d’une barre de chocolat comme un cadeau de l'église sœur. l'église était en fin de compte occupée jusqu’à la dernière place par des Méthodistes enclins à chanter.

Au cours de la première partie, 20 nouveaux collaborateurs de l’EEM/EMU sont présentés au public. Les surintendants Markus Bach et Daniel Nussbaumer les ont décrits comme un trésor précieux qui représente la diversité et la richesse de l'Église. Ils ont tous été accueillis avec un petit cadeau.

Les 13 personnes en l’honneur pour leurs années de service totalisent à eux seuls une somme de 320 années de ministère au service de l'EEM/EMU. Deux d'entre eux, Walter Landolt, et Walter Müller, fêtent 50 années de ministère, Hans Lanz a célébré ses 40 ans de service et Theo et Ruth Moesch Rickenbacher ont pu revenir sur les 30 ans de service dans l'EEM/EMU. Quatre pasteurs fêtent leur 20e anniversaire: Stefan Moll, Marc Nussbaumer, Markus Bach et Etienne Rudolph. Quatre autres personnes ont à leur actif 10 années de ministère au sein de l'EEM/EMU: Rachel Arn, Heinz Bähler, Urs Eichenberger et Stefan Zürcher.

Andrea Brunner-Wyss et Ruth et Mark Vögelin, responsables délégués laïques de la Conférence, ont adressé des paroles très touchantes aux six personnes en partance à la retraite: Lienhard Roser, Max Huber, Christa Frey, Heidi Bebion, Ruth et Hans Moesch Lanz. La cérémonie a été encadrée musicalement par Christof Fankhauser (piano) et Jonas Jenzer (flûte de pan).


TAKANO : FEU ET FLAMME POUR TRAVAILLER AVEC LES ENFANTS ET LES JEUNES


Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG


La nouvelle équipe de Takano, service en charge de l’enfance et de la jeunesse de l'Eglise méthodiste unie (EMU/EEM) Suisse-France-Afrique du Nord partage ses premières impressions à la Conférence annuelle de Münsingen après sa première année au pouvoir, avant de rappeler ses objectifs.

Reto Nägelin, co-dirigeant de Takano, le département enfance et jeunesse de l’EEM/EMU

La commission Takano accordera une priorité élevée à l'intégration accrue des enfants et des jeunes dans les paroisses, a précisé d’emblée Jonathan Gimmel, président de la Commission Takano, qui a montré sur la base de graphiques l'évolution du travail parmi les enfants et les jeunes intégrés dans les églises locales : la tranche des 9-11 ans est la plus fréquentée; on constate néanmoins une réduction de la fréquentation des 9-11 ans au fil des ans. Après quoi a lieu une forme d’exode, on constate une baisse de régime auprès des adolescents et des jeunes.

Takano veut travailler à l’intégration des enfants dans l’église et à une meilleure jonction d’une tranche à l’autre : «Avec une énergie vitale, nous voulons transformer le monde». Comment faire ce travail encore mieux ? «Nous voulons servir nos enfants au cœur de vos communautés locales». La palette du travail est très variée et les groupes sont créatifs.

Beat Bachmann et Reto Nägelin ont pris en main depuis une année le service de Takano et se complètent «bien», comme s’exprime Beat Bachmann. Reto Nägelin a pour sa part souligné que leur objectif était d'exploiter le potentiel des jeunes au-delà des limites des communautés locales. La mise en réseau des jeunes, par exemple, sur Facebook, précité, l'offre de formation et des événements intercommunautaires sont des préalables utiles à toute progression. On devrait toutefois organiser plus de rencontres régionales. Le Service Takano veut créer un poste à cet effet, mais cela dépendra du soutien des régions.

 

Plus de places de formation que de candidats

 

Compte tenu de la formation de pasteur des jeunes dispensée conjointement avec la faculté de théologie de Reutlingen, Reto Nägelin a souligné que toutes les craintes ont été brisées et tous les espoirs comblés. Il a souligné la situation particulière du moment : il y a plus de communautés prêtes à offrir une possibilité de formation à un pasteur des jeunes que de jeunes souhaitant utiliser cette possibilité de formation. Cette année, trois personnes ont commencé leur formation en tant que pasteur des jeunes.

Concernant les groupes scouts des Flambeaux, Reto Nägelin a souligné qu'ils étaient à la recherche d'un président, après le retrait de Shake, Stefan Werner, à la convention de cette année et à défaut de trouver encore son remplaçant. Andreas Wyss, ancien secrétaire des Flambeaux a fait campagne pour le club ProJungschar et invite les membres de la Conférence annuelle à y adhérer pour encourager le plus grand nombre à soutenir activement Takano par la prière et les dons : « En moyenne, un Suisse s’engage dans trois associations ; si vous rejoignez Protakano, vous serez dans la moyenne ». Le groupe des Flambeaux projette en 2011 une réunion de tous les groupes suisses, sous le slogan: «Punkt11». Du 27 au 29 Août 2010 aura également lieu le Festival Takano Impuls à Hunzenschwil pour donner de nouvelles impulsions aux jeunes.

On sent chez Reto Nägelin «une sacrée pêche», quand il parle de ce travail parmi les enfants et les jeunes, si déterminant pour l’église d’aujourd’hui et de demain. Pour lui, tout est une affaire d’engagement et d’enthousiasme. L’engagement et l’enthousiasme des uns doit rejaillir sur l’ensemble des églises : «ensemble, nous devenons plus forts…. Et plus nombreux, car la présence de jeunes attire les jeunes. Plus une communauté compte de jeunes, plus il y a de chances qu’elle croisse à tous égards».

CONSEIL STRATÉGIQUE : STRATÉGIE POUR LES HUIT PROCHAINES ANNÉES

Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG


Les quelque 300 délégués de Suisse, de France et d'Afrique du Nord ont approuvé des lignes directrices stratégiques pour les huit prochaines années. Au terme d'une discussion animée, la stratégie 2010-2018 a été approuvée par une large majorité et sans modification. Elle engage les paroisses et les organes dirigeants de l'EEM Suisse-France à définir, dans un délai d'un an, des mesures concrètes leur permettant "d'amener de plus en plus d'hommes et de femmes à devenir disciples de Jésus Christ".


Jörg Niederer, surintendant, a présenté le rapport du Conseil stratégique.


Préalablement à toute discussion sur le rapport du Conseil stratégique, l'évêque Patrick Streiff s’est plu à mettre l’accent sur la mission principale de l’Église : conduire les hommes à devenir disciples de Jésus-Christ pour transformer le monde. C'est l'une des tâches les plus importantes des communautés locales, ce qui constitue aussi la thématique officielle de la prochaine Conférence générale en 2012. A partir de cet énoncé, nous avons là l’objectif à atteindre au niveau de notre Conférence annuelle : conduire toujours plus de personnes à devenir disciples de Jésus-Christ.


Il y a va des personnes : elles doivent être au centre, et non les statistiques ; derrière les chiffres se tiennent des personnes avec des noms et des visages qui vont et viennent dans notre église et sont présentes dans société. Il y va d’une tendance forte dans la société : toujours plus... De croissance...

Toujours plus de personnes entrent dans le «discipulat» ; la tendance est encourageante et à encourager.

Il y va d’un souci spirituel : conduire toujours plus de personnes à devenir disciples de Jésus-Christ. C’est toujours un cadeau de Dieu et non une affaire de stratégie ; c’est toujours une action de Dieu.

Ce discours du conseil stratégique est partie liée à cette position spirituelle. On ne peut donc pas disjoindre de ce rapport la prière de consécration (prière de renouvellement de consécration).

Ensuite il y va des communautés. Les objectifs énoncés ici doivent se traduire concrètement dans nos communautés locales. La Conférence annuelle sera le lieu où se décide le travail de base dans les communautés. Laïques et pasteurs, nous portons ensemble la responsabilité.

Le délégué qui adopte cette stratégie s’engage à la transmettre à l’église locale de toutes ses forces.
Il appartient à la Conférence annuelle de se prononcer maintenant sur ces orientations éminemment spirituelles. L’objectif-cadre vise le développement de l’église pour les 8 prochaines années. Il marquera comme un tournant pour notre église, explique l’évêque.

Débat

Voici quelques points de vue tels qu’ils se sont exprimés en session plénière juste avant le vote sur l’état de notre Église et sa nécessaire évolution dans les temps à venir.

Pendant des années, l’EEM/EMU Suisse - France - Afrique du Nord a tenté de donner de façon répétée de nouvelles impulsions à travers ses Conférences. Le résultat est maigre, si l’on en croit le nombre de membres de l’EEM/EMU  en net recul depuis des années.

Au fil de la discussion qui s’engage est apparue la nécessité de se poser des questions encore plus fondamentales:

  • l’EEM/EMU ne s’est-elle trop attachée à ses habitudes ?
  • A-t-on encore besoin de l’EEM/EMU dans sa forme actuelle ? Autrement dit, il faut savoir si les structures actuelles sont suffisamment pertinentes pour aider la concrétisation du mandat missionnaire et accepter les interpellations venant de l’extérieur. Nous avons besoin d'une Église qui se préoccupe moins d’elle-même que des autres qui l’entourent, une Église et qui accepte de fonctionner comme une minorité, de devenir le sel dans la marmite sociétale… Pour ce faire, nous devrions sortir du conventionnel.
  • Pourquoi les gens ont-ils besoin de l'EEM comme église?
  • Au bout du compte, quelle est la mission spécifique de l’EEM-EMU, l’accent principal de notre église : la mission parmi les migrants ?

Même si le projet du Conseil stratégique est valable, le vote du jour ne suffira pas à éteindre la peur qui nous étreint devant le déclin de l’église. Mais la peur est mauvaise conseillère. Nous ne pouvons qu’être d’accord pour conduire les personnes à devenir disciples de Jésus-Christ. La société change sous nos yeux, les gens n’acceptent pas qu’on leur impose la marche à suivre. On nous attend comme des serviteurs capables d’un forte écoute. Conduire de nos jours les gens au discipulat n’est guère facile. Se rapprocher des gens d’une manière ou d’une autre, c’est pourtant ce qui compte, que nous croissions numériquement ou non …

  • Cette mission de l’Église est toujours en arrière-plan de tout notre travail en église (Takano par exemple). J’ai constaté que le diable niche dans le détail : on a beaucoup travaillé sur des questions secondaires (style, offres) et occulté les questions de fond (mission principale de notre Église, de toute église, évangélisation, discussions internes). Je nous souhaite une Église qui regarde vers l’extérieur, qui observe le monde extérieur, la moisson blanche environnante.
  • Le meilleur est l’ennemi du bien, dit-on. Nous sommes dans une situation dramatique : les gens admettent en majorité croire en Dieu, nous prions régulièrement même, il y a une religiosité forte, mais les églises ne sont pas reconnues capables de satisfaire aux besoins religieux des gens. Tout au plus avons-nous cherché et réussi à mieux nous positionner le paysage religieux ambiant. Mais nous ne nous sommes pas suffisamment réapprochés des gens. J’aurais aimé que la stratégie ouvre plus de pistes. Nous devons pouvoir développer de nouveaux projets, ouvrir de nouveaux espaces ; créer du neuf, oser du nouveau.

Un frère algérien se réjouit de cette volonté de relancer l’évangélisation au sein de l’EEM/EMU pour changer le monde, mais s’interroge si ce projet reste cantonné à la Suisse et la France seulement ?

- Est-ce que l’Algérie ne pourrait pas être concernée également par ce projet ? En Algérie, il ne suffit pas de parler de transformation, il faudrait parler de résurrection ! 

Le débat a fait ressortir une tension entre différents motifs en rapport avec les objectifs fixés:

  • A-t-on vraiment à cœur les gens ou ne sommes-nous intéressés que par notre propre survie ? Le sujet est-il tabou  ?  Faut-il sauver ou non l'EEEM/EMU de sa propre disparition ? Peut-être que l’EEM doit-elle mourir dans sa forme actuelle pour permettre à quelque chose de neuf de renaître ?!
  • Comment allons-nous en Suisse et en France avoir l'espoir et le désir de grandir numériquement comme Église ? Les chiffres peuvent être affichés facilement. Mais comment peut-on mesurer  la croissance spirituelle »? Mais attention de ne pas se focaliser exclusivement sur la croissance de l’Église en tant que telle : la croissance ne peut pas être comprise comme un but en soi... Une croissance visée en tant que telle devient une idéologie ; dans ce cas, il y a danger, danger à vouloir la croissance à tout prix. La croissance numérique n’est effectivement pas signe nécessairement de croissance spirituelle : des milliers étaient là à danser autour du veau d’or. D’autres indicateurs méritent d’être cités clairement qui entrent dans la définition d’une église vivante en cours de développement. Tout est dans la question : qui transforme le monde ? Jésus parle du Royaume comme quoi des hommes esclaves recouvrent la liberté, des aveugles voient clair, etc... 
  • Il ne s’agit pas dans cet objectif-cadre de faire toujours plus de membres de l’EEM, mais des membres du corps du Christ. Suis-je prêt à accepter que des gens une fois convertis  à Jésus-Christ rejoignent une autre église ?
  • Nous fonctionnons autrement que le monde industriel : tout commence dans le cœur des hommes qui se donnent à Dieu et reçoivent de Dieu le feu du changement. Ça passe du haut en bas, par l’action souveraine du Saint Esprit.
  • Est-ce que l’Église est vraiment le moyen idéal pour atteindre les contemporains ? L’effort présent doit conduire nos églises locales à définir concrètement de nouvelles priorités : conduire des hommes, des femmes à la vie de disciples.

La stratégie et la discipline sont des outils au service de l'Eglise, et non pas les patrons devant être satisfaits à tout prix par tous les moyens possibles.

Vu le déclin saillant, flagrant de l’EEM/EMU en Suisse,  quelqu’un a déposé une motion réclamant l’analyse de l'expérience des 40 dernières années et l’évaluation critique des orientations et des objectifs définis par le passé. Cette demande a été approuvée à une large majorité.

 La motion du Conseil stratégique engage les instances de la Conférence et les communautés locales à obtenir dans l'année à venir les premiers résultats dans la mise en œuvre de la stratégie. Une prolongation de ce délai de deux ans a été rejetée à une forte majorité par la Conférence.

Durant ce laps de temps, toutes les instances de l’Église chercheront à traduire concrètement l’impératif moral et spirituel du mandat missionnaire, tous les circuits et toutes les commissions, a-t-on décidé...

La CA 2010 accepte la stratégie 2010-2018 définie à travers l’objectif fondamental, l’objectif-cadre et les objectifs de résultats. Elle charge le conseil stratégique de sa mise en œuvre.

Le travail ne fait que commencer, le travail de transposition du concept dans la réalité.

La CA prie unanimement la prière de reconsécration - renouvellement de la consécration au Seigneur.

Rapport du conseil stratégique homologué par la CA 2010, fichier pdf, 94 ko

Commentaire sur le , fichier pdf, 120 ko.

LES MIGRANTS POUR UNE FOIS AU CENTRE DE NOS DÉBATS

Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG


La matinée du samedi de la Conférence annuelle de Münsingen sortait des chemins battus : des migrants mais aussi des autochtones ont donné un aperçu de la vie d’une l'Eglise locale en présence de migrants.

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L’évêque David Kekumba Yemba (RDC) a été invité à Münsingen.

Au sein de l'Eglise Evangélique Méthodiste (EEM) en Suisse, il existe actuellement 11 communautés de migrants pratiquant huit langues différentes. Près de 30 autres groupes de migrants louent des locaux à l’EEM pour leurs événements. Il était grand temps d’aborder à la Conférence annuelle à Münsingen la question de la coexistence des immigrés et des indigènes sous le slogan «à la fois étrangers et proches les uns les autres - être chrétien avec des gens du monde entier». Un des points forts était la prestation fort inventive et divertissante de la compagnie de théâtre "Playback", qui avait le chic d’improviser en artistes sur le thème suggéré par le public en relation avec l’intégration et l’immigration. Histoires de la vie quotidienne, telle que celle d’un Africain qui s’est exercé à manger chez lui du fromage, ou celle d’un retraité suisse qui a dû surmonter ses appréhensions et ses préjugés au cours de ses vacances en remettant la clé de sa boîte aux lettres à une femme du Kosovo.


Professeur d’éducation physique africain à Wädenswil

Les communautés de migrants sont parmi les communautés qui croissent le plus rapidement au sein de l’EEM/EMU. Jörg Niederer, surintendant, est parti de ce constat. La communauté latino-américaine de Genève a connu une croissance très rapide : en 2001, le nombre de ses membres était de 55, en 2008 le chiffre a atteint les 160. Les migrants n’ont pas seulement trouvé un foyer spirituel dans des communautés de migrants, mais aussi dans les communautés traditionnelles de l’EEM/EMU. Des ressortissants de ni plus ni moins dix pays fréquentent la communauté germanophone de Bienne. Le professeur d’éducation physique Antonio Tshibinda s’est présenté à la CA comme membre de la communauté EEM/EMU de Wädenswil. Il a fui l'Angola pour la Suisse pour des raisons politiques, et a rejoint la communauté de Wädenswil en raison de ses origines méthodistes.

L’évêque David Kekumba Yemba, conférencier invité de la RDC n’explique pas la migration seulement par la situation des pays africains en constante détérioration économique. Les moyens de transport et de communication modernes jouent indéniablement un rôle. «Surtout dans ce monde rempli d'incertitude, Dieu nous appelle à faire des disciples pour changer le monde», a souligné Yemba. À une immigrée comme Ruth, il a donne de l’espoir : Ruth a été le canal obligé de la bénédiction divine, le Messie naîtra de sa descendance.

En plus de la proclamation de l'Evangile, l’EEM/EMU de RDC vise la réduction de la pauvreté. «Nous ne travaillons pas seulement pour les pauvres, mais aussi avec eux». C'est la mission de l'Eglise de distiller de l'espoir en dépit de circonstances défavorables. L'Évangile a permis de traverser les frontières sociales et à aller de l'avant ensemble. «L'Évangile accorde de la place à la paix et le bonheur dans ce monde», a conclu l'évêque congolais EEM/EMU.


Cuisine, Argent et musique au menu

Le pasteur EEM/EMU Félix William et son collègue africain Dosithé Mangandu ont évoqué leur collaboration courante dans l’EEM/EMU de Bienne. Certes, la plupart des cultes ont lieu séparément, vu que les modes de célébration diffèrent d’une communauté à l’autre. Mais les jours de fête spéciaux tels que Pâques ou Thanksgiving, les deux communautés assument ensemble la célébration.

Des histoires bibliques, connues de tous, présentées comme des sketches a permis de dépasser les barrières linguistiques. Les repas en commun ont rapproché les uns des autres. Félix Wilhelm ne cache pas qu'il y a aussi des points de friction. Cette préoccupation, toutefois, se retrouvent aussi dans les communautés traditionnelles EEM/EMU. «Autour de la cuisine, l'argent et la musique».


COMMISSION THÉOLOGIQUE : RECONNAISSANCE DU BAPTÊME ÉTENDUE


Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG

La Commission pour les questions théologiques et ecclésiastiques de l'Église méthodiste unie (EEM/EMU) a travaillé sur plusieurs thématiques concernant l’EEM dans le monde et les relations œcuméniques en Suisse et en Europe. La Commission a souligné lors de la Conférence annuelle de Münsingen l’importance de la déclaration du Conseil des évêques, le Document «La création renouvelée de Dieu: Un appel à l'espérance et l’action.

Evêque Patrick Streiff préside la Commission pour les questions théologiques et ecclésiologiques de l’EEM.

Theo Schaad, Chancelier de la FEPS, part à la retraite.

L'Association des Eglises chrétiennes en Suisse (AGCK-CH) a travaillé sur le thème des relations de travail entre le gouvernement fédéral suisse et les églises. Son rapport recommande le renforcement des relations mutuelles et du rôle de l’AGCK-CH comme porte-parole des Eglises en Suisse .

L’AGCK mène également des discussions en interne avec pour objectif l’extension de l’accord sur du baptême conclu en 1973 entre les Églises protestantes de Suisse (SEK-FEPS), - et donc par l'EEM/EMU, qui en est membre -, la Conférence épiscopale de l'Eglise catholique romaine et l'Église vieille-catholique à toutes les Eglises membres de l’AGCK.

Avec Théo Schad, chancelier de la FEPS en partance à la retraite à la fin de l’année prendra fin un long temps de présence méthodiste au sein de l’institution : la Conférence a remercié Theo Schaad pour l’engagement qu'il avait pris à la tête du bureau de la FEPS.
Le comité de dialogue judéo-protestant de la FEPS, cette année et sur le point de conclure ses travaux sur la «Déclaration conjointe sur le dialogue entre Juifs et Églises protestantes en Suisse». Il s'agit de la première déclaration conjointe entre Juifs et Chrétiens en dialogue, qui a débuté il y a plus de soixante ans.
La commission Eglise et Société de l'EEM/EMU souligne que le comité exécutif de la Conférence centrale de 2010, a mis en vigueur la nouvelle traduction des Principes Sociaux (Version de la Conférence générale en 2008).

STRASBOURG : IMPRESSIONNANT CULTE D’ORDINATION

Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG


La Conférence annuelle Suisse-France de l'Eglise Evangélique Méthodiste (EEM) a pris fin le 27 juin 2010 à Strasbourg (France) avec le culte d'ordination et la prédication de l'évêque Patrick Streiff. 19 personnes en tout ont été installées dans un nouveau ministère.

Une église pleine le dimanche à Strasbourg, Église Saint Paul.

Marco Jaeschke, Byeong Koan Lee et Sabine Schneider ont été admis définitivement pasteurs de l’EEM/EMU.

dimanche : Eglise remplie à Strasbourg

L'évêque Patrick Streiff remercie le surintendant Daniel Nussbaumer.

Le culte d'ordination a eu lieu en l'église St-Paul à Strasbourg, «là où les rivières Ill et Aar se rejoignent», comme l'a exposé Bernard Lehmann, pasteur à Strasbourg. C'est là un symbole de la cohésion de l'EEM en Suisse et en France.

Dans sa prédication, l'évêque Patrick Streiff a évoqué l'image d'un paravent pour illustrer l'essence de la vie chrétienne. Celle-ci comporte deux volets, comme ceux d'un paravent qui sépare une pièce: il y a d'un côté ce que Dieu a fait pour les humains et, de l'autre côté, ce que Dieu attend des humains et comment il veut transformer leur vie. Quand ils essaient de relier ces deux volets, les humains restent des apprentis toute leur vie et n'ont qu'un maître: Jésus Christ. Il faut les deux volets du paravent pour que les chrétiens ne deviennent pas des fanatiques enthousiastes ou légalistes. Une dynamique résulte de ces deux volets: «Cette dynamique se manifeste par la direction vers laquelle l'énergie coule entre les deux volets: ce que Dieu a fait pour nous (premier volet) est toujours la base pour vivre selon la volonté de Dieu (deuxième volet). Le lien entre ces deux volets est déterminé par l'amour et la miséricorde».

 

Puis ce fut l'envoi de neuf nouveaux prédicateurs laïques avec responsabilité pastorale (pasteures et pasteurs locaux), parmi lesquels Pierre Bertololy, qui travaillera à temps partiel à Lausanne, Christophe et Myriam Waechter affectés à Anduze (Sud-Est de la France). Ensuite, sept membres probatoires ont reçu une affectation pour un an, dont Jean-Marc Bittner à Metz (Lorraine) et Joël Déjardin à Munster (Alsace).  Entouré de deux pasteurs pour l'imposition des mains, l'évêque Patrick Streiff a ordonné Byeong Koan Lee, de Fleurance (Sud-Ouest), comme pasteur ancien de l'Eglise de Jésus-Christ.  


Prédication de l'évêque Patrick Streiff Rm 12,1-2

Conférence Annuelle 2010 24-27 juin 2010 à MÜNSINGEN / STRASBOURG

PRÉDICATION DE PATRICK STREIFF, EVÊQUE DE LA CONFÉRENCE ANNUELLE SUISSE FRANCE AFRIQUE DU NORD

DIMANCHE 27 JUIN 2010

EGLISE ST PAUL À STRASBOURG

Romains 12,1-2 – CA2010-CH-FR-AduN
« …pour transformer le monde »

Lecture biblique : Matthieu 5,13-16


« Pour transformer le monde », tel est le thème de cette conférence annuelle. Il s’agit de la deuxième partie du mandat missionnaire de notre Église au niveau mondiale. Le mandat dans son ensemble dit : « Nous vivons UNE mission : amener des femmes et des hommes à devenir disciples du Christ, pour transformer le monde. » Ce mandat reflète ce que l’Apôtre Paul a écrit aux chrétiens à Romans :

Lire Romains 12,1-2 : « Je vous exhorte donc, frères, au nom de la miséricorde de Dieu, à vous offrir vous-mêmes en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu : ce sera là votre culte spirituel. Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour discerner quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bien, ce qui lui est agréable, ce qui est parfait. »

Imaginez-vous un paravent. Pour être apprécié comme meuble dans une grande pièce et pour remplir sa fonction, un paravent doit être fait d’au moins deux panneaux verticaux et les deux doivent être connectés par un joint articulé. Chaque panneau seul ne tiendrait pas debout. Mais si vous mettez les deux volets un petit peu en angle et s’ils sont reliés par un joint articulé, le paravent tient. Le court texte de Romains 12 que je viens de lire, est comme un tel joint articulé qui relie les deux grands volets de cet épître.

Un des volets est formé par les chapitres 1 à 11. Paul y décrit ce que Dieu a fait pour nous. Il parle de la condition humaine qui est tellement penché à ne s’occuper que de soi-même et d’oublier à servir Dieu et les autres. Paul développe dans ces chapitres toute la miséricorde de Dieu en Jésus Christ pour les juifs et pour les gens de toutes les nations.

Le deuxième volet est formé par les chapitres 12 à 16. Paul y décrit ce que Dieu attend de nous et comment Dieu veut transformer nos vies. Paul parle de l’Église, le nouveau corps du Christ, et des conséquences pour notre vie dans la société.

Les deux volets du paravent sont liés par ce joint articulé en Romains 12,1-2 où Paul nous exhorte ‘par la miséricorde de Dieu’ (premier volet) ‘à nous offrir nous-mêmes en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu’ (deuxième volet). Nous ne devrions plus nous ‘conformer au monde présent’ (deuxième volet), mais nous laisser ‘transformer par le renouvellement de notre intelligence’ (premier volet). Le joint articulé dans ces deux versets bibliques est capital pour le message de l’Évangile. Sans ce joint, l’Évangile s’écroulerait comme un paravent sans joints entre ses panneaux verticaux.

John Wesley en lançant et supervisant un mouvement de renouveau en Grande Bretagne au 18ème siècle insistait toujours sur l’importance de ce joint articulé. Il a prêché puissamment de ce que Dieu a fait en Christ pour chacun, mais autant puissamment, il a appelé chacun à une vie transformée en famille, voisinage, travail et société. En tant que Méthodistes au 21ème siècle nous devons redécouvrir l’importance de ce joint articulé.

(1) Premièrement, Nous devons le redécouvrir tout d’abord à un niveau individuel :

  • Il ne suffit pas d’être baptisé au nom du Dieu trinitaire, soit comme enfant ou comme adulte, et de savoir que Jésus est mort pour mes péchés sur la croix (le premier volet), à moins que ce message devienne une force qui transforme ma vie selon l’esprit qui était en Christ Jésus (le deuxième volet).
  • Il ne suffit pas de sentir l’assurance que Dieu est miséricordieux envers moi (le premier volet), à moins que je devienne plus miséricordieux envers d’autres personnes, proches et loin de moi (deuxième volet).
  • Il ne suffit pas d’être reconnaissant que Jésus a sacrifié sa vie pour notre salut (premier volet), à moins que je m’offres moi-même en sacrifice vivant pour Dieu (deuxième volet).
  • De même, il ne suffit pas de vouloir vivre une vie bonne et agréable à Dieu (deuxième volet) à moins que je me reconnais imparfait et dépendant de la grâce imméritée de Dieu pour toute ma vie (premier volet).

Lors de cette conférence annuelle, nous avons beaucoup parlé d’un renouvellement qui est nécessaire dans notre Église et des défis que posent la migration et la pauvreté, thèmes où une transformation est nécessaire dans notre société. C’est à chacun de nous de l’initier dans sa propre vie. Si le joint articulé est fort entre les deux volets, l’Évangile développera toute sa puissance comme du temps de l’apôtre Paul ou des premiers Méthodistes.

Chacun et chacune de nous, nous avons des parties et facettes de notre vie où ce joint est bien développé et d’autres où il fonctionne mal ou est absent. Prenez l’exemple de votre discipline spirituelle : Pour les uns, il est facile de vivre une discipline de prière quotidienne et de présence aux cultes, pour d’autres c’est un défi quotidien. Regardez le domaine de la sexualité : Pour les uns, il est facile de vivre la fidélité dans le mariage ou le célibat en étant seul, d’autres luttent continuellement pour vivre dans leur chair selon la volonté de Dieu. Regardez votre caractère et tempérament : les uns sont doux en esprit et les autres continuent à lutter avec leur orgueil, jalousie ou colère. Ou considérer votre relation à l’argent et les choses matérielles : les uns donnent la dîme ou davantage pour le royaume de Dieu et les autres ont toujours peur de ne pas avoir assez pour eux-mêmes. La liste pourrait continuer. Chaque chrétien a des facettes de sa vie où les deux volets sont puissamment reliés et d’autres où le premier a de la peine à transformer notre vie. Réjouissez-vous des liens qui sont forts et en remerciez Dieu ; mais regardez également vers les joints faibles, attendez que Dieu peut transformer et commencez avec des petits pas d’obéissance.

(2) Nous restons des apprentis pour toute notre vie – avec Christ seul comme maître. C’est un deuxième point. « Ne vous conformez pas au monde présent, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence » (R 12,2) demeure un apprentissage pour toute notre vie. C’est ce que la Bible appelle la ‘sanctification’ avec le but de la ‘sainteté’. Wesley en parlait beaucoup. Et il soulignait que la sanctification doit avoir deux dimensions, l’une personnelle, et l’autre sociale. Il propageait l’idéal d’une vie sainte et agréable à Dieu (« nous offrir nous-mêmes en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu ») mais il avait également le but de transformer la nation. 

Comme j’ai mentionné diverses facettes de la vie individuelle, nous devons également regarder vers les diverses facettes de notre vie dans nos églises locales : quels sont les joints forts et fonctionnels dont nous pouvons rendre grâce à Dieu ? Et quels sont les joints défectueux où nous devons confesser notre complaisance ? Prenons les cinq dimensions dont parle l’évêque Schnase dans son livre sur des paroisses qui portent du fruit : Sommes-nous vraiment accueillant pour des nouveaux-venants ? A quel point nos cultes deviennent-ils les lieux de rencontre avec notre Créateur et Sauveur ? Qu’est-ce que nous offrons pour que nos membres et amis puissent s’enraciner dans la foi et se réjouir de la puissance transformatrice de l’Évangile ? Quel risque prenons-nous pour servir d’autres personnes dans la société ? Quelle générosité vivons-nous qui croyons à un Dieu abondamment bon et miséricordieux ? 

Lors de cette Conférence annuelle, le conseil stratégique a présenté comme objectif fondamental « d’amener de plus en plus de personnes à devenir des disciples de Jésus-Christ » et d’orienter tout notre travail selon cette priorité. Un tel objectif doit se réaliser au niveau de nos églises locales. Autrement, nous n’avons créé qu’un autre tigre de papier et de discussion. Si l’Évangile proclamé et vécu au niveau local n’amène pas des personnes à s’offrir elles-mêmes comme sacrifice vivant à Dieu, alors le joint vital manque. Ce n’est pas la conférence annuelle qui peut décréter ou faire la croissance. Le joint vital doit se produire au niveau de nos églises locales ou il ne se produira pas. 

Dans la lecture biblique, nous avons entendu les paroles connues que Jésus valorise ses disciples comme ‘sel de la terre’ et ‘lumière du monde’. Là, où le joint vital fonctionne, l’Évangile produit sa saveur comme le sel et rayonne comme la lumière. Il faut cette visibilité de l’Évangile afin que des personnes extérieures soient attirées. Alors peut ce produire ce miracle « qu’en voyant vos bonnes œuvres, ces personnes rendent gloire – non pas à vous, mais – à votre Père qui est aux cieux. » (Mt 5,16). Mais le joint entre les deux volets est capital, comme chez un paravent pour qu’il tienne debout et remplisse sa fonction.


(3) Pour conclure : J’ai utilisé l’image du paravent pour insister sur l’importance du joint articulé entre le premier volet de ce que Dieu a fait pour nous en Christ, comme en le retrouve en Romains chapitres 1 à 11, et le deuxième volet de ce que Dieu demande de nous, comme en le retrouve en Romains chapitres 12 à 16. Ce joint est important dans sa dimension personnelle et sa dimension sociale. Pour réussir l’objectif fondamental que nous nous sommes donnés, « d’amener de plus en plus de personnes à devenir des disciples de Jésus-Christ », ce joint entre les deux volets est capital. Des chrétiens qui pensent que le premier volet soit suffisant, deviennent des fanatiques enthousiastes qui volent sur des nuages ; et ceux qui pensent que le deuxième volet soit seul décisif, deviennent des fanatiques légalistes qui sont impitoyables. Le joint entre les deux volets est capital.

J’ai utilisé l’image du paravent dont les deux volets sont tenus ensemble par un joint vital, mais cette image a ses limites. Cette image est trop statique. L’Évangile est beaucoup plus dynamique. Cette dynamique se révèle dans la direction du courant d’énergie entre les deux volets : ce que Dieu a fait pour nous, le premier volet, est la base pour vivre à la hauteur de la volonté de Dieu, le deuxième volet. La dynamique ne se développe jamais en sens inverse. Les deux volets ne sont pas parfaitement identiques. Ou comme Wesley le disait : il y a une synergie, une coopération entre Dieu et nous. Mais cette synergie se base entièrement, du début à la fin, sur Dieu et son amour plein d’énergie et de compassion. De là vient l’énergie et la dynamique. Et ainsi, il y a une direction claire dans le courant d’énergie entre les deux volets du « paravent de l’Évangile » : « au nom de la miséricorde de Dieu, offrez-vous vous-mêmes en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu. » Et que votre exemple, en parole et en acte, serve à ce que d’autres personnes soient amenées à suivre le Christ.

Prédication de l’évêque Patrick Streiff sur Romains 12,1-2 «Pour transformer le monde» (fichier pdf, 80 ko)